Diocèse de Verdun


Diocèse de Verdun

49°09′34″N 5°22′56″E / 49.15944, 5.38222

Diocèse de Verdun
Image illustrative de l'article Diocèse de Verdun
Cathédrale Notre-Dame de Verdun
Pays
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse
Création IVè siècle
Affiliation Église catholique en France
Province ecclésiastique Province ecclésiastique de Besançon
Siège Verdun, France
Titulaire actuel Mgr François Maupu
Langue(s) liturgique(s) français
Calendrier grégorien
Territoire Meuse
Population totale 192 000

Evêché de Verdun
Principauté ecclésiastique de Verdun

997 – 1552 (1648)

Blason

armoiries

Le diocèse de Verdun est une subdivision territoriale de l'Église catholique romaine en France. Le diocèse est divisé en 577 paroisses et correspond au département français de la Meuse.

Le diocèse vécut une période faste du XIe au XVIe siècle, sous le nom d’évêché de Verdun, période durant laquelle l'évêché était une principauté ecclésiastique autonome au sein du Saint-Empire romain germanique, gouvernée par des comtes-évêques portant le titre de « Prince du Saint-Empire ».

Sommaire

Histoire

État du Saint-Empire

Carte des Trois-Évêchés

L'évêché de Verdun fut créé au IVe siècle à l'époque de la Gaule romaine. Après le Traité de Verdun en 843, Verdun fit partie successivement de la Francie médiane, de la Lotharingie, puis, au sein du Saint-Empire dès 925, de la Basse-Lorraine. En 997 l’empereur Othon II donna aux évêques de Verdun le titre d’évêques-comtes, en les nommant princes temporels du Saint-Empire. L'évêché de Verdun devint alors un État autonome au sein du Saint Empire.

Le XIIe siècle vit éclore le mouvement communal. Les bourgeois de Verdun voulurent se soustraire à l’autorité de l’évêque. Ils obtinrent de l’empereur Henri IV une charte d’après laquelle la cité, devenue libre, relevait directement de l’empire (1195). Ce fut alors la lutte entre l’évêque et les bourgeois.

Au XIIe siècle, les comtes de Bar prétendirent dominer l’évêché de Verdun et en avoir l’avouerie. Vers 1119, Renaud le Borgne, comte de Bar, éleva une énorme tour entre la porte Châtel et l’abbaye de Saint-Vanne. De cette tour, ses gens terrorisaient la ville et ses abords. Évêque et bourgeois s’unirent contre Renaud. La tour fut prise en 1134, puis détruite. L’avouerie fut retirée à la Maison de Bar.

Mais, au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restèrent pour Verdun des voisins dangereux, ainsi d’ailleurs que les comtes de Luxembourg. Les seigneurs de ces deux Maisons, tantôt ennemis, tantôt alliés, s’unirent parfois pour opprimer de concert l’évêché de Verdun.

Pour se défendre contre la rapacité de leurs voisins, les évêques qui, jusqu’alors, s’appuyaient surtout sur l’empire, furent amenés à solliciter la protection des rois de France plus rapprochés. Ceux-ci, se rendant compte de la situation importante de Verdun, répondirent à cet appel. À partir de 1315, date à laquelle Louis X le Hutin y mit la première « Garde Française », l’influence de la France fit des progrès incessants. Charles VII, Charles VIII, Louis XII prirent successivement Verdun sous leur protection. Cette politique préparait son rattachement complet à la France.

Intégration au royaume de France

À partir de 1552, débute un processus de rattachement à la France. Dans sa lutte contre le Saint-Empire, Henri II, roi de France, s’appuya sur les princes protestants allemands et ceux-ci, pour payer l’alliance française, permirent au roi d’occuper les Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun), ce qui se fit sans difficulté. Le 12 juin 1552, Henri II entre dans Verdun qui n’oppose pas de résistance. L'évêché est alors placé sous tutelle française jusqu’à son annexion définitive en 1648 en vertu des Traités de Westphalie.

Entre 1552 et 1648, les anciennes villes libres d'empire qu'étaient Metz, Toul et Verdun, sont réunies sous le nom de Trois-Évêchés, un protectorat mis en place par l’administration française. Les villes reçoivent une garnison permanente, l’empereur continuant officiellement à faire figure de souverain.

Néanmoins Verdun, pendant quelque temps, conserva en partie son autonomie. L’évêque Nicolas Psaume fut réintégré dans les pouvoirs temporels de ses prédécesseurs et se montra administrateur éclairé. Grâce à cet illustre prélat, dont le souvenir est encore si vivace, Verdun, à part la tentative de surprise des Huguenots en 1562, vécut dans la tranquillité et la prospérité.

En 1648, les traités de Westphalie confirment la cession des Trois-Évêchés à la France par le Saint Empire.

Après la Révolution

Le 29 novembre 1801 l'évêché de Verdun fut supprimé et ajouté au diocèse de Nancy-Toul. Le 6 octobre 1822 le diocèse fut refondé. Jusqu'en 1801, il faisait partie de la province ecclésiastique des archevêques de Trèves.

Évêques célèbres

Les évêques de Verdun

Article détaillé : Liste des évêques de Verdun.

Voir aussi

Liens internes

Liens externes


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