Elliott Carter


Elliott Carter
Elliott Carter
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Naissance 11 décembre 1908 (1908-12-11) (102 ans)
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale compositeur
Style musique contemporaine
Formation Université Harvard
École normale de musique de Paris
Maîtres Nadia Boulanger
Enseignement Columbia University
Juilliard School of Music

Elliott Carter (11 décembre 1908 à New York, États-Unis) est un compositeur américain.

Il étudie la littérature anglaise et la musique à l'université Harvard.

Il travaille à l'École normale de musique de Paris (1932-1935) avec Nadia Boulanger, puis devient enseignant, notamment à la Columbia University et la Juilliard School of Music.

Dans les années 1930, Carter se rapproche du style néoclassique, sous l'influence de Stravinski, d'Hindemith et de Nadia Boulanger. Ce n'est qu'à la fin des années 1940 qu'il parvient à trouver son propre langage, fondé sur le sens de la continuité et sur l'individualisation des différentes couches de la composition.

Écrivant une musique exigeante, loin du style américanisant d'un Copland ou d'un Bernstein, mais loin aussi de l'expérience sérielle, Carter a construit son œuvre dans un grand esprit d'indépendance.

Sa rencontre avec le compositeur américain Charles Ives a été très importante. En effet, c'est Ives qui l'a poussé à être compositeur.

Il a réalisé une synthèse entre les diverses tendances de la musique du XXe siècle et entre des conceptions musicales appartenant à des époques ou à des cultures très différentes. Les orchestres les plus renommés et les plus grands solistes, de même que de nombreux ensembles, lui ont commandé des partitions.

En 1954 et en 1963 il est lauréat du prix de Rome américain (Rome Prize) en composition musicale.

Sommaire

Principales œuvres

  • Canonic Suite pour quatre saxophones altos (1939) : œuvre de jeunesse considérée comme faisant partie de la période néo-classique de Carter. Elle témoigne de la virtuosité d'écriture de l'auteur, qui parvient dans un langage tonal élargi à réaliser un canon à 4 voix égales séparé d'un seul temps à tempo rapide, un canon superposé à son renversement, son rétrograde et le renversement du rétrograde, puis un canon à 4 voix à la seconde supérieure.
  • Un concerto pour orchestre (1969).
  • Un concerto pour violon (1990)
  • Double concerto pour deux claviers et cordes.
  • Concerto pour clarinette (1996)
  • Three occasions pour orchestre (1986-1989).
  • Huit Pièces pour timbales (1949-1966) : la plupart de ces pièces utilise l'idée de "modulation de tempo" appelée aussi "modulation métrique".
  • What Next? opéra (1997)
  • Quatuor à cordes nº 1

Il faut considérer ces pièces comme anthologie de pièces pour timbales, et non comme une suite. Carter recommande d'en choisir quatre au maximum pour les jouer en concert.

Carter a également écrit cinq quatuors à cordes entre 1951 et 1995. Son œuvre pour piano inclut Piano sonata (1945-46, rev. 1982), Night fantasies (1980), 90+ (1994) et Retrouvailles (2000).

Parmi ses œuvres pour piano, il faut également mentionner un intérêt particulier porté vers la polyphonie dans certaines pièces, comme Two diversions (1999), Caténaires (2006, composé pour Pierre-Laurent Aimard) et Matribute (2007). Comme dans les œuvres de Carter pour ensemble, l'écriture polyphonique repose en grande partie sur la polyrythmie.

Bibliographie

  • (fr) Max Noubel, Elliott Carter, ou le temps fertile, Éditions Contrechamps, 2000 (ISBN 2-940068-17-8) 

Liens externes

Références

Précédé par Elliott Carter Suivi par
Dietrich Fischer-Dieskau
Prix Ernst von Siemens
1981
Gidon Kremer

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