General Security Service


General Security Service

Shabak

Pour le groupe ethnique d’Irak, voir l’article Shabak (peuple).

Le Shabak (en hébreu, שב"כ "Shabak") est un acronyme de Shérūt ha-Bītāhōn ha-Klālī שירות ביטחון כללי) aussi connu sous le nom de Shin Bet (qui était le nom sous lequel le Shabak était connu en Israël à ses débuts) ou le GSS (General Security Service, Service de Sécurité Général), est l’agence de contre-espionnage israélienne. Le Shabak est le service de sécurité intérieure du pays qui prévient contre toutes attaques terroristes des territoires palestiniens ou autre telle que celles d’Al-Qaida.

Il s’occupe en outre de la protection des membres du gouvernement israélien. C’est l’équivalent israélien de l'ancienne direction de la surveillance du territoire française.

Sa devise est מגן ולא יראה (Le bouclier) « Le Défenseur qui ne doit être vu ». Le service est composé de près de 5 000 employés.

Sommaire

Histoire

Isser Harel fut le chef du Shabak (ainsi que du Mossad) dans les années 1950. Amos Manor lui succéda de 1953 à 1963.

En 1986, Avraham Shalom (en), directeur du Shabak depuis 1980, dû démissionner en raison du scandale du bus 300 (en), durant lequel deux membres du FPLP furent exécutés après une prise d’otages ratée deux ans auparavant[1].

Structure

Le Shabak se compose de 3 divisions opérationnelles :

  1. La Division des affaires arabes : Cette division s’occupe des opérations anti-terroristes et de la mise à jour d’une banque de données sur des terroristes arabes. Cette division comporte un détachement militaire nommé Henza qui travaille en collaboration avec les Mistaarvim (corps de troupe du Aman), pour maîtriser les émeutes.
  2. La Division des affaires non-arabes : Cette division a pour but d’infiltrer les agences étrangères de renseignement et les missions diplomatiques en Israël. Avant la chute du bloc soviétique, cette division était subdivisée en 2 sections : Section Communiste et Section Non-Communiste. On y étudiait les dossiers de certains immigrants venant de l’Europe de l’Est ou des pays d’Union soviétique.
  3. La Division de la sécurité : Cette division assure la protection des infrastructures gouvernementales, diplomatiques et scientifiques. Ou encore les industries militaires et les vols de la compagnie aérienne nationale El-Al.

Le Shabak comporte également 5 sections de réserve.

Tout individu de nationalité étrangère est potentiellement soumis à une surveillance du Shabak, qui dispose d’un large réseau d’agents et d’informateurs.

Controverses

Dans le quotidien Yediot Aharonot du 23 mars 2007, lors d’un entretien, l’avocat Arieh Hadar, ancien chef des interrogateurs du Shabak, reconnaît, entre autres, que l’agence eut recours à la torture contre des détenus arabes [réf. nécessaire]. Selon lui, la plupart des violations se seraient déroulées pendant les premières années de l’Etat, sous le gouvernement de David Ben Gourion. Israël a ratifié la Convention contre la torture de l’ONU en 1991.

L’usage de la torture lors des interrogatoires du GSS a toutefois été continué par la suite. La Commission Landau de 1987 (du nom du président de la Cour suprême israélienne, Moshe Landau (en)) montra que le Shin Beth faisait un usage routinier de la torture lors de ses interrogatoires, malgré ses dénégations et parjures devant les tribunaux[2],[3].

Un rapport parlementaire de 1997, rédigé sous la direction de Miriam Ben-Porat (en) (juge à la Cour suprême de 1977 à 1987, puis élue à la Knesset contrôleur d’Etat), montra que le Shabak continua à torturer après le rapport de la Commission Landau, allant bien au-delà des « pressions physiques modérées » acceptées par celui-ci, et ce, en particulier lors de la première Intifada, entre 1988 et 1992 [4]. Soumis à un sous-comité d’intelligence du Parlement, le rapport fut gardé secret jusqu’à 2001[4].

La même année 1997, le Comité de l'ONU contre la torture conclut que les méthodes d’interrogatoire utilisés par le Shin Bet constituaient des actes de torture contraires à l’article 1 de la Convention contre la torture[5].

Entre la rédaction du rapport Ben-Porat, en 1997, et sa publication en 2001, la Haute Cour de justice statua, suite à une requête déposée entre autres par le Comité public contre la torture en Israël (PCATI), sur l’état juridique de la question en 1999. La Cour décrète que les interrogatoires du GSS sont soumis aux mêmes restrictions que ceux de la police ordinaire, et que la torture (en particulier la « méthode Schabach ») est par conséquent illégale, le gouvernement n’ayant pas le pouvoir de réglementer celle-ci via des directives administratives. Elle laisse toutefois ouverte la possibilité pour les enquêteurs de s’abriter, en cas de plainte au pénal, derrière l’excuse ex post de « défense nécessaire » (necessity defense), invoquant notamment le ticking time bomb scenario (en)[6].

Près de 10 ans après cet arrêt historique de la Cour, les actes de torture continuent à être pratiqués, selon le PCATI[7].

Références

Lien externe

Ce document provient de « Shabak ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article General Security Service de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • General Security Service — government agency which provides national security and protection …   English contemporary dictionary

  • General Security Directorate (Syria) — General Security Directorate ( ar. إدارة الأمن العام, Idarat al Amn al Amm) is the most important civil intelligence service of Syria. [ http://www.desinfos.com/article.php?id article=3899 ] Its divisions are: *Divison of Homeland Security… …   Wikipedia

  • Security Service — 51°29′38.3″N 0°07′32.2″O / 51.493972, 0.125611 …   Wikipédia en Français

  • General Intelligence and Security Service — Old Logo of AIVD Algemene Inlichtingen en Veiligheidsdienst (AIVD), formerly known as the BVD (Binnenlandse Veiligheidsdienst Domestic Security Service) is the General Intelligence and Security Service or The Secret service of the Netherlands.… …   Wikipedia

  • General Security Directorate (Iraq) — The General Security Directorate (GSD) (مديرية الامن العامة‎, Mudiriyat al Amn al Amma ) is a domestic intelligence agency of Iraq. It was announced by interim Prime Minister Iyad Allawi at a press conference in July 2004 in a climate of… …   Wikipedia

  • Security Service of Ukraine — The Security Service of Ukraine ( ua. Служба безпеки України (СБУ); Sluzhba Bezpeky Ukrayiny , or SBU) is Ukraine s main government security agency.The SBU is responsible for state security (including secret police tasks), counterintelligence… …   Wikipedia

  • Diplomatic Security Service — Abbreviation DSS Seal of the Diplomatic Security Service …   Wikipedia

  • Central Security Service — National Security Agency « NSA » redirige ici. Pour les autres significations, voir NSA (homonymie). National Security Agency …   Wikipédia en Français

  • Central Security Service — Siegel der NSA Die National Security Agency (NSA) (deutsch: Nationale Sicherheitsbehörde) ist der größte und finanziell am besten ausgestattete Nachrichtendienst der Vereinigten Staaten. Die NSA ist für die weltweite Überwachung und… …   Deutsch Wikipedia

  • Swedish Security Service — Infobox Government agency agency name = Swedish Security Service nativename = Säkerhetspolisen seal width = 160px seal caption = Unofficial rendering of the coat of arms of the Swedish Security Service (identical to that of the Swedish Police… …   Wikipedia