Empire Portugais


Empire Portugais

Portugal

38°42′N 9°11′W / 38.7, -9.183

República Portuguesa (pt)
República Pertuesa (mwl)
République portugaise (fr)
Drapeau du Portugal Armoiries du Portugal
(Détails) (Détails)
Devise nationale : (pas de devise nationale)[1]
carte
Langue officielle Portugais[2] et Mirandais[3]
Capitale Lisbonne
38° 4' N ; 9° W
Plus grande ville Lisbonne
Forme de l’État
 - Président de la République
 - Premier ministre
 - Assemblée de la République
République parlementaire
Aníbal Cavaco Silva
José Sócrates
Jaime Gama
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 109e
92 391 km²
0,5 %
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 75e
10 627 250 hab.
115,3[4] hab./km²
Indépendance
 - Indépendance du Portugal
- Reconnue
- Fin de l'Union ibérique
Estandarte del Reino de León.png Royaume de León
1139
1143
1640
Formation
 PortugueseFlag1095.svg Comté de Portugal
 Escudo de Felipe II.svg Union ibérique
 Flag of Europe.svg Entrée dans l'Union européenne
 
868
1580
1986
Gentilé Portugais, Portugaise


IDH (2006) Augmentation 0,900 (élevé) ( 33e)
Monnaie Euro[5] (EUR)
Fuseau horaire UTC +0: (WET);

Heure d'été: UTC+1: (WEST)

Hymne national A Portuguesa
Domaine internet .pt
Indicatif
téléphonique
+351
Organisations internationales
OCDE, OMC, OTAN, UE, CPLP, UL

Le Portugal, officiellement la République portugaise, est un pays se situant en Europe du Sud, dans la zone occidentale de la péninsule ibérique, délimité au nord et à l'est par l'Espagne et au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique. C'est le pays le plus occidental de l'Europe continentale. Il comprend également les archipels des Açores, de Madère et de Berlengas, situées dans l'hémisphère Nord de l'océan Atlantique. Le Portugal est membre de l'Union européenne depuis 1986[6].

Du XVe siècle au XVIe siècle, le Portugal fut l'une des plus grande puissance économique, sociale et culturelle du monde, avec un vaste empire colonial en Afrique, en Asie et au Brésil[7],[8]

En 1916, le pays s'engage dans la Première Guerre mondiale, et mobilise pas moins de 100 000 hommes. En 1917, la flotte allemande attaque les navires de guerre portugais, français et britanniques à Madère. En 1974, la révolution des Œillets met fin à l'empire colonial, en même temps qu'elle démocratise le pays. Aujourd'hui, le Portugal est un pays développé, économiquement prospère, socialement et politiquement stable. Membre fondateur de l'OTAN en 1949, membre de l'ONU depuis 1955, de l'Union européenne depuis 1986, il est aussi l'un des pays fondateurs de la zone euro en 1999.

Dans ce pays de relativement petite taille où la dictature instaurée en 1926 a duré jusqu'en 1974 et malgré la perte de ses colonies, l'économie n'a pris son essor qu'après 1975, et c'est ainsi que près de 1,5 million de Portugais ont dû aller travailler en dehors du pays pour fuir la misère et les guerres coloniales. Les fortes zones d'immigration sont le Brésil, la France[9], le Luxembourg (14,1 % de la population totale du pays)[10], la Suisse[11], les États-Unis, l'Argentine, le Venezuela, le Canada[12], ainsi que la Principauté d'Andorre (où 15,75 % de la population est portugaise[13]) et divers autres pays.

Aujourd'hui le thème du déclin devient de plus en plus présent même si l'entrée dans l'UE a permis de dynamiser l'économie (aide aux PME, aux agriculteurs, nouvelles technologies, structures routières). L'émigration s'est arrêtée et le pays tend à devenir un pays d'immigration à son tour. Le niveau de vie de la région de Lisbonne est devenu celui d'autres grandes villes de l'Europe de l'Ouest.

Le tourisme est une ressource très importante. Les belles plages, l'excellent climat, l'accueil y concourent. L'extrême sud, l'Algarve, est particulièrement prisé, outre la région de Lisbonne. Le Portugal est aussi un grand pays viticole, notamment pour le porto qui est produit dans la vallée du Douro et autour de la ville de Porto où le Douro se jette dans l'océan Atlantique. Il est aussi le premier producteur mondial de liège.

La capitale Lisbonne a accueilli l'Exposition universelle sur le thème des océans en 1998[14] Le Portugal s'est porté candidat à l'organisation des Jeux olympiques d'été 2020 par l'intermédiaire des villes de Porto et de Lisbonne. Il s'est également porté candidat, conjointement avec l'Espagne, à l'organisation de la Coupe du monde de football de 2018[15].

Sommaire

Histoire

Préhistoire et antiquité pré-romaine

Articles détaillés : Lusitanie, Ibères, Celtes et Culture des Castros.
Une gravure rupestre de la vallée de Côa

Les plus anciennes traces de civilisation datent du Paléolithique : peintures et gravures rupestres des grottes d'Escoural (Alentejo), de Mazouco (Tras-os-Montes) et surtout de Vale de Côa, datées entre 22 000 et 10 000 ans avant J-C. La majorité de ces traces se trouvent au nord du Tage et témoignent de l'existence de peuples vivant de chasse et de cueillette.

Environ 10 000 ans avant J.-C., la Péninsule ibérique est habitée par des peuples autochtones connus plus tard comme les Ibères. Ceux-ci occupent surtout l'intérieur des terres.

Entre 4000 et 2000 avant J.-C., les terres correspondant au Portugal et à la Galice voient se développer une culture mégalithique originale par rapport au reste de la péninsule : elle se caractérise par son architecture funéraire et rituelle particulière et par la pratique de l'inhumation collective. On peut encore trouver dans le pays de nombreuses traces monumentales, la plupart sont concentrées dans l'Alentejo : le cromlech d'Almendres près d'Evora, ceux de Vale Maria do Meio ou de Portela de Mogos ainsi que le dolmen de Zambujeiro.

L'âge de bronze voit se développer des contacts maritimes entre le littoral atlantique et celui de la Bretagne et des îles Britanniques alors que le sud de la péninsule entretient des liens commerciaux avec la Méditerranée : des Grecs et des Phéniciens venus de l'actuel Liban ainsi que leurs descendants carthaginois y installent de petits comptoirs commerciaux semi-permanents[16]. Le moteur de ce commerce est la richesse de la péninsule en métaux (or, argent, fer et étain) ainsi que le salage du poisson de l'Atlantique réputé dans le bassin Méditerranéen. Les Phéniciens auraient ainsi fondé Lisbonne autour de l'an 1000 avant J.-C. La légende veut même que ce soit Ulysse qui ait donné son nom à la ville. Mais seul le site d'Abul, près d'Alcácer do Sal, demeure incontestable. On peut voir à Almodovar (Alentejo) un remarquable musée des écritures locales primitives du VIIe au IVe siècles av. J.-C. où les influences phénicienne et helléniques sont bien visibles.

L'âge du fer voit arriver dans la région un peuple indo-européen, les Celtes, occupant bientôt le centre et l'ouest de la péninsule. Ils restent les mieux connus : ils vivent regroupés en petits noyaux de population isolés, établis sur les hauteurs avec des habitations circulaires (castros) et pratiquant l'agriculture et l'élevage. Chaque maison (150 environ) est défendue par une enceinte (comme on peut en voir dans la Citânia de Briteiros). On trouve aussi dans ces regroupements un édifice funéraire. Comme ils maîtrisent le fer, le travail de la terre devient plus efficace, les cueillettes augmentent, améliorant par la même les conditions de vie et la démographie.

Les Lusitaniens occupent une partie du territoire actuel du Portugal et les provinces espagnoles du León et l'Estremadure. Les Lusitaniens parlent leur propre langue, ils s'étendent vers l'Estremadure[17].

Les Carthaginois ont débarqué dans la Péninsule au IIIe siècle av. J.-C. et en ont occupé la moitié sud. Ils sont venus attirés par ses ressources minières, halieutiques et par la réputation des guerriers ibères, un atout précieux face à Rome. Alliés aux Lusitaniens, ils formeront la principale résistance à l'invasion romaine dans la péninsule.

Formation du Royaume de Portugal

La présence romaine est ancienne et déterminante dans la culture, les usages et la langue portugaise fortement latinisés. Le peuplement romain proprement dit commence au Ier siècle av. J.-C. après la conclusion de la paix entre les Lusitaniens et Jules César (en 48) Les romains vont créer un réseau urbain et de transport qui structure le pays jusqu'à nos jours. Il est spécialement destiné à l'exportation maritime vers la Méditerranée des principales productions du pays : métaux, huile d'olive, vin, conserves de poisson.

L'occupation par les Suèves précédant l'époque wisigothique est partielle et discrète (lire Royaume suève).

Au VIIIe siècle les Omeyyades débutent une occupation musulmane qui ne sera structurante que dans le sud du pays, directement sous influence andalouse et rechristianisé tardivement. Silves connait un rayonnement culturel jusqu'au XIe siècle, Mertola joue un rôle économique par les échanges maritimes. Les arabo-andalous - rare foyer de culture antique au milieu du moyen age - ne seront jamais nombreux. Leur apport est le développement de l'irrigation (connaissance des calculs de pente et de débit d'eau) et de l'agriculture, les spécificités portugaises sont les fruits (notamment les pommes, les poires et les figues en Algarve), la vigne car la consommation du vin s'est perpétuée chez les andalous, les céréales dont le riz en Alentejo, les légumes comme l'artichaut. De cette époque subsiste encore la tradition décorative des azulejos.

Carte politique du Nord-Ouest de la péninsule ibérique à la fin du XIIe siècle.

Sous le règne de Alphonse Ier, les seigneurs des Asturies s'emparent des territoires jusqu'au Douro.

Le royaume de León compte au début quatre divisions : les Asturies, le León, la Galice, le Portugal et la Castille. Chacune est dirigée par un comte. Au fur et à mesure des conquêtes, les terres sont divisées en comtés ou en duchés. En 868, Porto et Braga sont reprises. À partir du IXe siècle, le sud de la Galice forme un comté dynamique autour de sa métropole religieuse, Braga, et de son port Porto. Il porte le nom de Portucale ou Terra portucalensis (pays de Portucale), rappelant le nom latin de Porto (Portucale).

1er drapeau du Portugal.

En 1095, Urbain II lance la première croisade pour libérer les lieux saints et surtout réagir à la menace que représentent les Turcs récemment convertis à l'islam. Déjà, les réformes grégoriennes appellent à s'unir pour lutter contre toutes les croyances païennes et hérétiques. C'est dans ce cadre que, en 1095, Alphonse VI de Castille et de León, annexant la Galice et le comté de Portugal, réunifie le royaume. Alphonse VI, marié à Constance de Bourgogne, fait appel à sa belle-famille bourguignonne pour l'aider à reconquérir la péninsule. Raymond et Henri de Bourgogne, de la famille royale de France, font partie d'une noblesse en quête de terre et de prestige et répondent favorablement à l'appel[18].

En remerciement et pour consolider ses liens avec les autres monarchies, il donne à Raymond sa fille Urraque et en fait donc le futur roi de León et de Galice. À Henri, il donne la main de sa fille bâtarde, Thérèse de León et le comté de Portugal. Dès lors, celui-ci installe sa cour près de Braga, à Guimarães (considéré depuis comme « berceau » du Portugal). Il continue à prêter serment à Alphonse VI tout en bénéficiant d'une certaine autonomie, et poursuit la reconquête jusqu'au fleuve Mondego.

En 1139, Afonso Henriques, fils d'Henri de Bourgogne[19], remporte sur les musulmans une bataille historique à Ourique et est proclamé roi par ses troupes sur le champ de bataille[20]. La légende veut que le Christ lui soit apparu pendant la bataille. Cette situation est officialisée par le traité de Zamora (1143) par lequel Alphonse VII reconnaît le royaume du Portugal et son roi Alphonse Ier. Grâce à son habilité politique et guerrière, ce dernier a réussi là où d'autres comtés échouent, et gagne ainsi son indépendance[21].

Les découvertes

Articles détaillés : Empire colonial portugais et Vasco de Gama.

Avec la fin de la guerre, le Portugal a donné le lancement du processus d'exploration et de l'expansion des découvertes, entre outre grâce à Henri le Navigateur et le roi Jean II de Portugal. Ceuta fut conquise par le Portugal en 1415[22]. En 1474, João Vaz Corte-Real et Alvaro Martins Homem auraient découvert le Groenland et Terre-Neuve[23].

Devenu roi, sous le nom de Jean II (1481-1495), il centralise le pouvoir et continue de planifier les grandes expéditions. Jean II est le roi de la Renaissance par excellence: il met fin à certains privilèges, oblige la noblesse à lui prêter serment, se débarrasse des traîtres (le duc Ferdinand II de Bragance conspire avec les Rois catholiques, il le fait arrêter et exécuter en 1483 ; en 1484, c'est le duc de Beja et de Viseu Diogo qu'il assassine lui-même pour les mêmes raisons). Le pouvoir et le domaine royal s'en trouvent agrandis, au prix de la haine de la grande noblesse. Ce ressentiment est d'autant plus vif que le roi privilégie désormais la poursuite des découvertes de nouvelles terres et surtout de la route des Indes. L'Afrique n'est plus l'enjeu ; il s'agit de la contourner.

Diogo Cão

La mission en est confiée à Diogo Cão, qui, en 1481 emporte le premier padrão (borne de pierre avec les symboles du Portugal plantée dans les terres découvertes). Il remonte le fleuve Zaïre, débarque au Congo, au Gabon, en Angola et en Afrique du Sud enfin en 1486.

Ces coûteuses expéditions sont financées par l'exploitation des terres conquises et par l'établissement de São Jorge da Mina, dans le golfe de Guinée, qui voit converger l'or de la région; construit en 1482, il vise aussi à interdire aux navires étrangers l'accès aux eaux portugaises. Le traité de Tolède (6 mars 1480) instaure un partage de l'Atlantique avec la Castille, lui abandonnant les découvertes à l'ouest des Canaries et assurant au Portugal le monopole en Afrique. Madère devient un point d'escale. Le vin, la canne à sucre et l'élevage s'y développent grâce à l'arrivée de migrants et d'esclaves. Le blé des Açores sert à ravitailler le pays. Cap-Vert, les îles de São Tomé et de Principe fournissent du sucre et du bétail. Jean II passe une alliance avec le roi du Congo pour enseigner la religion Catholique[24]. Le commerce avec les Africains rapporte aussi de l’ivoire et des fruits tropicaux.

C'est ensuite Bartolomeu Dias qui est envoyé en 1487. Il double le cap de Bonne-Espérance (qu'il avait nommé cap des Tempêtes[25] avant que le roi ne lui donne ce nom prophétique) le 6 janvier 1488, par hasard, emporté par une tempête. Il atteint l'actuelle Namibie mais une mutinerie l'empêche d'aller plus loin.

Dans le but de préparer le voyage vers les Indes, Jean II envoie en 1488 des émissaires par voie de terre. C'est un moyen de recueillir des informations sur les courants dans l’océan Indien, peut-être même de trouver une trace du Royaume du prêtre Jean. C'est d'abord Pedro de Montanoio et Pedro de Lisboa qui partent. Ils sont suivis de Pêro da Covilhã et d'Afonso de Paiva qui apportent de précieux renseignements pour le voyage de Vasco de Gama.

Les voyages des explorateurs portugais.

Ils partent vers Jérusalem, accèdent au golfe Arabique, à Aden à l'embouchure de la mer Rouge. Ils se séparent ensuite. Paiva part vers l'Abyssinie à la recherche du prêtre Jean. Covilhã part vers les Indes. Il passe par Calicut, puis Sofala, Madagascar, revient au Caire où il apprend la mort de son compagnon. Il envoie ses informations au roi et part pour Ormuz. Il parvient à la cour du roi chrétien Négus, s'y marie et y finit ses jours. Grâce à lui, on fait construire des navires spéciaux : la caravelle va être remplacée par la caraque permettant d'emporter plus d'équipage, d'armes et de ravitaillement.

Pendant ce temps là, les Rois catholiques prennent Grenade et mettent fin à la reconquête (1492). Cette victoire leur laisse les mains libres pour entreprendre des expéditions. Christophe Colomb embarque en leur nom pour atteindre les Indes par l'ouest. Jean II, à qui il s'adresse auparavant, refuse de financer ce voyage, privilégiant la route découverte par Vasco de Gama et estimant, à juste titre, que Colomb se trompe.

En 1493, Christophe Colomb revient d'Amérique et c'est à Lisbonne qu'il débarque en premier. Il annonce au roi que les terres découvertes lui appartiennent en vertu du traité d'Alcaçovas. Jean II les revendique donc auprès du pape Alexandre IV. Une bulle papale établit alors une division des terres qui passe à 100 lieues à l'ouest du Cap-Vert. Jean II exige un autre accord : le 7 juin 1494, Espagnols et Portugais signent le traité de Tordesillas qui fixe la limite à 370 lieues. Ce nouvel accord permet au Brésil qui n'a pas encore été découvert d'être portugais tout en abandonnant à l'Espagne les nouvelles terres d'Amérique.

C'est le nouveau roi Manuel Ier (1495-1520) qui tire profit de la politique intelligente de Jean II. Celui-ci, très impopulaire auprès de la noblesse, meurt probablement empoisonné en 1495. Vasco de Gama arrive aux Indes le 20 mai 1498, ouvrant la voie au commerce très fructueux des épices contrôlé jusque là par les Vénitiens. Son voyage a été minutieusement préparé. Mais à son arrivée à Calicut, il est mal accueilli par le Samorim. En 1499, une deuxième expédition, commandée par Pedro Alvares Cabral est envoyée avec l'objectif de s'imposer, par la force si nécessaire.

Le 22 avril 1500, Cabral aborde au Brésil et en prend possession. Il envoie un messager à Lisbonne et poursuit sa route.

Arrivé à Calicut, il reçoit meilleur accueil mais très vite les Portugais doivent affronter la concurrence des Vénitiens, des Turcs et des Égyptiens. C'est la fin des voyages pacifiques. Les Portugais tirent parti des divisions entre les hindous et les musulmans de la région. Une factorerie est créée à Cochim puis à Cananor, Sofala, Quiloa et Malacca (1511). Elles sont protégées par des forteresses et une armada. On finit par installer une administration et créer un poste de vice-roi des Indes pour maintenir l'ordre dans l’océan Indien : Francisco de Almeida sera le premier, suivi d'Afonso de Albuquerque qui installe de solides forts aux points stratégiques (Malacca, Siam, Goa qui devient la capitale de cet empire, Moluques, Timor, Socotra, Ormuz) et consolide cet empire naissant. Tout l'océan Indien est bientôt sous contrôle.

Amerigo Vespucci fait partie du premier voyage officiel au Brésil (1501). La découverte du Brésil permet aux commerçants portugais de s’approprier le pau-brasil, un bois de teinture et de construction très recherché. Mais le pays semble peu intéressant au départ jusqu'à ce que la concurrence espagnole et française se fasse sentir. On y envoie des colons, on crée des factoreries. Les Indiens du Brésil puis de nombreux Africains sont mis en esclavage pour la culture du sucre. En 1600, le Brésil est le premier producteur mondial de sucre et le principal fournisseur de ressources du Portugal. Au XVIIe siècle les Bandeirantes découvrent également au sud de la colonie des mines d’or et de diamants qui sont exploités grâce à une même main d’œuvre servile. Les découvertes se poursuivent par ailleurs : en 1495, Pêro de Barcelos et João Fernandes Lavrador explorent les côtes du Canada et du Groenland (donnant son nom au Labrador). En 1500, Gaspar Corte Real arrive à Terre-Neuve. En 1513, Jorge Álvares arrive en Chine et Tomé Pires à Pékin.

Carte anachronique de l'Empire portugais (14151999).

C'est un véritable empire qui naît reposant sur les comptoirs. La Casa da India à Lisbonne contrôle et vérifie les marchandises importées d'Orient. Les richesses venues des colonies (épices, or, pierres...) affluent pendant les siècles suivants. Jamais le pouvoir royal n'a été aussi grand. Manuel Ier réforme d'ailleurs l'administration avec un nouveau code législatif afin de renforcer encore ce pouvoir (les ordonnances Manuelines de 1521). Mais il sait aussi ménager la noblesse (contrairement à son prédécesseur) qui, grâce aux nouvelles colonies, finit par y trouver son compte. En 1555, le pays est compté comme le plus riche d'Europe.

C'est un période de croissance démographique. Le Portugal compte alors à peu près 1,5 million d'habitants. Tout un peuple vit alors impliqué dans le colonialisme. Beaucoup partent vers les colonies. L'esclavage fait que le travail devient une valeur dénigrée.

Il s'agit également d'une période de développement culturel avec le début des grandes constructions influencées par la Renaissance, avec l'installation définitive de l'université à Coimbra. Le style manuélin, gothique propre au pays, se propage sous l'influence de grands architectes (Mateus Fernandes, Diogo de Arruda, Francisco de Arruda et les Français Diogo de Boytac ou Nicolas Chanterène).

La littérature connaît aussi une époque faste avec les œuvres de João de Barros, Damião de Góis ou Gil Vicente. Le tableau de Nuno Gonçalves résume à lui seul toute cette époque. Les Portugais inventent une science basée sur l'expérience.

Le désastre d'Alcácer-Kibir

Le 4 août 1578, a lieu la bataille d'Alcácer-Quibir (dite aussi bataille des Trois Rois) qui tourne au carnage avec des milliers de morts et de nombreux prisonniers. Une centaine de rescapés rentrent à Lisbonne. Le roi est mort mais son corps n'est pas retrouvé. C'est un désastre militaire, économique et politique : la défaite marque la fin de la dynastie d'Aviz et d'une époque glorieuse, chantée dans Les Lusiades par le poète Luís de Camões, disparu également à cette époque. Quatre siècles d'une indépendance chèrement acquise sont remis en cause. Cet épisode marque aussi la fin des croisades.

Union Ibérique

Carte de l'Union ibérique (15801640)      Empire espagnol      Empire portugais

Outre la crise politique et économique, c'est une crise morale que connaît le pays : une Couronne endettée, des milliers de morts et des prisonniers dont il faut payer la rançon. C'est dans cette atmosphère que vont surgir et prospérer de nombreuses prophéties évoquant le retour du jeune roi : le sébastianisme. Pas moins de quatre imposteurs cherchent à se faire passer pour le roi au cours de cette période.

Le vieux cardinal Henri, dernier fils de Manuel Ier, monte sur le trône le 28 août 1578. Il est chargé de se trouver un successeur. De nombreux prétendants existent dont Philippe II d'Espagne, qui apparaît comme le seul capable d'assurer la conservation de l'Empire portugais. Cette solution a les faveurs de la noblesse et du clergé. Le peuple, lui, favorise un Portugais (dom Antoine, prieur de Crato) mais les Cortes n'arrivent pas à trancher. La grande bourgeoisie penche du côté espagnol pour des raisons économiques. Elle entend profiter des marchés offerts par l'Espagne et ses colonies[26].

Henri Ier meurt sans les départager. Philippe II s'impose avec une démonstration de force face au prieur de Crato lors de la bataille d'Alcántara (25 août 1580). Celle-ci marque la fin de la dynastie d'Aviz et le début de celle des Habsbourg. Les accords de Tomar signés entre les Cortes et le roi permettent au Portugal de garder une certaine autonomie mais le pays appartient désormais à la Couronne d'Espagne.

Il retrouve une certaine stabilité économique mais perd ses places au profit de la Hollande et de la France. Le conflit entre l'Espagne et l'Angleterre (1588), qui aboutit à l'épisode de l'Invincible Armada, vient à bout de ce qui reste de la flotte portugaise[26]. Les premiers accrocs surgissent à la fin du règne de Philippe II et se poursuivent avec son successeur, Philippe III, qui se désintéresse du Portugal et de l'administration en général. Il délègue ses pouvoirs au vice-roi qui cherche à centraliser le pouvoir et à remettre en cause l'autonomie du Portugal. Le nouveau roi se rend impopulaire en augmentant les impôts, en affichant une certaine tolérance envers les nouveaux chrétiens et en signant une trêve avec la Hollande qui en profite pour conforter sa place dans les colonies portugaises.

Un nouveau code législatif est introduit : les Ordonnances philippines (1603). Philippe IV bafoue les accords sur l'autonomie du pays et alourdit encore la pression fiscale. Des troubles éclatent. Face à la concurrence des Anglais et des Hollandais, les places portugaises tombent une à une : Ormuz en 1622, Bahia en 1624, Arguin en 1633, São Jorge da Mina en 1637[26]. Dès lors, le Portugal se tourne essentiellement vers le Brésil déjà menacé par les Hollandais et les Français. L'Espagne devient la cause de tous les maux du pays. Des révoltes éclatent. L'unité nationale en sort renforcée. Les opposants soutiennent le duc Jean de Bragance, ils s’emparent du palais royal de Lisbonne le 1er décembre 1640. Le 15 décembre 1640, Jean IV devient Roi de Portugal[26].

Restauration, absolutisme et libéralisme

Après la restauration de l'indépendance du Portugal, il s'est ensuivi une guerre contre l'Espagne qui finira seulement en 1668 par la signature d'un traité de paix où Espagne reconnaissait définitivement la restauration du Portugal[27].

Cette gravure de 1755 montre les ruines de Lisbonne en flammes et un tsunami submergeant les navires du port.

Dans la fin du XVIIe siècle et dans la première moitié du XVIIIe siècle, ces deux siècles ont permis la floraison de l'exploration minière du Brésil, où il fut découvert de l'or et pierres précieuses. Ces richesses servaient aussi pour payer des produits importés, majoritairement d'Angleterre (il n'existait presque pas industrie textile dans le royaume portugais et tous les tissus étaient importés d'Angleterre). Le commerce externe se basait sur l'industrie du vin et le développement économique du royaume fut impulsé, déjà dans le règne de José I, par les efforts du Marquis de Pombal (ministre entre 1750 et 1777), pour inverser la situation avec de grandes réformes mercantilistes. Ce règne fut marquer par un violent séisme qui a dévasté le Portugal (Lisbonne Madère et l'Algarve), le Maroc, le Royaume-Uni[28] et d'autres pays le 1er novembre 1755[29].

Acclamation de João IV, le Restaurateur.

Pour ne pas briser l'alliance avec l'Angleterre, le Portugal a refusé d'adhérer au Blocus continental, en conséquence il fut envahi par les armées napoléoniennes en 1807[30]. La cour et la famille royale portugaise se sont réfugiées au Brésil. Lisbonne n'est plus la capitale du Royaume-Uni portugais, la capitale fut transférée à Rio de Janeiro[31], où il reste jusqu'en 1821, quand Jean VI est retourné à Lisbonne pour la première Constitution. Dans l'année suivante, le 7 septembre 1822, son fils Pedro IV s'était proclamé empereur du Brésil[32].

Pendant le XIXe siècle, le Portugal a vécu des périodes d'énormes perturbations politiques et sociales (une guerre civile et des révoltes ainsi que des soulèvements militaires, comme la Révolution de Septembre, la Révolution du Minho, celle de Patuleia…).

Dans la fin du XIXe siècle, les ambitions coloniales portugaises choquent avec celles des Anglaises, ce qui est à l'origine de l'Ultimatum britannique de 1890. La cession aux exigences britanniques et la croissance des problèmes économiques lancent la monarchie dans un discrédit croissant, et Charles Ier et le prince héritier Louis Philippe de Bragance sont assassinés le 1er février 1908. La monarchie est restée au pouvoir pendant deux ans de plus, commandée par Manuel II, mais la monarchie est abolie le 5 octobre 1910, le Portugal devenant ensuite une République[33].

République, Estado Novo et retour à la démocratie

Le Portugal et ses régions d'Outre-Mer en Afrique. Pendant la guerre coloniale (19611974)      Portugal actuel      Colonies portugaises
Proclamation de la
República Portugueza

Peu après la République instaurée, le 5 octobre 1910, le jeune roi Manuel II part pour l'exil en Angleterre. Après plusieurs années d'instabilité politique, avec des luttes de travailleurs, des tumultes, des homicides politiques et des crises financières, l'armée prend le pouvoir, en 1926.

Le régime militaire nomme António de Oliveira Salazar, un enseignant de l'université de Coimbra[34], ministre des finances, avec pleins pouvoirs budgétaires afin de les redresser, ce qu'il fait de façon spectaculaire, en un an. Il est nommé en 1932 président du Conseil par le président de la République, le général Óscar Carmona.

Salazar consolide le pouvoir autoritaire, et introduit en 1933 une nouvelle constitution qui lui donne les pleins pouvoirs, l'Estado Novo (l'« État Nouveau »), régime à parti unique, nationaliste, proche de l'idéologie du parti faciste italien (du moins jusqu'en 1945). En 1968, António de Oliveira Salazar s'éloigne du pouvoir pour cause de maladie, il donne les rennes du pouvoir à Marcelo Caetano[35].

Le refus du régime dictatorial portugais de décoloniser les provinces d'outre-mer entraine un début de guerre coloniale. La première colonie à se révolter fut l'Angola (1961) suivie de la Guinée-Bissau (1963) et enfin par le Mozambique (1964). Entre 1974 et 1975, le Portugal doit donner l'indépendance à toutes ses colonies, seules deux régions n'ont pas pris l'indépendance, Madère et les Açores. Le 10 septembre 1974, les deux premières colonies qui ont pris leurs indépendances vis-à-vis du Portugal sont le Cap-Vert et Guinée-Bissau[36]. Le Timor oriental fut aussi une colonie portugaise jusqu'au 28 novembre 1975, où il acquiert son indépendance. Mais neuf jours plus tard, l'Indonésie l'annexe militairement[37].

Manifestation du 25 avril 1983 à Porto.

Avec un coup d'État militaire, le 25 avril 1974, le gouvernement instauré par António de Oliveira Salazar et dirigé par Marcelo Caetano est renversé. La foule manifeste dans la capitale portugaise pour soutenir les militaires dirigés par le général António Spínola. Les jours suivants, les prisonniers politiques sont libérés, la censure de la presse est levée et le secrétaire général du parti socialiste, Mario Soares[38], rentre de son exil en France. Il sera élu deux fois comme président de la République, la première fois en 1986 et la seconde en 1991[39].

Dans les années 1940-1960, le Portugal fut un co-fondateur de l'OTAN, de l'OCDE et de l'AELE, (le Portugal a quitté cette dernière en 1986, pour entrer dans l'Union européenne). En 1999, le Portugal adhère à la zone euro et le 20 décembre de la même année le gouvernement portugais rend le territoire de Macao à la Chine[40]. Depuis son entrée dans l'Union européenne, le pays a présidé le Conseil européen trois fois et en 2007, la capitale Lisbonne reçoit la cérémonie de la signature du traité de Lisbonne[41].

Division administrative

Les principales divisions administratives portugaises sont les 18 districts du continent et de ses régions autonomes des Açores et de Madère[42], qui se subdivisent en 308 municipalité et 4257 paroisses[43]. Les districts, sont comme la plus importante subdivision du pays, ils servent de base pour une série d'utilisations administratives, comme par exemple, du cercles électoraux.

Avant 1976, les deux archipels étaient aussi intégrés dans la structure générale des districts portugais avec une structure administrative différenciée, compte tenu de leur statut de districts indépendants des îles adjacentes, décret-loi n.º 36453, du 4 août 1947 qui se traduit avec l’existence de trois districts indépendants aux Açores et un dans Madère :

Après 1976, les Açores et Madère passent au statut de région autonome, en étant à remplacer le statut politico-administratif[44] et agences du gouvernement propres. Article 6.º, paragraphe 2, de la Constitution de la République portugaise. Actuellement, la division administrative se traduit comme le tableau suivant.

Districts[45]
  District Superficie Population Carte numérotée des districts du Portugal.   District Superficie Population
01 Lisbonne 02 761 km² 2 124 426 10 Guarda 05 518 km² 173 831
02 Leiria 03 517 km² 477 967 11 Coimbra 03 947 km² 436 056
03 Santarém 06 747 km² 445 599 12 Aveiro 02 808 km² 752 867
04 Setúbal 05 064 km² 815 858 13 Viseu 05 007 km² 394 844
05 Beja 10 225 km² 154 325 14 Bragança 06 608 km² 148 808
06 Faro 04 960 km² 421 528 15 Vila Real 04 328 km² 218 935
07 Évora 07 393 km² 170 535 16 Porto 02 395 km² 1 867 986
08 Portalegre 06 065 km² 119 543 17 Braga 02 673 km² 879 918
09 Castelo Branco 06 675 km² 208 069 18 Viana do Castelo 02 255 km² 252 011
Régions autonomes
  Région autonome Superficie Population Gentilés
19 Açores 02 333 km² 243 101 açoréen(ne)(s)
20 Madère 00 801 km² 244 098 madérien(ne)(s), madérois(e(s))

Le Portugal est aussi divisé en trois régions NUTS de premier niveau[43] (séparant le territoire métropolitain des deux régions autonomes). Le second niveau NUTS est constitué par les 18 districts de la métropole, mais ne subdivise pas les anciens districts des Açores qui constituent une seule région NUTS-2 comme aussi Madère : il y a donc 20 régions NUTS de niveau 2, de population relativement équilibrée (à l’exception des districts de Porto et Lisbonne qui sont 5 à 20 fois plus grands que les autres). Cette division a été élaborée pour des fins statistiques, cette division est rentrée en vigueur dans tous les pays de l’Union européenne.

Politique

Article détaillé : Politique du Portugal.

Le Portugal est un État unitaire à régime parlementaire unicaméral fondé sur la Constitution portugaise du 25 avril 1976 (constitution modifiée en 1982, 1989, 1992, 1997, 2001 et 2004)[46]. Les trois principales composantes du pouvoir sont le président de la République et le gouvernement, l'Assemblée de la République, et la justice. La Constitution accorde la division ou la séparation des pouvoirs entre les branches législative, exécutive, et judiciaire. La République du Portugal est un Etat laïque.

Le président de la République, qui est élu pour un terme de cinq ans, a un rôle essentiellement honorifique. L'actuel président est Aníbal Cavaco Silva, élu en janvier 2006.

Le pouvoir législatif est détenu par l'Assemblée de la République (Assembleia da República), parlement unicaméral composé de 230 députés élus pour 4 ans (dont 4 représentent les Portugais de l'étranger).

Le gouvernement est dirigé par le Premier ministre qui est, depuis les élections du 20 février 2005, José Sócrates, secrétaire général du Parti socialiste portugais. Le Premier ministre choisit son gouvernement, constitué des ministres, des secrétaires d'État et de sous-secrétaires d'État. L'actuel gouvernement est entré en fonction le 12 mars 2005.

Le pouvoir judiciaire est divisé en trois ordres : judiciaire, administratif, et financier. Le Tribunal suprême de justice constitue la plus haute juridiction judiciaire du pays, le Tribunal administratif suprême étant la plus haute juridiction administrative. Tous deux statuent en cassation[47].

Par ailleurs, le Tribunal constitutionnel veille à la conformité des lois avec la Constitution.

L'âge minimum requis est de 18 ans. Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1931 par un décret-loi (Decreto-lei 19694 de 5 de Maio de 1931)[48]. La peine de mort a été abolie en 1867, la dernière exécution eut lieu en 1849[49].

Les partis politiques (2009-2013)

Nom officiel Logo Leader Idéologie Fondation Sièges
En français En portugais
Partis de gauche
Bloc de gauche (BC) Bloco de Esquerda Beblocoesquerda.png Francisco Louçã Extrême-gauche 1998 16
Parti communiste portugais (PCP) Partido Comunista Português Logo-PCP.gif Jerónimo de Sousa Communisme 1921 13
Parti écologiste "Les Verts" (PEV) Partido Ecologista "Os Verdes" Os Verdes.jpg Pas de Leader Gauche écologiste 1982 2
Parti socialiste (PS) Partido Socialista Parti socialiste portugais logo.png José Sócrates Gauche sociale-démocrate 1973 97
Partis de droite
Parti social-démocrate (PSD) Partido Social Democrata Psd logo.svg Manuela Ferreira Leite Centre-droit, libéralisme, conservatisme 1974 81
Centre démocratique et social - Parti populaire (CDS-PP) Centro Democrático Social - Partido Popular Cdsppportugal.png Paulo Portas Conservatisme, nationalisme 1974 21
Les partis politiques (élections de 2009-2013)
  • BE - Bloco de Esquerda : Ce parti fut fondé en 1998 après la fusion du Parti Socialiste Révolutionnaire (PSR), de l'Union démocratique populaire (UDP), du Política XXI (PXXI) et du Front de gauche révolutionnaire. o Bloco de Esquerda assumiu-se como um movimento de ruptura dentro do panorama político português. Le Bloc de Gauche compte actuellement huit députés dans l'Assemblée de la République.
Intérieur du Parlement portugais
  • PCP - Partido Comunista Português : Ce parti a été fondé en 1921. Après l'ascension de la dictature militaire et plus tard du régime dictatorial de Salazar, le parti a travaillé clandestinement et a fonctionné pendant des décennies comme seule force organisée de résistance au régime. Le leader fut Álvaro Cunhal. Le secrétaire général du parti est Jerónimo de Sousa. Le PCP compte actuellement 13 députés à l'Assemblée de la République.
  • PEV - Partido Ecologista "Os Verdes" : Ce parti a été fondé en 1982, le parti a toujours été en coalition avec le PCP. Bien que le parti est de taille réduite et a ainsi une influence sociale très réduite, le parti compte actuellement deux députés à l'Assemblée.
  • PPD/PSD - Partido Social Democrata : Ce parti fut fondé en 1974 par un groupe de députés affecté à Ala Liberal de l'Assemblée Nationale et est un parti-social-démocrate. Le parti est conduit par Manuela Ferreira Leite et compte 81 députés à l'Assemblée de la République.

Conflits territoriaux

Articles détaillés : Olivenza et Îles Selvagens.

Deux conflits territoriaux opposent encore actuellement le Portugal et l'Espagne. le Portugal ne reconnaît pas la municipalité d'Olivença comme territoire espagnol[50]. À la suite du traité de Vienne, l'Espagne a manifesté la volonté de faire rétrocession de ses territoires occupés.

La constitution portugaise dans son article 5, alinéa 3, rend impossible que ce territoire soit reconnu comme espagnol[51].

Il existe également un conflit non clarifié au sujet de la zone économique exclusive du Portugal dans les eaux territoriales des îles Selvagens (un petit archipel au nord des îles Canaries), sous autorité portugaise.

L'Espagne les réclame au titre que ces dernières ne se trouvent pas sur une plaque continentale distincte, en accord avec l'article 121[2][52] de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Le statut des îles Salvagens en tant que simples rochers ou au contraire d'îles est donc au cœur du débat. Ces îles constituent aujourd'hui une réserve naturelle dont les seuls résidents sont deux gardes du Parc naturel de Madère. Année après année, les autorités portugaises ont saisi des bateaux de pêche espagnols naviguant dans ces zones pour cause de pêche illégale et plusieurs survols non autorisés des forces aériennes espagnoles ont été dénoncés aux gouvernements concernés.

Indépendance et fusion

Articles détaillés : Ibérisme et Galice.
Proposition pour le drapeau de l'État Fédéraliste Ibérien.

Au Portugal, comme dans toute la Péninsule ibérique, il existe des mouvements indépendantistes. Certains veulent l'indépendance de l'Algarve[53], l'indépendance des Açores[54] et de Madère, la fusion de l'Espagne et du Portugal ou encore d'autres qui veulent la fusion de la Galice (région espagnole) et du Portugal.

Pour la fusion entre l'Espagne et le Portugal, ce sont surtout les Espagnols qui, plus que les Portugais, sont favorables à une éventuelle union entre les deux pays. Presque la moitié des Espagnols se déclarent pour contre un peu plus d'un quart des Portugais. Un sondage public a révélé que 45,6 % des Espagnols sont pour la fusion ; parmi ceux-ci, 43,4 % défendent le nom d’Espanha pour l’hypothétique entité mais 39,4 % sont pour le nom Ibéria. Pour 80 % des partisans de l’union, ils souhaitent que la capitale soit Madrid, contre à peine 3,3 % pour Lisbonne[55],[56].

Certains mouvements galiciens minoritaires et dits réintegrationnistes tels l'AGAL, revendiquent une union entre les peuples du Portugal et de Galice en militant pour ré-intégrer le galicien comme dialecte de la lusophonie. D'autant que le Portugal et la Galice ont des langues issues de l'ancien galicien, le galaïco-portugais[57] qui de fait a deux variétés modernes : le portugais et le galicien.

Quelques projets transfrontaliers existent entre la Galice et le Nord du Portugal, en particulier dans le cadre de l'euro-région de Galice/Nord-Portugal (Galicia - Norte de Portugal, communidade de trabalho)[58].

Il est envisagé d'autoriser la réception des chaines de télévision portugaises en Galice, parmi les six chaînes de télévisions présentes, cinq sont en langue castillane ou espagnol et une seule en galicien[59],[60].

Le 10 juillet 2008, le secrétaire exécutif de la CPLP a fait une déclaration dans laquelle il garantie que la Galice , n'étant pas un pays, peut toutefois prétendre à être membre associé de la CPLP, grâce à l'accord du gouvernement espagnol, et qu'il en a informé les autorités galiciennes[61].

Géographie

Carte géographique du pays.
Carte topographique de l'archipel de Madère
L'archipel de Madère
Carte topographique de l'archipel des Açores
L'archipel des Açores
Carte topographique de l'archipel de Berlengas
L'île principale de l'archipel de Berlengas

Dans le Nord du pays, le paysage est plutôt montagneux dans les zones intérieures avec des plateaux, intercalés par des secteurs qui permettent le développement de l'agriculture.

De Lisbonne, jusqu'à l'Alentejo, le relief est plutôt caractérisé par des plaines[62]. Le Portugal est traversé par plusieurs fleuves certains naissants d'Espagne comme le Douro, le Minho, Guadiana et le plus célèbre le Tage. D'autre fleuve important naissent eux du Portugal comme le Mondego, le Sado et Mira naissent tous dans le territoire Portugais[63]. Le pays compte plusieurs écorégions dont la Forêt sclérophyle et semi-caduque ibérique.

Les îles des Açores sont localisées sur un rift au milieu de l'océan Atlantique, quelques îles sont rentrées dans une réaction volcanique récemment comme à São Miguel en 1563 et Capelinhos en 1957, ce qui a permis un agrandissement de la superficie de l'île de Faial. Avec toutes les éruptions volcaniques une nouvelle île pourrait surgir dans un futur proche.

Le point le plus haut du Portugal est le Ponta do Pico dans l'île du Pico[64], c'est un ancien volcan qui est rentré 3 fois en éruptions depuis le XVIe siècle, et une incertaine en 1963[65], la plus probable serais en 1720, il atteint les 2 351 m mètres d'altitude. Mais sur le Portugal continental le plus haut sommet est situé dans le district de Guarda, plus précisément c'est la Serra da Estrela avec 1 993 m.

L'archipel de Berlengas est situé à 10 kilomètres des portugaises, dans l'océan Atlantique. Cet archipel est composé d'un groupe de trois îles, Berlenga Grande, Estelas et Farilhões. Située à exactement 5,7 milles de Cabo Carvoeiro[66].

Les îles de Madère, au contraire des Açores qui est localisée sur un rift au milieu de l'océan Atlantique, les îles des Madères sont situées sur une plaque africaine[67].

La côte maritime du Portugal continental possède en tout 1230 kilomètres, les Açores possèdent 667 kilomètres, Madère en possède 250 kilomètres (incluant les îles Desertas, Selvagens et celle de Porto Santo). Une caractéristique importante de la côte portugaise est l'existence de la Ria de Aveiro, l'estuaire du fleuve Vouga, près de la ville d'Aveiro, avec environ 45 kilomètres de longueur et un maximum de 11 kilomètres de largeur, qui contient une grande richesse de poissons et d'oiseaux marins.

Le pays possède une superficie de 92 906 km² pour le Portugal continental, 2 355 km² pour la région des Açores, 741 km² pour la région de Madère et le Portugal possède une des plus grandes zones économiques exclusives (ZEE) d'Europe, qui recouvre une surface d'environ 1 683 000 km².

C'est la troisième plus grande zone exclusive de l'Union européenne et la onzième plus grand au monde. Les régions protégées au Portugal incluent un parc national, 12 parcs naturels, 9 réserves naturelles, 5 monuments naturels et 7 paysages protégés, s'étendant du Parc National de Peneda-Gerês jusqu'au Parc naturel de la Serra da Estrela et à la Réserve naturelle de Paul de Arzila.

En ce qui concerne les forêts portugaises, en raison des raisons économiques le pin (plus particulièrement le Pinus pinaster et le Pinus pinea), le châtaignier, le chêne-liège, le chêne vert, le chêne du Portugal, et l'eucalyptus sont très répandus.

Le Portugal est un endroit d'escale important pour les oiseaux migrateurs, dont les endroits sont le cap Saint-Vincent et la Serra do Monchique, où des milliers d'oiseaux qui volent de l'Europe vers l'Afrique en automne ou sur la direction opposée peuvent être vus au printemps.

Au Portugal il est également possible d'observer des phénomènes de remontée, particulièrement sur la côte Ouest, qui fait les riches de la gastronomie portugaise et de la biodiversité. Les eaux marines portugaises sont une des plus riches en biodiversité au niveau mondial.


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Principales villes

Lisbonne (avec environ 500 000 habitants – 3 millions d'habitants dans la région de Lisbonne) est la capitale du Portugal depuis le XIVe siècle, car jusqu'en 1385 la capitale du Portugal fut Coimbra[68]. Lisbonne est la plus grande ville du pays, le principal pôle économique, possédant le principal port maritime et aéroport du pays. C'est aussi la ville la plus riche du Portugal avec un PIB supérieur à la moyenne européenne.

Il y a d'autres villes importantes comme celle de Porto (avec environ 240 000 habitants – 1,5 million dans le Grand Porto) est la seconde ville du Portugal. Il y a aussi d'autres grandes villes comme celles d'Aveiro (considérée comme le Venise portugais)[69], Braga (la ville des Archevêques), Chaves (ville historique et millénaire), Coimbra (avec son université, la plus vielle du pays et une des premières en Europe), Guimarães (Ville Berceau), Évora (Ville musée), Faro, Setúbal ou encore Viseu.

Classement Ville Population
1 Lisbonne 564 657
2 Vila Nova de Gaia 310 131
3 Porto 278 255
4 Matosinhos 195 872
5 Braga 189 460
6 Cascais 175 500
7 Coimbra 161 069
8 Guimarães 160 526
9 Setúbal 154 303
10 Maia 126 845
11 Gondomar 123 040
12 Funchal 102 291
13 Viana do Castelo 97 181
14 Leiria 96 846
15 Viseu 93 695
16 Aveiro 86 250
17 Sintra 84 102
18 Ponta Delgada 65 703
19 Póvoa de Varzim 64 515
20 Vila do Conde 58 745
21 Loulé 57 934
22 Évora 41 159
23 Faro 40 859
24 Portimão 38 643
25 Castelo Branco 38 270
26 Vila Real 36 148
27 Bragança 35 625
28 Covilhã 34 772
29 Lagos 32 433
30 Alenquer 30 649

Dans l'aire métropolitaine de Lisbonne, il existe des villes avec de grandes densités comme celles de Agualva-Cacém et Queluz (municipalité de Sintra), Amadora, Almada, Amora, Seixal, Barreiro, Montijo et Odivelas. Dans l'aire métropolitaine de Porto les plus grandes municipalités sont Vila Nova de Gaia, Maia, Matosinhos et Gondomar. Dans la région autonome de Madère, la principale ville est Funchal, c'est la capitale de l'île. Dans la région autonome des Açores il existe trois grandes villes Ponta Delgada, dans l'île de São Miguel, Angra do Heroísmo dans l'île Terceira et Horta dans l'île de Faial.

Climat

Le climat du Portugal est un climat plutôt méditerranéen et aussi tempéré par l'influence de l'océan Atlantique. En dehors de quelques régions dans l'intérieur du pays, les grands froids et les chaleurs écrasantes sont rares ; les hivers sont doux et les étés très ensoleillés et cela presque partout. Les mois les plus froids dans le pays sont généralement en janvier et en février, les mois les plus chauds et les plus secs sont juillet et août. La neige est souvent présente dans trois districts du nord du pays (Guarda[70], Bragance et Vila Real) et plus on va vers le sud, plus elle se fait rare voire inexistante dans la région de l'Algarve. En hiver la température peut descendre en dessous de -10 ℃ dans la Serra da Estrela, Serra de Montesinho et dans la Serra do Gerês[71].

Le pays est généralement divisé en quatre grandes zones climatiques :

  • La première est celle qui commence de la région du Minho jusqu'à la capitale portugaise (Lisbonne). Cette zone climatique connaît un climat doux de type océanique, relativement humide toute l'année mais également très ensoleillé en été grâce à la position méridionale du Portugal.
  • La deuxième zone climatique s'inscrit dans une zone tempérée à la fois par l'influence océanique à l'ouest et l'influence méditerranéenne au sud. Le nord-est montagnard subit un climat relativement rude de type continental, froid et humide en hiver et très chaud en été.
  • La troisième zone climatique commence dès la vallée du Tage jusqu'à la moitié sud du pays qui bénéficie d'un climat de type méditerranéen, qui est très doux en hiver et sec et chaud en été, particulièrement agréable sur la côte de l'Algarve[72], au sud du pays. Il est plus rude dans l'Alentejo qui est influencé par le climat continental. En Algarve, le printemps commence dès janvier et l’arrière-saison (été de la Saint-Martin) reste ensoleillée jusqu’en novembre.
  • Enfin la quatrième zone climatique est située en plein océan Atlantique, où les îles (Açores et Madère) bénéficient d'un double climat, océanique et tropical avec des températures constantes toute l'année.

La palette de plages disponible est variée, si l'on trouve de petites criques aux eaux calmes qui rappellent la Corse, la plupart des plages sont, au contraire, longues et bordées de dunes, avec des vagues parfois impressionnantes.

Économie

Le palais de la Bourse à Porto.
Article détaillé : Économie du Portugal.

Depuis 1985, le pays est entré dans un processus de modernisation et il rejoint aussi l'Union européenne en 1986[73]. Les gouvernements successifs ont fait plusieurs réformes, qui ont privatisé beaucoup de sociétés contrôlées par l'État et qui ont libéralisé les espaces-clefs de l'économie, y compris les secteurs de la télécommunication et des financiers. L'économie du Portugal est basée sur un système capitaliste, le pays a développé une économie de plus en plus basée dans des services. C'est aussi un des onze membres fondateurs de la monnaie européenne, l'euro, en 1999. Le pays commence à faire circuler sa nouvelle monnaie le 1er janvier 2002 avec 11 autres États membres de l'Union européenne[74].

D'après Le Canada du 1er octobre 1952, le gouvernement du Portugal, sous la dictature de Salazar, a pris une grande mesure pour changer l'économie de son pays. Le projet est de permettre au Portugal de sortir de l'économie agricole et enfin s'ouvrir à l'industrialisation. Un projet qui a mis 6 ans et qui a couté 150000000 escudos[75].

Le pays fait ainsi disparaître l'ancienne monnaie nationale, l'escudo portugais. (1 euro = 200,482 escudos portugais). La croissance économique portugaise a été au-dessus de celle de la moyenne de la croissance des pays de l'Union européenne dont la majeure partie dans la décennie de 1990.

En partie avec des fonds de l'Union européenne[76], le pays a fait dans les deux dernières décennies des investissements importants dans plusieurs infrastructures, en disposant aujourd'hui de nouvelles autoroutes et en bénéficiant de bonnes accessibilités routières et ferroviaires.

Le Portugal possédait un taux de chômage global de 7,7 % (janvier 2006), les femmes possédaient un taux de chômage de 8,7 % et les jeunes de moins de 25 ans possédaient un taux de chômage allant jusqu'à 16,2 %. Mais le Portugal possède aussi deux régions qui font partie des régions européennes les moins touchées par le chômage : les Açores et les Madères avec un taux de 2,5 %[77].

Avec un passé majoritairement agricole, et après les évolutions de ces dernières années, l'économie est fondée actuellement sur les services et sur l'industrie, qui représentent 67,8 % et 28,2 % du secteur économique portugais. L'agriculture portugaise bénéficie du climat, du relief portugais et de sols fertiles.

Les dernières décennies ont permis d'intensifier la modernisation de l'agriculture et de la pêche, bien qu'encore 13 % de la population active y travaille toujours[78]. Les oliviers (qui s'étendent sur 4 000 km2), les vignobles (qui occupent 3 750 km2), le blé (sur 3 000 km2) et le maïs (qui représentent 2 680 km2) occupent une grande surface.

Tonneau du vin de Madère.

Les vins (les plus célèbres étant le vin de Porto[79], le vin de Madère et le Vinho Verde[80]) et les huiles portugaises sont beaucoup appréciés grâce à leur qualité. Le Portugal est aussi un pays producteur de fruits de qualité, notamment les oranges algarviennes, la pêra-rocha de la région Ouest, la cerise du Gardunha et la banane de Madère. Il y a aussi d'autres productions comme celle d'horticulture, de fromagerie et de floriculture, comme la betterave rouge, le fromage da Serra[81], l'huile de tournesol et le tabac. Le Portugal est un pays qui produit 52,5 % de la production mondiale de liège[82], des eucalyptus, du vin, du cuivre... C'est aussi un important importateur de produits alimentaires. Les importations proviennent de l'Union européenne à 76 %, 4 % de l'Amérique du Nord et 1 % des pays lusophones. Le secteur primaire (agriculture) représente 2,8 %, du PIB portugais le secteur secondaire (industrie) 24,8 % et le secteur tertiaire (services) 72,4 %[83].

Le tourisme est un secteur très important comptant pour 8 % du PNB. Les espagnols (49 %) constituent la principale origine des touristes, suivis des Britanniques (14 %).

Exportations de produits portugais dans le monde (2006)

Les principales exportations portugaises sont le textile, les voitures, les produits manufacturés, des composants (pièces) informatiques et électroniques et des matériaux de construction.

Le commerce extérieur du Portugal se concentre essentiellement dans l'Union européenne. Aujourd'hui, 80 % des exportations portugaises sont à destination des pays de l'Union européenne, 5 % pour l'Amérique du Nord, les pays lusophones représentant 4 % des exports.

Les exportations de biens manufacturés comme le textile, les vêtements, les chaussures, le liège (le Portugal produit à lui tout seul un peu plus de la moitié du liège commercialisé dans le monde), les machineries, les équipements de transports, la pâte à papier, les dérivés du papier et les produits chimiques représentent 70 % des exportations totales.


Énergie

Article détaillé : Énergie au Portugal.

Le Portugal est un pays hautement déficitaire dans les termes énergétiques, en important actuellement la totalité des combustibles fossiles consommés dans le pays[84].

Le gouvernement portugais prétend pour 2010 que 45 % de l'électricité produite sera obtenue à partir des sources renouvelables. Le barrage d'Alqueva, dans l'Alentejo (servant à l'irrigation des champs et à produire de l'énergie hydroélectrique) a créé le plus grand lac artificiel d'Europe de l'Ouest et ce fut un des plus grands investissements du pays.

En 2007, il fut aussi inauguré une des plus grandes centrales solaires photovoltaïques du monde [85], elle est située à Brinches, municipalité de Serpa. Mais de nos jours la plus grande centrale solaire photovoltaïque est située dans le village d'Amareleja[86], commune de Moura, elle devrait être complètement achevée en 2010.

Parallèlement, la première exploration commerciale du monde des énergies des vagues de la mer est entrée en fonctionnement en septembre 2008, à 5 kilomètres au bord d'Aguçadoura, commune de Póvoa de Varzim[87]. Le pays compte aussi de nombreux parcs éoliens, dont le plus grand parc éolien européen depuis 2008[88].

Transports

Article détaillé : Transport au Portugal.

Les transports furent comme une priorité dans les années 1990, surtout à cause de l'augmentation de l'utilisation des véhicules automobiles et à l'industrialisation.

Le Portugal fut un des premiers pays du monde à avoir une autoroute, inaugurée en 1944, en liant Lisbonne au Stade National, (Lisboa-Cascais, l'actuel A5). Néanmoins, malgré avoir construit d'autres grands tronçons entre les années de 1960 et 1970, c'est seulement à la fin des années 1980 que fut commencée la construction d'autoroutes à large échelle. De nos jours le réseau d'autoroutes portugaises c'est beaucoup développé et couvre presque tout le territoire, en liant tout le littoral et les principales villes.

Il y a aussi les Itinerários Principais (IP) et les Itinerários Complementares (IC) qui peuvent être constituées d'autoroutes, les voies rapides et les routes nationales. Le pays possède 68 732 km de réseaux routiers, parmi eux 2 600 km font parties des réseaux d'autoroutes du pays. Jusqu'en 2012, l'extension du réseau d'autoroutes portugais devrait augmenter jusqu'aux 3 187 km.


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Les deux principaux secteurs métropolitains du Portugal possèdent des systèmes de métropolitain : le métro de Lisbonne et le Metro Transportes do Sul pour le secteur métropolitain de Lisbonne ; Le métro de Porto pour le secteur métropolitain de Portugal.

Le transport ferroviaire de passagers et de marchandises se fait en utilisant les 2,791 km de lignes ferroviaires actuellement en service, dont 1430 sont électrifiées et environ 900 permettent des vitesses de circulation supérieures à 120 km/h. Le réseau ferroviaire est géré par la REFER (Rede Ferroviária Nacional, Réseau ferroviaire national), tandis que les transports de passagers et de marchandises relèvent de la responsabilité des Caminhos de ferro Portugueses (Chemins de fer portugais), devenus Comboios de Portugal (CP) en 2004. Il s'agit de deux entreprises publiques. En 2006, la CP avait transporté 133 millions de passagers et 9,75 millions de tonnes de marchandises. La première ligne de chemin de fer a été crée en 1856 et il fut construit avec un écartement entre les rails de 1,674 m, ce qui correspond également à ceux de l'Espagne[89].

Les mises au concours pour la construction et l'exploitation d'un réseau ferroviaire à grande vitesse, avec les liaisons Lisbonne-Madrid, Lisbonne-Porto et Porto-Vigo, devaient débuter en 2008 pour la première, et en 2009 pour les deux autres. Les travaux devraient commencer en 2013 pour les liaisons Lisbonne-Madrid et Porto-Vigo et en 2015 pour la liaison Lisbonne-Porto. L'investissement prévu pour ces trois liaisons est de 7.790 millions d'euros. Deux autres lignes à grande vitesse sont encore à l’étude : Aveiro-Salamanque et Évora-Faro[90].

Lisbonne occupe une position géographique qui fait d’elle une escale pour de nombreuses compagnies aériennes étrangères. À l'heure actuelle le gouvernement étudie le projet de construire à Alcochete un nouvel aéroport International qui remplacera l'actuel aéroport de Portela à Lisbonne. Aujourd’hui les aéroports le plus important sont ceux de Lisbonne (Portela), Faro, Porto, Funchal et Ponta Delgada.

Démographie

Article détaillé : Démographie du Portugal.
Population portugaise (INE, Lisbonne)
Porto
Lisbonne
Année Total Variation Année Total Variation
1422 1 043 274 - 1900 5 423 132 +7,4 %
1527 1 262 376 +21,0 % 1911 5 960 056 +9,9 %
1636 1 100 000 -12,9 % 1920 6 032 991 +1,2 %
1736 2 143 368 +94,9 % 1930 6 825 883 +13,1 %
1770 2 850 444 +33,0 % 1940 7 722 152 +13,1 %
1776 3 352 310 +17,6 % 1950 8 441 312 +9,3 %
1801 2 931 930 -12,5 % 1960 8 851 289 +4,9 %
1811 2 876 602 -1,9 % 1970 8 568 703 -3,2 %
1838 3 200 000 +11,2 % 1981 9 852 841 +15,0 %
1849 3 411 454 +6,6 % 1991 9 862 540 +0,1 %
1864 4 188 410 +22,8 % 2001 10 356 117 +5,0 %
1878 4 550 699 +8,6 % 2007 10 617 575 +2,5 %
1890 5 049 729 +11,0 % Sources : [91],[92],[93]

Les Portugais sont, à l’origine, composés de Celtes et d'Ibères, de Celtibères et, majoritairement, par les Lusitaniens. Les Gallaeci sont d'origines celte et germaniques. D'autres influences importantes ont été les Romains (la langue portugaise dérive du latin), les Wisigoths et les Suèves ; tous ont peuplé ce qui est aujourd'hui le territoire portugais. D'autres influences, mais moindres ont été les Grecs et les Phéniciens-Carthaginois, les Vandales (Sillings et Asdingos), les Alains (tous deux expulsés ou partiellement laissant la place aux Wisigoths) et les Berbères du Nord africain.

La population portugaise est composée par 16,3 % de personnes ayant entre 0 et 14 ans, 66,1 % entre 15 et 64 ans et 17,6 % pour les plus de 65 ans[94]. L'espérance de vie est d'en moyenne de 78,21 ans, celle des femmes est de 81,69 ans et celle des hommes est de 74,95 ans[95]. 93,3 % des Portugais, 95,5 % pour les hommes et 91,3 % pour les femmes, savent lire et écrire[96], le taux d'analphabétisme diminuant au long des années. La croissance de la population se situe dans les 0,305 %. On compte 10,45 naissances pour 1000 habitants et 10,62 décès pour mille habitants. La population du pays n'est pas donc renouvelée, car le taux de fertilité au Portugal est de 1,49. Le Portugal est un des pays où le taux de mortalité enfantine est le plus bas du monde (5 pour mille)[97]. Selon l'ONU, 59 % des portugais résident dans le milieu urbain et 41 % résident dans le milieu rural[98].

Même si le Portugal est un pays développé, il existe encore des populations qui n'ont pas accès à l'eau en réseau et à l'électricité, même si le nombre de personnes concernées a beaucoup baissé de nos jours. L'assainissement de base n'inclut encore pas tout le territoire, étant particulièrement développé dans les régions de l'Alentejo et de Lisbonne, ainsi que la vallée du Tage où se concentre la plus grande partie de la population bénéficiant d'un accès. À l'heure actuelle, il existe encore un grand nombre d'habitations avec des fosses septiques, en dépit du fait que quelques-unes n'ont pas d'assainissement. L'accès à la santé est garanti pour toute la population, l'accès aux médicaments étant garanti à 95 - 100 % de la population.

Près de 550 000 immigrés vivent au Portugal, ce qui représente environ 5 % de la population portugaise, une grande partie étant issue du Brésil (66 700). Vient ensuite l'Ukraine (65 800) et ensuite le Cap-Vert (64 300). On trouve aussi d'autres personnes de nationalité différente, venant par exemple de Moldavie, de Roumanie, de Guinée-Bissau, d'Angola, du Timor-Leste, de Mozambique, de São Tomé e Príncipe et enfin de Russie[99].

Évolution de la population portugaise entre 19612003 (nombre d'habitants en millions; Source FAO, 2005)

Culture

Article détaillé : Culture du Portugal.

Architecture

Article détaillé : Architecture du Portugal.

L'architecture du Portugal est l'architecture qui a existé et qui se pratique sur le territoire du Portugal, c'est-à-dire bien avant la fondation du Portugal en tant que pays au XIIe siècle. Le terme s'étend aussi à des bâtiments créés sous l'influence de la culture portugaise ou par des architectes portugais du temps de l'empire portugais.

L'architecture portugaise, à l'instar de tous les aspects de la culture portugaise, est marquée par l'Histoire du pays et des peuples qui se sont installés avec leur culture sur le territoire actuel portugais. On compte parmi eux les Romains, les Germains, les Arabes, mais aussi l'influence des principaux centres artistiques européens qui a introduit dans le pays les différents styles architecturaux aussi bien roman, gothique, Renaissance, baroque que classique. On peut citer comme principales manifestations de l'architecture portugaise, le style manuélin qui est une version locale du Gothique tardif, et le style pombalin qui est un mélange de baroque tardif et de néoclassicisme qui s'est développé après le tremblement de terre de Lisbonne en 1755.

Architecture des premiers temps

Anta (dolmen) à Cabeção près de Mora dans l'Alentejo.

Des exemples précoces d'activités de bâtisseurs au Portugal datent du Néolithique et sont des sites associés à la culture des mégalithes. L'intérieur du pays comporte un grand nombre de dolmens (appelés antas ou dólmens), de tumulus (mamoas) et de menhirs. La région de l'Alentejo est particulièrement riche en monuments mégalithiques comme l'Anta Grande do Zambujeiro` situé non loin d'Évora. On trouve des pierres levées soit isolées soit plusieurs disposées en cercle (cromlechs). Le cromlech des Almendres, lui aussi près d'Évora, est le site le plus étendu de la péninsule ibérique, avec près de cent menhirs formant deux ellipses orientées est-ouest.

Des villages fortifiés préhistoriques datant du Chalcolithique se trouvent le long du Tage telle le site de Vila Nova de São Pedro près de Cartaxo et le Castro do Zambujal près de Torres Vedras. Ces sites furent occupés aux environ de 2500 à 1700 avant J.-C. et étaient ceints de murs et de tours en pierre, signe d'hostilités à cette époque.

À partir du VIe siècle av. J.-C., le Nord-Ouest du Portugal, tout comme la région voisine de la Galice en Espagne, connut le développement de la culture des Castros (cultura castreja). Cette région était couverte d'habitations fortifiées (appelées citânias ou cividades) qui, pour une grande part, continueront d'exister sous la domination romaine quand cette région sera annexée à la province de Gallaecia. Citânia de Sanfins près de Paços de Ferreira, Citânia de Briteiros près de Guimarães ou Cividade de Terroso près de Póvoa de Varzim sont des sites archéologiques notables.

Période romaine

L'architecture s'est développée de façon significative avec l'arrivée des Romains au IIe siècle av. J.-C. qui appelèrent Hispanie la péninsule ibérique. Les villages et lieux d'implantation conquis furent souvent modernisés selon les modèles romains avec la construction de forum, de rues, de théâtres, de temples, de bains, d'aqueducs et d'autres bâtiments publics. Un réseau efficace de routes et de ponts fut créé pour mettre en relation les villes et les autres zones colonisées.

Braga (Bracara Augusta) fut la capitale de la province de Gallaecia et possède encore des vestiges des bains publics, une fontaine publique (appelée la fontaine de l'Idole) et un théâtre. Évora a la particularité de posséder un temple romain très bien conservé, probablement dédié au culte de l'empereur Auguste. Un pont romain traverse la rivière Tâmega à Chaves (Aquae Flaviae). On trouve aussi les vestiges d'un théâtre aux environs de l'Alfama à Lisbonne (Olissipo).

Les restes les mieux conservés de villages romains sont ceux de Conimbriga situés près de Coimbra. Les fouilles ont révélé des murs d'enceinte, des bains, un forum, un aqueduc, un amphithéâtre, des logements pour la classe moyenne (insulae) de même que des villas luxueuses (domus) avec une cour centrale décorée de mosaïques. Un autre site de fouille important de village romain est Miróbriga près de Santiago do Cacém possédant un temple romain bien préservé, des bains, un pont et les vestiges du seul hippodrome romain connu au Portugal.

Période pré-romane

La domination romaine sur l'Hispanie prit fin avec les invasions germaniques (Suèves et les Wisigoths) à partir du Ve siècle. Très peu de bâtiments ont été conservés de cette période de domination wisigothe (de 580 à 770), surtout à cause des modifications ultérieures ; néanmoins il y a la chapelle de São Frutuoso de Montélios près de Braga qui faisait partie d'un monastère wisigoth construit au VIIe siècle. Ce monument a un plan en forme de croix grecque avec des branches rectangulaires et une coupole centrale ; coupole et branches sont décorées d'arcs en relief. La chapelle montre une nette influence de l'architecture byzantine comme le mausolée de Galla Placidia à Ravenne.

Après 711, lors de la période de domination de la péninsule ibérique par les Maures, beaucoup de chrétiens (les Mozarabes) vivaient sur les territoires maures et avaient le droit de pratiquer leur religion et de construire des églises. Le royaume resté chrétien des Asturies (de 711 à 910), situé au nord de la péninsule, sera la point de départ de la Reconquista. L'architecture asturienne et l'art mozarabe vont influencer les monuments chrétiens du futur Portugal. Le plus important est sans doute l'église de São Pedro de Lourosa, située près d'Oliveira do Hospital, qui porte gravée l'inscription de 912 comme année de sa construction. Cette église est une basilique avec trois nefs séparées par des arcs outrepassés, un narthex en façade et des fenêtres à meneaux et à arc outrepassé d'influence asturienne sur l'aile centrale.

Période mauresque

Vue de Silves et son château mauresque.

La conquête de la péninsule ibérique par les Maures venus du Maghreb en 711 mit fin à la domination wisigothe en Hispanie, alors appelée Al-Andalûs par les nouveaux arrivants. La présence mauresque va profondément influencer l'art et l'architecture sur la territoire portugais, surtout au sud où la Reconquista ne se terminera qu'en 1249. Cependant au Portugal, contrairement à l'Espagne voisine, peu de bâtiments islamiques sont parvenus intacts jusqu'à nos jours. L'habitat traditionnel dans beaucoup de villes et de villages du Portugal a de simples façades blanches qui donnent à l'ensemble une allure islamique du type des villages d'Afrique du Nord. De nombreux villages et quartiers de ville ont gardé le réseau viaire de la période islamique, comme le quartier de l'Alfama à Lisbonne. Les bâtiments mauresques étaient souvent construits en pisé (taipa) et adobe, et blanchis à la chaux.

Les Maures ont construits des châteaux forts et des fortifications en de nombreuses villes, mais, bien que beaucoup des châteaux médiévaux du Portugal soient originaires de cette période islamique, la plupart a été profondément remanié après la reconquête chrétienne. Cependant un des mieux préservés est le château de Silves, ancienne capitale de l'Al-Gharb, c'est-à-dire l'Algarve aujourd'hui. Bâti entre le VIIIe siècle et le XIIIe siècle, le château de Silves a conservé ses murailles et ses tours carrées de la période islamique, ainsi que ses citernes du XIe siècle qui servaient à ravitailler la ville en eau en cas de siège. Le vieux centre de la ville – l'Almedina – était défendu par des murailles, des tours fortifiées et des portails dont certaines parties existent toujours.

Vue de Mértola et de son église.

Beaucoup de mosquées furent construites sur le territoire portugais durant la période de domination musulmane, mais elles ont toutes été transformées en églises ou cathédrales, et les caractéristiques de l'art islamique sont difficilement distinguables maintenant. Ainsi les cathédrales de Lisbonne, Silves et Faro, par exemple, ont certainement été construites à l'emplacement d'une grande mosquée après la Reconquista.

L'église principale de Mértola dans l'Alentejo est la seule exception à cette règle. La mosquée de Mértola a été construite durant la seconde moitié du XIIe siècle et reste, même si elle a connu de sévères modifications, la mosquée médiévale portugaise la mieux conservée.

À l'intérieur son plan est pratiquement carré avec quatre branches et un total de 12 colonnes supportant des croisées d'ogives manuélines du XVIe siècle.

Même si le toit a été modifié et quelques ailes supprimées au XVIe siècle, l'espace intérieur labyrinthique avec sa forêt de piliers est clairement affilié aux autres mosquées d'Espagne et du Maghreb qui lui sont contemporaines. Les murs intérieurs portent encore un mihrab, la niche décorée indiquant la direction de La Mecque.

Style manuélin

Article détaillé : Style manuélin.

L'architecture gothique tardive du Portugal se caractérise par l'émergence d'un style somptueux appelé manuélin en l'honneur de Manuel Ier sous le règne duquel la plupart des bâtiments de ce style furent construits ou commencés. Le style manuélin combine des aspects du gothique tardif avec d'autres de la Renaissance, et la décoration montre l'influence de la Renaissance espagnole (plateresques, isabellines), italienne et flamande, mais montre aussi les emprunts à la tradition islamique grâce à son voyage au Maroc[100],[101].

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Les édifices en style manuélin sont aussi souvent décoré de motifs naturalistes typiques de l'époque des Grandes Découvertes, comme des motifs en spirale rappelant les cordes utilisées dans la navigation, et aussi les compositions opulentes faites de motifs animaux et végétaux.

Le premier bâtiment connu de style manuélin est le monastère de Jésus de Setúbal. L'église du monastère fut construite entre 1490 et 1510 par l'architecte Diogo Boitaca considéré comme l'un des principaux créateurs de ce style. La nef tripartite de cette église conserve la même hauteur sur toute sa largeur, comme une tentative d'unification de l'espace intérieur qui atteindra son apogée dans la nef de l'église du monastère des Hiéronymites à Lisbonne, terminée dans les années 1520 par l'architecte João de Castilho. La nef du monastère de Setúbal est supportée par des colonnes torsadées, ce qui est une des caractéristiques du style manuélin et qu'on retrouve d'ailleurs dans la cathédrale de Guarda et les églises paroissiales d'Olivença, Freixo de Espada à Cinta, Montemor-o-Velho entre autres. Les bâtiments manuélins ont aussi habituellement des portails élaborés avec des colonnes torsadées, des niches et des motifs décoratifs empruntant à la Renaissance et au Gothique, comme par exemple le monastère des Hiéronymites ou le monastère de Santa Cruz à Coimbra[102].

Style pombalin

Article détaillé : Style pombalin.
Praça do Comércio avec l'arc marquant l'entrée dans la rua Augusta à Lisbonne.

Le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 suivi d'un raz-de-marée et d'incendie détruisit en grande partie la ville. Joseph Ier de Portugal et son premier ministre Sebastião José de Carvalho e Melo, marquis de Pombal, demandèrent à des architectes et des ingénieurs de reconstruire les parties endommagées de Lisbonne, dont le quartier de Baixa.

Le style pombalin est une architecture utilitaire et laïque marquée par le pragmatisme. Il suit le style dépouillé des ingénieurs militaires avec ses arrangements réguliers et rationnels, mélangé avec des détails rococo et une approche néoclassique pour la composition générale. Baixa fut reconstruit par Eugénio dos Santos et Carlos Mardel. Le marquis de Pombal impose des règles de reconstruction. Des maquettes architecturales servirent de test en simulant autour d'elles un tremblement de terre en faisant juste à côté marcher au pas des troupes, faisant des bâtiments pombalins les premiers exemples de construction résistant aux tremblements de terre. La praça do Comércio, la rue Auguta et l'avenida da Liberdade sont les exemples par excellence de ce style. La praça do Comércio a une composition régulière et rationnelle en accord avec la reconstruction de Baixa.

Le style pombalin se retrouve aussi à Vila Real de Santo António, une ville nouvelle dans l'Algarve construite par Reinaldo Manuel dos Santos. Le style est bien visible dans la composition urbaine et surtout dans la place principale.

À Porto, sous l'initiative du gouverneur de la prison João de Almada e Melo, la rue de São João fut reconstruite, et la cour des lois Relação, la cour d'appel Gaol et la prison furent reconstruites. Les commerçants britanniques introduire l'architecture palladienne avec la praça da Ribeira, la fabrique (1785-1790) et l'hôpital São Antonio (1770).

Littérature

Article détaillé : Littérature lusophone.

La littérature du Portugal, écrite en portugais ou dans d'autres langues, est remarquable par la douceur de sa poésie lyrique et l'esprit mordant de sa prose satirique.

La littérature portugaise peut être divisée en quatre époques[103] :

  • 1200 à 1415, cette période fut l'âge des troubadours,
  • 1415 à 1580, celle-ci a lieu la floraison humaniste rivalisant avec Castille,
  • 1580 à 1820, cette avant dernière période est une période de stagnation,
  • 1820 à nos jours on parle de renouveau romantique.

La littérature portugaise, une des littératures occidentales les plus tôt, développé par le texte et la chanson. Jusqu'en 1350, les troubadours galaïco-portugais ont écarté leur influence littéraire à la majeure partie de la péninsule ibérique. Gil Vicente, était l'un des fondateurs des traditions dramatiques portugaises et espagnoles.

Le poète Luís de Camões a écrit de la poésie épique, parmi toutes ses œuvres la plus connue est Os Lusíadas (Les Lusiades), il fut publié en 1572 destiné à raconter la naissance et le destin de la nation et de l’empire portugais.

La poésie portugaise moderne est enracinée dans des modèles néoclassiques et contemporains, comme exemplifié par Fernando Pessoa. La littérature portugaise moderne est représentée par les auteurs tels que Camilo Castelo Branco, Almeida Garrett, Eça de Queiroz, Sophia de Mello Breyner Andresen et Antonio Lobo Antunes. Particulièrement populaire et distingué, José Saramago qui c'est vu remettre le prix Nobel de littérature en 1998[104],[105].

Musique

Mariza, chanteuse de fado.

La musique traditionnelle portugaise est variée et très riche. Du folklore avec les danses du vira (région du Minho), du Pauliteiros de Miranda (région Mirandaise), du Corridinho de l'Algarve ou encore du Bailinho dans Madère. Des instruments typiques sont le cavaquinho, la cornemuse, l'accordéon, le violon, les tambours, la guitare portugaise (instrument caractéristique du fado) et toute une variété d'instruments à vent et de percussion. Dans la culture populaire existent encore les groupes philharmoniques qui représentent chaque localité et jouent des styles de musique différents, du populaire au classique, les groupes portugais faisant partie de ceux qui possèdent la meilleure qualité artistique.

Le style de musique portugais le plus connu est le Fado, dont l'interprète la plus célèbre a été Amália Rodrigues[106],[107], celle-co à fait ses 10 ans d'anniversaire mortuaire en . D'autres chanteurs comme Alfredo Marceneiro, Vicente da Câmara, Nuno da Câmara Pereira, Frei Hermano da Câmara, António Pinto Basto et Hermínia Silva aussi se sont distingués en tant que fadistes. Ces dernières années toutefois le Fado aussi a vu apparaître de jeunes chanteurs qui ont connu un grand succès, comme Camané, Mariza, Ana Moura, Mafalda Arnauth et Mísia entre autres, ainsi que de jeunes guitaristes comme Bernardo Couto.

Récemment, grâce aux Madredeus et à des chanteurs comme Mariza, Cristina Branco ou Dulce Pontes, la musique portugaise a atteint un niveau de reconnaissance international, contribuant à diffuser la langue portugaise dans le monde entier[108]. Sans oublier Paulo Alexandre et sa chanson Verde Vinho, vendue à 200 000 exemplaires au Portugal, dont paroles et refrain ont fait le tour du monde[109].

Chez les instrumentistes, il faut remarquer la carrière et les compositions du guitariste Carlos Paredes, le plus connu des maîtres de la guitare portugaise[110].

Comme référence à la chanson de la fin du XXe siècle (surtout de la période pré- et post-révolutionnaire) on trouve entre autres Zeca Alfonso, Sérgio Godinho, Os Trovante. Même si le fado reste le genre le plus connu au-delà des frontières, la « nouvelle » musique portugaise a aussi un rôle important et elle fait preuve d'une grande originalité.[réf. nécessaire] Mafalda Veiga, Sara Tavares, Lúcia Moniz, Jorge Palma, Rui Veloso, Clã, GNR, Ornatos Violeta, Xutos & Pontapés, Moonspell, Da Weasel, Tiago Bettencourt, Fingertips, Per7ume, Mão Morta et Primitive Reason font parties des plus connus.

D'autres styles de musiques sont présents au Portugal, comme le Pimba, ce genre musical a été créé au milieu des années 1990 par le chanteur Emanuel avec sa chanson Pimba en 1995, pour d'autres c'est Quim Barreiros qui est à l'origine de ce genre musical. Ce style musicale emprunt beaucoup à la variété, la pop et toujours un accompagnement de l'accordéon, du synthétiseur et des trompettes. Les plus grands de cette catégorie sont Emanuel, Quim Barreiros, José Malhoa, Luis Manuel et Ruth Marlene.

Les styles dance, électro, house et techno apparaissent tout à la fin du XXe siècle. La dance fait sont apparition en 1998 au Portugal, avec le groupe Santamaria qui rencontre un franc succès. La House et surtout la Latin house est trés présente au Portugal avec des dj tels que Rui da Silva, Mastiksoul, DJ Vibe, Pete Tha Zouk, Pedro Cazanova. Le grand phénomène portugais de l'electro actuelle est le groupe Buraka Som Sistema qui a reussi un mélange du hip-hop, kuduro (musique traditionnelle angolaise) et electro/dance, ils connaissent un grand succès international.

Le kuduro et kizomba connaissent un franc succès.

Le Portugal participe au Concours Eurovision de la chanson depuis 1964 sans jamais le gagner une seule fois[111]. En 2007, le Portugal avait présenté la chanteuse Sabrina, qui est restée en 11ème position à la demi final avec sa musique Dança Comigo (Vem Ser Feliz). En 2008, le Portugal réussit à se qualifier finalement pour la finale pour la première fois depuis qu'il existe les demi-finales.

Vânia Fernandes réussit à être à la 13eme place en finale de 2008[112]. Et en 2009 le Portugal est représenté par le groupe Flor-de-Lis, avec sa musique Todas as ruas do amor. Le Portugal réussit la demi-finale et reste en 15eme place à la finale[113].

Gastronomie


La cuisine portugaise est une cuisine variée et riche. Chaque région du Portugal possède ses spécialités culinaires spécifiques, s'inspirant souvent des produits locaux. Les aliments de base dans cette cuisine sont la viande (de mouton, de porc et d'oiseaux), divers espèces de poissons et de coquillages (grande variété d'assiettes de morue, il existe 365 variantes de recettes pour la morue[114]). La caldeirada de peixe est un plat typique de la municipalité de Peniche[115], il est composé de poissons, patate, ognons, tomates et de piments. Les fromages les plus populaires sont le fromage da Serra da Estrela et le fromage de Azeitão[116]. Bien sûr il y a d'autres fromages populaire portugais sous l'appellation d'origine protégée.

Le Portugal est un pays fortement vinicole, les vins les plus célèbres sont les vins du Douro, de l'Alentejo et du Dão, les vins verts du Minho, et les liquoreux de Porto, de Lourinhã et de Madère. Dans les pâtisseries il existe une liste énorme de variétés de recettes traditionnelles. La plus célèbre est les pastéis de nata (le secret de la recette est toujours bien gardé), les ovos moles d'Aveiro, les pastéis de Tentúgal, le pão-de-ló, et encore beaucoup d'autres.

Parmi les plats typiques du pays, les plus populaires et qui font partie intégrante de la cuisine portugaise sont le cozido à portuguesa, le bacalhau à Brás ainsi que le Bacalhau à Gomes de Sá ou encore le cochon de lait cuit à la mode du Bairrada rojões d'Aveiro et du Minho.

La cuisine portugaise a aussi influencé d'autres gastronomies, comme celle du Japon, avec l'introduction de la tempura[117].

Sport

Le football est le sport le plus connu, aimé et pratiqué au Portugal. Le légendaire Eusébio est encore un grand symbole du football portugais et les plus récents phénomènes de popularités sont Luís Figo, Rui Costa, João Vieira Pinto, Ricardo Quaresma et Cristiano Ronaldo, qui font partie des nombreux footballeurs de réputation mondiale nés au Portugal.

Le Sporting Clube de Portugal, FC Porto et Benfica Lisbonne sont les trois plus grands clubs de sport par leur popularité et en termes de trophées gagnés. Ils ont gagné 12 titres dans les concours européens, ils étaient présents dans beaucoup de finales et ont été les compétiteurs réguliers aux dernières étapes de presque chaque saison.

Supporters de la Selecção pendant l'Euro 2004 à domicile.
Équipe Sport Création Ligue Stade Capacité Entraîneur
Sport Lisboa e Benfica (SLB) Football 28 février 1904 Championnat du Portugal de football Estádio da Luz 65.200 Jorge Jesus[118][119]
Sporting Clube de Portugal (SCP) Football 1er juillet 1906 Championnat du Portugal de football Estádio José Alvalade XXI 50.095 Paulo Bento
FC Porto (FCP) Football 28 septembre 1893 Championnat du Portugal de football Estádio do Dragão 52.202 Jesualdo Ferreira

En rink-hockey, l'équipe du Portugal est la plus titrée au Monde[120], c'est un sport qui est très populaire et pratiqué dans tout le pays[121]. Ils sont avec l'Italie les deux uniques pays à posséder un championnat professionnel dans ce sport.

La Selecção est restée en deuxième place à l'Euro 2004, c'est le Portugal qui avait accueilli le tournoi européen de football cette année-là[122]. L'équipe avait réussi à atteindre la troisième place lors de la Coupe du monde de football de 1966 et atteint la quatrième place de la Coupe du monde de football de 2006, se sont les meilleurs résultats en concours jusqu'ici. Le Portugal a aussi accueilli le Grand Prix automobile. Le Grand Prix automobile du Portugal fut une épreuve du championnat du monde de Formule 1 entre 1958 et 1960, puis de 1984 à 1996 où il se disputa sur le circuit d'Estoril, situé au nord de Lisbonne.

Le Portugal à participé à toutes les éditions des jeux Olympiques d'été depuis 1912 mais n'a participé que quatre fois aux jeux Olympiques d'hiver depuis 1952.

Les athlètes portugais ont remporté 22 médailles aux jeux Olympiques d'été et aucune médaille aux Jeux olympiques d'hiver. Ils ont remporté la plupart de leurs médailles en athlétisme, en voile et en équitation. Lors des jeux Olympiques d'été de 2008, le Portugal remporta deux médailles olympiques :

Religion

Le sanctuaire à Fátima.

L'Église et l'État ont été formellement séparés pendant la première République portugaise (1910 à 1926), une séparation qui a été réitérée dans la constitution portugaise de 1976. Le Portugal est un État séculier. En dehors de la constitution, les deux documents les plus importants concernant la liberté religieuse sont le Concordat de mai 1940 (remplaçant ainsi celui signé par Salazar en 1940 et celui de 1886) entre le Portugal et le Saint-Siège[125] et la Loi religieuse de la liberté de 2001.

La majorité des portugais (environ 84,5 %) sont de confession catholique[126]. Selon une étude de l'Église catholique, la pratique du catholicisme est réalisée par 1 933 677 des catholiques pratiquants (soit 18,7 % de la population totale).

Environ la moitié des mariages au Portugal sont des mariages catholiques, ce qui produit automatiquement des effets civils. Le divorce est permis, comme il est établi dans le Code civil portugais, par mutuelle approbation ou par pétition dans le tribunal par un des conjoints. Il existe vingt diocèses au Portugal, regroupées dans trois provinces : Braga, Lisbonne et Évora.

Au Portugal il y a aussi d'autres religion issue du christianisme (autre que le catholicisme) comme le protestantisme et les Témoins de Jéhovah. Actuellement il existe une communauté de 100 000 évangélistes au Portugal. Les Témoins de Jéhovah comptent avec près de 50 000 fidèles au Portugal. Plus de 95 000 personnes ont assisté, en 2007, à la principale célébration, de la Commémoration du Décès de Christ. La religion était déjà présente dans le pays depuis 1925, mais elle fut officiellement interdite entre 1961 et 1974, période où elle opérait clandestinement. En décembre 1974, huit mois après la révolution des Œillets qui a renversa l'État nouveau, l'Association des Témoins de Jéhovah fut légalement reconnue. Son siège est actuellement dans la paroisse d'Alcabideche (municipalité de Cascais).

Les anglicans au Portugal sont organisés par l'Église catholique apostolique évangélique lusitanienne, qui fut fondée en 1880.

La communauté juive a réussi à se maintenir jusqu'aujourd'hui dans le pays, malgré l'existence de l'ordre d'expulsion des Juifs datant du 5 décembre 1496 par le décret du roi Manuel Ier, en obligeant à la communauté juive de choisir entre les conversions forcées ou l'expulsion du pays[127]. La culture juive s'est développée dans la ville de Belmonte où il y a une grande communauté juive et en 2005 l'ouverture du musée judaïque de Belmonte. En 1506, à Lisbonne, il y eu un massacre de Juifs, où beaucoup sont tués et blessés[128]. En 2006, il existe au Portugal une communauté d'environ 8 000 juifs.

Une des plus petite communauté religieuse au Portugal est l'Islam avec environ 15 000 fidèles[129]. Selon l'INE, en 1991, il y avait une communauté de 9 134 musulmans dans le pays. La majorité de la population musulmane portugaise est d'origine des anciennes régions ultramarine, comme la Guinée-Bissau et le Mozambique qui sont majoritairement de confession musulmane.

La principale mosquée du pays est située dans la capitale lisboète, c'est la mosquée centrale de Lisbonne. À Mértola, il existe encore une mosquée, mais elle fut convertie en église catholique après la Reconquista[130].

Langue portugaise

La langue officielle de la République portugaise est le portugais[131], avec plus de 210 millions de personnes qui la parlent dans le monde entier. C'est aujourd’hui la cinquième langue[132] la plus parlée au monde et la troisième langue européenne la plus parlée dans le monde. Cette langue est officielle au Portugal, au Brésil, en Angola, au Cap-Vert, en Guinée Bissau, en Guinée équatoriale, à Macao, au Mozambique, à São Tomé e Príncipe et au Timor-Oriental, mais elle est aussi parlée dans l'ancienne Inde portugaise (Goa, Daman et Diu et Dadra et Nagar Haveli) et dans certains territoires limitrophes de pays lusophones (comme Olivença[133] en Espagne et l'Uruguay[134] avec le Brésil).

Le portugais possède aussi un statut officiel dans l'Union européenne[135], dans l'Union des nations sud-américaines, dans l'Union latine, dans le Mercosur, dans la Communauté de développement d’Afrique australe et dans l'Union africaine[136]. Le portugais est parfois désigné comme la « langue de Camões » (Luís de Camões, auteur de Os Lusíadas).

Plaque rédigé en mirandais.

D'autres langues sont aussi reconnues officiellement :

  • La langue des signes portugaise[137]
  • Le mirandais, qui est la seconde langue officielle du Portugal. Elle est surtout parlée dans la région de Miranda do Douro, cette langue est enseignée comme seconde langue facultative dans les écoles de cette villes et de Vimioso.

Le Portugal apparaît homogène sur le plan linguistique, car 96 % des habitants ont comme langue maternelle le portugais ; mais il en existe aussi plusieurs variétés dialectales, notamment l'açorien, l'algarvio, l'alentejano, le Minhoto, le beirões, le madérien, le dialecte du Beira Alta et du Mondego, le dialecte de Castelo Branco et de Portalegre et enfin le dialecte du Trás-os-Montes[138].

Fêtes et jours fériés

Plus grand arbre de Noël d’Europe, Porto, 2007.
Fêtes et jours fériés au Portugal
Date Nom Observations
1er janvier Nouvel An Jour de l'an.
Février Carnaval Mardi-gras.
Mars - Avril Vendredi Saint Célébration chrétienne de la passion et de la mort du Christ.
Mars - Avril Pâques Célébration chrétienne de la résurrection du Christ.
25 avril Révolution des Œillets Fête de la liberté (anniversaire de la fin de la dictature le 25 avril 1974).
1er mai Fête du Travail Fête des travailleurs.
13 mai Notre-Dame de Fátima Anniversaire de la première des sept apparitions de la Vierge Marie à Fátima.
Mai - Juin Fête-Dieu Célébration catholique du corps et du sang du Christ.
10 juin Fête Nationale Anniversaire de la mort du poète Camões en 1580.
15 août Assomption Célébration catholique de la montée au paradis de la Vierge Marie.
5 octobre Implantation de la République Fête de la République (instaurée en 1910).
1er novembre Toussaint Fête catholique de tous les saints.
1er décembre Restauration de l’indépendance Fête de l’indépendance (restaurée en 1640 après 60 ans d’union avec l’Espagne dans l’Union ibérique).
8 décembre Immaculée Conception Fête catholique de la conception de la Vierge Marie, patronne du Portugal depuis 1646.
25 décembre Noël Célébration chrétienne de la naissance du Christ et fête de la famille.

Médias

Radio

Station de radio locale de Lourinhã.

La radio apparait lors de la seconde partie du XXe siècle. Les premières émissions sont réalisées en 1932, par la Emissora Nacional (Émetteur national), fondée officiellement en 1935, mais existante depuis 1930, lors d'un décret qui a créé la Direcção dos Serviços Radio eléctricos (Direction des Services Radio électriques), autorisant, en simultané, l'acquisition des premiers expéditeurs de Moyenne fréquence et la haute fréquence au Portugal. En 1934, sont réalisées les premières émissions en haute fréquence. Conçue dans un cadre politique interne et externe où les radios nationales jouaient surtout un rôle de véhicule des intérêts du Gouvernement, cette caractéristique s'est accentuée davantage dans le cas portugais en fonction du régime totalitaire qui a tonifié jusqu'en 1974.

Après ce régime, les postes radiophoniques sont nationalisés et fut ensuite créé la RDP (Radiotelevisão Portuguesa). Son évolution a continué, avec des réorganisations internes et des réformes, en 2004, elle fut appelé la RTP (Radio Télévision du Portugal). Actuellement, la RTP, entreprise publique d'état, comporte trois émetteurs : Antena 1, Antena 2 et Antena 3. Entre outre celles-ci, il existe d'autres stations de radios privées comme la Radio Renascença, la Rádio Comercial, RFM, Best Rock FM, Cidade FM et la Rádio Clube Português. Il existe aussi une centaine de stations locales et régionales.

Télévision

La télévision est apparue au Portugal pendant les années 1950. Par l'initiative du gouvernement portugais, la constitution de RTP SARL est créé le 15 décembre 1955. Les émissions expérimentales de la RTP (ultérieurement, connue comme la RTP1) ont été initiées en 1956, à partir de la Feira popular, à Lisbonne. Néanmoins, les émissions s'initieraient seulement à partir de 1957. Dû à la nécessité d'organiser la programmation de manière à satisfaire les spectateurs, RTP créa en 1968 une nouvelle chaîne : RTP2.

En 1975, la RTP fut nationalisée, en transformant en une société publique. À la fin du XXe siècle, l'État a accordé une licence pour la création de deux chaînes de télévision indépendante : la SIC en 1992 et la TVI en 1993[139].

À l'heure actuelle RTP1, RTP2, la SIC et TVI sont les seuls quatre chaînes existantes au Portugal. Outre les chaînes nationales, il existe aussi deux chaînes régionales, celle de RTP Açores qui fut créé en 1975 et RTP Madeira qui fut elle crée en 1972. RTP et SIC possèdent des chaînes internationales et aussi par satellite, les chaînes internationales sont RTPi et SICi. Au Portugal il est aussi possible de capter les chaînes par câble et via satellite. Avec les évolutions technologiques, il est désormais possible de voir la télévision à travers internet et par téléphone[140].

Presse

Quelques journaux de l'Expresso.

Le journal l'Açoriano Oriental est le journal le plus ancien du Portugal et est aussi l'un des dix plus vieux du monde. Il fut fondé le 18 avril 1835, dans une période qui correspond à un moment doré du journalisme à niveau national et international.

Quatre mois avant l'apparition de cette première publication, fut promulgué la première loi de liberté de la presse au Portugal. Depuis cette loi, plusieurs journaux sont apparus au long des années, dont les plus connues sont O Século, le Diário de Notícias et le Jornal de Notícias.

Au Portugal, il existe plusieurs revues et de plus de sujets variés, les principaux journaux portugais sont :

Annexes

Codes

Le Portugal a pour codes :

Sources, notes et références

  • (pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en portugais intitulé « Portugal ».
  1. Depuis la fin du régime dictatorial de Salazar le Portugal ne possède plus de devise. L'ancienne devise était A Nação e tudo, tudo pela Nação. Source : A Nação e tudo, tudo pela Nação, devise du Portugal pendant l'époque de Salazar, page consultée le 30 mai 2009.
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  5. Avant 1999: escudo portugais
  6. Le 1er janvier 1986, entrée de l’Espagne et du Portugal dans la communauté européenne, visitée le 25 mars 2009.
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  11. Immigration portugaise en Suisse, Visitée le 25 mars 2009.
  12. Immigration portugaise au Canada, visitée le 25 mars 2009.
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Bibliographie

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  • (fr) Agricol Joseph François Fortia d'Urban et Jean-François Mielle, Histoire générale de Portugal, « Gauthier frères », 1828 (OCLC 23408469)

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