Coupe Du Monde De Rugby À XV


Coupe Du Monde De Rugby À XV

Coupe du monde de rugby à XV

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Coupe du monde de rugby.
Coupe du monde de rugby à XV
Création 1987
Organisateur(s) IRB
Tenant du titre Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Plus titré(s) 2 titres : Australie Australie et Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Site Web officiel www.rugbyworldcup.com
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la compétition à venir, voir :
Coupe du monde de rugby à XV 2011
Coupe Webb Ellis

La Coupe du monde de rugby à XV est la plus importante des compétitions internationales de rugby à XV. Elle est organisée par l’International Rugby Board (IRB) et met aux prises des sélections nationales. Cette compétition, disputée tous les quatre ans, s’est déroulée pour la première fois en 1987, à la fois en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Le trophée récompensant le vainqueur de cette compétition est appelé William Webb Ellis Trophy, en hommage à William Webb Ellis qui aurait inventé le rugby en 1823. En réalité, les origines du rugby sont beaucoup plus anciennes.[1]

Le titre de champion du monde de rugby à XV est détenu actuellement par l’équipe d'Afrique du Sud et sera remis en jeu lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2011, organisée par la Nouvelle-Zélande.

Sommaire

Historique

L'Équipe anglaise parade à Londres en exhibant la coupe, après la victoire à la coupe du monde 2003, une première pour l'hémisphère nord.

Dès 1947, Alfred Eluère, alors président de la Fédération française de rugby (FFR), émet l'idée d'une grande compétition regroupant les équipes des hémisphères Nord et Sud. Cette idée est rejetée par l’IRB qui la juge « farfelue ».[2] Elle est reprise à la fin des années 1970 par un autre président de la FFR, Albert Ferrasse, mais elle n'est toujours pas suivie.

Le Tournoi des cinq nations est alors la seule compétition de rugby à XV qui oppose plus de deux grandes nations du rugby à XV, elle est disputée uniquement par les meilleures équipes européennes : les nations de Grande Bretagne, l'Irlande et la France. Si l'on excepte les tournois de rugby disputés pendant les Jeux olympiques d'été de 1900 à 1924, il n'existait pas de grande compétition internationale mettant aux prises les nations des hémisphères nord et sud. Le Tri-nations, qui est disputé par les trois meilleures équipes de l'hémisphère sud, n'a vu le jour qu'en 1996.

L’IRB repousse l’idée d’organiser une coupe du monde en 1983, essentiellement pour éviter que cette compétition devienne une opération commerciale et mette fin à l'amateurisme. L'Australie fait une proposition d'organisation en juin 1983, suivie quelques mois plus tard par la Nouvelle-Zélande en mars 1984. À la suite de ces deux propositions, l'IRB demande qu'une étude de faisabilité soit faite. Cette étude débute le 1er décembre 1984.[3]

L’opposition à la création de la coupe du monde venait des fédérations de rugby britanniques qui craignaient qu’elle mette un terme à l'amateurisme.[3] L'organisation d'une coupe du monde peut conduire en effet à une plus grande popularité du rugby, à plus d'échanges avec les nations de l'hémisphère Sud, à l'attraction de nombreux sponsors et donc des moyens financiers beaucoup plus importants. Les craintes des fédérations britanniques se sont d'ailleurs avérées puisque le rugby à XV est devenu un sport professionnel en 1995.[4]

En mars 1985, à Paris, l’IRB décide que le premier tournoi sera organisé conjointement par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, durant les mois de mai et de juin 1987. L'organisation est partagée entre les deux pays car d'une part la Nouvelle-Zélande n'a pas les infrastructures suffisantes pour organiser seule la compétition, et d'autre part cette alliance est nécessaire pour que le projet soit approuvé. Le vote décisif en faveur de l’organisation de la coupe du monde de rugby est fourni par l'Afrique du Sud, bien que ce pays ne soit pas en mesure de participer, compte tenu de la politique d'apartheid qu'il pratique à cette époque.

La première édition est remportée en 1987 par l’équipe de Nouvelle-Zélande qui bat l'équipe de France en finale par 29-9.[5]

L’équipe d’Australie remporte l'édition de 1991[6] en battant l'équipe d'Angleterre en finale sur le score de 12-6. Elle remporte aussi le titre en 1999 après avoir battu la France en finale par 35-12[7].

L’équipe d'Afrique du Sud participe pour la première fois en 1995, elle remporte la coupe du monde 1995 dont elle est le pays organisateur[8]. Les Springboks (surnom de l'équipe d'Afrique du Sud) battent l'équipe de Nouvelle-Zélande en finale par 15-12. En 2007, les Springboks gagnent la coupe du monde pour la seconde fois. Ils égalent donc les Australiens au palmarès.

La première équipe de l'hémisphère nord à remporter la coupe est l'Angleterre en 2003. Elle bat l'équipe d'Australie en finale sur le score de 20-17. Elle remet son trophée en jeu en 2007, parvient jusqu'en finale et perd contre l'Afrique du Sud 15 à 6.

D'un événement sportif à popularité modérée en 1987, la compétition devient rapidement l'une des rencontres sportives majeures derrière les Jeux olympiques et la coupe du monde de football : près de 100 équipes disputent les tournois de 2003 et 2007 et plus de 3 milliards de téléspectateurs cumulés suivent les matches en 1999 et 2003.

Organisation

Sites de la coupe du monde 2007

La coupe du monde de rugby à XV est organisée tous les quatre ans depuis 1987. Le choix d'une année de départ impaire permet de n'être en concurrence ni avec la coupe du monde de football ni avec les Jeux olympiques qui se déroulent les années paires.

La Rugby World Cup Limited (RWC Ltd.)[9] supervise l'organisation de la coupe du monde sous tous ses aspects : sportif, réglementaire, commercial et financier. Elle est dirigée par cinq directeurs, élus par le Conseil de l'IRB. Le choix du pays organisateur est fait, au moins quatre ans avant le déroulement du tournoi final[10], par un vote secret des membres de l'IRB.

Depuis sa création, toutes les éditions se sont déroulées dans des pays où le rugby à XV est un sport populaire, largement pratiqué : la Nouvelle-Zélande et l'Australie (1987), l'Angleterre (1991), l'Afrique du Sud (1995), le Pays de Galles (1999), l'Australie (2003) et la France (2007). Ce sera à nouveau le cas lors de l'édition 2011, en Nouvelle-Zélande.

La France est le pays organisateur de l’édition 2007 qui se déroule du 7 septembre au 20 octobre. La grande majorité des rencontres se dispute en France, à l’exception de quatre matchs joués au Millennium Stadium de Cardiff (Pays de Galles) et deux à Murrayfield (Écosse).[11]

La Nouvelle-Zélande est retenue pour organiser l'édition de 2011 de préférence à l'Afrique du Sud, éliminée au premier tour du vote, et au Japon, éliminé au second. La fédération d'Argentine donne le vote décisif qui permet à la Nouvelle-Zélande d'être organisatrice. Le manque de transparence de la procédure de vote a été critiqué à cette occasion mais la fédération néo-zélandaise nie que des arrangements aient eu lieu afin d'obtenir le soutien de l'Argentine.[12]

En juillet 2009, le conseil de la fédération internationale (IRB) attribue les Coupe du monde 2015 et 2019 respectivement à l'Angleterre et au Japon, pour ce dernier c'est la première fois qu'un pays asiatique accueille cet évènement[13].

Déroulement de la compétition

Depuis l’édition de 1991, cette compétition se déroule en deux phases : une phase de qualification et un tournoi final. Lors de l’édition de 1987, les seize équipes qualifiées ont été choisies par l’IRB et par invitation.

Phase de qualification

Pays participants par zone de qualifications (coupe 2007).

Le nombre de places disputées pendant l'épreuve préliminaire de qualification est égal à 8 pour l'édition 1991, 7 en 1995, 16 en 1999, 12 en 2003 et 2007. Cette variation est liée d'une part à l'augmentation du nombre de sélections présentes au tournoi final à partir 1999, qui passe de 16 à 20 équipes. D'autre part le nombre de qualifiés d'office a aussi varié : si les huit équipes qui ont disputé les quarts de finale de l’édition antérieure sont généralement qualifiées automatiquement pour la phase finale, l'édition 1999 n'a accordé ce droit qu'aux trois premiers de 1995 et au pays hôte et celle de 1995 l'a étendu à l'organisateur.

La limitation du nombre d'équipes qualifiées automatiquement pour l'édition de 1999 n'a en fait rien changé puisque les huit quarts de finalistes de l'édition 1995 ont participé à la coupe du monde de 1999 et sept d'entre elles sont parvenues à nouveau en quart de finale — l'exception venant de l'Irlande battue par l'Argentine en match de barrage. Ces résultats montrent la supériorité des 8 ou 9 meilleures équipes du monde et justifient que depuis l'édition de 2003 les équipes qui ont disputé les quarts de finale d'une édition soient à nouveau qualifiées pour l'édition suivante. De fait, sept des huit premiers de 1999, qualifiés d'office, sont parvenus en quarts de finale en 2003, l'Argentine constituant l'exception.

Les autres places sont disputées lors de tournois de qualifications. Pour l'édition 2007, trois places sont attribuées aux Amériques, une à l’Asie, une à l’Afrique, trois à l’Europe et deux à l’Océanie. Les deux dernières places sont attribuées par repêchage, entre les équipes les mieux placées mais non retenues d’une part en Europe et en Afrique, et d’autre part en Asie et en Océanie.

Lors de l'édition 2003 l'attribution des places en phase de qualification est similaire mais l'Europe et les Amériques avaient respectivement quatre places et deux places. Juste avant le début de la Coupe du monde 2007, l'IRB annonce une réforme de la phase de qualifications pour l'édition 2011 avec la création d’un Rugby World Trophy en 2010, une compétition qui permettra de déterminer les qualifiés venant compléter le plateau de la compétition, regroupant déjà les trois premiers de chaque poule de l'édition 2007, soit douze équipes[14].

Tournoi final

Premier tour

Points accordés dans le classement par poules de 2003[15]
Victoire 4
Match nul 2
Défaite serrée (7 pts ou -) 1
Essais (4 ou +) 1

Pendant le tournoi final, les sélections nationales sont généralement regroupées en poules. De quatre (1987 à 1995) puis cinq (1999) poules de quatre équipe, le premier tour est depuis 2003 organisé en en quatre poules de cinq. Chaque équipe affronte une fois chacun des adversaires de sa poule, les deux équipes les mieux placées sont qualifiées pour disputer les quarts de finale.[16]

Les règles précises dans le classement du premier tour (poules) a varié selon les éditions : on attribue un certain nombre de points aux victoires, aux matches nuls, aux défaites serrées ainsi qu'une prime à une équipe inscrivant un certain nombre d'essais. En cas d'égalité de plusieurs équipes, plusieurs critères peuvent être utilisés : le vainqueur des matches joués entre équipes ex æquo, l'équipe possédant la plus grande différences de points et/ou d'essais, le plus grand nombre de points et/ou d'essais inscrits.[15]

Second tour

Détermination du vainqueur d'un match en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire.[15],[17],[18],[19]
1987 1991 1995 1999 2003 2007
Comparaison
(essais, cartons)
Oui Oui Oui Oui Non Non
Prolongations
(2x10 min)
Oui Oui Oui Oui Oui Oui
Mort subite
(1x10 min)
Non Non Non Non Oui Oui
Tirs au but
(drops)
Non Non Non Non Oui Oui

La suite de la compétition se déroule entre les huit meilleures équipes issues des poules et comporte trois tours à élimination directe : quarts de finale, demi-finales et finale. Celle-ci met aux prises les vainqueurs des demi-finales, les perdants disputant la « petite finale » pour la 3e place de la compétition. Les quarts de finalistes ne sont pas classés.

La détermination du vainqueur des matches en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire a varié au cours des différents tournois. Elle a toujours comporté des prolongations ; la différence concerne le départage des équipes si les 2 x 10 minutes de temps supplémentaire conduisent à un match nul. Depuis 2003, une prolongation supplémentaire à « mort subite » puis une séance de tirs de drops en cas d'égalité persistante.[15] Si la mort subite et les tirs au but n'ont jamais été employés en coupe du monde pour départager deux équipes, deux des cinq finales ont été remportées au terme de vingt minutes des prolongations, en 1995[20] et 2003[21]. Il ne s'en fallut de peu — un drop de Jonny Wilkinson à la 100e minute — pour que la rencontre Angleterre-Australie lors de la finale de 2003 ne débouchât sur la mort subite.[21] Jusqu'en 1999, des critères de comparaison comme le nombre d'exclusions et le nombre d'essais servait à désigner le vainqueur en cas de match nul après prolongation, et le tirage au sort en cas d'égalité parfaite était prévu, sauf en finale où les ex æquo devaient partager le trophée.[15],[22] Ces dispositions n'ont toutefois jamais servi, tous les matches terminant sur une différence de points.[23],[24],[25],[26]

Participation

Participation à la Coupe du monde
Édition 1987 1991 1995 1999 2003 2007
Total 16 33 52 65 89 94
Phase finale 16 16 16 20 20 20
Qualifiés d'office 16 8 9 4 8 8
Qualifiés 8 7 16 12 12

Pour la première édition, en 1987, 16 sélections nationales participent à la compétition. Elles représentaient en majorité des membres de l’IRB. Par la suite, le nombre de participants augmente rapidement pour atteindre le nombre de 94 pour l’édition 2007 de sorte qu'un système de phase qualificative par zone géographique se met en place dès 1991. Depuis 1999, un système de repêchage est introduit lors de la phase qualificative qui oppose les premiers non qualifiés des différents continents ; le système revient à donner un nombre variable de places à chaque zone géographique en fonction de leur performance.

Durant les trois premières éditions 16 équipes participent à la phase finale du tournoi ; ce nombre passe à 20 pour les trois suivantes. Sont qualifiés d'office les huit équipes ayant atteint les quarts de finale lors de la compétition précédente, à l'exception de l'édition de 1995 qui l'accorde aussi au pays hôte et celle de 1999 qui n'accorde ce privilège qu'aux trois meilleurs de 1995 et à l'hôte. Ainsi le nombre de places de qualification lors des phases qualificatives a-t-il varié de 8 et 7 en 1991 et 1995 pour 25 (voir 1991 Rugby World Cup qualifying) et 43[27] sélections nationales candidates respectivement. Le nombre de places de qualification passe à 16 en 1999 pour 65 nations[28], puis à 12 en 2003 et 2007 pour 81[29] et 86 sélections (voir Qualifications pour la Coupe du monde de rugby à XV de 2007).

Résultats

Continents représentés dans le tournoi final

Rugby world cup countries best results and hosts 2008 map-fr.svg
Participation par continent
Édition 1987 1991 1995 1999 2003 2007
Afrique 1 1 2 2 2 2
Amérique 3 3 2 4 4 3
Asie 1 1 1 1 1 1
Europe 7 7 7 8 8 9
Océanie 4 4 4 5 5 5
Total 16 16 16 20 20 20

Le règlement de qualification de la coupe du monde assure que tous les continents sont représentés dans le tournoi final en raison de la phase de qualification par zone géographique. Depuis la première édition de 1987 jouée entre 16 nations invitées, chaque coupe du monde a vu au moins un pays gagner une première qualification à la compétition :

portant à 24 le nombres d'équipes parvenues dans le tournoi final d'une des éditions.

Palmarès

Malgré une ouverture aux différents continents et aux nouveaux venus par qualification, le bilan fait apparaître clairement que la compétition est jusqu'ici dominée par cinq équipes, trois de l'hémisphère sud et deux européennes : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Angleterre et la France. Ce sont en effet les seules équipes qui sont parvenues en finale.

Pays organisateurs et finales des éditions de la Coupe du monde.[30]
Édition Organisateur Vainqueur Finaliste Score Date et lieu 3e 4e
1987 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande & Australie Australie Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande France France 29 - 9 20 juin à Auckland Pays de Galles Galles (22) Australie Australie (21)
1991 Angleterre Angleterre[31] Australie Australie Angleterre Angleterre 12 - 6 2 novembre à Twickenham Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (13) Écosse Écosse (6)
1995 Afrique du Sud Afrique du Sud Afrique du Sud Afrique du Sud Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 15 - 12 24 juin à Johannesburg France France (19) Angleterre Angleterre (9)
1999 Pays de Galles Pays de Galles[32] Australie Australie (2) France France 35 - 12 6 novembre à Cardiff Afrique du Sud Afrique du Sud (22) Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (19)
2003 Australie Australie Angleterre Angleterre Australie Australie 20 - 17 22 novembre à Sydney Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (40) France France (13)
2007 France France[33] Afrique du Sud Afrique du Sud (2) Angleterre Angleterre 15 - 6 20 octobre à Saint-Denis Argentine Argentine (34) France France (10)
2011 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 5 novembre à Auckland
2015 Angleterre Angleterre
2019 Japon Japon

Trois autres équipes ont atteint le stade des demi-finales : le Pays de Galles en 1987, l'Écosse en 1991 et l'Argentine en 2007; 4 autres, soit 12 au total, ont disputé un quart de finale. La Nouvelle Zélande et la France sont les deux seules équipes à n'avoir connu qu'une seule élimination avant les demi-finales (en 2007 pour la Nouvelle-Zélande et en 1991 pour la France).

Bilan des sélections nationales aux différentes coupes. Elles sont classées par ordre décroissant de performance (de gauche à droite). Les équipes sont comparées selon leur meilleure performance toutes éditions confondues, en cas d'égalité selon leur seconde meilleure performance, etc.
  Australie
AUS
Afrique du Sud
ZAF
Angleterre
ENG
Nouvelle-Zélande
NZL
France
FRA
Pays de Galles
WAL
Argentine
ARG
Écosse
SCO
Irlande
IRE
Fiji
FJI
Samoa
WSM
Canada
CAN
Italie
ITA
Japon
JPN
Roumanie
ROU
Tonga
TON
États-Unis d'Amérique
USA
Namibia
NAM
Géorgie
GEO
Uruguay
URU
Zimbabwe
ZWE
Portugal
POR
Espagne
ESP
Côte d'Ivoire
CIV
1987[23] 4 [34] Q 1 2 3 P Q Q Q P P P P P P P
1991[24] 1 [34] 2 3 Q P P 4 Q P Q Q P P P P P
1995[25] Q 1 4 2 3 P P Q Q Q P P P P P P
1999[26] 1 3 Q 4 2 Q Q Q B B B P P P P P P P P P
2003[35] 2 Q 1 3 4 Q P Q Q P P P P P P P P P P P
2007[36] Q 1 2 Q 4 P 3 Q P Q P P P P P P P P P P
1-4 : classement des demi-finalistes — Q : quart de finale — B : barrage pour les quarts — P : premier tour (poules)

Records et statistiques

Statistiques personnelles

Les statistiques personnelles données par le site officiel concernent principalement le nombre de points inscrits et la manière de les marquer (essais, transformations, drops et pénalités).[37] Elles reflètent à la fois le talent individuel d'un certain type de joueurs (par exemple buteurs) et le travail collectif conduisant aux occasions de marquer.

Le néo-zélandais Jonah Lomu est le meilleur marqueur d'essais de la coupe du monde et fut aussi un des meilleurs joueurs des éditions 1995 et 1999, mais malgré ses excellentes performances il ne fut pas champion du monde[38]. Le sud-africain Bryan Habana l'a rejoint lors de l'édition 2007.

Parmi les sept meilleurs marqueurs d'essais au cours d'une édition (avec 7 à 8 essais inscrits), cinq sont néo-zélandais.[39] A contrario, le classement individuel en termes de points marqués au cours d'une édition montre un panel plus ouvert avec six nationalités différentes (Nouvelle-Zélande, Angleterre, France, Écosse, Argentine, Australie)[39], avec des joueurs aux profils similaires : des buteurs, cinq des sept jouant au poste de demi d'ouverture.[40]

Le bilan en terme d'essais est un indicateur du jeu particulièrement offensif de la Nouvelle-Zélande dans les différentes coupes du monde même si la sélection n'a remporté qu'une seule fois la coupe Webb Ellis. A contrario, les Australiens, dont aucun joueur ne figure dans les cinq premiers marqueurs d'essais ou de points, ont gagné deux fois le tournoi.

Les sept meilleurs marqueurs en termes de points et d'essais au cours de l'ensemble des matches d'un tournoi final de Coupe du monde[39]
Essais Joueur Équipe Année Points Joueur Équipe Année
8 Bryan Habana Afrique du Sud Afrique du Sud 2007 126 Grant Fox Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1987
8 Jonah Lomu Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1999 113 Jonny Wilkinson Angleterre Angleterre 2003
7 Marc Ellis Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1995 112 Thierry Lacroix France France 1995
7 Doug Howlett Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 105 Percy Montgomery Afrique du Sud Afrique du Sud 2007
7 Jonah Lomu Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1995 103 Gavin Hastings Écosse Écosse 1995
7 Drew Mitchell Australie Australie 2007 102 Frédéric Michalak France France 2003
7 Mils Muliaina Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 101 Gonzalo Quesada Argentine Argentine 1999


Les statistiques individuelles précédentes sont souvent ramenées au nombre d'essais ou de points par match pour compenser le nombre de rencontres disputées, qui varie de trois à sept, en fonction du format de l'édition et du niveau de la compétition atteint. On remarque que, si le classement est modifié, ce sont les mêmes joueurs qui apparaissent parmi les cinq premiers.[41]

Les cinq meilleurs marqueurs en termes de points et d'essais par match au cours d'un tournoi final de Coupe du monde[41]
Essais Joueur Équipe Année Points Joueur Équipe Année
1,40 Jonah Lomu Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1995 26,0 Gavin Hastings Écosse Écosse 1995
1,33 Jonah Lomu Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1999 21,0 Grant Fox Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1987
1,17 Marc Ellis Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1999 20,4 Gonzalo Quesada Argentine Argentine 1999
1,00 Doug Howlett Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 18,8 Jonny Wilkinson Angleterre Angleterre 2003
1,00 Mils Muliaina Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 18,7 Thierry Lacroix France France 1995

Statistiques collectives

La performance d'une équipe est indiquée par le nombre de points marqués (ainsi que la méthode) comme indiqué par le site officiel[37], la différence entre points marqués en encaissés et le nombre de matches remportés. Ces statistiques se concentrent sur le résultat et non sur ses causes, multiples (touches, mêlées, passes, récupérations de balle, jeu au pied).

En termes de points ou d'essais marqués au cours d'une édition, les néo-zélandais dominent le haut du classement, avec trois des cinq premières places. Figurent aussi dans les cinq premiers deux autres vainqueurs de la coupe, l'Angleterre et l'Australie. (La comparaison dans le haut du classement fait intervenir des équipes ayant joué un nombre voisin de matches — six ou sept selon les éditions —, car elles sont parvenues en finale ou en petite finale.)

Les cinq meilleures équipes en termes de points et d'essais inscrits au cours de l'ensemble des matches d'une des éditions du tournoi final de Coupe du monde[37]
Nombre d'essais Équipe Année Nombre de points Équipe Année
52 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 361 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003
48 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2007 345 Australie Australie 2003
43 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1987 327 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1987
43 Australie Australie 2003 327 Angleterre Angleterre 2003
41 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1995 327 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2007

Quelques records

  • Le plus grand nombre de points marqués par une équipe lors d'un match du tournoi final est de 145, marqués par la Nouvelle-Zélande contre le Japon (1995). Suit l'Australie contre la Namibie avec 142 points (2003).[39]
  • Le plus grand nombre d'essais marqués par une équipe lors d'un match du tournoi final est de 22, obtenus par l'Australie contre la Namibie (2003), suivi de la Nouvelle-Zélande contre le Japon avec 21 essais (1995).[39]
  • La Nouvelle Zélande est la sélection avec le plus grand nombre de matches gagnés toutes éditions confondues : 30.[39]
  • Elle a aussi inscrit le plus grand nombre de points : 1 711. Suivent l'Australie avec 1 212 points et la France avec 1 195.[37]
  • La Nouvelle-Zélande possède aussi le record d'essais marqués en cumulé lors des éditions de la coupe du monde : 232. Elle précède l'Australie avec 153 essais et la France avec 142 essais.[37]
  • Brian Lima, joueur de l'équipe des Samoa, est le premier à participer à une cinquième Coupe du monde de rugby lors de son entrée sur le terrain pour le match contre l’équipe d'Afrique du Sud à Paris le 9 septembre 2007.
  • Seuls six joueurs ont été deux fois champions du monde :
5 Australiens : Phil Kearns, Tim Horan, Jason Little, Dan Crowley et John Eales,
1 Sud-Africain : Os du Randt.

Couverture par les médias et spectateurs

La coupe du monde de rugby à XV est un des évènements les plus médiatiques, avec d’autres compétitions comme la coupe du monde de football, les Jeux olympiques d’été et le Tour de France.

Spectateurs cumulés lors de la coupe du monde de rugby.[42]
Édition Télévision
(milliards)
Stades
(millions)
1987 0,30 0,6
1991 1,75 1,0
1995 2,67 1,0
1999 3,10 1,75
2003 3,40 1,8
2007[43] 4,20 2,24

Les données ci-contre sont un indicateur de la popularité croissante de la compétition depuis 1987 jusqu'à aujourd'hui. Il est possible que la tendance se confirme lors de l'édition 2007 : la demande de billets d'entrée a en effet été très forte dès les premiers jours de mise en vente au public.[44],[45]

Couverture télévisuelle

La finale de l’édition 2003 a été retransmise dans 205 pays. Le nombre cumulé de téléspectateurs progresse d’une édition à l’autre, avec une très forte croissance sur les quatre premières éditions de 300 millions en 1987 à 2,67 milliards en 1995. Le rythme de croissance diminue jusqu'en 2003, qui attire 3,4 milliards de téléspectateurs.[42]

L'audience de la coupe du monde de rugby depuis 1995 est certes très élevée mais reste un ordre de grandeur inférieure à celle des Jeux olympiques d'été de 2000 avec 30 milliards de téléspectateurs cumulés et de la coupe du monde de football de 2002 avec 28,8 milliards.[46]

Présence dans les stades

Match d’ouverture de l’édition 2003 à Sydney.

L'édition de 2003 attire le plus grand nombre cumulé de spectateurs : 1 837 547 pour les 48 rencontres disputées. La croissance depuis 1987 est toutefois moins marquée que celle du nombre de téléspectateurs et reste essentiellement liée à l'augmentation du nombre de matches disputés. L'affluence moyenne, une des plus importantes enregistrées pendant une compétition internationale,[47] n'a connue qu'une variation modérée entre 1991 et 2003 : si, en 2003, le nombre moyen de spectateurs par rencontre est égal à 38 282, [48] ce nombre n'est que modérément supérieur à ceux des éditions de 1991 et 1995 (31 250) et inférieur à celui de 1999 (42 683) — seule la première édition attire un nombre nettement inférieur, 18 750 spectateurs.[49] À titre de comparaison, le record du nombre de spectateurs par match lors d'une coupe du monde de football, événement le plus populaire, est obtenu lors de celle de 1994 aux États-Unis avec 68 991 spectateurs.[50].

Le nombre record de spectateurs pour une finale de coupe du monde de rugby est obtenu en 2003. La rencontre disputée au Telstra Stadium de Sydney (Australie) attire 82 957 spectateurs.[51]

Visiteurs étrangers

Une étude faite à la demande du gouvernement australien montre que la coupe du monde de rugby 2003 a attiré 65 000 visiteurs en Australie, contre 110 000 pour les Jeux olympiques d'été de 2000, disputés à Sydney.[46]

Retombées

Aspect économique

Finances de la coupe du monde rugby en millions de livres sterling[52]
Édition Budget (M£) Bénéfice (M£)
1987 3,3 1,0
1991 23,6 4,1
1995 30,3 17,6
1999 70,0 47,3
2003 81,8 64,3

Le tableau qui précède montre que le budget et les profits générés par la coupe du monde de rugby ont augmenté à chaque édition.[42] Les montants sont indiqués en livres sterling ; en 2003, le budget commercial de 81,8 millions de livres correspond à environ 118 millions d'Euros.

L'édition de 1999 fut surtout marquée par la construction du Millennium Stadium de Cardiff d'une capacité 74 500 places[53] et d'un coût de 126 millions de livres[54] (environ 190 millions d'euros). Le financement étant fourni par des investisseurs privés, des fonds publics (46 millions de livres), des prêts et la vente de billets d'entrée[55]. La construction du stade a généré 1200 emplois pendant deux ans et le fonctionnement du complexe sportif a créé 1600 emplois permanents dans la région.[54]

La popularité de la coupe du monde ayant sans cesse augmenté depuis sa création, son influence sur l'économie du pays organisateur fut davantage marquée lors de la dernière édition disputée en Australie en 2003 : elle rapporte 97,4 millions à l'IRB : les droits de diffusion télévisée 56,5 et ceux de marketing 40,9. La fédération australienne enregistre un bénéfice net de l’ordre de 22 millions d’euros.[56] Les organisateurs ont en fait réalisé un bénéfice de 150 millions de dollars.[48] Selon une étude du gouvernement australien, le tournoi a généré pour 494 millions de dollars de vente en Australie pour une valeur ajoutée 251 millions.[46],[57] Ont été créés 4476 emplois à temps plein ou à temps partiel.[46]

Le budget des futures éditions mise sur une popularité croissante. Pour la coupe du monde 2007, la fédération française de rugby (FFR) prévoit une vente de 2,5 millions de billets qui devraient rapporter environ 180 millions d’euros pour environ 70 millions d’euros de droits à la Rugby World Cup Ldt. et 5,5 millions de bénéfice à la FFR, la Rugby World Cup Ldt recueillant en sus les droits de diffusion télévisée et de marketing.[58],[59],[60] Le gouvernement néo-zélandais prévoit que l'organisation de l'édition 2011 devrait générer pour 408 millions de dollars néo-zélandais (environ 200 millions d'euros) à l'économie et 90 millions de taxes (environ 45 millions d'euros).[61],[62]

Aspect politique

La coupe du monde de rugby a eu aussi une influence dans des domaines extra sportifs, par exemple sur le plan sociologique et politique. L'édition de 1995 fut la première grande manifestation sportive internationale organisée par l'Afrique du Sud dans la période post-apartheid. Elle s’est déroulée un an après les premières élections multiraciales au suffrage universel organisées dans ce pays et un an après l’élection de Nelson Mandela comme président. Il est reconnu que l’organisation réussie de la coupe du monde en Afrique du Sud a contribué au processus de réconciliation qui a débuté dans ce pays en 1995, année de la mise en place de la Commission de la vérité et de la réconciliation.[63],[64] En Afrique du Sud, le rugby à XV était traditionnellement le sport par excellence des blancs, depuis la coupe du monde 1995 il est davantage pratiqué par la population noire.[63]

Retombées dans le monde du rugby

L’organisation de la coupe du monde a permis de populariser davantage le rugby à XV dans le monde[65] et a eu des retombées économiques positives pour les organisateurs et les fédérations concernées[66]. Elle a permis d’accroître les confrontations entre les meilleures équipes des hémisphères nord et sud : dans les 20 saisons précédant la première édition, l'Australie et la Nouvelle-Zélande totalisent 44 matches contre l'Angleterre ou la France ; dans les vingt suivantes, 75.[67],[68] Le tournoi a aussi donné l’occasion aux équipes moins renommées de rencontrer les plus fortes équipes dans le cadre de rencontres de coupe du monde ou de matches de préparation : par exemple, de 1967 à 1986, l'Italie rencontre 4 fois l'Angleterre, la France, la Nouvelle-Zélande ou l'Australie, ce chiffre passe à 37 de 1987 à 2006[69] ; pour l'Argentine le nombre de parties disputées contre ces équipes croît de 20 à 51.[70] Cela a ainsi contribué à hausser le niveau des équipes plus faibles.

Sur le plan des infrastructures, l'organisation de la coupe du monde de rugby donne l'occasion à un pays de créer de nouveaux stades et d'améliorer les stades existants. À titre d'exemple, le Millennium Stadium de Cardiff fut créé à l'occasion de la coupe du monde 1999 et, avec sa capacité de 74 500 places, il devint alors le plus grand stade du Royaume-Uni.[71]

Le trophée

Coupe Webb Ellis
Article détaillé : Coupe Webb Ellis.

Le trophée mesure 38 centimètres de hauteur.[72] Il est en argent, plaqué d'or, et doté de deux poignées.[73] Sur l'une des poignées se trouve la tête d'un satyre, sur l'autre la tête d'une nymphe.[72] Enfin sur l’avant de la coupe sont gravés les mots International Rugby Board suivi de The Webb Ellis Cup.

La coupe a été faite sur la base d'un modèle de 1906 de Carrington & Co of London, version victorienne d'une coupe crée à l'origine par Paul de Lamerie en 1740. La copie a été réalisée par l'atelier londonien Garrard en 1906, connu pour avoir produit la coupe de l'America au XIXe siècle.[74] Elle a été choisie peu avant la première édition en 1987 dans la collection de cet atelier par l'avant anglais John Kendall-Carpenter et le secrétaire de l'IRB, Bob Weighill, chargé de l'organisation de la coupe du monde.[72]

La coupe est surnommée Bill depuis 1991.[73] Elle n'est pas définitivement acquise : un pays ne la conserve que durant les quatre années de son titre de champion. Il a été suggéré qu'un triple vainqueur puisse garder le trophée, mais cette idée n'a jamais été officiellement discutée.[73]

Faits et anecdotes

Célébrations à Trafalgar Square lors de la victoire anglaise lors de la coupe du monde 2003, une première pour l'hémisphère nord.

Notes & références

  1. (en) The origins of rugby sur www.angelfire.com
  2. (fr) Histoire de la coupe du monde sur www.rugby-nomades.qc.ca
  3. a  et b (en) The History of RWC sur le site www.worldcupweb.com
  4. (fr) Jean Bernard Moles, La professionnalisation du rugby français. Pouvoir économique et lien social (lire en ligne)
  5. Finale CM 1987: Nouvelle-Zélande France Vidéo des archives de l'INA
  6. Présentation de la CM de 1991 Vidéo des archives de l'INA
  7. Finale CM 1999 Australie-France Vidéo des archives de l'INA
  8. CM 1995: cérémonie d'ouverture et Afrique du Sud-Australie Vidéo des archives de l'INA
  9. (en) Rugby World Cup Limited sur www.irb.com
  10. (en) France Wins Right to Host the 2007 Rugby World Cup, article en ligne du 11 avril 2003 sur www.brumbies.com.au
  11. (fr) Liste des matchs de la coupe du monde sur le site de l’IRB
  12. (en) Argentina spills the beans on 2011, article en ligne du 10 janvier 2006 sur www.planetrugby.com
  13. (fr) L'Angleterre aux œufs d'or, Henri Bru, L'Équipe, 29 juillet 2009, consulté le 31 juillet 2009].
  14. Des qualifications plus lisibles, La Page des Sports, publié le 5 septembre 2007
  15. a , b , c , d  et e (en) Tournament rules sur www.worldcupweb.com
  16. L'édition 1999 a une organisation particulière avec cinq poules de quatre équipes. Les cinq équipes classées en tête de poule étaient directement qualifiées pour disputer les quarts de finale. Les trois places restantes ont été disputées lors de matchs de barrage par les six équipes ayant obtenues les meilleurs résultats en poules.
  17. (en) Tournament Rules sur le site officiel de la Coupe du monde
  18. Pour l'existence des prolongations avant 1999 : demi-finale Écosse-Angleterre (1991), finale Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande (1995) et l'article 1987: France 30-24 Australia de la BBC évoquant un tel risque en 1987
  19. (fr) Pour l'absence de mort subite avant 2003, voir l'article Prolongations et drops au menu sur sport.fr
  20. (en) 1995: Party time for SA sur le site de la BBC
  21. a  et b (en) England wins World Cup sur le site d'ABC
  22. (fr) Pour l'absence de mort subite avant 2003, voir l'article Prolongations et drops au menu sur sport.fr
  23. a  et b (en) 1987 sur www.therugbyworldcup.co.uk
  24. a  et b (en) 1991 sur www.therugbyworldcup.co.uk
  25. a  et b (en) 1995 sur www.therugbyworldcup.co.uk
  26. a  et b (en) 1999 sur www.therugbyworldcup.co.uk
  27. Qualifications à la CM 1995 answers.com (en)
  28. 65 nations participantes en 1999 worldcupweb.com (en)
  29. Qualifications à la CM 2003 rwc2003.ib.com
  30. (en) Fixtures & Results — RWC Finals sur le site de l'IRB
  31. avec assistance de Pays de Galles, Écosse, Irlande et France
  32. avec assistance de Écosse, Angleterre, Irlande et France
  33. avec 4 matchs à Cardiff et Édimbourg
  34. a  et b L’Afrique du Sud est exclue du tournoi, compte tenu de sa politique d’Apartheid
  35. (en) 2003 sur www.therugbyworldcup.co.uk
  36. (en) Coupe du monde 2007, lien « résultats » sur le site rugby2007.fr.msn.com, consulté le 10 octobre 2007
  37. a , b , c , d  et e (fr) Statistiques sur le site officiel de la Coupe du monde
  38. Portrait de Jonah Lomu en 1999 Vidéo des archives de ina.fr
  39. a , b , c , d , e  et f (en) Records sur le site www.worldcupweb.com
  40. Interview de Gavin Hastings avant France-Écosse de la CM 1995 Vidéo archives ina.fr
  41. a  et b Chiffres totaux divisés par le nombre de matches joués. Le nombre de rencontres disputées par chaque joueur est indiqué dans les articles connexes du joueur et/ou de son équipe.
  42. a , b , c  et d (en) Rugby World Cup History sur www.rugbyfootballhistory.com
  43. (fr) Rugby - CM 2007 - Record de spectateurs, lequipe.fr, 18 février 2008.
  44. (fr) Vous aussi, participez à la fête !, sur le site officiel de la compétition
  45. (fr) Ruée sur les billets de la Coupe du Monde 2007, article du 12 novembre 2006 sur www.sportstrategies.com
  46. a , b , c  et d (en) Economic Impact of the Rugby World Cup 2003 on the Australian Economy — Post Analysis, p. 2-4 (téléspectateurs comparés aux autres compétitions), 4-6 (ventes), 4-7 (valeur ajoutée), 4-8 (emplois), 4-11 (visiteurs), sur le site du ministère australien de l'industrie
  47. Voir aussi Liste des affluences sportives pour plus de détails
  48. a  et b (en) RWC 2003: “The Best Ever” sur le site officiel de la compétition, section « WC2003: The numbers »
  49. Chiffres cumulés de rugbyfootballhistory.com divisés par le nombre de matches
  50. (en) USA 1994 sur fifaworldcup.yahoo.com indique 3 587 538 spectateurs pour 52 matches
  51. (en) RWC 2003 sur www.rugbyfootballhistory.com
  52. (En 2006, 1 livre vaut environ 1,5 euros, soit 2 dollars)
  53. (en) Stadium Construction sur le site officiel du stade
  54. a  et b (en) The Millenium Stadium Cardiff sur bconstructive.co.uk
  55. (en) Background to the Millennium Stadium Project sur le site officiel du stade
  56. (fr) Coupe du monde 2007 : Une organisation qui doit être bénéficiaire, article en ligne de La Tribune du 26 juin 2004
  57. Les tableaux indiquent des « $m » sans précision de type de dollar, américain ou australien. En d'autres endroits de l'étude, « A$ billion » fait clairement référence à des dollars australiens ; là où le A est omis, on peut supposer qu'il s'agit de dollars américains.
  58. (fr) La Coupe du monde de rugby 2007 table sur un budget de 180 millions d'euros, Newsletter en ligne de www.stratégie.fr du 8 mars 2005, section « marques »
  59. (fr) Le rugby attire de plus en plus téléspectateurs et sponsors , lemonde.fr en ligne de www.lemonde.fr du 14 février 2007
  60. (fr)Rugby: la Coupe du monde, une bonne affaire pour la France , boursier.com en ligne de www.boursier.com du 27 avril 2007
  61. (en) New Zealand proud to host Rugby World Cup 2011, article en ligne du 18 novembre 2005 sur www.sparc.org.nz. Le site néo-zélandais ne précisant pas la nature du dollar, on peut supposer qu'il s'agit de la monnaie nationale.
  62. (fr)Une coupe qu commence à se remplir, sur lequipe.fr
  63. a  et b (en) The changing face of South African rugby sur www.southafrica.info
  64. (en) South Africa : On The Tortured Road to Reconciliation Antjie Krog sur www.bard.edu
  65. Voir Couverture par les médias et spectateurs
  66. Voir Aspects économiques
  67. Données de www.rugbydata.com : FRA-NZL, FRA-AUS, ENG-NZL, ENG-AUS.
  68. L'Afrique du Sud n'est pas prise en compte en raison de son exclusion des matches internationaux jusqu'en 1995.
  69. Données de www.rugbydata.com : ITA-AUS, ITA-NZL, ITA-FRA, ITA-ENG
  70. Données de www.rugbydata.com  : ARG-AUS, ARG-NZL, ARG-FRA, ARG-ENG
  71. (en) Stadiums and dragons: the economics of Rugby World Cup 1999, article en ligne du 12 mai 2003 sur le site gouvernemental Australian Trade Commission
  72. a , b  et c (en) The History of the Webb Ellis Cup sur http://wesclark.com citant www. planet-rugby.com
  73. a , b  et c (en) Webb Ellis Cup sur www.rugby.com.au
  74. (en)Rugby Trophys sur www.rugbyfootballhistory.com
  75. (fr) 1987 - Les Blacks pour l'Histoire, article en ligne sur le site de L'Équipe, légende et image à gauche
  76. (en) 1995, dans le dossier en ligne « Rugby World Cup history » du site de la BBC (texte et photo)
  77. (en) England's victory parade in photos, diaporama en ligne sur le site de la BBC
  78. (fr) Article sur http://www.lemonde.fr

Voir aussi

Bibliographie

  • (fr) Denis Lalanne, Le fabuleux roman de la coupe du monde de rugby, Calmann-Lévy, 1987, 109 p. (ISBN 2702116213)
  • (fr) Roger Brunel, Jean-Claude Morchoisne, Michel Rodrigue, Le rugby en coupe (du monde), Presses de la Cité, 1999 (ISBN 2-258-05103-7)
  • (fr) Jean-Pierre Bodis, Le rugby : de l'esprit de clocher à la coupe du monde, Privat, 1999 (ISBN 2-7089-5414-8)
  • (en) Nick Farr-Jones, Story of the Rugby World Cup, Australian Post Corporation, 2003 (ISBN 0-642-36811-2)
  • (en) Gerald Davis et John Eales, History of the Rugby World Cup, Faber and Faber Ltd., 2003 (ISBN 1-860-74445-1)

Filmographie

  • Coupe du monde de rugby : anthologie, éditeur : Sony music vidéo, 2004 (3 DVD)

Articles connexes

Lien externe

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