Communauté urbaine de Dunkerque


Communauté urbaine de Dunkerque
Dunkerque Grand Littoral
Logo de la Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Forme d'intercommunalité Communauté urbaine
Date de création 21 octobre 1968
Président Michel Delebarre
Site web www.dunkerquegrandlittoral.org
Siège Dunkerque
Statistiques
Superficie 254,78 km2
Population 198 139 hab. (2008)
Densité 777.7 hab./km²
Subdivisions
Communes 16
Carte de la communauté urbaine de Dunkerque

La communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral est une structure intercommunale française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.

Sommaire

Histoire

Hôtel de la communauté urbaine, situé sur le pertuis de la Marine à Dunkerque

De la nécessité de retrouver la croissance après-Guerre

En 1955, la Chambre de Commerce de Dunkerque crée un organisme chargé de rassembler le maximum de données socio-économiques sur l'agglomération dunkerquoise. Lors ce que s'ouvre l'année suivante, une compétition nationale quant à l'implantation d'un complexe sidérurgique majeur afin de remplacer ceux de la Sarre redevenant allemand au 1er janvier 1957, les données rassemblées permettent à Dunkerque de rafler la mise[a 1]. Usinor est la pierre de salut de la ville encore meurtri par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. La construction d'un site de 450 hectares arraché au sable et à la mer, permet la mise en service du premier haut-fourneau dès 1963[a 2].

L'explosion démographique

Grande-Synthe, village où est implanté le siège de l'entreprise, devient vite une ville. Et à l'image de la ville, c'est toute la démographie de l'agglomération qui monte en flèche, les ouvriers de toute la région étant attirés par le nouvel « Eldorado »[a 3]. Cela s'avère problématique, les villes et villages de l'agglomération n'ayant absolument pas les capacités d'accueil nécessaire au logement de tant d'ouvriers. Ainsi, dès 1961, au fil de la construction du site, l'État (l'administration étant à l'époque centralisée) commence la construction, de grandes ZUP (Zones à Urbaniser en Priorité). Ces zones sont des HLM plantés en terre rurales, dénués de services (commerces, sociaux ou publics) ou d'animations. C'est ainsi que les « Nouvelles-Synthes » (Grande-Synthe et Petite-Synthe sortent de terre[a 4]. Conscient de ces errements, de nouvelles lois sont créées, notamment celle régissant les ZAC. Ces lois donnent le pouvoir aux autorités locales.

La naissance de la communauté urbaine

Du côté de Dunkerque même, la Chambre de commerce craint que le développement de son port à l'ouest échappe à la ville et que les développements des ZUP dans les villes voisines bouleverse l'équilibre démographique de l'agglomération. De plus, elle craint la mainmise de l'État sur le port, ceci est confirmé par la remise de la gestion du port au tout nouveau Port autonome de Dunkerque(PAD), considéré à l'époque comme relais des décisions de l'État[a 5]. Pour éviter cette mainmise, plusieurs groupes socio-économiques remettent au jour l'idée d'un « Grand Dunkerque », fusion des villes de l'agglomération. Les villes voisines de Dunkerque sont réticentes. Elles consentent, cependant, à la création de syndicats intercommunaux de gestion de l'eau potable et de l'assainissement, ceux-ci leur laissant les « pleins pouvoirs » sur leurs territoires[a 6]. Albert Denvers, lui, est partisan de la fusion des villes, le député de la circonscription commence alors à prêcher pour cette idée. Mais « l'association pour le Grand Dunkerque » se heurte au « nationalisme » des habitants de chaque ville. Le 31 décembre 1966, le Parlement ratifie le texte de loi créant les communautés urbaines, organisme soulageant les villes de certains pouvoirs mais conservant les conseils municipaux de chaque ville. Albert Denvers soutient alors ce mode de regroupement pour l'agglomération, qui convient parfaitement à la situation[a 7]. Les élus le suivent, et au terme de mois de débats réussissent à se mettre d'accord. C'est ainsi que naît, le 21 octobre 1968, par décret ministériel[1], la première communauté urbaine volontaire de France[a 8].

Premiers pas

Devenue effective au 1er janvier 1969, la « CUD », présidée par Albert Denvers, compte alors 12 villes : Cappelle-la-Grande, Coudekerque-Branche, Dunkerque, Fort-Mardyck, Grande-Synthe, Leffrinckoucke, Malo-les-Bains, Mardyck, Petite-Synthe, Rosendaël, Saint-Pol-sur-Mer et Téteghem. À la fin de cette année, elles sont 16. En effet, le 28 mai, Armbouts-Cappel, Bray-Dunes et Zuydcoote les ont rejoint, tout comme Gravelines et Loon-Plage, le 14 novembre.Entre temps Dunkerque et Malo-les-Bains avaient fusionné. Les premières décisions de la communauté urbaine fut l'agrandissement de la station d'épuration de Coudekerque-Branche, ainsi que la construction d'un incinérateur d'ordure ménagère. Le 15 décembre 1970 est inauguré l'écluse « Charles-de-Gaulle » permettant l'accès au port aux bateaux de 125 000 tonnes[a 9]. En 1971, la communauté obtient la gestion des aires de jeux, terrains de sport et des aires couvertes. La même année, les villes de Coudekerque-Village et Saint-Georges-sur-l'Aa rejoignent la communauté urbaine. Cependant le nombre de membres reste de 16 car Rosendaël et Petite-Synthe fusionnent avec Dunkerque. Enfin c'est cette année-là que commence les travaux du nouvel avant-port ouest, face à Loon-Plage et Gravelines[a 10].

Le Schéma directeur

Peu avant la naissance de la Communauté urbaine, la direction de l'équipement met en place un groupe d'études et de programmation de l'urbanisme. La jeune communauté va alors négocié pour obtenir de l'État, une agence d'urbanisme sous sa tutelle, chargée d'élaborer le Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme (SDAU). C'est ainsi que naît, le 20 mai 1972, l'agence d'urbanisme de la région dunkerquoise (AGUR)[a 11]. La même année, les transports en commun de l'agglomération deviennent une compétence de la communauté urbaine et les 16 membres de celle-ci sont rejoint par Craywick (17 mai). En 1973, c'est la gestion des espaces verts qui devient responsabilité de la CUD, ceci entraine la réalisation du Bois des Forts à Coudekerque-Village[a 12]. Au cours des années suivantes, la communauté fait construire plusieurs lycées : Auguste-Angelier (Dunkerque, en 1974), lycée professionnel automobile et des transports de Grande-Synthe (1975) et celui du Courghain(1976) dans la même ville. C'est à cette époque que la « pénétrante Est » prend place dans le lit du canal de Mardyck, cette voix express relie Dunkerque à Grande-Synthe en séparant au sud Petite-Synthe de Saint-Pol-sur-Mer au nord. Le 15 juin 1976, Bourbourg devient à son tour membre de la communauté urbaine. Soucieuse de ne pas faire du port de Dunkerque uniquement un port industriel, la CUD encourage le développement de la plaisance dans le port de Dunkerque et dans le Bassin Vauban à Gravelines[a 13]. La communauté prend également la décision de ne plus construire de nouveaux quartiers proche des entreprises mais de développer à l'est de l'agglomération afin de rééquilibrer la balance démographique redonnant ainsi à Dunkerque son rôle de ville-centre. De plus, il est décidé l'ouverture à internationale en créant des relations avec le Royaume-Uni et la Belgique[a 14].

Les années 80

La situation économique au cours de ces années est dramatique dans la région, la fermeture des chantiers de France, les licenciements et les pré-retraites mettent un terme aux idées d'expansion des villes de l'agglomération et cela malgré la création d'emploi de services ou l'inauguration de la centrale nucléaire de Gravelines ou de la plate-forme pétro-chimique[a 15]. Les projets de la communauté urbaine, composée de 18 membres depuis l'intégration de Grand-Fort-Philippe et l'association de Mardyck à Dunkerque, se tournent alors vers la reconversion de l'agglomération : de nouveaux établissements scolaires sont créés (Lycée du Noordover, Université de Littoral, Lycée de l'Europe, etc...). De plus, les logements, qui hier manquaient, sont aujourd'hui en surnombre, la communauté urbaine entreprend de vastes projets de réhabilitation des grands ensembles inadaptés( notamment la ZAC des « Nouvelles-Synthes »)[a 16]. Le 28 janvier 1988 est inauguré par François Mitterrand l'hôtel communautaire sur le pertuis du bassin de commerce de Dunkerque[a 17]. L'année suivante, le bâtiment reçu de la part de Jack Lang un prix pour sa « mise en lumière », félicitant son éclairage nocturne. Le 9 février 1989, la communauté urbaine crée une Société d'économie mixte chargée de la gestion des déchets et de leur recyclage: Triselec. Une entreprise pionnière qui est reprise, en autres, 3 ans plus tard par la communauté urbaine de Lille. Dès 1989, la communauté urbaine entreprend ainsi la distribution de deux poubelles: la bleue pour les déchets recyclable et la marron pour le reste. Ce projet lui a valu un « oscar de l'environnement » en 1990[a 18]. Au élections municipales de 1989, Michel Delebarre remporte Dunkerque face au maire sortant Claude Prouvoyeur pour moins de 50 voix d'avance. La ville-centre et le président de la communauté urbaine sont alors sur le même plan politique, la communauté urbaine va alors pouvoir exercer ses compétences sans brides[a 19].

Le nouveau schéma directeur

Les difficultés de la décennie 80-89 ont entrainé une révision du schéma directeur initial : réduction de l'espace dédié au port et aux entreprises, recherche d'une qualité de vie acceptable, humanisation du tissu urbain et renforcement du centre de l'agglomération. Le document prend également en compte la construction de l'Autoroute A16 liant l'agglomération à Calais et Boulogne-sur-mer mais surtout au futur Tunnel sous la Manche en 1994[a 20]. On assiste au remplacement du système de « mono-industrie » par un système de tissu industriel : une entreprise ayant recours aux services d'autres[a 21]. Un exemple concret de la reconversion en 1994 du Dunkerquois est la réhabilitation de l'ancienne cale de lancement des bateaux des anciens chantiers de France en port de plaisance. Ceci est les prémices de la réhabilitation de Dunkerque qui portera plus tard le nom de « projet Neptune »[a 22].

La continuité dans le changement

Le 7 juillet 1995, Michel Delebarre succède à Albert Denvers à la tête de la CUD. Celui-ci confirme les directions prises par son prédécesseur, notamment en matière de développement durable : continuité de l'action de Triselec, développement du 1er pôle énergétique européen avec la construction de centrales éoliennes et du terminal gazier Norvège-Dunkerque puis plus tard celle la centrale DK6[a 23]. La communauté urbaine ratifie la Charte d'Aalborg, et recevra de nombreux prix dont le 1er « prix européens des villes durables »[a 24]. La décennie voit également la reprise de la croissance dans la communauté urbaine grâce à l'investissement de 13,75 milliards  de francs (soit 2,1 milliards d'euros) créant 7 000 emplois. Dunkerque a alors les moyens d'insuffler une nouvelle dynamique à l'agglomération, et ceux en tirant partie des friches industrielles, qui permettra, notamment, la réalisation du projet Neptune ainsi que la construction du Pôle Marine(1999), du Centre Marine(2001) à Dunkerque[a 25].

Les années 2000

En 2000, la communauté urbaine devient responsable des déchetteries de l'agglomération[a 26]. Poursuivant son effort en matière d'environnement, elle crée l'année suivante le « Conseil de Développement Durable » de l'agglomération dunkerquoise[a 27]. La communauté approuve de nouveaux transferts de compétence en juin 2003: développement économique, accueil de gens de voyage, cimetière, fourrière et assainissement[a 28]. Le 11 décembre 2003, le conseil communautaire approuve le "projet communautaire" et le plan de déplacements urbains (PDU). Le projet s'organise autour de trois axe : services publics efficaces et éco-respectueux, environnement urbain et naturel de qualité, épanouissement de tous et promotion du territoire[a 29]. C'est ainsi que plusieurs projets voient le jour, notamment le centre de valorisation organique(CVO) (Pôle de valorisation des déchets organique), le centre de valorisation énergétique (CVE) gérant les déchets de la poubelle marron et la maison 3D (Dunkerque Développement Durable)[a 30]. Le PDU prévoit, lui, la modernisation des transports collectifs(Bus roulant au gaz naturel et muni d'une rampe permettant l'accès aux handicapés), l'agrandissement du tissu des pistes cyclables, et la gestion des 1 100 km de voies de la communauté urbaine[a 31]. En Novembre 2004, la communauté urbaine ratifie un protocole unissant la CUD, la Chambre de commerce et l'Université du Littoral en un pôle de compétence sur l'environnement industriel, un signe également un accord de coopération avec la Province de Flandre-Occidentale, sa voisine belge, confirmant ses engagements[a 32]. L'année suivante a vu l'inauguration de l'Hôtel des Technologies, du parc Zoologique de Fort-Mardyck ainsi que du Lieu d'Art et d'Action Contemporaine (LAAC)[a 33]. Le 20 mars 2006, la communauté s'ouvre cette fois vers l'Angleterre en signant un accord de coopération avec les collectivités de Dartford, Gravesend (Angleterre), Medway et Swale dans le Kent[a 34]. En Octobre 2007 est inauguré le lycée Guy-Debeyre, lycée technique, au cœur du futur quartier du Grand Large dont la première pierre a été posé le 23 février 2008[a 35]. En 2009, la communauté a lancé un groupement européen de coopération territoriale (GECT), intitulé « West-Vlaanderen/Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale » qui facilitera la coopération entre la région Flandre-Dunkerque-Côte d'Opale et la province de Flandre-Occidentale, sur la base des propositions de la « Plate-forme transfrontalière : santé, mobilité/transport, aménagement du territoire, environnement et gestion de l’eau, tourisme, culture, marché du travail, développement économique, valorisation du caractère rural du territoire ». Aujourd'hui encore, la communauté urbaine de Dunkerque continue sa politique basée sur 4 axes[a 36]:

  • « développement économique »
  • « solidarité et cohésion sociale »
  • « protection et valorisation de l'environnement »
  • « gouvernance et participation des habitants »


Au 1er janvier 2011, suite à l'association de Saint-Pol-sur-Mer et de Fort-Mardyck avec Dunkerque, le nombre de ville est ramené à 16. Les représentants de ces villes continuent de siéger au conseil communautaire. Cependant, le 1er janvier 2012, le nombre de ville repassera à 18 en raison de l'adhésion des communes de Ghyvelde[2] et de Spycker[3].

Organisation

La communauté urbaine s'articule autour de 3 pôles: Président et vices-président, le Bureau et le Conseil Communautaire.

Présidence & vice-présidences

Vice-présidences

  • Vice-Présidents[4]:
    • Alain Vanwaefelghem :
      chargé du budget, des finances et du plan de déplacement urbains ainsi que des relations avec le conseil de développement durable de l'agglomération. Il est également le 1er adjoint de Michel Delebarre à la mairie de Dunkerque, maire adjoint de Rosendaël, chargé de la gestion du personnel municipal[5].
    • Christian Hutin :
      chargé des compétences en matières d'urbanisme opérationnel. Il est également le maire de Saint-Pol-sur-Mer.
    • Damien Carème :
      chargé des compétences en matières de réseaux d'informations et de communications, ainsi que ce qui concerne la télévision et les petites et moyennes entreprises. M.Carème est également maire de Grande-Synthe.
    • David Bailleul :
      chargé du développement touristique et des relations avec le Syndicat Mixte de la Côte d'Opale (SMCO). C'est également le maire de Coudekerque-Branche.
    • Claude Marteel :
      chargé des appels d'offres et des marchés publics. M.Marteel est également le maire de Bray-Dunes.
    • Roger Gouvart :
      chargé de la voirie, il est de plus le maire de Cappelle-la-Grande.
    • Marcel Lefèvre :
      chargé de la politique de la ville, de l'éducation et de la citoyenneté dans le cadre du développement durable. M.Lefèvre est également un adjoint de M.Delebarre à la mairie de Dunkerque chargé de l'écologie urbaine, de la voirie et de l'éclairage urbain[5].
    • Roméo Ragazzo :
      chargé de l'environnement, de la collecte et du traitement des déchets ainsi que de la l'éducation des citoyens en matière de recyclage. C'est également le maire de Fort-Mardyck.
    • Bertrand Ringot :
      chargé des transports et de la mobilité urbaine. M.Ringot est le maire de Gravelines.
    • Philippe Waghemacker :
      chargé des « questions relatives au personnel » et de la délinquance. De plus, il est un des adjoints de M.Delebarre à la mairie de Dunkerque, chargé de la citoyenneté, des affaires militaires, des anciens combattants et de la sécurité publique[5].
    • Georges Dairin:
      chargé du développement économique. Il est également un des adjoints de M.Delebarre, chargé des affaires économiques, portuaires, artisanales, des professions libérales et du secteur portuaire de Dunkerque-Centre[5].
    • Jacques Willem :
      chargé de l'enseignement supérieur, de l'Université et de la recherche ainsi que des cimetières et du crématorium. Il est de plus en charge des compétences de feu Henri Loorius, c'est-à-dire les compétences relatives à l'habitat et aux logements. Il est de plus adjoint de M.Delebarre en charge des marchés publics et de Petite-Synthe, il préside enfin la commission des appels d'offres de la mairie de Dunkerque[5].
    • Salim Drai :
      chargé de la prévention et de la santé ainsi que de l'éducation des citoyens dans ces domaines. Il est également un adjoint de M.Delebarre, responsable des nouvelles technologie de l'information et de la communication[5].
    • Jean-Pierre Clicq :
      chargé de l'urbanisme commercial et de la politique foncière. Il est également le 1er adjoint de Christian Hutin à la mairie de Saint-Pol-sur-Mer, chargé de l'urbanisme, de la sécurité, des grands projets de la ville ainsi que du développement économique[6].
    • Gracienne Damman :
      chargée des relations extérieures et du développement culturel, elle est également une adjointe de M.Delebarre chargée des relations internationales de Dunkerque[5].
    • Bernard Weisbecker :
      chargé des compétences quant au « schéma de cohérence territorial de la région Flandre-Dunkerque » ainsi que des relations avec les intercommunalités voisines. M.Weisbecker est également le maire de Leffrinckoucke.
    • Éric Rommel :
      chargé de l'environnement dans la zone industrialo-portuaire. Il est également maire de Loon-Plage.
    • Louardi Boughedada :
      chargé des compétences en matière d'énergies dans le cadre du développement durable ainsi que de la gestion du « plan climat ». Il est un des adjoints de M.Delebarre chargé de la politique urbaine, du renouvellement urbain ainsi que de Malo-les-Bains[5].
    • Patrick Eechhoudt :
      chargé de la gestion de l'eau et des assainissements. Il est également l'un des adjoints de M.Carême à la mairie de Grande-Synthe en charge des services techniques[7].
    • Marie Fabre :
      chargée de l'insertion, de l'économie sociale et solidaire. Elle est également une adjointe de M.Delebarre, maire adjointe de Petite-Synthe et chargée de l'insertion[5].

Le bureau

Le bureau délibère quant à une partie des compétences du Conseil communautaire. Il se compose du président, des 20 vice-présidents, 8 conseillers délégués, 7 représentants de villes sans vice-présidents et de 5 membres de l'opposition.

Conseillers délégués

  • Zoé Carré (déléguée aux questions d'handicap), adjointe au maire de Dunkerque, M.Delebarre[5].
  • Gérald Cormier (délégué à l'accès des scolaires aux équipements communautaires), adjoint au maire de Grande-Synthe, M.Carême[7].
  • Claudine Ducellier (déléguée aux « circulations douces »), adjointe de M.Delebarre[5].
  • Christian Maes (délégué aux transports auprès de M.Ringot), conseiller délégué à Saint-Pol-sur-Mer[8].
  • Claude Nicolet (délégué à la coopération décentralisée auprès de Mme.Damman), adjoint de M.Delebarre[5].
  • Jean Ravetta (délégué aux sports auprès de M.Delebarre), adjoint au maire de Saint-Pol-sur-Mer, M.Hutin[6].
  • Éric Tourneur (délégué aux plans locaux d'urbanismes), conseiller municipal à Coudekerque-Branche[9].
  • Benoît Vandewalle (délégué à la télévision d'agglomération auprès de M.Carême), 1er adjoint au maire de Coudekerque-Branche, M.Bailleul[10] .

Représentants des villes sans vice-président

Membres de l'opposition

  • Jacqueline Gabant (conseillère régionale UMP)
  • Régine Marteel (1ère adjointe au maire de Téteghem, M.Dhersin)
  • Daniel Thienpoent (conseil municipal UMP de Dunkerque)
  • Pierre Yana
  • Eric Kempe (adjoint au maire de Téteghem)

Administration

Communes adhérentes

La communauté urbaine Dunkerque grand littoral regroupe 16 communes :

Code Postal Commune Maire Population Superficie Densité
59380 Armbouts-Cappel Jean-Luc Darcourt 2 440 hab. 1 015 ha 240 hab./km²
59630 Bourbourg Francis Bassemon 6 658 hab. 3 849 ha 173 hab./km²
59123 Bray-Dunes Claude Marteel 4 652 hab. 857 ha 543 hab./km²
59180 Cappelle-la-Grande Roger Gouvart 8 138 hab. 546 ha 1 490 hab./km²
59380 Coudekerque Jean-Marie Vandenbroucke 1 180 hab. 1 203 ha 98 hab./km²
59210 Coudekerque-Branche David Bailleul 22 830 hab. 914 ha 2 498 hab./km²
59279 Craywick André Hennebert 598 hab. 773 ha 77 hab./km²
59140
59240
59430
59640
Dunkerque Michel Delebarre 93 638 hab. 4 389 ha 2 133 hab./km²
59760 Grande-Synthe Damien Carème 21 031 hab. 2 144 ha 980 hab./km²
59153 Grand-Fort-Philippe Joël Demazières 5 546 hab. 313 ha 1 772 hab./km²
59820 Gravelines Bertrand Ringot 11 473 hab. 2 266 ha 506 hab./km²
59495 Leffrinckoucke Bernard Weisbecker 4 456 hab. 728 ha 612 hab./km²
59279 Loon-Plage Eric Rommel 6 302 hab. 3 567ha 177 hab./km²
59820 Saint-Georges-sur-l'Aa Edgar Coppey 290 hab. 813 ha 36 hab./km²
59229 Téteghem Franck Dhersin 7 213 hab. 1 841 ha 392 hab./km²
59123 Zuydcoote Paul Christophe 1 694 hab. 260 ha 652 hab./km²
Totaux 16 communes 198 139 hab. 254,78 km2
25 478 ha
777,7 hab./km²

Administration

Michel Delebarre, actuel président de la communauté urbaine.
Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
26 décembre 1968 1995 Albert Denvers PS  
1995 à ce jour Michel Delebarre PS  

Environnement

Cette partie du littoral doit faire face à divers problèmes environnementaux.

- érosion côtière ; 75 % du trait de côte est touché. Un plan dit « PLAGE » (Plan littoral d'action pour la gestion de l'érosion) vise à lutte contre ce phénomène qui pourrait s'accentuer avec les modifications climatiques et à la montée des océans.
- surexploitation des ressources halieutiques
- risques industriels, nucléaire et sécurité maritime
- séquelles de l'industrialisation, et de deux guerres mondiales,

Mais depuis la fin du XXe siècle, l'environnement est une des priorités de l'agglomération et de la région, qui se traduit notamment par la protection et restauration de sites, relictuels mais de grande valeur écologique, et de leur reconnexion écopaysagère via une trame verte d'agglomération, protégée dans les documents d'urbanisme via le SCOT. Dans le domaine de l'énergie, l'agglomération a produit une thermographie aérienne en 2004, et s'appuie notamment sur un Plan de sensibilisation « réflexénergie » (adopté en 2006), un fonds d’aide à l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments (2008) et un référentiel du logement social Haute Qualité Environnementale.

La trame verte d’agglomération[11] donne sa cohérence environnementale au SCOT, et contribue à restaurer une offre de proximité en espaces verts et de loisirs, et à protéger durablement quelques coupures d’urbanisation, en maintenant - localement - des zones-tampon entre le résidentiel et l’industrie lourde. Elle complète le réseau de corridors biologiques de l’agglomération, du pays et de la région en s’appuyant sur :

  • le poumon vert de l'Aa et la zone poldérisée de Gravelines,
  • la coulée verte de Mardyck - Loon-Plage,
  • la ceinture verte de Loon-Plage,
  • les espaces verts et renaturés du Prédembourg et du Puythouck (Grande-Synthe),
  • le réseau des dunes relictuelles (dunes de Malo-les-Bains et de Malo Terminus, dunes Dewulf, Parc du vent à Leffrinckoucke, dunes de la Licorne, dunes de Leffrinckoucke-plage et « petit bois » de Leffrinckoucke...
  • le fossé défensif de Saint-Pol-sur-Mer et divers éléments de fortifications,
  • la zone verte du fort de Petite-Synthe,
  • la zone du lac d’Armbouts-Cappel,
  • les rives du Langhe-gracht et le parc du Crayhof (Cappelle-la-Grande), les rives du canal exutoire (Dunkerque) et divers éléments tels qu'anciens dépôts de Voies navigables de France (VNF)).

Elle cherchera à s’appuyer aussi sur les axes de modes doux de déplacement, dont le GR littoral et une nouvelle voie piétone, et côté Belgique, sur le « croissant vert »
En 2011, l'agglomération dunkerquoise qui est située sur l'un des principaux corridors de migration aviaire où l'on peut encore observer 700 des 1500 espèces végétales régionales a été primée pour son travail de préservation de sa biodiversité, via sa trame verte et bleue[12].

Coopération internationale

La communauté urbaine de Dunkerque a signé des accords de coopération avec :

Annexes

Article connexe

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes, sources et références

  1. (n° 68 910, publié au JO le 24)
  2. Ghyvelde entre à la CUD sur http://www.lepharedunkerquois.fr, Le Phare dunkerquois. Consulté le 20 novembre 2011
  3. Pour Spycker, une avalanche de service sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord. Consulté le 20 novembre 2011
  4. Site officiel de Dunkerque Grand Littoral-composition des vice-présidents
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Dunkerque Magazine d'avril 2008- composition du conseil municipal
  6. a et b Site de la ville de Saint-Pol-sur-Mer-liste des adjoints municipaux
  7. a et b Site de la mairie de Grande-Synthe- liste des conseils municipaux
  8. Site de la mairie de Saint-Pol-sur-Mer-liste des conseillers municipaux délégués
  9. Site officiel de la mairie de Coudekerque-Branche -liste des conseillers municipaux
  10. Site officiel de la mairie de Coudekerque-Branche-liste des adjoints de David Bailleul
  11. http://www.dunkerquegrandlittoral.org/actualite/docshtml/shemas/scot/dog.pdf Carte simplifiée de la trame verte d'agglomération du SCOT du Dunkerquois (version Oct 2006, page 71]
  12. La Voix du Nord, [L'agglomération dunkerquoise primée pour la préservation de sa biodiversité], 2011-10-05

Bibliographie

  • Patrick Oddone (ill. J.L Rivière), Dunkerque Grand Littoral 40 ans au service du Territoire, 2008  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  1. page 3.
  2. page 4.
  3. page 4.
  4. page 5.
  5. page 7.
  6. page 8.
  7. page 9.
  8. page 11.
  9. page 11.
  10. page 11.
  11. page 12.
  12. page 12.
  13. page 16.
  14. page 17.
  15. pages 19 et 20 .
  16. pages 20 et 22.
  17. page 22.
  18. page 23.
  19. page 26.
  20. page 23.
  21. page 25.
  22. page 26.
  23. page 29.
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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Communauté urbaine de Dunkerque de Wikipédia en français (auteurs)

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