Chateauneuf-sur-Charente


Chateauneuf-sur-Charente

Châteauneuf-sur-Charente

Châteauneuf-sur-Charente

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Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Châteauneuf-sur-Charente
Code Insee abr. 16090
Code postal 16120
Maire
Mandat en cours
Gérard Castaing
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Châteauneuf
Démographie
Population 3 434 hab. (2006)
Densité 143 hab./km²
Gentilé Castelnoviens
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 58″ Nord
       0° 03′ 09″ Ouest
/ 45.5994444444, -0.0525
Altitudes mini. 16 m — maxi. 99 m
Superficie 24,02 km²

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Châteauneuf-sur-Charente est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont les Castelnoviens.

Sommaire

Géographie

Au cœur de la région du cognac et du pineau, Châteauneuf, forte d'un marché et d'une piscine plein air est située entre Angoulême (Préfecture) et Cognac (sous-préfecture), à peu près à 30 km de chacune. Elle est traversée par la Charente qui borde son camping municipal et offre aux visiteurs une petite plage de sable fin. On peut l'atteindre par la route mais également par voie fluviale, en louant une péniche notamment, ou par voie ferroviaire, puisque Châteauneuf est desservie plusieurs fois par jour par des T.E.R. (ligne SNCF d'Angoulême à Saintes).

Histoire

Un habitat préhistorique est attesté[réf. nécessaire] par la découverte de silex et de grottes peintes.

On observe également une présence romaine. Une voie romaine, le Chemin boisné passe d'ailleurs tout à côté de Châteauneuf, sur les coteaux voisins, son emprise étant toujours utilisée.

La ville s'est d'abord appelée Berdeville, avant de devenir Châteauneuf. L'étymologie du mot Berde reste à étayer, mais ce mot semble attaché aux terres basses et alluvionnaires, comme celles que l'on trouve dans le lit majeur de la Charente et qui, drainées, constituent aujourd'hui de très bonnes terres agricoles. La racine Berde ou Borde ou Burde est à rattacher aux terrains déprimés, humides, proches des cours d'eau. Ce serait ainsi l'étymologie de Bordeaux, ville située dans les marais de la Garonne - un cours d'eau près de Bordeaux se nomme l'Eau Bourde.

Le premier château, sur une île de la Charente, existait déjà probablement du temps de Clovis[réf. nécessaire]. Sa situation lui permettait de contrôler la navigation sur la Charente et probablement le franchissement du fleuve par un gué ou peut-être un premier pont. Il s'agissait certainement d'un fortin primitif, en bois. Il fut détruit par un incendie en 1081. Un nouveau château a alors été construit, en pierre, sur le coteau voisin, en rive gauche, dominant le site initial, et a porté le nom de « chasteau neuf ».

Le site même où s'étend la ville, permet de comprendre pourquoi il fut choisi par ses premiers occupants : présence d'une île sur la Charente, facilitant le passage à gué, permettant d'établir un ouvrage défensif... plaine avec des terres fertiles, régulièrement inondées et donc amendées par la Charente... présence d'un relief parfois escarpé, dont celui qui accueillera le second château, falaises calcaires donnant d'excellentes pierres de construction... coteaux propres à la culture de la vigne...

La ville même était très probablement fortifiée, plusieurs documents mentionnant la présence de portes, douves et fossés. Il n'en reste plus trace de nos jours, pas plus que du château dont les derniers vestiges sont incorporés à l'urbanisation actuelle. Le manoir ou logis de Berdeville, à côté de l'église, et qui présente des vestiges de fortification, ne doit pas être confondu avec le château principal : ce manoir fut probablement construit au XVème siècle par la famille Bompart, qui n'étaient pas les seigneurs du lieu. Il fut profondément remanié par la suite et abrite aujourd'hui l'hôpital. Il fait face à l'église, formant avec elle un ensemble pittoresque.

Châteauneuf appartient tout d'abord aux Taillefer comtes d'Angoulême. Le comte d'Angoulême vend les terres en 1098. Châteauneuf reviendra aux Angoulême en 1242, grâce à son rachat par Isabelle d'Angoulême mariée à Hugues X de Lusignan, qui donneront la seigneurerie à un de leurs cadets, Geoffroy de Lusignan. De ce dernier viennent le blason de la ville et sa devise "Qui craint moins la mort que les lions"[1].

Ultérieurement, la seigneurie de Chateauneuf passa à Jean d'Eslion, sieur d'Arlay, puis à Amaury et à Guillaume de Craon, seigneurs de Jarnac, et enfin à Guy de la Rochefoucauld, huitième du nom, qui l'acheta à Guillaume de Craon dont il était le gendre, ayant épousé sa fille Marguerite.

Le traité de Brétigny signé en 1360, donna Châteauneuf aux Anglais. Ils l'occupèrent pendant vingt ans puis la seigneurie fut donnée en apanage à Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI ; son petit-fils Charles, père de François Ier, mourut à Châteauneuf le 1er janvier 1496. Sa veuve, Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, conserva cette seigneurie jusqu'à son décès le 22 septembre 1531. Temporairement possédée par Philippe Chabot, amiral de France, la seigneurie de Châteauneuf passa ensuite à la couronne au milieu du XVIe siècle.

Châteauneuf eut à souffrir des guerres de religion, et fut occupée tour à tour par les deux partis en guerre.

Par la suite, les rois de France engagèrent la seigneurie à divers seigneurs, Châteauneuf passant ainsi succesivement, aux sieurs de Rochechouart, puis de Mortemart, au duc d'Epernon, au maréchal de Navailles, à la marquise de Courcillon, aux marquis de Brunoy…

Enfin le comte d'Artois reprit la seigneurie en 1777, à titre d'apanage, et la conserva jusqu'à la Révolution.

Le pont sur la Charente, très ancien, était au Moyen Âge le seul pont de pierre sur le fleuve entre Cognac et Angoulême. Il avait une grande importance : il a été gardé par les Anglais par le traité de Brétigny (1360) et repris en 1380 avec destruction partielle de l'église.

Le pont médiéval a malheureusement souffert de la sécheresse de 1976 : le très bas niveau de l'eau dans la Charente a mis à sec les fondations sur pilotis de bois, qui ne se conservent parfaitement qu'à condition de ne pas entrer en contact avec l'air. Ceci a provoqué l'effondrement partiel d'une pile du pont. La décision a été prise alors de démolir l'ouvrage, et de le remplacer par un pont en béton, d'un gabarit plus important. Le site y a perdu beaucoup de son charme, mais la circulation sur la Charente en a été améliorée. Pendant les travaux, les usagers ont traversé la Charente sur un pont militaire provisoire.

L'église Saint-Pierre sera à nouveau endommagée lors des révoltes contre la gabelle de 1555 à 1560 et lors des guerres de religion. L'architecte diocésain Paul Abadie fut l'artisan de sa restauration, en deux campagnes, 1846-1850 et 1858-1861.

En 1813 la ville a souffert des inondations[2].

Héraldique

Blason Châteauneuf-les-Charentes 2.svg

Blasonnement : burelé d'or et d'azur, au lion contourné d'argent brochant sur le tout

Blason Châteauneuf-sur-Charente 1.svg

Les armoiries originelles sont : burelé d'argent et d'azur, au lion contourné de gueules brochant sur le tout, qui étaient celles de Geoffroy de Lusignan. Au XXe siècle, la municipalité semble avoir désiré en modifier les couleurs.

Administration

La commune, créée sous le nom de Châteauneuf est devenue Châteauneuf-sur-Charente en 1891[3]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
depuis 2001 Gérard Castaing UMP Artisan retraité
1995 2001 Jacques Bobe UMP député
1989 1995 René Caille PS
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4])
1800 1851 1872 1901 1921 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2184 3030 3750 2870 2808 3285 3475 3500 3554 3522 3422 3434
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Économie

Équipements et services

Lieux et monuments

  • L'Église Saint-Pierre est remarquable par sa statuaire et en particulier le cavalier du frontispice, qui représente le 1er Empereur romain chrétien, Constantin, écrasant le paganisme. Cette statue est en référence au lieu de construction de cette église, puisqu'elle a été construite sur un lieu de culte païen, avec donc pour but d'éradiquer le paganisme des campagnes. Elle est également remarquable par sa haute façade de 24 mètres, divisée en 3 parties verticales et 3 parties horizontales, elle est considérée comme une des plus belles façades de Charente. L'église est en partie romane, en partie gothique avec un clocher gothique. L'église cache un détail amusant, un escargot sculpté en haut-relief, à l'extrémité de la nef, côté autel. L'escargot est un symbole charentais, censé à la fois représenter le caractère des habitants, discrets, pacifiques, peu enclins à s'exciter, et montrer leur attachement à cet animal, sous l'angle culinaire. Les Castelnoviens aiment à montrer cet escargot à leurs hôtes. Sa recherche occupe les enfants lors de la visite du monument.
La façade
Avec son clocher
Statue de Constantin
  • Sa petite plage de sable fin au bord de la Charente offre aux promeneurs un moment de détente et une jolie vue sur l'île Mattard. Le Bain des Dames propose des jeux et un "pré" pour les enfants (tables de tennis, ballons, buvette l'été...).
  • De belles falaises sont également présentes à l'entrée de la ville ,lieu où virent le jour les premiers habitants de cette ville, au néolithique, et qui offrent un superbe panorama. Il faut notamment se rendre au site de la Font Qui Pisse (falaises calcaires, plusieurs grottes, site d'escalade...).
  • On peut également se rendre sur deux petites îles, les îles de la Fuie, qui servent d'embarcadère pour le tourisme fluvial, et où viennent généralement s'ébattre cygnes et canards...
  • les environs de Châteauneuf comportent maints sites pittoresques et de beaux panoramas sur les basses collines de la Charente et sur le fleuve ; c'est un pays au climat agréable, une terre douce à vivre qui n'est pas sans évoquer, parfois, la Provence ou la Toscane. Vigne, figuier, amandier, chêne-vert... émaillent le paysage où l'on voit dépasser les clochers de très anciennes églises romanes ou les toits de maisons de viticulteurs.

Personnalités liées à la commune

  • Ernest Antoine Emmanuel Monis est né à Châteauneuf dans la rue qui porte maintenant son nom en 1846. Avocat, député, sénateur de Gironde, président du Sénat, il commença sa carrière ministérielle comme ministre de la justice en 1899. À la demande du président Fallières, il devint président du conseil en 1911 et forma son gouvernement en se gardant l'Intérieur et les Cultes. Le 20 mai 1911 il est blessé lors d'un meeting aérien. Il decede en 1929.
  • Gérard Simonnot ancien coureur cycliste né à Châteauneuf

Voir aussi

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Références

  1. Édouard Martin, Histoire de Châteauneuf, cité sur J.M. Ouvrard, Les blasons de la Charente
  2. Histoire de Cognac, Jarnac et Segonzac, Abbé Cousin, 1882, réédition 2007, ISBN 2-84618-496-8
  3. Base Cassini
  4. Châteauneuf-sur-Charente sur le site de l'Insee

Liens externes

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