Foret de Fontainebleau


Foret de Fontainebleau

Forêt de Fontainebleau

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La forêt de Fontainebleau, autrefois appelée forêt de Bière (dérivé de bruyère)[1], est un important massif boisé de 25 000 ha, dont 21 600 ha sont aujourd'hui administrés en forêt domaniale.

Ce massif, au centre duquel se trouve la ville de Fontainebleau, est situé en Seine-et-Marne. La forêt domaniale proprement dite couvre 17 072 ha ; elle a une altitude variant de 42 m (Seine à Bois-le-Roi) à 144 m (Carrefour du Banc du Roi, 2 km au nord de Fontainebleau).

Elle est fragmentée et traversée par l'autoroute A6 (1964), les nationales 6 et 7, ainsi que le chemin de fer de Paris à Lyon. Chaque année, des millions de visiteurs viennent s'y promener (13 millions en 2006 [2]).

La forêt de Fontainebleau est célèbre dans le monde entier pour avoir inspiré les artistes du XIXe siècle : peintres impressionnistes et école de Barbizon, ainsi que des photographes, des écrivains et des poètes.

Aspect caractéristique des rochers dans les gorges de Franchard
Un jeune homme dans la forêt de Fontainebleau, Pierre Auguste Renoir 1886

Sommaire

Histoire

En 1067, le capétien Philippe Ier acquiert le comté du Gâtinais, ce qui permet au pouvoir royal de maîtriser l'ensemble du territoire de l'actuelle forêt. En 1167, on atteste l'existence d'une demeure royale.

En 1400, Charles VI ordonne la première réformation de la forêt, c'est-à-dire la fermeture complète de l'espace forestier pour quelques mois, afin de vérifier les droits et usages de chacun sur le gibier et les bois. Cette procédure exceptionnelle va se renouveler de nombreuses fois sous l'Ancien Régime.

À l'époque de Louis XIV, moins de 20% de la superficie est boisée. Colbert lance une nouvelle réformation de juin à septembre 1664 ainsi que des chantiers de plantation. Le roi parcourt alors la forêt chaque année en automne pour la chasse.

En 1716, suite au terrible hiver de l'année 1709, un nouvel aménagement de la forêt est promulgué : 6 000 ha sont plantés de feuillus, mais cela s'avère un échec presque total. Un nouvel aménagement est relancé en 1750. En 1786, une timide introduction de pins sylvestres est tentée.

Après la Révolution, suite à de nombreuses coupes sauvages et la prolifération de gibier faute de chasse, Napoléon Ier réforme l'administration forestière et celle du château en 1807. En 1830, la plantation de 6 000 autres ha de pin provoque la grogne des artistes qui viennent chercher l'inspiration en forêt. Par ailleurs, la mare aux Évées est totalement drainée et réaménagée en 1837.

En 1839, Claude François Denecourt fait paraître son premier guide de promenade en forêt et aménage les premiers sentiers en 1842. Dès 1849, le chemin de fer arrive à Fontainebleau, ce qui va permettre aux Parisiens de visiter Fontainebleau par des excursions à la journée.

En 1861, est créée la première réserve artistique de 1 097 ha. Elle constitue la première réserve naturelle au monde, avant même la création du Parc national de Yellowstone aux États-Unis.

En 1872, le premier Comité de protection artistique de la forêt de Fontainebleau est mis en place, auquel adhère, entre autres, Victor Hugo. Lui succède en 1907 l'Association des amis de la forêt de Fontainebleau.

En 1953, les premières réserves biologiques dirigées et intégrales sont créées, en remplacement des réserves artistiques, supprimées en 1967.

Géologie

Un des plus célèbres blocs : le Bilboquet dans les Sables du Cul du Chien près de Noisy-sur-École (forêt domaniale des Trois Pignons).
Phénomènes d'érosion

Les grès de Fontainebleau sont célèbres par les rochers de forme bizarre qui sont très convoités par les amateurs d'escalades.

Flore

Les arbres les plus représentés sont : les chênes (45 %), le pin sylvestre (40 %), le hêtre (10 %). Les "bouquets du roi" caractéristiques de la forêt sont des chênes dont les branches se séparent dès la base.

La variété géologique, acides, et calcaires, sec et humide, la diversité de reliefs sont à l'origine de la grande diversité d'espèces, ainsi que la présence de très vieilles futaies, milieu devenu aujourd'hui très rare, et abritant quantité d'espèces dépendant du vieux bois tant animales (insectes notamment) que végétal (champignons, lichens...).


Une grande partie des pins sylvestres a été plantée par l'Office national des forêts.

Faune

Plus de 200 espèces d'oiseaux dont 102 nicheuses (Comolet-Tirman, 1997) 54 espèces de mammifères, 12 espèces d'amphibiens et 11 espèces de reptiles [3], 98 espèces de mollusques (Viette et Parisot, 2001) + de 370 espèces d'Hétéroptères (Royer 1948, complété par Doignon 1978) environ 3500 espèces de Coléoptères (Cantonnet, Casset, Toda, 1997) 1640 espèces de Lépidoptères (Gibeaux, 2000) 57 espèces d'Orthoptères (Luquet, 1994 et Luquet, Meriguet et Bruneau de Miré, 2001) 46 espèces d'Odonates (Dommanget, 2002) le nombre d'espèces de Diptères est quant à lui estimé à 10000

Mammifères

Parmi les grands mammifères, on trouve des sangliers et des cerfs.

Oiseaux

Parmi les espèces les plus intéressantes : Guêpier d'Europe, Pic mar, Pic noir, Fauvette pitchou, Engoulevent d'Europe, Pouillot siffleur, Pouillot de Bonelli, Alouette lulu, Torcol fourmilier...

Mesures de protection

Forêt de fontainbleau. Karl Bodmer 1850.

Divers statuts coexistent et se superposent, chacun disposant de particularités qui lui sont propres.

Ces statuts ne couvrent pas l'ensemble de la forêt mais seulement diverses parcelles plus ou moins intéressantes au niveau environnemental et économique.

Maintien de l'usage actuel du sol obligatoire. Toute modification portant atteinte au milieu est interdite.

Avantages : défense contre la construction de nouvelles infrastructures et le mitage du milieu.
Limites : seule la superficie initiale est maintenue, aucune recommandation visant à assurer le maintien de sa biodiversité.

Protection des habitats, mise en réseau européen.

Avantages : protection contractuelle des habitats.
Limites : la préservation des habitats et des habitats d'espèce se fait par contrat volontaire.

Label dans le cadre du programme Man and Biosphere de l'UNESCO. Leur objectif est de concilier biodiversité et utilisation durable des ressources naturelles.

Avantages : augmente les possibilités de partenariat entre les différents gestionnaires dans le cadre d'un développement durable.
Limites : aucune valeur juridique nationale, fonction de conseil aux acteurs du milieu.
  • ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) :

Inventaire national des zones naturelles à fort intérêt patrimonial effectué par les directions régionales de l'Environnement (DIREN)

Avantages : connaissance par les collectivités territoriales de leur patrimoine naturel.
Limites : pas de statut réglementaire

Territoire ne pouvant ni être détruit ni être modifié dans son état ou son aspect.

Avantages : maintient en l'état du patrimoine
Limites : Peu respecté

Protection et conservation du milieu. Existe en Réserve Biologique Dirigée (gestion conservatrice) et en Réserve Biologique Intégrale (aucune gestion).

Limites : Peut être déclassé à chaque modification d'aménagement

Des associations réclament le classement en parc national, ce qui revitaliserait l'économie locale, améliorerait la protection de la forêt et de ses aspects remarquables, attribuerait des financements et répartirait la pression touristique actuellement trop ponctuelle.

Toutefois, le fort morcellement par le réseau routier, avec les nuisances qui l'accompagnent, ainsi que d'autres facteurs, freinent sa réalisation.

Économie

Le grès est exploité depuis 1330. Dès le XVIe siècle, il est exploité pour le pavage des rues de Paris. En 1831, on embarque encore 3 000 000 de pavés. À la fin du XIXe siècle, sous la pression des artistes, on restreint l'activité de carrière qui comptait alors 2 000 hommes. En 1907, la dernière exploitation ferme. Aux Trois-Pignons, on ferme en 1983. Le sable très fin et pur est exploité pour les verreries dès 1640. On l'exploite toujours en lisière (Bourron-Marlotte).

Les promenades

L'automne en forêt

Des routes de promenades existent dans la forêt, probablement depuis le XVIe siècle. Elles servent alors essentiellement à la chasse à courre. L'actuelle route ronde est ainsi tracée sous la houlette d'Henri IV. En 1725, Louis XV ordonne le tracé de soixante routes dans la forêt, afin de faciliter ses déplacements, toujours pour la chasse.

  • En 1837, un guide de Jamin paraît : Quatre promenades en forêt de Fontainebleau. À cette époque, le seul sentier connu est celui du Mont Aigu.
  • En 1839, Claude François Denecourt (1788-1875), soldat de la Grande Armée, édite son premier guide en s'inspirant du précédent.
  • En 1842, il trace son premier sentier, celui du Mont Chauvet.
  • Dès 1847, il décrit ses propres sentiers dans ses indicateurs. Il crée 150 km de sentiers balisés avec des traits bleus, parfois surmontés d'un numéro. 17 éditions sortiront de presse avant sa mort.
  • Claude Charles Colinet (1839-1905), ancien fonctionnaire des Ponts et Chaussées, poursuivra l'œuvre de Denecourt. Onze circuits seront tracés entre 1842 et 1905.
  • L'épouse de Colinet, puis le Touring Club de France assure le suivi entre les deux guerres, puis Les Amis de Fontainebleau qui éditeront un guide en 1963.

Après la Seconde Guerre mondiale, d'autres circuits seront ajoutés pour porter le total à 18.

  • Depuis 1975, l'ONF a tracé le TMF (Tour du Massif de Fontainebleau), 65 km balisé en traits vert et blanc.

Aujourd'hui, 365 km de promenades sont balisés.

L'escalade

Escalade dans le parcours jaune du 91.1.

La forêt de Fontainebleau est un lieu internationalement connu pour l'escalade de bloc. Cette discipline est pratiquée sur des blocs de rochers d'une faible hauteur et ne nécessite pas de corde (mais d'autres moyens) pour l'assurance. Elle se pratique sur les blocs de grès caractéristiques de cette forêt.

départ d'un parcours jaune

Une des particularités de l'escalade à Bleau (surnom donné par les grimpeurs à la forêt de Fontainebleau) est l'existence de parcours. Ces parcours de différents niveaux sont balisés à l'aide de flèches de différentes couleurs. Un parcours complet était censé à l'origine correspondre à la difficulté d'une course d'alpinisme en montagne. Le premier parcours fut créé en 1947 par un certain Fred Bernick. Chaque couleur représente un niveau de difficulté : jaune (facile ou peu difficile), orange (assez difficile), bleu (difficile), rouge (très difficile), noir (extrêmement difficile).

Les secteurs d'escalade se répartissent dans toute la forêt. Parmi les plus connu : le Bas-Cuvier, Les Gorges d'Apremont (Barbizon), Franchard Isatis (dans les gorges de Franchard entre Fontainebleau et Milly-la-Forêt), le 95.2 (Milly-la-Forêt), Le Cul de Chien (Noisy-sur-École), le Diplodocus (Le Vaudoué). Certains secteurs sont même en dehors de la forêt de Fontainebleau proprement dite : le rocher de Dame Jouanne (Larchant), Buthiers (Malesherbes) ...

Bâtiments et lieux remarquables

  • La tour Denecourt : construite par Claude François Denecourt en 1851, inaugurée le 23 novembre 1853 par Napoléon III et l'impératrice Eugénie, elle a été détruite en 1878 par un tremblement de terre. Reconstruite par Colinet, de nombreuses fois restaurée, elle permet de beaux points de vue sur la région. Altitude à la base : 136 m.
  • La mare aux Évées : vaste étendue de mares transformées par des travaux entre 1833 et 1842 ; 29 km de saignées, rigoles et fossés ont été creusés pour assainir le marais d'eau stagnante qui couvrait 15 ha. Aujourd'hui, c'est un bel endroit où se rencontre le cyprès chauve.
  • L'aqueduc de la Vanne (1869) qui amène l'eau aux réservoirs de Montsouris à Paris.
  • L'aqueduc du Loing.
  • Le monument Millet-Rousseau du nom de ses deux amis peintres de l'École de Barbizon : médaillon inauguré le 21 avril 1884 à l'orée de la forêt, à côté du village de Barbizon.
  • Le prieuré de Franchard : sa fondation remonte au XIIe siècle, ce qui en fait le plus vieil édifice religieux de la forêt.
  • Le monument Georges Mandel : au bord de la nationale 7, au sud de Fontainebleau ; il rappelle l'assassinat du ministre par la milice, le 7 juillet 1944.
  • Dans le secteur du Mont Aiveu (Sud-est de la forêt), on peut voir des pins laricio greffés sur des pins sylvestres. Les diamètres des arbres sont différents de part et d'autre de la greffe.

Massifs annexes

  • La forêt des Trois-Pignons à l'ouest
  • La forêt de Barbeau au nord-est
  • La Forêt de Champagne-sur-Seine à l'est
  • La forêt de Larchant-La Commanderie au sud

La forêt et les arts

Par sa proximité avec Paris et la diversité de ses paysages, la forêt de Fontainebleau, a inspiré de nombreux artistes et renouvelé la conception du paysage en peinture, avec notamment les peintres de l'école de Barbizon.

Les peintres

Les premiers artistes connus ont été Adams Frans Van der Meulen (1632-1690), et surtout, Jean-Baptiste Oudry (1686-1755), essentiellement peintres des scènes de chasse royale dans le décor de la forêt. Camille Corot (1796-1875) est l'un des premiers à prendre comme thème principal la forêt elle-même.

À partir du milieu du XIXe siècle, plusieurs artistes viennent peindre la forêt, profitant des facilités que leur offre l'auberge Ganne. Les plus connus portent les noms de Théodore Rousseau et de Jean-François Millet, formant ce qu'on appellera bien plus tard (en 1880 en Angleterre et en 1905 en France) l'école de Barbizon.

Les impressionistes s'y inspirèrent également comme Claude Monet, Auguste Renoir et Alfred Sisley. De même Félix Ziem, Paul Cézanne et Georges Seurat firent plusieurs tableaux dans la forêt.

Certains sites ont été particulièrement peints, comme le lieu dit Le Pavé de Chailly, en lisière de forêt.

Les photographes

En forêt de Fontainebleau, photographie par Charles Famin, vers 1874.

Charles Marville (1816-1879) est le premier photographe à s’aventurer en forêt, le 28 août 1848. Gustave Le Gray, le plus célèbre des photographes de cette époque, le suit rapidement, en 1849, fuyant une épidémie de choléra à Paris. La forêt de Fontainebleau est ainsi probablement l’un des premiers espaces naturels photographiés au monde. Après Le Gray viendront Georges Balagny, Charles Famin, William Harrison ou encore Eugène Cuvelier[4]. Mais ces photographes n'atteindront jamais la notoriété des peintres de la même époque.

Les écrivains et poètes[5]

Traditionnellement, c'est Étienne Pivert de Senancour qui situe son roman Obermann, paru en 1804, pour la première fois en forêt. Mais les romantiques sont les premiers écrivains à trouver dans la forêt une source d'inspiration.

La forêt de Fontainebleau au cinéma

La forêt, du fait de sa proximité de Paris et de ses paysages spécifiques, est le lieu de nombreux tournages cinématographiques[9] :

Références

  1. Jean Loiseau, Le Massif de Fontainebleau, 4e éd., 1970, tome 1, p. 26
  2. Tourisme en France - Palmarès 2006 des sites les plus visités selon l'ONT
  3. Lustrat P, Les animaux sauvages de la forêt de Fontainebleau, 1998, Les Editions du Puits Fleuri
  4. Daniel Challes et Bernard Marbot, Les Photographes de Barbizon, la forêt de Fontainebleau, éd. Hoëbeke / Bibliothèque Nationale, 1991, 92 p.
  5. Patrick Daguenet, Fontainebleau et ses villages d'art (1850-1950) : le Tout-Paris dans la forêt, éd. Presses du village, 2002, 493 p.
  6. édition dite Furne, 1852, vol III p. 61
  7. Furne, vol VIII, quatrième partie, p.80
  8. Furne, vol V, p.16
  9. Tournages à Fontainebleau sur le site L2TC.com

Voir aussi

Bibliographie

Sur l'histoire de la forêt

  • Paul Domet, Histoire de la forêt de Fontainebleau, éd. Hachette, 1873, 404 p.
    Ouvrage ancien mais encore essentiel pour comprendre l'histoire du domaine forestier
  • Jean Loiseau, Le Massif de Fontainebleau, 2 tomes, éd. Vigot Frères, 1970, 207 et 297 p.
  • Jean Loiseau, Le Massif de Fontainebleau, Vigot, 5e édition, 2005, 215 p. (ISBN 271141745X)
Un livre très riche, scientifique et littéraire : géographie, géologie, préhistoire, histoire de la forêt, faune, flore, légendes
  • Jean-Claude Polton, Tourisme et nature au XIXe siècle. Guides et itinéraires de la forêt de Fontainebleau (vers 1820-vers 1880), éd. du CTHS, 1994, 300 p.
  • Chantal Georgel (dir.), La Forêt de Fontainebleau, un atelier grandeur nature, catalogue de l'exposition 2007 au Musée d'Orsay, coédition musée d'orsay/RMN.
  • Annick Notter (dir.), Fontainebleau, son château, sa forêt, l'invention d'un tourisme (1820-1939), catalogue de l'exposition 2007 au Château de Fontainebleau, éd. RMN, 2007, 128 p.
  • La Forêt de Fontainebleau, du domaine royal au musée vert, Archives départementales de Seine-et-Marne, coll. « Mémoire et Documents », 2007 [en vente aux Archives départementales]

Autres ouvrages sur la forêt

  • Guide des Sentiers de promenade dans le massif forestier de Fontainebleau, conçu et édité par l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau, 2004.
  • Les animaux sauvages de la forêt de Fontainebleau, Philippe Lustrat, 1998, Les Editions du Puits Fleuri. 253 pages. [Diffusion]
  • Jean-Pierre Hervet et Patrick Mérienne, La Forêt de Fontainebleau, 1997, éditions Ouest-France, en collaboration avec l'ONF, la Fédération française de randonnée pédestre et l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau.
  • Jo et Françoise Montchaussé, Jacky Godoffe, Escalade à Fontainebleau, Guides Arthaud, 1999, (ISBN 2-7003-11-90-6)
  • La Voix de la forêt, éditée par les Amis de la Forêt de Fontainebleau.

Liens internes

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Liens externes

48° 23′ 26″ N 2° 39′ 50″ E / 48.390686, 2.663841

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