Francois Joseph Pamphile de Lacroix


Francois Joseph Pamphile de Lacroix

François Joseph Pamphile de Lacroix

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François Joseph Pamphile de Lacroix
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Origine France France
Hommage nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile

François Joseph Pamphile de Lacroix, né à Aimargues (Gard), en juin 1774, général français.

Son père était juge au tribunal criminel du département de l'Hérault, et le jeune Lacroix reçut une éducation conforme à la position que sa famille avait dans le monde.

Le 12 mai 1792, le jeune Pamphile entra dans le 14e régiment d'infanterie, ci-devant Forez, comme sous-lieutenant, et fit en cette qualité les campagnes de la Champagne et de la Belgique. Son courage, ses heureuses dispositions le firent appeler, en avril 1793, à l'état-major de l'armée du Nord, commandée par le général Dampierre. Il se rendit ensuite auprès du général de brigade Macdonald, commandant le régiment de Picardie, et remplissant alors les fonctions d'officier général sur les bords de la Lys. À partir de cette époque, et pendant dix années, ses services se lient intimement à ceux du chef illustre dont il fut avec justice l'officier de prédilection.

Il se rendit digne de la confiance de Macdonald, par la valeur qu'il déploya sur les champs de bataille du département du Nord, de la Belgique, de la Hollande, de l'Italie, ainsi qu'à la prise de Terracine, où il eut la cuisse gauche traversée d'une balle. En récompense de sa brillante conduite dans cette journée, ce militaire fut élevé au grade de chef de bataillon. Il combattit avec non moins de distinction à l'attaque de Capoue et à la prise de Naples, où ses services lui valurent le rang d'adjudant-général. À la bataille de la Trébia, il prit le commandement de la division de réserve, qui présentait moitié de l'effectif de l'armée, et eut deux chevaux tués sous lui.

A la tête de ce corps il culbuta, aux combats de la Nuza et de la Duchessa, les colonnes ennemies qui voulaient couper la retraite de l'armée, leur enleva de vive force la ville de Reggio, s'empara ensuite, dans une attaque de nuit, de Sassuolo, et rouvrit ainsi à l'armée de Naples les débouchés par lesquels elle effectua sa retraite par les défilés longs et étroits des Apennins, où elle eût pu trouver ses fourches Caudines.

Un an après, l'adjudant-général Lacroix traçait autour de Bard, sur les rochers à pic d'Albaro déclarés impraticables, un sentier par lequel la fortune du premier Consul et des armées françaises redescendait en Italie et venait briller à la bataille de Marengo.

Lorsqu'en l'an IX, le général Macdonald fut appelé au commandement en chef de l'armée des Grisons, il chargea l'adjudant-général Lacroix de commander son avant-garde et d'ouvrir, à travers les neiges et les glaces des Alpes, le passage du Splugën.

Enfin, en l'an X, il fit partie de l'expédition de Saint-Domingue, où il enleva de vive force la ville de Port-au-Prince. Atteint d'une balle à la poitrine, il reçut, pour prix de ses nouveaux exploits, le grade de général de brigade, dont il avait depuis trois ans si heureusement rempli les fonctions.

Le sort semblait avoir destiné le général Lacroix à avoir des commandements supérieurs aux fonctions de son grade effectif : à peine était-il fait général de brigade à Saint-Domingue, que, le général Boulet ayant été blessé, il prit le commandement de la division et soutint avec elle plusieurs combats glorieux sur l'Artibonite, à la Crête-à-Pierrot, aux Matheux et à l'Arcahaie. Chargé d'organiser la défense du département de Cibao, au moment de la défection générale des noirs, le général Lacroix rouvrit les communications, marcha avec les milices espagnoles au secours de la partie française, escalada avec elles les forts d'Ouanaminthe et de Laxavon, et chassa les noirs insurgés des bords de la rivière du Massacre.

De retour en France en l'an XI, il reçut la décoration de membre de la Légion d'honneur, puis celle de commandant de l'Ordre la même année. Il se rendit ensuite en Hollande, s'embarqua sur le Texel avec sa brigade pour l'expédition d'Angleterre, et fit enfin, avec cette même brigade, les campagnes d'Ulm, d'Allemagne et du Frioul.

Le 24 juin 1808, l'Empereur le nomma baron de l'Empire avec une dotation de 4 000 francs. Promu chef d'état-major de l'armée de Naples en, 1809, il se signala par ses services pour la défense du pays contre l'armée anglo-sicilienne. Après la cessation des hostilités, il purgea le pays des brigands qui l'infestaient, et prit une part active à l'organisation de l'administration du royaume.

Ayant obtenu un congé pour rentrer en France, il ne rejoignit point en temps opportun, eut quelques démêlés avec l'autorité impériale, et fut, pendant, quelques jours, enfermé dans la forteresse de Montpellier. Toutefois, il n'avait pas entièrement démérité de la confiance de l'Empereur, puisqu'il en reçut le commandement d'une brigade, et qu'à la première Restauration on le porta au cadre de non activité.

Louis XVIII le créa cependant chevalier de Saint-Louis le 8 juillet 1814. Aux premières nouvelles du débarquement de Napoléon Ier, le général Pamphile Lacroix fut nommé, par ordonnance royale contre-signée du maréchal Soult, lieutenant-général honoraire ; mais les événements et l'enthousiasme national ne permirent point aux Bourbons d'organiser leur défense, et vingt jours plus tard, l'Empereur appelait le général Lacroix aux fonctions de chef de l'état— major du 2e corps et lui conférait le grade de lieutenant-général titulaire.

A la suite de la bataille de Waterloo, Napoléon lui prescrivit de rester le plus longtemps possible à la sortie de Charleroi, pour donner des directions aux hommes des différents corps de l'armée qui se retiraient isolés. Le 30 juin, Laguette-Mornay ayant, dans un rapport à la Chambre des représentants, porté atteinte à l'honneur de la 2e division, en disant qu'elle avait été la plus démoralisée dans la déroute du mont Saint-Jean, le général Lacroix prit hautement la défense de ce corps et adressa au président de la Chambre une réclamation tout à la fois respectueuse et énergique, dont la lecture donna lieu à un vote de remerciements des représentants de la nation à la 2e division. On le porta de nouyeau sur le cadre de non-activité.

En 1819, il prononça l'oraison funèbre du maréchal Serrurier, dans laquelle il ne craignit pas de payer aussi un tribut d'hommages à la mémoire de Masséna, en rappelant que ce guerrier avait eu le malheur de descendre au tombeau avec là douleur poignante de voir sa patrie envahie par les armées étrangères et ses compagnons d'armes en butte aux outrages et à la persécution.

Malgré l'expression de ses sentiments, le général Pamphile Lacroix fut appelé à l'activité en 1820 par l'amitié personnelle du ministre Latour-Maubourg, et chargé du commandement de la 7e division à Grenoble. Placé sur le terrain brûlant des conspirations, il se voua franchement à la défense des Bourbons, mais sans abandonner celle de ses anciens frères d'armes : sentiment qui pouvait n'être pas sans danger pour son ambition personnelle.

Bientôt il se trouva en présence de l'insurrection du 20 mars 1821. Pour la réprimer, il mit un empressement à proclamer la mise de la ville en état de siège : mais l'on doit toutefois reconnaître qu'il accompagna la publication de cette mesure d'une proclamation bienveillante et paternelle, et que, pendant les sept jours qu'il conserva dans ses mains le, pouvoir dictatorial, il ne commit aucun acte arbitraire. Le gouvernement approuva toutes les mesures prises par le général Lacroix, et le cordon de commandeur de l'ordre de Saint-Louis fut, le 7 avril suivant, la récompense de son zèle et de son énergie. Peu après, il passa, au commandement de la 5e division à Strasbourg, et se trouva de nouveau en contact avec les conjurés. Sa conduite dans les affaires de Belfort, de Strasbourg et de Colmar, n'est peut-être pas exempte de blâme.

Créé vicomte le 10 août 1822, il obtint, au mois de janvier 1823, le commandement de la 10e division militaire à Toulouse, ainsi que celui de, la 2e division de l'armée d'observation. Un mois plus tard il fit partie de l'armée des Pyrénées, entra en Espagne à la tête de la 6e division et devint membre de la commission de défense du royaume.

Nous ne savons pour quel motif il tomba, au mois d'août 1823, dans la disgrâce du prince généralissime. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il ne conserva plus de sa haute position que le titre de gentilhomme de la chambre, qui lui avait été conféré lors de la création de la maison du roi. Il resta en disponibilité jusqu'au mois d'août 1831, époque à laquelle le gouvernement de Juillet le mit à la retraite.

Source

« François Joseph Pamphile de Lacroix », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition] (Wikisource)

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