Département de la Martinique


Département de la Martinique

Martinique

Martinique (972)
France Martinique
Détails Détails
Administration
Statut politique Département d'outre-mer & Région d'outre-mer de France
Préfecture Fort de France
Gouvernement
- Président de la République
 - Pdt du conseil régional
 - Pdt du conseil général

République française Nicolas Sarkozy

Conseil régional de la Martinique Alfred Marie-Jeanne


Conseil général de la Martinique Claude Lise

Géographie
Superficie 1 128 km²
Démographie
Population  (2006) 397 732 hab.
Densité 352,59 hab./km²
Langue(s) Officielle : Français
Régionale : Créole
Économie
PIB (2006)
 · PIB/hab.
€ 7,648 milliards
€ 19 050
Monnaie Euro « EUR »
Autres
Fuseau horaire UTC -4
Domaine internet .mq/.fr
Indicatif téléphonique +596

La Martinique est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer français (numéro 972). Elle devrait son nom à Christophe Colomb qui la découvre en 1502. L’île est alors appelée « Jouanacaëra-Matinino », habitée par les Kalinas[1], qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, « l’île aux fleurs », Madiana, Matinite et enfin, par influence de l'île voisine de la Dominique, le nom est devenu Martinique. Selon l’historien Sydney Daney, l’île aurait été appelée « Jouanacaëra », par les Caraïbes, ce qui signifierait « l’île aux iguanes ». Elle est devenue française en 1635. Faisant partie de l'archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Image satellite de la Martinique

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Martinique.

Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Son histoire est largement marquée par celle de la colonisation de l’Amérique, par l'esclavage, les guerres d’influence entre les anciens empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, l’éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques, ainsi que les revendications indépendantistes modernes.

Administration

La Martinique est une région monodépartementale (Région et Département à la fois). L'île est divisée en 4 arrondissements, 34 communes et 45 cantons.

La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située sur le continent Américain au nord de l’Amérique du Sud, les départements français d’Amérique (DFA). La région de la Martinique est également une des régions ultrapériphériques de l’Union européenne.

La préfecture de la Martinique est Fort-de-France. Les trois sous-préfectures sont Le Marin, Saint-Pierre et La Trinité.

L'État français est représenté en Martinique par le préfet de région (Ange Mancini, prise de fonction le 18 juillet 2007) et trois sous-préfets (Paul Laville au Marin, Didier Bernard à Saint-Pierre et Christiane Ayache à La Trinité.)

Les deux exécutifs de la Martinique sont le président du conseil régional, Alfred Marie-Jeanne et le président du conseil général Claude Lise.

Assemblées délibérantes :

Conseils consultatifs :

La Martinique est représentée à l'Assemblée nationale par 4 députés (Alfred Almont, Serge Letchimy, Louis-Joseph Manscour et Alfred Marie-Jeanne) et au Sénat par deux sénateurs (Serge Larcher et Claude Lise).

La Martinique compte trois établissements publics de coopération intercommunale en Martinique :

Politique

Article détaillé : Politique de la Martinique.

Évolution institutionnelle et statutaire

Depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, trois possibilités s'offrent à la Martinique :

  • Le statu quo, la Martinique garde son statut de Département et Région d'Outre-Mer, en vertu de l’article 73 de la Constitution. Les DOM sont sous le régime de l'identité législative. Dans ce cadre, les lois et règlements sont applicables de plein droit, avec les adaptations nécessitées par les caractéristiques et contraintes particulières aux collectivités concernées.
  • Deuxième possibilité : si les acteurs locaux, et d’abord les élus, sont d’accord, ils pourront dans le cadre de l'article 73 de la Constitution proposer une évolution institutionnelle telle que la création d’une assemblée unique (fusion du Conseil Général et du conseil régional). Le Gouvernement pourra proposer au Président de la République de consulter les électeurs sur cette question. En cas de réponse négative, rien ne sera possible. En cas de réponse positive, la décision définitive reviendra au Parlement qui décidera finalement, ou non, de la réforme en votant une loi organique.
  • Troisième possibilité : Si un consensus se dégage, les élus pourront proposer au gouvernement un changement statutaire, c'est-à-dire la transformation de la Martinique en Collectivité d'outre-mer (COM). En effet, depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, les Départements d'Outre-Mer en vertu de l'Article 74 peuvent évoluer en Collectivité d'Outre-Mer (C.O.M) à l'instar de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Contrairement aux DOM, les COM sont sous le régime de la spécialité législative. Les lois et décrets de la République s’y appliquent sous certaines conditions fixées par la loi organique définissant leur statut. Les COM disposent d'une plus large autonomie que les DOM.

Mais la Constitution française précise dans l'article 72-4 « Aucun changement, pour tout ou partie de l'une des collectivités mentionnées au deuxième alinéa de l'article 72-3, de l'un vers l'autre des régimes prévus par les articles 73 et 74, ne peut intervenir sans que le consentement des électeurs de la collectivité ou de la partie de collectivité intéressée ait été préalablement recueilli dans les conditions prévues à l'alinéa suivant ».

En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée en Martinique (mais aussi en Guadeloupe) à 50,48 % lors d'un référendum le 7 décembre 2003.

Les forces politiques en présence en Martinique

La vie politique martiniquaise s'articule, pour l'essentiel, autour de formations politiques martiniquaises et de fédérations locales des partis nationaux (PS et UMP). La classification suivante tient compte de leur positionnement par rapport à l'évolution statutaire de l'île. Il y a les assimilationnistes et départementalistes (partisans de l'actuel statut de département d'outre-mer avec quelques aménagements et adaptations, article 73 de la Constitution), les autonomistes (favorables à une évolution statutaire basée sur l'article 74 de la Constitution), et les indépendantistes (certains sont favorables à un statut transitoire d'autonomie avant l'étape ultime l'indépendance).

Géographie

Karibik Martinique Position.png

D'une superficie totale de 1 100 km², la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles, la Martinique s'étire sur environ 65 km de longueur, pour 27 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île[2].


On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île (mont Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.

Relief

Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernieres 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1 397 m, dont la dernière eruption remonte au 8 mai 1902 : 29 000 morts en 2 minutes.

À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île (mont Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, atteint 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Côte au vent ou Cabesterre

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement aux vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.

La partie nord allant de Grand-Rivière à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité la côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fonds atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.

La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeants suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.

Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de « loup », loup bordelais, loup ministre etc. dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.

Côte sous le vent ou caraïbe

Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présente que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin).

Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Principales montagnes

Nord de l'île

  • La Montagne Pelée (volcan), 1 397 mètres (le plus haut sommet de la Martinique)
  • Le Morne Macouba, 1 282 mètres
  • Les pitons du Carbet (piton Lacroix 1 196 mètres, piton Dumauzé 1 109 mètres, piton de l'Alma 1 105 mètres, piton Boucher 1 070 mètres)
  • Le Morne Piquet, 1 159 mètres
  • Le piton Marcel, 1 017 mètres
  • Le Morne Chapeau Nègre, 911 mètres
  • Le piton Mont Conil, 895 mètres
  • Le Morne Jacob, 884 mètres
  • L'Aileron, 824 mètres
  • Le Morne du Lorrain, 785 mètres
  • Le Morne Bellevue, 693 mètres

Sud de l'île

  • La Montagne du Vauclin, 504 mètres (le plus haut sommet du sud de l'île)
  • Le Morne Larcher, 477 mètres
  • Le Morne Bigot, 467 mètres
  • Le Morne Genty, 400 mètres

Hydrographie

La rivière Lézarde, longue de 30 km, est le plus long cours d'eau de l'île.

  • Nord : La rivière du Galion, La rivière du Lorrain, La rivière Capot, La rivière Blanche, La rivière de Basse Pointe, La rivière Hackaert, La rivière de Macouba, La Grande Rivière, La rivière du Prêcheur, La rivière Roxelane, La rivière des Pères, La rivière du Carbet, La rivière Fond Capot, La rivière de Case Pilote, La rivière Case Navire
  • Centre : La rivière Monsieur, La rivière Madame, La rivière du Longvilliers
  • Sud : La rivière Pilote, La rivière Salée, La rivière du Vauclin, La rivière de Paquemar, La rivière du Simon, La rivière des Coulisses, La rivière la Nau.

Faune

La Martinique ne possède que peu d’espèces animales indigènes. Les animaux sauvages les plus courants restent discrets: les manikous (famille des opossums), les matoutous-falaises qui sont des mygales endémiques, l'iguane délicatissima et l'iguane vert, la mangouste et le serpent trigonocéphale ou fer de lance. Voir aussi : Liste des espèces d'oiseaux de Martinique

Faune aquatique

La Côte Atlantique est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire.

Le milieu aquatique s'est fortement dégradé au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le manque de structures d'assainissement des eaux usées, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons[3].

Faune terrestre

Sucrier
Avicularia versicolor

Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri à falle vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune).

Côté terre, les mangoustes importées pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux aujourd’hui complètement disparues. De nos jours, on rencontre plus facilement de nombreux petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marrons translucides, ils sont très craintifs et sortent la nuit.

Deux espèces de mygales cohabitent:

  • Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Îlets.
  • Avicularia versicolor est arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand-Rivière. Cette espèce, relativement calme et peu agressive, est protégée localement.

Végétation

Forêt tropicale humide vers Fond St-Denis

La forêt tropicale humide est composée de fougères et d'arbres tels que l'acajou (en anglais : mahogany), le courbaril, qui servent à la fabrication de meubles. Certains peuvent atteindre 45 mètres de haut.

La forêt tropicale sèche est composé de plantes xérophiles adaptés au carême très sec (acacia, campèche, poirier-pays, gommier rouge) et de plantes grasses (cactus cierge, agave)

Dans sa forme dégradée ou dans des conditions de sol extrême la végétation peut prendre la forme de savane, où les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles.

La mangrove est présente dans toute la Martinique:


Rose de porcelaine

Les palmiers dont l'arbre du voyageur ont été importés d’Amérique du Sud et de l’océan Indien. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l’île (avocatier, arbre à pain, tamarinier, prune de cythère).

Climat

Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique, les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.

Les alizés soufflent du nord-est à l'est pendant la majeure partie de l'année, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures).

Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone de convergence intertropicale.

Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'ouest en passant par le sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur sud. Ce secteur sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les Européens récemment installés.

La température moyenne annuelle est de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril, mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37 °C en avril et mai 1986 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C

Cyclones tropicaux

La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'Atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80°). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO-NE.

La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.

Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, comme l'ouragan Dean qui a causé de gros dégâts en août 2007, en particulier sur les plantations de bananes et de canne à sucre. Les Martiniquais ont attendu l'aide financière de la métropole et le soutien national; surtout de la part des représentants comme le premier ministre et le ministre de l'Outre-Mer. Plus de 5000 habitations détruites et il faut alors compter sur les subventions du gouvernement.

Villes

Les principales villes de la Martinique sont : Fort-de-France (90 347 hab), Le Lamentin (39 847 hab), Le Robert (23 856 hab), Schoelcher (21 419 hab), Sainte-Marie (19 528 hab), et Le François (19 201 hab).

Voici la liste des 34 communes de la Martinique :

Économie

Article détaillé : Économie de la Martinique.

La banane est le premier produit agricole d’exportation (57,8 % de la production agricole de l'île) tout en n'occupant que 27,1 % de la surface agricole utile. Elle occupe près de la moitié des actifs agricoles[4]. Le rhum agricole représente 23 % de la valeur ajoutée agroalimentaire en 2005 et occupe 380 actifs sur l'ile (y compris le rhum traditionnel). La production de l'île se situe autour des 80 000 hl d'alcool pur[4]. La canne à sucre occupe en 2005 3600 ha, soit 13.7 % des surfaces agricoles. Cette production évolue vers une concentration de plus en plus forte avec des exploitations de plus de 50 ha qui représentent 6.2 % des exploitations pour 73.4 % de la surface exploitée[4].

Les ananas constituaient autrefois une part importante de la production agricole, mais ne représentaient en 2005, selon l'IEDOM, que 1% de la production agricole en valeur (2,5 millions d'euros contre 7,9 millions en 2000)[4].

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Le recensement de 2006 comptabilise 397 732 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 353 habitants au km², contre 106 au niveau national[5]. Comme dans la plupart des îles, cette densité augmente : 255 hab/km2 en 1961, 319 en 1990, 353 en 2006, malgré une baisse récente de la fécondité. En 2007, la population était estimée à 401 000 habitants.

80 % de La population est majoritairement composée de noirs et métis (nègre, câpre, mulâtre, chabin, bata-syrien etc.), d'Afro-Indiens nommés « coolies et chapé-coolie » à 15 % et de 5 % d'Européens appelés Zorey ou békés. Il y a d'autres populations venues du continent asiatique, notamment de la région tamoule en Inde, et de la Chine vers la fin du XIXe siècle et du Moyen-Orient (Syrie, Liban) au XXe siècle. La Martinique connaît un fort métissage, donnant une population de type « créole ». Il y a aussi environs 5000 personnes de 115 pays différents présentes en Martinique.

La famille martiniquaise

Les familles martiniquaises se caractérisent par une proportion non négligeable de foyers monoparentaux, 18% des familles (INSEE 1999[6]). Ce sont ce qu'on appelle des familles matrifocales.

Roger Bastide a particulièrement étudié les familles noires américaines, présentes dans toutes les régions de ce continent où a existé la traite négrière. Jean Benoît a décrit très finement les types de familles martiniquaises dans les années 1960. Cette typologie demeure tout à fait d'actualité.

L'histoire de ces familles peut s'expliquer par la coexistence de trois phénomènes : l'apport culturel de l'Afrique et des modèles familiaux africains (théorie de Herskovits), les conséquences de l'esclavage et les dislocations familiales (théorie de Frazier).

Dans les chansons, les traditions, les proverbes, il est fait mention de la mère, femme « poto mitan », poutre maîtresse dans le foyer. Cependant, les familles contemporaines sont majoritairement des familles où les deux parents sont présents (INSEE Martinique).

Au XVIIe siècle, Madame Scarron, devenue Madame de Maintenon lorsqu'elle fut veuve de son mari l'écrivain Paul Scarron, passa son enfance en Martinique, et fut surnommé la belle indienne.

Art et culture

Langues

En tant que département et région d'outre-mer (DROM), le français constitue la langue officielle de l'île comme sur l'ensemble du territoire de la République française. La population utilise aussi couramment le créole martiniquais qui ne connait en aucun cas un déclin de sa pratique comme peuvent le connaître bien d'autre langues régionales en Métropole.

La langue créole n'est pas un simple code de communication. C'est aussi l'expression de tout un peuple et le véhicule privilégié d'une culture, voire d'un état d'esprit. Le créole est facilement parlé dans la rue, en famille, entre amis, sur les ondes, dans les églises, il s'agit véritablement d'une deuxième langue.

Le statut du Créole a changé depuis la création en 2000 d'un Capes en Langue et Culture Régionale Option Créole. Autrefois langue méprisée, aujourd'hui la langue Créole est enseignée dans le secondaire et à l'Université des Antilles et la Guyane. En effet, Une Licence, un Master et un Doctorat en Langue et Culture Régionale option Créole existent depuis une dizaine d'années sur le Campus de Schoelcher. Autre avancée positive, en 2007, l'écrivain Raphaël Confiant publie aux Éditions Ibis Rouge, le premier Dictionnaire Créole martiniquais - français.

Le G.E.R.E.C (Groupe d'Études et de Recherches en Espace Créolophone) fondé en 1975 par le Pr Jean Bernabé, tente depuis plus de 30 ans de codifier le Créole martiniquais. C'est la graphie du G.E.R.E.C, qui fait référence en Martinique. Les défenseurs de la langue Créole en Martinique sont incontestablement les écrivains du mouvement littéraire la créolité, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau, et Jean Bernabé.

Littérature

De grands écrivains, penseurs et intellectuels ont marqué la littérature martiniquaise, notamment Édouard Glissant, Frantz Fanon, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau et Aimé Césaire, père du concept de négritude et personnalité très influente au sein de l'île.

Les musiques de la Martinique

Article détaillé : Musiques de la Martinique.

La biguine, la mazurka créole ou mazouk, la valse créole, le kompa, le quadrille, le Bèlè et le zouk.

Spécialités culinaires

  • Rhum agricole : rhum AOC réputé comme étant le meilleur rhum du monde, en particulier son « rhum vieux » vieilli en fûts de chêne. (Chaque année, leur est décerné la "Médaille d'Or, Médaille d'Argent et Médaille de bronze du Concours Générale Agricole de Paris, Prix décerné par le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche")

Boissons

  • Thé pays
  • Dlo kako (chocolat à l'eau)
  • Chocolat Première Communion (ou chocolat martiniquais)
  • Mabi (macération d'écorces) héritage des Caraïbes
  • Jus (prunes de cythère, mangue, corossol, canne à sucre, goyave, tamarin, fruit de la passion, ananas, citron, oranges, amère, mandarine)

Plats

  • Colombo de porc, de poulet (recettes avec des épices dont le curry, originaires d'Asie du Sud Est).
  • Chatrou aux riz et pois rouges (chatrou = poulpe, pois rouges = haricots rouges)
  • Macadam (plat à base de riz et de morue).
  • Brochette de lambi (coquillage communément appelé conque)
  • Ti-nain lanmori (banane verte avec de la morue, consommé traditionnellement au petit-déjeuner).
  • Ti-nain tripes (bananes vertes avec des tripes de mouton, et des légumes)
  • Migan fruit-à-pain (sorte de purée avec de gros morceaux de fruit-à-pain)
  • Féroce d'avocat (boulette d'avocat à la morue roulée dans de la farine de manioc).
  • Accras de morue (ou Marinades de morue, beignets).
  • Accras de titiris (ou Marinades de titiris, beignets de petits poissons)
  • Pâté en pot (soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres).
  • Dombré (accompagement de plats, boulette de farine et d'eau avec quelques épices).
  • Kalalou (autre soupe verte contenant des feuilles de calalou et des gombos).
  • Boudin créole
  • Pain au beurre chocolat également appelé « chocolat de première communion » car servi à cette occasion (boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre).
  • Gratin de christophine, de banane jaune, de papaye et de fruit à pain.
  • Chèlou
  • Trempage
  • Matoutou (crabe, riz et épices)
  • Tête d'oursins farcie

Anecdotes

  • Il existe plus de 180 couleurs de sable différentes à la Martinique.
  • Les Amérindiens qui peuplaient la Martinique la nommaient Jouanacaera qui signifie l'île aux iguanes, ou Matinino : l'île aux femmes ou l'île sans père. « Madinina » n'est qu'une déformation du nom Matinino. Cette appellation est devenue populaire au fil du temps et certain Martiniquais l'utilisent pour désigner leur île[7].

Tourisme rural

Emanation de l'Agence de promotion des activités rurales et touristiques (Apart), Tak Tak Martinique réunit des entreprises, communes, associations, restaurants et musées dans le but de développer un tourisme solidaire et durable dans le nord de l'île[8].

Personnalités de Martinique

Artistes

Les peintres

Les cinéastes et scénaristes

Les chanteurs, musiciens ou groupes musicaux

Sportifs

Sports

Personnalités politiques

  • Aimé Césaire, ancien député-maire de Fort de France et président du conseil régional.
  • Joseph Lagrosillière, ancien député et fondateur du mouvement socialiste en Martinique.
  • Cyrille Bissette, ancien député et l'un des pères de l'abolition de l'esclavage en Martinique.
  • Georges Gratiant, ancien maire du Lamentin et président du Conseil Général.
  • Pierre Aliker, médecin et ancien 1er adjoint au maire de Fort de France.
  • Emile Maurice, ancien maire de Saint-Joseph et président du Conseil Général.
  • Victor Sévère, ancien député-maire de Fort de France.
  • Marius Hurard, ancien député et fondateur de l'école laïque en Martinique.
  • Camille Petit, ancien député et fondateur du mouvement gaulliste en Martinique.
  • Camille Darsières, ancien député et président du conseil régional.
  • Léopold Bissol, ancien député et l'un des fondateurs du mouvement communiste en Martinique et du syndicat CGT-Martinique.

Ecrivains et personnalités littéraires

Les courants littéraires de la Martinique :

Codes

La Martinique a pour codes :

Voir aussi

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Notes et références

  1. L’île est alors appelée « Jouanacaëra-Matinino », habitée par les Kalinas
  2. « Un violent séisme frappe la Martinique », dans Le Monde du 29-11-2007, [lire en ligne]
  3. DIREN Martinique
  4. a , b , c  et d IEDOM, Martinique rapport annuel 2006
  5. Chiffres INSEE [lire en ligne]
  6. Familles de Martinique INSEE et CAF de Martinique
  7. Le rôle des Antilles durant les deux guerres mondiales
  8. Site de Tak Tak Martinique

Liens externes

Articles connexes


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