Fismes


Fismes

49° 18′ 28″ N 3° 40′ 53″ E / 49.3077777778, 3.68138888889

Fismes
Mairie, façade orientée à l'ouest.
Mairie, façade orientée à l'ouest.
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Fismes
Code commune 51250
Code postal 51170
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Pinon
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées du Canton de Fismes
Démographie
Population 5 351 hab. (2006)
Densité 319 hab./km²
Gentilé Fismois
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 28″ Nord
       3° 40′ 53″ Est
/ 49.3077777778, 3.68138888889
Altitudes mini. 57 m — maxi. 179 m
Superficie 16,75 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Fismes était desservi par les Chemins de fer de la Banlieue de Reims. On en voit ici la gare, avant la Première Guerre mondiale, à côté d'une importante sucrerie

Fismes est une commune française située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne.

Sommaire

Géographie

Fismes est traversée par deux rivières : l'Ardre et la Vesle.

Économie

L'économie locale a été dominée par la présence d'une sucrerie, qui a cessé son activité en 1978. L'activité de petite métallurgie est également présente depuis longtemps.

Depuis 2008, la commune de Fismes est intégrée dans la zone de production des vins de Champagne. Les parcelles autorisées pour la plantation de la vigne ne sont pas encore connues.

Principales entreprises : Campa (fabrication de convecteurs électriques haut de gamme), Finaxo (procédés de traitement de l'eau et des déchets), Profinox, Fimaluplast (Menuiserie Alu et PVC), Experton-Revollier (grillage métallique et surfaces criblantes), groupe familial successeur récent de l'entreprise Gantois.

Histoire

Antiquité

Fismes, sur la rive droite de la Vesle, est une antique cité gauloise, appelée, à l'époque gallo-romaine, Ad Fines Suessionium (Limite du territoire des Suessions) ou Ad Fines Remorum (Limite du territoire des Rèmes). Elle tire son nom des tribus gauloises Suessions et Rèmes, se trouvant en effet placée à la limite de ces deux tribus.

Comme l'indique[1] Charles Rostaing, le nom latin Fines est une traduction du toponyme gaulois *equoranda, dont la signification fondamentale est limite, et dont la dérivation française la plus fréquente est Ingrandes.

Moyen Âge

Durant la première moitié du Moyen Âge, Fismes est plusieurs fois détruite, par les Normands, puis par les Hongrois, ce qui pousse l’agglomération à rejoindre les hauteurs de la rive gauche.

En 1226, Thibault IV le Chansonnier récompense Fismes, après une guerre qu'il menait, en lui offrant le statut de ville libre. Ainsi apparait le sceau, emblème de la ville, et une charte de commune qui place la ville sous l'égide d’un maire et de deux échevins, et Fismes devient autonome. Elle développe son artisanat, son commerce, ses foires et ses marchés, construit son église en pierre ainsi qu'un château (édifié à la place de la Poste actuelle), et plus tard un hôtel de ville (à son emplacement actuel). La guerre de Cent Ans ruine la ville.

Époque moderne

De Louis XIII à Charles X, presque tous les futurs rois de France qui vont se faire sacrer à Reims passeront par Fismes, dernière étape du voyage.

En 1646, le Grand Condé acquis les droits seigneuriaux de Fismes et en gratifia César de Costentin de Tourville pour ses bons services. En 1647, le comté passe au fils ainé de César, François-César.

La Fronde, les remparts et le château sont complètement détruits.


Napoléon signe à Fismes deux importants décrets, et 30 000 Prussiens mettent la ville à sac.

Le XIXe siècle voit Fismes s'industrialiser : sucreries (betterave sucrière), porcelaine de Fismes (de grande qualité), fonderie, chemin de fer, chapellerie, tanneries, moulins. La ville est touchée de plein fouet par la Première Guerre mondiale, puisque les Allemands qui l'avaient envahie avant de se retirer sur le chemin des Dames, en viennent à la raser totalement en 1918. Fismes se reconstruit lentement, mais au cours de la Seconde Guerre mondiale, du fait de la nature ferroviaire de la ville (entre Soissons et Reims), 14 Fismois meurent dans les camps de concentration pour faits de Résistance, dont son maire d'alors, le docteur Génillon. Les trains de déportés, envoyés en Allemagne, passent par Fismes.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Paul Caffe PS enseignant
2001 réélu en 2008[2] Jean-Pierre Pinon PS artisan menuisier retraité, conseiller général

Démographie

Évolution démographique
(Source : Ehess[3] et INSEE[4])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 025 2 129 2 139 1 938 2 110 2 120 2 366 2 422 2 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 505 2 705 2 840 2 717 3 218 3 275 3 238 3 303 3 343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 355 3 411 3 330 2 338 3 186 3 151 3 111 3 029 3 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006    
3 490 3 634 4 233 4 674 5 286 5 313 5 351    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Héraldique

Armes de Fismes

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

écartelé : au premier et au quatrième de gueules au dextrochère armé d'argent tenant une épée du même, surmonté d'un casque d'azur taré de profil, au deuxième et au troisième burelé d'argent et d'azur de dix pièces aux trois chevrons de gueules brochant, le premier écimé ; sur le tout d'azur aux trois personnages armés d'or, à dextre d'une lance, au centre d'une épée et à senestre d'une hallebarde, à la bordure d'argent chargée de la légende SIGILL. MAIORIS ET IURATORIUN COMMUNIE DE FIMES, en lettres capitales de sable.

Lieux et monuments

  • L'hôtel de ville;
  • L'église de Fismes, dédiée à sainte Mâcre ;
  • Les remparts;
  • Le pilier de la porte Saint Gilles;
  • Les bornes royales sur la route de Soissons, la voie des sacres;
  • La maison dite "Heurtevin" : Les rois de France y ont souvent passé leur dernière nuit de prince;
  • Le pont mémorial américain;
  • Le musée du pain.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Fismes de Wikipédia en français (auteurs)