Ciboure


Ciboure

43° 23′ 11″ N 1° 40′ 00″ W / 43.3864, -1.66666666667

Ciboure
Administration
Pays France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Hendaye
Code commune 64189
Code postal 64500
Maire
Mandat en cours
Guy Poulou
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Pays Basque
Démographie
Population 6 719 hab. (2008)
Densité 903 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 11″ Nord
       1° 40′ 00″ Ouest
/ 43.3864, -1.66666666667
Altitudes mini. 0 m — maxi. 83 m
Superficie 7,44 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Ciboure est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Le gentilé est Cibourien[1] (ou Ziburutar en basque).

Sommaire

Géographie

Vague sur la digue de Socoa

Situation

Vue depuis le port de Saint-Jean-de-Luz
La Rhune surplombant Ciboure

Ciboure fait partie de la province basque du Labourd.

Ciboure partage avec Saint-Jean-de-Luz la baie du même nom, sur le golfe de Gascogne. En fait, les deux ports ne forment qu'une seule agglomération.

L'entrée de la baie de Saint-Jean-de-Luz, encadrée maintenant par les phares de la pointe de Sainte-Barbe et de Socoa, était défendue autrefois par le fort de Socoa, construit sous Louis XIII et remanié par Vauban.

Accès

Ciboure est desservie par la route nationale 10 entre Saint-Jean-de-Luz et Urrugne.

Hydrographie

La commune est traversée[2] par un fleuve côtier, l'Untxin, et par la Nivelle ainsi que par les affluents de celle-ci, les ruisseaux d' Etxeberri et de Xantako.

Lieux-dits et hameaux

Le quartier de Socoa situé entre l'Océan et la baie protégée, est administré à la fois par Ciboure et par Urrugne. Il est relié à Hendaye-Plage par la célèbre route dite de "la Corniche basque" qui offre de spectaculaires vues sur le golfe de Gascogne et les falaises plissées de la côte basque.

Sur le cadastre napoléonien de 1831, la commune est divisée en trois sections :

  • Bordagain
  • Village
  • le Sud

Communes limitrophes

Toponymie

Le nom basque est Ziburu, une contraction de zubi buru 'tête du pont'. Ciboure est effectivement située au débouché du pont sur la Nivelle. Siboro était l'ancien nom de la ville, tout du moins jusqu'en 1692 selon Jean-Baptiste Orpustan.

Le toponyme Ciboure apparaît[3] sous les formes Subiboure (XIIIe siècle, titres de Saint-Jean-de-Luz[4]), Siboure (1650, carte du Gouvernement général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins, Carte des Pays Basques de France et d'Espagne), Siboro (1657) et Sanctus Vincentius de Siboure (1684, collations du diocèse de Bayonne[5]).

  • Bordagain = "dessus des bordes"

Histoire

  • Le début du XVIe siècle en Labourd est marqué par l'apparition de la peste. La lecture des registres gascons[6] permet de suivre son expansion. Après une période de rémission, la maladie réapparait. En 1598, le corps de ville de Ciboure rédige de nombreux rapports sur « la maladie quy court », « la maladie de la peste »[7].
  • Jusqu'alors annexe d'Urrugne, Ciboure fut érigée en commune en 1603[8].

Héraldique

Blason Blasonnement
D'argent à la mer d'azur, au cheval contourné d'argent brochant sur le fût au naturel d'un arbre de sinople terrassé du même, fruité d'or, accosté de deux vaisseaux affrontés au naturel voguant sur la mer, l'un à dextre et l'autre à senestre[9].
Commentaires : Les armoiries de Ciboure ont été approuvées par le conseil municipal en 1992. Elles se retrouvent sur la vieille fontaine de Ciboure classée monument historique (datant de 1676) et correspondent à une légère adaptation des règles d’héraldique par souci d’esthétisme (ajout du marron pour le tronc du chêne et bateaux).
  • L’arbre est un chêne de sinople (vert) fruité de glands d’or (jaune) dont le tronc est au naturel (marron) terrassé du même (terrasse verte tranchant sur la mer d’azur). Le chêne représente la force, les traditions et la mémoire. Il a été repris ensuite dans plusieurs armoiries du Pays basque.
  • Le cheval d’argent (blanc) sur une mer d’azur (bleue) est le signe de la vitesse, la légèreté du commandement. Le cheval était un animal royal.
  • La vocation maritime de Ciboure se retrouve dans les deux vaisseaux dits d’accompagnement sur les armoiries.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1912 1919 Jean Haristoy    
1919 1925 Jean-Pierre Celhay    
1925 1935 Jean-Baptiste Duhau    
1935 1941 Joseph Abeberry    
1941 1944 Jean-Baptiste Hapette    
1944 1946 Jean Meyreau    
1946 1971 Jean Poulou    
1971 1976 Bernard Rospide UDR  
1976 1977 Rodolphe Fisher    
1977 1981 Jean Poulou    
1981 1989 Michel Poulou    
1989 2001 Albert Péry PS  
2001 2008 Guy Poulou UMP  
2008 en cours Guy Poulou UMP  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Intercommunalité

Ciboure fait partie de onze structures intercommunales :

  • Communauté de communes du Sud Pays Basque ;
  • SIVOM de la vallée de l'Untxin ;
  • SIVU des écoles maternelles et primaires de Ciboure et d'Urrugne ;
  • Syndicat départemental d'électrification ;
  • Syndicat intercommunal des collèges d'enseignement secondaire de Saint-Jean-de-Luz ;
  • Syndicat intercommunal du bassin de la Nivelle ;
  • Syndicat intercommunal du centre de secours de Saint-Jean-de-Luz ;
  • Syndicat intercommunal pour l'élimination des déchets de la côte basque sud ;
  • Syndicat intercommunal pour l'équipement et l'aménagement de Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Urrugne ;
  • Syndicat mixte Kosta Garbia ;
  • Syndicat pour le soutien à la culture basque.

La commune fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 873 1 459 1 479 1 528 1 651 1 754 2 153 2 155 1 946
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 700 1 966 1 910 1 985 2 194 2 257 2 423 2 165 2 174
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 206 2 259 2 617 2 692 3 639 4 170 3 905 4 238 4 777
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
5 870 6 376 6 371 6 205 5 849 6 283 6 282 6 396  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie

Ciboure partage le port de pêche avec Saint Jean de Luz. La gestion est assurée par la Chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque. Des conserveries de produits de la mer sont installées dans la commune.

Ciboure fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Ciboure est le labourdin.

Festivités


Patrimoine civil

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Le phare[10] du port, construit par André Pavlovsky, est classé monument historique ;
  • Le fort du Socoa[11] date du XVIIe siècle. Il a été construit pour défendre la baie de Saint-Jean-de-Luz ;
  • Une fontaine monumentale[12] du XVIIe siècle est classée aux monuments historiques depuis 1925 ;
  • La maison Neria[13], rue du docteur Micé, date du XVIIe siècle. Elle servit d'hôpital aux troupes de Wellington en 1813 et 1814 ;
  • La maison natale de Maurice Ravel[14], quai Ravel, date du XVIIe siècle ;
  • La villa Lehen-Tokia[15], chemin Axotareta, construite entre 1924 et 1926, est inscrite aux monuments historiques ;
  • La villa Leïhorra[16], rue du docteur Micé, est inscrite aux monuments historiques ;
  • Le thonier sardinier Marinéla[17], dans le port de Socoa, fait partie de l'inventaire du ministère de la Culture ;
  • Au bord de la Nivelle, le quartier Zubiburu, inauguré en 2008[18], rassemble des hôtels et des immeubles résidentiels de type néobasque.

Patrimoine religieux

  • L'ancienne église Notre-Dame de Bordagain[19], dite tour de Bordagain, est classée aux monuments historiques depuis 1987 ;
  • Le couvent des Récollets[20] est inscrit aux monuments historiques depuis 1925. Il accueillait dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle une école de navigation[21] ;
  • La croix blanche[22], sur l'ancien chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, date de 1616 ;
  • Une croix monumentale sculptée[23], proche de l'ancienne église Notre-Dame de Bordagain, est classée aux monuments historiques ;
  • L'église Saint-Vincent[24] date des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ; Elle recèle divers mobiliers[25] inventoriés par le ministère de la Culture dont une statue d'un Christ gisant[26]. C'est en 1555 que Ciboure obtint son autonomie religieuse et se détacha de l'église d'Urrugne. L'église fut achevée en 1575[27].

Patrimoine environnemental

Philatélie

En 1997, est émis un timbre de 3 Francs, multicolore, sur les corsaires basques qui ont servi les rois de France pendant l'Ancien Régime. L'illustration représente deux corsaires et leur navire, entourant le paysage montagneux de la Rhune derrière le fort de la Socoa, à Ciboure. La vente anticipée avec oblitération 1er jour se déroule le 13 septembre à Saint-Jean-de-Luz. Le timbre porte le n° YT 3103[28].

Équipements

Sports et équipements sportifs

Ciboure possède un golf et un club de tennis (golf[29] et tennis-club de la Nivelle)

Enseignement

Ciboure dispose de deux écoles élémentaires publiques (écoles Briand et Croix-Rouge), d'une école primaire privée (école Saint-Michel) et d'une ikastola (école Piarres Larzabal)[30].

Personnalités liées à la commune

nées au XVIIIe siècle
  • Michel de Salaberry, né en 1704 à Ciboure, pionnier du Québec
nées au XIXe siècle
nées au XXe siècle

Notes

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Ciboure
  3. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Titres de Saint-Jean-de-Luz, archives communales
  5. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Registres gascons, tome 1, pages 44, 53, 141, 154, 158-159, 195 et 233 - cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7) , pages 42 et 43.
  7. Archives communales de Ciboure, BB 2 - citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 3, Elkarlanean 2001 (ISBN 2 9131 5634 7) , page 42
  8. Jean-Noël Darrobers; Hubert Lamant-Duhart; et al, Ciboure, Ekaina, 1992. 
  9. Guy Ascarat
  10. Ministyre de la Culture, base Mérimée - Notice sur le phare de Socoa
  11. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le fort du Socoa
  12. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la fontaine du XVIIe siècle
  13. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison Neria
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison de Ravel
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la villa Lehen-Tokia
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la villa Leïhorra
  17. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le thonier sardinier Marinéla
  18. Inauguration des logements sociaux de Zubiburu
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la tour de Bordagain
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le couvent des Récollets
  21. Archives communales de Bayonne, EE 2, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque - tome 4, Elkarlanean 2002 (ISBN 2 9131 5646 0) , page 81
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la croix blanche
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la croix sculptée du quartier Bordagain
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent
  25. [1], [2], [3], [4], [5], [6], [7], [8], [9], [10], [11], [12], [13], [14] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Vincent
  26. [15], Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le Christ gisant de l'église Saint-Vincent]
  27. J.N. Darrobers, Des origines à la Révolution, Ciboure, Ekaina, pages 145 et 146.
  28. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
  29. Site du golf de la Nivelle
  30. Site de l'ikastola Piarres Larzabal

Articles connexes

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Liens externes

Socoa, France (panoramique).jpg



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