Free (société)


Free (société)
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Logo de Free
Création 18 février 1999
Dates clés 1999 : Accès RTC 2002 : Offre ADSL 2007 : Offre FTTH 2010 : Obtention d'une licence 3G[1] 2010 : offre Freebox Revolution 2011 : Lancement de la chaine L'Aktu Freebox TV , Editée par Free
Fondateurs Xavier Niel
Personnages clés Xavier Niel Maxime Lombardini Rani Assaf Antoine Levavasseur Michaël Boukobza
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan « Feel Free[2] » « Il a Free, il a tout compris ! » « La liberté n'a pas de prix »
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Cyril Poidatz[3]
Activité Fournisseur d'accès à Internet
Produits FTTH ADSL RTC Freebox Alice ADSL
Société mère Iliad
Effectif 841 salariés[3]
Site web www.free.fr
Fonds propres 1,411 milliards (2010)[3]
Dette 243,763 M (2010)[3]
Chiffre d’affaires 2,009 milliards (2010)[3]
en augmentation +3.85 % AF 2009
Résultat net 389,864 M (2010)[3]
en augmentation +117.80 % AF 2009

Free, entreprise filiale du groupe Iliad, est l'un des principaux fournisseurs d'accès à Internet en France, troisième en nombre d'abonnés haut débit en mai 2010, devant Bouygues, derrière Orange et SFR[4]. Le réseau de Free, utilisé par des sociétés du groupe Iliad, est appelé Proxad.

Sommaire

Historique

L'offre internet en réseau téléphonique commuté

Le réseau domestique de ProXad

Free fait figure de pionnier de l'accès à Internet sans abonnement, en France, en étant l'un des trois premiers à proposer le 26 avril 1999 un accès à Internet sans abonnement ni numéro surtaxé. Ses prédécesseurs sur le créneau de l'accès sans abonnement furent World Online (1er avril 1999), puis Freesurf (19 avril 1999), mais sur un nombre de régions plus limité.

Ce service inclut le courrier électronique (POP3/IMAP4) accessible aussi par une interface Web IMP. La destruction des courriers indésirables, ainsi qu'un classement automatique des courriers entrants dans différents répertoires (si on utilise l'interface Web), est possible grâce à l'outil mfilter. Dans le passé, mfilter permettait aussi d'envoyer une réponse automatique personnalisée à l'expéditeur déclaré des mails refusés. Cette possibilité a été supprimée entre le 23 et le 26 août 2007. Cette suppression a pour but d'éviter les problèmes de boucle avec les mails en réponse automatique signalant que l'expéditeur du spam n'existe pas[5].

Free propose également un hébergement Web gratuit dont la capacité initiale de 100 Mo est passée à 1 Go depuis début 2005 puis 10 Go depuis juin 2006 par défaut avec support de PHP et MySQL. Depuis septembre 2006, Free propose également PostgreSQL. De plus, Free propose maintenant une gestion de plugins permettant de transformer son espace Web en wiki, album photo, blog… (ceci est actuellement suspendu à cause de bugs récurrents, dans la future version l'intégration des modules se fera directement et non pas une nuit après.)

L'offre internet ADSL

Free est aussi l'une des entreprises françaises pionnières dans l'accès et l'offre Internet par ADSL, après un début chaotique au début de l'année 2000 qui servait principalement de test : à l'époque, les infrastructures techniques et légales n'étaient pas au rendez-vous (conflit notamment avec France Telecom sur le dégroupage).

L'offre triple play

Free lance enfin en novembre 2002 une offre ADSL dégroupée à un prix plus attractif que ses concurrents, tout en ajoutant, plusieurs mois après, des services comme la téléphonie illimitée (août 2003) vers les fixes (VoIP : Voice over IP ou voix sur réseau IP) ou la télévision (décembre 2003) pour les abonnés bénéficiant de la Freebox, et ceci sans surcoût d'abonnement. Cet abonnement à Free Haut Débit coûte 29,99 € par mois depuis son lancement. Les opérateurs concurrents reprochent parfois (par voies indirectes)[6] à Free d'avoir imposé des prix trop bas sur le marché[7].

Le 14 décembre 2010, l'offre Révolution est lancée en zone dégroupée, avec un surcoût de prix pour du dégroupage total (surcoût lié à la mise à disposition de la boucle locale). Elle inclut notamment la dernière Freebox "V6" dite "Révolution" (Freebox Server et Freebox Player) et des appels inclus vers les téléphones portables de tous les opérateurs français. L'accès au bouquet "Freebox TV" est en supplément pour les abonnés dégroupés.

Position de l’opérateur dans les différents classements

  • Test des débits de Degrouptest, avril 2010 : 2e (6,173 Mb/s de débit descendant moyen)[8]
  • Note moyenne du 16e baromètre des FAI de l’Internaute, juillet 2010 : 12,7/20[9]
  • Dernier du classement avec une note moyenne du comparatif de la sécurité des FAI établi par Ghusse, janvier 2010 : 11/50[10]
  • Rang sur le baromètre des FAI du Monde Informatique et de Witbe, juin 2009 : 5e[11]

Le dégroupage total

En 2004, Free est le second fournisseur d'accès en France à proposer le dégroupage total, après Alice (Telecom Italia en fin 2003), et permet de s'affranchir de l'abonnement à France Télécom. Puis l'offre ADSL 2+ est lancée : elle permet d'obtenir un débit supérieur par rapport à une connexion ADSL classique, à distance égale du central téléphonique, et une portée supérieure des équipements à débit égal.

L'offre fibre FTTH

Free a annoncé en septembre 2006 une offre fibre optique en FTTH (Fiber To The Home). 100 Mbps en réception, 50 Mbps en émission, deux boitiers Freebox pouvant recevoir la télévision en HD. Boitier Freebox Optique, dotée de 4 ports Ethernet, intégrant les fonctions routeur et Wi-Fi. Boitier Freebox HD, incluant un magnétoscope numérique et pouvant être reliée à la Freebox Optique en Ethernet ou en Wi-Fi. Cet abonnement à Free Très Haut Débit coûte lui aussi 29,99 € par mois, mais ne couvre encore que quelques quartiers dans les plus grandes villes. Fin 2008, le déploiement de cette offre est loin derrière celui de Numericable[note 1],[12]. Depuis le 14 décembre 2010, ce sont les boîtiers Freebox Server et Player (Freebox V6) qui sont prêtés aux abonnés dégroupés pour l'ofre FTTH.

En juillet 2011, l'Arcep a pris la décision n° 2011-0893 pour répondre au besoin de la société France Télécom d'effectuer le raccordement d'un client dont l'opérateur d'immeuble est Free Infrastructure Smiley[13].

En 2011, Free est l'opérateur qui pose problème: 62% des copropriétés ayant signé une convention avec free ne sont toujours pas connectés après les 6 mois de délais réglementaires. Par ailleurs, la société Free a adopté une attitude anticoncurrentielle qui pénalise 85000 logements situés dans 7000 copropriétés[14].

Free envisage toutefois de concurrencer les offres fibres optiques avec une technologie moins performante: le VDSL 2 dont le déploiement commercial pourrait commencer dès 2012[15].

L'internationalisation

Le réseau Proxad international avec les principaux nœuds français

Free possède le 3e réseau privé (DWDM classique) en termes de couverture nationale (51 800 km[Quand ?] de fibre optique[16]) et de capacité. Le réseau de Free est désormais international. Il est présent:

  • aux États-Unis:
    • à Washington dans le centre Equinix de Ashburn
    • à New York où il est connecté au point d'échange PAIX-NY depuis Londres
    • à New York où il est connecté dans le centre Equinix (mais les liaisons ne sont pas utilisées au 5 mai 2010) depuis Paris (Bezon et Telehouse 2)
    • à Miami où il est connecté au point d'échange NOTA dans le centre Terremark depuis Ashburn
  • au Royaume-Uni où il est connecté au point d'échange London Internet Exchange à Londres depuis Paris, Amsterdam et Gravelines
  • aux Pays-Bas où il est connecté au point d'échange AMS-IX à Amsterdam depuis Londres et Francfort)
  • en Allemagne où il est connecté au point d'échange DE-CIX à Francfort depuis Paris, Strasbourg et Amsterdam

Bien que ces liaisons soient souvent sur des fibres optiques louées à d'importants opérateurs internationaux (Level 3, Global Crossing…), cela permet de diminuer significativement les coûts liés aux accords de transit (payant) en multipliant les accords de peering (gratuits).

Des accords de transit importants existent encore car Free s'appuie sur deux prestataires (Level3 et Teleglobe) avec lesquels il dispose d'une capacité de transit de 160 Gbps[16].

Free opérait aussi un point d'échange à Paris nommé FreeIX[17] ou étaient interconnectés jusque 47 fournisseurs d'accès ou de service Internet (tels que Bouygues Telecom, Neuf/Cegetel, Global Crossing, Interoute...) ou des fournisseurs de contenu (Google, ...)[18]. Il a été définitivement fermé le 30 août 2011[19].

Offres de Free

Free propose quatre offres sous sa propre marque :

  • Freebox Revolution (de type ADSL ou FTTH), exclusive aux abonnés dégroupés, à 35,98 € par mois (29,99 € si l'abonné conserve un abonnement de téléphonie fixe chez l'opérateur historique) ; l'abonnement TV est en supplément à 1,99 € par mois.
  • Freebox (de type ADSL ou FTTH), à 29,99 € par mois pour les abonnés dégroupés, ou en collecte IP/ADSL pour 35,98 € par mois. Un abonnement TV est en supplément à 1,99 € par mois pour les abonnés dégroupés. Un forfait appels vers les téléphones portables est disponible pour 2,99 € par mois[20].
  • Free 50 heures (de type RTC) pour 14,94 € par mois.
  • Accès "gratuit" (de type RTC) (hors coût téléphonique)

Free propose également une offre AliceBox de type ADSL sous la marque Alice.

Les clients qui disposent d'une vieille version de la Freebox peuvent l'échanger contre une V5 pour un prix qui dépend de leur ancienneté.

Au 31 mars 2011, 4 145 000 personnes étaient abonnées à une offre Free Haut débit (dont 3 738 790 dégroupés et 406 210 en collecte IP/ADSL), et 516 000 personnes à une offre Alice ADSL. Le revenu moyen par abonné ADSL (Average Revenue Per User) était de 35,80 € HT et de plus de 38 € HT pour les abonnés à l'offre Freebox Revolution[21].

Services

Pour tous les abonnés

  • Messagerie électronique avec 10 Go d'espace (nombre d'adresses électroniques illimité, antispam et filtres)[22].
  • Hébergement de pages perso avec un espace de 10 Go et services associés (PHP, MySQL/PostgreSQL, ...).

Freebox

Article détaillé : Freebox.
  • Accès à Internet (en FTTH, 100 Mbit/s en réception et 50 Mbit/s en émission en zone fibrée dans un premier temps (en ADSL, 28 Mbit/s en réception au maximum et 1 Mbit/s en émission en zone dégroupée au maximum et 22 Mbit/s en réception et 1 Mbit/s en émission en zone non dégroupée, débits maximum ATM) et services associés (adresse IP fixe, reverse DNS, DHCP, routeur, Wi-Fi, WoL, switch, wifi MIMO...).
  • Premier opérateur grand public à proposer la connectivité à internet en IPv6.
  • FreeWifi depuis le 26 mai 2009[23] chaque freebox V5 devient un hotspot.
  • Téléphonie par VoIP (illimitée vers tous les téléphones fixes de France métropolitaine et 96 destinations à partir du 1er février 2009) et services associés (messagerie vocale et autres fonctionnalités classiques, compte SIP, Ring Back Tone, ...)
  • Télévision pour les abonnés dégroupés grâce aux bouquets Freebox TV, Canalsat, Canal+ le bouquet, Canalplay (VOD) et services associés (Freeplayer, Multiposte, ...)
  • Télévision sur Ordinateur ouvert même aux non dégroupés.
  • Envoi et réception de télécopies et numéro associé depuis le 25 avril 2007.
  • Depuis la Freebox HD : disponibilité de contenus HD (Roland Garros, concerts, quelques films, coupe du monde FIFA), Multiposte HD, enregistreur numérique (depuis le 4 septembre 2006), TV Perso permet de créer sa propre chaîne de télévision grâce à une caméra ou autre source (depuis le 28 juin 2007)
  • Premier opérateur Français à proposer une box tv avec lecteur blu-Ray (annonce par communiqué de presse le 14 décembre 2010).

Serveurs

  • serveur POP3 : pop.free.fr (port 110, sans authentification sécurisée, ni connexion sécurisée)
  • serveur IMAP : imap.free.fr (port 143, sans authentification sécurisée, ni connexion sécurisée)
  • serveur IMAP : imap.free.fr (port 993, sécurisé via le chiffrement SSL (Secure Sockets Layer) et l'IPV6)
  • serveur SMTP : smtp.free.fr (port 25, sans authentification, ni connexion sécurisée)
  • serveur SMTP : smtp.free.fr (port 587, non sécurisé mais avec authentification pour envoyer ses mails depuis n'importe quelle connexion internet)
  • serveur NNTP : news.free.fr sur le port 119 (accès également possible via les ports 53, 80, 109, 110, 143, 220, 434, 443, 993 et 995).
  • serveurs DNS : IP variables suivant les connexions, elles sont données par le serveur DHCP (Leurs adresses ont été modifiées courant 2008, les anciens serveurs 212.27.54.252, 212.27.53.252... ont été maintenus jusqu'en juillet 2009)
    • serveur DNS primaire: 212.27.40.240
    • serveur DNS secondaire: 212.27.40.241
  • serveurs NTP : ntp1.proxad.net ou ntp2.proxad.net

Autres services

Free héberge les miroirs de nombreux logiciels libres et de distributions Linux.

Free permet de stocker un fichier allant jusqu’à 10 Go pendant une durée de 30 jours (renouvelés à chaque téléchargement du fichier, le nombre de jours dépend de l'espace libre des serveurs). Cela peut permettre de s'affranchir de certaines limites imposées aux utilisateurs de messagerie électronique (ce genre de service limite généralement l'envoi de pièces jointes à 2-5 Mo). Ce service est réservé en priorité aux abonnés Free, c'est pourquoi il existe une limitation de bande passante pour tout abonné d'un autre opérateur. Ce service est actuellement en version expérimentale beta[24].

La « Fondation d'Entreprise Free » a été créée le 11 septembre 2006[25] sur l'idée de Xavier Niel afin de s'occuper des nouveaux services développés par la société via Iliad. Le but est de pouvoir fournir des services minimaux de communication, tout en profitant du développement du FTTH. Ces réseaux optiques créés dans les bâtiments permettent ainsi d'avoir une ligne reliée à ce système optique, et disposant d'une connexion Internet bas débit gratuite, d'une réception des chaines de la TNT, et d'une ligne téléphonique.

Filtrage peer to peer

Il est arrivé que pour certaines zones (non dégroupées), un bridage des protocoles de P2P mis en place se soit transformé en blocage quasi-total[26], contrariant par ce fait toute utilisation légale du P2P. S'ajoute à cela le bridage des newsgroups[27].

Publicités

Crétin.fr

Free utilisait la marque fictive Crétin.fr.

Le principe du site Crétin.fr consistait d'une part à la parodie proprement dite d'un concurrent fictif prenant ses abonnés pour des « crétins », d'autre part à permettre aux « freenautes » de déposer leurs propres films parodiques et voter pour leur film parodique préféré. Les films ayant obtenu le plus grand nombre de votes gagnaient le renouvellement gratuit de leur Freebox version 4, constituée d'un seul boîtier, par une Freebox HD avec ses 2 boîtiers logiciellement évolutifs pouvant gérer un contenu HD.

Bien que drôles et décalés, le problème de ces publicités étaient que le public retenait surtout Crétin.fr au lieu de Free.

Rodolphe

À partir de 2009, les nouvelles publicités télévisuelles de Free sont centrées autour d'un personnage : Rodolphe. Il s'agit d'un jeune adulte clairement geek, portant une barbe hirsute, de grosses lunettes et des vêtements ringards, qui vit chez sa mère, mais est plutôt débrouillard. Contrairement à Alice (marque du groupe Iliad depuis 2008) et sa jolie blonde, les publicités qui mettent en scène Rodolphe sont ouvertement humoristiques, tout en mettant en avant les atouts commerciaux et techniques des services de Free.

Freebox Révolution

À partir de janvier 2011, les publicités basées sur le personnage de Rodolphe ont laissées place à quatre publicités dédiées à la Freebox Révolution. Ces publicités au ton décalé mettent en scène un personnage sorte de gourou complètement fou dans quatre univers différents (western, tango, tronçonneuse, télévision-téléphone) où l'on voit des scènes surréalistes comme un cochon vêtu d'un tutu ou une banane courir après un gorille.

En juin 2011, ces publicités laissent place à deux nouveaux spots au style complètement différents, très inspiré par les publicités d'Apple[28]. Le style est sobre, avec comme unique bande sonore une musique, elle aussi inspirée par les publicités d'Apple.

Assistance

Free offre un service d'assistance technique par téléphone (au 3244), au tarif Azur depuis une ligne fixe et gratuit depuis une Freebox Révolution. En zone dégroupée, un technicien peut se déplacer chez l'abonné, gratuitement si les problèmes ne sont pas imputables au client et sous 10 heures avec l'offre Révolution (pénalité de 1 € par heure de retard dans la limite de 10 € par mois). L’assistance est aussi disponible par d'autres canaux :

Tous ces canaux sont gérés à travers le CRM de la société et assurent le même suivi client[35].

Problèmes

Plaintes

Le 21 février 2006, Free est condamné par le Tribunal de grande instance de Paris à payer 30 000 € à titre de dommages-intérêts à l'UFC-Que Choisir et 15 000 € à l'association Familles de France pour 32 articles dans les conditions générales de vente de Free jugés abusifs. Free a réagi en regrettant l'instrumentalisation des tribunaux par certaines associations de consommateurs en mal de publicité et de financement [36]. Un peu plus de deux mois plus tard, Free informe ses abonnés du changement des CGV.

En mai 2006 l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir lance plusieurs centaines de procédures judiciaires contre la société, à la suite d'un grand nombre de plaintes d'abonnés. À la suite d'une plainte contre X en diffamation, les dirigeants d'UFC-Que Choisir ont été mis en examen. Cette dernière plainte a finalement été rejetée par la cour d'appel de Paris (11e chambre). En juillet 2007, Free est condamnée à rembourser trois abonnés et à payer 20 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, mais elle fait appel. Un nouveau procès est prévu en novembre 2009[37].

En octobre 2009, l'association UFC-Que Choisir attaque Free qui est le seul FAI français à surtaxer sa hotline (0,34 € la minute sans compter les surfacturations des opérateurs de téléphonie mobile)[37]. Le 7 décembre 2009, la même association annonce qu'elle a saisi le Tribunal de Grande Instance de Paris à l'encontre de Free pour « pratiques déloyales et illicites dans ses conditions de vente »[38].

En mars 2011, le Tribunal de grande instance de Paris, saisi par l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir en mars 2010, a ordonné à Free de cesser ses « pratiques commerciales illicites » et ses « pratiques commerciales trompeuses »[39].

Free doit payer 50 000 € de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, modifier ses conditions générales dans un délai de 15 jours sous peine d'une astreinte de 2 000 € par jour de retard, et publier la condamnation dans la presse et sur la page d'accueil de leur site interne.

La justice a déclaré illégaux :

  • Les "frais d'activation différés" : 96 euros (moins 3 euros par mois d’ancienneté et moins 1,5 € par mois pour Freebox Révolution) facturé aux abonnés souhaitant résilier leur abonnement. Pour la justice, il s'agissait de frais de résiliation non justifiés : l’article L. 121-84-7 du code de la consommation oblige les opérateurs à facturer des frais de résiliation en adéquation avec leur coût réel.
  • Le tribunal a également donné raison à l'UFC-Que Choisir sur d'autres pratiques, mais auxquelles Free a mis fin depuis le dépôt de la plainte de l’UFC Que Choisir en mars 2010 : option Service Plus pré-cochée ou encore l'utilisation de termes trompeurs ( "Il a Free, il a tout compris" ; "Découvrez les 20 exclusivités de l'offre Free" ; "Bénéficiez de tarifs attractifs vers les autres destinations et mobiles ")[40].

Controverses sur le respect des logiciels libres

Free utilise des logiciels libres dans un grand nombre de ses équipements, dont la Freebox qui est prêtée à ses abonnés : elle utilise Linux pour son noyau, ainsi que d'autres logiciels sous GPL(v2), notamment pour ses divers pilotes. Or, la GPL (utilisée dans un certain nombre des logiciels utilisés par la Freebox) impose de publier le code source de tout logiciel basé sur un logiciel sous GPL, ou réutilisant tout ou partie de son code, notamment lorsqu'il est distribué et même en location (voir tivoisation). Mais Free a toujours refusé de publier le code source des logiciels utilisés par sa Freebox, estimant qu'il n'y avait pas distribution, le terminal Freebox étant produit et prêté à l'abonné qui est tenu de le restituer en fin d'abonnement (ceci est un raisonnement non valable à partir de la GLPv3). La Freebox est dite propriété insaisissable, au même titre que les compteurs électriques ou de gaz propriétés de leurs compagnies respectives. Le client ne peut donc pas modifier le terminal, sous peine d'être facturé lors de la résiliation (190 € pour Freebox v4, 290 € pour le boîtier multimédia de la Freebox HD, 150 € pour le boîtier ADSL de la Freebox HD[41]). Free a récemment décidé de publier ce contenu sur un site[42].

Notes et références

Notes 
  1. Sur les 170 000 abonnements en fibre optiques, 130 000 l'étaient en FTTB (Numericable). Orange, Free et SFR se partageant les 40 000 autres abonnements, soit trois fois moins que Numericable.
Références 
  1. France : Free Mobile obtient la 4e licence mobile 3GWikinews ]
  2. (fr) Nil Sanyas, « Free : Mr Easy remplace Rodolphe et change de slogan », 5 janvier 2011. Consulté le 1er février 2011
  3. a, b, c, d, e et f societe.com
  4. (fr) Nil Sanyas, « Nombre total d'abonnés ADSL : SFR surpasse de peu Iliad » sur PC INpact, 12 mai 2010
  5. (fr) Service mfilter : retrait d’une option sur Le Journal Du Freenaute, 26 août 2007
  6. Free, isolé dans la hausse du prix du triple play
  7. L'après-Hadopi: l'impossible licence légale
  8. [PDF] Test des débits Degrouptest, avril 2010
  9. 16e baromètre de l’Internaute, juillet 2010
  10. Comparatif de la sécurité des FAI établi par Ghusse, janvier 2010
  11. Baromètre du Monde Informatique, juin 2009
  12. (fr) Fibre optique : vers un retour en force du FTTB ? sur Zdnet, 3 juin 2009
  13. Décision n° 2011-0893 de l'ARCEP en date du 26 juillet 2011 se prononçant sur une demande de règlement de différend opposant les sociétés France Télécom et Free Infrastructure Smiley, Arcep, 2011 [lire en ligne (page consultée le vendredi 26 aout 2011)] 
  14. la rédaction, ZDNET France, Fibre optique : Free dépassé ?, hightech.nouvelobs.com, 07.10.2011 17:10 [lire en ligne] 
  15. Free sur le point d'abandonner le fibrage de certains immeubles, LEMONDE.FR, 06.10.11 [lire en ligne] 
  16. a et b [PDF] DOCUMENT DE REFERENCE ET RAPPORT FINANCIER ANNUEL
  17. Page d'accueil de FreeIX
  18. Page d'accueil de PeeringDB
  19. Fermeture du FreeIX
  20. Mon Compte, Téléphone, puis "Gestion de mes options (Algérie, mobile)".
  21. [PDF] Communiqué de presse des résultats du premier trimestre 2011
  22. Depuis le 4/11/2011 (auparavant c'était 1 Go)
  23. FAQ : FREEBOX - INTERNET
  24. Service d'hébergement de fichier de Free
  25. Avis de création
  26. Le filtrage P2P s’étend en zone non-dégroupée (IP/ADSL) ?
  27. Usenet : Bridage des Newsgroups, c'est reparti chez Free !
  28. macgeneration.fr - Free fait (aussi) des publicités comme Apple
  29. Site d'assistance Free
  30. Assistance chat
  31. Formulaire d'Assistance mail
  32. Canal proxad.free sur le serveur NNTP news.free.fr, sous-canaux en fonction du domaine du problème à résoudre : RTC, ADSL, FTTH, services, messagerie, pagesperso
  33. Compte @LaLigneDeFree
  34. Page Facebook d'Angélique Berge
  35. Interview d'Angélique Berge, directrice de la relation abonnés.
  36. Wanadoo et Free condamnés
  37. a et b (fr) Nil Sanyas, « Hotline surtaxée : l'UFC-Que Choisir attaque Free » sur PCInpact.com, 28 octobre 2009
  38. (fr) L'UFC-Que Choisir porte plainte contre Free sur NouvelObs.com, 7 décembre 2009
  39. Free condamné à cesser des «pratiques commerciales illicites»
  40. UFC-Que Choisir
  41. [PDF] Indemnité forfaitaire
  42. [1]

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes



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