Gallo (langue)


Gallo (langue)

Gallo

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Gallo
Galo
Parlée en France
Région Bretagne
Nombre de locuteurs 28300[1]
Typologie SVO
Classification par famille
(Dérivée de la classification SIL)

Le gallo ou langue gallèse est une langue d'oïl traditionnelle du nord-ouest de la France, en Haute Bretagne, dans le Maine, l'Anjou ainsi qu'une partie de la Basse Normandie [2]. Une des variantes, essentiellement basée sur les parlers et prononciations de Haute-Bretagne a été normalisée pour l'enseignement. Cette version est reconnue depuis 2004 comme l'une des « langues de la Bretagne ». C'est également une langue de France, reconnue depuis 2008 comme appartenant au patrimoine de la France[3]. Le gallo est un dialecte roman (plus précisément une langue d'oïl) - l'autre langue traditionnelle de la Bretagne, le breton, est une langue celtique.

Sommaire

Noms

  • gallo, variante galo ou gallot
  • langue gallèse
  • britto-roman

En breton, la langue française (le français) se dit "galleg", le terme gallo est de la même famille. Il s'agit du diminutif du mot Gall, Français. C'est-à-dire en langue bretonne, ceux qui ne parlent pas breton, ceux qui parlent français; à l'époque le dialecte roman parlé par les habitants vivants dans cette partie occidentale de la Neustrie qui allait devenir l'est de la Haute-Bretagne après le traité d'Angers en 851. Le terme celtique gall veut dire "étranger"[4].

Le féminin « gallèse » vient du breton Gallez, forme féminine de Gall, Français.

Le terme gallo est donc d'origine bretonne et explique pourquoi le terme était en fait très peu utilisé par les locuteurs eux-mêmes. Henriette Walter avait conduit en enquête en 1986 qui montrait qu'à peine plus de 4 % l'avaient employé depuis toujours (dans les Côtes-d'Armor), et le tiers d'entre-eux le trouvait « chargé d'une signification plutôt péjorative », et que le terme « patois » était largement majoritaire. Le terme gallo est donc en grande partie, même s'il est connu de longue date (XIVe siècle), une nouvelle dénomination[5].

Dialecte ou langue ?

Certains locuteurs du gallo considerent leur parler comme différent du français standard, mais les linguistes le considèrent généralement comme une variante dialectale du français selon le sens donné internationalement au terme dialecte. Savoir si le gallo est une langue ou un dialecte n’est pas une question tranchée. « Une langue est un dialecte avec une armée » selon l’expression du sociolinguiste Max Weinreich (1945)[6]. D’un point de vue linguistique, on définit un dialecte comme une variante d’une langue ; quand un patois n’est plus du tout compréhensible par les locuteurs de la langue standard, on peut considérer qu’il est devenu une langue distincte.

Histoire

Limite de la Neustrie jusqu'au Traité d'Angers de 851
Répartition des langues régionales en France

Le gallo ou langue gallèse est une langue d'Oïl. Les langues d'Oïl sont des langues latines ayant un substrat celtique et une influence germanique (apportée par les Francs). Ces langues apparurent en France à partir du VIe siècle. Le gallo n'est pas différent des autres langues d'oïl du nord de la France. Cependant ce dialecte prendra dans la partie occidentale de la Neustrie le nom de gallo ou de langue gallèse. On parle traditionnellement de gallo pour la partie orientale de la Bretagne, du Maine, de l'Anjou ... avec quelques différences lexicales, grammaticales et de fortes différences de prononciation.

Ensuite le gallo et les autres dialectes d'Oïl ont évolué parallèlement tout en restant proches, le gallo restant généralement plus archaïque, gardant des formes plus anciennes que le français (par exemple vigile pour veillée) et quelques emprunts à la langue bretonne dans la partie occidentale de la Bretagne gallèse. L'unité territoriale a facilité la diffusion du français dans la noblesse et la pratique du gallo s'est confinée dans les zones rurales jusqu'au XXe siècle.

À l'ouest, surtout dans les endroits où le gallo ne s'est implanté que très récemment (Guérande, Questembert, Saint-Caradec) le gallo a été largement influencé par un substrat breton, aussi bien grammaticalement que lexicalement, cependant le gallo reste beaucoup plus proche de son origine romane que du breton. Au sud de la Loire (Pays de Retz, Vignoble nantais, Marches Bretagne-Poitou et Marais breton) le gallo est fortement influencé par le poitevin. La région d'Aleth (Saint-Malo-Cancale) et du Sud-Avranchin présente un gallo influencé par le normand. Le gallo de la frontière linguistique vers l'angevin (Anjou), le tourangeot (Touraine) ou le meuniot (Maine) est moins différencié.

Les chroniques du XVe siècle démontrent qu'il y avait intercompréhension entre les gens de cour et qu'aucun interprète n'était alors nécessaire[7] de la Mayenne à la Haute Bretagne. Une certaine proximité entre le gallo et les différentes langues de l'ouest de la France existe mais est de moins en moins évidente au fur et à mesure qu'on s'éloigne des frontières orientales de la Bretagne. Le gallo des marches ayant subi de fortes altérations notamment à cause du contact précoce avec le français, le gallo de la partie ouest de la Haute-Bretagne est, quant à lui, beaucoup plus différenciés de ses cousines du domaine d'Oil.

Ce constat ne remet cependant pas en cause l'unité évidente du gallo, la différence entre les différents dialectes du gallo portant le plus souvent sur le taux de "dilution" de ces derniers.

Le créole réunionnais a également été influencé par le gallo et le normand. On retrouve aussi des similitudes avec le parler cadien et franco-canadien[réf. nécessaire] car nombre de familles originaires d'Anjou et de Haute-Bretagne partirent en Amérique du Nord[réf. nécessaire].

Classification

Le gallo fait partie de la famille des langues d'oïl, branche des langues romanes qui comprend également le français, le picard, le poitevin, le saintongeais, le wallon, etc.

Répartition géographique des variantes du gallo

La limite linguistique actuelle, à l'Ouest, définie en 1980, part de Plouha (Plóha), en Côtes-d'Armor, au sud de Paimpol (Penpol), passe par Châtelaudren (Le Chastèu), Corlay (Corlaè), Caurel (Cauraè), Pontivy (Pondivi), Locminé (Lominoec), Vannes et se termine dans la presqu'île du Rhuys, dans le Morbihan. Cette limite avec le breton a varié au fil de l'histoire. Par exemple, en 1806, une enquête faîte à la demande de Napoléon définit la limite passant à l'est de Tréveneuc (trévneu), Saint-Martin-des-Prés (Saen Maltain), Saint-Caradec (Saen Cradaè), Plumelec (plumaè), Questembert (Késtaembaè), Péaule (piao), Bourg de Batz (Bour de Baè)

  • Gallo occidental (Pays de Saint-Brieuc, Mené, Poudouvre et Porhoet (zone de transition avec pays rennais)) caractérisé par l'influence du breton et de survivances gauloises ([réf. nécessaire].
  • Gallo rennais (région de Rennes, sud-avranchin, ouest-Mayenne le mayennais) identique au parler de Mayenne
  • Gallo nantais parlé dans la partie nord et centrale du pays nantais, assez proche du parler d'Anjou et mâtiné de certaines expressions angevines (exemple : la Loère = la Loire).
  • Gallo de la Baie du Mont-Saint-Michel (Pays d'Aleth) caractérisé par l'influence normande.
  • Gallo Briéron et du Pays Mitaw (??)
  • Gallo du Sud-Loire (Pays de Retz, Vignoble et Clissonais, Marais breton) caractérisé par l'influence poitevine mais aussi angevine.
  • Gallo du Pays de Redon

La question de la frontière entre angevin et gallo, notamment en pays nantais, fait l'objet d'une étude complète menée par Fabien Lécuyer en s'appuyant sur des enquêtes de terrain (dernières communes visitées : Le Cellier et Mauves-sur-Loire). Ces communes font, d'après les relevés, toujours partie du domaine gallésant.

Exemple de variante lexicale : le mot "château" : "chastèu", "chatiau", "châtieau" et même "châtéo".

  • "Chastèu" est un terme utilisé également dans d'autres régions de France (Limousin Auvergne en Occitanie, Poitou dans le domaine d'oïl).
  • "Chatiau" et "châtieau" sont utilisés dans les différents "patois" du val de Loire depuis son embouchure jusqu'à sa source (nantais, angevin, tourangeau, blésois, orléanais, sancerrois, manceau et en amont jusque dans le pays du Forez).
  • "Châtéo" est utilisé par l'équipe des traducteurs des aventures de Tintin en langue gallo. (Châtéo de Moulinsac : Château de Moulinsart)

Statut, reconnaissance

« Saun le galo poènt de Bertaèyn ! » (« Sans le gallo point de Bretagne ») est le slogan des défenseurs du gallo.

Le gallo est en moins bonne posture que la langue bretonne, avec près de 10 fois moins de lecteurs selon l'INSEE[1].

Depuis 1982, le gallo est proposé en option facultative de langue au baccalauréat. Cette option n'est effective que dans 4 des 5 départements bretons (la Loire-Atlantique étant exclue).

En décembre 2004, Le Conseil régional de Bretagne a officiellement reconnu à l’unanimité le breton et le gallo comme « langues de la Bretagne », au côté de la langue française, dans le cadre d’un plan en faveur du bilinguisme en Bretagne pour sauver les langues régionales. Cependant on constate que l'effort en faveur du gallo est moindre que celui en faveur du breton. Ainsi le Conseil genéral du Morbihan a installé des panneaux en breton dans tout le département, pays gallo compris, et aucun panneau en langue gallèse. Autre exemple : Redon, en plein pays gallo, a une politique active en faveur du ... breton ( charte Ya dar brezhoneg ). Si le breton a retouvé ses lettres de noblesse, le gallo reste souvent perçu comme un patois sans valeur, et pâtit d'une moindre originalité par rapport au français que le breton.

Enseignement

Promotion du gallo aux Mill Góll à Rennes en 2007

L'enseignement du gallo n'est qu'une option. Cette option est enseignée dans sept collèges et dans sept lycées publics de l'académie de Rennes, ainsi que dans les IUFM de St-Brieuc et Vannes. Le département des Lettres de l'université de Rennes II offre également une option intitulée "Langue et Littérature de Haute-Bretagne". L'enseignement privé ne propose pas cet apprentissage. [8] L'université de Nantes offre également dans son département linguistique, un programme pédagogique d'enseignement du gallo [9]

Un assimil est en cours d'élaboration.

Un article de Gildas D'Hervé paru en 2005 dans la revue Marges Linguistiques fait un panorama sur l'enseignement du gallo.

Littérature

On retrouve des racines littéraires qui remontent au XIIe siècle : Le livre des Manières d'Étienne de Fougères est la publication la plus ancienne en langue romane de Bretagne. Les formes dialectales du Roman d'Aquin (ou La Conqueste de la Bretaigne par le roy Charlemaigne), chanson de geste du XIIe siècle, montrent le développement de la langue d'oïl en Haute-Bretagne.

Paul Féval donne des exemples pour l'emploi littéraire de "ce patois" dans son roman Châteaupauvre situé au milieu du XIXe siècle (éd. Paris 1903, notamment pp. 131-133).

Au XXe siècle, Amand Dagnet (1857-1933, du Coglais) produit une pièce de théâtre La fille de la Brunelas en 1901.[10]

Depuis peu naît une vraie littérature en gallo autour d'écrivains comme Fabien Lécuyer, Patrice Deriano, André Bienvenue, André Le Coq, Urielle Massot et Mikael Genevée. Les maisons d'édition "Lèz emôleriy aù Sôrgarr", "Label LN" et "Rue des Scribes" constituant le relais éditorial de ce mouvement. Fabien Lécuyer a donné le signal de ce renouveau en 2004 en publiant "Meliy" chez "Lèz Emôleriy aù Sôrgârr", roman policier contemporain dans un gallo débarrassé des complexes patoisants. Ce roman a été adapté depuis au théâtre par la compagnie Tradior. En 2007 est sorti un deuxième roman de la plume du même auteur intitulé "La Souaett dou Bouaé-Jouaerr". Toujours dans la même veine, moderne et décomplexée avec un niveau de langue suivant la lignée des Tintin et Astérix (traduits sous la direction d'André Le Coq) où l'on pu découvrir quasiment pour la première fois un gallo populaire et étonnamment rigoureux qualitativement écrit et diffusé à très large échelle. En novembre 2007 est sorti le "graille de la vie" récit de vie en trois volumes sous la plume d'André Bienvenue. La qualité du gallo employée participe de cette nouvelle vague littéraire et éloigne un peu plus le gallo du français régional de haute-bretagne ou "patois" ou "gallo allégé", langage employé par de nombreux conteurs pour une "meilleure compréhension du public". Cette notion de "gallo allégé" étant par ailleurs le cœur de la polémique sur la nature même du gallo: langage à géométrie variable taillé sur mesure pour les francisants et centré sur la caricature d'un monde rural révolu ou langue riche et résolument tournée vers l'avenir et la modernité ?

L'exposition sur le breton en pays guérandais aura également permis de découvrir l'existence d'un dictionnaire breton-gallo-français écrit au XIXe siècle par François Bureau dont aucun exemplaire n'a malheureusement été retrouvé jusqu'alors.

  • Quelques aventures de Tintin ont été traduites en gallo :

(Lés v'la côre ! lés écröées a Tintin : Les voilà encore ! les aventures de Tintin)

    • 1993, l'Ile Naire : (l'Île Noire),
    • 1997, Lés dorûres a la Castafiore : (Les Bijoux de la Castafiore) (L'istouaerr s'pass o châtéo de Moulinsac : L'histoire se déroule au château de Moulinsart)
    • 2001, La Cutrie dla Licône : (Le Secret de la Licorne),
    • 2005, La Guénochée à Rackham Le Rouge : (Le Trésor de Rackham le Rouge). (Professeur Mirlune, inventeur d'eune mécaniqe à fére du sous-l'iaou : Professeur Tournesol inventeur d'un sous-marin).
  • Personnages d'Hergé :
    • Tintin : Tintin
    • Milou : Milou
    • Capitaine Haddock : capitàn Minard (les "mille millions de mille sabords" ! deviennent "mille millions d'mille chaoumards" ! )
    • Professeur Tryphon Tournesol : Le professeur Polite Mirlune
    • Dupond et Dupont : Morand et Morhan
    • Nestor : Baptist
    • Boucherie Sanzot : le boucher Tôcebeu
    • Séraphin Lampion : Ghustin Lachandele
  • Astérix en gallo :
    • Astérix à l'école d'retour : Astérix et la rentrée des classes.

Le Gallo dans la presse

Les publications en gallo sont rares : ainsi l'hebdomadaire en breton YA! a-t-il consacré son numéro 150 au gallo (paru le 18 avril 2008). On comptait jusqu'alors sur les doigts d'une main les publications ayant fait une place, même modeste, au gallo : on peut citer quelques revues, telles que GALERNE ("la revue trilingue des compagnons de Merlin") dans les années 1930, 40 et 50 ; PIHERN de Yann Mickael éditée depuis deux décennies en Pays Mitaw (??)(Loire-Atlantique). LE LIAUN, revue de Bertaèyn Galeizz, parlait du gallo mais laissait une portion congrue aux articles en gallo. Beaucoup d'écrivains actuels firent leurs premières armes dans cette revue : Fabien Lécuyer et Patrice Deriano y eurent des rubriques, Michael Genevée dirigea la revue pendant un temps (avant de partir fonder l'Andon dou Galo), André Bienvenue et Régis Auffray y signèrent de nombreux articles.
André Le Coq, quant à lui, tient depuis plus d'une décennie une rubrique (les caoseries à Matao) dans L'HEBDOMADAIRE D'ARMOR sur le mode du comique paysan.

Fabien Lécuyer notamment signa par ailleurs de nombreux articles en gallo dans des journaux communaux ou sur le journal du Conseil Général de Loire-Atlantique. C'est également cet auteur qui est chargé des articles en gallo dans YA! en alternance avec Régis Auffray.

Le niveau de langue

Entre la langue utilisée par des écrivains comme André Bienvenue, Fabien Lécuyer ou celle utilisée dans la plupart des traductions de Tintin ou d'Astérix et la langue popularisée par les contous et autres mentous il existe un monde et l'ensemble des nuances possibles. Entre un gallo très rigoureux et empreint de nombreuses structures, tournures et expressions populaires (Fabien Lécuyer, André Bienvenue, l'équipe Le Coq ayant traduit la plupart des BD disponibles sur le marché) et un français populaire à peine mâtiné de gallo il existe un spectre infini allant du gallo perclus de néologisme et de structures grammaticales calquées sur le français au patois centré sur la caricature du monde agricole. Cette question constitue le point central déterminant l'avenir du gallo selon beaucoup. La question posée étant finalement "peut-on appeler "gallo" tout et n'importe quoi ?". De nombreux mots gallos sont les mêmes qu'en français et certains auteurs essayent d'éviter ces mots purement gallo. ex: mangey (manger) qui a tendance à être remplacé par roncher/roucher et que l'on peut rapprocher du français ronger.[11] Markao qui ne signifie pas chat mais "matou". Le mot gallo pour chat étant cha, de nombreux auteurs remplacent cha par markao. Mais cet emploi n'existe pas, par exemple, dans la région de Lamballe tandis qu'il est bel est bien présent vers Saint-Brieuc, pourtant fort proche. Cela confère à ce genre de choix sémantique un côté on ne peut plus subjectif. Cette polémique fait notamment rage entre les personnes proches de l'Andon dou Galo et le mouvement gallo plus ancien et plus tourné vers une certaine tradition folklorique et culturelle "haute-bretonne". Il apparaît cependant que cette polémique est en train de s'étendre du fait d'une élévation globale du niveau de gallo parmi ses défenseurs, appuyant ainsi le discours "qualitiviste" de l'Andon dou Galo [réf. nécessaire].

Écriture

Ce parler n'avait pas d'écriture fixée jusqu'à une époque récente. Plusieurs orthographes sont en concurrence, dont celles appelées BAP, MOGA et ELG.

  • Dictionnaires de gallo:
    • Il existe plusieurs dictionnaires parus en gallo, le dernier en date est celui de Régis Auffray: "Le petit Matao"[12] (25000 entrées, 1000 pages). Celui-ci apparait comme le plus exhaustif, il couvre la totalité de la Haute-Bretagne. Malgré quelques imperfections ou choix discutable notamment en ce qui concerne les néologismes, il se pose en pierre d'angle d'une pré-normalisation de la langue. On regrettera cependant le manque d'unité orthographique de cette "nouvelle vague" (ou "première vague") de la littérature en langue gallèse, chacun de ces écrivains utilisant son propre système orthographique. Certains pensent qu'il est vain d'essayer, hors de la linguistique, de faire vivre artificiellement une langue coupée de son milieu, à savoir la campagne[réf. nécessaire].

ELG

"La qoeriy d'sóp"

Le linguiste breton Alan-Joseph Raude est l’inventeur de l’ELG (Ecrire Le Gallo). Membre d'Ar Falz, il propose une écriture amplifiant les différences avec la langue française et surtout l'angevin. Cette codification passe par une complexification de la graphie et un rapprochement avec la langue bretonne. Cette orientation bretonnante est contestée et d'autres codifications sont proposées plus en accord avec les origines du Gallo. Il prépare un dictionnaire trilingue gallo-breton-français d’au moins 6000 entrées afin de réaffirmer la place du gallo en Bretagne.

La maison d'édition "A-demôrr", membre de l'Andon dou Galo, utilise pour sa part une graphie appelée BAP (Bell A Parfétae: "facile à prononcer correctement") où l'accent est mis sur le respect de la prononciation au détriment de l'étymologie. Cette graphie est utilisée par les écrivains Urielle Massot, Fabien Lécuyer et Mikael Genevée.

L'association Chubri utilise et promeut, quant à elle, le MOGA, une écriture basée essentiellement sur la prononciation du dialecte oriental du gallo. Cette écriture est utilisée par le chanteur Bertrân Ôbrée.

Polémique

Seul « l'école Maézoe/Bertaèyn Galeizz » utilise à ce jour un système d'écriture véritablement abouti appelé ELG (même si celui-ci a subi quelques modifications ces dernières années). L'ELG souffre malheureusement d'une évidente difficulté d'apprentissage et d'un éloignement handicapant par rapport aux diverses prononciations dialectales. Les autres systèmes orthographiques existants et utilisés (BAP et MOGA) sont, eux à l'heure actuelle, toujours bien peu stabilisés. Le MOGA, par l'intermédiaire de l'association CHUBRI connaît cependant ces derniers temps une certaine stabilisation. Le BAP porté par Lèz Emôleriy aù Sôrgarr et notamment l'écrivain Fabien Lécuyer souffre quant à lui d'une trop forte disparité entre les différentes publications, Fabien Lécuyer ne se concentrant que sur "la question du niveau de langue et de la qualité littéraire qui doit être véhiculée par le gallo".

Il est vrai que cette question du niveau de langue et de la "modernité" des thèmes développés par la langue gallèse et par sa littérature est une question douloureuse pour beaucoup d'acteurs de ce milieu confondant par trop "culture gallèse" et "langue gallèse"(voir plus haut).

L'Andon dou Galo

L'association présidée par Mickael Genevée défend une ligne assez différente des autres associations gravitant autour du gallo: - Utilisation systématique du gallo dans ses publications, réunions publiques et communiqués (alors que les autres associations du promotion du gallo ne l'utilisent que rarement ou de façon anecdotique) - Collaboration avec les associations de défense du breton - Travail axé exclusivement sur la langue et non sur la notion de patrimoine de Haute-Bretagne (contes, chants, musique, cuisine ou patrimoine gustatif, fêtes anciennes ...) - Promotion d'un gallo particulièrement riche et s'appuyant sur un immense glossaire informatisé issu en majorité du collectage des membres de l'Andon et notamment de Fabien Lécuyer appelé "Le teinzou dou Galo" Ainsi qu'une identité bretonne très affirmée.

Selon certains, l'association L'Andon dou Galo est marginalisée d'une part du fait de sa rupture avec une certaine tradition du milieu gallo privilégiant la "matière de Haute-Bretagne" (notamment les contes avec les polémiques que cela suscite notamment au niveau de la qualité du gallo utilisé) à l'étude et l'utilisation sociale de la langue stricto-sensu et d'autre part par une attitude souvent (trop) intransigeante. Le gallo de l'Andon dou Galo est également jugé souvent comme étant trop ancré dans les dialectes de l'ouest de la Haute-Bretagne délaissant par trop ceux de l'Est. Accusation niée par l'Andon dou Galo. Cette accusation se retrouve également avec Chubri qui, à l'inverse selon certains, privilégierait par trop les dialectes de l'Est au détriment de ceux de l'Ouest. Au-delà de cette marginalisation, l'Andon dou Galo apparaît comme le mouvement le plus novateur en vu d'établir le gallo comme langue de communication moderne. Mais sa démarche peut paraître à d'aucuns comme totalement artificielle, le milieu de développement du gallo, le milieu rural, s'étant radicalement modifié et n'ayant plus grand-chose à voir avec celui qui fut jusqu'aux années 1960.

L'Andon dou Galo publie de nombreux ouvrages, notamment de Fabien Lécuyer, par l'intermédiaire de sa maison d'édition Lèz Emoleriy au Sorgarr.

Toponymie

Certaines associations (Maézoe, L'Andon dou Galo, Chubri) font un travail de normalisation du Gallo. Quelques toponymies de la Bretagne de langue gallo d'après l'association Maézoe qui propose une normalisation linguistique[13].

  • departamàn dou Graéy d’Armor : (Côtes-d'Armor) (Graéy = Grève)
    • Le Chastèu : (Châtelaudren) (graphie BAP: Le Châté)
    • Corlaè : (Corlay) (graphie BAP: Corlaè)
    • Finyac : (Yffiniac) (graphie BAP: Finia)
    • Loudia ou Lodeiac: (Loudéac) (graphie BAP: Loudia)
    • Mateinyon : (Matignon) (graphie BAP: Matégnon)
    • Saent-Bérieu ou Saent Berioec: (Saint-Brieuc) (graphie BAP: Seint-Beriae)
  • departamàn dou Morbihan : (Morbihan)
    • Crugèu : (Cruguel) (graphie BAP: Crugè)
    • Jocelein : (Josselin) (graphie BAP: Joslein)
    • Lominoec : (Locminé) (graphie BAP: Lominae)
    • Plleurmé ou Ploermaèu: (Ploërmel) (graphie BAP: Piermae)
    • Terdion : (Trédion) (graphie BAP: Terdion)
    • Teria : (Tréal) (graphie BAP: Teria)
    • Vann : (Vannes) (graphie BAP: Vann)
    • La Gaczilhae : (La Gacilly) (graphie BAP: La Gaczilhae)

Grammaire

Comme toute langue, le gallo a sa grammaire. Patrik Deriano (Patrice Dréano) originaire de Crédin, est un gallésant de naissance. Il a publié un ouvrage de 457 pages consacré à la grammaire du gallo.

Lexique comparatif

Une affiche en gallo dans le métro de Rennes

Le tableau ci-dessous permet de comparer le gallo, le manceau et le français

Gallo (officiel) manceau Français
anaet anuit aujourd'hui
avètt aveil abeille (avette)
betunae fumer
bié naïr bié ner blé noir
chaérr chair chaise
un chapè/chapéü (dèz chapiaù) chapiow chapeau
doujaé / donjaé délicat
fourmaij pitow fromage
sortie desort sortie
cheir choir tomber (choir)
biq bic chèvre (bique)
mezon/óstal maison
cante, o, ave, do avec
goull goule bouche (gueule)
limero numéro
lip lèvre (cf lippu)
mézae, admézae désormais
nouna/nena/nanni/non non
o avec
peirr poér poire
pié piéi pluie
ecoll école
cha-de-bouaé écureuil (chat des bois)
etaïll étoile
subiae siffler
secourae secourir
sia si (oui insistant)
seilléy d'èv/iaw cosiow d'iow seau d'eau
u porte (huis)
roucher roucher ronger/mordre/dévorer

Exemples

Signalisation bilingue français/gallo dans les transports en commun de Rennes.
(Cliquez pour agrandir)

Morceau de littérature gallèse

- « Horniy, j'an soe horniy dou cou-la ! »
- « Qhi qé n-i a corr, don ??!??”
- “ Avizz ! n’an vennla corr unn vnaeü a pâssae, pa” E yèll-si qé d’anségnae o son daï unn vouèliéy de gouéziaù qi taen a s'antt-pourgalae olmon la rabinn.
- "Maùsion ! Touaé smaenn de tan mézae q'la ét a bouzae l'óréy... sein faï qé j'haùpi la maereriy e châq faï ét la meim draènn qé j'ouaï: "véir véir, je sóm pour n'z an vni, yan yan j'alon n'z anchoui, sia sia terjou v'alaez n-n'yett dépouézónae... sonj tu ! N-i a pâ pu aùqhun a yett corr vneü a lvae dou naèi par iloe diq'astourr qé d'paï su mon jnouae, pa"
- "Grànt dizouz, fâlhit faezouz... ét d'domé châq faï, qhi q'tu vieü..."
- "Véir, mein bougré j'va, mai, lou derssae l'paï dssuï l'ziae èz adlaïzi-la, pa...ét pouein la gouézriy qi va mnae l'monde tout-cóm e dam ét pouein mai qi va m'jouqae olmon a faerr l'epaeürissâ ! Qhi faerr, don maùdit ?!!?"

Adlaïdd taet fléy dou cou-la, dam... Ett-latt, qi mnae unn eta ruy de la "Motte Fablet" su le grànt Renn, taet béin d'amein d'amouaé, pamein. Yan mein dam astourr-si, ét degrignouzz cóm unn biqh qi vaï le lou q'o taet... e par le faet, le lou taet puto dou cou-la unn bèrnn de gouéziaù qi n'avaen souein q'a bizoulhae son paù depéi unn gerouéy d'tan, de qa qi metae lèz pratiq a n'pouein chómae berouéy a bouae d’la goull aù-davàn de son eta-a-hann cóm de juss e d'béin antandeü. Dam, gernuch-a-gernaï, sti-la taet a s'dezacoursae...

"Je soe béin an peinn qhi q'il on q'i boueinn par iloe tout-cóm" q'o bernozi...

L'istouérr resti de meim e Adlaïdd taet tenàn a degrignae toutt sou e a faerr lèz pitiae pa' la, haùtt-ourr e bass-ourr, can q'c'ét q'unn siunn feü terouae atijéy béin atijéy su le paù a l'Hôtel-Dieu, l'opita qi se tiein a deüz qhulbutéy touaéz ancaléy dou catiae-li.

Einvànsion de savaïr dedd eyou q'ett-latt taet orinéy, mein. Ét raporr a unn cotisseürr de droll q'o feü souégnéy e duràn q'o feü la-lein pâ aùqhun ne ràncontri pouein né son non né son aderss. Pâ aùqhun limero de suretéy sosia d'o yèll netou, pa pu. (...)

(Fabien Lécuyer. La souaètt dou bouaé-jouaerr)

Quelques expressions

  • la pléy/pié/plaï chè (gallo) - la pluie tombe (frs rég HB) - il pleut (français)
  • l'otèu-la (gallo) - la maison-là (frs rég HB) - cette maison (français)
  • un pochon (gallo) - un pochon (frs rég HB) - un sachet (français)
  • unn bótelhéy d'èv (gallo) - une bouteillée d'eau (frs rég HB) - une bouteille d'eau (français)
  • V'aléz vantiéy viendd a nouz vaïr adsaïr ! - Vous allez peut-être venir nous voir ce soir !
  • Dàn qhi qé tu sonj-ti ? - À quoi penses-tu ?
  • J'oreinn de tai. - Nous avons les mêmes idées.
  • D'eyou qe ti és naqi ? - Où es-tu né ?
  • Faù qe je saej. - Il faut que je sache.
  • Faut q'ol s'an àj. - Il faut qu'elle s'en aille.
  • Un téssier qi tess béin. - Un tisserand qui tisse bien.
  • Un gràn tuchonou n'ét pouein un bon tarvalhou. - Un grand cajoleur n'est pas un bon travailleur.
  • Berouètt - Brouette. (mot français agrégé au gallo avec inversion classique des voyelles)
  • Ba dla goull - Pipelette
  • Dame vê, je sonje ! - Oui, bien sûr, je confirme ! (expression très fréquente en Sud Bretagne)[14].

Un exemple comique de confusion des esprits est donné par l'évolution du nom d'un village d'Ille et Vilaine : Irodoire était prononcé Irodouaire, à la mode gallo. Au début des années 1980, son nom a donc été changé en Irodouër. Depuis, tout le monde dit Irodoire... La même chose s'est passé pour Saint-Vran, qui s'appelait auparavant Saint-Véran et qui a changé de nom sous l'influence de la prononciation gallèse. [réf. nécessaire]

Quelques exemples de causeries en gallo

  • L'galo e unn laungg romaunn à caùzz qu'al deriv du latein : Le gallo est une langue romane qui vient du latin.
  • Defànss e pormouvànss dou galo: Défense et promotion (diffusion) du gallo.
  • L’Istouaérr de la Bertaèyn e la Haùtt-Bertaèyn : L'histoire de la Bretagne et de la Haute-Bretagne.

Le « patois nantais » ou « parler nantais »

Dans le pays nantais, la population n'utilise pas le mot "gallo" pour désigner le langage populaire du terroir nantais. On dit tout simplement le "patois" (comme partout en France) ou "parler nantais".

Le parler nantais se distingue par les apports multiples dû à la situation géographique de Nantes, la cité des ducs étant située au confins de plusieurs régions historiques (Bretagne, Anjou et Poitou). La vallée de la Loire fut notamment un lieu d'échange important, autant vers l'océan que vers l'intérieur des terres. Le parler nantais, assez proche des autres patois de langue d'oïl, utilise un certain nombre d'expressions "ligériennes". De nombreuses similitudes avec l'angevin et les divers parlers de la vallée de la Loire témoignent des échanges importants de tout temps sur le grand fleuve royal.

Quelques exemples d'expressions en gallo du pays nantais :

- L'Bonjórn ! Acoutez voér vos aut'. Le paeï de Nàntt ét un dès terouaerr istoriq dou galo. Asteur, on est ben sûr que d’doez chozz : c’èsst qu'nous caùzon pas frànsae séman maé égaumant l'patois d'aùtfaï, Tótt la semaenn (Lundi, Mardi, Merqerdi, Joesdi, Vanderdi, Samadi, dimaenn) en seiraéy, en veilhaéy e apoeprès tótt lèz noetz, com il faezae neir. Alon-don, maé vóz savae ben qe nous praïchons encor l'patois dans tótt lèz méson d'nos pareiss ! E porqoie q'on ne l'caoserae pu not'parler nàntais duran noz causeriy ? On é ben d'acor, c'ésst poein d'main la veill' qu'on s'ra lèz deurgnier à bagu'naudé en caosan l'nàntais en se pórmenan par la Loère, ou au marchaé pour choser d'la bell' légum é unn pogné d'boucauds pour maunjae son fricot. J'rmèrsion d'nouz'avaer escoutae é d'leirr not'artiq su' not langaij. A bentost ! A la r'voyure !
- (Bonjour ! Ecoutez, voir, vous autres. Le Pays de Nantes est un des terroirs (ou territoires) historiques du gallo. Aujourd'hui, on est sûr que de deux choses : c'est que nous ne parlons pas que français seulement mais également le patois d'autrefois, toute la semaine (Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, vendredi, samedi, dimanche) en soirée, en veillée et à peu près toutes les nuits, comme (quand) il fait nuit. Allons donc, mais vous savez bien que nous parlons le patois dans toutes les maisons de nos paroisses (villages) ! Et pourquoi que nous ne causerions pas notre parler nantais durant nos discussions ? On est bien d'accord, c'est point demain la veille qu'on sera les derniers à se balader en parlant le nantais en se promenant le long de la Loire, ou au marché pour choisir de beaux légumes et une poignée de crevettes pour manger à son repas. Nous vous remercions de nous avoir écouté et de lire cet article sur notre langage. À bientôt ! Au revoir !).

Artistes

  • Ôbrée Alie La référence à l'heure actuelle d'un véritable travail artistique de qualité en gallo.
  • Marie Chiff'Mine Conteuse Tout Terrain, elle a fait le choix de la professionnalisation il y a plus de 20 ans.
Bébert Huchait et les Vilaïnes Bétes
  • Roger le Contou et Fred le Disou, duo ruro-comique en "gallo allégé". Site officiel
  • Bébert Huchait et les Vilaïnes Bétes, groupe de folk-rock payso-humoristique : ils composent leurs chansons uniquement en "gallo très allégé" Site officiel

Mouvement associatif

Notes

  1. a  et b INSEE
  2. Atlas linguistique de la France , Gilliéron, Edmont, 1902-1910
  3. http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0-14.asp Revision constitutionnelle 2008
  4. Paroles de Bretagne, Collection Culture régionale, Ministère de l'Éducation nationale, CRDP de Bretagne, 1999, p. 27.
  5. Henriette Walter, Le français d'ici, de là, de là-bas Le livre de poche, 2000, p. 113.
  6. Cité dans Revue COMMposite vol 11 No 1 , Emilie Pelletier 2008
  7. Voir vie de Guy XIV de Laval
  8. http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/lettres/bretagn/gallo/galan4.htm
  9. JEG'2007 - Program dë dvant
  10. Contes et récits du Pays Gallo, Bourel, Fréhel 2001, ISBN 2845830262
  11. Selon Le Petit Matao (Auffray, Rennes 2007, ISBN 9782906064645, roucher = grignoter, manger, mâcher sans arrêt, mâchonner, mâchouiller, mordiller, ronger, ruminer, rogner, ulcérer
  12. Le Petit Matao, Auffray, Rennes 2007, ISBN 9782906064645
  13. Toponymie de la Bretagne orientale, association Maézoe
  14. Le Petit Matao, déjà cité, indique Dame vere, le étant un son long.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Voir « gallo » sur le Wiktionnaire.

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