Gigondas (vin)


Gigondas (vin)

Gigondas (AOC)

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Côtes-du-rhône
méridionales
Gigondas by JM Rosier.jpg
Le vignoble de Gigondas dominé par son village
Désignation(s) Côtes-du-rhône
méridionales
Appellation(s) principale(s) Gigondas
Type d'appellation(s) Appellation locale (ou cru)
Reconnue depuis 6 janvier 1971[1]
Pays France France
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Région parente Vignoble de la vallée du Rhône
Sous-région(s) Pays des Dentelles de Montmirail
Localisation nord Vaucluse
Saison deux saisons sèches (hiver et été)
deux saisons pluvieuses (automne et printemps)
Climat méditerranéen sous influence du mistral
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 700 heures
Sol grandes terrasses alluviales d'origine mindelienne sur le plateau, sols argilo-sableux sur molasses au pied des Dentelles de Montmirail et sols marno-calcaires
Superficie plantée 1 233 ha
Nombre de domaines viticoles 72 caves particulières et 3 caves coopératives
Cépages dominants grenache, syrah, mourvèdre et cinsault
Vins produits rouge (98%) et rosé (2%)
Production 40 000 hl en moyenne
Rendement moyen à l'hectare 35 hl/ha

Le gigondas[2] est l'une des six appellations locales (ou cru) des côtes-du-rhône méridionales. Son terroir est situé dans le nord du département du Vaucluse, au pied des Dentelles de Montmirail.

Sommaire

Histoire

Antiquité

Si la colonisation romaine fut effective à Gigondas, les fouilles ou les déterrements accidentels par labourage de tombeaux en plomb pour incinération, d'urnes lacrymatoires, de statuettes, de lampes, de tuiles plates, etc[3], le prouvent, les vestiges archéologiques ayant trait à la vigne ou au vin sont rares. Seule une tête de Bacchus a été mise à jour, en 1866, par Eugène Raspail[4], le neveu de François-Vincent Raspail, sur les terres de son Château Raspail[5].

Moyen-Âge

Vers 1120, Rostang III, évêque de Vaison, donna à son église cathédrale, une mense qui comprenait une vigne sise à Gigondas, près de l'Ouvèze[6]. Il le fait en ces termes :

« Petro vero Alberto Gigundatis pro vinea quoe sita est juxta viam publicam est inter (... otam)) episcopalem et fluvium Ovicœ solidis ordo dedit[7]. »

C'est l'acte le plus ancien confirmant l'existence d'un vignoble sur ce terroir.

Il faut attendre le XIVe siècle pour connaître l'évolution de ce vignoble, fief des Princes d'Orange. Un de ceux-ci, Raymond V des Baux, en juillet 1341, tout en se réservant les droits de haute et basse justice, accorda aux Gigondassiens certaines libertés contre un droit de vingtain sur le vin de ce terroir pendant sept ans[8].

En 1376, au lieu-dit « Les Bosquets », les registres notariaux indiquent l'existence de « vinea culta », puis ceux des notaires d'Oussan, dans un acte daté de l'an 1380, font état de vignes qui couvraient un territoire descendant de la chapelle Notre-Dame des Pallières jusqu'à l'Ouvèze[6].

Renaissance

Tout au long du XVe siècle, les mêmes registres indiquent que le vignoble s'étendait alors des « Garrigues » au « Trignon », en passant par les « Beaumettes » et la « Coste de Saint-Cosme »[6].

Au siècle suivant, la Communauté rédigea ses statuts et les approuva le 14 novembre 1591. L'article 45 intitulé « De ceux qui vendent du vin en gros qu'ils en vendent aux autres habitans » indique avec précision les conditions de ce négoce :

« Toute personne qui voudra vendre du vin en gros aux estrangiés sera tenue de vendre aux habitans dudit lieu, à quatrs ou à pichet, pour le prix qu'ils l'auront vendu auxdits estrangiés, à peine y contrevenant, de payer, pour chaque personne et fois XII deniers ; et qui aura du vin à vendre, et le vendra aux habitans en gros, sera tenu de le vendre à tous habitans, à quarts ou à pichets, pour emplir ses tonneaux, au prix qu'il l'aura vendu en gros pour ouiller lesdits tonneaux, à peine de contravention pour le regard des habitans de payer II sols applicables[6]. »

L'année suivante, cet article fut repris en faisant, cette fois, expressement mention du vin blanc. C'est un des rares textes faisant mention de ce type de vin sur le terroir gigondassien[6].

Époque moderne

Même si Jean-Joseph Expilly[9] note que la commune est « fertile en vin », le XVIIIe siècle marqua une mutation importante dans les cultures. De plus en plus d'habitants délaissèrent la vigne pour se consacrer à la culture de l'olivier et du mûrier[6]. Ce qui n'empêcha point de proclamer la ban des vendanges sur tout le territoire de la commune. Un acte communal daté de 1771 décréta d'ailleurs que tout contrevenant à cette interdiction serait passible d'une amende de cinq livres[10].

Ce fut la famille Raspail, et plus particulièrement Eugène, qui prit sa retraite politique à Gigondas, qui relança la viticulture sur place. Au cours de l'année 1861, il fit l'acquisition du domaine des Bosquets, revalorisa les 37 hectares déjà existant, en fit planter 9 autres l'année suivante, puis 26 les années qui suivirent[11]. Par héritage paternel, il reçut le domaine du Colombier qu'il transforma en Château Raspail tout en valorisant son vignoble.

Dès 1864, la production de ses domaines fut telle qu'il put l'expédier, par le port de Roquemaure sur le Rhône, à des négociants de Valence, Lyon, Saint-Étienne et Paris[12], qui la lui avait acheté sur la base de 16, 50 l'hectolitre[11]. Des résultats assez probants pour qu'il reçut, en dépit de ses idées républicaines, et avec l'aval de Napoléon III, une prime d'honneur pour son exploitation[11]. Fier de ses résultats, le savant vigneron put noter :

« Les vins de Gigondas doivent à leur proportion d'alcool une valeur qui les fait rechercher. Au pritemps de 1865, ils étaient tous achetés quand le Languedoc se plaignait de ne pas les vendre. »

Il put alors se consacrer à ses passions qu'étaient l'archéologie, la géologie et la paléontologie. Les vins de ses vignobles se vendant de mieux en mieux, il constata :

« Toujours est-il que la localité de Gigondas jouit du privilège de produire avec une main-d'œuvre peu élevée, des vins fort apprécié par le commerce et qui le seront bien plus encore lorsque leur réputation naissante sera plus étendue[12]. »

L'émulation qu'il parvint à susciter déboucha même sur les premières mises en bouteille[10]. Mais l'arrivée du phylloxéra et l'anéantissement du vignoble, au début des années 1870, réduisirent à rien ces efforts.

Époque contemporaine

Étymologie

Situation géographique

Orographie

Géologie

Eugène Raspail, dans un ouvrage dédié à son oncle François-Vincent, a donné une description toujours actuelle du terroir de Gigondas à l'intérieur des Dentelles de Montmirail :

« Le relief du territoire de Gigondas présente trois chaînes principales et parallèles, courant de l'ouest au nord-est, suivant une courbe dont le centre serait au nord-ouest. La ligne de faîte de ces trois chaînes se compose d'un calcaire gris appartenant au terrain jurassique. Du côté du midi, la première ligne recouvre les argiles noires de l'oxfordien. Au nord , la troisième ligne est recouverte par le terrain néocomien inférieur, par le gault , les grès verts et la craie chloritée. Les deux vallées intermédiaires (Col d'Alsau, la Buissière) appartiennent exclusivement au terrain néocomien inférieur. Dans cette seconde vallée, au quartier du Cayron, les marnes argileuses alternent avec des bancs d'un calcaire bleu et jaune[13]. »

Climatologie

Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps[14]. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :

  • Le mistral assainit le vignoble
  • La saisonnalité des pluies est très marquée
  • Les températures sont très chaudes pendant l'été.
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 9 11 14 18 22 26 30 29 25 20 13 10 18,9
Températures minimales moyennes (°C) 1 3 4 7 11 14 17 16 14 10 5 2 8,7
Températures moyennes (°C) 5 7 9 13 16 20 23 23 19 15 9 6 13,8
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 44.4 57.5 61.1 58.9 72.4 43.6 27.8 56.3 67.6 97.4 57.7 48.9 693.4
Source : Archives climatologiques mensuelles - Orange (1961-1990)
Tableau comparatif des précipitations relevées en nord Vaucluse lors de l'année 2006[15].
Pluie. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
% de précipitations
comparé à la normale[16]
90% 100% 48% 103% 61% 84% 16% 42% 5% 174% 60% 175%
Fort orage
(grêle)
0 0 0 0 0 0 0 0 0 7 2 2
Températures relevées en nord Vaucluse lors de l'année 2006[15].
Température. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
t° la plus chaude
(date)
25,2°
(le 09)
21,7°
(le 03)
14,2°
(le 04)
13,3°
(le 19)
15,5°
(le 13)
23,9°
(le 31)
26,7°
(le 26)
30,9°
(le 17)
35,2°
(le 28)
38,9°
(le 21)
34,1°
(le 01)
34,2°
(le 04)
Nombre de jours
t° > à 30°
0 0 0 0 0 0 0 2 16 31 2 8
t° la plus froide
(date)
6,6°
(le 05)
-5,8°
(le 28)
-6,9°
(le 30)
-6,8°
(le 15)
-4,7°
(le 03)
-3,2°
(le 02)
-2,8°
(le 08)
4,9°
(le 01)
9,4°
(le 02)
17°
(le 07)
11,1°
(le 15)
10,3°
(le 01)
Nombre de jours
t° < à -6° (forte gelée)
0 1 2 5 0 0 0 0 0 0 0 0
Tableau des différentes vitesses du mistral enregistrées et à sa fréquence au cours de l'année 2006. Une partie du vignoble est protégée du mistral par les arrêtes rocheuses des Dentelles de Montmirail.

"=" : idem à la normale ; "+" : supérieur à la normale ; "-" : inférieur à la normale.

Mistral. Oct. Nov. Dec. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept.
Vitesse maximale relevée sur le mois 87 km/h 91 km/h 118 km/h 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h
Tendance : jours
avec une vitesse >
16 m/s (58 km/h)
--- = ++ -- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ +

Vignoble

Présentation

Cette appellation est produite sur la seule commune de Gigondas.

Quartiers et lieux-dits

C'est en 1376 qu'apparaît le premier nom d'un vignoble sur le terroir gigondassien. Il s'agit des « Bosquets ». Au XVe siècle, les actes notariés livrent les noms des lieux-dits ou quartiers suivants : Les Hautes et Basses Garrigues, Teyssonnières, Chanteduc, Ventolon, Pallières, Trignon, Beaumettes et la Coste de Saint-Cosme[6].

Encépagement

Les cépages entrant dans la composition des vins rouges et rosés sont le grenache, la syrah et le mourvèdre.

Méthodes culturales

Pour tous les cépages, il est utilisé la taille en gobelet sur un fil, à deux yeux maximum par courson avec un maximum de quinze yeux francs par cep en plus du bourillon. Seule la syrah subit la taille Guyot.

Le rendement est limité à 35 hl/ha. Pour la vinification, il est préconisé une cuvaison longue et un élevage en fûts et foudres de chêne anciens ce qui évite aux vins de l'appellation les goûts exogènes de vanille qu'apportent des futailles neuves. Tous les vins de Gigonda titrent au moins et naturellement 12 ,5°.

Vinification

Comme de nombreux vignobles en dessous du 45e parallèle, les côtes-du-rhône méridionales, sont des vins assemblant plusieurs cépages. Ceci est justifié par les caractéristiques climatiques régionales avec des été très chauds, sinon torrides, et la présence du mistral, vent excessif, qui participent à la surmaturation des cépages. Tous les essais de vinification mono-cépage ont démontré que ces vins ne peuvent atteindre une qualité élevée et donner la véritable expression du terroir. Par contre l'assemblage de plusieurs variétés permet d'obtenir un parfait équilibre entre acidité, alcool et tannins[17].

Vinification en rouge
Article détaillé : Vin rouge.

C'est le grenache noir qui représente la plus importante proportion, il est assemblé avec le mourvèdre et la syrah. Un peu de cinsault permet d'apporter la finesse. Les trois premiers cépages permettent d'obtenir un parfait équilibre et donnent des grands vins de garde qui truffent en vieillissant. En fonction des parcelles et des micro-climats, l'assemblage peut varier entre 80% de grenache, syrah et mourvèdre entrant en part égale pour le pourcentage restant, et 50% de grenache, la syrah et le mourvèdre représentant chacun 25%[18].

Vinification en rosé
Article détaillé : Vin rosé.

Majoritairement réalisée par saignée, le jus s'écoulant sous le poids de la vendange, la vinification est faite par un assemblage dans lequel le grenache noir reste majoritaire. Le cinsault apporte ici toute son expression ainsi que le mourvèdre s'il ne dépasse pas 10%[19].

Terroir et vins

Les vignes de Gigondas avec en ligne de fond les dentelles de Montmirail

Des terrasses caillouteuses d’argile rouge qui montent à l’assaut des Dentelles de Montmirail composent ce terroir.

Les rouges ont une robe profonde à la couleur chatoyante. Ces vins équilibrés et charpentés, au goût puissant, sont caractérisés par un nez qui évolue d’un bouquet juvénile de fruits où domine la marasque (cerise noire) vers des nuances de menthe sauvage, de sous-bois et de venaison en vin de garde.

Le rosé, capiteux et généreux, à la couleur soutenue et ensoleillée, se distingue par des arômes marqués d’amande et de fruits compotés. Ne manquant pas de corps, d'esprit et de bouquet c'est un vin à boire à table avec les charcuterie et les fromages. Il s'accorde parfaitement avec la cuisine asiatique.

Structure des exploitations

Type de vins et gastronomie

Le rouge qui possède une grande aptitude au vieillissement, - dix ans et plus - est traditionnellement conseillé sur du gibier et de la venaison et il s'accorde parfaitement avec les daubes (avignonnaises ou provençale), les civets de lièvre ou de sanglier[1].

Le rosé, en fonction de sa vinification - par saignée ou par pressurage - peut se garder entre 2 ou 4 ans. C'est à boire à table avec les charcuteries et les fromages. Il s'accorde parfaitement avec la cuisine asiatique[1].

Commercialisation

En 1924, la commercialisation des vins plafonnait à 4 784 hl, elle passa en 1967 à 25 887 hl[10], pour atteindre actuellement 40 000 hl[20].

Les principaux producteurs de l'appellation

Les Vignerons de Gigondas

Notes et références

  1. a , b  et c Fiche techniqueVitis
  2. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine
  3. Joseph Sautel, Carte archéologique de la Gaule romaine : le Vaucluse, Éd. Lerroux, Paris, 1936, p. 45, n° 79.
  4. Eugène Raspail, archéologue, géologue et paléontologue
  5. Robert Bailly, op. cit., p. 8.
  6. a , b , c , d , e , f  et g Robert Bailly, op. cit., p. 70.
  7. Louis Anselme Boyer de Sainte-Marthe, Histoire de l’Église cathédrale de Vaison, Avignon, 1731.
  8. Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la Maison des Baux, Marseille, 1882, charte, 1 198
  9. Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique des Gaules et de la France, 1762-1770, 6 vol. Reprint : Éd. de Paris, Desaint et Saillant, (ISBN 3262000450).
  10. a , b  et c Robert Bailly, op. cit., p. 71.
  11. a , b  et c Robert Bailly, op. cit., p. 86.
  12. a  et b Robert Bailly, op. cit., p. 114.
  13. Eugène Raspail : description des étages géologiques du terroir de Gigondas à l'intérieur des Dentelles de Montmirail
  14. La climatologie du Vaucluse
  15. a  et b Source : Services techniques d'Inter Rhône Données météorologiques concernant le millésimes 2006
  16. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras (Sources : Services techniques d'Inter Rhône).
  17. Pierre Charnay, op. cit., p. 172.
  18. Pierre Charnay, op. cit., p. 175.
  19. Pierre Charnay, op. cit., p. 176.
  20. Présentation de l'AOC Gigondas

Bibliographie

  • Pierre Le Roy de Boiseaumarié, Histoire de l'appellation Côtes du Rhône, Éd. Reflets Méditerranées, Avignon, 1978.
  • Robert Bailly, Histoire du vin en Vaucluse. Domaines viticoles historiques, Éd. F. Orta, Avignon, 1972.
  • Pierre Charnay, Vignobles et vins des Côtes-du-Rhône, Éd. Aubanel, Avignon, 1985.
  • Robert W. Mayberry, Wines of the Rhône Valley, a guide to origins, Rowman & Littlefield Publishers, Totawa, New Jersey, U.S.A. , 1987.
  • Guy Jacquemont et Patrick Galant, Le Grand Livre des Côtes-du-Rhône, Éd. du Chêne, Paris, 1988.
  • Vilmin Richard d'Allègre, Gigondas, un grand vin de France, Gannat, 1989.
  • Charles Pomerol, sous la direction de, Terroirs et vins de France. Itinéraires œnologiques et géologiques, Éd. du BRGM, Orléans, 1990.
  • Jean-Pierre Saltarelli, Vallée du Rhône : de l’appellation à la notion de cru, Vins magazine, n° 41, décembre 2001, janvier-février 2002.

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

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