Droits des animaux


Droits des animaux
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la protection animale ou libération animale. Pour l'association, voir Droits des Animaux (association). Pour le livre, voir La Libération animale.

Les Droits des animaux, aussi connus sous l'appellation protection animale ou libération animale, sont fondés sur l'idée que les intérêts des animaux - comme le fait d'éviter la souffrance - sont les mêmes que ceux des êtres humains[1]. Les défenseurs des droits des animaux jugent que ces derniers ne devraient plus être considérés comme des objets que l'on peut posséder ou utiliser mais qu'ils devraient être considérés comme des personnes légales[2] et des membres à part entière de la communauté humaine[3].

L'idée d'accorder des droits aux animaux est soutenue par des professeurs de droit tels qu'Alan Dershowitz[4] et Laurence Tribe de la Faculté de droit de Harvard[2], et des cours de "loi animale" sont maintenant dispensés dans 92 des 180 écoles de droit des États-Unis[5].

Certains critiques du concept de droits pour les animaux argumentent que les animaux n'ont pas la capacité de signer un contrat social ou de faire des choix moraux, et ne peuvent donc pas être considérés comme possédant des droits moraux. Le philosophe Roger Scruton postule que seuls les êtres humains ont des devoirs et que "le corollaire est inévitable : nous seuls avons des droits"[6]. Les critiques soutenant cette position avancent qu'il n'est pas mauvais en soi d'utiliser les animaux pour se nourrir, se distraire, ou faire de la recherche, bien que les êtres humains puissent avoir l'obligation de garantir qu'ils ne souffriront pas inutilement[7]. Cette dernière position est généralement nommée la position du bien-être animal, soutenue par certaines des associations de protection des animaux les plus anciennes.

Sommaire

Histoire

Le débat sur les droits des animaux n'est pas récent[8]. Il a été initié par les philosophes les plus anciens[1]. Au VIe siècle av. J.-C., Pythagore, le philosophe et mathématicien grec — qu'on a appelé le premier philosophe des droits des animaux[9]— réclamait le respect pour les animaux parce qu'il croyait en la transmigration des âmes entre humains et non-humains : en tuant un animal, on aurait pu alors tuer un ancêtre. Il défendait le végétarisme, rejetant l'emploi des animaux comme nourriture ou victime sacrificielle[10],[11].

Peter Singer, dans son Oxford Companion to Philosophy, écrit que le premier chapitre de la Genèse décrit comment Dieu donna aux êtres humains la domination sur les animaux, modérée dans la Torah par des injonctions à la douceur ; par exemple, en ne faisant pas travailler ses bœufs lors du chabbat. Le Nouveau Testament est dépourvu de telles exhortations, Paul interprétant cette exigence au bénéfice des propriétaires humains et non des animaux eux-mêmes. Augustin considère que Jésus a permis au porc de Gadarène de se noyer dans le but de démontrer que l'homme n'a aucun devoir de prendre soin des animaux, une position adoptée par Thomas d'Aquin, qui dit que les humains ne devraient montrer de la charité envers les animaux que pour s'assurer que des habitudes de cruauté ne s'insinuent dans notre traitement envers les êtres humains[12], une position reprise par Locke et Kant.

Buste de Théophraste

Aristote, au IVe siècle av. J.‑C., déclarait que les animaux se plaçaient loin en dessous des humains dans la scala naturæ, à cause de leur prétendue irrationalité, et parce qu'ils n'auraient pas d'intérêt propre[1]. L'un de ses élèves, Théophraste, exprima son désaccord, se positionnant contre la consommation de viande en alléguant qu'elle privait les animaux de leur vie, et qu'elle était donc injuste. Les animaux, dit-il, peuvent raisonner, sentir, et ressentir de la même manière que les êtres humains[13]. Cet avis ne prévalut pas, et c'est la position d'Aristote - selon laquelle les humains et les non-humains vivaient dans des règnes moraux différents parce que les uns étaient doués de raison et non les autres - qui persista largement jusqu'aux contestations de certains philosophes dans les années 1970.

Au XVIIe siècle, le philosophe français René Descartes soutint que les animaux n'avaient ni âme ni esprit, et qu'ils n'étaient que des automates complexes. Ils ne pouvaient donc ni penser ni souffrir. Ils seraient équipés pour voir, entendre, toucher, et même éprouver la peur et la colère, mais ils ne seraient pas conscients. En opposition à cette thèse, Jean-Jacques Rousseau, dans la préface de son Discours sur l'inégalité (1754), rappelle que l'homme a commencé comme un animal, bien que non « dépourvu d'intelligence et de liberté »[14]. Cependant, les animaux étant des êtres doués de sensibilité, « ils devraient participer au droit naturel, et … l'homme est sujet à de certains devoirs envers eux ».

Plus tard, au XVIIIe siècle, l'un des fondateurs de l'utilitarisme moderne, le philosophe anglais Jeremy Bentham, déclara que la souffrance des animaux est aussi réelle et moralement importante que la souffrance humaine, et que « le jour viendra où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n'auraient jamais dû leur être refusés si ce n'est de la main de la tyrannie »[15]. Bentham considérait que la faculté de souffrir, et non la faculté de raisonner, devait être le critère pour évaluer le traitement juste des autres êtres. Si la capacité à raisonner en était le critère, plusieurs êtres humains, en comptant les bébés et les personnes handicapées, seraient traitées comme s'ils étaient des choses, écrivit-il en une citation célèbre.

Au XIXe siècle, Arthur Schopenhauer déclare que les animaux partagent la même essence que les humains, malgré le manque de faculté à raisonner. Bien qu'il considère le végétarisme comme excessif, il défend le respect envers les animaux dans la morale, et dénonce la vivisection. Sa critique de l'éthique kantienne contient une longue polémique, souvent passionnée, contre l'exclusion des animaux de son système moral.

La première association de protection animale ou de bien-être animal, la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals, fut fondée en Grande-Bretagne en 1824, et des groupes similaires naquirent rapidement ensuite en Europe puis en Amérique du Nord. En France, la Société protectrice des animaux (SPA) est créée en 1845, à Paris, en ayant pour objet d'améliorer « le sort des animaux, dans une pensée de justice, de morale, d'économie bien entendue et d'hygiène publique »[16]. Le 2 juillet 1850, le général de Gramont fait adopter une loi relative aux mauvais traitements infligés aux animaux domestiques. Le premier groupe aux États-Unis, l'American Society for the Prevention of Cruelty to Animals, entra dans la charte de l'État de New York en 1866. Le premier mouvement anti-vivisection fut créé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le concept de droits des animaux devint le thème d'un livre influent en 1892, Animals' Rights: Considered in Relation to Social Progress, par le réformateur social anglais Henry Salt, un an après avoir formé la Ligue Humanitaire, avec pour objectif d'interdire la chasse en tant que sport.

Au début du XXe siècle, les sociétés de bien-être animal et les lois contre la cruauté envers les animaux étaient présentes dans presque tous les pays du monde. Des groupes spécialisés dans la défense des animaux se sont multipliés, entre ceux qui se consacrent à la préservation des espèces en danger, et les autres, telles que People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), qui protestent contre les méthodes de chasse brutales ou douloureuses, les mauvais traitements aux animaux élevés dans les élevages intensifs, et l'utilisation d'animaux dans les expériences et les divertissements. En 1978, une Déclaration universelle des droits de l'animal a été proclamée à la Maison de l'Unesco. Elle n'a cependant pas de valeur juridique.

Théoriciens et aspect législatif du Droit des animaux à travers le végétarisme

Buste de Pythagore.
L'empereur japonais Temmu.

Le végétarisme est une pratique qui peut être motivé par le droit – défini comme l'« ensemble des règles qui régissent la conduite de l'homme en société, les rapports sociaux [17] », dans le cadre évidemment du droit considérant comme nécessaire les droits des animaux.

Le végétarisme (ou l'interdiction de tuer/manger un animal), en tant que norme à faire respecter par des lois, existe depuis l'Antiquité, avec, en Inde, les édits de l'empereur Ashoka (v. 304 av. J.-C. - 232 av. J.-C.), au Gujarat, les lois du roi jaïn Kumârapâla (1143–1172) [18],[19],[20], et, au Japon, les lois promulguées (en 676 ap. J.-C.) par l'empereur Temmu [21] par exemple, mais aussi en Europe à l'époque présocratique, avec, en particulier, Pythagore et Empédocle [22] :

« Cicéron rapproche de manière critique les deux philosophes [Pythagore et Empédocle] quand il rapporte qu'à leurs yeux, tous les vivants jouissant du même droit, il fallait que les mêmes sanctions frappent les homicides et ceux qui tuent des animaux [23] : les hommes (...) ne forment pas seulement une communauté avec les dieux, mais avec les bêtes (...) – en vertu, dit le Sceptique Sextus Empiricus, d'un « esprit un qui pénètre, à la façon d'une âme, le cosmos tout entier [23] » »

— Elisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité, p.66 [22].

Aujourd'hui, c'est le philosophe américain Tom Regan, professeur à l'université d'État de Caroline du Nord (et président en 1993 de l' American Society for Value Inquiry), qui est célèbre pour sa défense du végétarisme et des animaux dans le cadre du droit ; en premier lieu, il prend appui, pour développer sa théorie du droit, sur la considération de la vie mentale des animaux, considérée selon leur degré de complexité, et en arrive à ce bilan :

« La conclusion de T. Regan est la suivante : certains animaux ont une vie mentale suffisamment complexe pour avoir une expérience propre de leur bien-être. En d'autres termes, ils ont une vie mentale assez complexe pour que ce qui leur arrive leur importe. »

— Jean-Yves Goffi, Droits des animaux et libération animale, Si les lions pouvaient parler, essais sur la condition animale, sous la direction de Boris Cyrulnik [24].

Ce faisant, les conséquences de ce point de vue amènent à considérer l'animal en tant que tel comme détenteur de droits :

« Les êtres qui sont les sujets d'une vie ont une valeur inhérente. Seul le langage des droits est apte à exprimer l'exigence de ne pas leur infliger des dommages sans des raisons contraignantes. (...) On est le sujet d'une vie dès lors qu'on est capable de manifester une vie mentale assez complexe pour s'intéresser à son bien-être (...). Il s'ensuit que les animaux sont des sujets d'une vie et qu'ils sont des titulaires de droits, même s'ils ne le savent pas. »

— Jean-Yves Goffi, Droits des animaux et libération animale, Si les lions pouvaient parler, essais sur la condition animale, sous la direction de Boris Cyrulnik [25].

Les obligations qu'impose une telle conception du droit vont au-delà de la pratique du végétarisme :

« Tom Regan considère comme injustifiables des pratiques ou des institutions comme la chasse, la pêche, l'alimentation carnée, les cirques, les zoos, l'élevage intensif. (...) Il englobe dans la même condamnation l'expérimentation sur l'animal dans une perspective médicale ou biologique (...). Il n'admet de transgression au principe de (non)-dommage que dans des cas soigneusement définis d'auto-défense.(...) Être le sujet d'une vie (...) suffit à conférer des droits et à justifier la protection du titulaire de ces droits, avant même que quoi que ce soit ait été énoncé à propos de ce qui rend la vie digne d'être vécue. La puissance publique doit protéger impartialement ces droits, indépendamment de toute conception du bien et du mal [26]. »

— Jean-Yves Goffi, Droits des animaux et libération animale, Si les lions pouvaient parler, essais sur la condition animale, sous la direction de Boris Cyrulnik [27].

Ce point de vue est partagé (mais élargi à tout être vivant sensible et non aux seuls animaux qui ont des capacités cognitives complexes [28]) par le professeur de droit à l'université d'État du New JerseyGary Francione [28], qui écrit [29] :

« Le mouvement pour les droits des animaux soutient que tous les êtres sensibles, humains ou non, ont un droit : le droit fondamental à ne pas être traités comme la propriété d'autrui. Notre reconnaissance de ce droit fondamental signifie que nous devons abolir – et non pas simplement réglementer – les pratiques établies d'exploitation animale, parce qu'elles supposent que les animaux sont la propriété des humains. (...) Nous considérons que le pas principal vers l'abolition que chacun de nous peut franchir consiste à adopter un mode de vie végan et à éduquer le public sur ce mode de vie [30],[31]. »

Ce rapport au droit se veut donc une conception de la justice concernant les êtres humains ou non humains pour le bénéfice de tous ; ainsi, dans l’introduction de Vegetarianism, a way of life, de Dudley Giehl, Isaac Bashevis Singer écrit :

« Tant que les êtres humains continueront à répandre le sang des animaux, il n’existera pas de paix dans le monde. La distance qui existe entre la création des chambres à gaz à la Hitler et les camps de concentration à la Staline n’est que d’un pas, car tous ces actes ont été perpétrés au nom d’une justice sociale et il n’y aura aucune justice tant que l’homme empoignera un couteau ou un pistolet pour détruire des êtres plus faibles que lui. »

Mouvement moderne

Article détaillé : Front de libération des animaux .

Aurobindo Ghose déclare : « La vie est la vie, que ce soit un chat, un chien ou un homme. Il n'y a pas de différence entre un chat, un chien, un homme. L'idée de différence est une conception humaine pour mettre l'homme à son avantage. »

Notes

  1. a, b et c "Animal Rights." Encyclopædia Britannica. 2007
  2. a et b "'Personhood'Redefined: Animal Rights Strategy Gets at the Essence of Being Human", Association of American Medical Colleges, retrieved July 12, 2006
  3. Taylor, Angus. Animals and Ethics: An Overview of the Philosophical Debate, Broadview Press, May 2003
  4. Dershowitz, Alan. Rights from Wrongs: A Secular Theory of the Origins of Rights, 2004, pp. 198–99, and "Darwin, Meet Dershowitz," The Animals' Advocate, Winter 2002, volume 21
  5. "Animal law courses", Animal Legal Defense Fund
  6. Scruton, Roger. Animal Rights and Wrongs, Metro, 2000.ISBN 1-900512-81-5
  7. Frey, R.G. Interests and Rights: The Case against Animals. Clarendon Press, 1980 ISBN 0-19-824421-5
  8. Pour une historique détaillée, voir Georges Chapouthier, Au bon vouloir de l'homme, l'animal, Editions Denoël, Paris,1990
  9. Violin, Mary Ann. "Pythagoras—The First Animal Rights Philosopher," Between the Species 6:122–127, cited in Taylor, Angus. Animals and Ethics. Broad view Press, p. 34
  10. Taylor, Angus. Animals and Ethics. Broadview Press, p. 34.
  11. Pythagoras's thought has been the subject of much debate; none of his original work is extant. See Huffman, Carl. "Pythagoras" in Zalta, Edward N. The Stanford Encyclopedia of Philosophy, Winter 2006, retrieved January 10, 2007
  12. Singer, Peter. "Animals" in Honderich, Ted (ed). The Oxford Companion to Philosophy, Oxford University Press, 1995
  13. Taylor, Angus. Animals and Ethics. Broadview Press, p. 35
  14. Rousseau, Jean-Jacques. Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, 1754, préface
  15. Bentham, Jeremy. An Introduction to the Principles of Morals and Legislation, 1789. Latest edition: Adamant Media Corporation, 2005
  16. Georges Fleury, La Belle Histoire de la SPA : De 1845 à nos jours, Grasset, Paris, 1995. ISBN 2-246-49631-4
  17. Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1863, [lire en ligne]
  18. http://books.google.fr/books?id=WzEzXDk0v6sC&pg=PA57&lpg=PA57&dq=kumarapala+gujarat++meat&source=bl&ots=1o0pDeAgnt&sig=SVotY6UDgrMG8W9eM4TwvTkQM6k&hl=fr&ei=DM2CTJ-OH5O34Ab8nLnTCw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBkQ6AEwAA#v=onepage&q=kumarapala%20gujarat%20%20meat&f=false
  19. http://indianfood.indianetzone.com/1/gujarat.htm
  20. http://www.clas.ufl.edu/users/bron/ern/J.pdf
  21. http://www.ivu.org/french/news/3-98/japan1.html
  22. a et b Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité, Elisabeth de Fontenay, éditions Fayard.
  23. a et b Référence donnée par Elisabeth de Fontenay dans son ouvrage : Cf. Les Présocratiques, édition établie par J.-P. Dumont, D. Delattre et J.-L. Poirier, Paris, Gallimard, l'histoire philosophique grecque.
  24. Jean-Yves Goffi, professeur agrégé de philosophie et docteur d'Etat en lettres et sciences humaines, Droits des animaux et libération animale, Si les lions pouvaient parler, essais sur la condition animale, sous la direction de Boris Cyrulnik, éd. Gallimard, p.900, ISBN 2-07-073709-8
  25. Jean-Yves Goffi, professeur agrégé de philosophie et docteur d'Etat en lettres et sciences humaines, Droits des animaux et libération animale, Si les lions pouvaient parler, essais sur la condition animale, sous la direction de Boris Cyrulnik, éd. Gallimard, p.902, ISBN 2-07-073709-8
  26. Note de Jean-Yves Goffi : « L'objection classique consiste à tenir l'affirmation de droits pour une théorie déjà morale dans son principe. »
  27. Jean-Yves Goffi, professeur agrégé de philosophie et docteur d'Etat en lettres et sciences humaines, Droits des animaux et libération animale, Si les lions pouvaient parler, essais sur la condition animale, sous la direction de Boris Cyrulnik, éd. Gallimard, p.902-903, ISBN 2-07-073709-8
  28. a et b http://www.herenow4u.net/index.php?id=66584
  29. Principes parus dans la revue Les cahiers antispecistes, décembre 2003. Des militants ont demandé à Gary Francione d'énoncer une série de principes résumant ce que sont pour lui les bases éthiques d'un authentique mouvement pour les droits des animaux.
  30. Texte intégral de l'interview sur le magazine de l'association Friends of Animal, 2002
  31. http://www.herenow4u.net/index.php?id=70363

Voir aussi

Bibliographie

  • Susan Armstrong et Richard Botzler, The Animal Ethics Reader, Londres, Routledge, 2003.
  • Éric Baratay, Et l'homme créa l'animal : Histoire d'une condition, Odile Jacob, 2003.
  • Éric Baratay, La société des animaux, de la Révolution à la Libération, La Martinière, 2008.
  • Florence Burgat, Animal mon prochain, Paris, Odile Jacob, 1997.
  • Florence Burgat, Liberté et inquiétude de la vie animale, Kimé, 2007.
  • Georges Chapouthier, Les Droits de l'animal, PUF "Que sais-je ?", 1992.
  • Georges Chapouthier et Jean-Claude Nouët (dir.), Les Droits de l'animal aujourd'hui, Arléa, 1997.
  • Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale, Paris, PUF, 2008.
  • Tom Regan, The Case for Animal Rights (1983), University of California Press, 2004.
  • Bernard E. Rollin, Animal Rights & Human Morality, Prometheus Books, 2006.
  • Peter Singer, In Defense of Animals: The Second Wave, Wiley-Blackwell, 2005.
  • Brent A. Singer, An Extension of Rawls' Theory of Justice to Environmental Ethics, Environmental Ethics 10, 1988, p. 217-231
  • Cass Sunstein et Martha Craven Nussbaum (dir.), Animal Rights : Current Debates and New Directions, Oxford University Press, USA; nouvelle édition, 2005.
  • Enrique Utria, Droits des animaux, théories d'un mouvement, association Droits des animaux, 2007.
  • Donald VanDeVeer, Of Beasts, Persons, and the Original Position, The Monist 62, 1979, p. 368-377
  • Estiva Reus, Utilitarisme et anti-utilitarisme dans l'éthique contemporaine de l'égalité animale, Cahiers antispécistes n°32, mars 2010.

Liens internes


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