Dinosaure


Dinosaure
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Aide à la lecture d'une taxobox Dinosauria
 Squelettes d'Allosaurus et de Stegosaurus auRoyal Ontario Museum
Squelettes d'Allosaurus et de Stegosaurus au
Royal Ontario Museum
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Sauropsida
Sous-classe Diapsida
Infra-classe Archosauromorpha
Super-ordre
Dinosauria
Owen, 1842
Clades de rang inférieur
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Les dinosaures (du grec Deinos, terrible et Sauros, lézard) forment un clade extrêmement diversifié de vertébrés diapsides représentés actuellement par les oiseaux. Ce sont des archosaures ovipares ayant en commun une posture érigée et partageant un certain nombre de synapomorphies telles que l'absence d'un os postfrontal au niveau du crâne et la présence d'au moins trois vertèbres sacrées. Présents dès le Carnien (partie inférieure du Trias supérieur, il y a 230 millions d'années), ils disparaissent presque entièrement lors de la crise Crétacé-Tertiaire il y a 65 millions d'années. Seuls les oiseaux, qui émergent de petits dinosaures théropodes du Jurassique moyen, survivent à cette extinction, ce qui leur a permis de prospérer et se diversifier considérablement durant le Cénozoïque. Avec les oiseaux qui comptent actuellement plus de 10 000 espèces, les dinosaures forment un des groupes de vertébrés les plus florissants et les tétrapodes les plus diversifiés taxonomiquement et morphologiquement.

Si l'on ne prend pas en considération les oiseaux, les dinosaures dits « non-aviens » constituent un groupe de vertébrés majoritairement terrestres qui connut un succès évolutif considérable au Mésozoïque, dominant les faunes continentales entre le Trias supérieur et le Crétacé supérieur pendant plus de 160 millions d'années. Présents sur l'ensemble des continents dès la fin du Trias, ils comprennent des formes très diverses d'animaux terrestres et volants, bipèdes et quadrupèdes, carnivores et herbivores, ayant développé toute une série d'innovations squelettiques et tégumentaires telles que des cornes, des crêtes, des plaques et des plumes. Les dinosaures non-aviens comptent parmi eux les animaux les plus grands et les plus lourds à avoir existé sur la terre ferme. Néanmoins, un grand nombre de dinosaures non-aviens ne dépassait pas la taille d'un être humain et certains d'entre eux étaient plus petits qu'une poule.

La classification des dinosaures distingue deux grands clades selon la morphologie de leur bassin : les Ornithischia et les Saurischia. Les Ornithischia (ou Ornithischiens) ne comprennent que des dinosaures herbivores que les paléontologues divisent en trois groupes majeurs, les Ornithopoda qui regroupent des dinosaures majoritairement bipèdes dont les fameux dinosaures à 'bec de canard' (ou Hadrosauridae), les Marginocephalia qui incluent des dinosaures à collerette et à dôme osseux sur le haut de la tête (respectivement les Ceratopsia et les Pachycephalosauria), et enfin les Thyreophora qui englobent des dinosaures quadrupèdes surmontés d'armures, de piques et de plaques osseuses sur le dos et la queue (les Ankylosauria et les Stegosauria). Les Saurischia (ou Saurischiens) sont divisés en deux clades bien distincts, les Theropoda qui comprennent des dinosaures bipèdes et l'entièreté des dinosaures carnivores et piscivores ainsi que les dinosaures à plumes et les dinosaures volants (les oiseaux dans leur grande majorité), et les Sauropodomorpha, des animaux généralement quadrupèdes et de très grande taille munis d'un long cou, d'une petite tête et d'une longue queue.

Le terme Dinosauria fut proposé par le paléontologue anglais Richard Owen en avril 1842 et dérivent des racines grecques δεινός (deinos) voulant dire « terrible, magnifique » et σαῦρος (sauros) signifiant « reptile, lézard ». Dès le milieu du XIXe siècle et jusque dans les années 1970, les dinosaures furent vus par les scientifiques comme des animaux à sang froid, patauds et lents, ayant disparu à la fin du Mésozoïque victimes de leur stupidité. Amorcée par le paléontologue américain John Ostrom, en 1969, la « renaissance des dinosaures » se caractérise par un regain d'intérêt pour l'étude des dinosaures, qui furent dès lors vus comme des animaux actifs, endothermiques et ayant des comportements sociaux complexes.

Les dinosaures suscitèrent dès leur découverte un grand intérêt auprès du public et les reconstitutions de squelettes dévoilées à l'occasion des expositions ont toujours été des attractions majeures dans les musées du monde entier. Les dinosaures sont d'ailleurs devenus partie intégrante de la culture populaire aux XXe siècle et XXIe siècle siècles, figurant dans une pléthore de livres et des films à succès tels que Jurassic Park et L'âge de glace 3. Aujourd'hui, si une « dinomania » touche notamment certains enfants, la curiosité populaire ne s'est jamais démentie et les nouvelles découvertes régulièrement rapportées par les médias entretiennent une certaine fascination pour ces animaux. Le mot « dinosaure » est largement passé dans le langage courant et son usage souvent inconsidéré tend à attribuer faussement ce terme à d'autres animaux disparus comme les ptérosaures, les reptiles marins (mosasaures, plésiosaures, etc.) et les reptiles mammaliens comme Dimetrodon qui n'étaient pas des dinosaures.


Sommaire

Description

Définition historique

Le taxon des Dinosauria a été introduit par le paléontologue anglais Richard Owen en 1842 pour regrouper une « tribu ou sous-ordre distinct des Sauropsidés »[1]. Le terme dérive du grec δεινός (deinos : « formidable, terrible, qui inspire la crainte ») et de σαύρα (saura : « lézard » ou « reptile »). Owen a choisi ce nom par référence à la crainte que pouvait inspirer leur taille, leurs dents et leurs griffes souvent impressionnantes[2]. En effet, un grand nombre de dinosaures pouvaient être d'une taille considérable (plus de quinze mètres de long), ce qui leur a valu un succès certain. Toutefois, ces animaux pouvaient aussi avoir une très petite taille (quelques centimètres). Les découvertes récentes ont rendu plus difficile la distinction nette entre différents dinosaures ; cependant les squelettes fossiles trouvés semblent presque tous avoir des points communs avec ceux des Archosauriens. Les dinosaures postérieurs disposent de caractéristiques légèrement modifiées.

Les synapomorphies des dinosaures incluent par exemple une crête ovale sur l'humérus, un crâne diapside, ou encore des pattes sous le corps, ce qui permettait la bipédie. Les premiers dinosaures étaient en effet des carnivores bipèdes. L'herbivorie et la quadrupédie sont apparues après chez certains groupes de dinosaures.

Définition moderne

Squelette de Triceratops au American Museum of Natural History à New York.

Selon la classification phylogénétique, les dinosaures sont habituellement définis comme tous les descendants du plus récent ancêtre commun du Triceratops et des oiseaux modernes[3]. Il a aussi été suggéré que les dinosaures soient définis comme tous les descendants du plus récent ancêtre commun du Megalosaurus et de l’Iguanodon, parce que ce sont deux des trois espèces citées par Richard Owen quand il a reconnu les dinosaures[4]. Les deux définitions donnent le même ensemble d'animaux considérés comme des dinosaures, incluant les théropodes (surtout des bipèdes carnivores), les sauropodomorphes (surtout des herbivores quadrupèdes avec un long cou et une longue queue), les ankylosauriens et stégosauriens (des herbivores quadrupèdes recouverts de plaques osseuses), les cératopsiens (des herbivores quadrupèdes à cornes), et les ornithopodes (herbivores bipèdes ou quadrupèdes incluant les « becs de canard »). Ces définitions sont écrites afin de correspondre avec les conceptions scientifiques des dinosaures qui historiquement précèdent l'utilisation moderne de la phylogénétique. Cette continuité est utilisée pour éviter une confusion avec ce que le terme dinosaure signifie.

Il y a un consensus presque total chez les paléontologues sur le fait que les oiseaux sont les descendants des dinosaures théropodes. En utilisant la définition strictement cladistique que tous les descendants d'un seul ancêtre commun doivent être inclus dans un même groupe pour que ce groupe soit valide, les oiseaux « sont » des dinosaures et les dinosaures n'ont donc pas disparu. Les oiseaux sont classés par la plupart des paléontologues comme appartenant au sous-groupe des maniraptors, qui sont des coelurosaures, qui sont des théropodes, qui sont des saurischiens, qui sont des dinosaures[5].

Du point de vue de la cladistique, les oiseaux sont donc des dinosaures ; mais, en langage courant, le mot « dinosaure » n'inclut pas les oiseaux. Par souci de clarté, cet article utilise le mot « dinosaure » comme synonyme de « dinosaure non-avien ». Le terme de « dinosaure non-avien » sera utilisé pour insister sur ce point lorsque cela sera nécessaire. Il est également techniquement correct de se référer aux dinosaures en tant que groupe distinct si l'on utilise la classification linnéenne, le plus ancien système de classification scientifique des espèces, qui accepte des taxons paraphylétiques excluant certains descendants d'un seul ancêtre commun.

Dinosaures et Préhistoire

C'est un abus de langage de dire que les dinosaures sont des animaux préhistoriques. En effet, la préhistoire désigne la période comprise entre l’apparition de l’Humanité et l’apparition des premiers documents écrits. En fonction des définitions précises adoptées, celle-ci commence au plus tôt il y a 5 millions d'années. Les dinosaures non aviens s'étant éteints il y a 65 millions d'années, ils n'ont donc pas vécu pendant la préhistoire. Ce sont des animaux de l'ère secondaire, mais pas « préhistoriques ».

Taille

Comparaison de la taille d'un Diplodocus et d'un être humain.

En se fondant sur les fossiles découverts, il est certain que les dinosauriens étaient un groupe de grands animaux bien que leur taille moyenne ait varié pendant les périodes du Trias, Jurassique et Crétacé[6]. D'après le paléontologue Bill Erickson, le poids médian oscille entre 9 kg et 5 tonnes; une étude récente sur 63 genres de dinosaures a donné un poids moyen de 850 kg (comparable à celui d'un grizzly) et un poids médian de près de deux tonnes. En comparaison, le poids moyen des mammifères est de 863 grammes, soit celui d'un gros rongeur. Le plus petit des dinosaures était plus grand que deux tiers des mammifères actuels. La majorité des dinosaures était plus grande que 98 % des mammifères existants[7].

Plus grands et plus petits dinosaures

Taille d'un Sauroposeidon comparé à un être humain.
Taille d'un Eoraptor comparé à un être humain.

Seule une petite fraction des animaux morts deviennent des fossiles, et seuls quelques spécimens découverts sont des fossiles complets, et les impressions de peaux et de tissus mous sont rares.

La reconstruction d'un squelette d'une espèce en comparant la taille et la morphologie des os avec ceux d'une autre espèce similaire mieux connue est un art inexact, et faire la recomposition des muscles et des autres organes d'un spécimen est scientifiquement difficile. On ne sera donc jamais vraiment certain de la taille des plus grands et plus petits dinosaures.

Parmi les dinosaures, les sauropodes étaient gigantesques, les plus grands étaient d'un ordre de grandeur plus massif que tous les animaux ayant marché depuis sur la Terre. Des mammifères préhistoriques comme l'Indricotherium et le mammouth colombien étaient des nains comparés aux sauropodes. Seule une poignée d'animaux aquatiques contemporains les approchent ou les surpassent en taille, telle la baleine bleue, qui pèse 180 tonnes et atteint 31 mètres de long au maximum.

Le plus grand et plus lourd dinosaure connu à partir de squelettes complets ou presque est le Brachiosaurus brancai (aussi connu comme Giraffatitan)[8]. Il mesurait 12 m de haut, 22,5 m de long, et aurait pesé entre 30 et 60 tonnes (pour mémoire un éléphant de savane d'Afrique, le plus grand animal terrestre du monde, pèse en moyenne 7,7 tonnes). Le plus long dinosaure issu d'un fossile complet est le Diplodocus qui faisait 27 m (Pittsburgh, Carnegie Natural History Museum, 1907).

Il y avait de plus grands dinosaures mais les données connues sont estimées sur quelques fossiles fragmentaires. La plupart sont des herbivores découverts dans les années 1970 ou après, parmi lesquels l'énorme Argentinosaurus, qui pourrait avoir pesé entre 80 et 100 tonnes ; le plus long de tous, le Supersaurus de 40 mètres ; et le plus grand, le Sauroposeidon de 18 mètres, qui aurait pu atteindre une fenêtre au 6e étage.

Un dinosaure encore plus grand, le Amphicoelias fragillimus, connu seulement de quelques vertèbres découvertes en 1878, pourrait avoir atteint 58 mètres de long et un poids de 120 tonnes[9]. Le plus lourd aurait pu être le peu connu et encore débattu Bruhathkayosaurus, qui pourrait avoir atteint de 175 à 220 tonnes. On admet actuellement que Bruhathkayosaurus matleyi ne devait pas dépasser 139 tonnes, pour environ 34 mètres de long.

Le plus grand carnivore était le Spinosaurus, qui atteignait une taille de 16 à 18 mètres et pesait 9 tonnes[10]. D'autres grands carnivores incluaient les Giganotosaurus, Mapusaurus, Tyrannosaurus rex et Carcharodontosaurus.

Sans inclure les oiseaux contemporains comme les oiseaux-mouches, les plus petits dinosaures avaient la taille d'un corbeau ou d'un poulet. Les théropodes Microraptor et Parvicursor faisaient moins de 60 cm de long.

Comportement

Un nid de Maiasaura découvert en 1978.

L'interprétation du comportement des dinosaures non aviens est généralement établie sur la disposition des fossiles découverts, leur habitat, les simulations par ordinateur de leurs biomécaniques, les comparaisons avec des animaux actuels situés dans la même niche écologique, ainsi que l'étude des représentants actuels des dinosaures: les oiseaux. Comme telle, la compréhension actuelle du comportement des dinosaures fossiles repose sur des spéculations, dont certaines resteront probablement controversées pendant encore longtemps. Cependant, il y a un consensus sur le fait que certaines caractéristiques qui sont communes chez les oiseaux et les crocodiles (le groupe le plus proche des dinosaures) soient aussi courantes chez l'ensemble des dinosaures.

Troupeaux

La première preuve de troupeaux de dinosaures fut découverte en 1878 en Belgique à Bernissart. 31 Iguanodons semblaient avoir péri ensemble après être tombés dans une doline profonde et inondée[11]. Malgré la découverte que ces squelettes étaient issus de trois événements distincts[12], d'autres sites de morts massives furent découverts.

Ceux-ci, avec de nombreuses traces fossiles suggérèrent que les troupeaux ou les hordes étaient communes dans beaucoup d'espèces. Les pistes des centaines, voire de milliers d'herbivores, indiquaient que les dinosaures à bec de canard pouvaient se déplacer en grands troupeaux, tel le bison ou le springbok. Des traces de sauropodes permirent de voir que ces animaux voyageaient en groupes composés de plusieurs espèces différentes[13], et d'autres gardaient les jeunes au milieu du troupeau afin de les protéger, d'après les traces au Davenport Ranch au Texas.

Nids

La découverte en 1978 par Jack Horner du nid du Maiasaura ("dinosaure bonne mère") au Montana démontra que les soins parentaux duraient bien après l'éclosion chez les ornithopodes[14]. Il y a aussi des preuves que d'autres dinosaures du Crétacé comme le sauropode Saltasaurus (découvert en 1997 en Patagonie) avaient des comportements similaires, et que ces animaux se regroupaient en immenses colonies nidificatrices comme celles des manchots.

L'Oviraptor de Mongolie a été découvert (1993) dans une position de couvaison comme celle de la poule, ce qui signifie qu'il était recouvert d'une couche de plumes isolantes qui gardait l'œuf au chaud[15]. Des pistes fossiles ont aussi confirmé le comportement maternel parmi les sauropodes et les ornithopodes de l'île de Skye[16]. Des nids et des œufs ont été trouvés pour la plupart des principaux groupes de dinosaures, et il apparait probable que les dinosaures non aviens communiquaient avec leurs petits d'une manière similaire aux dinosaures actuels (oiseaux) et aux crocodiles.

Certains dinosaures installaient leurs nids sur des sites hydrotermaux, ce qui permettait aux œufs de bénéficier d'une température idéale et régulière[17].

Accouplement et communication

Les crêtes de certains dinosaures, comme les marginocéphales, les théropodes et les hadrosauridae, pourraient avoir été trop fragiles pour une défense active et donc auraient probablement été utilisées pour les parades sexuelles ou à des fins d'intimidation, bien qu'il existe peu d'éléments sur le territorialisme et l'accouplement des dinosaures.

Vue d’artiste de deux Centrosaurus, ceratopsidaes herbivores de la fin du Crétacé en Amérique du Nord.

La nature des communications entre dinosaures reste également énigmatique, mais des découvertes récentes suggèrent que la crête creuse des lambeosaurines pourrait avoir fonctionné comme une caisse de résonance utilisée pour une grande variété de vocalisations.

Chasse

D'un point de vue comportemental, l'un des fossiles les plus importants de dinosaure a été découvert dans le désert de Gobi en 1971. Il incluait un Velociraptor attaquant un Protoceratops[18], prouvant physiquement que les dinosaures s'attaquaient et se mangeaient entre eux. Bien que le cannibalisme parmi les théropodes ne soit pas une surprise[19], il a été confirmé par des traces de dents sur un fossile de Majungatholus à Madagascar en 2003[20].

Déplacement

Basé sur les preuves fossiles existantes, il n'y avait aucune espèce de dinosaure fouisseur et peu de dinosaures grimpeurs. Puisque l'expansion des mammifères au cénozoïque vit l'apparition de nombreuses espèces fouisseuses et grimpantes, le manque de preuves pour des espèces de dinosaures similaires est quelque peu surprenant.

Une bonne compréhension de la façon dont les dinosaures se déplaçaient est la clef des modèles de comportements des espèces. La biomécanique en particulier a fourni de nombreux éléments comme par exemple la détermination de la vitesse de course des dinosaures d'après l'étude des forces exercées par leurs muscles et la gravité sur la structure de leur squelette[21],[22], savoir si les diplodocides pouvaient créer un bang supersonique en balayant l'air avec leur queue en forme de fouet[23], déterminer si les théropodes géants devaient ralentir quand ils poursuivaient leurs proies pour éviter des blessures mortelles[24], et si les sauropodes pouvaient flotter[25].

Cycle d'activité

La théorie scientifique qui prévalait jusqu'ici est que les dinosaures avaient des modes de vie diurnes, alors que les premiers mammifères apparus étaient crépusculaires ou nocturnes[26],[27].

Une étude paléontologique en 2011 de la structure oculaire (longueur de l’orbite et diamètre de l’anneau scléreux) sur 33 espèces d'archosauriens, comparée à celle de 164 espèces actuelles (dont des reptiles, des oiseaux et des mammifères), montre que les dinosaures carnivores étaient partiellement nocturnes, les dinosaures volants et ptérosaures principalement diurnes et les dinosaures herbivores surtout cathéméraux (actifs de jour comme de nuit)[28].

Métabolisme

Article détaillé : Physiologie des dinosaures.

Une étude française sur la composition isotopique en oxygène des dents et os de 80 dinosaures du Crétacé (théropodes, sauropodes, ornithopodes et cératopsiens[29]) provenant de gisements d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Afrique et d'Asie, a montré que ceux-ci devaient être homéothermes. Le rapport 18O/16O — qui dépend de la température interne de l'animal vivant — est identique à celui des mammifères et oiseaux, homéothermes, et diffère nettement de celui des reptiles actuels, ectothermes, et des chéloniens et crocodiliens fossiles du Crétacé.

La présence de structures de Havers (micro-canaux entourés d'une couche d'os concentrique au sein des squelettes) dans les os fossilisés serait également un élément en faveur caractère endotherme[30].

Une équipe de Floride a estimé que la température était proportionnelle à la masse et au taux de croissance, allant de 25 °C pour les petits dinosaures jusqu’à 41 °C pour les plus grands[31]. Ils ont appliqué un modèle numérique, permettant d'estimer la température corporelle en fonction de la taille et du rythme de croissance, à huit espèces, du psittacosaure (Psittacosaurus mongoliensis, 12 kg) à l'apatosaure (Apatosaurus excelsus, 26 000 kg). D'après cette équipe, la température interne de Sauroposeidon proteles, le plus lourd des dinosaures connus (60 tonnes), devait atteindre 48 °C. Ce modèle tendrait donc à prouver que les gros dinosaures étaient chauffés par « homéothermie inertielle ».

Histoire naturelle

Origine des dinosaures

Une reconstitution d'Herrerasaurus, l'un des plus anciens dinosaures connus, vers -230 millions d'années au trias supérieur.

Les dinosaures sont apparus au sein du superordre des reptiles archosauriens, un groupe de petits reptiles diapsides de la fin du permien et surtout du début du trias.

L'extinction radicale de la fin du permien, vers -250 millions d'années, a balayé 90 % des espèces de l'époque, permettant à des groupes d'animaux ou de plantes de prendre leur essor par radiations évolutives, notamment les amniotes, parmi lesquels on trouve les ancêtres des dinosaures, au même titre que les reptiles et les mammifères anciens et actuels. De nombreux événements géologiques sont contemporains de cette crise.

Les petits reptiles diapsides, c'est-à-dire dont le crâne a deux paires de fenestration en arrière des orbites, possèdent des os prédentaires à l'avant de la mandibule et comme tous les reptiles d'alors, des membres transversaux ou semi-dressés. Ils sont à cause de la première caractéristique spécifique appelés thécodontes. Ils partent vers une conquête des milieux vivants et ils divergent en trois grandes familles :

  • les ptérosaures ou reptiles volants ;
  • les crocodiles, dont la filiation reptilienne s'est perpétuée dans un milieu amphibie ;
  • les dinosaures, qui, aptes à la mobilité terrestre, ont des pattes dressées dans un plan parallèle au plan sagittal de leur corps. Leurs postures sont le terme d'une rapide évolution assimilable à celles des oiseaux et mammifères.

L'analyse de la structure du bassin, comportant trois os pairs, ilion, pubis, ischion permet de retrouver ces différences. Ainsi le paléontologue Harry Govier Seeley a fondé dès 1887[32],[33] la distinction capitale entre :

    • les saurischiens, littéralement "à bassin de reptiles". Les os du bassin ont une configuration triradiée.
    • les ornithischiens, "à bassin d'oiseaux". La ressemblance invoquée reste ici assez superficielle, mais il existe des conformations, où le pubis est parallèle à l'ischion vers le bas et l'arrière.

Premiers dinosaures

Les plus anciens dinosaures connus par des fossiles sont des carnivores âgés de 225 à 230 millions d'années, Eoraptor et Herrerasaurus. Tous deux montrent déjà une certaine spécialisation, puisque ce sont des saurischiens, datant d'après la divergence entre les dinosaures ornithischiens et saurischiens. Notons que tous les dinosaures ont une denture homodonte comme les autres reptiles.
Herrerasaurus est non seulement un saurischien, mais peut-être même un théropode déjà affirmé[34].

Des traces de pas fossiles sensiblement plus anciennes, et attribuées à des dinosaures, sont également connues. Les plus anciennes dates de 248 millions d'années et concernent « de petits reptiles quadrupèdes, de la taille d’un chat, [qui] ont laissé leurs empreintes dans l’argile il y a environ 250 millions d’années [...]. Ces pas ont été découverts dans le sud-ouest [de la] Pologne, dans les Monts Sainte-Croix. [...] Les empreintes [...] ont été laissées il y a 248 millions d‘années par des reptiles du genre Prorotodactylus, quadrupèdes dotés de pattes à cinq doigts, dont les trois doigts centraux sont les plus fortement imprimés dans le sol. Proches les unes des autres, ces traces se distinguent de celles d’autres reptiles du groupe des crocodiles et des lézards[35] ».

Des « traces [...] plus récentes découvertes par l’équipe de Grzegorz Niedzwiedzki de l’université de Varsovie datent de 246 millions d’années. Plus grosses –une quinzaine de centimètres- elles auraient été laissées par des dinosaures du genre Sphingopus, bipèdes[35] ».

Ces traces font probablement remonter la toute première espèce de dinosaures encore indifférenciée entre ornithischiens et saurischiens quelques millions d'années plus tôt, soit dès la fin du permien.

L'extinction du Trias-Jurassique a ensuite permis l'explosion radiative des dinosaures en libérant des niches écologiques.

La crise crétacé-tertiaire (crise K-T) ou « l'extinction des dinosaures »

Article détaillé : Extinction Crétacé-Tertiaire.
Une des causes de la disparition des dinosaures.

La disparition des dinosaures donna naissance à de nombreuses théories, certaines farfelues comme la destruction des dinosaures par des extraterrestres, et d'autres plus probables et scientifiquement testables. Il convient toutefois de noter que l'extinction des dinosaures est un problème sémantique : les dinosaures ne sont pas éteints puisqu'il subsiste des oiseaux.

En revanche, il y a bien eu une crise à la fin du Crétacé, il y a 65 millions d'années. Bien que cette dernière ait eu un impact moyen sur la biodiversité en général (si on la compare à la crise Permo-Triasique ou même à celle de l'Ordovicien) et qu'elle a surtout décimé des organismes marins tels les foraminifères et non des organismes terrestres dont l'extinction relative est beaucoup moins élevée, elle est devenue très célèbre en raison de la sur-médiatisation relative aux dinosaures.

La comparaison du taux d'extinction, taxon par taxon, montre que certains des clades contemporains des dinosaures ont été très affectés (tels les plésiosaures et les ptérosaures) et d'autres beaucoup moins (crocodiliens et chéloniens par exemple). Cette crise a éliminé les dinosaures non-aviens vivant à cette époque.

Les causes les plus probables ayant induit la crise K-T sont :

  • la chute d'un astéroïde ou d'une comète d'une dizaine de kilomètres de diamètre provoquant une catastrophe majeure qui, par le biais de débris dus à la collision, plongea la Terre dans l'obscurité et le froid pendant plusieurs années, empêchant ainsi la photosynthèse, ce qui induisit un appauvrissement massif en plantes et surtout en plancton et conduisit à l'extinction de nombreuses espèces dépendant de ces ressources quel que soit leur niveau trophique. Cette théorie, de nos jours très argumentée (cratère de Chicxulub au Mexique daté de –65 Ma), permet notamment d'expliquer dans une certaine mesure les survies différentielles des taxons. De plus, suite à des découvertes récentes (avril 2008) de cénosphères (sphères microscopiques se formant suite à la combustion de charbon et de pétrole brut) dans les sédiments de la crise K-T, les chercheurs pensent que la météorite aurait pu s'écraser dans une réserve pétrolière, et projeter dans l’atmosphère de grandes quantités d’hydrocarbures enflammés expliquant la disparition de la majorité des espèces[36]. Cependant des études du cratère par carottage situeraient cet impact 300000 ans avant les extinctions massives. Ceci n'exclut pas totalement le rôle de cet astéroïde dans l'extinction, mais l'inclut dans une théorie multifactorielle faisant également le lien avec des changements climatiques. Cet impact demeure toutefois le seul facteur susceptible d'expliquer des disparitions rapides d'espèces lors de cette crise.
  • éruptions à la fin du Crétacé d'un "supervolcan", lié à la présence d'un point chaud placé actuellement sous l'île de La Réunion et qui forma les trapps du Deccan, en Inde pendant une période assez courte au niveau des temps géologiques (au moins 1 million d'années), provoquant un cataclysme planétaire en modifiant le climat et réduisant la photosynthèse en plongeant la Terre dans une pénombre par le biais de nuages de cendres et de brume sulfureuse. Cette théorie est aussi argumentée que la théorie précédente, entre autres par la datation de –65 Ma des trapps du Deccan, dont la superficie équivaut à plusieurs fois la France, et par des résultats sur la baisse de la luminosité à la surface de la Terre lors de l'éruption récente du Pinatubo (avril 1991) aux Philippines. Cette théorie recoupe en partie celle de la collision météorique sur les effets atmosphériques.
  • régressions marines très importantes à la fin du Crétacé changeant la conformation et l'étendue des milieux littoraux et benthiques tout en induisant un important changement climatique. Cette théorie est elle aussi basée sur des preuves solides et on sait maintenant qu'une très grande régression marine a eu lieu au crétacé supérieur.

Ces trois théories sont basées sur des faits et la crise K-T pourrait être la conséquence de la quasi-simultanéité de ces trois événements. Les avis divergent en ce qui concerne l'importance relative de chacun d'eux.

Les représentants actuels des dinosaures

Archaeopteryx, Berlin, 1863

Le premier fossile d'oiseau, l'Archéoptéryx, du Jurassique supérieur, a été découvert en Bavière en 1861. Sa grande ressemblance avec certains petits dinosaures carnivores bipèdes, comme les Compsognathus, a immédiatement fait apparaître la théorie selon laquelle les oiseaux descendraient d'un groupe de dinosaures au sein des Cœlurosauriens.

Pendant un siècle, cette théorie est restée très controversée, voire rejetée. En effet, les oiseaux ont des clavicules, alors que les cœlurosauriens n'en avaient pas. Mais l'importance accordée aux clavicules est excessive: les carnivores n'ont pas de clavicules; ils n'en sont pas moins des mammifères.

Depuis les années 1970, cependant, des Cœlurosauriens dotés de clavicules ont été découverts (et même dans des groupes moins dérivés) et la théorie dinosaurienne sur l'origine des oiseaux est redevenue dominante.
Dans les années 1990, de nombreux fossiles de dinosaures à plumes ont été découverts, principalement dans la région du Liaoning, en Chine et ont contribué à réactiver cette théorie. Il s'agit dans certains cas d'oiseaux primitifs, et dans d'autres de dinosaures non aviens à plumes ou proto-plumes.
L'interprétation qui est faite de ces découvertes est qu'une ou plusieurs espèces de dinosaure cœlurosaurien (voire l'ancêtre des Cœlurosauriens lui-même) a développé le caractère « plume », semble-t-il sans l'utiliser pour le vol, et a donné naissance à des espèces assez nombreuses de dinosaures à plumes. Une de ces espèces de dinosaures à plume aurait, des millions d'années plus tard, donné naissance à l'ancêtre commun à tous les oiseaux.
En 2011, au Canada, onze plumes de dinosaures, colorées (du marron au noir) ont été retrouvées dans de l'ambre, datant de 78 à 79 millions d'années (fin crétacé) avec barbes et barbules visibles, semblables à ceux d'oiseaux contemporain, avec des indices d'imperméabilité pouvant laisser penser qu'il s'agissait (dans ce cas) d'animaux semi-aquatiques[37]. Divers indices laissent penser que les plumes de dinosaures étaient souvent colorées[38].


Bien que cette théorie faisant des oiseaux un sous-groupe des dinosaures soit très largement dominante, il reste des contestataires, regroupés sous l'acronyme « BAND » : Birds Are Not Dinosaurs.

Reptiles contemporains des dinosaures

De nombreux reptiles qui vivaient aux mêmes périodes géologiques que les dinosaures ont parfois été confondus avec les dinosaures par le cinéma ou la littérature, alors qu'ils ne sont pas scientifiquement classés comme tels. Les plus connus sont :

Histoire de leur recherche, de leur étude et leur présentation au public

Article détaillé : Histoire de la paléontologie.

Les fossiles de grands animaux mésozoïques sont connus depuis des millénaires, mais leurs véritables identifications n'ont émergé qu'après plusieurs décennies de conceptions fantaisistes au sein même d'une géologie et d'une paléontologie devenues scientifiques.

Pour les Chinois c'étaient des os de dragons, pour les Européens des restes des Géants bibliques et d'autres créatures tuées par le Déluge. Georges Cuvier décrit un lézard marin, le mosasaure (contemporain des dinosaures, mais qui n'en était pas un), dès 1808. Les premières espèces identifiées et baptisées sont l’iguanodon, découvert en 1822 par le géologue anglais Gideon Mantell, qui a remarqué des similitudes entre ses fossiles et les os de l’iguane contemporain. Le premier article scientifique sur les dinosaures paraît deux ans plus tard. Il est publié par le révérend William Buckland, professeur de géologie à l'université d’Oxford, et concerne Megalosaurus bucklandii, dont un fossile avait été découvert près d’Oxford. L'étude de ces « grand lézards fossiles » fait l'objet d'un grand intérêt dans les cercles scientifiques européens et américains, et le paléontologue anglais Richard Owen invente le terme « dinosaure » en 1842. Il remarque que les restes précédemment trouvés (Iguanodon, Megalosaurus et Hylaeosaurus) ont de nombreux caractères en commun, et décide de créer un nouveau groupe taxonomique. Avec l'aide du prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, mari de la reine Victoria, il crée le Muséum d'histoire naturelle de Londres, à South Kensington (Natural History Museum), pour exposer la collection nationale de fossiles de dinosaures, ainsi quelques autres objets d'intérêt botanique et géologique.

Vulgarisateur bénéficiant de gros budgets pour faire voir et faire toucher ce qu'il croit être une reconstitution exacte, Richard Owen rend populaire sa dénomination qui atteint un apogée dans les foules curieuses vers 1890. Le naturaliste Thomas Henry Huxley propose ornithoscélidés, littéralement « à la cuisse d'oiseaux ». Hermann de Meyer préfère pachypodes c'est-à-dire « aux pieds épais ». Ces dénominations ne quittent pas le cercle de lecteurs savants. Mais, après 1887, les spécialistes de sciences naturelles lassés du spectacle d'Owen, ordonnent avec rigueur les différentes familles de Saurischiens et d'Ornithischiens[réf. nécessaire].

En 1858 le premier fossile de dinosaure américain est découvert, dans des marnières près de la petite ville de Haddonfield, dans le New Jersey (ce n'est pas le premier fossile de dinosaure trouvé en Amérique, mais le premier identifié comme tel). L’animal est nommé Hadrosaurus foulkii, du nom de la ville et de son découvreur : William Parker Foulke. Cette découverte est capitale car il s'agissait du premier squelette presque complet découvert, et Joseph Leidy met en évidence sans doute possible que l'animal était bipède. Jusqu’alors la plupart des scientifiques croyaient que les dinosaures marchaient à quatre pattes comme les lézards.

La découverte de l'Hadrosaurus bipède marque le début effervescent d'une chasse aux fossiles de dinosaures aux États-Unis. La lutte acharnée entre Edward Drinker Cope, amateur fortuné de géologie et de paléontologie, natif de Philadelphie et Othniel Charles Marsh, heureux new-yorkais héritier de Georges Peabody à 21 ans et prospecteur infatigable, est connue sous le nom de « guerre des os » (Bone Wars). Leur querelle irrémédiable après 1870, née d'une rivalité dans la chasse aux dinosaures démultipliée par de nombreuses brouilles dont Como Bluff, gisement mis au jour par deux ouvriers de l'Union Pacific et finalement exploité par O.C. Marsh, dure presque 30 ans, et finit en 1879 quand Cope mourut après avoir dépensé toute sa fortune dans cette quête. Marsh qui lui survécut vingt années sortit vainqueur, mais n'évita la ruine que grâce à l’aide financière inespérée de l’Organisation Géologique des États-Unis (United States Geological Survey). La collection de Edward Cope, auteur prolifique de plus de 1800 articles scientifiques depuis ses dix-huit ans, ce qui ne l'empêcha pas de placer la tête sur la queue d'un plésiosaure, se trouve aujourd'hui au muséum d'histoire naturelle de New York, celle de Marsh au muséum d'histoire naturelle de Peabody, à l'université Yale.

L'assistant de Cope, Charles Hazelius Sternberg aidé de ses trois fils, reprend la flambeau en entreprenant, au début du siècle suivant, des missions en Alberta, au Kansas, dans le Montana et le Wyoming. Dans ce dernier état, il relève en 1908 la première empreinte de peau momifiée de ce qui s'avère être un Anatosaurus. Une seconde découverte similaire est faite en 1910. Une partie de son équipe rejoint en 1913 Barnum Brown, qui, parfois avec son ami Henry Fairfield Osborn, prospecte depuis 1910 les berges de la Red Deer river entre l'Alberta et le Montana. Les barges des chercheurs, perturbé dans leur repérage au fil de l'eau par d'agaçants moustiques, dérivent avec le courant. Mais la moisson de trouvailles en vaut la peine : squelettes de théropodes, aratopsiens, hadrosaures[réf. nécessaire]...

Les chercheurs du IIe Reich annoncent la généralisation de la chasse lointaine et systématique, par leurs succès dans les colonies allemandes d'Afrique occidentale et orientale. Dans l'actuelle Tanzanie, le site de Tendaguru livre des grands sauropodes de la famille des Brachiosauridés et des petits stégosauriens genre Kentrosaurus aux paléontologues allemands. Werner Janensch supervise la collection rapatriée au musée d'histoire naturelle de Berlin. Edwin Hennig poursuit les investigations en Afrique entre 1908 et 1912.

C'est grâce à une exploration asiatique à la quête de l'origine de l'homme que la Smithsonian Institution, par l'intermédiaire de son musée d'histoire naturelle, cumule les trouvailles décisives dans le désert de Gobi entre 1922 et 1925. La mission de l'American Museum of Natural History, commandé par Roy Chapman Andrews, animée par Osborn et Granger, découvre des œufs et des nids de Protoceratops andrewsi.

La Chine et ses confins avaient déjà attiré une expédition russe entre 1915 et 1917. Les missions russes, source de prestige, reprennent en 1946 et 1948. Les Chinois rentrent tôt dans la course et lancent leurs propres missions scientifiques après 1933. Après le refroidissement des relations sino-soviétiques, elles se cantonnent à la Mongolie. Les missions russo-mongoles et polono-mongoles se succèdent dans les années 1960 et 1970. Le Gobi est alors l'éden des chasseurs de dinosaures. Plus que les rares revues spécialisées, journaux et radio relatent les péripéties aventureuses.

La Chine investit avec force la spécialité de la paléontologie des vertébrés. Le temps du terrible dragon Kong-Hong reconnu dans les entrailles de la terre et vénéré laisse la place à l'analyse scientifique. Des spécialistes de renom émergent tels C.C. Young alias Yang Zhoug-jian et le professeur Dong Zhimming qui découvrent plus de cent espèces inconnues en Chine: Sauropode Mamenchisaurus, Hadrosaure Tsintaosaurus, Prosauropode Lufengosaurus, Stegosaure Tuojiangosaurus...

La connaissance de la faune du Mésozoïque s'accroît aussi avec l'expédition franco-norvégienne du Spitzberg en 1968, les paléontologues français y sont avantagés par la connaissance préalable de cette période géologique au Sahara et en Afrique du Nord[réf. nécessaire].

La recherche de fossiles s'est étendue à toute la surface du globe, y compris en Antarctique, où un Nodosaurid Ankylosaurus est découvert en 1986, sur l'île de Ross. C'est cependant en 1994 qu'un dinosaure habitant réellement l'Antarctique, Cryolophosaurus ellioti, est décrit dans un journal scientifique. Les zones particulièrement intéressantes sont aujourd'hui l'Amérique du Sud, et surtout l'Argentine et la Chine, dont le sous-sol a révélé de nombreux squelettes très bien conservés.

Classification des dinosaures

Il n'y a pas encore si longtemps, on classait dans les dinosaures: les ichthyosaures, les pliosaures, les plésiosaures (3 groupes de reptiles aquatiques) et les ptérosaures (reptiles volants) qui, aujourd'hui, sont considérés comme des lignées évolutives indépendantes des dinosaures parmi les reptiles ayant vécu au Mésozoïque. Les dinosaures étaient un groupe d'animaux extrêmement divers ; selon une étude de 2006, 527 genres de dinosaures ont été décrits avec certitude, et plus de 1 844 genres sont encore à classer[39], [40]. Certains d'entre eux étaient herbivores, d'autres carnivores. Certains dinosaures étaient bipèdes, d'autres étaient quadrupèdes et certains, tels Ammosaurus et Iguanodon, pouvaient marcher aussi bien sur deux ou quatre pattes.

Les dinosaures sont nommés de façon précise selon leur genre et leur espèce. Souvent, ce nom d'espèce est donné en fonction du nom du lieu de sa découverte comme Saltasaurus, le dinosaure de la rivière Salta en Argentine, en fonction d'une particularité anatomique comme le Triceratops, la face à trois cornes, ou en fonction du nom d'un paléontologue connu comme Othnielia pour Othniel Charles Marsh. Avec l'essor de la paléontologie, les noms d'espèces s'internationalisent. Les racines grecques et latines sont remplacées parfois par des racines chinoises, mongoles ou africaines comme Nqwebasaurus venant du xhosa, une langue d'Afrique du Sud[41].

Tableau récapitulatif

Sur la base du code international de nomenclature zoologique, on peut reconnaitre de 630 à 650 genres de dinosaures, rassemblant plusieurs milliers d'espèces de dinosaures (une trentaine de nouvelles espèces sont décrites tous les ans). Un peu plus de la moitié de ces espèces ne sont représentées que par un seul spécimen (souvent incomplet) et moins de 20 % des espèces sont connues par plus de cinq spécimens. Ce tableau général fournit des liens entre les principaux groupes de dinosaures. On trouvera à droite quelques genres illustrant les ordres et les familles représentés.

Saurischia
Herrerasauridae Herrerasil.jpg Herrerasaurus Staurikosaurus
Theropoda
Coelophysoidea Coelophysis silhouette.jpg Coelophysis Liliensternus Dilophosaurus
Neotheropoda
Ceratosauria Ceratosil.jpg Ceratosaurus Majungasaurus Carnotaurus
Tetanurae
Megalosauroidea Spinosaurus silhouette.jpg Spinosaurus Suchomimus Torvosaurus
Avetheropoda Tyrannosaurus silhouette.jpg Allosaurus Tyrannosaurus Velociraptor
Sauropodomorpha
Prosauropoda Massospondylus silhouette.jpg Anchisaurus Plateosaurus Massospondylus
Sauropoda
Sauropodes basaux Basal sauropod silhouette.jpg Mamenchisaurus Shunosaurus Omeiosaurus
Neosauropoda
Diplodocoidea Diplosil.jpg Diplodocus Apatosaurus Amargasaurus
Macronaria Brachiosaurus silhouette.jpg Brachiosaurus Camarasaurus Ampelosaurus
Ornithischia
Heterodontosauridae Heterodontosaurus silhouette.jpg Heterodontosaurus Abrictosaurus
Genasauria Thyreophora
Thyréophores basaux Scelidosaurus silhouette.jpg Scelidosaurus Scutellosaurus
Eurypoda
Stegosauria Stegosaurus silhouette.jpg Stegosaurus Kentrosaurus Huayangosaurus
Ankylosauria Ankylosaurus silhouette01.jpg Euoplocephalus Edmontonia Ankylosaurus
Cerapoda Marginocephalia
Pachycephalosauria Pachycephalosauria silhouette.png Prenocephale Pachycephalosaurus Stegoceras
Ceratopsia Protoceratops silhouette.jpg Triceratops Protoceratops Torosaurus
Ornithopoda
Ornithopodes basaux Hypsilophodon silhouette.jpg Hypsilophodon Agilisaurus Leællynasaura
Iguanodontia Parasaurolophus silhouette.jpg Iguanodon Edmontosaurus Parasaurolophus
Voir aussi liste des dinosaures.
Ordre des Saurischia Ordre des Ornithischia

Famille des Herrerasauridae

Sous-ordre des Theropoda

Sous-ordre des Sauropodomorpha

Famille des Heterodontosauridae

Sous-ordre des Thyreophora

Neornithischia

Neornithischia basaux

Sous-ordre des Cerapoda

Marginocephalia
Infra-ordre des Ornithopoda
  • Ornithopoda basaux
  • Iguanodontia
    • Iguanodontia basaux
    • Dryomorpha
      • Dryomorpha basaux
      • Ankylopollexia
        • Ankylopollexia basaux
        • Super-famille des Iguanodontoidea

Systématique phylogénétique

Arbre

─o Dinosauria
 │
 ├─o Ornithischia
 │ ├─o Lesothosaurus
 │ └─o Genasauria
 │   │
 │   ├─o Thyreophora
 │   │ ├─o Scutellosaurus
 │   │ └─o
 │   │   ├─o Scelidosaurus
 │   │   └─o Eurypoda
 │   │     ├─o Stegosauria
 │   │     └─o Ankylosauria
 │   │
 │   └─o Neornithischia
 │     ├─o Marginocephalia
 │     │ ├─o Pachycephalosauria
 │     │ └─o Ceratopsia
 │     └─o Ornithopoda
 │
 └─o Saurischia
   │
   ├─o Sauropodomorpha
   │ ├─o Prosauropoda (paraphylétique)
   │ └─o Sauropoda
   │
   └─o Theropoda
     ├─o Herrerasauria
     └─o Avepoda
       ├─o Ceratosauria
       └─o Tetanurae
         ├─o Spinosauroidea
         └─o Avetheropoda
           ├─o Carnosauria
           └─o Coelurosauria
             ├─o Ornithomimidae
             └─o
               ├─o Tyrannosauridae
               └─o Maniraptoriformes
                 ├─o Therizinosauridae
                 └─o Maniraptora
                   ├─o Oviraptorosauria
                   └─o Paraves
                     ├─o Deinonychosaure
                     └─o Aves

Principales mises a jour de dinosaures en France

Article détaillé : Dinosaures en France.

Dressons un inventaire non exhaustif des secteurs géologiques connus par des découvertes de dinosaures.

  • Jurassique normand, picard ou jurassien
    • Rivages normands, embouchure de la Seine et falaises du Pays de Caux, en particulier au voisinage de Caen, Argens, Villers-sur-Mer, Dives, Honfleur, du Havre : dinosaures, gros théropodes, Mégalosaurus, Piveteausaurus ou Streptospondylus, coelurosaure, stégosaure Lexovisaurus...
    • Boulogne-sur-mer et le Boulonnais : restes des sauropopdes, mégalosauridés, coelurosaures, camptosaurus (ornithopode primitif)
    • Damparis dans le Jura : restes de gros sauropode du genre Bothriospondylus, mégalosauridés...
  • Transition Jurassique-Crétacé
    • Canjuers dans le Var : squelette du petit Compsognatus dans les calcaires lithographiques (1971)
  • Terrains quaternaires comportant des sédiments mésozoïques remaniés par l'érosion ou la mer

Musées

De très nombreux musées accueillent des squelettes de dinosaures. Parmi ceux-ci, on peut citer :

Notes et références

  1. Owen, R. (1842). "Report on British Fossil Reptiles." Part II. Report of the British Association for the Advancement of Science, Plymouth, England.
  2. Farlow, J.O., and Brett-Surman, M.K. (1997). Preface. In: Farlow, J.O., and Brett-Surman, M.K. (eds.). The Complete Dinosaur. Indiana University Press : Bloomington and Indianapolis, ix-xi. (ISBN 978-0-253-33349-0)
  3. (en) Irmis, Randall B., « A reappraisal of the phylogeny of early dinosaurs », dans The Palaeontological Association Newsletter, vol. 65, 2007, p. 92-94 [texte intégral (page consultée le 2007-11-22)] 
  4. (en) Olshevsky, G. (2000). « An annotated checklist of dinosaur species by continent. », Mesozoic Meanderings, 3: 1–157
  5. (en) Padian, K. (2004). Basal Avialae. In: Weishampel, D.B., Dodson, P., and Osmólska, H. (eds.). The Dinosauria (second edition). University of California Press:Berkeley, 210–231. (ISBN 978-0-520-24209-8).
  6. (en) Dinosaur size varied in different periods.
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  16. Dinosaur family tracks
  17. Gerald Grellet-Tinner& Lucas E. Fiorelli ; A new Argentinean nesting site showing neosauropod dinosaur reproduction in a Cretaceous hydrothermal environment Nat. Commun. ; Volume:1, Article 32 ; DOI:doi:10.1038/ncomms1031 ; 29 June 2010, consulté le 2010/07/02
  18. Joined forever in death The discovery of two fossil dinosaurs entangled together proved many theories.
  19. Cannibalistic Dinosaur The mystery of a dinosaur cannibal.
  20. Rogers, R.R., Krause, D.W. and Rogers, K.C. (2003). Cannibalism in the Madagascan dinosaur Majungatholus atopus. OLPA Dinosaur Cannibal Unearthed in Madagascar. Nature 422:515-518.
  21. (en)Gait and Dinosaur speed formules de détermination de la vitesse des dinosaures
  22. (en)Calculate your own Dinosaur speed autres formules
  23. (en)Douglas, K. and Young, S. (1998). The dinosaur detectives. MEGALANIA DINOSAUR NEWS PAGE New Scientist 2130:24.
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  26. Certains dinosaures vivaient surtout la nuit sur MaxiSciences, 15 avril 2011
  27. Les dinosaures: diurnes ou nocturnes? sur DinoNews, 15 avril 2011
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  29. (en)Des dinosaures à sang chaud au Crétacé ?
  30. (en)Les dinosaures avaient le sang chaud, R. Amiot, Pour la science, octobre 2006, p70-74.
  31. Gillooly et al., PLoS Biology, août 2006
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  36. Nouvel Obs.com (12/06/2008)La fin des dinosaures.
  37. Ryan C. McKellar, Brian D. E. Chatterton, Alexander P. Wolfe et Philip J. Currie , A Diverse Assemblage of Late Cretaceous Dinosaur and Bird Feathers from Canadian Amber ; Science 16 September 2011: 1619-1622
  38. R. A. Wogelius, P. L. Manning,H. E. Barden, N. P. Edwards, S. M. Webb, W. I. Sellers,K. G. Taylor,P. L. Larson, P. Dodson, H. You,L. Da-qing et U. Bergmann, Trace Metals as Biomarkers for Eumelanin Pigment in the Fossil Record ; Science 2011-09-16, n°1622-1626 ; online 30 Juin 2011
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  40. (en)Wang, S.C., and Dodson, P. (2006).NCBI Estimating the Diversity of Dinosaurs. ; PNAS Estimating the Diversity of Dinosaurs. Proceedings of the National Academy of Sciences, USA 103:37, pp. 13601-13605.
  41. Musée du dinosaure, à Espéraza dans l'Aude.

Sources

  • (en)Cet article provient initialement d’une traduction de la version de l’article de Wikipédia en anglais, intitulé « Dinosaur », du 26 mars 2007 ; dont la version actuelle est directement accessible.
  • La Fin des dinosaures : comment les grandes extinctions ont façonné le monde vivant. Éric Buffetaut, Fayard, 2003 (ISBN 978-2-213-61489-2) ;
  • L’Arbre à remonter le temps : les rencontres de la systématique et de l'évolution. Pascal Tassy, Éd. C. Bourgois, 1991 (ISBN 978-2-267-00712-1) ;
  • Comme les huit doigts de la main : réflexions sur l'histoire naturelle. Stephen Jay Gould, Éd. du Seuil, 1996, (ISBN 978-2-02-019426-6 et 0-393-03416-X) ;
  • Jean-Guy Michard, Le Monde perdu des dinosaures, Découverte Gallimard sciences, 1989 (ISBN 2-07-05387-6).
  • Pascal Hachet, "Dinosaures sur le divan. Psychanalyse de Jurassic Park", éditions Aubier, 1998.

Voir aussi

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Articles connexes

Les dinosaures dans les arts et la littérature

Cryptozoologie

En cryptozoologie, certains cryptides sont présentés comme des dinosaures survivants, comme par exemple le Mokele-mbembe ou le Ngoubou, deux cryptides d'Afrique centrale qui seraient respectivement un sauropode et un cératopsien. Cependant, l'immense majorité des paléontologues et des zoologistes réfutent cette hypothèse, notamment parce qu'aucun fossile de dinosaure postérieur à l'extinction K/T n'a été découvert.

Références taxinomiques

Liens externes

  • (fr) DinoNews: Le site d'un professeur de sciences naturelles passionné par les dinosaures.
  • (en) DinoData: base de données sur les dinosaures.
  • (fr) Le monde des dinosaures: Description de 150 dinosaures et de leur cadre de vie.


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Dinosaure de Wikipédia en français (auteurs)

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