Chinois Han


Chinois Han

Han (ethnie)

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Hans (en sinogrammes simplifiés  ; en sinogrammes traditionnels 漢 ; en pinyin hàn)
Han Chinese (ethnic group).jpg
Populations significatives par régions
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Population totale
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Langue(s)
Langues Chinoises
Religion(s)
Majoritairement : Religion traditionnelle chinoise, Bouddhisme mahayana, Taoïsme, Confucianisme, Athéïsme - Minoritairement : Islam, Christianisme
Groupe(s) ethnique(s) relié(s)
Hakkas

Les Hans sont les citoyens d’origine chinoise, par opposition aux autres minorités ethniques, Tibétains, Ouïghours, etc. Depuis longtemps, les Chinois représentent une diaspora sinophone dans tout l'Extrême-Orient. L’ancienne ethnie Huaxia prend le nom de Han à l'époque de la dynastie Han, et ce nom perdure jusqu'à aujourd'hui.

L'ethnie Han est le plus grand groupe humain du monde avec 1,3 milliards d'individus. Environ 90% des Hans se trouvent en Chine, les autres se trouvant principalement en Asie du Sud-Est et en Amérique du Nord.


Sommaire

Répartition géographique

En Chine continentale, en 2005, 90% de la population est de l’ethnie Han, mais le pourcentage diminue graduellement chaque année[réf. nécessaire] à cause de la politique gouvernementale de planification familiale, visant les seuls Hans. Le principe de cette politique est d’interdire aux familles d’avoir plus d’un enfant. La vitesse d'augmentation des minorités ethniques non-chinoises est huit fois plus grande que celle de la population han. Les Hans occupent la façade est de la Chine continentale : par exemple, en 2000, dans la province de JiangSu, une province près de Shanghaï, le pourcentage de Hans dépasse 99% tandis qu'au Tibet, le pourcentage est inférieur à 6%. À Taïwan, les Hans représentent 98% de la population. À Hong Kong et Macao, ils représentent respectivement 95% et 97% de la population.

Un groupe de Hans à Londres

La diaspora chinoise est par ailleurs présente dans toute l'Asie. En dehors de la Chine, les Hans sont majoritaires à Singapour, où 3,4 millions d'individus représentent 77% de la population du pays, et à Penang, en Malaisie, où ils représentent 56% de la population. En Asie (hors Chine), ils représentaient, en 1998, près de 29 millions d'individus présents essentiellement en Indonésie et en Thaïlande, avec chacune 7,3 millions de Chinois, ainsi qu’en Malaisie, avec sept millions. Au Viêt Nam, ils sont 2,3 millions, aux Philippines 1,5 millions et en Birmanie 1,3 millions. Dans chacun de ces pays ils représentent près de 3% de la population totale.

En Amérique du Nord, ils sont, en 1998, près de quatre millions répartis entre le Canada (1,2 millions) et les États-Unis (2,4 millions).

En Europe, du fait de la proximité géographique, la Russie abrite la communauté la plus importante avec 680,000 Chinois, suivie de la France avec 300 000 et de la Grande-Bretagne avec 247 000 Hans.

En Océanie, un demi-millions de chinois sont présents, essentiellement en Australie. En Afrique les 126,000 Chinois recensés en 1998 le sont essentiellement en Afrique du Sud avec 100,000 individus.

Histoire

Environ 5000 ans av. J.-C., les ancêtres des Hans, appelés les Huaxia, se développent dans la région du Fleuve Jaune. Les Huaxia passent la période néolithique (où apparaissent la culture de Yaoshao, la culture de Hemudu et celle de Majiabang), et connaissent successivement la société matriarcale et la patriarcale.

Environ 2700 ans av. J.-C., une grande tribu dont le nom de famille est 姬, dirigé par le chef Huangdi (黄帝) (littéralement « l’Empereur Jaune »), se trouve au centre de la province actuelle du Shaanxi. À son Sud, il y a une autre tribu dont le nom de famille est 姜, dirigé par Yandi (炎帝). Ces deux tribus ont souvent des frictions, et finalement une guerre a lieu à Banquan, qu’on l’appelle la bataille de Banquan. Huangdi gagne la guerre et ces deux grandes tribus deviennent des alliés, conquérant d’autres petites tribus et surtout, une grande tribu dont le chef s’appelle Chiyou (蚩尤), ce dernier étant l’ancêtre de quelques groupes ethniques actuels.

Selon la légende, les ancêtres des Hans ont passé une longue période de communalisme. En 2100 av. J.-C., le communalisme cède la place à une société hiérarchique qui apparaît dans la région de fleuve Jaune. Après apparaissent successivement des dynasties Xia, Shang, et Zhou. Le territoire occupé s’agrandit.

Pendant le Zhou occidental, l’ethnie prend officiellement le nom de Huaxia, pour différencier les Hans des autres ethnies étrangères peu nombreuses.

Durant la Période des Printemps et des Automnes, ou Période de Chunqiu (770–476 av. J.–C.), les différences entre la culture, la politesse, et la costume des Huaxia et des ethnies minoritaires s’accentuent. Les guerres entre les états sont fréquentes, le Qin et le Chu deviennent les états les plus forts. Malgré les guerres, l’ethnie constituante des sept états est toujours constante, la tendance de l’unification apparaît.

Qin Shi Huang unifie la Chine en 221 av. J.-C. et fonde la dynastie Qin. Après la dynastie Qin, la dynastie Han prend sa place, et gouverne la Chine pendant plus de 400 ans. Le territoire occupé par les Hans s’agrandit encore. Durant la dynastie Jin, cinq tribus ethniques étrangères, dont les Huns, Xianbei, Jie, Qiang, et Di, envahissent la Chine. Beaucoup de Hans sont tués, et une grande partie s’est déplacée vers le Sud. À la dynastie Ming, la population du Sud de la Chine dépasse celle du Nord. Après la dynastie Ming, les Mandchous envahissent la Chine, et c’est le catastrophe pour les Hans. Ces derniers sont forcés de changer leurs costumes et de raser leurs cheveux. Une grande partie des Hans refuse et plus de 80 millions de désobéissants sont tués. Les Mandchous interdisent aux Hans d’entrer dans les provinces du Nord-Est. Après la fondation de la République populaire de Chine, les Hans peuvent cependant y entrer à nouveau. Depuis la dynastie Ming, certains Hans immigrent en Asie du Sud-Est. Après le XIXe siècle, certains immigrent en Europe et en Amérique du Nord.

Les croyances

Le peuple Han croit traditionnellement aux pensées du confucianisme, taoïsme, ainsi que le bouddhisme qui vient de l’Inde plus tard. Mais après l’arrivée des Mandchous et la dynastie Qing, il est interdit pour les Hans de se réunir peu importe la raison. À ce moment-là, les croyances traditionnelles des Hans commencent à décliner. Encore, à cause de l’impact des cultures occidentales d’aujourd’hui, les gens mettent plus d’accent sur l’argent et l’utilitarisme, et aussi à cause de non-ingérence du gouvernement, on ignore de plus en plus des cultures et valeurs traditionnelles, les religions occidentales telles que christianisme, catholicisme se développent et se répandent parmi les Hans en Chine. Mais il y reste quand même un très petit nombre de Hans qui ont des croyances religieuses traditionnelles.

Le costume traditionnel

Article détaillé : Hanfu.

L’ethnie Han possède son costume traditionnel, nommé hanfu. Le hanfu est l’un des plus vieux costumes traditionnels du monde. Il est apparu à l’époque de l’Empereur Jaune. En 1644, les soldats mandchous envahissent la Chine. Les Mandchous ont donné l’ordre aux Hans de se couper les cheveux en style mandchou, appelé anciennement ‘queue de rat’, et de ne plus porter leur costume traditionnel. Cet ordre a provoqué la colère des Hans dans le pays, et ils se sont révoltés plusieurs fois. Tous les Hans qui ne veulent pas se couper les cheveux et changer de costume sont tués, soit environ 80 millions d’individus. En 1683, les soldats mandchous entrent dans Taïwan, et ils y font la même chose. Le hanfu a ainsi disparu de la Chine pendant presque 360 ans.

Deux jeunes hommes hans habillés en hanfu, costume traditionnel des Hans

Après être devenus les esclaves des Mandchous pendant plus de 200 ans, la plupart des Hans ont oublié leurs costumes traditionnels, et sont devenus la seule ethnie sans costume traditionnel au monde. Les Tangzhuang et Qipao que l’on voit aujourd’hui ne sont pas de vrais costumes traditionnels chinois, mais plutôt des costumes mandchous occidentalisés. Certains Hans recommencent à porter leurs propres costumes traditionnels. Ce mouvement est apparu parmi dans la population aux alentours de 2005, le but étant la renaissance du hanfu, et de plus en plus de Hans s’y joignent. La plupart des Hans qui portent le hanfu sont relativement jeunes, entre 20 et 35 ans.

La langue, les dialectes et les écritures

Article détaillé : Langues chinoises.

Les langues chinoises parlées par les Hans appartiennent à la famille des langues sino-tibétaines. Il existe sept dialectes. Il existe deux écritures, la traditionnelle et la simplifiée. L’écriture traditionnelle existe depuis plus de deux mille ans, et la simplifiée est inventée et utilisée en 1956 par le gouvernement chinois.

Les symboles des Hans

Les symboles des Hans sont un dragon chinois et un phénix (fenghuang), ils peuvent signifier respectivement yang et yin, ou bien homme et femme.

Le plus important parmi des deux est le dragon chinois. Contrairement au dragon occidental qui est mauvais, le dragon chinois est le symbole de la force, de l’union, de la sagesse et de la noblesse. Certains chinois (surtout les Hans) se nomment fièrement ‘descendants de dragons’.

Le phénix (fenghuang) est le chef de tous les oiseaux, il représente la paix, la renaissance, la responsabilité, la persévérance.

Références


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