Compagnie Des Mines D'Aniche


Compagnie Des Mines D'Aniche

Compagnie des mines d'Aniche

La Compagnie des mines d'Aniche était une compagnie qui exploitait des mines de charbon dans la région Nord-Pas-de-Calais en France et qui possédait aussi des usines et des lavoirs.

Sommaire

Origine

Marquis de Traisnel

Le 11 mai 1745, Claude-Constant Juvénal d'Harville des Ursins, dit le Marquis de Traisnel est à la Bataille de Fontenoy, puis aux sièges des villes et citadelles de Tournai, Dendermonde, Audenarde et Ath. En 1773, le Marquis de Traisnel, seigneur de Villers-au-Tertre, Bugnicourt, et Fressain, fonde « L’association des Fosses de Villers–au-Tertre », qui deviendra la « Compagnie des Mines d’Aniche ».
Une fosse Traisnel était situé à Aniche, rue Élie Fendali juste en limite avec Bruille-lez-Marchiennes. Au début des années 1980 le terril a été évacué et le puits bouché.
Le Marquis de Traisnel fut également le parrain par procuration du général d'Empire Claude Corbineau.

Fournet

Ingénieur sorti de l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne, M. Fournet dès 1835 dirige la production. Celui-ci commence par fermer les 6 premiers puits ouverts à Aniche qui s'avèrent peu productifs. Il s'agissait des puits Ste-Catherine, St-Hyacinthe, St-Mathias, St-Waast, Ste-Barbe et de deux autres puits .

Émile Vuillemin

Émile Vuillemin un jeune ingénieur de 23 ans issu aussi de l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne est nommé directeur de la production en 1845 et remplace Fournet. Celui-ci marquera l'histoire de la Compagnie au cours de ses 50 ans de règne. Son nom est toujours porté par le carreau de fosse Vuillemin à Masny.

Les fosses

La Compagnie des mines d'Aniche possédait sur son territoire 46 puits de mines , répartis en une trentaine de sièges d'exploitation mais aussi à des époques différentes.
Toutes les données ci-dessous proviennent de la Mairie d' Auberchicourt et de vérifications faites sur le terrain.

Aglaé Avaleresse

Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 60 m. La composition du cuvelage est inconnue. Le terrain houiller n'a pas été atteint. Il n'y avait aucun étage de recette.
Cette fosse n'est restée ouverte que durant deux années. Il s'agit en fait du creusement du puits sans exploitation du charbon, d'où le nom d'Avaleresse.
50°19′59.1″N 3°13′52.27″E / 50.333083, 3.2311861 [BRGM 1]

Aoust

  • À Aniche, 1836 - 1871.
Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 353 m. La composition du cuvelage est inconnue. Le terrain houiller a été atteint à 148 m. Il y avait deux étages de recette aux profondeurs de 242 m et 295 m.
Sur le site de cette fosse se trouve un hangar, et sur le terril (n° 132) a été installée la déchèterie d'Aniche .
50°20′0.32″N 3°15′57.94″E / 50.3334222, 3.2660944 [BRGM 2]

Archevêque

Fosse l'Archevêque vers 1920
Fosse l'Archevêque en 1975
  • À Aniche, 1854 - 1969 .
Le diamètre du puits est de 4 m, il est profond de 589 m.Le terrain houiller a été atteint à 126 m. Il y avait sept étages de recettes : 199 m, 214 m, 277 m, 330 m, 400 m, 490 m et 590 m. Le cuvelage est en bois de 5,65 m à 70,65 m.
C'est la fosse ayant eu la plus longue durée d'exploitation de la compagnie. À côté de son puits se trouve le Terril Archevêque (n° 217)
Ancienne fosse des Mines d'Aniche arrêtée depuis 1938, elle devait être approfondie et modernisée. La guerre ne permit pas la réalisation de ce projet et la fosse ne servira plus à l'extraction. Elle n'assure plus que l'aérage et l'exhaure pour Sainte Marie. Le puits est remblayé en 1969 Le carreau sert de dépôt de matériel pour le Groupe de Douai. Le chevalet est abattu le 13 mai 1976.
50°20′21.28″N 3°15′20.86″E / 50.3392444, 3.2557944 [BRGM 3]

Barrois

Grand ensemble Barrois des mines d'Aniche, à Pecquencourt . Le lavoir est visible au second plan .
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 468 m. Le cuvelage est en fonte de 2,84 m à 99,34 m. Le terrain houiller a été atteint à 150,90 m. Il y avait cinq étages de recette aux profondeurs de 200 m, 290 m, 311 m, 366 m et 421 m.
  • Puits Barrois n° 2 : 1928 - 1985
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 549 m. Le cuvelage est en fonte de 2,93 m à 99,44 m. Le terrain houiller a été atteint à 151,20 m. Il y avait six de recette aux profondeurs de 200 m, 290 m, 310 m, 367 m, 420 m et 502 m.
Une mine moderne : le siège d'extraction Barrois du groupe de Douai à Pecquencourt, que les HBNPC (Houillères des Bassins du Nord et du Pas-de-Calais) avaient baptisé " la fosse de l'an 2000 ". Dernière des concentrations réalisées, le siège Barrois exploitait les gisements de charbon maigre de trois puits anciens à faible profondeur (Déjardin, Lemay et Bonnel) et produisait plus de 6 000 tonnes nettes par jour.
Les deux tours de béton, d'une hauteur de 55 m et d'un poids unitaire de 4 500 tonnes, sont érigées à partir de 1957 lors des importants travaux de modernisation entrepris dans le cadre de la concentration des fosses de Bonnel à l'ouest et de Lemay à l'est sur ce siège. À leur sommet, des machines d'extraction multicâbles d'une puissance de 4400 CV, installées à l'aplomb des puits, entraînaient des cages à quatre plateaux permettant la remontée de berlines de 3000 litres, représentant 8 tonnes brutes par cordée et par tour, à la vitesse de 60 km / heure.
Sur les 36 hectares occupés par les installations de surface, on comptait la lampisterie, une station de dépoussiérage, la chaufferie, la station de ventilation des galeries, deux lavoirs pour le traitement du charbon et un parc de stockage. 1800 personnes travaillaient à la fosse Barrois dans les années 1970 auxquelles s'ajoutaient 1700 autres salariés des fosses Bonnel et Lemay concentrées sur ce siège. La production était de 6 200 tonnes nettes par jour, l'une des plus importante du bassin minier du Nord-Pas Calais à l'époque.
En 1983, le programme de récession étant largement engagé, la production chute à un niveau de 150 000 tonnes par an.
La fosse Barrois de Pecquencourt ferme définitivement le 30 juin 1984 après avoir extrait 19 000 000 tonnes au cours de son épopée industrielle. Les puits profonds de 549 m et 468 m sont remblayés en 1985. Les lavoirs reconvertis au retraitement des schistes des terrils voisins (notamment Rieulay) poursuivront leur activité jusqu'en 1988 et seront démantelés en 1989.
En dépit de plusieurs projets présentés par diverses associations de conservation du patrimoine minier, les deux tours sont dynamitées successivement en juin et juillet 1991. Ainsi disparait à tout jamais la fosse Barrois de Pecquencourt que l'on a longuement surnommée "fosse de l'an 2000".
50°22′22.39″N 3°11′37.33″E / 50.3728861, 3.1937028 [BRGM 4]
50°22′22.22″N 3°11′34.24″E / 50.3728389, 3.1928444 [BRGM 5]

Bernard

Fosse Bernard en 1926
  • À Frais-Marais, Hameau de Douai .
  • 1911 - 1960 .
Le diamètre du puits est de 5 m, sa profondeur de 433 m. Le cuvelage est en fonte de 1,21 m à 93,78 m. Le terrain houiller a été atteint à 153,30 m. Il y avait trois étages de recette aux profondeurs de 200 m, 300 m et 425 m.
Photos et schémas explicatifs : Fosse Bernard
L'ensemble du bâtiment d'exploitation sauf celui du chevalet (déjà détruit) a été démoli au début de l'année 2007 . Les bâtiments annexes subsistent encore .
50°23′59.68″N 3°8′23.4″E / 50.3999111, 3.139833 [BRGM 6]

Bernicourt

Fosse Bernicourt vers 1905
Fosse Bernicourt en 1949
  • À Waziers
  • Puits Bernicourt n° 1 Avaleresse : 1866 - 1872
Le diamètre du puits est de 3,24 m, sa profondeur de 28 m. La composition du cuvelage est inconnue. Le terrain houiller n'a pas été atteint. Il n'y avait aucun étage de recette .
  • Puits Bernicourt n° 2 : 1872 - 1901
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 315 m. Le cuvelage est en fonte de 3,50 m à 65,86 m. Le terrain houiller a été atteint à 153 m. Il y avait quatre étages de recette aux profondeurs de 183 m, 235 m, 254 m et 308 m.
Le premier puits ayant eu un probléme d'éboulement en 1872, un second fut creusé la même année pour le remplacer. La mine ferma définitivement ses portes en 1901 à cause d'un incendie dans les galeries qui se propagea aux veines de charbon.
La fosse a produit 763.850 tonnes de charbon et ne servira plus qu'à l'aération pour Gayant, Notre Dame et Déjardin. Le chevalet est abattu vers 1950. Le bâtiment des compresseurs reste en place jusqu'en Octobre 1977.
50°23′0.15″N 3°6′44.36″E / 50.383375, 3.1123222 [BRGM 7] [BRGM 8]
50°23′0.15″N 3°6′44.36″E / 50.383375, 3.1123222

Bonnel

  • À Lallaing
  • Puits Bonnel n° 1 : 1913 - 1985
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 500 m. Le cuvelage est en fonte de 90 cm à 89,20 m. Le terrain houiller a été atteint à 148,50 m. Il y avait huit étages de recette aux profondeurs de 160 m, 199 m, 225 m, 290 m, 303 m, 358 m, 413 m et 495 m.
  • Puits Bonnel n° 2 : 1914 - 1985
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 305 m. Le cuvelage est en fonte de 90 cm à 89,32 m. Le terrain houiller a été atteint à 147,50 m. Il y avait quatre étages de recette aux profondeurs de 160 m, 198 m, 225 m et 290 m.
En 1974, la fosse cesse complètement son service; tout son personnel est tranféré à Barrois. L'ancien triage, la salle des machines du n°1 et la cheminée sont démolis en 1980. Les puits n°1 et n°2 sont remblayés en 1985. Le chevalet du n°1 est dynamité le 2 Avril 1986; celui du n°2 tombe le 15 avril.
50°22′48.05″N 3°9′51.11″E / 50.3800139, 3.1641972 [BRGM 9].
50°22′48.28″N 3°9′48.3″E / 50.3800778, 3.163417 [BRGM 10].

Dechy

Fosse Dechy vers 1950
Fosse Dechy en 1978
  • À Dechy
  • Puits Dechy n° 1 : 1860 - 1979
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 556 m. Le cuvelage est en fonte de 2,40 m à 85,49 m. Le terrain houiller a été atteint à 181 m. Il y avait huit étages de recette aux profondeurs de 217 m, 255 m, 311 m, 360 m, 411 m, 460 m, 511 m et 550 m.
  • Puits Dechy n° 2 : 1898 - 1978
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 819 m. Le cuvelage est en fonte de 86 cm à 98,23 m. Le terrain houiller a été atteint à 181 m. Il y avait treize étages de recette aux profondeurs de 217 m, 255 m, 311 m, 360 m, 411 m, 460 m, 511 m, 550 m, 600 m, 650 m, 677 m, 727 m et 777 m.
50°21′31″N 3°7′39.25″E / 50.35861, 3.1275694 [BRGM 11]
50°21′30.83″N 3°7′35.83″E / 50.3585639, 3.1266194 [BRGM 12]

Déjardin

Fosse Déjardin vers 1960
Fosse Déjardin en 1986
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 676 m. Le cuvelage est en fonte de 1,07 m à 92,35 m. Le terrain houiller a été atteint à 148,50 m. Il y avait huit étages de recette aux profondeurs de 203 m, 310 m, 410 m, 431 m, 481 m, 571 m, 586 m et 646 m.
  • Puits Déjardin n° 2 : 1901 - 1985
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 419 m. Le cuvelage est en fonte de 1,05 m à 92,32 m. Le terrain houiller a été atteint à 150,40 m. Il y avait trois étages de recette aux profondeurs de 203 m, 310 m et 410 m.
50°23′12.15″N 3°8′1.88″E / 50.3867083, 3.1338556 [BRGM 13]
50°23′11.28″N 3°8′4.17″E / 50.3864667, 3.1344917 [BRGM 14]
Un des deux puits comporte une station de pompage de grisou. En 2008, un golf (golf du bois des retz) de 9 trous a été ouvert sur l'ancien carreau.

Delloye

Le centre historique minier, installé sur le carreau de la Fosse Delloye
  • À Lewarde
  • Puits Delloye n° 1 : 1911 - 1971
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 409 m. Le cuvelage est en fonte de 2,16 m à 87,72 m. Le terrain houiller a été atteint à 178,70 m. Il y avait trois étages de recette aux profondeurs de 260 m, 350 m et 401 m.
  • Puits Delloye n° 2 : 1927 - 1971
Le diamètre du puits est de 5 m, sa profondeur de 518 m. Le cuvelage est en fonte de 2,15 m à 88,87 m. Le terrain houiller a été atteint à 178,70 m. Il y avait quatre étages de recette aux profondeurs de 260 m, 350 m, 401 m et 513 m.
C'est sur le carreau de cette fosse qu'a ouvert en 1982 le Centre historique minier de Lewarde. Toutes les installations ont été conservées. http://www.chm-lewarde.com/ Site du CHM
50°19′54.08″N 3°10′21.44″E / 50.3316889, 3.1726222 [BRGM 15]
50°19′55.73″N 3°10′21.47″E / 50.3321472, 3.1726306 [BRGM 16]
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De Sessevalle

  • À Somain
  • Puits De Sessevalle n° 1 : 1901 - 1970
Le diamètre du puits est de 5 m, sa profondeur de 444 m. Le cuvelage est en fonte de 1,27 m à 79,90 m. Le terrain houiller a été atteint à 132,90 m. Il y avait quatre étages de recette aux profondeurs de 180 m, 290 m, 325 m et 440 m.
  • Puits De Sessevalle n° 2 : 1905 - 1970
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 335 m. Le cuvelage est en fonte de 1,22 m à 84,13 m. Le terrain houiller a été atteint à 132,90 m. Il y avait trois étages de recette aux profondeurs de 180 m, 290 m et 325 m.
Sur le site de cette fosse, située au Nord de Somain, existe maintenant une zone industrielle, même si pour l'instant il n'y a qu'une seule entreprise. Les schistes étaient rejetés sur le Terril de Rieulay (Terril n° 144), qui n' est distant que d'un kilomètre.
50°22′11.03″N 3°15′41.09″E / 50.3697306, 3.2614139 [BRGM 17] Puits n° 1
50°22′13.13″N 3°15′42.04″E / 50.3703139, 3.2616778 [BRGM 18] Puits n° 2

Espérance

  • À Auberchicourt
  • 1817 - 1850
Le diamètre du puits est de 2,50 m, sa profondeur de 333 m. Le cuvelage est en bois, il est octogonal et comporte à chaque fois huit pièces de 1,035 m de longueur. Le terrain houiller a été atteint à 185 m. Il y avait trois étages de recette aux profondeurs de 228 m, 273 m et 293 m.
Elle remplaça l'Avaleresse La Paix.
50°19′51.18″N 3°13′30.38″E / 50.3308833, 3.2251056 [BRGM 19]

Fénelon

Fosse Fénelon vers 1900
  • À Aniche, près de la limite de Somain.
  • 1847 - 1925
Le diamètre du puits est de 3 m, sa profondeur de 724 m. Le cuvelage est en bois de 11,30 m à 78,30 m. Le terrain houiller a été atteint à 160 m. Il y avait onze étages de recette aux profondeurs de 185 m, 217 m, 251 m, 285 m 319 m, 360 m, 414 m, 500 m, 579 m, 595 m et 715 m.
Située à l'extrême sud de Somain, dans le bosquet près de la route de Douai, sur le territoire d'Aniche.
Le 28 novembre 1900, 21 ouvriers sont tués par l'explosion de 148 kg dynamite à la fosse Fénelon. [1] [1]
50°20′11.61″N 3°16′26.06″E / 50.3365583, 3.2739056 [BRGM 20]

Gayant

  • À Waziers
  • Puits Gayant n° 1 : 1852 - 1978
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 853 m. Le cuvelage est en fonte de 3,06 m à 83,33 m. Le terrain houiller a été atteint à 153,30 m. Il y avait neuf étages de recette aux profondeurs de 183 m, 254 m, 314 m, 374 m, 440 m, 450 m, 540 m, 650 m et 700 m.
  • Puits Gayant n° 2 : 1907 - 1978
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 703 m. Le cuvelage est en fonte de 1,32 m à 85,42 m. Le terrain houiller a été atteint à 153,30 m. Il y avait neuf étages de recette aux profondeurs de 183 m, 254 m, 314 m, 374 m, 440 m, 450 m, 540 m, 650 m et 700 m
Gayant est devenu dans les années 1960 un siège de concentration notamment avec les puits Notre-Dame, situés à peine un kilomètre plus loin. Sur son site se trouvaient également des fours à coke et un lavoir.
Le puits n° 1 cesse de fonctionner le 3 Mars 1978 avec l'arrêt de Dechy. Le n°2 arrête le 31 Mars 1978. Près de 26 millions de tonnes ont été extraites de la concentration de Gayant auquelles il faut ajouter les 13,428 millions de tonnes de charbon remontés avant la concentration. Les puits n°1 et n°2 sont remblayés en Septembre 1978.

Les chevalets, derniers symboles encore debout sur le site sont abattus. Le n°2 tombe le 14 Avril 1981 et le n°1 resté seul au milieu d'un immense champ de ruines, est foudroyé le 3 Juin 1981.

Fosse Gayant à Waziers en 1926

fosse Gayant vers 1930

Fosse Gayant en 1975

Fosse Gayant vers 1976

Fosse Gayant en 1977

50°22′51.76″N 3°6′11.83″E / 50.3810444, 3.1032861 [BRGM 21]
50°22′49.36″N 3°6′10.78″E / 50.3803778, 3.1029944 [BRGM 22]

La Paix Avaleresse

  • À Auberchicourt
  • 1815 - 1817
Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 80 m. La composition du cuvelage est inconnue. Le terrain houiller n'a pas été atteint. Il n'y avait aucun étage de recette
Le puits Espérance lui succéda. Il se trouvait à proximité immédiate.
50°19′51.16″N 3°13′32.91″E / 50.3308778, 3.2258083 [BRGM 23]

La Renaissance

  • À Somain.
  • 1839 - 1890
Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 380 m. Il y a une chemise en fonte dans le cuvelage. Le terrain houiller a été atteint à 140 m. Il y avait six étages de recette aux profondeurs de 170 m, 182 m, 196 m, 222 m, 306 m et 347 m.
Le puits est foncé en 1839 sur le territoire de Somain. La fosse commence à extraire en 1841 En raison de la productivité de cette fosse, un second puits nommé Saint Louis est creusé à 460 m au Sud. Elle s'arrête en 1862 par suite d'une rencontre d'eau. Après 1872, ce puits est utilisé pour l' aérage et le personnel. Il fut remblayé en 1890 après avoir produit 480 336 tonnes de charbon
Situé sur la Zone Industrielle du même nom, le puits n'est pas bouché sur ses quarante premiers mètres de profondeur, sauf au niveau du sol par une dalle de béton. Il est localisé entre l'usine Faurécia et la rocade.
50°20′45.58″N 3°16′25.21″E / 50.3459944, 3.2736694 [BRGM 24]

Lemay

Fosse Lemay vers 1930
Fosse Lemay en 1979
  • À Pecquencourt
  • Puits Lemay n° 1 : 1912 - 1985
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 418 m. Le cuvelage est en fonte de 1,12 m à 90,20 m. Le terrain houiller a été atteint à 143,70 m. Il y avait cinq étages de recette aux profondeurs de 180 m, 290 m, 302 m, 358 m et 413 m.
  • Puits Lemay n° 2 : 1912 - 1985
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 302 m. Le cuvelage est en fonte de 98 cm à 88,98 m. Le terrain houiller a été atteint à 143,30 m. Il y avait deux étages de recette aux profondeurs de 180 m et 290 m.
Cette fosse a été regroupée sur Barrois en 1965. Les schistes étaient envoyés sur le terril de Rieulay.
50°22′2.89″N 3°13′32.3″E / 50.3674694, 3.225639) [BRGM 25]
50°22′1.71″N 3°13′30.61″E / 50.3671417, 3.2251694) [BRGM 26]

Notre-Dame

Fosse Notre Dame vers 1955
Fosse Notre Dame en 1977

  • À Waziers
  • Puits Notre-Dame n° 1 : 1856 - 1978
Le diamètre du puits est de 3,60 m dans la partie cuvelée et 4,20 m dans sa partie non cuvelée, sa profondeur de 542 m. Le cuvelage est en fonte de 4,10 m à 88,55 m. Le terrain houiller a été atteint à 166,70 m. Il y avait six étages de recette aux profondeurs de 198 m, 235 m, 281 m, 341 m, 441 m et 541 m.
  • Puits Notre-Dame n° 2 : 1905 - 1978
Le diamètre du puits est de 5,10 m, sa profondeur de 834 m. Le cuvelage est en fonte de 1,30 m à 87,20 m. Le terrain houiller a été atteint à 166,70 m. Il y avait douze étages de recette aux profondeurs de 198 m, 235 m, 281 m, 341 m 441 m, 541 m, 576 m, 613 m, 650 m, 677 m, 727 m et 777 m.
50°22′21.99″N 3°6′38.68″E / 50.372775, 3.1107444 [BRGM 27]
50°22′24.58″N 3°6′38.73″E / 50.3734944, 3.1107583 [BRGM 28]

Puits-du-Midi

Puits du Midi en 1958
  • À Sin-le-Noble
  • 1947 - 1973.
Le diamètre du puits est de 5,55 m, sa profondeur de 662 m. Le cuvelage est en béton du niveau du sol à 662 m. Le terrain houiller a été atteint à 158,80 m. Il y avait neuf étages de recette aux profondeurs de 165 m, 204 m, 242 m, 281 m, 358 m, 436 m, 506 m, 576 m et 650 m.
La fosse a été ouverte après la nationalisation.
50°21′23.97″N 3°6′2.34″E / 50.3566583, 3.10065 [BRGM 29]

Roucourt

Fosse de Roucourt vers 1950
  • À Roucourt
  • Puits Roucourt n° 1 : 1875 - 1959
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 207 m. Le cuvelage est en bois de 14,30 m à 42,85 m et en fonte de 42,85 m à 73,10 m. Le terrain houiller n'a pas été atteint. Il y avait un étage de recette à la profondeur de 198 m.
  • Puits Roucourt n° 2 : 1875 - 1959
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 209 m. Le cuvelage est en bois de 14,30 m à 47,85 m et en fonte de 47,85 m à 73,10 m. Le terrain houiller n'a pas été atteint. Il y avait un étage de recette à la profondeur de 198 m.
Ces deux puits n'ayant jamais atteint le charbon, ils servirent d'aérage pour la fosse Saint René située à Guesnain.
50°19′53.69″N 3°8′57.02″E / 50.3315806, 3.1491722 [BRGM 30]
50°19′52.96″N 3°8′58.42″E / 50.3313778, 3.1495611 [BRGM 31]

Sébastopol

Fosse Sébastopol vers 1960
Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 298 m. Le cuvelage est en fonte de 22,81 m à 67,20 m. Le terrain houiller a été atteint à 159,50 m. Il y avait deux étages de recette aux profondeurs de 200 m et 290 m.
Galerie photo : Fosse Sébastopol
L'ensemble des bâtiments (sauf le chevalet détruit bien avant) a été démoli en 2004. À 300 m au sud de cette fosse se trouvait le n°2 de la Compagnie des mines d'Azincourt. Cette fosse possédait son propre terril et avait aussi pour particularité de ne pas être reliée au réseau ferré.
50°19′19.03″N 3°11′33.01″E / 50.3219528, 3.1925028 [BRGM 32]

Sainte Barbe - Saint Waast

  • À Aniche.
  • Puits Sainte Barbe : 1786 - 1840.
Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 350 m. La composition du cuvelage est inconnue. Le terrain houiller a été atteint à 129 m. Il y avait cinq étages de recette aux profondeurs de 150 m, 197 m, 213 m, 269 m et 293 m.
  • Puits Saint Waast : 1786 - 1850.
Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 230 m. Le cuvelage est en briques. Le terrain houiller a été atteint à 129 m. Il y avait un étage de recette à la profondeur de 210 m.
Malgré leur nom différent, ces puits sont distants d'une vingtaine de mètres. Leur date de fonçage étant aussi la même, il est probable qu' il s'agissait d'un seul et unique siège d'exploitation qui comprenait deux puits.
50°19′46.9″N 3°14′39.07″E / 50.329694, 3.2441861 [BRGM 33]
50°19′46.76″N 3°14′38.22″E / 50.3296556, 3.24395 [BRGM 34]

Sainte Catherine

  • À Aniche
  • 1777 - 1840.
Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 350 m. La composition du cuvelage est inconnue. Le terrain houiller a été atteint à 128 m. Il y avait quatre étages de recette aux profondeurs de 210 m, 231 m, 279 m et 323 m.
De nos jours, elle se trouve sur l'ancien site de la verrerie Boussois.
50°19′38.25″N 3°14′40.02″E / 50.3272917, 3.24445 [BRGM 35]

Saint Hyacinthe

  • À Aniche
  • 1793 - 1840
Le diamètre du puits est de 2,40 m puis 3,20 m, la profondeur est de 273 m. Le terrain houiller a été atteint à 130 m. Il y avait trois étages de recette aux profondeurs de 197 m, 213 m et 233 m.
le 7 février 1827 dans la matinée à la fosse Sainte Hyacinthe d'Aniche, un foyer qu'on avait l'habitude d'entretenir à communiqué le feu aux échafaudages d'accès aux puits de descente des ouvriers. La fumée se répandit en abondance à l'intérieur de la mine, elle asphyxia 46 ouvriers occupés dans les veines à l'extraction de la houille. Sept jeunes gens et deux pères de familles furent retirés morts.[2]
50°20′4.71″N 3°14′43.47″E / 50.3346417, 3.2454083

Saint Laurent

  • À Aniche
  • 1779 - 1786
Le diamètre du puits est de 2,15 m, sa profondeur de 248 m. Le cuvelage est en briques. Il y avait deux étages de recette aux profondeurs de 180 m et 200 m.
50°19′35.21″N 3°14′52.55″E / 50.3264472, 3.2479306 [BRGM 36]

Saint Louis

La fosse Saint Louis vers 1910.
  • À Somain.
  • 1843 - 1925
Le diamètre du puits est de 3 m, sa profondeur de 606 m. Le cuvelage est en bois de 12,20 m à 88,20 m. Le terrain houiller a été atteint à 156 m. Il y avait neuf étages de recette aux profondeurs de 197 m, 234 m, 266 m, 306 m, 347 m, 360 m, 414 m, 500 m et 595 m.
Le puits est foncé en 1843 sur le territoire de Somain, au Sud de la ville, avec pour la première fois un diamètre de 3 m. La fosse extrait du charbon en 1845 et dès 1849, les cuffats sont remplacés par des cages. En 1883, toutes les installations sont modernisées. En 1885, le guidage en bois est remplacé par un métallique, et un triage est installé. Le puits cesse son activité en 1924, il est remblayé en 1925.
Cette fosse se situe sur la Zone Industrielle La Renaissance, juste au pied du petit terril conique Saint Louis (n° 126), au centre du rond point. Ce dernier a été en partie exploité et était à l'origine plus étendu.
50°20′30.49″N 3°16′24.51″E / 50.3418028, 3.273475 [BRGM 37]

Sainte Marie

Fosse Sainte Marie vers 1960
  • À Auberchicourt
  • Puits Sainte Marie n° 1 : 1857 - 1969
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 516 m. Le cuvelage est en bois de 3 m à 57,70 m, en fonte de 57,70 m à 89,70 m et en bois de 89,70 m à 92,70 m. Le terrain houiller a été atteint à 230,50 m. Il y avait quatre étages de recette aux profondeurs de 265 m, 348 m, 428 m et 508 m.
  • Puits Sainte Marie n° 2 : 1907 - 1969
Le diamètre du puits est de 4,20 m, sa profondeur de 523 m. Le cuvelage est en fonte de 1,12 m à 99,60 m. Le terrain houiller a été atteint à 230,60 m. Il y avait quatre étages de recette aux profondeurs de 265 m, 348 m, 428 m et 508 m.
Cette fosse possède deux terrils en partie exploités : le premier est plat, le second, plus récent est conique.
50°20′26.77″N 3°13′52.78″E / 50.3407694, 3.2313278 [BRGM 38]
50°20′26.77″N 3°13′52.78″E / 50.3407694, 3.2313278 [BRGM 39]

Saint Mathias

  • À Aniche.
  • 1777 - 1840.
Le diamètre du puits est de 2,60 m, sa profondeur de 276 m. Le cuvelage est en briques. Le terrain houiller a été atteint à 128 m. Il y avait trois étages de recette aux profondeurs de 200 m, 231 m et 276 m.
50°19′35.4″N 3°14′40.72″E / 50.3265, 3.2446444 [BRGM 40]

Saint René

Fosse Saint René en 1905
Fosse Saint René vers 1960
  • À Guesnain
  • Puits Saint René n° 1 : 1866 - 1969
Le diamètre du puits est de 4 m, sa profondeur de 520 m. Le cuvelage est en bois de 6,80 m à 72,60 m. Le terrain houiller a été atteint à 172 m. Il y avait six étages de recette aux profondeurs de 207 m, 257 m, 314 m, 414 m, 464 m et 514 m.
  • Puits Saint René n° 2 : 1899 - 1969
Le diamètre du puits est de 5 m, sa profondeur de 651 m. Le cuvelage est en fonte de 5,59 m à 80,60 m. Le terrain houiller a été atteint à 172 m. Il y avait neuf étages de recette aux profondeurs de 207 m, 257 m, 314 m, 414 m, 464 m, 514 m, 550 m, 600 m et 650 m.
Une partie des bâtiments existe encore avec son portail d'entrée. L'ensemble a été reconverti en zone industrielle.
50°20′52.16″N 3°8′42.68″E / 50.3478222, 3.1451889 [BRGM 41]
50°20′53.39″N 3°8′45.76″E / 50.3481639, 3.1460444 [BRGM 42]

Sainte Thérèse

  • À Aniche.
  • 1779 - 1786
Le diamètre du puits est de 2,10 m, sa profondeur de 200 m. Le cuvelage est en briques. Il y avait un étage de recette à la profondeur de 174 m.
Ce puits fut un des tous premiers à être fermé après seulement sept années d'exploitation.
50°19′35.4″N 3°15′5.14″E / 50.3265, 3.2514278 [BRGM 43]

Traisnel

  • À Aniche.
  • 1848 - 1852.
Le diamètre du puits est de 3 m, la profondeur atteinte de 393 m. Le terrain houiller a été atteint à 393 m. Il y avait cinq étages de recettes : 180 m, 214 m, 277 m, 330 m et 393 m. Le cuvelage est en bois de 8,40 m à 68,20 m.
De nos jours, le magasin Point P se situe sur son site.

Le puits a été bouché en 1980 lors de la construction du bâtiment par deux dalles de béton. La dalle basse est suspendue par des chaines à la dalle supérieure. Il se situe au centre dans la partie gauche de l'entrée, au niveau de la zone de stockage des matériaux. Des terrils, il ne subsiste plus rien.

50°20′38.45″N 3°15′22.57″E / 50.3440139, 3.2562694 [BRGM 44]

Vuillemin

Fosse Vuillemin en 1914.
Fosse Vuillemin en 1974
Le diamètre du puits est de 4,25 m, sa profondeur de 390 m. Le cuvelage est en fonte de 5,51 m à 117,80 m. Le terrain houiller a été atteint à 184 m. Il y avait quatre étages de recette aux profondeurs de 200 m, 220 m, 290 m et 390 m.
La reconversion de l'ancien carreau de fosse Vuillemin de quatre hectares est lancée en 2007 par la plantation d'un arbre pour aboutir en une surface commerciale dont l'ouverture a eu lieu en mars 2008.
50°20′18.31″N 3°12′11.48″E / 50.3384194, 3.2031889 [BRGM 45]

Les chemins de fer

La Compagnie des mines d'Aniche possédait deux voies ferrées principales d'où partaient de multiples embranchements. La Ligne Somain - Douai (Sud) a été la première construite, vint ensuite vers 1900 la Ligne Somain - Douai (Nord).

Ligne Somain - Douai (Sud)
Ligne Somain - Douai (Nord)

Les 20 terrils

Voici les terrils situés sur les terres de la compagnie, certains sont intacts, d'autres ont été exploités et n'existent plus ou seulement en partie. Ce classement des terrils a été réalisé à la suite de la nationalisation de houillères.

  • n° 125 : Ste Marie Est
50°20′43.26″N 3°14′13.58″E / 50.34535, 3.2371056
Il s' agit d' un terril plat assez spacieux à moitié exploité.
  • n° 125A : Ste Marie Ouest
50°20′31.53″N 3°13′46.85″E / 50.3420917, 3.2296806
Il s' agit d' un petit terril conique de forme assez irrégulière.
  • n° 126 : Fosse St Louis
50°20′31.68″N 3°16′22.89″E / 50.3421333, 3.273025
Le terril a été exploité dans la fin des annee 70 debut 80 lors de la fermeture de la briquette usine de fabrication de boulet et de divers type de charbon et de briquettes pour locomotive a vapeurs l ensemble a ete razer et a donner naissance a la zone industrielle, le reste a servi à modeler un petit terril conique.
  • n° 127 : Traisnel Est
50°20′39.52″N 3°15′26.65″E / 50.3443111, 3.2574028
Petit terril plat totalement exploité et aplani, Il est situé en face du terrain de Point P' à Aniche.
  • n° 127A : Traisnel Ouest
50°20′41.54″N 3°15′20.78″E / 50.3448722, 3.2557722
Petit terril plat totalement exploité ou aplani, Il est situé dans le terrain de Point P' à Aniche, au Nord du bâtiment principal.
  • n° 130 : Pas de ville Est
  • n° 131 : Fénélon
50°20′10.33″N 3°16′25.59″E / 50.3362028, 3.273775
Il s' agit d' un terril cavalier.
  • n° 132 : Aoust
50°19′58.35″N 3°15′58.94″E / 50.332875, 3.2663722
La fosse ayant eu une courte période d' exploitation , le terril n' était pas grand. Il sert actuellement d' assise à la déchèterie d'Aniche.
  • n° 133 : Fosse de Dechy
  • n° 134 : Camp de la Centrale Est
50°22′6.55″N 3°7′32.43″E / 50.3684861, 3.125675
  • n° 134A : Camp de la Centrale Ouest
50°22′7.74″N 3°7′58.62″E / 50.3688167, 3.13295
  • n° 135 : Sébastopol à Erchin
50°19′19.83″N 3°11′38.62″E / 50.322175, 3.1940611
Le terril de la fosse Sébastopol a été exploité , il n' en reste que l' assise. Vers 2005, un sondage de décompression a été foré.
  • n° 137 : Bernicourt
50°22′57.07″N 3°6′41.99″E / 50.3825194, 3.1116639
La partie Sud du terril a été transformé en décharge et a depuis été aménagée. La partie Nord a été en partie exploitée.
  • n° 143 : Germinies Sud
50°23′9.12″N 3°11′17.14″E / 50.3858667, 3.1880944
Cet immense terril plateau , intact , a été reconverti en station d' épuration expérimentale.
  • n° 143A : Germinies Nord
50°23′39.46″N 3°11′59.17″E / 50.3942944, 3.1997694
Ce terril plateau n' a jamais été exploité et est resté à l' état naturel.
  • n° 144 : Rieulay
50°22′50.99″N 3°14′42.93″E / 50.3808306, 3.2452583
Le terril de Rieulay (N° 144), avec ses 140ha avant exploitation est le plus spacieux terril d'Europe. Actuellement, il y a un lac du côté de Rieulay et divers zones subsistent.
Panorama :

Rieulay - Terril panorama 1 sur 6.JPGRieulay - Terril panorama 2 sur 6.JPGRieulay - Terril panorama 3 sur 6.JPGRieulay - Terril panorama 4 sur 6.JPGRieulay - Terril panorama 5 sur 6.JPGRieulay - Terril panorama 6 sur 6.JPG

Ambox notice.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • n° 146 : Centrale de Dechy
  • n° 217 : Archevêque
50°20′22.56″N 3°15′26.19″E / 50.3396, 3.257275
Ce terril a vu ses angles arrondis lorsque la zone de la fosse Archevêque a été transformée en espace vert.
  • n° 220 : Cavalier de Delloye Sud
  • n° 220A : Cavalier de Delloye Nord

Les usines

Usine de la Briquetterie à Somain, possession de la Compagnie des mines d'Aniche .
  • La Briquetterie à Somain, c'est notamment une usine à boulet et des fours à coke. Elle était située à proximité immédiate des fosses La Renaissance, Saint Louis et Fénelon.
  • La lavoir Barrois.
  • La cokerie de Waziers :
    C'était l'unité de production de charbon de Douai. Située sur le territoire de la commune de Waziers, elle a cessé son activité le 15 décembre 1976. La première cokerie, qui a été installée en 1899, comprenait 120 fours. Détruite durant la Première Guerre mondiale, reconstruite avec 230 fours entre 1923 et 1929, elle a été à nouveau partiellement détruite en 1939 - 1940.
    La cokerie "actuelle" a été construite entre 1952 et 1958 et comprenait 92 fours. Sa capacité de production de 1 500 tonnes de coke par jour exigeait une consommation journalière de 2 000 tonnes de charbon. Alimentée à l'origine par des charbons provenant exclusivement des sièges voisins, la cokerie a dû de plus en plus faire appel à des charbons étrangers en raison de l'épuisement progressif du gisement du bassin du Nord Pas de Calais. La cokerie de Waziers fournissait essentiellement du coke métallurgique. Le gaz obtenu au cours de la carbonisation alimentait l'usine voisine de la Grande Paroisse qui en extrayait de l'hydrogène pour fabriquer de l'ammoniac et restituait ensuite le gaz pour le chauffage des batteries de fours. La fermeture définitive de la cokerie est due à la baisse de production des charbons à coke du siège Gayant et à la diminution des besoins de la sidérurgie.
    Les 230 personnes travaillant sur le site furent reclassées dans les autres cokeries et établissements du bassin selon un plan établi par le service de gestion et d'administration du personnel.

Les 27 sondages de reconnaissance

Ces sondages sont difficilement reconnaissables, ils sont bien souvent signalés par une balise métallique jaune. Leur but était de chercher des veines de charbon pour créer de nouveaux puits.

Sondages de reconnaissance
Sondage Ville Année Profondeur atteinte
Sondage d'Auberchicourt Auberchicourt 1838 146 m
Sondage à l'Ouest Auberchicourt 1837 217 m
Sondage de Dechy Dechy 1858 - 1859 190 m
Sondage Avenue du 4 Sept J2 Douai 1957 286 m
Sondage J3 du Raquet Douai 1957 154 m
Sondage de Bruilles Ecaillon 1899 307 m
Sondage de Férin Férin 1833 210 m
Sondage du Passage à Niveau Guesnain 1968 - 1969 881 m
Sondage N°1 de Lallaing Lallaing 1903 272 m
Sondage N°2 de Lallaing Lallaing 1904 - 1905 393 m
Sondage Vuillemin N°1 [4J] Lewarde 1960 1 284 m
Sondage de Masny 2 [6J] Masny 1961 1 137 m
Sondage de Masny Masny 1834 173 m
Sondage de Masny 1 [5J] Masny 1960 - 1961 1 271 m
Sondage de Montigny Pecquencourt 1912 635 m
Sondage N°1 Pecquencourt Pecquencourt 1898 - 1900 531 m
Sondage N°2 Pecquencourt Pecquencourt 1898 400 m
Sondage de la Ferme de Raismes Rieulay 1957 573 m
Sondage de Roucourt Roucourt 1874 181 m
Sondage de Waziers N°2 Sin-le-Noble 1855 199 m
Sondage de la Porte de Fer [16J] Sin-le-Noble 1969 855 m
Sondage de Villers-Campeau Somain 1890 367 m
Sondage B Bis - 4ème de Somain Somain 1840 152 m
Sondage B - 2ème de Somain Somain 1840 121 m
Sondage A - 1er de Somain Somain 1839 136 m
Sondage E - 3ème de Somain Somain 1840 152 m
Sondage N°1 de Waziers Waziers 1851 156 m

Notes et références

  1. le Progrés Illustré du 8 décembre 1900 supplément du Progrés de Lyon
  2. Page 29, souvenirs à l'usage des habitants de Douai ou notes pour faire suite à l'ouvrage de M. Plouvain sur l'histoire de cette ville, depuis le 1er janvier 1822 jusqu'au 30 novembre 1842 - 1843 - imprimerie de D. Ceret-Carpentier 5 rue des chapelets à Douai - archive du Harvard Collége Libray - numérisé par Google Books

Références aux fiches du BRGM


Voir aussi

Liens internes

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Liens externes

  • Compagnie Minière, mines d' Aniche Données établies sur la base de constatations et de recherches sur le terrain. Une partie des données provient de la Mairie d'Auberchicourt.
  • Fosse Bernard : Plans, historique et schémas explicatifs.
  • Fosse Sébastopol : Galerie photo.
  • CHM : Site officiel du Centre Historique Minier de Lewarde.
  • APPHIM : Site de l' Association de Protection du Patrimoine Historique Industriel et Minier.
  • Fosse Archevêque Histoire de Ch'tis, Photographies du puits.

Bibliographie

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