Elisabeth Báthory


Elisabeth Báthory

Élisabeth Báthory

Portrait supposé d’Élisabeth Báthory. Il ne s’agit pas d’un portrait original mais d’une copie presque contemporaine de l’original, celui-ci ayant disparu.[1]

La comtesse Élisabeth Báthory (Báthory Erzsébet en hongrois, Alžbeta Bátoriová-Nádasdy en slovaque, Elżbieta Batory en polonais), née le 7 août 1560[2] et décédée le 21 août 1614), était une comtesse hongroise de la prestigieuse famille des Báthory. Elle fait partie des plus célèbres meurtriers de l’histoire hongroise et slovaque. Elle est souvent évoquée sous le sobriquet de dame sanglante de Čachtice, du nom du château près de Trenčín (dans la Hongrie royale, aujourd’hui une partie de la Slovaquie), où elle vécut la plus grande partie de sa vie.

Après la mort de son mari, elle et quatre collaborateurs présumés furent accusés de torture et de meurtre de nombreuses filles et jeunes femmes dont le nombre reste incertain (voir le chapitre consacré à cette question). En 1610, elle fut emprisonnée dans le château de Čachtice, où elle resta jusqu’à sa mort, au bout de quatre ans. Son origine noble lui évita un procès et une exécution.

Le cas de Báthory a inspiré de nombreuses histoires et légendes dans lesquelles elle se serait baignée dans le sang de ses victimes pour garder sa jeunesse-ce qui lui a valu des surnoms comme la Comtesse sanglante ou la Comtesse Dracula. Mais ces légendes ont été largement écartées par les historiens modernes (voir les chapitres Accusations et Folklore et culture populaire consacrés à cette question). Elles persistent malgré tout dans les croyances populaires (voir le chapitre concerné).

Sommaire

Jeunesse et origines

Erzsébet Báthory est née dans une propriété familiale à Nyírbátor, en Hongrie, le 7 août 1560. Elle passe son enfance au château de Ecsed. Son père est György Báthory, un frère de Andrew Bonaventura Báthory, l'un des princes de Transylvanie de la branche des Somlyó. Par sa mère, elle est la nièce d'Étienne (István) Báthory, roi de Pologne.

Mariage

Dès l'âge de 11 ans, Erzsébet est promise en mariage à Ferenc Nádasdy[3] et confiée à sa future belle-mère, Orsolya Nàdasdy, laquelle la prépare à son devoir d'épouse et de mère, le but étant de donner des Héritiers à la lignée des Nàdasdy. Elle déménage au château de Sárvár. Elle y aurait eu une aventure avec un paysan, donnant naissance à une fille illégitime, morte-née. En 1575, à l’âge de 15 ans, elle se marie avec Nádasdy, à Vranov nad Topľou[4].

Les ruines du château de Čachtice à la tombée du jour.

Le cadeau de mariage que lui offre Ferenc est le château de Čachtice, situé dans les Carpates, près de Trenčín, entouré d’un village et de champs. Nádasdy l'a acheté à l’empereur Rodolphe II du Saint-Empire, ce qui en fait une propriété de la famille.

En 1578, Nádasdy est devenu commandeur en chef des troupes hongroises, qu’il mène durant la guerre contre les Turcs. On le considère comme un homme courageux, mais cruel. Pendant les absences de son mari, Erzsébet Báthory gère leurs affaires. Pendant les dix premières années de leur mariage, Erzsébet n'eut aucun enfant parce qu'elle et Ferenc étaient rarement ensemble. En 1585, une fille, Anna, naît. Une fille Orsolya et un fils Andrei suivront, mais tous les deux mourront en bas âge. Pour finir, une fille Katarina et un fils Pál naquirent, ce dernier en 1598. Selon plusieurs sources, Erzsébet était une mère affectueuse et dévouée.

Durant la longue guerre contre les Turcs (1593-1606), elle est chargée de la défense des propriétés de son mari[5]. La menace est sérieuse, car le village de Čachtice a été pillé par les Turcs en 1599[6], et que Sárvár, situé près de la frontière qui sépare la Hongrie royale et la Hongrie ottomane, est en plus grand danger encore.

Erzsébet est une femme cultivée, sachant lire et écrire en quatre langues[5]. D’après les lettres qu’elle a laissées, on connaît plusieurs cas où elle intervint en faveur de femmes destituées, notamment une femme dont le mari avait été capturé par les Turcs, ainsi qu'une femme dont la fille avait été violée et mise enceinte.

Son mari succombe en 1604, à l’âge de 47 ans. Son décès pourrait être lié à une blessure reçue au combat ; mais d’autres sources prétendent qu’il aurait été assassiné par une prostituée, ou encore par le général Giorgio Basta, dont le règne de terreur en Transylvanie avait conduit à un déclin du pouvoir de la famille Báthory.

Arrestation

Investigation

Entre 1602 et 1604, le prêtre luthérien István Magyari vient à se plaindre à la fois publiquement et à la cour de Vienne, suite à certaines rumeurs concernant des atrocités commises par Erzsébet Báthory[7].

Les autorités prennent un certain temps avant de répondre aux plaintes de Magyari. Finalement, en 1610, l'empereur Matthias Ier du Saint-Empire, charge de l'enquête György Thurzó, palatin de Hongrie[8]. En mars 1610, Thurzó charge deux notaires de rassembler des preuves[9]. Avant même d’avoir obtenu des résultats[10], Thurzó commence à négocier avec le fils d’Erzsébet et ses deux beaux-fils. Un procès et une exécution auraient causé un scandale public, et jeté la disgrâce sur une noble famille influente (qui, à l’époque, règne sur la Transylvanie) ; la fortune d’Erzsébet - considérable - aurait été saisie par la couronne. Thurzó se met d’accord pour assigner à résidence Erzsébet Báthory[11].

Arrestation et procès

Thurzó se rend à Čachtice le 29 septembre 1610, et fait arrêter Erzsébet Báthory, ainsi que quatre de ses serviteurs, accusés d’être ses complices. Il est dit que les hommes de Thurzó auraient trouvé le corps d’une fille morte et celui d'une mourante. Une autre femme est trouvée blessée, d’autres enfermées[12].

Tandis que la Comtesse est assignée à résidence (et va le rester jusqu'à sa mort), ses complices sont poursuivis. Un procès, préparé à la hâte, se tient le 7 janvier 1611 à Bytča, présidé par le Juge de la Cour Royale Suprême, Theodosious Syrmiensis de Szuló, et 20 juges associés. Erzsébet elle-même ne prend pas part au procès.

Les accusés au procès sont :

  • Dorottya Szentes, désignée aussi sous le nom de Dorkó,
  • Ilona Jó,
  • Katalin Benická,
  • Le nain János Újváry, Ibis ou Fickó.

Dorkó, Ilona et Fickó sont désignés coupables et exécutés. Dorkó et Ilona ont les doigts arrachés, avant d’être jetées au feu, tandis que Fickó, dont la culpabilité est jugée moindre en raison de son jeune âge, est décapité avant d’être jeté aux flammes. Un échafaud public est érigé près du château pour montrer que justice a été rendue. Katalin Benická est condamnée à une sentence de prison à vie, car elle a agi uniquement sous la contrainte et l’intimidation des autres, comme en attestent les témoignages.

Dernières années et mort

Erzsébet, jamais poursuivie au tribunal, reste assignée à résidence dans une seule pièce de son château - et ce, jusqu’à sa mort.

Le roi Matthias Ier du Saint-Empire incite Thurzó à la traîner en justice. Deux notaires sont envoyés pour collecter de nouveaux témoignages[13]. Cependant, les lettres échangées entre l’Empereur et le Palatin, entre 1611 et 1613, laissent penser que Thurzó n’était pas enclin à attaquer la comtesse.

Le 21 août 1614, Erzsébet Báthory meurt dans son château. Elle est enterrée à l’église Čachtice[14].

Elle avait rédigé un testament quelque temps auparavant, léguant deux de ses châteaux à sa fille Katharina mais Pal étant l'unique héritier mâle, c'est à lui que revinrent tous les biens d'Erszebeth.

Accusations

Les témoignages collectés en 1610 et 1611 s’élèvent à un total de plus de 300 relevés. Les rapports du procès comprennent les témoignages des 4 accusés, ainsi que ceux de 13 autres témoins : notamment, le Castellan [15], ainsi que le reste du personnel du château de Sárvár.

Ses victimes initiales étaient de jeunes paysannes de la région, attirées à Čachtice par des offres de travail bien payé pour être servantes au château. Plus tard, elle aurait commencé à tuer des filles de la petite noblesse, envoyées chez elle par leurs parents pour y apprendre l’étiquette. Des rapts semblent aussi avoir été pratiqués.

Les descriptions de tortures qui furent mises en évidences durant le procès furent souvent basées sur le ouï-dire. Parmi les atrocités décrites (et probables), on cite notamment :

  • de longs passages à tabac, entraînant souvent la mort
  • des brûlures et autres mutilations des mains, parfois aussi sur les visages et les parties génitales
  • des morsures estropiant des parties de peau du visage, des bras et du corps
  • une exposition au froid entraînant la mort
  • une mise à mort par dénutrition

L’utilisation d’aiguilles fut aussi mentionnée au procès, par les collaborateurs. Certains témoins mentionnent des proches qui seraient morts au château. D’autres rapportent avoir vu des traces de torture sur des cadavres ; certains étaient enterrés au cimetière, d’autres dans des lieux divers.

Selon les confessions des accusés, Erzsébet Báthory aurait non seulement torturé et tué ses victimes à Čachtice, mais également dans ses propriétés à Bécko, Sárvár, Deutschkreutz, Bratislava et Vienne - et même, sur le chemin entre ces différents lieux.

En plus des accusés, plusieurs personnes furent mentionnées comme ayant fourni des jeunes filles à Erzsébet Báthory.

Le nom d'Anna Darvulia - dont on ne sait presque rien - fut également cité : c'était sans doute une femme des environs, dont on dit qu’elle aurait joué un rôle important pour déclencher les agissements sadiques d'Erzsébet Báthory. Elle serait cependant morte plus tôt que cette dernière.

Le nombre total de jeunes filles torturées et tuées par Báthory reste inconnu, bien qu’on en mentionnât une centaine, entre les années 1585 et 1610. Les estimations diffèrent grandement. Szentes et Fickó en rapportent respectivement 36 et 37 au cours de leur période de service. Les accusés estiment le nombre à une cinquantaine ou plus. Le personnel du château de Sárvár évalue le nombre de corps retirés du château à 100, peut-être même 200. Un témoin au tribunal mentionna un carnet, dans lequel un total de 650 victimes aurait été consigné par Báthory elle-même. Ce carnet n’a été mentionné nulle part ailleurs, et n’a jamais été découvert ; cependant, ce nombre est devenu part de la légende entourant Báthory.

Mais les chefs-d'accusation fournis sont parfois pris avec prudence par les historiens[16] Comme le souligne la BBC, « la nature du procès rend toutes les preuves fournies suspectes, car elles ont été extirpées sous la torture ou des menaces de torture. »[17]. Point que souligne également l'historien Miklós Molnàr, spécialiste de la Hongrie[16]. Il n'est donc pas exclu que les témoins aient inventé ou exagéré des faits dans le seul but de mettre fin à leur supplice. Par ailleurs, Molnar souligne aussi que la comtesse n'a pas eu la possibilité de se défendre contre ces accusations[16]. Mais il précise toutefois : « Il est possible qu'elle ait commis ces crimes, rien n'est exclu, mais rien n'est prouvé[16] ».

Certaines légendes populaires véhiculent aussi l'idée selon laquelle la comtesse se serait baignée dans le sang de ses victimes. Mais comme le notent les historiens comme Radu Florescu, Raymond Mcnally [18] et Molnàr[16], « cette accusation est absente des procès-verbaux et des correspondances » et n'est soutenue par aucune preuve, ni aucun temoin. [19]

En 1984, l’historien hongrois László Nagy avanca une théorie selon laquelle Erzsébet Báthory n'aurait pas commis ces crimes et aurait été victime d’une conspiration[20]. Cette théorie a été cependant rejetée par György Pollák en 1986[21]. Néanmoins, en 1997, le Mourre, le dictionnaire encyclopédique de référence en histoire, mentionne la thèse de László Nagy et la considère possible :

« Il est possible que les horrifiques chefs-accusations aient été inventés par certains membres de la famille pour soustraire Erzsébet à l'accusation suprême de haute trahison, car elle voulait contribuer avec ses gens d'armes et avec sa fortune personnelle à la lutte de son cousin Gabriel Báthory, prince de Transylvanie, contre les Hasbourg. Pour dissimuler l'action politique de la comtesse et pour éviter ainsi que la famille ne fut compromise, son mari a préféré qu'elle fut accusée de crimes de droit commun.[22] »

Folklore et culture populaire

Le cas d’Erzsébet Báthory inspira de nombreuses légendes, au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Comme il l'a été mentionné précédemment, le motif le plus fréquent de ces œuvres est celui qui représente une comtesse se baignant dans le sang de ses victimes, afin de garder beauté et jeunesse.

Cette légende est apparue pour la première fois en 1729 sous la plume de László Turóczi, un érudit jésuite dans le livre Tragica historia[23] le premier écrit consacré à Báthory. Des historiens modernes comme Radu Florescu et Raymond T. McNally en ont conclu que les théories présentant la vanité comme motif des meurtres d’Elisabeth provenaient essentiellement de stéréotypes liés au rôle social des femmes à l’époque[24]. On ne pouvait pas envisager que les femmes soient capables de violence gratuite.

Au début du XIXe siècle, la thèse de la vanité fut remise en question et le plaisir sadique fut considéré comme un motif plus plausible de ses crimes[25]. En 1817, les rapports de temoignages (qui avaient été retrouvés en 1765) furent publiés pour la première fois[26] prouvant que les histoires de bain de sang n’étaient que légende.

Néanmoins la légende a persisté dans l’imaginaire populaire, au point où ces éléments de légendes sont souvent pris pour des faits historiques. Certaines versions de l’histoire visaient clairement à véhiculer une morale dénonçant la vanité féminine, tandis que d’autres visaient à distraire et faire frissonner par le caractère sensationnaliste et macabre.

La comtesse continue de figurer, de nos jours, comme personnage de fiction en musique, dans les films, les livres, les jeux et les jouets. Elle fut aussi source d’inspiration de personnages similaires.

Cinéma

Harry Kümel met la comtesse en images dès 1971 avec son film Les Lèvres rouges suivi, la même année, par Comtesse Dracula, de Peter Sasdy. Puis, Walerian Borowczyk met en scène l'histoire d'Elisabeth Báthory dans un de ses quatre Contes immoraux (1974).

Des éléments de l'histoire d'Élisabeth Báthory sont inclus dans le film d'horreur Stay Alive, sorti au cinéma en 2006, avec notamment Sophia Bush et Jon Foster. Un film retraçant sa vie, réalisé par Julie Delpy, sort en 2009.

Une scène du film Hostel - chapitre 2 réalisé par Eli Roth montre Lorna (Heather Matarazzo) attachée nue par les pieds la tête en bas à 1,50 m du sol, au-dessus d'une baignoire dans laquelle une tortionnaire nue la lacère avec une faux afin d'être baignée de sang.

En 2005, dans le film de Terry Gilliam Les Frères Grimm , le personnage de “La reine au miroir” interprétée par Monica Bellucci y fait indirectement référence, personnage obsédé par la jeunesse et la beauté éternelles, prisonnière dans la tour de son propre château et qui par l'intermédiaire de l'un des ses sujets dévoués, enlèvent des jeunes filles en les plongeant dans un sommeil proche de la mort dans le but de les sacrifier le moment venu.

En 2008, le cinéaste slovaque Juraj Jakubisko (70 ans), baptisé le Fellini de l'Est, sort son « Bathory », une version très personnelle, à grand spectacle, avec l'actrice britannique Anna Friel dans le rôle d'Élisabeth et Hans Matheson dans celui du peintre Caravaggio. Ce film à gros budget devient dès sa sortie en République tchèque et en Slovaquie le plus grand succès populaire de tous les films en salles.

En 2004, dans le film de Wilhelm Liebenberg et Frederico Sanchez, Éternelle (film canadien tourné en anglais : Eternal). Le film met en vedette Caroline Néron dans le rôle de Elizabeth Kane. À l'instar des légendes macabres de la comtesse Báthory, ce personnage fait tuer des femmes dans le but de se baigner dans leur sang. Au cours de l'histoire, l'histoire d'Élizabeth Báthory y est également mentionné.

En 2006, le film Stay Alive de William Brent Bell présente un jeu vidéo dans lequel se retrouvent enfermés les joueurs. Le jeu est basé sur la légende de la comtesse Báthory et cette dernière en constitue même le boss final.

Littérature

Elisabeth Báthory est l'héroïne d'un ouvrage richement documenté, Erzsébet Báthory, la Comtesse sanglante, écrit en français par Valentine Penrose, et publié aux éditions du Mercure de France en 1962 (ISBN 2-7152-0610-0). Il est actuellement disponible dans la collection « L'Imaginaire » (Gallimard) (ISBN 2-07-070121-2).

Il est également fait mention d'Elisabeth Báthory dans l'uchronie de Kim Newman, Anno Dracula .

Un des personnages principaux du roman « Unica » d'Élise de Fontenaille s'appelle Unica Bathory. Il s'agit d'une petite fille au passé trouble, affligée d'un syndrome appelé pseudologia fantastica. Ce roman a obtenu le grand prix de la science fiction française en 2008.

Elisabeth Bathory est l'un des personnages de la bande-dessinée Requiem, Chevalier Vampire de Pat Mills et Olivier Ledroit. Dans un monde gouverné par le comte Dracula, où l'être le plus pervers est le plus puissant, elle est la compagne vampire de ce dernier.

Musique

  • Le compositeur Dennis Báthory-Kitsz, qui affirme être descendant probablement indirect de la comtesse[27], a écrit un opéra consacré au personnage intitulé Erzsébet: Elizabeth Bathory: The Opera.

Les légendes macabres autour de la comtesse semblent aussi avoir constitué une source d'inspiration importante pour de nombreux groupes de metal.

  • Le groupe de heavy metal britannique Venom s'est inspiré d'Elisabeth Báthory dans une chanson intitulée Countess Bathory sortie en 1982 sur l'album Black Metal.
  • En 1983, Thomas Forsberg (plus connu sous le pseudonyme de Quorthon) lance son groupe qu'il appelle Bathory en référence à la comtesse. Par ailleurs, en 1987 il écrira également une chanson intitulée Woman of Dark Desires sur l'album Under the sign of the black mark qui fait référence à Elisabeth Báthory.
  • Le groupe de power metal Kamelot lui a consacré une chanson en trois parties intitulée Elisabeth, sur l'album Karma sorti en 2001. Les trois parties se nomment respectivement Mirror Mirror, Requiem for the Innocent et Fall From Grace.
  • Le groupe de drone doom Sunn O))) a composé une chanson du nom hongrois de la comtesse Bathory Erzsebet sur l'album Black One (2005)
  • Le groupe Forever Slave écrivit un titre à son nom : Erzebeth Bathory's song, tiré de la démo Resurrection, sorti en 2004.
  • Le groupe de black metal hongrois Tormentor lui a également consacré la chanson Elizabeth Bathory. Cette dernière sera reprise par le groupe de black metal Dissection sur leur EP Where Dead Angels Lie (1997).
  • Le chanteur japonais Kaya s'est inspiré de son histoire pour son single "Carmilla" (2007)
  • Le groupe d'electro/goth indie japonais GPKISM également pour leur single "Barathrum" qui sortira en juillet de cette année.

Jeux

  • Elisabeth Báthory est également l'un des personnages récurrents des jeux de société vidéo interactifs Atmosfear.
  • Dans une quête optionnelle de l'acte I de Diablo II, on parle d'une comtesse sanglante, qui s'est baignée dans le sang revigorant d'une centaine de vierges et qu'il faut détruire : c'est une allusion directe à Elisabeth Báthory.
  • Dans Blood Rayne, l'héroïne éponyme est amenée à combattre Erszbeth Mengele Báthory descendante de la comtesse Báthory et du non moins sinistre Dr Mengele.
  • Dans EverQuest 2, une quête parle d'une comtesse qui se serait baignée dans le sang de Valkyries et aurait ensuite été emprisonnée dans un tombeau de glace en punition de ses crimes.
  • Dans Ragnarok Online, un des monstres se nomme Báthory et a l'apparence d'une sorcière.
  • Dans Dofus, des bottes ont le nom de la célèbre Comtesse.

Notes et références

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Elizabeth Báthory ».
  1. Báthory Erzsébet - Elisabeth Bathory: The Original Portrait
  2. Eric Hickey, Encyclopeadia of Murder and Violent crime, sage publication, 2003,p.44; Michel Mourre, Mourre : Dictionnaire encyclopédique d'histoire, Paris, Larousse, 1997, p. 497
  3. Eric Hickey, Encyclopeadia of Murder and Violent crime,op.cit.p.44
  4. Eric Hickey, Encyclopeadia of Murder and Violent crime,op.cit.p.44
  5. a  et b (en)Báthory Erzsébet - Elisabeth Báthory: Short FAQ
  6. (en)Cachtice
  7. Farin, Heroine des Grauens, p. 234-237.
  8. une sorte d'équivalent de premier ministre et de juge suprême
  9. Lettres du 5 mars, 1610 de Thurzó aux deux hommes imprimés dans Farin, Héroïne des Grauens, p. 265-266, 276-278.
  10. le 19 septembre 1610, András de Keresztú envoie 34 témoignages à Thurzó. Le 27 octobre 1610, Mózes Cziráky en envoie 18.
  11. Une Lettre du 12 décembre 1610 du beau fils d’Erzsébet Zrínyi à Thurzó fait mention de l’accord fait plus tôt. Voir Farin, Heroine des Grauens, p. 291.
  12. Lettre de Thurzó à sa femme, 30 décembre, 1610, imprimée dans Farin, Heroine des Grauens, p. 293.
  13. 224 témoignages sont envoyés à Matthias le 28 juillet, 1611 par A. of Keresztúr, 12 par M. Cziraky le 14 décembre, 1611
  14. Farin, Heroine des Grauens, p. 246.
  15. le gouverneur du château
  16. a , b , c , d  et e Miklós Molnàr,Histoire de la Hongrie, Paris, Librairie Académique Perrin, 2004, p. 170-171
  17. « The nature of the trial renders suspect all of the evidence given there, as said evidence was largely extracted under torture or threat of torture, and was probably 'tuned' to create the most vivid impression. » dossiers de la BBC
  18. Radu Florescu, Raymond Mcnally, À la recherche de Dracula - l'histoire, la légende, le mythe, Robert Laffont, 1973
  19. « The most common story of Elizabeth Bathory's reign of terror - that of the blood bath - is unsupported by the evidence of any of the witnesses » dossiers de la BBC
  20. László Nagy: A rossz hírű Báthoryak. Budapest: Kossuth Könyvkiadó 1984
  21. György Pollák: Az irástudók felelötlensége. In: Kritiká. Müvelödéspollitikai és kritikai lap. Budapest, janvier 1986, p. 21-22
  22. Michel Mourre, Mourre : Dictionnaire encyclopédique d'histoire, Paris, Larousse, 1997, p. 497
  23. in Ungaria suis cum regibus compendia data, Typis Academicis Soc. Jesu per Fridericum Gall. Anno Modèle:MCCCXXIX. Mense Sepembri Die 8. p. 188-193, cité par Farin
  24. Radu Florescu, Raymond Mcnally, À la recherche de Dracula - l'histoire, la légende, le mythe, Robert Laffont, 1973
  25. Alois Freyherr von Mednyansky: Elisabeth Báthory, in Hesperus, Prague, octobre 1812, vol. 2, no 59, p. 470-472, cité par Farin, Heroine des Grauens, p. 61-65.
  26. Hesperus, Prague, juin 1817, vol. 1, no 31, p. 241-248 et juillet 1817, vol. 2, no 34, p. 270-272
  27. Báthory Erzsébet - Elisabeth Bathory

Voir aussi

Liens externes

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