Epernay


Epernay

Épernay

Épernay

Vue d’ Épernay
Vue d’ Épernay

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
(sous-préfecture)
Arrondissement Épernay
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 2 cantons
Code Insee abr. 51230
Code postal 51200
Maire
Mandat en cours
Franck Leroy
2008-2014
Intercommunalité CC Épernay-Pays de Champagne
Site internet http://www.epernay.fr/
Démographie
Population 24 456 hab. (2006)
Densité 1 078 hab./km²
Gentilé Sparnaciens
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 25″ Nord
       3° 57′ 36″ Est
/ 49.0402777778, 3.96
Altitudes mini. 68 m — maxi. 251 m
Superficie 22,69 km²

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Épernay est une commune française située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne.

Les habitants d'Épernay sont appelés les Sparnaciens, Sparnaciennes.

Commune située en région viticole, l'essentiel de son histoire et de son économie est attaché au champagne qui constitue aussi son principal atout touristique.

Sommaire

Géographie

Situation

Épernay est située dans l'ouest du département de la Marne, à 25 km au sud-ouest de Reims, 31 km à l'ouest de Châlons-en-Champagne, 48 km à l'est de Château-Thierry et à 140 km au nord-est de Paris (Porte de Bercy).

La région dite Champagne crayeuse se caractérise par un sous-sol crayeux, qui s'est formé pendant l'aire du Crétacé à partir du Turonien, souvent affleurant[1]. La ville a par ailleurs donné son nom à l'étage géologique dit du Sparnacien, partie inférieure de l’étage Yprésien, qui marque la base de l’Éocène.

La Marne a creusé une large vallée dans cette surface érodable où la ville s'est installée sur la rive gauche de la rivière. C'est la craie — grâce à la réverbération qu'elle donne au sol[réf. nécessaire] — qui permet la plantation de vignes sur les coteaux[2] qui constituent le vignoble champenois au cœur duquel la ville se situe, se présentant comme la capitale du champagne.

La région se caractérise par des conditions climatiques paisibles même si on y constate parfois des tornades estivales ou des orages brutaux (accompagnés ou non de grêle). Il gèle fréquemment en rase campagne, la blancheur du sol due à la craie favorisant un déficit des échanges thermiques nocturnes, mais les chutes de neige sont rares et faibles (rarement plus de 10 cm)[1].

Épernay est entourée de six communes : Magenta et Dizy au nord, Mardeuil et Cumières au nord-ouest, Ay à l'est et Pierry au sud.

Voies de communications

Gare SNCF d'Épernay.
Canal latéral à la Marne.

Épernay est desservie par de nombreuses voies routières : l'autoroute de l'Est (A4, sortie 21 Dormans, A4, sortie Reims St Remi), l'A26 (sortie 17 Fagnières) la RN51, la RN3, la D3, la D951. La ville est sur le trajet de la Voie de la Liberté et de la route touristique du champagne. Par chemin de fer, avant la mise en place du TGV Est, la commune était desservie par la ligne Paris-Strasbourg. Désormais, la gare d'Épernay est desservie par la ligne ferroviaire Paris-gare de l'Est/Bar-le-Duc,Paris-gare de l'Est/Saint-Dizier. Mais elle dessert également les villes comme Metz, Nancy, Reims, Châlons en Champagne, Vitry-Le-François, Sedan, Charleville-Mézières et la Gare Champagne Ardenne TGV.

Par la voie des eaux, Épernay est traversée par la Marne (au nord-est). Un seul pont permet de la traverser. Ce pont a été maintes fois construit et reconstruit au cours des différentes guerres et invasions sur le trajet desquelles se situe la ville, le canal latéral à la Marne et le ruisseau Le Cubry conflue avec la Marne à Épernay. Le Cubry est un affluent de la Marne sur sa rive gauche. Il est partiellement recouvert pour son passage dans la ville. Comme la Marne devient navigable en aval d'Épernay jusqu'à Dormans, un port de plaisance est installé dans la commune.

Par la voie des airs, Épernay peut être desservie par un aérodrome à piste enherbée, situé à Plivot.

Pour se déplacer dans la ville, la Communauté de communes Épernay-Pays de Champagne dispose d'un service de bus (Sparnabus[3]) qui dessert onze lignes sur l'ensemble de la communauté de communes dont sept dans Épernay. La commune ne possède pas de piste cyclable mais le réaménagement de l'avenue de Champagne doit en comporter une quand il sera achevé[4].

Division de la ville

Dès la fin du XVIe siècle, Épernay compte trois faubourgs : Saint-Thibault sur la route de Sézanne, de la Porte-Lucas sur la route de Paris, de la Folie sur la route de Châlons[5]. La ville grandit progressivement avec sa population, s'enrichissant de nouveaux quartiers. En 1965, le quartier de La Villa, ancienne dépendance d'Ay, devient Épernay-Rive-Droite[6]. . Entre 1968 et 1972, au sud-est de la ville est construit le quartier Bernon, situé sur la butte-témoin homonyme (208 m) à 2 km du centre-ville, pour répondre aux besoins de logements de l'époque ; il compte pour 40% du parc social de la ville[7]. En 2007, la ville compte 22 comités de quartiers regroupés dans un conseil de quartier.

Suite à la loi Barnier du 2 février 1995, la commune appartient à un plan de prévention des risques (PPR) concernant les inondations et les glissements de terrain[8].

Vue générale de la ville en été depuis le chemin de ceinture.
Vue générale de la ville depuis l'avenue de Franche-Comté.
Vue générale de la ville en hiver depuis le mont Bernon.

Histoire

Armorial de la ville sur un monument du cimetière.

Origine

Le nom d'Épernay est généralement interprété comme issu du gallo-romain « sparnacus » qui signifie lieu planté d'épines. Selon la légende, le lieu n'est alors qu'un marécage empli de ronces[6]. D'autres interprétations[9] font référence à « sparnacum »[10] voire même à « aquae-perennes »[11]. La légende veut que la ville ait été fondée par des frères tanneurs venus de Châlons pour s'installer sur les bords du ruisseau le Cubry car son eau était propre à assouplir les peaux [12]. Néanmoins il semble bien que la fondation de la ville soit antérieure à l'installation de cette industrie[9].

Il n'a pas été retrouvé de documents concernant la fondation de la ville, mais on sait qu'à l'époque gallo-romaine, la Marne sert de délimitation entre la Gaule Celtique et la Gaule Belgique. Épernay étant sur la rive gauche appartient à la Gaule Celtique. Elle apparaîtrait dans certains écrits à partir du Ve siècle, date généralement considérée comme celle de la fondation de la ville. Des tombes datant de cette époque ont été retrouvées au Mont Bernon[6].

Après les invasions germaniques, la ville passe sous la domination des Francs et c'est Euloge (un officier de Clovis) qui se la voit attribuer. Il la cède, toujours selon la légende,à l'évêque de Reims, Remi- celui qui baptisera Clovis - pour 5 000 livres d'argent. saint Remi confirmera dans son testament l'appropriation d'Epernay à l'Eglise de Reims[9].

La position de la ville sur les bords de Marne fait qu'elle s'est souvent trouvée prise dans des batailles avant d'être restituée à l'église de Reims en 846, à la sollicitation de l'archevêque Hincmar, - après avoir servi avec d'autres biens à financer Charles de Basse-Lotharingie pour ses guerres[9]. Ainsi, en 533, Childebert Ier l'envahit et fait passer tous les habitants au fil de l'épée. Puis en 562, c'est Chilpéric Ier qui l'assiège, et à partir de 565, il met en place des impôts si importants sur les vignes pour financer ses guerres incessantes que les habitants préfèrent fuir en abandonnant leurs terres. Ensuite en 593[13], c'est Frédégonde qui la fait piller. Enfin en 720 et en 765, ce sont les guerres de Charles Martel qui affectent la ville la ravageant de nouveau.

Bas Moyen Âge

En 1024, la ville passe aux mains des comtes de Champagne suite à un traité entre l'archevêque de Reims (Eble de Roucy) et Eudes II, comte de Champagne. Elle reste sous leur influence jusqu'en 1284Jeanne Ire de Navarre, dernière comtesse de Champagne, épouse le roi Philippe IV le Bel, lui apportant la seigneurie d'Épernay.

Mais les luttes de pouvoir continuent et Épernay change encore souvent de mains étant alors pillée et brûlée. Malgré ces temps troublés, cette période est bénéfique à la commune en terme d'aménagements dont certains laissent des souvenirs persistants jusqu'à nos jours[9].
Durant cette période, le comte Eudes II fait reconstruire le château détruit par les guerres précédentes sur un nouvel emplacement qui donnera son nom à la rue du Château devenue depuis la rue René Herr. Ce château est aussi détruit lors de l'incendie de la ville en 1544[6]. Vers 1145, Hermentorix, un riche habitant de la ville, finance la construction d'un premier hôpital alors appelé léproserie ou maladrerie, bien que l'on n'y soignât pas seulement la lèpre. Et en 1166, Henri le Large établit en franchise la foire de la Madeleine qui correspond sans doute à la fête patronale d'Épernay qui se tient encore en septembre chaque année. Quant à Thibault IV, il accorde à la ville le droit d'organiser une compagnie d'archers qui a donné son nom à la rue des Archers. Lors des guerres avec les seigneurs ligués contre l'autorité de la reine Blanche de Castille, entre 1227 et 1235, il fait incendier la ville afin que ses ennemis ne puissent profiter des vivres qu'elle contient.

Bien que revenue à la Couronne en 1388, la ville change encore de mains car le roi Charles VI donne la seigneurie d'Épernay à son frère, Louis d'Orléans ce dont il subsiste des vestiges dans les noms de certains lieux-dits des bois environnants comme l'étang d'Orléans ou la forêt d'Enghien[9]. En 1398, Louis 1er d'Orléans, comte de Château-Thierry, de Vertus... seigneur de nombreux lieux dont Epernay, y reçoit le roi des Romains.

Du XVe siècle à la Révolution française

À partir de 1422, Épernay est aux mains des Anglais. Selon la légende[14], c'est en 1428 qu'elle aurait été reprise par Charles VII aidé de Jeanne d'Arc. Mais le 25 février 1432, la ville tombe aux mains du duc de Bourgogne qui contraint la population à un exil de trois ans qui cesse en 1435 quand celui-ci fait la paix avec Charles VII[9].

La ville revient à la Couronne en 1508. Louis XII y institue la compagnie des chevaliers de l'arquebuse, constituée de notables de la ville afin de leur permettre de s'exercer à utiliser cette arme, alors nouvelle, pour défendre la commune. Cette compagnie laisse son nom à la rue de l’arquebuse[9].

Armorial d'Épernay :
d'azur aux trois roses d'argent.
Blason d'Épernay sous le 1er Empire :
De gueules à une main dextre de carnation pressant une grappe de raisin d'or, accompagnée en chef de deux roses d'argent, et en pointe d'une lampe antique du même; à la terrasse d'argent chargée d'une rose de gueules et au franc quartier des villes de troisième ordre.[15]


À partir de 1515 jusqu'à 1646, date à laquelle Épernay passe aux mains du duc de Bouillon, la ville est mise sous diverses protections qui ne lui épargnent pourtant pas d'être victime des différentes guerres de l'histoire[9].

En 1515, la seigneurie d'Épernay est donnée à Louise de Savoie par son fils François Ier. C'est l'un de ses premiers actes royaux. Elle fait construire de nouvelles fortifications qui obligent à détourner le cours du ruisseau le Cubry de son lit originel vers celui qu'il a encore aujourd'hui. Ce changement de cours force les tanneurs à s'établir sur le nouveau lit mais la plupart, faute de moyens, partent s'installer à Reims ou à Mézières et la fabrique de cuir se perd à Épernay. Le blason de la ville (trois fleurs argent — deux en chef, une en pointe — sur fond bleu azur) lui est attribué, ce qui est inexact puisque ces armoiries sont bien antérieures à la Régente. En 1532, Louise de Savoie meurt et la ville retourne à la Couronne qui la donne en usufruit à Claude de Lorraine, duc de Guise.

Claude de Lorraine meurt en 1550 et la ville est donnée en usufruit à Pierre Strozzi qui meurt en 1558. Ensuite, la ville est successivement sous la protection de Marie Ire d'Écosse vers 1560, de Louise de Lorraine de 1589 à 1601, puis sous celle de Marie de Médicis à partir de 1610. Enfin, dès le 1er octobre 1615 le prince de Condé s'en empare et l'obtient finalement par traité en 1616 pour la céder à François d'Orléans de Longueville, comte de Saint-Paul, qui la conserve jusqu'à sa mort en 1631 puis elle retourne à la couronne jusqu'en 1646.

Ainsi, malgré ses diverses protections, la ville subit les ravages des guerres[9]. En 1544, François Ier alors en guerre contre Charles Quint fera incendier la ville (septembre 1544) pour retarder la marche de Charles Quint qui, après avoir brûlé Vitry en Perthois, essaye de prendre Epernay pour menacer Paris. Pierre de Ronsard fait allusion à ces faits militaires dans L'Hymne de Henri II:[16]

« Car tu es bien adroit, et de vaillant courage :

Tesmoing est de ton cœur cette jeune fureur
Dont tu voulus pres Marne assaillir l’Empereur,
Lequel ayant passé les bornes de la Meuse

Menassoit ton Paris, ta grand’ Cité fameuse »

Pourtant, la technique de la terre brûlée de François Ier force Charles Quint à signer la paix et le roi aide à la reconstruction de la ville, notamment en exemptant les habitants d'impôts et en leur permettant de vendre les marais autour de la ville. Ensuite à partir de 1560, les querelles de religion commencent pour finir en guerres de religion. Le 14 septembre 1567, le prince de Condé s'empare d'Épernay et les huguenots renversent les fonts baptismaux, qui sont relevé en 1583 par les habitants et brisent orgues, cloches et statues ; ils ne se retirent de la ville qu'après l'avoir désarmée et contre une rançon de 10 500 livres. En 1591, la ville tombe aux mains du baron de Rosne. Henri IV décide de la reprendre et le maréchal de Biron, fidèle d'Henri IV, meurt lors du siège de la ville le 26 juillet 1592[17]. La ville est finalement reprise par le roi le 9 août 1592.

Épernay sur la carte de France de Cassini (vers 1780).

En 1634, c'est la révolte nobiliaire contre Richelieu menée par le comte de Soissons qui s'empare de la ville[9]. En 1635, Louis XIII se présente devant la ville et la somme de se rendre ce qu'elle fait le 1er septembre 1635. Fin 1635, c'est la peste qui frappe la ville et la laisse ruinée.

Puis en 1646,sous la minorité de Louis XIV, Epernay et d'autres domaines (Château-Thierry, Evreux..) est échangée au duc de Bouillon avec Sedan, Rocroi et Raucourt, afin de conforter les marches du nord-est. La ville demeurera aux mains des ducs de Bouillon jusqu'en 1789. Cette période de calme relatif permet la mise en place de travaux et d'évolutions technologiques[9]. Ainsi en 1726, des travaux sont entrepris pour ouvrir la montagne de Mardeuil et y faire passer la route de Châlons-en-Champagne à Paris. En 1750, les rues de la ville sont pavées pour la première fois. Et en 1790, Thomas-Isidore Paroissien établit la première imprimerie de la ville.

De la Révolution française à nos jours

Institut de recherche viticole et oenologique Moët et Chandon dit Fort Chabrol.
Maison de la Champagne, rue Henri Martin.

Lors de la Révolution,[9] l'histoire de France se confond avec celle d'Épernay quand le 23 juin 1791, Louis XVI arrêté lors de sa tentative d’évasion à Varennes-en-Argonne, fait un arrêt à Épernay sur le trajet du retour à Paris : la famille royale descend à "l'hôtel de Rohan" où elle prend un dîner et reste environ une heure avant de poursuivre sa route vers Dormans. Pendant la Terreur, trois habitants d'Épernay sont victimes des dénonciations révolutionnaires. La fin du siècle est calme et permet de nouveaux aménagements à la ville[9].

Le 23 mai 1797, la municipalité arrête les dispositions concernant la bibliothèque de la ville dont, notamment pour la première fois, son caractère public. En 1806, une compagnie de sapeur-pompiers est créée.

Entre 1812 et 1815, la ville subit les ravages des guerres impériales[précision nécessaire].

Après la chute de l’Empire, la ville s'installe dans une période d'accalmie qui lui permet de se consacrer à ses équipements[9]. En 1837, les rues de la ville sont nommées et ses habitations numérotées.

Le 26 décembre 1846, c'est le gaz courant qui est inauguré pour l'éclairage public. Le 2 septembre 1849 [[{{{3}}}|{{{3}}}]], la section Meaux-Épernay de la ligne ferroviaire Paris-Strasbourg est inaugurée par le prince-président Louis Napoléon Bonaparte, futur empereur. Le 12 août 1852, la ligne est ouverte dans sa totalité de Paris à Strasbourg.

En 1849, une épidémie de choléra pousse à agrandir le cimetière.

En 1854, la ligne ferroviaire Épernay-Reims est mise en service. Puis, c'est la guerre de 1870 : la ville est occupée du 26 août 1870 au 2 novembre 1872[18] par une colonne de Uhlans.

Malgré ses tourments, la ville s'agrandit et, en 1900, est construite la première usine électrique, modernisée en 1912 pour fournir le courant alternatif ; elle n'est plus suffisante pour la demande dès 1934[6].

Au XXe siècle, la ville est durement touchée par les deux guerres mondiales. Lors de la Première Guerre mondiale, Épernay est détruite aux deux tiers[18]. Pendant la retraite française, Épernay occupée du 4 au 11 septembre 1914 par l'armée allemande qui fait exploser le pont de la Marne lors de sa retraite,[18]. Elle devient ensuite une ville d'arrière-front, le front étant stabilisé de fin 1914 à fin mai 1918 vers Reims à 35 km d'Épernay. À ce titre, elle devient un point de passage des troupes qui y stationnent en grand nombre ; ainsi elle devient un important centre hospitalier. Sa proximité avec le front lui fait subir de nombreux bombardements surtout à partir de 1917 et craindre de tomber aux mains ennemies lors de l'offensive allemande de mai 1918, du 2 au 21 juin 1918, les canons allemands situés sur les hauteurs de Sainte-Gemme tirent sur la ville. Le premier obus tombe dans la Marne à proximité du bateau des bains. D'autres s’écrasent dans les dépendances de l'Union Champenoise, dans le jardin Auban Moet et dans le terrain de chez Mercier. Ces bombardement, de jour et de nuit, alternant avec les raids d'avions, provoque l'affolement, ce qui réduira alors sa population à quelques 2 000 habitants. Le 2 juin, un avion ennemi est forcé de se poser rue des Hautes des Semonts, les 2 aviateurs blessés sont fait prisonniers et indiquent qu'ils avaient pour mission de renseigner leurs batteries pour pilonner la cité. Les Allemands croyaient que le QG des forces alliées se trouvait à Epernay. La ville est décorée de la croix de guerre le 8 février 1920 par Raymond Poincaré pour sa résistance aux souffrances lors de la guerre.Il en profite pour inaugurer le nouvel hôtel de ville, ancien hôtel Auban-Moët.

Occupée à partir du 14 juin 1940, Épernay subit de nouveaux bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale.

Elle est libérée le 28 août 1944 par la 7th Armored Division — conduite par le général Silvester — de la 3e armée du général Patton[19]. Lors de cette guerre, la ville déplore la perte de 34 fusillés, 88 déportés morts dans les camps et 137 victimes diverses[6].

Histoire vinicole

L'histoire d'Épernay est étroitement liée à celle du champagne, son vin est connu dès l'époque gallo-romaine sous l'appellation vin de rivière. En 1729, Nicolas Ruinard fonde la première maison de champagne de la ville[19]. Dès la fin du XVIIIe siècle, ce produit va lui donner un fort essor économique, avec notamment une époque de faste où de nombreux hôtels particuliers sont construits dotant la ville d'un patrimoine riche datant de la Belle Époque. Pourtant l'économie de la ville est régulièrement et durement frappée lorsque les récoltes ne permettent pas de vendre le vin pour acheter des denrées alimentaires.

En 1698, la ville est frappée par la famine[9] ainsi qu'en 1709, suite à des gelées en mai, 1725, la pluie ayant commencé en avril ne cessa presque pas pendant 10 mois causant d'importants dégâts outre la disette, 1740, suite à des gelées tardives et 1816, le mauvais temps empêchant les récoltes à cause des inondations.

En 1911, une révolte des vignerons a lieu suite à la délimitation d'une zone d'appellation contrôlée en 1909 pour le champagne et enflammée par la crise du phylloxéra de 1909 ; elle ne s'arrête qu'après l'occupation militaire de la région et une forte répression[20].

Culture et patrimoine

Patrimoine architectural

Château-Perrier, détail.

Pillée, brûlée ou partiellement détruite plus de vingt-cinq fois au cours de son histoire,[21]. la ville ne conserve que peu de vestiges du passé mais elle abrite de beaux hôtels particuliers du XIXe siècle et compte 149 sites recensés dans la base Mérimée[22]. Pour protéger ce patrimoine la ville a établi une ZPPAUP[23]. et l'office du tourisme propose deux brochures sur des circuits dit Épernay, nez en l'air... afin de découvrir cet environnement.

De ce patrimoine architectural, on peut citer quelques éléments :

  • Le portail Saint-Martin, édifié en 1540, il est de style Renaissance classique,[24]. c'est le seul vestige de l'église Notre-Dame qui fut détruite en 1909. Il est classé monument historique depuis 1840[25]
  • Le Château-Perrier, construit en 1854[24]. dans un style Louis XIII, ce bâtiment a successivement servi de QG des armées britanniques (1940), des armées allemandes (1942 à 1944) et des armées américaines (1945), avant d'abriter la bibliothèque municipale - déplacée depuis dans la nouvelle médiathèque - et les musées municipaux - fermés depuis de nombreuses années pour restructuration, alors que la collection archéologique est exceptionnelle.
  • L'hôtel de ville, construit vers 1858par l'architecte de la gare Montparnasse à Paris, Victor Lenoir, est cédé à la ville en 1919[26]. Son jardin public est classé jardin remarquable.
  • Le château de la lune, construit en 1896, cette demeure particulière en art nouveau est en brique polychrome et comporte des décoration en pierre[24].
  • La maison Gallice, achevée en 1899,[26] elle abrite l'Office régional culturel de Champagne-Ardenne et est dotée d'un grand jardin à l'anglaise.
  • Le théâtre Gabrielle-Dorziat, inauguré en 1902[26] et baptisé ainsi en 1987, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 5 mai 1988,[27]. car il s'agit d'un des rares théâtres à l'italienne dont la machinerie est restée intacte. Il possède un plafond en coupole réalisé par Georges Jules-Victor Clairin.
  • La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905, elle fait partie des plus hautes structures françaises et est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, ainsi que les bâtiments de la maison de champagne et les logements "ouvriers", depuis le 17 mai 1990[28]. Elle fut construite à partir d'un ancien château d'eau,[24]. afin de permettre une plus grande visibilité à la maison de champagne De Castellane qui n'est pas installée directement sur l'avenue de Champagne[1].
  • L'église Notre-Dame, construite de 1898 à 1915, elle dut être reconstruite de 1922 à 1925 suite aux bombardements de 1918[24]. Elle est décorée de vitraux du XVIe siècle et d'un orgue Cavaillé-Coll, classé monument historique, provenant de l'ancienne église Saint Martin, offert par le comte négociant Paul Chandon de Briailles.

En outre, d'autres éléments de la ville sont inscrits aux monuments historiques.
Une façade Renaissance, au 7 rue du docteur Verron, qui se trouvait rue Flodoard à l'origine puis dans le parc de l'ancien hôtel de ville. La référence à Louise de Savoie est une pure allégation. Cette façade qui a été inscrite au titre des monuments historiques le 19 mai 1993. De par son style, elle a certainement été construite vers 1540[29]. (7 rue du Docteur Verron), façade. Un immeuble particulier inscrit depuis le 8 septembre 1949 pour ses boiseries intérieures (38 rue du Général-Leclerc),[30]. qu'on appelle improprement "l'hôtel de Rohan". [31]

Patrimoine architectural à proximité

D'autres curiosités se visitent aussi à proximité d'Épernay comme le château de Pierry, le château de Condé et le château de Montmort.

Avenue de Champagne

Manifestation Habits de Lumière 2007 - Champagne Perrier-Jouët.
Manifestation Habits de Lumière 2007 - Champagne De Venoge.

Épernay est le siège de plusieurs grandes maisons de champagne, dont la maison Moët & Chandon et son orangerie,[32]. la maison Mercier et son tonneau le plus grand du monde, la maison De Castellane et sa tour, etc. Ces maisons possèdent des immeubles du XIXe siècle de style Renaissance ou classique[33]. qui sont pour la plupart situés sur l'avenue de Champagne,[34]. classée « site remarquable du goût »[35]. Dès 1894, la plupart des grandes maisons actuelles ont déjà leur siège sur cette avenue[19]. Il est possible de visiter leurs caves ou d'assister à une dégustation.

La plus grande partie des caves de ces maisons de champagne se trouvent sous l'avenue de Champagne, elles constituent un ensemble de 110 kilomètres de caves[36]. creusées dans la craie, d'une profondeur d'environ 20 mètres même si quelques-unes atteignent 40 mètres[26] Elles permettent ainsi de stocker d'énormes quantités de bouteilles de Champagne;[37]. la valeur numérique de ces stocks lui donne parfois le surnom d'avenue la plus riche du monde[38] Outre le stockage du vin, elles servent d'abri pendant les différentes guerres et abritent même une course de voitures en 1950 organisée par les usines Renault lors de la présentation de la 4 CV.

Habits de Lumière est une manifestation culturelle qui a lieu sur l'avenue de Champagne tous les deuxièmes week-ends de décembre. La première édition a eu lieu en décembre 1999.

Patrimoine environnemental

La commune s'étend à l'est du territoire de la ville tandis qu'à l'ouest sur le plateau au-dessus des coteaux plantés de vigne s'étend la forêt d'Épernay puis la forêt d'Enghien dans lesquelles se trouvent plusieurs étangs dont l'étang d'Orléans. Cette zone est classée ZNIEFF de type II[39]',[40]. 97 % du site se compose de forêts caducifoliées qui servent d'habitats pour 56% à des hêtraies du Asperulo-Fagetum. Deux espèces présentes sur cette zone sont considérées comme rares ou en danger au niveau européen : le triton crêté et le leucorrhine à gros thorax.

La commune a trois fleurs au label villes et villages fleuris[41] et compte trois parcours de promenade fleurie au départ de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'une durée variable de 35 min à 55 min. Plusieurs parcs sont aménagés pour le public comme le parc de l'hôtel de ville[42], le parc de la Maison Gallice et le jardin de la société d’horticulture et de viticulture réalisé en 1873[26] où l'on peut voir notamment un fau de Verzy.

Plusieurs squares répartis dans la ville comme le parc du Château-Perrier, l'esplanade Charles-De-Gaulle[43]. ou le jardin de la société d’horticulture et de viticulture sont aménagés avec des jeux pour enfants.

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Patrimoine culturel

Immeuble, rue des Berceaux.
Immeuble, rue des Berceaux.

La ville présente un important tissu culturel soutenu par plus de 300 associations[44]. dont certaines sont domiciliées à la maison des associations (8, rue Maurice-Cerveaux).

Les infrastructures culturelles comportent :

  • Le musée du vin de Champagne, un musée sur le travail de la vigne et du vin et le musée de Préhistoire et d'Archéologie régionale qui abrite des objets de la préhistoire, protohistoire, époque gallo-romaine et mérovingienne qui sont tous les deux fermé pour restructuration[1]. Ils sont situés sur l'avenue de Champagne dans le Château Perrier.
  • Le musée de la tradition champenoise[1]. (Champagne de Castellane) qui regroupe le musée des métiers du champagne et le musée champenois de l'imprimerie.
  • Le musée des pressoirs (Champagne Mercier) qui comporte de nombreux pressoirs de toutes origines mais qui n'est qu'exceptionnellement ouvert au public (journées européennes du patrimoine par exemple).
  • Un théâtre Gabrielle-Dorziat (8, rue de Reims) de 850 places dont l'association Le Salmanazar est chargée notamment de la programmation[45]
  • Une salle de cinéma, Le Palace (6 salles de 55 à 305 places) dont la programmation inclut l'actualité cinématographique autant que des courts métrages, des films de version originale, etc[46]
  • Une médiathèque[47]. qui met à la disposition du public un fonds encyclopédique[48]'[49]. ainsi que des disques et où se déroulent des lectures de contes, divers ateliers informatiques et des expositions régulières.
  • Un parc des expositions, Le millésium (de 4 000 à 7 300 places)[50]. qui accueille des concerts, des spectacles, des salons ou encore les puces d'Épernay.
  • Deux centres sociaux et culturels (Maison pour tous et Ferme de l'Hôpital) qui offrent des activités éducatives et culturelles, mais mettent aussi en place des services tel que halte-garderie, permanence des services sociaux, etc.
  • L'école intercommunale de musique d'Épernay et de sa région (8, rue Maurice-Cerveaux) qui dispense l'enseignement de la plupart des instruments classiques fonctionnant selon le calendrier scolaire[51]
  • Un palais des fêtes (Salle Roger Menu) qui est dédié notamment aux manifestations culturelles associatives et qui accueille aussi des spectacles ou des concerts.

Personnalités liées à la ville

Henri-Gustave Joly de Lotbinière, Premier ministre du Québec de 1878 à 1879.
Nés à Épernay
Morts à Épernay
Inhumés à Épernay

Gastronomie

Vin de Champagne, élément très utilisé dans les spécialités locales
Article détaillé : Vin de Champagne.

Outre le champagne en lui-même, la plupart des spécialités locales tournent autour de ce produit comme le ratafia de Champagne, le marc de Champagne, la fine de marne, le sorbet au marc de Champagne, les bouchons de chocolat au marc de Champagne, le sabayon au champagne, etc. ou sur les produits susceptibles de l'accompagner (biscuits roses de Reims, croquignoles, etc.). D'autres spécialités sont adaptées aux produits locaux tels le kir royal où le bourgogne est remplacé par du champagne ou la choucroute royale où le riesling est remplacé par du Champagne[1].

Au plan traditionnel, on trouve la potée champenoise[53]. à base de chou, petit salé, lard maigre et jambonneau servie avec des tranches de pain mouillée au bouillon de légumes.

Économie et population

Démographie

Épernay a connu une croissance démographique progressive et régulière accompagnant son urbanisation. Mais depuis les années 1970, sa population baisse lentement à l'image de sa région où même si les naissances restent plus nombreuses que les décès, il existe un important déficit migratoire dû au départ des jeunes adultes qui quittent une région considérée comme peu attractive de par son climat et son contexte économique peu favorable[54]. Ce déficit migratoire des jeunes adultes — souvent diplômés — se traduit à la fois dans la pyramide des âges par une population vieillissante[55] mais aussi par une baisse du niveau de diplôme de la région[56].

Évolution démographique
(Source : INSEE[57], EHESS[58], Victor Fiévet[9][réf. incomplète])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 736 4 736 4 544 4 977 5 318 5 473 5 978 6 308 7 546
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 346 10 598 11 704 12 927 15 506 16 388 17 907 18 361 19 377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20 478 21 637 21 811 21 806 20 589 20 381 20 406 19 703 21 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
23 884 26 583 29 677 27 668 26 682 25 040 24 456[59] - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Demoepernay.svg

La population au recensement de 1999 comptait 52,4 % de femmes et 47,6 % d'hommes[60]

Répartition par âge en 1990 : Répartition par âge en 1999 :
  • De 0 à 14 ans : 19,2 %
  • De 15 à 29 ans : 25 %
  • De 30 à 44 ans : 21,9 %
  • De 45 à 59 ans : 14 %
  • De 60 à 74 ans : 11,9 %
  • De 75 à 94 ans : 7,9 %
  • De 95 ans ou plus : 0,1 %
  • De 0 à 14 ans : 18,4 %
  • De 15 à 29 ans : 22,3 %
  • De 30 à 44 ans : 21,5 %
  • De 45 à 59 ans : 17,1 %
  • De 60 à 74 ans : 12 %
  • De 75 à 94 ans : 8,5 %
  • De 95 ans ou plus : 0,2 %
Immigration

Épernay compte 94,5% de Français, dont 91,9% de naissance et 2,6% par acquisition, pour 5,5% d'étrangers[61]. Comme dans le reste de la région, parmi les immigrés, ce sont les Portugais qui forment le contingent le plus important, représentant 1,9 % de la population de la ville, suivis des Marocains (1,1 % de la population) mais la ville se démarque par la communauté turque (0,8 % de la population) qui se place en 3e position.

Activité et niveau scolaire

Le taux de chômage est de 6,6 % à la dernière estimation de 2005, soit 2 970 personnes[62]. 79 % des actifs de la commune sont salariés et plus de 60 % d'entre eux sont en contrat à durée indéterminée[63] La population non scolarisée de 15 ans ou plus est majoritairement sous-qualifiée (24 % sans diplôme et 25,7 % titulaire d'un CAP ou un BEP) ; 23,7 % d'entre eux disposent d'un diplôme équivalent ou supérieur au BAC[64]

Activités économiques

Reims et Épernay sont les arrondissements les plus dynamiques de la Marne en terme d'activité économique et sociale[65]. Épernay compte 12% des emplois industriels du département[1]. Ces emplois sont répartis sur trois secteurs principaux [66] : l'industrie mécanique et de transformation, avec SNCF Eimm, Virax (Facom/Stanley Tools), Legras Industrie, Tecnoma Technologies (Exel Industries), Pastural, le bâtiment et les travaux publics, avec SCREG Est et l'industrie du champagne et ses activités annexes.

Épernay est située en pays viticole, ce qui fait du champagne, son produit-phare et le moteur de son dynamisme[65].

Épernay est un des principaux centres de la production de champagne et compte 58 % des emplois dans ce secteur[67], occupant 30% de la surface agricole utile de la région[68]. Les entreprises locales — dont 12 % sont des industries connexes — sont donc dépendantes de la bonne tenue du champagne[69]. Cette prédominance des industries liées au champagne se retrouve aussi dans une sphère productive des salaires très importante[70]. avec 58% des emplois salariés dans le secteur privé[63].

La notoriété du champagne génère aussi du tourisme avec environ 500 000 visiteurs par an[66] et les emplois qu'il induit. C'est pourquoi, la ville accueille le VITeff (Biennale internationale des techniques champenoises et effervescentes)[71] dont la 10e est annoncée pour 2008.[précision nécessaire]

Ce dynamisme se transmet au commerce où le solde de créations et radiations d'établissements est toujours en 2006 le plus élevé du département. L'agglomération d'Épernay possède d'ailleurs une zone d'activités artisanales à Pierry, une zone d'activités commerciales à Dizy et un centre-ville partiellement piétonnier. Et la zone de chalandise (zone d'attraction commerciale d'un point de vente) de la ville s'étend sur 21 communes[68].

Quant au solde de créations et radiations d'établissements industriels de dix salariés et plus, il est négatif en 2006[72], alors que l'essentiel des emplois sont dans l'industrie (26,7 %) ou dans le secteur tertiaire (68,3 %)[73], même si la sphère publique dans les salaires est négative car, du fait de sa petite taille, la ville est dépendante de Reims ce qui se traduit dans l'influence de la sphère résidentielle dans les salaires[70].

Grandes entreprises présentes sur la commune

Marne et Champagne.

Parmi les 100 premières entreprises marnaises,[74]. 13 sont localisées à Épernay.

Entreprise Activité Effectif consolidé
Champagne Moët & Chandon vin de Champagne 1 147
SA Marne et Champagne vin de Champagne 562
SNCF Eimm maintenance de locomotive SNCF,
maintenance matériel TER
422
Smurfit Socar cartonnerie 352
SCREG Est travaux publics 340
Walbaum entreprise de transports 320
Virax (Facom/Stanley Tools) outillage plomberie, flamme, métrologie (DELA) 250
Legras Industrie fabrication de matériel de transport de déchets 223
Tecnoma Technologies
(Exel Industries)
pulvérisateurs pour l'agriculture et l'industrie 200
Champagne Nicolas Feuillatte[75] vin de Champagne 199
Champagne Vranken vin de Champagne 117
Automotor vente-réparation, concessionnaire automobile 76
Charles de Cazanove vin de Champagne 39

Parmi les 100 premiers employeurs marnais,[76]. 13 sont localisés à Épernay.

Entreprise Activité Effectif consolidé
Champagne Moët & Chandon vin de Champagne 1 147
SA Marne et Champagne vin de Champagne 562
SNCF Eimm maintenance de locomotive SNCF,
maintenance matériel TER
422
SCREG Est travaux publics 340
Walbaum entreprise de transports 320
Pastural menuiserie industrielle 309
Virax Facom fabrication d'outillages 250
Legras Industrie fabrication de matériel de transport de déchets 223
Carrefour hypermarché 209
Tecnoma Technologies
(Exel Industries)
pulvérisateurs pour l'agriculture et l'industrie 200
Champagne Nicolas Feuillatte[75]. vin de Champagne 199
Clinique Saint-Vincent polyclinique 150
Banque de France banque de France 131
SNCF Eimm Épernay.
SNCF Eimm - Établissement industriel de maintenance du matériel[77]

Le chemin de fer arrive à Épernay en 1849 lors de la construction de la ligne Paris-Strasbourg, les ateliers construit dans le même temps servent alors à l'entretien des locomotives à vapeur puis rapidement à leur construction jusqu'en 1952. Ils sont ensuite reconvertis pour la réparation du matériel diesel faisant chuter le nombre d'ouvriers de 1 800 voire 2 000 au plus fort à 650[6]. Et en 1976, ils sont désignés pour la réparation des locomotives électriques. Le site et le personnel sont reconvertis pour la maintenance des 25 autorails Grande Capacité du réseau ferroviaire Champagne-Ardenne, la maintenance des 4 800 balises GPS en service sur les automoteurs, la maintenance de pièces de rechange, dont l'atelier devient le seul réparateur en France, ainsi que la maintenance de niveau 3 des rames circulant en Île-de-France jusqu'en 2012. Le personnel est estimé à 200 agents pour 2008[78]. Leur importante surface leur a valu d'être utilisés comme hôpital lors de la guerre de 1870 et d'atelier pour la construction d'armes pendant la Première Guerre mondiale.

Vendange

Du fait du vignoble, une importante main-d'œuvre saisonnière est nécessaire lors des vendanges (généralement en septembre). Pour faire face à cet afflux ponctuel, l'ANPE installe une antenne spécialisée dans la cour de la gare SNCF mettant les producteurs en rapport avec les demandeurs d'emploi. La date des vendanges est fixée, chaque année, par le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC)[79]. Traditionnellement, les vendanges se clôturent par une fête appelée cochelet.

Logement

Immeuble, rue des archers.

Épernay comptait 12 310 logements en 1999 dont 1 132 vacants. Près d'un tiers des habitations possèdent trois pièces (27,2%), ou quatre pièces (24,7 %), puis deux pièces (18,3 %). Les petits et grands logements restent minoritaires (studios : 5,4 % ; logements de six pièces ou plus : 8,2 %)[80] La majorité de ces logements, soit 9 623 habitations, a été édifiée antérieurement à 1974[81]. Ces logements sont à 89,3% des résidences principales, réparties à 37,7 % de logements individuels et à 62,1 % de logements dans un immeuble collectif[82]. Ces résidences principales sont d'un bon niveau d'équipements puisque 47,8 % d'entre elles possèdent un garage, un box ou un emplacement de parking et seules 1,2 % d'entre elles ne possèdent ni baignoire, ni douche[82].

37,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 59,9 % qui sont locataires. Le taux de logement social est de 34,2 %[83]. La ville possède trois offices HLM (Plurihabitat-Le Toit champenois ; Les Logements de Champagne ; Office public d’aménagement et de construction de la Marne).

Du fait de son potentiel touristique, la ville propose une dizaine d'hôtels, plusieurs chambres d'hôtes, une borne pour camping-car et un camping municipal[84] (allée de Cumières).

La ville est aussi dotée de structures pour les cas d'urgence. Ainsi, la délégation locale de la Croix-Rouge est dotée d'un centre d'hébergement d'urgence (CHU) pouvant ainsi accueillir cinquante personnes en cas de plan d'urgence. Et l'Accueil Saint-Vincent-de-Paul (ASVP) possède un hébergement d'urgence pour les hommes de passage ou sans domicile fixe (seulement la nuit, quatorze places) et un hébergement d'urgence pour les femmes seules ou avec enfants, en attente d'une solution de relogement (quatorze places).

Quartiers

Quartier du Mont Bernon. Ancienne ZUP aménagée par les architectes Andrault et Parat
Quartier Vignes Blanches.

Épernay compte 22 quartiers. Selon les nouvelles normes du comité interministériel des villes de mars 2006[85], la ville compte trois quartiers en catégorie 1 ou qualifiés de très prioritaires (Bernon, Bernon Village et Beausoleil), deux en catégorie 2 ou qualifiés de prioritaires (Vignes Blanches, Terres Rouges), deux en catégorie 3 ou qualifiés de moyennement prioritaires (Fort Chabrol, Résidence Les Forges). L'ensemble de ces quartiers se situent au sud-est de la ville, sauf Fort Chabrol au nord-ouest.

Le quartier Bernon, classé zone de redynamisation urbaine (ZRU), est le quartier le plus défavorisé de la ville avec un taux de chômage important (variable de 19,7%[85] à 29 %[86] selon les sources). C'est aussi le plus important de ces quartiers avec 20 entreprises ou commerces recensés. Sa population est largement issue de l'immigration et relativement jeune[87]'[85]. Il est en cours de réhabilitation via une opération de rénovation urbaine (Horizon Bernon[88]) qui devrait se terminer en 2009.
Deux de ces quartiers sont classé ZUS. Le quartier de Beausoleil est caractérisé comme un lieu de sédentarisation de gens du voyage. Le quartier dortoir des Vignes Blanches, dont les résultats scolaires très faibles se rapprochent de ceux constatés en ZEP avec une population non diplômée de 43,19 %[85].

Le quartier de Fort Chabrol se démarque par une forte présence de familles monoparentales[85].

Vivre à Épernay

Sport

Bulléo.

Épernay compte 85 associations sportives dans une quarantaine de disciplines. Plusieurs clubs se placent à un bon niveau régional ou national comme le racing Club Épernay Champagne, le Rugby Épernay Champagne, le water polo club Épernay Champagne, le racing club Épernay handball (équipe masculine et féminine), le racing club Épernay volley.

La ville compte de nombreux équipements sportifs [89] : une salle omnisports (le Comep), huit gymnases, cinq salles de sport, un dojo, deux terrain de tennis (sept courts), trois stades, une base nautique, un boulodrome, deux piscines dont Bulléo l'espace aquatique de la CC Épernay-Pays de Champagne, un skate-parc et un parcours de santé sur les bords de la Marne.

Événement sportif

Épernay organise chaque année de nombreux événements sportifs d'importance nationale ou internationale. Ainsi, la ville a déjà accueilli le Tour de France deux fois en 1963 et en 2002.

Elle organise aussi plusieurs événements de manière régulière :

  • Le Rallye des Vins de Champagne, qui se tient un week-end de mars ; il s'agit d'une compétition comptant pour la Coupe de France des rallyes de première division ;
  • Defil'mania (depuis 1988), qui se tient le soir du 13 juillet ; c'est un grand rassemblement d'environ 2 000 motos qui défilent dans la ville ;
  • Champ'kart, qui se tient fin juillet, où l'esplanade Charles-de-Gaulle est transformée en circuit de karting pour une compétition régionale ;
  • le Raid Épernay-Champagne (depuis 2000), qui se tient fin août et consiste en un challenge multisport : VTT, canoë, le run & bike, marche, etc. ;
  • Épernay fête ses sports (depuis 2000), qui se tient tous les deux ans fin septembre et permet aux associations sportives de se faire connaître ou de faire découvrir leur sport.

Vie culturelle

Festivité

De par la richesse et la diversité de son tissu associatif et culturel, de nombreuses activités ou animations sont régulièrement organisées tout au long de l'année.

Certaines possèdent un caractère récurrent comme :

  • Méli’Môme, un festival dédié au jeune public ;
  • le concours de cordes consacré à la musique classique ;
  • la Saint-Vincent, 22 janvier, fête du Saint-Patron des vignerons avec un défilé en costume champenois dans la ville ;
  • le festival Musiques d'été de fin juin à fin août (11° édition en 2006), un festival musical allant du jazz au classique en passant par du pop rock, du reggae et des musiques du monde qui se tient dans divers lieux de la ville ;
  • la fête foraine, le dernier week-end de septembre.

Médias

Plusieurs médias papiers sont disponibles afin de faire connaître l'actualité de la ville :

  • un journal quotidien pour l'agglomération : L'Union met en place une édition d'Épernay ;
  • un magazine mensuel gratuit Épernay le journal édité par la mairie depuis 2002 qui traite des domaines de compétences de la ville (travaux de voirie, rénovation de quartier, etc.) et présente un agenda consacré aux loisirs ;
  • un magazine mensuel gratuit Épernay en poche édité depuis 2003 qui présente les diverses activités culturelles et sportives de la région[90].

En termes de télévision, c'est France 3 Champagne-Ardenne qui traite de la région dans ses décrochages régionaux. La ville possède aussi une télévision de proximité (Télé-Centre Bernon) qui participe notamment à des actions éducatives.

Cadre de vie

Ancien bain public.

La ville s'investit dans le développement durable via une politique visant à privilégier le cadre de vie. Ainsi, les bus de la commune (Sparnabus) roulent au diester depuis 1994[91].

Épernay s'investit aussi dans la propreté avec un programme de lutte contre les déjections canines[92].

Enfin Épernay pratique le tri sélectif des déchets et met deux déchèteries — gratuitement dans la limite d'1 m3 par jour — à disposition des particuliers (déchèterie de Chouilly, déchèterie de Magenta)[93]. Fin juin 2007, la commune avec sa Communauté de communes a inaugurée la station d'épuration communale qui est la première en Europe à utiliser la technique de l'oxydation par voie humide (OVH)[94].

Pour continuer son action dans le sens de la préservation de l'environnement, la municipalité affirme désirer se doter d'une Charte d'éco-responsabilité et d'un Agenda 21 qui viserait à mettre en œuvre un programme d'actions pour améliorer la qualité de vie des habitants, économiser les ressources naturelles et renforcer l'attractivité du territoire[95]. La réalisation est encore au stade du projet.

La commune est le 36e signataire de la Charte régionale de développement de la qualité environnementale des bâtiments[96].

Lieux de culte

Église Saint-Pierre-Saint-Paul.
  • Trois cimetières : le cimetière du Nord (rue Côte Legris), le cimetière de la villa (rue de l'Égalité), le cimetière israélite.

Vie administrative

Administration

Palais de justice.

Épernay est une sous-préfecture du département de la Marne depuis la Révolution, chef-lieu de l'arrondissement d'Épernay et des deux cantons homonymes (canton d'Épernay-1 et canton d'Épernay-2). Elle appartient à la Communauté de communes Épernay-Pays de Champagne.

Épernay possède un tribunal d'instance, un tribunal de commerce et son conseil de prud'homme. Elle dépend du tribunal de grande instance et du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et sa chambre de commerce est à Reims[98].

Le conseil municipal est composé de trente-cinq conseillers municipaux (y compris le maire et douze adjoints), proportionnellement au nombre d'habitants[99].Le budget 2008[100] prévoit la continuité des travaux de rénovation déjà entrepris comme ceux la voirie, ceux de l'opération de rénovation urbaine sur le quartier Bernon, la fin du programme de remise en état des écoles maternelles et élémentaires (comprenant toujours une enveloppe visant à leur informatisation). Ce budget comporte aussi des éléments visant à préserver le patrimoine (campagne de ravalement de façade, travaux au Château-Perrier), à subventionner le monde associatif, le sport et l'action sociale ainsi qu'une campagne de sensibilisation aux économies d'énergie.

De plus, il comprend un volet sur la sécurité avec une installation de caméras de vidéo-surveillance prioritairement sur les parkings pour une somme de 50 000 euros et une étude de mise en place de vidéo-surveillance.

Ce budget annonce un coût de fonctionnement de 54 544 700 euros et un investissement de 13 494 600 euros pour un encours de la dette par habitant de 1 343 euros.

Fiscalité

Le taux de taxe d'habitation pour la commune est relativement stable à 20,19 % en 2003[101] et à 20,59 % en 2006[102], tout comme celui du département qui est de 6 % en 2003[101] et de 6,68 % en 2006[102]. La ville totalise 14 316 foyers fiscaux dont 7 465 sont imposables[103] et dont 150 payent l'impôt de solidarité sur la fortune en 2006[104].

Élections

La ville fait partie de la sixième circonscription de la Marne. Le député, élu aux élections législatives 2007, de cette circonscription est Philippe Martin et son suppléant Claude Gobillard.

Politiquement, Épernay est une ville plutôt orientée centre-droit, les électeurs ayant continuellement renouvelé leur soutien aux majorités municipales centre-droit depuis 1983.

À l'élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 19,45 %, puis Jean-Marie Le Pen avec 17,16 %, suivi de Lionel Jospin avec 15,8 8% puis Arlette Laguiller avec 8,15 %, François Bayrou avec 7,77 %, Noël Mamère avec 5,34%, Robert Hue avec 5,04 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %[105]. Au second tour, les électeurs ont voté à 82,08 % pour Jacques Chirac contre 17,92 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d'abstention de 29,83 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[105].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du 29 mai 2005, les sparnaciens ont voté Non à 56,89 % contre 43,11 % de Oui avec un taux d’abstention de 41,81 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %)[106].

À l'élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 29,42 %, puis Ségolène Royal avec 25,30 %, suivi de François Bayrou avec 17,77% puis Jean-Marie Le Pen avec 12,62 %, Olivier Besancenot avec 5,19 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %[107]. Au second tour, les électeurs ont voté à 51,34 % pour Nicolas Sarkozy contre 48,66 % pour Ségolène Royal avec un taux d'abstention de 24,61 %[107].

Liste des maires



Liste des maires d'Épernay
Période Identité Parti Qualité
mai 1945 avril 1948 Alcide Benoit PCF Conseiller de la République
1948 1970 Roger Menu Mouvement républicain populaire sénateur
1970 1977 Bernard Stasi UDF député
1977 1983 Jacques Perrein PCF
1983 2000 Bernard Stasi UDF député
2000 Franck Leroy Divers droite

Services publics

Immeuble, rue des Berceaux.

Épernay abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : deux bureaux de poste, un centre des impôts, une trésorerie principale, une agence de l’ANPE, un accueil ASSEDIC, une antenne de la Sécurité sociale, une antenne caisse d'allocations familiales (CAF) ; un Centre communal d'action sociale (CCAS) ; un service Mairie-accueil (inscription scolaire, cantine scolaire, études du soir, état civil, etc.) ; un Point accueil multiservices (regroupement des services de la ville, de La Poste, de EDF, de GDF, de assurance maladie) ; etc.

Un Consulat honoraire des Pays-Bas (avenue de Champagne) est installé à Épernay.

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC) possède son siège à Épernay ; il a notamment pour rôle de gérer l'appellation d'origine contrôlée du champagne[108]. Le Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV) est aussi installé à Épernay[109]

Sécurité

Épernay regroupe une caserne de sapeurs-pompiers d'un effectif de 54 pompiers professionnels[110], un commissariat de police, une gendarmerie et une police municipale.

La ville, pour s'investir dans la lutte contre l'insécurité routière, s'est équipée, en 2003, d'un radar eurolaser qui se présente sous la forme de jumelles[111]. Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Épernay était de 59,71 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus faible de la région Champagne-Ardenne derrière Chaumont (56,34‰), très largement inférieur aux moyennes nationale (83‰) et régionale (76,89‰). Le taux de résolution des affaires par les services de police était la même année de 43,04‰, le plus élevé de la région[112].

Petite enfance

Épernay possède divers équipements dédiés à la petite enfance :

  • deux crèches collectives : crèche Tom Pouce, crèche Thiercelin ;
  • une crèche familiale ;
  • trois haltes garderie : les p’tits bouchons, la piraterie et la baleine bleue ;
  • la passerelle : un lieu d’accueil parents/enfants.

Enseignement

La ville d’Épernay relève de l'académie de Reims[113]. Ses écoles sont gérées par la direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale à Châlons-en-Champagne[114]. La caisse des écoles coordonne la mise en place d'activités sportives et d'ateliers divers dans les écoles primaires les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 16h30 à 17h45 pendant l'année scolaire. Un restaurant scolaire assure la cantine du midi pour les écoles maternelles et primaire.

En 1798, il existe trois écoles primaires à Épernay[9]. Dès le XVIIIe siècle, un collège est recensé à Épernay[1]. La première école de filles ouvre en 1893[6].


Santé

Centre Hospitalier Auban-Moët.

Épernay abrite le Centre Hospitalier Auban-Moët avec 541 lits, la polyclinique Saint-Vincent avec 100 lits et la maison Sainte-Marthe, un établissement hospitalier de soins de suite et de rééducation avec 51 lits.

On y trouve aussi un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) et un centre d'action médico-sociale précoce (tous deux, rue Chocatelle), ainsi qu'un centre d'accueil et de soins pour les toxicomanes (CAST - avenue Foch), un hôpital de jour dit Winnicot (avenue Jean Jaurès) et un centre d'accueil thérapeutique pour enfants et adolescents (rue des petits prés).

En 2007, la commune compte deux cabinets de radiologie, trois laboratoires d'analyses médicales, une quinzaine de médecins généralistes et treize pharmacies.

La ville comporte plusieurs établissements publics (Résidence Le Cèdre, Résidence Le Hameau Champenois, Logement-foyer André Chenier) et privés (Résidence Les trois roses[118]) d'hébergement pour personnes âgées valides.

Jumelages

Une association Épernay Jumelages a pour mission de faire vivre les différents jumelages en faisant le lien entre les différentes populations[119]

Divers

Anecdotes sur les rues de la ville

Le quai de l'île Belon porte le nom d'une île disparue lors des travaux d'aménagement de la ligne de chemin de fer en 1849. Lors de la Révolution, les titres de noblesses ont été brûlés sur la place Hugues Plomb. La rue de Jancelins est considérée comme la rue la plus longue d'Épernay ; elle traverse la ville d'est en ouest. La rue Saint-Martin et la rue Saint-Thibault sont considérées comme les rues les plus anciennes de la ville[6].

La légende de la belle Alix, la belle du Cubry

Le Cubry.

Louis IX de France donne à son second fils la mission de défendre Épernay ; il y rencontre Alix la fille du Sire de Saint-Julien habitant le petit château dit la forte maison. Ils vivent alors un amour tendre et pur lors de rencontres secrètes sur les bords du Cubry. Suite aux guerres avec le Comte Thibault, il doit prendre les armes contre son aîné. Les amoureux sont surpris par une vieille et méchante commère lors de leurs adieux. Alix n'ose pas rentrer chez elle et perdue dans ses tristes pensées, elle tombe dans le Cubry. Son corps est repêché à temps pour mourir dans les bras de son père en disant : « Père, ne rougissez pas plus que moi, il m'aima d'amour pur, à vous de prier maintenant... ». La légende veut que l'ombre blanche d'Alix soit visible en ces lieux tous les jours à 3h00 du matin[6].

Épernay, ville de garnison

Étant sur le trajet de nombreuses invasions la ville a longtemps et régulièrement servie de garnison. C'est ainsi qu'en 1629, fatigués, de loger des troupes due aux incessantes guerres prenant Épernay à partie, les habitants de la ville jettent de nombreux cavaliers du régiment Saint-Simon dans les puits publics ; la commune dut verser une amende sur 80 ans en réparation. Ce qui n'empêche pas diverses autres garnisons d'y stationner. Enfin, en 1878, le bataillon de chasseurs quitte la ville. Pourtant, la ville réclame rapidement une nouvelle présence militaire pour la protéger mais malgré l’insistance de la ville, le 31e régiment de dragons ne s'installe que le 15 avril 1896 sur des terrains au lieu-dit les terres rouges. En 1907, c'est le 9e régiment de dragons qui s'installe jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Se sont ensuite succédé le 8e bataillon de chasseurs portés, une unité d'artillerie spéciale (7e régiment d'artillerie), deux régiments de génie (34e régiment du génie puis après la dissolution de celui-ci, le 13e régiment du génie) avant que les terrains ne soient attribués à la communauté de commune du fait de la compression des effectifs militaires[6].

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

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Autres

Bibliographie

  • Victor Fiévet, Histoire de la ville d'Épernay, Éditions culture et civilisation, 1868 
  • Auguste Nicaise, Épernay et l'abbaye Saint-Martin, J.-L. Le Roy, éditeur, 1869 
  • Capitaine Servagnat, La résistance et les forces françaises de l'intérieur dans l'arrondissement d'Épernay, 1946 
  • Pierre Michel, Épernay, pas à pas, éditions Horvath, 1984 (ISBN 2-7171-0303-1) 
  • Catherine Durepaire, Francis Leroy, Sophie Limoges, Avenue de Champagne, Office régional culturel de Champagne-Ardenne, 1999 (ISBN 2-909983-08-0) 

Notes et sources

  1. a , b , c , d , e , f , g  et h Marne : La Champagne généreuse, Encyclopédie Bonneton, 1998 (ISBN 2-86253-235-5) 
  2. qui forment les contreforts du bassin parisien
  3. SPARNABUS, Enterprise de transport urbain Epernay (51)
  4. présentation sur le site de la mairie
  5. Patrimoine de France
  6. a , b , c , d , e , f , g , h , i , j  et k Pierre Michel, Épernay, pas à pas, éditions Horvath, 1984 (ISBN 2-7171-0303-1) 
  7. présentation sur le site de l'ANRU
  8. [pdf] arrêté préfectoral
  9. a , b , c , d , e , f , g , h , i , j , k , l , m , n , o , p , q  et r Victor Fiévet, Histoire de la ville d'Épernay, Éditions culture et civilisation, 1868 
  10. Selon Portelet, Spernere (mépris) puis Sparnacum et enfin Épernay.
  11. Aquae-perennes (du fait que la ville est bâtie sur un terrain marécageux) aurait glissé vers Aixsperne puis Épernay.
  12. Certaines versions leur attribuent même le nom de la ville, puisqu'ils auraient nommé l'endroit Spes Nacorum du fait de leur bonne fortune qui serait ensuite devenu Sparnacum
  13. 595 selon Auguste Nicaise, Épernay et l'abbaye Saint-Martin, J.-L. Le Roy, éditeur, 1869 
  14. Il n'existe aucune trace attestant de la présence de Jeanne d'Arc outre l’Histoire de la ville d'Épernay par l'abbé Garnesson.
  15. perso.numericable.fr/briantimms3/chf/10champagne.htm
  16. v. 149-153 de L'Hymne de Henri II par Ronsard
  17. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ) p 382
  18. a , b  et c Louis Le Page, Épernay pendant la Première Guerre mondiale, Office d'édition du livre d'histoire, 1921 (réimpr. 1995) (ISBN 2-84178-049-X) 
  19. a , b  et c Catherine Durepaire, Francis Leroy, Sophie Limoges, Avenue de Champagne, Office régional culturel de Champagne-Ardenne, 1999 (ISBN 2-909983-08-0) 
  20. Champagne Ardenne, Encyclopédies Bonneton, 2004 (ISBN 2-86253-330-0) 
  21. Office de tourisme d’Epernay
  22. consultation juillet 2007
  23. présentation sur le site de la mairie
  24. a , b , c , d  et e Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patrimoine de Champagne Ardenne, Éditions Hachette, 1995 (ISBN 2-01-0209877) 
  25. Notice no PA00078699, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  26. a , b , c , d  et e Tourisme et vignoble en Champagne, Petit Futé, 2005-2006 
  27. fiche de la base Archi-XXe [1]
  28. fiche de la base Archi-XX [2]
  29. Notice no PA00125383, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  30. présentation sur la base mérimée
  31. Notice no IA51000816, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  32. dont le jardin à l'anglaise est classé jardin remarquable
  33. La majeure partie de ces édifices ayant une vocation publicitaire.
  34. d'abord connue sous le nom de faubourg de la folie puis de rue du commerce
  35. en 1994, parmi 100 sites remarquables du goût
  36. à titre de comparaison, la ville possède 130 kilomètres de voirie
  37. 200 millions de bouteilles d'après le site de la mairie
  38. blog de Jacky Blavier, candidat du MRC aux élections législatives 2002 et 2007 de la 6e circonscription de la Marne
  39. [pdf] [3] de la DIREN Champagne-Ardenne
  40. Natura 2000
  41. [pdf] Palmarès 2006
  42. Racheté par la mairie en 1919, ce jardin à l'anglaise était initialement le jardin d'agrément de la famille Auban-Moët. Il comporte notamment une grotte artificielle avec cascade, une île artificielle et un temple de l'amour.
  43. construit sur les anciens fosses, de la ville, comblés
  44. [pdf]Annuaire des associations 2007 Version en ligne
  45. Le Salmanazar - Théâtre d'Epernay
  46. Le Palace - EPERNAY
  47. Médiathèque d'Epernay :
  48. Enluminures médiévales de la bibliothèque municipale d'Épernay
  49. Scan des enluminures
  50. Site du millésium
  51. présentation sur le site de la mairie
  52. http://mixcite.rennes.free.fr/IMG/pdf/noms_de_femmes_pour_rues_a_Rennes.pdf
  53. Robert Sivade, Sentiers et randonnées de Champagne, Éditions Fayard, 1980 (ISBN 2-213-00903-1) 
  54. Tableaux de l'économie champardenaise, INSEE Champagne Ardenne, 1998 (ISBN 2-11-058820-9) 
  55. INSEE chiffres de 1999
  56. Flash INSEE
  57. http://www.recensement.insee.fr/searchResults.action?zoneSearchField=&codeZone=51230-COM
  58. EHESS, notice communale, consultée le 29 janvier 2009
  59. 2008 = 25 800Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 25 janvier 2009
  60. INSEE Fiche profil - Démographie : pyramide des âges 1999
  61. Chiffre INSEE 1999
  62. Chiffres INSEE
  63. a  et b Chiffres INSEE
  64. Chiffres INSEE
  65. a  et b Le baromètre économique et social de la Marne, 2005 sur le site de la CCI de Reims et d'Épernay.
  66. a  et b Présentation sur le site de la CC Épernay-Pays de Champagne
  67. Épernay le journal, juin 2006, n°50, page 15
  68. a  et b Route touristique du champagne, guide touristique 2006, brochure éditée par l'office de tourisme d'Épernay et sa région
  69. L'industrie en Champagne-Ardenne, Préfecture de la région Champagne-Ardennes, 1997 (ISBN 2110588187) 
  70. a  et b [pdf] Salaires versés par les établissements employeurs, données INSEE.
  71. VITeff, the worldwide reference for the sparkling wine field
  72. Le baromètre économique et social de la Marne, 2006 sur le site de la CCI de Reims et d'Épernay.
  73. Chiffres INSEE
  74. [pdf] Les 100 premières entreprises marnaises
  75. a  et b Bien que cette entreprise soit donnée comme sparnacienne via les documents de la CCI de Reims. Il convient de préciser qu'elle est située sur le territoire communal de Chouilly.
  76. [pdf] Les 100 premiers employeurs marnais
  77. Patrimoine de France
  78. Épernay le journal, novembre 2007, n°65, page 8
  79. Épernay le journal, novembre 2007, n°65, page 10
  80. Chiffres INSEE 1999
  81. Chiffres INSEE 1999
  82. a  et b Chiffres INSEE 1999
  83. Chiffres INSEE 1999
  84. Présentation sur le site de la mairie
  85. a , b , c , d  et e [pdf] Contrat urbain de cohésion sociale d'Épernay
  86. [pdf] ANRU
  87. 49,6 % de moins de 25 ans
  88. Mini-site Horizon Bernon
  89. Description sur le site de la mairie
  90. Epernay En Poche
  91. [pdf]La région roule aux biocarburants
  92. présentation sur le site de la mairie
  93. présentation sur le site de la mairie
  94. La nouvelle STEP de la ville d’Epernay opte pour l’oxydation par voie humide pour traiter ces boues
  95. présentation sur le site de la mairie
  96. présentation sur le site de la mairie
  97. Paroisse Saint-Rémi d'Épernay
  98. Chambre de Commerce et d'Industrie de Reims et d'Épernay
  99. Site de la mairie - Les élus
  100. Épernay le journal, janvier 2008, n°67, page 8-9
  101. a  et b Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts
  102. a  et b Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts
  103. Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts
  104. Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts
  105. a  et b Résultat sur le site du ministère de l'intérieur
  106. Résultat sur le site du ministère de l'intérieur
  107. a  et b Résultat sur le site du ministère de l'intérieur
  108. Site officiel du CIVC
  109. Site officiel du SGV
  110. Épernay le journal, novembre 2007, n°65, page 5
  111. présentation sur le site de la mairie
  112. Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 de la région Champagne-Ardennes
  113. Académie de Reims
  114. Inspection académique
  115. Elle reste le seul vestige d'une école primaire ouverte en 1847.
  116. Site de l'école Bachelin
  117. Sa construction débute vers 1914-1916 mais sera interrompue par la guerre. Il doit alors, remplacer l'ancien collège de garçons (rue du Docteur Verron).
  118. Site de la résidence « Les trois roses »
  119. Site d'Epernay Jumelages
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