Ecole nationale superieure de l'aeronautique et de l'espace

Ecole nationale superieure de l'aeronautique et de l'espace

École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace

SUPAERO
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Localisation
Localisation Toulouse, France
Informations
Fondation 1909 devenue SUPAERO en 1972 puis Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE) en 2007
Type École d'ingénieur publique, sous tutelle du ministère de la Défense
Site web www.isae.fr

L'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (SUPAERO) est l'une des plus prestigieuses[1] grandes écoles françaises d'ingénieurs. Implantée à Toulouse, elle s'est rapprochée fin 2007 de l'École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques (ENSICA) pour donner naissance à l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE).

SUPAERO fait partie des écoles d'ingénieurs les plus sélectives[2] et les plus prisées par les élèves de Math. Spé (CPGE). SUPAERO forme des ingénieurs généralistes et polyvalents aptes à exercer leurs fonctions dans un spectre d'activités large et varié.

Sommaire

Histoire

En 1909, un officier du génie, le colonel Jean-Baptiste Roche, imaginant et anticipant les besoins et l'ampleur qu'allait prendre l'industrie aéronautique dans le monde, fonde à Paris l'École supérieure d'aéronautique et de constructions mécaniques. Elle devient École nationale en 1930 et prend le nom d'École nationale supérieure de l'aéronautique puis en 1972 celui d'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace, plus couramment appelée SUPAERO.

En 1930, l'École s'installe dans des bâtiments modernes au sein de la Cité de l'Air, situés boulevard Victor à Paris, qui accueillent depuis 1970 l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA).

En 1968, SUPAERO est délocalisée sur le vaste complexe aérospatial de Toulouse-Lespinet au cœur d'un environnement d'enseignement supérieur et de recherche, à proximité de l'École nationale de l'aviation civile (ENAC) transférée également à Toulouse la même année. Plusieurs laboratoires de recherche sont alors créés et regroupés au sein du centre de Toulouse [1] de l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA). Associé à l'École, il mène des recherches théoriques et appliquées à la défense dans des domaines aussi variés que l'aéronautique, l'automatique et la robotique avancées, l'électronique aérospatiale, les systèmes informatiques, les véhicules aérospatiaux, la mécanique aérospatiale et les systèmes propulsifs. En 1994, SUPAERO change de statut pour devenir un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du ministère de la Défense. En pratique, cette tutelle est exercée par la Délégation générale pour l'armement (DGA) et l'École est placée sous le commandement d'un ingénieur général de l'armement.

Le logo de l'école : la chouette chevêche, attribut de la déesse grecque Athéna et symbole de la Connaissance.

En 2007, l'École s'est rapprochée de l'ENSICA pour donner naissance à l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE). Le cursus SUPAERO reste maintenu sous sa forme actuelle au sein du nouvel institut. Les deux formations sont néanmoins distinctes : le cursus SUPAERO est généraliste et polyvalent alors que le cursus ENSICA est plus pratique et davantage orienté vers les applications.

Quelques anciens élèves célèbres

Article détaillé : Catégorie:Ancien élève de l'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace.
  • Raoul Badin 1910, inventeur du badin, instrument permettant de mesurer la vitesse d’un avion
  • Henri Coandă 1910, créateur roumain du premier avion à réaction
  • Henry Potez 1911, constructeur d’avions
  • Marcel Dassault 1913, constructeur d’avions, fondateur de Dassault Aviation
  • Mikhail Gurevich 1913, constructeur d’avions, fondateur du bureau MIG
  • Maurice Hurel 1921, constructeur d’avions
  • René Couzinet 1925, constructeur d’avions
  • Pierre-Henri Satre 1934, père de la Caravelle
  • François Hussenot 1935, inventeur de la boîte noire
  • Jean-Pierre Petit 1961, ancien directeur de recherches au CNRS, l’un des pionniers en recherche expérimentale sur la magnéto-hydrodynamique
  • Alexis Kniazeff 1966, fondateur d'Altran Technologies
  • Jean Laurent 1967, président du Crédit agricole et du Crédit lyonnais
  • Bernard Ramanantsoa 1971, directeur général d’HEC
  • Jean-Marc Thomas 1972, ancien président d'Airbus
  • Charles Champion 1978, ancien directeur du programme Airbus A 380, chef des opérations chez Airbus
  • Thomas Pesquet 2001, ingénieur au CNES, pilote de ligne et spationaute

Anciens élèves célèbres X-SUPAERO

  • Henri Ziegler X 26 SUPAERO 31, grand Résistant, chef d'état-major des FFI, officier de l’armée de l'air et pilote d'essai, ancien directeur de Bréguet Aviation et de l’Aérospatiale
  • Henri Desbruères X 27 SUPAERO 32, ancien PDG de la SNECMA et ancien PDG de Bull-General Electric
  • Serge Dassault X 46 SUPAERO 51, ingénieur de l'armement, ancien PDG du groupe Dassault, sénateur, maire de Corbeil-Essonnes de juin 1995 à juin 2009, fils de Marcel Dassault, lui-même SUPAERO 13
  • Frédéric d'Allest X 61 SUPAERO 66, ancien directeur général du CNES, premier président d’Ariane Espace
  • Jean-François Clervoy X 78 SUPAERO 83, spationaute
  • Jean-Paul Herteman, X 70 SUPAERO 75, ingénieur de l'armement, président du directoire du groupe Safran et président du GIFAS
  • Pierre-Henri Gourgeon X 65 SUPAERO 70, pilote de chasse, ingénieur général de l’armement, Directeur général de l'aviation civile entre 1990 et 1993, Directeur général exécutif du Groupe Air France-KLM

Relations internationales

Les élèves-ingénieurs SUPAERO ont la possibilité d'effectuer leur 3° année dans une université étrangère partenaire de l'école et peuvent ainsi obtenir un double diplôme en effectuant une année supplémentaire dans l'établissement d'accueil. Les universités accueillant le plus d'élèves-ingénieurs SUPAERO sont les suivantes :

  • aux États-Unis : MIT, Stanford, California Institute of Technology - Pasadena, Georgia Tech Atlanta, University of Michigan - Ann Arbor[3], Columbia University - New York ;
  • au Royaume-Uni : Imperial College (London), University of Cambridge, Oxford University ;
  • en Allemagne : Technische Universität Berlin, Humboldt Universität Berlin, Technische Universität München, Universität Stuttgart, Rheinisch-Westfälische Technische Hochschule Aachen (RWTH, Aix-la-Chapelle) ;
  • en Suisse : l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et l'ETH.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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