François Sentein


François Sentein

Écrivain français, François Sentein, Félix de son prénom de baptême, est né le 20 avril 1920 dans le Languedoc de l'entre deux guerres dans une famille patricienne de Montpellier. François Sentein est décédé à Paris, le 2 mars 2010[1].

Sommaire

Biographie

Élevé dans une famille de médecins de tradition monarchiste, n'allant à l'école qu'à neuf ans, il poursuit ses études chez les jésuites, d'où il sera exclu pour indiscipline. Dès 1934-1935, il se passionne pour la politique. Il est impressionné par Charles Maurras, le dirigeant de l'Action française.

Élève ensuite du lycée de Montpellier, il est reçu au baccalauréat de philosophie en 1937. À la rentrée suivante, il part pour Paris, prépare son entrée en khâgne au lycée Condorcet sur les conseils de Pierre Boutang, et passe un certificat de licence de psychologie. En septembre 1938, il va à Nuremberg puis à Munich et assiste aux parades nazies, apercevant dans les rues Hitler et Goebbels. Alors qu'il prépare son troisième certificat de licence en octobre 1939, il devient professeur de cinquième (français, latin, histoire) à l'Enclos Saint-François à Montpellier (un poste qu'il obtient de Maurice Clavel, normalien, nommé professeur de philosophie à Nîmes). En décembre 1939, il repart pour Paris où il va chercher du travail dans un journal. Il entre au mensuel Combat, où il rencontre Thierry Maulnier, Maurice Blanchot...

En avril 1940, il rentre à Montpellier pour une semaine avant de revenir à Paris où il travaille à l'éphémère La Liberté, rue du Croissant, jusqu'à la fin de mai. Il revient alors dans le midi, va à Marseille, à Lyon, à Vichy... Il remonte à Paris en septembre 1941. Il écrit alors aussi pour Idées (rubrique du théâtre); France, revue de l'État nouveau; Les Cahiers français... Il travaille souvent auprès de Jean Cocteau, rédigeant pour lui de nombreux textes. C'est lui qui a été chargé avant la publication de Notre Dame des Fleurs de revoir et de corriger, de ponctuer le texte de Jean Genet. Au fil des jours, il écrit son journal, ses Minutes (commencées à Collioure en 1938) qui seront publiées alors qu'il a déjà 80 ans. Dans les années 1950, François Sentein écrit dans Rivarol sous le pseudonyme Saint-Agraphes; dans les années 1960, il publie dans le journal L'Aurore une chronique quotidienne consacrée aux prénoms. Dans les années 1990, il donne plusieurs textes de ses "Minutes" à la revue maurrassienne Réaction. François Sentein s'est éteint en mars 2010[2].

Rencontres

Dans le Paris de l'avant-guerre, de la guerre, de l'occupation puis de la Libération, il rencontre beaucoup des célébrités de la littérature (Jean Cocteau, Jean Genet, Henri de Montherlant, Roland Laudenbach, Claude Roy, Maurice Clavel, Kléber Haedens, Ramon Fernandez, Claudine Chonez, Thierry Maulnier, Maurice Blanchot, Marcel Jouhandeau, Maurice Sachs, François Monod, Jean Wahl, Drieu La Rochelle, Jacques Laurent (alors Laurent Cély et plus tard Cécil Saint-Laurent), Jean Boullet, Jean-Paul Sartre), Jean Hugo, l'éditeur Robert Denoël...).

Les Centres de jeunesse

En octobre 1941, il devient chef de chantier, chargé de l'enseignement général, dans un des nouveaux Centres de jeunesse lancés par le maréchal Pétain.

En 1945, il est démis de ses fonction de responsable pédagogique par une commission d'épuration. Il devient professeur dans l'enseignement privé. et vit également de piges et de travaux dans l'édition. Il devient ainsi le « nègre » de l'actrice Cécile Sorel qu'il aide à écrire ses mémoires. En 1954-55, il est rédacteur en chef de La Parisienne.

Dans les années 1970-1980, il est professeur de lettres au lycée sports-études de Font-Romeu où il continue de pratiquer athlétisme, ski de piste et ski de fond et où il est président de la section Lutte du lycée.

Œuvres

  • Philippe In Les Prénoms, Collectif sous la direction de François Sentein, Éditeur Pierre Horay - 1959
  • Bernard idem
  • Michel idem
  • Monique idem
  • Henri idem
  • Jean idem
  • Daniel idem.

Sources

  • En 2003, un portrait de 50 minutes réalisé par Dominique Rabourdin a été consacré à François Sentein dans Metropolis sur ARTE.
  • Marco Dotti, Nello stile di un libertino, entretien publié dans le journal Il Manifesto, 26 juillet 2006, l'entretien avec Sentein a été reprise dans la revue italienne TYSM.
  • François Sentein est fréquemment cité dans le livre de Patrick Buisson, (2008) 1940-1945 : années érotiques : Vichy ou les infortunes de la vertu, Albin Michel, EAN13 9782226183941


Références

Liens externes



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