Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique


Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique

École des hautes études en santé publique

L'École des hautes études en santé publique (EHESP), dont le siège est situé à Rennes sur le campus de Villejean, forme les futurs cadres supérieurs français ou étrangers de la santé publique et contribue à la recherche en santé publique au niveau national et international. Elle est née du rapprochement de l'ex-École nationale de la santé publique (ENSP) créée en 1945 et de l’université au 1er janvier 2007. Ce grand établissement[1], placé sous la tutelle conjointe des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la recherche, de la santé et des affaires sociales, est membre du Réseau des écoles du service public[2]. L'école emploie 70 enseignants permanents, auxquels s'ajoutent 1500 conférenciers, pour une capacité de 1100 élèves/étudiants en formation initiale, sans compter la formation continue (4500 stagiaires et 250 sessions) et la préparation aux concours (1 000 inscrits)[3].

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Sommaire

Historique[4]

La naissance de l'ENSP à Paris

Après la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République met en marche de grandes réformes portant sur la protection sociale ; le ministère de la Santé publique et de la Population décide donc de former des cadres qui veilleront à mettre en œuvre ces nouvelles politiques et qui auront pour vocation de dessiner les contours d'un dispositif administratif de veille sanitaire.

L'École nationale de la santé publique (ENSP) dépend tout d'abord de l'Institut national d'hygiène (le futur INSERM). Elle est créée par l'ordonnance du 19 octobre 1945 portant réorganisation du ministère de la santé publique (art. 13) et a pour mission d'assurer le perfectionnement des médecins, des pharmaciens et des techniciens de la santé sur des sujets directement médicaux mais aussi administratifs. Son premier directeur est le docteur Daniel Santenoise.

Un arrêté du 9 mai 1949 lui permettra d’accueillir des boursiers étrangers. Un arrêté interministériel du 26 février 1958 crée un diplôme conjoint du ministère de la santé et du ministère de l’éducation nationale dénommé « diplôme d’État en santé publique » et destiné à des médecins.

Le contexte va favoriser une spécialisation de l'école sur des sujets juridiques et administratifs, bien au-delà des simples questions d'hygiène. Ainsi, l'ENSP devient une école d'application et de perfectionnement et d'adresse pour les cadres des ministères dans le champ du sanitaire et du social.

L'arrivée de l'ENSP à Rennes

Cependant, l'école ne disposait pas à l'époque d'un véritable personnel enseignant permanent. Face à la demande de plus en plus pressante en matière d'éradication des épidémies, et compte tenu de la volonté de sanctionner les études par une qualification diplômante, la décision est prise de rendre l'école autonome et de la transférer ailleurs. La loi du 21 juillet 1960 érige d'abord l'école en établissement public administratif et le décret du 13 avril 1962 l’organise et prévoit sa localisation à Rennes.

Grâce à ce transfert, l'école dispose d'un véritable campus, d'un budget de fonctionnement et d'une reconnaissance nationale et internationale. Le premier directeur de la nouvelle école est le professeur de pédiatrie Jean Senecal.

L'école a continué de former les cadres fonctionnaires du secteur sanitaire et social, bien que la part de l'intervention de l'école a pu varier dans le temps, par exemple, pour la formation des inspecteurs des affaires sanitaires et sociales (IASS) ou pour leur spécialisation comme responsable informatique et organisation (IASS-RIO) parfois organisées avec l'Institut régional d'administration de Lille. Cependant, les ambitions d'ouverture vers la recherche et l'enseignement supérieur étaient grandes mais furent partiellement déçues. La nouvelle institution devait par exemple être dotée de deux équipes INSERM, l’une en sciences sociales, l’autre en santé publique (elles furent finalement créées ailleurs). Le premier directeur souhaitait que les assistants des facultés de médecine enseignant la santé publique passent par l’ENSP, ce qui ne se réalisa pas. Le ministre des affaires sociales s’opposa même à ce que l'université de Rennes I délivre un doctorat en collaboration avec l'école. On note cependant que le 13 février 1973, le diplôme d’ingénieur du génie sanitaire entre dans la liste des titres d’ingénieur comme diplôme de spécialisation.

C'est de la volonté d'avoir une école couvrant tout le champ de la santé publique au sens international, et donc, son articulation nécessaire avec le monde universitaire, que naîtra l'idée de faire évoluer l'ENSP vers une nouvelle structure. Suite à la loi fondatrice de 2004 (ci-après), le dernier directeur de l'école, le professeur Jacques Hardy, fut chargé de préparer cette évolution dont les grandes lignes se retrouvent dans son rapport remis aux ministres de la santé et de l'Éducation nationale en juin 2006 (cf. infra).

La naissance de l'EHESP

Eclairée par le rapport de l'IGAS/IGAENR concernant la création l'École des hautes études en santé publique (EHESP)[5], la loi no 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique (art. 84-87) créé la nouvelle école en tant qu'établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, selon le statut des grands établissements du code de l’éducation. Elle succède de plein droit à l'ex-ENSP (art. 86) et reprend l'ensemble de ses missions en les en élargissant aux champs de l'enseignement supérieur classique et de la recherche universitaire (masters et doctorats). Cependant, il aura fallu une longue réflexion, concrétisée notamment par la remise du rapport Hardy, ainsi qu'une concertation avec les principaux partenaires socioprofessionnels, pour que la décision de créer l'EHESP soit finalement adoptée en conseil des ministres le mercredi 6 décembre 2006, sur proposition du ministre de la santé, Xavier Bertrand.

Le décret no 2006-1546 du 7 décembre 2006 traduit ainsi juridiquement la transformation de l'école qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2007. Il consacre le rapprochement de l'École nationale de la santé publique (ENSP) et de l’université en lui conférant compétence de plein droit en matière d'enseignement supérieur.

L'article 3 du décret dispose notamment : (l'EHESP) « Assure un enseignement supérieur en matière de santé publique ; à cette fin, elle anime un réseau national favorisant la mise en commun des ressources et activités des différents organismes publics et privés compétents ; elle peut, seule ou conjointement avec d'autres établissements d'enseignement supérieur, être habilitée par le ministre chargé de l'enseignement supérieur à délivrer des diplômes nationaux après une évaluation nationale périodiquement renouvelée ; l'école peut, en outre, délivrer des diplômes propres dans les conditions fixées par son règlement de scolarité ».

La nouvelle école vise donc à mettre en réseau les compétences existantes. Comme le souligne l'exposé des motifs de la loi de 2004, les médecins étaient formés à la santé publique dans le cadre de leur cursus de base et au travers d’une filière de l’internat. Par ailleurs, les fonctionnaires étaient formés au travers d’une école professionnelle, l’ENSP qui ne délivrait pas de diplômes reconnus au plan européen. Ces dispositifs étaient insuffisamment coordonnés, artificiellement cloisonnés et quantitativement insuffisants. Or était souligné l'importance que revêtait, pour les agents travaillant pour l’État, de pouvoir bénéficier de formations diplômantes. Plutôt que de créer une structure de plus, l’objectif était donc de permettre aux différentes institutions impliquées de mettre en commun leurs ressources pédagogiques au sein d'une véritable école de santé publique[6].

A cette fin, l'EHESP poursuit notamment la mission de l'ENSP d'assurer la formation statutaire de nombreux métiers du sanitaire et du social et l'élargit aux formations universitaires, à une recherche plus ouverte et à l'international. Après une mise en route progressive, encore inachevée, l'EHESP n'est toutefois entrée pleinement dans le paysage institutionnel qu'au 1er janvier 2008, après l'installation de son conseil d'administration et la nomination de son directeur, le professeur Antoine Flahault, praticien hospitalier, epidémiologiste et spécialiste des maladies émergentes.

Liste des directeurs

  • (1945-1960) Pr Daniel SANTENOISE
  • (1962-1965) Pr Jean SENECAL
  • (1965-1975) Dr Jean-Simon CAYLA
  • (1975-1979) Pierre LECLERC
  • (1979-1982) Louis PICARD
  • (1982-1986) Dr Jean-Paul PICARD
  • (1986-1993) Christian ROLLET
  • (1993-1998) Emmanuèle MENGUAL
  • (1998-2003) Pascal CHEVIT
  • (2003-2006) Pr Jacques HARDY
  • (2007-2008) Pr Dominique BERTRAND
  • (2008) Pr Antoine Flahault (administrateur provisoire de la nouvelle EHESP depuis le 1er janvier 2007, puis directeur)

Présentation institutionnelle de l'EHESP

Organisation

Instances dirigeantes

  • Le conseil d'administration
    Il est présidé par le professeur Jean-François Mattei[7] (anc. ministre de la santé) et se compose des représentants des organisations syndicales les plus représentatives d’employeurs et de salariés, des établissements publics de santé, des associations d’anciens élèves; de personnalités qualifiées dans les domaines d’activités de l’école; des représentants des enseignants chercheurs; de ceux des personnels et ceux des élèves fonctionnaires et étudiants
  • Le conseil scientifique
  • Le conseil des formations

Administration

  • Direction de l'école : un directeur (professeur Antoine Flahault) et un secrétariat général
  • Direction des études couvrant les formations issues de l’ex-ENSP et les formations LMD
  • Direction des affaires internationales
  • Direction de la recherche
  • Département des sciences de l’information et de biostatistique
  • Département d’épidémiologie et de recherche clinique
  • Département santé, environnement et travail
  • Institut du management
  • Département des sciences humaines, sociales, comportementales et des politiques de santé.

Recherche

La recherche développée à l'EHESP participe au développement et à la diffusion des connaissances sur la santé publique et appuie les enseignements dispensés à l'école. L'analyse des politiques sociales et sanitaires au plan local, national et européen, l'évaluation des réformes des systèmes de santé et des dispositifs de protection sociale, les dynamiques professionnelles et dispositifs de santé publique, l'évaluation des modes d'exposition des populations aux risques environnementaux sont aujourd'hui les axes les plus développés de cette recherche au sein de :

  • Centres de recherche interdisciplinaires transversaux
    • Centre de recherche sur l’analyse et la régulation des risques sanitaires
    • Centre de recherche sur la mondialisation et la santé
    • Centre d’analyse des politiques publiques en santé
    • Centre sur la santé fondée sur les preuves
    • Centre de recherche sur les soins de longue durée et la vulnérabilité
  • Départements d’enseignement et de recherche
    • LAPSS (Laboratoire d'analyse des politiques sociales et sanitaires)
    • LERES (Laboratoire d'étude et de recherche en environnement et santé)

Equipements

  • campus paysager de 9 hectares
  • deux amphithéâtres totalisant 600 places, 40 salles de cours, 7 salles informatiques et multimédia en libre accès 24h/24.
  • complexe hôtelier-restauration : deux résidences (Le Gorgeu et Villermé) offrant 248 chambres et 53 studios. Self-service de 360 places (jusqu'à 900 repas servis quotidiennement).
  • centre de documentation : 8 000 mémoires d'élèves, 15 000 ouvrages, 550 périodiques, des bases de données et des outils multimédia (cédéroms, internet). L'école dispose d'une banque de données santé publique (BDSP), ayant son propre site internet, qui recense plus de 370 000 références bibliographiques. Une maison d'édition spécialisée (80 ouvrages publiés) complète le dispositif de référence (cf. liens externes)
  • équipements sportifs : salle de musculation et deux courts de tennis ouverts
  • antenne au sein de l'Hôpital national de Saint-Maurice (près de Paris)

Missions

Les missions de l'EHESP ont été fixées par la loi de santé publique d’août 2004 (art. 84) et codifiées à l'article L. 756-2 du code de l'éducation et à l'article L 1415-1 du code de la santé publique :

  • assurer la formation des personnes ayant à exercer des fonctions de direction, de gestion, d’inspection ou de contrôle dans les domaines sanitaires, sociaux ou médico-sociaux et notamment de celles relevant du ministre chargé de la santé et du ministre chargé des affaires sociales
  • assurer un enseignement supérieur en matière de santé publique ; à cette fin, elle anime un réseau national favorisant la mise en commun des ressources et des activités des différents organismes publics et privés compétents
  • contribuer aux activités de recherche en santé publique
  • développer des relations internationales dans les domaines cités précédemment, notamment par des échanges avec les établissements dispensant des enseignements comparable

L'offre de formation de l'EHESP

L'EHESP a vocation à former les cadres supérieurs, techniques et administratifs, de la santé publique, dans tous les domaines sanitaires et sociaux, du secteur publique ou privé.

Filières fonctionnaires

En plus des diplômes requis (minimum bac + 4), ces filières ne sont généralement accessibles que sur concours (interne et externe). Elles visent exclusivement la formation initiale et le perfectionnement de fonctionnaires de catégorie A. Selon l'ordre de présentation choisi par l'école :

Directeur d'hôpital (DH)

Le directeur d'hôpital[2] public est recruté par concours national. Il suit une formation alliant théorie et pratique de 27 mois, dispensée par l'EHESP. Il est nommé par le ministre de la santé. Il exerce ses fonctions comme chef d'établissement ou comme directeur adjoint dans les établissements de santé ayant au moins 150 lits et dans les établissements de moins de 150 lits ayant des lits de psychiatrie ou de chirurgie.

Le chef d'établissement est le représentant légal de l'établissement. Il règle les affaires générales de l'hôpital, en fonction des orientations du conseil d'administration.

A côté du chef d'établissement, les directeurs-adjoints peuvent avoir en charge : les ressources humaines, les affaires financières, les services économiques et logistiques, les systèmes d'information, la qualité, la communication...

Le métier nécessite une approche stratégique et opérationnelle.

Directeur d'établissement sanitaire, social et médico-social (DESSMS)

Issu de la fusion des corps de directeur d'établissements sanitaires et sociaux et de directeur d'établissements sociaux et médico-sociaux, le dessms (également appelé d3s) est chargé de la conduite générale de l'établissement dans les domaines sanitaire, social et médico-social, de l'animation de la coordination des actions, de la gestion budgétaire et comptable de l'établissement, du management et de la gestion des ressources humaines de l'établissement et de l'évaluation des politiques et des actions conduites dans le cadre du projet d'établissement.

Le dessms est recruté par concours national. Il suit une formation alliant théorie et pratique de 24 mois, dispensée par l'EHESP. Il est nommé par le ministre de la santé. Il exerce ses fonctions comme chef d'établissement ou comme directeur adjoint dans les établissements sanitaires (EHPAD, hôpitaux locaux) ou sociaux et médico-sociaux (IME, Foyer de l'enfance, CHRS, ESAT) ou bien encore en qualité de directeur adjoint d'hôpital public (responsable d'une direction fonctionnelle). Quand il est chef d'établissement, il est le représentant légal de l'établissement. Il règle les affaires générales des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, en fonction des orientations du conseil d'administration.

Directeur des soins (DS)

Il exerce ses fonctions au sein des établissements publics de santé. Il est membre de l'équipe de direction. A l'origine, l'ENSP formait seulement les infirmiers généraux adjoints (IGA). Aujourd'hui, le directeur des soins est issus de l'une des trois filières suivantes : la filière infirmière, la filière rééducation et la filière médico-technique.

Inspecteur de l'action sanitaire et sociale (IASS)

(anciennement inspecteur des affaires sanitaires et sociales)

Il est recruté par concours externe ouvert aux personnes âgées de 35 ans maximum, au 1er janvier de l'année du concours, et titulaire d'un diplôme national sanctionnant un second cycle d'études supérieures (il existe également un concours interne accessible aux fonctionnaires de catégorie B). Le candidat reçu au concours est d'abord nommé fonctionnaire d'État stagiaire et bénéficie de 18 mois de formation. Celle-ci comprend, en alternance, des enseignements à l'école et des stages à l'extérieur. Le IASS est un cadre administratif chargé de mettre en œuvre la politique de l'État dans les domaines de la santé, de la sécurité sociale, de la mutualité, de la famille et de l'action sociale. A la sortie de l'école, il exerce principalement ses fonctions dans les DDASS et DRASS, assurant des tâches de conception, d'animation, de contrôle et d'encadrement. Il a vocation à diriger éventuellement ces organismes après avoir préalablement acquis la qualification d'inspecteur principal.

Médecin inspecteur de la santé publique (MISP)

Le futur misp, titulaire en principe d'un diplôme de médecine, est recruté par concours selon différentes modalités. La formation du misp dure un an (19 semaines à l'EHESP en alternance avec un stage de terrain) et est sanctionnée par le Diplôme de santé publique, délivré conjointement par le ministère de l’éducation nationale et le ministère de la santé. Le misp est principalement affecté dans les services centraux ou déconcentrés du ministère de la santé (DRASS et DDASS), dans les agences régionales de l'hospitalisation ou encore dans d'autres ministères.

Pharmacien inspecteur de la santé publique (PHISP)

Titulaire du doctorat en pharmacie le PHISP est recruté sur concours. Sa formation dure un an, en alternance avec des stages. Sa mission consiste à contrôler la qualité des produits de santé (y compris cosmétiques ou à usage vétérinaire) et les pratiques des professionnels de la santé, en collaboration avec d'autres corps d'inspection. Il peut également assumer des tâches administratives et réglementaires. Il exerce sa mission dans les services centraux ou déconcentrés du ministère de la santé (DRASS), auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) ou au sein d'établissements publics tels que l'Établissement français du sang.

Médecin de l'Éducation nationale (MEN)

Le futur men, titulaire en principe d'un diplôme de médecine, est recruté par concours selon différentes modalités. En général, il suit une formation d'une durée de 8 à 16 semaines, compte tenu de son expérience professionnelle. Le men est chargé des actions de prévention individuelle et collective et de promotion de la santé. Ces actions sont menées auprès de l'ensemble des enfants scolarisés que se soit dans les écoles (maternelles ou élémentaires), les collèges ou les lycées. Il contribue à la formation des personnels et aux actions d'éducation en matière de santé. Il exerce ses fonctions dans des centres médicoscolaires auxquels sont rattachés des établissements scolaires d'un même secteur géographique.

Attaché d'administration hospitalière (AAH)

Il relève du corps de direction de la fonction publique hospitalière. Il existe trois voies d'intégration dans le corps des attachés : concours externe ou interne national, inscription sur une liste d'aptitude et détachement. Ils suivent une formation à l'EHESP. Le concours est géré par le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.

L'attaché d'administration hospitalière peut exercer dans les établissements publics de santé, les syndicats interhospitaliers, les établissements médico-sociaux, les maisons de retraite publiques, les centre d'hébérgement et de réadaptation sociale,...

Il est placé sous l'autorité du chef d'établissement. Il participe à la conception, l'élaboration et la mise en oeuvre des décisions prises dans les domaines administratif, économique, sanitaire, social. Il peut se voir confier des missions, des études ou des fonctions comportant des responsabilités, notamment dans les domaines des admissions et relations avec les usagers, de la gestion des ressources humaines, de la gestion des achats et des marchés publics, de la gestion financière et du contrôle de gestion. Il peut également assurer la direction d'un ou plusieurs services ou bureaux.

(Source : site du ministère de la santé, brochure de présentation du corps des attachés)

Ingénieur d'études sanitaires (IES)

L’ingénieur d’études sanitaires est recruté par concours au niveau maîtrise scientifique ou sciences et techniques. Sa formation dure 12 mois dont 3 mois de stage. L'IES est un expert technique référent dans des domaines d’intervention pour la gestion des risques sanitaires liés à l’environnement : l’eau, l’air, l’habitat, les déchets, les sols, qu’ils soient liés au milieu naturel ou aux activités humaines, agricoles ou industrielles. Il est chargé d’études particulières et de fonctions d’encadrement. Il peut agir sous la responsabilité d’un ingénieur du génie sanitaire (IGS) dans les mêmes domaines que ce dernier. L'IES exerce dans les services centraux ou déconcentrés du ministère de la santé (DRASS et DDASS).

Autres formations

Ingénieur du génie sanitaire (IGS)

Il doit être titulaires d'un diplôme d'ingénieur. Après une formation d'un an, il est destiné à travailler dans les domaines de la santé publique et de l'environnement. En sortie de l'école, l'IGS travaille ou bien dans les services publics « Santé Environnement » des Directions départementales et régionales des affaires sanitaires et sociales (DDASS et DRASS), au sein de la Direction générale de la santé (DGS) du ministère chargé de la santé ou dans le secteur privé, notamment dans les agences de l'eau, dans les bureaux d'études ou dans l'industrie.

CAFDES

Le CAFDES (certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale) est accessible sur concours d'admission pour les titulaires d'un diplôme de niveau II ou par la voie de la VAE. Dans le premier cas, le CAFDES est délivré par l'EHESP après une formation de deux années effectuée en dehors de l'école mais sous son contrôle, dans dix neuf établissements répartis sur toute la France, généralement au sein des instituts régionaux du travail social (IRTS).

Formations spécialisées

  • Conseiller technique en travail social (CTTS)
  • Ingénieur hospitalier (IH)
  • Médecin inspecteur régional du travail et de la main d'oeuvre (MIRTMO)
  • Médecin territorial (MT)
  • Technicien sanitaire (TS)

Second et troisième cycles universitaires

  • Différents masters sont prévus en cohabilitation, notamment :
    • Executive MBA en gestion de la santé publique, dispensé en anglais à Paris, Londres, Berlin et Madrid, en partenariat avec ESCP Europe et la London School of Economics
    • Master international de santé publique (Master of Public Health) dispensé en anglais, en collaboration avec les université de Paris VII, Paris XII, Nancy 1, l'INSERM, l'Institut de Recherche pour le Développement, l'university of North Carolina, la Columbia University, Sciences-Po Paris, la London School of Economics, l'INRA...
    • Master européen en santé publique (Europubhealth), labellisé Erasmus mundus, en partenariat avec des écoles et universités de Sheffield, Cracovie, Copenhague, Grenade et Rennes.
    • Master "Pilotage des politiques et actions de santé publique" (Rennes), en partenariat avec l'Institut d'Etudes Politiques de Rennes
    • Master "Droit, santé et protection sociale" (Rennes)
    • Master "Education à la santé en milieu scolaire" (Clermont-Ferrand)
    • Spécialité de master "Management des politiques sociales" (Grenoble )
    • Spécialité de master "Evaluation et gestion des risques liés à l’environnement" (Paris)
    • Spécialité de master "Promotion de la santé, gestion des services sanitaires et sociaux" (Paris)
    • Spécialité de master "Chimie et microbiologie de l’eau" (Poitiers)
    • Spécialité de master "Traitement des d onnées quantitatives et démographie" (Saint-Quentin)
    • Master "Equipements biomédicaux*" (Compiègne)
  • Une école doctorale en santé publique se met en place pour couvrir au moins trois disciplines

Divers

  • Formation continue (offre en direction des individus et des institutions). En 2006, six certificats ont ainsi été créés (promotion et éducation pour la santé, PMSI, Gestion des systèmes d'information, Management de la qualité et des risques en établissements, IDEA, Hôpital Plus), etc.
  • Préparation aux concours, pour les agents hospitaliers souhaitant s'inscrire aux concours des directeurs de la fonction publique hospitalière et une préparation à distance pour l'ensemble des concours (internes et externes) hospitaliers et des filières Etat.
  • Bourses Erasmus - La charte Erasmus-EHESP couvre la période 2007-2013. Elle permet à l'école d'offrir cinq bourses de mobilité enseignante, une bourse de mobilité étudiante pour stage (pour un étudiant de la filière IGS) et cinq bourses de formation à l’attention du personnel non enseignant de l’EHESP

Notes et références

  1. Décret 2006-1546 du 7 décembre 2006, art. 1er.
  2. Ce réseau regroupe 21 grandes écoles, accessibles par concours ou liste d'aptitude aux titulaires d'un diplôme du second cycle universitaire - Cf. Liens externes.
  3. Chiffres pour 2001 concernant la formation continue et la préparation aux concours, tirés d'une présentation de l'ancienne ENSP [1]
  4. Une partie de l'historique est tiré du Rapport du Pr Jacques Hardy, "Fonder l’École des Hautes études en santé publique", du 8 juin 2006 (cité en liens externes)
  5. Elisabeth Dufourcq , Stéphane Paul, Martine Caffin Ravier, Michel Garnier, Rapport relatif à la création de l'Ecole des hautes études en santé publique, Rapport n° 2004-065 / 2004-032, Inspection générale des affaires sociales (IGAS)- Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) - mai 2004 (cité en liens externes)
  6. Selon le rapport du Pr Jacques Hardy (précité).
  7. Il a été élu lors de la première réunion du conseil d’administration de l’EHESP le 12 novembre 2007.

Liens externes

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