Election presidentielle francaise de 1981


Election presidentielle francaise de 1981

Élection présidentielle française de 1981

L'élection présidentielle française de 1981 s'est tenue les 26 avril et 10 mai 1981, et a désigné le premier président socialiste de la Ve République, François Mitterrand.

Sommaire

État des forces politiques et contexte économique et social à la veille des élections

Pré-campagne et candidats

L'élection présidentielle de 1981 reste célèbre suite à l'annonce de la candidature de l'humoriste Coluche. Au début tout le monde croit à une blague, car lors de l'annonce de sa candidature il déclare : « J'invite les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les arabes, les français, les chevelus, les fous, les travestis, les ancien communistes, les abstentionnistes convaincus, tous qui ne compte pas pour les hommes politique à voter pour moi, à s'inscrire dans leur mairie et colporter la nouvelle. ». « Le seul candidat qui n'a pas raison de mentir », voilà le slogan.

Du côté des politiques, à gauche le programme commun est rompu, à cause de l'impossibilité d'une candidature unique de la gauche. Michel Rocard qui en 1974 a quitté le PSU pour rejoindre le PS, se porte lui aussi candidat. Il annonce que si François Mitterrand veut se présenter il ne sera pas candidat. Jean-Pierre Chevènement se lance à son tour. En janvier 1981, la candidature de François Mitterrand est investie par le PS, le mois précédent le Parti communiste français a investi Georges Marchais, le MRG Michel Crépeau, les Écologistes Brice Lalonde, LO Arlette Laguiller, et le PSU Huguette Bouchardeau. Du côté de la majorité de droite, Michel Debré ancien Premier ministre du général De Gaulle se porte candidat sans l'investiture du RPR, même chose pour Marie-France Garaud. Le 3 février 1981, le RPR investit officiellement Jacques Chirac.

Le président sortant, Valéry Giscard d'Estaing, annonce sa candidature le 3 mars 1981.

Campagne du premier tour

Campagne du second tour

Résultats

Depuis 1976, le nombre de parrainage d'élus pour pouvoir être candidat à l'élection présidentielle a été porté à 500.

Premier tour le 26 avril 1981

Source : déclaration du Conseil constitutionnel relative au premier tour du scrutin, 29 avril 1981 (30 avril et rectificatif le 8 mai 1981)[1]

Nombre  % Inscrits  % Votants
Inscrits 36 398 859 100,00
Abstentions 6 882 777 18,91
Votants 29 516 082 81,09
Blancs ou nuls 477 965 1,62
Exprimés 29 038 117 98,38
Majorité absolue 14 519 059

Candidat % des exprimés Suffrages
Valéry Giscard d'Estaing (Union pour la démocratie française) 28,32 8 222 432
François Mitterrand (Parti socialiste) 25,85 7 505 960
Jacques Chirac (Rassemblement pour la République, soutenu par le Centre national des indépendants et paysans) 18,00 5 225 848
Georges Marchais (Parti communiste français) 15,35 4 456 922
Brice Lalonde (Mouvement d'écologie politique) 3,88 1 126 254
Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) 2,30 668 057
Michel Crépeau (Mouvement des radicaux de gauche) 2,21 642 847
Michel Debré (Divers droite gaulliste) 1,66 481 821
Marie-France Garaud (Divers droite gaulliste) 1,33 386 623
Huguette Bouchardeau (Parti socialiste unifié) 1,10 321 353

Second tour le 10 mai 1981

Source : proclamation du Conseil constitutionnel relative aux résultats de l'élection, 15 mai 1981 (Journal officiel du 16 mai 1981)[1]

Nombre  % Inscrits  % Votants
Inscrits 36 398 762 100,00
Abstentions 5 149 210 14,14
Votants 31 249 552 85,85
Blancs ou nuls 898 984 2,88
Exprimés 30 350 568 97,12

François Mitterrand (PS) 51,76 % 15 708 262
Valéry Giscard d'Estaing (UDF) 48,24 % 14 642 306
Les résultats du second tour en France métropolitaine

Analyse

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle marquent avant tout un net succès de François Mitterrand, le candidat socialiste. Bien que concurrencé sur sa droite par la candidature du maire radical de la Rochelle Michel Crépeau, et n'ayant plus le soutien du Parti communiste français, dont le candidat était Georges Marchais, il recueille 25,85 % des voix sur toute la France, n'ayant qu'un peu plus de deux points de retard sur le président sortant Valéry Giscard d'Estaing. Le score de François Mitterrand est supérieur à celui qui lui était prédit dans les sondages, où il était donné à 21, peut être 23 % des voix, et lui permettait de distancer largement Georges Marchais, le candidat du PCF. L'autre vainqueur du premier tour est Jacques Chirac, le candidat du Rassemblement pour la République qui recueille 18 % des suffrages, malgré la présence des candidatures ultra ou para-gaullistes de Michel Debré et de Marie-France Garaud. Crédité de 11 % dans les sondages début janvier, sa campagne lui avait permis de créer une dynamique et de dépasser Georges Marchais dans les sondages ainsi que, selon les dires de ses proches, d'inquiéter Valéry Giscard d'Estaing par son éventuelle présence au second tour. Si les résultats qu'il obtient finalement le placent assez loin derrière François Mitterrand, ils lui permettent d'arbitrer le second tour de l'élection présidentielle, Valéry Giscard d'Estaing devant compter sur le report d'au moins 88 % de ses voix au second tour pour pouvoir espérer l'emporter.

Pour ce dernier, en revanche, les résultats du premier tour s'avèrent être plutôt médiocres : avec 28,32 % des suffrages exprimés, il vire certes en tête du premier tour de l'élection présidentielle, mais voit son score reculer de 4 points par rapport au 32,6 % qu'il obtenait en 1974, et ne franchit pas, contrairement à ce que le laissaient croire les sondages la barre des 30 %. Il doit donc compter sur un excellent report des voix de son adversaire du premier tour, Jacques Chirac pour espérer l'emporter au second tour.

Le grand perdant de ce premier tour de l'élection présidentielle est Georges Marchais, le candidat du Parti communiste français, qui, avec 15,35 % des voix, arrive en quatrième position et perd ainsi près de 25 % des voix communistes au profit de François Mitterrand qui le devance nettement sur l'ensemble du territoire, exception faite de deux départements où il arrive en tête, les Bouches-du-Rhône et la Seine-Saint-Denis.

Polémique

Financement de la campagne de Jacques Chirac

En 2009, après la mort du président gabonais Omar Bongo, Valéry Giscard d'Estaing a reconnu s'être offusqué auprès d'Omar Bongo du fait que ce dernier avait apporté un soutien financier occulte à Jacques Chirac, son concurrent à cette élection.

Notes et références

  1. a  et b Jean-Pierre Maury, « France – Élection du président de la République – 1981 », sur le site de l'université de Perpignan, mjp.univ-perp.fr, consulté le 16 mai 2009

Annexes

Articles connexes

Liens externes


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