Gladiateur


Gladiateur
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Les gladiateurs (du latin: gladiatores signifiant « combattant à l'épée », ou « épéiste »[note 1]) étaient des combattants professionnels, esclaves ou non (esclaves affranchis pour leurs exploits ou engagés volontaires, en quête d'une vie meilleure grâce à des victoires bien rémunérées) qui se battaient entre eux ou contre des fauves, à l'origine pour honorer la mémoire d'un mort, puis de plus en plus pour le divertissement du public. Les plus anciennes représentations de combats rituels en Italie ont été retrouvées dans des tombes lucaniennes à Paestum, datées entre 370 et 340 av. J.-C.

À Rome, le plus ancien combat de gladiateurs mentionné dans les textes se déroule en 264 av. J.-C., sur le Forum Boarium (le marché aux bœufs), espace à caractère utilitaire et sans prestige situé près de l'extrémité nord du Circus Maximus. Ce combat fut rapidement suivi par de nombreux autres puis leur finalité désacralisée. Ainsi en 105 av. J.-C., les jeux devinrent publics. Ils seront interdits au IVe siècle par l'empereur Constantin Ier, mesure sans effet réel avant la fin du IVe siècle. Plus que cette interdiction, c'est l'affaiblissement des villes et la récession économique qui provoquèrent la disparition des gladiateurs[1].

Pollice verso ou Bas Les Pouces de Jean-Léon Gérôme, 1872. Vision romantique de la gladiature, le geste du pouce pour décider de la vie ou de la mort des gladiateurs n'a en fait jamais existé dans l'Antiquité.

Sommaire

La désacralisation des munera

D'origine étrusque[2], les combats de gladiateurs avaient chez eux une signification religieuse. Certains citoyens faisaient combattre des gladiateurs à titre privé. Le sang ainsi versé devait apaiser les Mânes. Les combats de gladiateurs ou munera perdirent progressivement le caractère funéraire et religieux et devinrent ambivalents, comme les autres spectacles. On exerça un contrôle rigoureux pour le munus annuel que donnaient les préteurs afin de limiter le montant des sommes engagées. Il fut interdit d'organiser un munus sans autorisation préalable du sénat ; d'en donner plus de deux fois par an ; ou de faire paraître plus de 120 gladiateurs au cours d'un même spectacle. Les munera privés passèrent sous le contrôle exclusif de l'État. Seul l'empereur put dépasser les limites fixées. Ainsi Auguste engagea-t-il sous son règne environ 10 000 gladiateurs, soit dix fois le maximum autorisé. Dès la fin du règne d'Auguste, la venatio se trouva intégrée au munus de façon très étroite, et l'on assista désormais à des spectacles complets, les munus legitimum (ou justum), qui comprenaient des chasses et des combats d'animaux le matin, un intermède à la mi-journée et des combats de gladiateurs l'après-midi.

Aussi, du temps de midi aux heures les plus chaudes de la journée se déroulaient les exécutions des condamnés à mort, le plus souvent en se servant d'un mythe (pour le mythe d'Icare, on collait au prisonnier des ailes avec de la cire et on le lâchait dans le vide depuis une construction prévue à cet effet).

Le recrutement

Les combattants pouvaient aussi bien être des professionnels aguerris que des novices, des esclaves ou des hommes libres sans distinction ethnique ou sexuelle (les combats de femmes extrêmement rares n'en étaient que plus recherchés). Ainsi Vitellius, le candidat malheureux à la succession de Néron, avait-il fini par céder Asiaticus, son esclave favori, à un laniste ambulant : sa pruderie l'exaspérait[3]. Hadrien interdit la vente d'esclaves aux écoles de gladiateurs et Marc Aurèle étendit cette mesure aux venatores. Quant aux hommes libres qui choisissaient la carrière de l'amphithéâtre, ils étaient plus nombreux. Les gladiateurs étaient engagés sous contrat pour une durée de trois à cinq ans après laquelle, s'ils arrivaient vainqueurs à l'issue de leur dernier combat, ils étaient dégagés des termes du contrat et avaient gagné assez d'argent pour s'assurer une vie d'un niveau supérieur et oublier ainsi la pauvreté.

L’auctoratus

À la fin de la République, le personnage de « l'engagé », l’auctoratus, apparaît fréquemment dans les « atellanes », fables bouffonnes d'origine osque, fort prisées à Rome. Au moment de son incorporation, l'homme libre passait avec un laniste un contrat (auctoratio) pour une durée déterminée. L'origine de cette pratique remonte à la haute époque républicaine, au temps où les puissantes gentes qui dominaient Rome s'entouraient d'une armée privée. La formule du serment gladiatorien est conservée dans plusieurs textes[4] et en particulier dans un passage de Pétrone : « Nous lui prêtâmes serment de supporter le feu, les chaînes, les coups, la mort par le fer… Comme des gladiateurs régulièrement engagés, nous consacrons de la façon la plus totale à notre maître, et notre corps et notre vie[5]. » Le nouveau gladiateur reconnaît donc au laniste un droit de torture et d'emprisonnement, en cas de désobéissance ou de manque de combativité.

Les chevaliers

À côté des hommes que la pauvreté et la ruine condamnaient au glaive, sévissaient des gladiateurs d'exception. Dès -46, des chevaliers ont combattu dans l'arène. Octave, en -29, donna un munus où parut pour la première fois un sénateur, Q. Vitellius. En l'an 2, les chevaliers reçurent officiellement le droit de se faire gladiateurs, mais cette décision fut mal acceptée : Tibère refusa d'assister à un combat opposant deux d'entre eux. Néron favorisa la descente massive des aristocrates dans l'arène : 400 sénateurs et 600 chevaliers s'y opposèrent en l'an 57. Les fastes gladiatoriaux nous apprennent aussi que Titus livra un combat à Reate lors d'une fête de la jeunesse locale. Quant à Commode, les sources convergent pour affirmer qu'il était plus gladiateur qu'empereur. Mais tous ces affrontements se déroulaient avec des armes inoffensives, différence essentielle qui les distinguait des véritables combats.

L'empereur — le plus important des munéraires — employait un grand nombre de gladiateurs, à Rome, et partout où s'organisaient des jeux en son nom. Pour que la source d'approvisionnement ne se tarît pas, l'Empire était divisé en districts dirigés par des procurateurs équestres, chargés d'enrôler et d'entraîner les futurs gladiateurs pour 60 000 sesterces par an.

Les ludi

Les combattants étaient entraînés dans des casernes impériales installées dans les provinces. Des écoles impériales (ludi) étaient dispersées dans l'Empire : dans la péninsule Ibérique (en Bétique et en Tarraconaise), en Gaule narbonnaise (Nîmes, Narbonne, Draguignan, Die)… ; celle d'Aquilée et de Capoue étaient renommées. Dans la moitié orientale de l'Empire, celle d'Ancyre, de Thessalonique, de Pergame et d'Alexandrie étaient également réputées.

À côté de ces établissements impériaux, des ludi privés s'étaient multipliés. Toutefois, à Rome, la préparation des jeux constituait un monopole impérial. Quatre grandes écoles étaient implantées à proximité du Colisée : le ludus magnus, le ludus matutinus, le ludus dacicus et le ludus gallicus. Leur plan était identique, simple et fonctionnel : des cellules d'habitation et de service se déployaient autour d'une aire d'entraînement. La plus célèbre de ces écoles fut le ludus magnus, la grande caserne. Son directeur était un personnage important car, pour la plèbe romaine comme pour l'empereur, l'organisation des spectacles occupait une place de choix dans la vie quotidienne de la cité. Cette charge bien payée (200 000 sesterces) avait les faveurs de l'empereur : elle était propre à favoriser la carrière des chevaliers ambitieux. Cependant, celle-ci nécessitait des hommes de poigne, car la discipline y était féroce.

Le ludus des chasseurs (ludus matutinus) existait déjà sous les règnes de Claude ou Néron, mais Domitien le restaura et créa une procuratèle équestre pour son commandement. Avec seulement 60 000 sesterces par an, ce poste était nettement moins bien payé que le précédent, et également moins prestigieux. Les derniers siècles de la République virent l'apogée des ludi privés, Spartacus rendit célèbre celui de Gnaeus Lentulus Batiatus, situé à Capoue ; Jules César en possédait lui aussi un à Capoue.

À Pompéi, la caserne de gladiateurs qui occupait l'ancienne villa de M. Lucretius Fronto a été dégagée lors des fouilles entreprises à la fin du XVIIIe siècle. De nombreux graffitis gravés par les gladiateurs en souvenir de leurs victoires ou de leurs conquêtes amoureuses figurent sur les murs de cette demeure jadis somptueuse. L'urgence d'un espace plus vaste se fit sentir sous le règne de Néron et un vaste portique, situé derrière le mur de scène du théâtre, fut aménagé. Des cellules furent créées au rez-de-chaussée et à l'étage, ainsi qu'une immense cuisine, une salle de réunion et un appartement pour le laniste. La cour servait de terrain d'entraînement. Lors des premières fouilles en 1766, quinze casques furent découverts ainsi que d'autres pièces défensives (jambières et épaulières).

Les gladiateurs nomades

Suivant le rythme des combats, les gladiateurs voyageaient fréquemment d'un bout à l'autre de l'Empire. Cette mobilité variait suivant les contrats négociés entre les munéraires et les lanistes. Pompéi attirait des gladiateurs venus de toute la Campanie et de Capoue notamment. Ce nomadisme affectait bien entendu le personnel du ludus dans son ensemble. Les mouvements se faisaient aussi bien de l'Occident vers l'Orient que dans le sens inverse. Beaucoup de gladiateurs grecs ou orientaux furent ainsi engagés dans les munera occidentaux. Des troupes de combattants de l'arène suivaient aussi les empereurs en déplacement : Caligula, en visite à Lyon, donna un munus avec ses propres hommes.

Surnom et armaturæ

L’onomastique latine traditionnelle (prénom, nom, surnom) sert rarement pour désigner les gladiateurs : ils sont nommés, le plus souvent, par un sobriquet familier à tous les amateurs de munera. Ces noms d'arène font référence aux divinités et aux héros de la mythologie — Hermès, Astyanax, Persée, Cupidon, Ajax, Patrocle, Bellérophon —, ou mettent l'accent sur les qualités physiques du gladiateur, la force : Héracléa (« le Costaud »), Ursius (« Fort comme un ours »), la vivacité : Fulgur (« la Foudre »), Polydromos, Okus, Callidromos (« le Rapide »). D'autres évoquent la chance : Faustus (« Le Veinard »), Félix (« L'Heureux »); Victor (« La Victoire »); Nicéphoros, ou le souvenir d'anciens gladiateurs vedettes, tel Columbus de Nîmes, qui portait le nom d'un héros de l'arène lors du règne de Caligula. D'autres, enfin, doivent leur sobriquet à leur prestance : Ametystus, Beryllus (« brillant », « d'un éclat précieux »), Narcissos ou Callimorphos (« Le Bien Bâti »).

Lorsque le nouveau gladiateur arrivait dans le ludus, il commençait par être provocator. Ce type de gladiateur était le passage obligé de tous les nouveaux venus, car c'était avec cette armaturae que les mouvements de bases étaient integrés par les nouveaux élèves. Puis s'étant un peu plus aguerri, le gladiateur pouvait choisir une armaturae, selon ses aptitudes physiques, ou selon les besoins du laniste. Parmi la vingtaine d'armaturae connues, seules cinq ou six sont identifiées avec précision.

Le gladiateur surnommé « Astyanax » était un mirmillon. Il existe une mosaïque datant du IVe siècle qui l'illustre, le montrant entre autres scènes, combattant en entraînement contre un rétiaire du nom de « Kalendio ».

Spartacus était un parmularius Thrace.

L'organisation

La veille du combat, un banquet est offert aux gladiateurs (cena libera). Les spectateurs peuvent participer à ce banquet, et voir la valeur des combattants. Le perdant du combat demande toujours la mort et, si l’empereur est présent, celui-ci décide en tenant compte de l’avis du public. Mitte (« laisse-le »), Jugula (« égorge-le ») ou stante missi (« match nul »). Après plusieurs victoires, le gladiateur peut obtenir un sabre de bois, le rudius, signe de libération.

Types

Article détaillé : Types de gladiateurs.

Cursus et combinaison de combat

Statuette en terre cuite d'un gladiateur (Antiquarium de Milan)

Il existait plusieurs grades parmi les gladiateurs. Les primi pali appelés aussi les primus palus (« premiers pieux » ou « poteaux ») étaient des combattants chevronnés. Ce grade faisait référence au piquet de bois (« palus ») utilisé à l'entraînement. La distinction apparaît à Rome, à l'époque flavienne, sur l'épitaphe du secutor T. Flavius Incitatus, seize fois vainqueur. Cet échelon supérieur se retrouve fréquemment aux IIe et IIIe siècles, tant en Orient qu'en Occident, avec d'autres grades : on connaît aussi les secundi pali ou secundus palus et les pali ou palus, etc.

Le gladiateur débutant était un tiro. Sauf pour ces tirones - qui ne combattaient généralement qu'entre eux -, beaucoup de combinaisons étaient possibles entre les armaturae. C'est là qu'intervenait tout le savoir-faire du munéraire. La gladiature ne devait pas se limiter à une boucherie : elle était un art d'escrimeur. Le théoricien militaire Végèce se plaisait d'ailleurs à vanter l'habileté des gladiateurs aux soldats des légions afin de les stimuler davantage. Plusieurs principes guidaient le munéraire dans ses arrangements. Dresser des gladiateurs lourds entre eux favorisait le combat rapproché et la force physique. L'opposition entre combattants légers accordait la priorité à l'agilité et à la technique. Les combinaisons les plus savantes consistaient à mettre en présence armaturae lourdes et légères. Fondé sur l'attaque, l'esquive et la poursuite, ce type de combat était en vogue au Ier siècle. Ainsi, le rétiaire était opposé au mirmillon ou au secutor.

L'affrontement entre porteurs de petits boucliers — parmæ — (thraces, hoplomaques et provocatores) et boucliers longs — scuta — (samnite, mirmillons, secutores) captivait les foules. Le public se rangeait en parmularii et en scutarii et la fièvre gagnait les plus hautes sphères du pouvoir : Caligula et Titus étaient des partisans des petits boucliers alors que Domitien était un inconditionnel des longs boucliers. Inscriptions et monuments figurés témoignent d'autres combinaisons : essédaires et equites combattaient toujours entre eux. En revanche, il n'y a jamais de rétiaires opposés à d'autres rétiaires. Les mirmillons se battaient le plus souvent contre les thraces ou durant un temps les rétiaires.

Ces duels constituaient les moments forts du munus. Mais, pendant les entractes, des parodies de combat étaient offertes au public : démonstrations d'escrime par des pægniarii, parfois armés de bâtons.

Sous le règne de Néron, en 63, des gladiatrices parurent pour la première fois dans l'arène : « Il donna la même année des spectacles de gladiateurs aussi magnifiques que les précédents; mais beaucoup de femmes de haut rang et de sénateurs se dégradèrent en descendant dans l'arène[6]. » Un passage de Pétrone cite le cas d'une femme essédaire[7] et Juvénal[8] montre des gladiatrices à l'entraînement : « Elles creusent (le palus) à grands coups d'épée, elles l'assaillent avec leur bouclier, attentives à exécuter toute la série des commandements… Vois avec quelle ardeur émue elle assène les coups qu'on lui enseigne. » Les couples de gladiatrices semblent avoir été particulièrement appréciés sous le règne de Domitien. Elles étaient des femmes de caractère. Plusieurs se produisirent pendant les Jeux Décennaux de Septime Sévère où elles combattirent avec ardeur, injuriant au passage l'aristocratie installée dans la loge . Devenues sources de désordre et de troubles, l'empereur dut les proscrire de l'arène par un édit datant de l'an 200[9].

Chasseurs

le Colisée de Rome
Mosaïque de Smirat au Musée archéologique de Sousse avec des scènes de combats entre hommes et animaux, 225-250 ap. J.-C.

Les venatores que l'on doit clairement distinguer des bestiarii, étaient des chasseurs professionnels entraînés comme des gladiateurs. Leur costume est très léger, pour ne pas gêner leurs mouvements, reconnaissables à leurs courtes tuniques. Cependant, quelques chasseurs ont porté des collants décorés ainsi que l'attestent des mosaïques africaines des IIe et IIIe siècles. Certains sont quasiment nus ; d'autres encore ont le torse et le bras gauche protégés par des plaques de cuir. Les chasses étaient très populaires en Afrique, comme le montrent les pavements des nombreuses et luxueuses villas. La mosaïque de Smirat (Tunisie) constitue un véritable reportage épigraphique et iconographique d'une chasse mémorable donnée à une date inconnue du IIIe siècle par le riche Magérius, un notable de Byzacène côtière.

Comme pour le munus, des femmes ont également pris part à certaines venationes. D'après plusieurs sources concordantes[10], des femmes venatares participèrent à l'inauguration du Colisée : « Le lion abattu dans la vaste vallée de Némée, exploit illustre et vraiment digne d'Hercule, voilà ce que redisait la Renommée. Que l'antique légende se taise : car, après les spectacles que tu as donnés, César, nous devons désormais reconnaître qu'une femme peut accomplir semblable prouesse[11]. »

Héros de l'arène

Gladiateurs et bestaires (mosaïque de Zliten)

Des inscriptions détaillent souvent le palmarès des meilleurs gladiateurs. Maximus, du ludus impérial de Capoue, dans la première moitié du Ier siècle, fut 40 fois vainqueur et obtint 36 couronnes[12]. Les combattants méritants pouvaient être récompensés par un affranchissement : les gladiateurs libérés (liberati ou rudiarii) étaient alors dégagés de leur obligation de combattre. Certains, devenus riches, se transformaient en notables, propriétaires d'une belle maison de campagne tandis que leurs fils cherchaient à occuper au théâtre les places des chevaliers[13]. Mais ces carrières au dénouement heureux étaient l'exception : d'après les épitaphes, l'âge moyen du décès des gladiateurs était situé entre 20 et 30 ans. Il existe quelques situations exceptionnelles : une stèle du musée archéologique d'Istanbul montre deux gladiateurs, Néôn et Philémôn, réformés sans doute pour des raisons de santé[14].

Les gladiateurs les plus talentueux jouissaient d'une immense popularité : un thrace surnommé Suspirium Puellarum, « le soupir des jeunes filles » mettait en transe les femmes de Pompéi. Les nombreux graffitis qui mettent en scène les acteurs de l'arène témoignent aussi de cet engouement. Dans l'une de ses Satires, le poète Juvénal a raillé ces passions incontrôlées : Epia, une épouse de sénateur, abandonna son notable de mari pour suivre un aventurier, Sergiolus, un gladiateur charismatique, malgré son bras tailladé, son nez cassé et son œil poché et l'accompagna jusqu'en Égypte[15].

Vie et mort

Combat de gladiateurs, British Museum.

La révolte de Spartacus fit trembler la Rome républicaine. En l'an 64, le soulèvement d'une centaine de gladiateurs à Préneste causa une vive inquiétude à Rome. Ce mouvement fut contenu grâce à la vigilance de la garnison qui en avait la surveillance, mais l'alerte avait été chaude: « Déjà, le peuple, dans ses conversations, se rappelait Spartacus et les malheurs anciens… »[16]. Au IIIe siècle, sous le règne de Probus, 80 gladiateurs s'évadèrent d'une école de Rome. Une fois de plus, des soldats furent envoyés contre eux et, malgré leur supériorité numérique, ils ne triomphèrent qu'avec beaucoup de peine. En prenant en compte la révolte de Spartacus durant ces 800 ans de gladiature, les historiens ne recensent qu'une révolte et il y a des doutes sur son origine.

Les nombreuses inscriptions funéraires faisant référence aux gladiateurs permettent d'approcher leur entourage et le cadre de leur vie privée. Beaucoup de combattants vivaient avec une femme, épouse ou concubine le plus souvent. Elles sont souvent à l'origine des épitaphes. Plus rarement, c'est le gladiateur retraité qui offre une sépulture à sa femme. Lorsque le nomadisme de la profession interdisait toute vie familiale, les amis rendaient parfois des honneurs funèbres au gladiateur mort au combat.

Certaines confréries de chasseurs ou de gladiateurs étaient unies par un culte commun. Ces confréries (sodalitats) veillaient aux funérailles de chacun de leurs membres. Les liens de solidarité ainsi créés étaient plus forts que les rapports professionnels existant au sein des familiae. On connaît l'existence de collèges de ce type en Narbonnaise (près de Dié), mais aussi à Rome : au Ier siècle, le rétiaire T. Claudius Firmus appartenait à une sodalité du ludus magnus[17]. Commode favorisa ces associations, notamment par ses rapports étroits avec le collège des Silvani Aure­liani, qu'une inscription trouvée en 1755 près de Rome nous fait connaître[18]. Cette confrérie comprenait 32 gladiateurs divisés en trois décuries, et un groupe de deux. La première rassemblait des vétérans de condition servile ; la deuxième mêlait à des débutants (tirones), un armurier, un vétéran et un masseur ; la troisième réunissait exclusivement des tirones ; dans la quatrième, enfin, se trouvaient un paegniarius et un thrace.

Ces sodalitates, auxquelles étaient attachés un emblème et un chiffre, se développèrent surtout parmi les venatores d'Afrique proconsulaire. Le croissant sur hampe et le chiffre III étaient les signes distinctifs des Telegenii, dont quatre membres sont représentés sur la mosaïque de Smirat. Depuis les recherches d'A. Beschaouch, on connaît plusieurs autres associations de venatores en Afrique romaine.

À ses lointaines origines, le munus était lié au rituel funéraire et, bien que l'évolution se fût faite dans le sens d'une laïcisation, son caractère religieux n'a jamais disparu. Dans la mesure où ils exigeaient du sang versé, les munera sont restés, plus encore que les autres ludi, attachés au culte des divinités infernales.

« Il faut maintenant dire en peu de mots pourquoi les généraux qui partaient pour une expédition avaient coutume de donner des combats de gladiateurs et le spectacle de grandes chasses. Suivant quelques auteurs, les anciens avaient imaginé cet usage pour détourner sur l'ennemi la colère céleste, convaincus que le sang de citoyens, versé, comme celui des victimes, dans ces luttes imitées de la guerre, suffirait pour en rassasier Némésis, c'est-à-dire la fortune des batailles[19]. »

Dans plusieurs amphithéâtres, des petites chapelles qui communiquaient avec l'arène servaient aux dévotions précédant les combats. Très souvent, les sacella étaient consacrées à Némésis : c'est le cas à Mérida, à Tarragone, à Italica (Espagne), à Carnuntum (Autriche) où les deux amphithéâtres - civil et militaire - possédaient chacun une chapelle placée sous la protection de la déesse.

Les stèles funéraires apportent aussi leur témoignage sur l'importance de ce culte parmi le monde de l’arène : le rétiaire Glaucus, mort à Vérone au cours de son huitième combat, reproche à la déesse de l'avoir trahi ; tandis que Lèotes, primus palus, à Halicarnasse, lui offre bijoux et vêtements.

Hercule, dieu des combattants athlétiques et intrépides, était lui aussi souvent invoqué par les gladiateurs. Avant de se retirer à la campagne, le gladiateur libéré Veianus suspendit ses armes à un pilier du temple d'Hercule[20]. Nous savons par Tertullien que Mars et Diane présidaient également aux duels et aux chasses[21] : le dieu de la guerre veillait aussi sur les gladiateurs dont le métier était proche de celui des soldats, de même que Diane, déesse de la chasse, assurait sa protection aux chasseurs de l'amphithéâtre.

Les souterrains obscurs où l'on déposait les dépouilles des gladiateurs et des chasseurs étaient le lieu d'étranges pratiques. Dans les sous-sols de l'arène de Carthage ont été découverts les documents les plus significatifs : 55 lamelles de plomb enroulées sur elles-mêmes portant gravés des textes de malédiction. Elles étaient déposées auprès des cadavres pour mieux déchaîner les divinités maléfiques contre les gladiateurs en activité : contre Gallicus, par exemple, « pour qu'il ne puisse tuer ni l'ours, ni le taureau, mais qu'il soit tué par eux… qu'il soit blessé, tué, exterminé ! ». Ou contre Marussus pour « qu'il succombe aux morsures des fauves, des taureaux, des sangliers et des lions ! » Ces rites de magie noire se déroulaient aussi à Trêves. Les démons étaient d'ailleurs particulièrement sensibles au sang de l’arène : Apulée rapporte que la magicienne Pamphile utilisait celui des écorchés et des gladiateurs pour la préparation de ses philtres[22].

Lors d'une exécution, le gladiateur pénétrait la lame par la gorge et la dirigeait vers le centre de la cage thoracique, atteignant directement le cœur. L'image de l'organisateur des jeux levant son pouce ou le baissant et ordonnant ainsi l'exécution est fausse.

Le professeur Groschmidt a noté que les blessures causées durant le combat (fractures et autres atteintes osseuses, plaies) étaient parfaitement soignées, ce qui indique que les gladiateurs jouissaient de soins d'excellente qualité faisant appel à des techniques avancées comme par exemple la physiothérapie employée de nos jours en orthopédie.

Repères historiques

  • -105. Pratiqués depuis l’époque étrusque[23], les combats de gladiateurs sont intégrés aux jeux publics romains par Marius. Ces combats parfois mortels étaient très codifiés et ne ressemblent en rien aux caricatures présentées par les films hollywoodiens notamment. Toutefois, les Romains s’interrogèrent très tôt sur l’intérêt et la légitimité d’un tel sport-spectacle. La gladiature nécessitait en effet le renoncement aux droits liés à la citoyenneté romaine ; c’est presque une hérésie pour un Romain ! Le jeu en valait pourtant la chandelle pour certains, car la gloire et la fortune récoltées dans l’arène était considérables. Les historiens étudient désormais avec un œil nouveau la gladiature romaine dans une optique plus « sportive » tranchant ainsi nettement avec l'historiographie classique sous l’emprise totale des textes chrétiens très hostiles à cette pratique. Les Grecs adoptent également ce sport martial, mais la gladiature n’est pas pratiquée partout dans l’Empire, en Égypte et au Moyen-Orient en particulier où on se contente des courses de chars, le sport roi de l'Antiquité.
  • -73, Guerre servile des gladiateurs
  • 27. Catastrophe de Fidènes. Profitant de la politique d’austérité de Tibère, certains opportunistes mettent sur pied des épreuves qui ne bénéficient pas toujours des meilleures conditions de sécurité. La catastrophe de Fidènes marque profondément les Romains suite à l’effondrement d’un amphithéâtre édifié à la hâte à quelques kilomètres de Rome… Tacite qui relate la tragédie dans ses Annales, cite le chiffre de 50 000 morts et blessés. Suite à cette catastrophe, la législation sur l’organisation de spectacles sportifs fut très sévèrement réglementée dans l’Empire.
  • 37. À contre-courant du règne de Tibère, l'empereur romain Caligula (37-41) multiplie le nombre des courses de chars et autres épreuves sportives à Rome. Il privilégie également la gladiature qui, dès lors, fait figure de grand sport romain, à l’image de la boxe et de la course de chars.
  • 399. Sous la pression chrétienne, fermeture des écoles de gladiateurs à Rome. Ce « sport-spectacle » romain est honni par les chrétiens qui ne parviennent toutefois pas à en interdire la pratique, surtout à Rome.
  • 418. Derniers combats de gladiateurs à Rome, soit près d'un siècle après l'interdiction promulguée par l'empereur Constantin.

Vocabulaire relatif à la gladiature

Reconstitution d'un combat en Allemagne en 2005.
  • Andabate : gladiateur lourdement armé qui combattait en aveugle sans armes défensives autre que sa cuirasse ; il n'y a que très peu d'informations le concernant, des chercheurs doutent même de son existence.
  • Armatura (plur. Armaturae) : catégorie de gladiateur. Les différents types se différenciaient par les armes utilisées, mais aussi par les techniques de combat.
  • Bestiaire : gladiateur combattant des bêtes sauvages, ou condamné à mort par l'exposition aux bêtes.
  • Caternaire : gladiateur ne combattant que par groupe.
  • Crupellaire : spécificité gauloise, gladiateur « lourd ».
  • Dimachère : gladiateur ayant une arme dans chaque main. Il était alors ambidextre (certains auteurs voient en lui un autre nom du scissor).
  • Essédaire (essedarius) : gladiateur qui combattait du haut d'un char.
  • Fortus : un gladiateur en réussite
  • Galerus : pièce métallique montante jusqu'au milieu de la joue qui protégeait l'épaule gauche du rétiaire ainsi qu'une partie de son visage.
  • Gladius : glaive.
  • Hoplomaque (hoplomachus) : gladiateur armé d'une lance et d'un petit bouclier rond affrontant le mirmillon.
  • Ludi : jeux donnés à date fixe ou en des circonstances particulières, pour célébrer une fête ou un évènement exceptionnel.
  • Laniste (lanista) : propriétaire d'une troupe de gladiateurs qu'il louait ou vendait à un editor désireux d'organiser un spectacle.
  • Laquearius : gladiateur qui avait pour arme un lacet étrangleur.
  • Liberatio : acte qui libérait un gladiateur de l'obligation de combattre.
  • Manica : protection de cuir ou d'écaille de métal qui couvrait le bras droit. La main droite était quant à elle protégée par un gant de cuir.
Un mirmillon.
  • Mirmillon ou myrmillon (murmillo) : gladiateur « lourd » se battant principalement contre le thrace. Au début il combattit également contre le rétaire, mais bien vite le sécutor devient l'adversaire privilégié de ce dernier. Il est armé d'un gladius, et protégé par un casque, un scutum, une manica, et une ocrea courte.
  • Munéraire (munerarius) : éditeur du munus. Dans la Rome impériale, les plus importants étaient l'empereur et les hauts magistrats (préteurs, édiles, questeurs, consuls) ; en province, de riches notables ou des magistrats locaux.
  • Munus (plur. munera) : combat de gladiateurs. À l'origine, « cadeau » offert à l'occasion de funérailles.
  • Ocrea : pièce de métal et de cuir protégeant la jambe. Certains gladiateurs n'en portaient qu'une courte, comme le sécutor, le provocator et le mirmillon, et d'autres deux hautes comme le thrace et l'hoplomaque.
  • Palus : pieu sur lequel s'entraînaient les gladiateurs.
  • Parmularius : gladiateur de la classe dite Thrace, ainsi nommée du fait de la parma threcidica (de parma : « bouclier »).
  • Provocator : armatura par laquelle tout gladiateur débutait sa carrière, du Ier au III° siècle.
  • Rétiaire (retiarius) : gladiateur léger, équipé d'un trident, d'un filet et d'un poignard. Il ne portait pas de casque, sa seule protection était le galerus.
  • Sagittarius : combattant armé d'un arc (son nom signifie "archer").
  • Samnite : type ancien de gladiateur dont le nom évoque les redoutables guerriers du sud de l'Italie qui s'opposèrent à Rome au IVe siècle av. J.‑C.
  • Scutum : long bouclier rectangulaire & cintré.
  • Secutor : Adversaire privilégié du rétiaire, c'était un gladiateur appartenant à la classe des scutati, il est considéré comme un combattant « lourd ».
  • Scissor : « celui qui tranche ou qui taille ». Armatura rare qui apparaît dès le Ier siècle. Le scissor, un « anti-rétiaire », constitue une évolution du secutor. Il conserve son casque mais remplace son scutum par un manchon métallique terminé par une demi-lune tranchante. Il est également protégé par une lorica, une armure d'écailles en métal.
  • Thrace : gladiateur léger muni d'une dague courbe, la sica supina ou falx supina, d'un petit bouclier et de 2 ocreae hautes.
  • Tiro : gladiateur novice.
  • Venatio (plur. venationes) : chasse, combat d'animaux entre eux ou contre des hommes, sous toutes ses formes.
  • Venator : combattant prenant part à une venatio. Chasseur d'animaux sauvages destinés à l'arène, souvent confondu avec les gladiateurs et les condamnés à mort "par les fauves" (damnatio ad bestias).

Idées reçues

La formule « Ave, Caesar, morituri te salutant » pouvant être traduite par « Salut, César, ceux qui vont mourir te saluent » n'était pas prononcée de façon rituelle par les gladiateurs avant de combattre à mort. En réalité cette phrase, authentique, a été prononcé vers 52 par des soldats condamnés pour faute grave, devant se battre à mort lors d'une naumachie organisée par l'empereur Claude (-10 – 54) afin de fêter la fin des travaux d'asséchement du lac Fucin[24].

Les gestes du pouce, rendus célèbres par le tableau de Gérôme, tourné vers le bas pour demander la mort d'un gladiateur vaincu, ou vers le haut pour demander sa grâce, et que l'on retrouve dans la plupart des ouvrages de vulgarisation sur le sujet, ne sont en réalité pas avérés de façon catégorique et sous cette forme par les textes hérités de l'Antiquité[25].

Gladiateurs célèbres

Dans l'art

Au cinéma, le genre du péplum désigne les films dont l'action se situe historiquement dans l'Antiquité et notamment celle de la Rome Antique. De nombreux péplums ont mis en scène la vie quotidienne des gladiateurs et ont reconstitué leurs combats dans l'arène. Parmi les plus connus, on peut citer Ben-Hur (de William Wyler, sorti en 1959), Spartacus (de Stanley Kubrick, sorti en 1960), Gladiator (de Ridley Scott, sorti en 2000), ou encore la série télévisée Spartacus: Blood and Sand (de Steven S. DeKnight, Robert Tapert et Sam Raimi, sorti en 2010).

Notes et références

Notes
  1. Le gladius était une épée répandue dans la Rome antique.
Références
  1. Eric Teyssier, Qu'est-ce que la gladiature, Histoire antique & médiévale, HS23, p. 19
  2. Dominique Briquel, Ludy/Ludi : jeux romains et origines étrusques, 1996, p. 161-167
  3. Suétone, Vitellius, 12
  4. Sénèque, Ad. Lucil., IV, 37, 1-2; Horace, Sat., 11,7,58-59
  5. Pétrone, Sati­ricon, 117
  6. Tacite, Les Annales, XV, 32
  7. Pétrone, Satiricon, XLV, 7
  8. Juvénal, VI, 246-260
  9. Dion Cassius, Histoire romaine, 75, 16
  10. Dion Cassius, Suétone, Martial
  11. Martial, Spectacles, 6 b
  12. CIL, VI, 33952
  13. Juvénal, III, 158
  14. Hellenica, V, no 320
  15. Juvénal, Satires, VI,82-114
  16. Tacite, Annales, XV, 46
  17. CIL, VI, 76 59
  18. CIL, VI, 631
  19. Histoire Auguste, «Maximus et Balbinus », VIII
  20. Horace, Ep. l, 1, 4-5
  21. De Spect., XII, 7
  22. Ovide, Les Métamorphoses, III, 17; 5
  23. Nicolas de Damas, « sur l'origine étrusque de la gladiature romaine » in Raccolta di contributi in memoria di Ettore Lepore, sous la direction de A. Mele, Naples
  24. Dossiers - Quelques idées reçues à propos de Rome - Aue, Caesar, morituri te salutant sur www.class.ulg.ac.be
  25. Dossiers - Quelques idées reçues à propos de Rome - Pouce ! sur www.class.ulg.ac.be

Annexes

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Bibliographie

  • Anne Bernet, Les Gladiateurs, Perrin, 2002
  • Eric Teyssier et B. Lopez, Gladiateurs. Des sources à l’expérimentation, Errances, 2006
  • Georges Ville, La Gladiature en Occident, École française de Rome, 1981
  • Eric Teyssier, La mort en face. Le dossier gladiateurs, Actes Sud, 2009

Articles connexes

Liens externes


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