Charly Mottet


Charly Mottet
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le coureur cycliste. Pour les autres emplois de ce nom, voir Mottet.
Charly Mottet Icône cycliste
Charly MOTTET.jpg
Charly Mottet au Paris-Tours 1998
Informations
Nom Mottet
Prénom Charly
Surnom Petit Charly
Date de naissance 16 décembre 1962 (1962-12-16) (48 ans)
Pays Drapeau de France France
Spécialité Complet
Équipe pro
1983-1985
1986-1988
1989-1992
1993-1994
Renault-Elf
Système U
RMO
Novemail-Histor
Principales victoires
5 courses à étapes

Tour de l'Avenir 1984 (3 étapes)
Critérium du Dauphiné libéré 1987, 1989, 1992 (3 étapes)
Tour de Romandie 1990 (2 étapes)
2 classiques
Tour de Lombardie 1988
Grand Prix de Zurich 1990
1 classement annexe de grands tours
Jersey white.svg Meilleur jeune du Tour d'Italie 1984
6 étapes dans les grands tours
Tour de France (3 étapes)
Tour d'Espagne (2 étapes)
Tour d'Italie (1 étape)
Autres courses
Grand Prix des Nations 1985, 1987 et 1988

Charly Mottet au centre (Paris-Nice 1993)

Charly Mottet, de son vrai nom Charles Mottet, est un coureur cycliste français né le 16 décembre 1962 à Valence et originaire de Saint-Jean-en-Royans. Son surnom dans les pelotons était Petit Charly.

Il est professionnel de 1983 à 1994[1] et compte plus de soixante-dix victoires, parmi lesquelles le Tour de Lombardie 1988, le Critérium du Dauphiné libéré à trois reprises et le Grand Prix des Nations, également à trois reprises. Mottet obtient également plusieurs places d'honneur sur les grands tours, dont une deuxième place lors du Tour d'Italie 1990. Il est également numéro 1 mondial UCI à plusieurs reprises.

Sélectionneur de l'équipe de France en 1997 et 1998, il est également durant plusieurs années, directeur adjoint du Critérium du Dauphiné libéré aux côtés de Thierry Cazeneuve. En 2010, il est nommé manager sportif des Grand Prix de Québec et de Montréal, au Canada.

Sommaire

Repères biographiques et carrière amateur

Durant sa carrière amateur, Charly Mottet termine notamment troisième du championnat de France junior 1980 remporté par Vincent Barteau[2]. En 1982, il se classe deuxième de Paris-Barentin et de Paris-Troyes[3] avec les couleurs du VC Romans-Péage.

Carrière cycliste

Renault-Gitane puis Système U (1983-1988)

1985

Mottet remporte le Prestige Pernod[note 1],[4].

1986

Mottet termine à la septième place du Super Prestige Pernod[5].

Victoire au Dauphiné libéré, quatrième du Tour (1987)

En début de saison, Charly Mottet est deuxième du Grand Prix d'Antibes[6]. Participant aux classiques flandriennes, Mottet est 35e du Tour des Flandres[5] puis il lance la course dans Paris-Roubaix mais sans figurer ensuite aux avants-postes de la course[7]. Il est troisième en mai des Quatre jours de Dunkerque[8]. Il remporte en juin le Critérium du Dauphiné libéré grâce à une deuxième place obtenue dans le contre-la-montre puis un contrôle de ses adversaires dans les étapes montagneuses. Le Colombien Henry Cardenas est deuxième à deux minutes 44 secondes et Ronan Pensec complète le podium[9].

Outsider pour la victoire finale dans la Grande Boucle[10], il endosse le maillot jaune grâce à sa deuxième place à neuf secondes de Stephen Roche au terme de la dixième étape, un contre-la-montre de 87,5 km qui se termine au Futuroscope[11]. Il perd le maillot de leader dès le lendemain au profit de son coéquipier Martial Gayant mais il le récupère deux jours plus tard lors de la première étape des Pyrénées[12]. Mottet garde le maillot jaune jusqu'à la dix-huitième étape, un contre-la-montre qui se termine au sommet du mont Ventoux. Il passe alors à la troisième place du classement général à 2 minutes 47 secondes de Jean-François Bernard, le vainqueur du jour[13]. Le lendemain, Bernard perd son maillot à la suite d'une attaque menée par Charly Mottet et Laurent Fignon qui profitent d'une crevaison de Bernard pour s'échapper. Stephen Roche prend le maillot jaune, Mottet est deuxième à 41 secondes[14]. Dépassé dans les jours qui suivent par Stephen Roche et Pedro Delgado[15] puis par Jean-François Bernard[16], Charly Mottet termine finalement au pied du podium de ce Tour de France[5].

Mottet remporte en août une étape et le classement final du Tour du Limousin puis il est en septembre troisième du Grand Prix Eddy Merckx[5] avant de gagner le Grand Prix des Nations en battant le record de l'épreuve[17]. Il termine sa saison par une quatrième place lors de Créteil-Chaville puis une neuvième au Tour de Lombardie[6], ce qui lui permet d'être huitième du classement FICP[18]. Il est également quatrième du Super Prestige Pernod[5] et gagne le challenge Prestige Pernod[4]. Début novembre, Mottet et Bernard Vallet s'imposent lors des Six jours de Grenoble[19].

Victoire sur le Tour de Lombardie (1988)

Mottet commence sa saison par une deuxième place lors du Tour Méditerranéen[6]. Début avril, il est septième du Tour des Flandres le 3 puis il gagne une étape puis le classement général du Tour du Vaucluse la semaine suivante[6]. Mottet lance l'échappée victorieuse de la Flèche Wallonne en compagnie de Rolf Gölz à quarante kilomètres de l'arrivée et seuls cinq coureurs restent en lice pour la victoire. Gölz distance ses adversaires dans l'avant-dernière montée et remporte la victoire, Mottet est lui quatrième[20]. Il complète son week-end ardennais par une septième place sur Liège-Bastogne-Liège[5]. Le mois suivant, il gagne une étape en contre-la-montre lors des Quatre jours de Dunkerque dont il prend la deuxième place finale[8] puis est troisième du Grand Prix de Wallonie[6].

En juin, Mottet prend la tête du Critérium du Dauphiné libéré après sa victoire lors de la quatrième étape[21]. Il accentue son avantage le lendemain[22] mais perd finalement la course dans les dernières étapes et termine finalement troisième du classement général à près de 4 minutes du vainqueur colombien Luis Herrera[23]. Il est ensuite troisième de la Bicyclette basque et quatrième du championnat de France[5]. Faisant partie des favoris du Tour de France[24], il figure à la sixième place du classement général au terme de la sixième étape disputée en contre-la-montre[25]. Après la première étape des Alpes, il est quatrième à 1 minute 1 seconde de Steve Bauer, alors maillot jaune[26]. Le lendemain, le 14 juillet, Mottet perd ses chances de victoire ou de podium en concédant plus de 8 minutes au sommet de L'Alpe d'Huez sur Steven Rooks, vainqueur de l'étape[27]. Le 18 juillet, Mottet abandonne au cours de la quinzième étape[28] en raison d'un problème hépatique[29].

En août, Mottet gagne une étape et finit deuxième de Paris-Bourges puis deuxième du Grand Prix de Plouay[6]. fait partie des trois leaders de l'équipe de France, avec Laurent Fignon et Marc Madiot, pour le championnat du monde sur route[30]. Il ne s'y classe que 73e[6] d'une course remportée par Maurizio Fondriest devant Martial Gayant. Le 10 septembre, il est troisième avec Thierry Marie du Trophée Baracchi puis remporte la semaine suivante le Tour du Latium. Il remporte le Grand Prix des Nations pour la troisième fois le 25 septembre devant Laurent Fignon[6]. Mi-octobre, il remporte le Tour de Lombardie au terme d'une échappée en solitaire de plus de 100 kilomètres. Il résiste à un groupe de sept poursuivants et s'impose 1 minute 40 secondes devant Gianni Bugno[31]. Mottet termine sa saison par une victoire sur piste lors des Six jours de Grenoble[32]. Mottet est deuxième du classement FICP cette saison[33].

RMO (1989-1992)

Devient numéro 1 mondial (1989)

Au cours de la saison 1988, Charly Mottet donne son accord pour rejoindre l'équipe RMO. Il s'engage pour trois ans et quitte donc Cyrille Guimard, son directeur sportif depuis son passage en professionnel[29],[34]. Avec sa nouvelle équipe, il est troisième du Tour de la Communauté de Valence en février[6]. Le mois suivant, il gagne une étap[5] et est troisième de Tirreno-Adriatico[35] puis deuxième du Critérium International[36]. Il est diminué par un virus lors des classiques du mois d'avril ce qui entraîne un forfait à l'Amstel Gold Race[8]. Début mai, il remporte une étape et le classement général des Quatre jours de Dunkerque[8]. Le 15 mai, Mottet prend la tête du classement FICP et succède ainsi à Sean Kelly, leader du classement depuis sa création en 1984[37],[38]. Il remporte aussi durant le mois de mai une étape du Tour d'Armorique[6]. À la fin du mois, il débute le Critérium du Dauphiné libéré par une deuxième place au terme du prologue, devancé de 32 centièmes de seconde par Steve Bauer[39]. Mottet prend la tête de l'épreuve suite à sa victoire lors de la troisième étape, qui comporte la montée du mont Ventoux[40]. Il est ensuite menacé dans les dernières étapes par Robert Millar mais Mottet conserve 18 secondes sur le coureur écossais, remportant ainsi son troisième Dauphiné[41]. Il gagne ensuite le prologue du Grand Prix du Midi libre et termine quatrième de la course[5].

Laurent Fignon et Pedro Delgado sont les favoris principaux du Tour de France. Mottet fait partie des principaux outsiders à la victoire[42]. Le début de Tour est marqué par la perte de plusieurs minutes par Delgado en raison d'un retard au départ du prologue suivi d'une défaillance dans le contre-la-montre par équipes[43]. Sous la pluie, Mottet perd près de 4 minutes sur l'Américain Greg LeMond lors du contre-la-montre de la cinquième étape et se trouve alors dixième du classement général à un peu plus de 4 minutes de l'Américain[44]. L'écart ne change pas au terme de la première étape pyrénéenne mais Mottet grimpe à la quatrième place derrière LeMond, Fignon et Pascal Simon[45]. À l'attaque le lendemain, il est devancé par Robert Millar et Pedro Delgado mais il prend plus de 3 minutes à Laurent Fignon et Greg LeMond et est ainsi troisième du classement général à moins d'une minute de ses deux adversaires[46]. Le 14 juillet, Fignon et Mottet attaquent en duo dans l'étape de Marseille mais ils sont repris par leurs poursuivants après 50 kilomètres d'échappée[47]. Perdant un peu plus d'une minute dans le contre-la-montre d'Orcières-Merlette, Mottet finit la deuxième semaine à la troisième place du classement à 2 minutes 17 secondes de LeMond[48]. Mottet perd 4 minutes lors de l'étape de L'Alpe d'Huez où Laurent Fignon reprend le maillot jaune à Greg LeMond[49]. LeMond remporte le Tour pour 8 secondes devant Fignon. Charly Mottet termine lui sixième à 10 minutes 6 secondes de l'Américain[50].

Au sortir du Tour de France, Mottet perd la tête du classement FICP au profit de Laurent Fignon[51] mais il revient à la première place dès début août grâce à sa troisième place du Grand Prix des Amériques[52]. Il prend ensuite la quatrième place du Grand Prix de San Sebastian[6]. La course est remportée par Gerhard Zadrobilek après 140 kilomètres d'échappée en solitaire malgré les efforts de Mottet pour revenir sur lui[53]. La semaine suivante, il est deuxième des Trois Vallées Varésines[5]. Favori « à domicile » des championnats du monde[note 2] en compagnie de Laurent Fignon au sein d'une équipe de France divisée[54], les Français sont battus par Greg LeMond, Mottet étant ainsi 19e[6]. Après ces championnats, Mottet remporte le Tour du Latium puis est troisième du Grand Prix des Nations[5]. Remportée par Laurent Fignon, la course lui permet de reprendre la tête du classement FICP[55]. En octobre, Mottet est deuxième du Tour d'Irlande puis finit sa saison sur piste en remportant les Six jours de Paris avec Etienne De Wilde puis en se classant 3e des Six jours de Grenoble, toujours avec De Wilde[6]. Il termine la saison au deuxième rang du classement FICP derrière Fignon[56].

Deuxième du Tour d'Italie, échec sur le Tour de France (1990)

Charly Mottet débute l'année 1990 en ayant le Tour de France comme objectif principal[57]. Lors de l'hiver, il se fait opérer des sinus qui l'avaient gêné lors du Tour de France 1989[58]. Il obtient en février la cinquième place du Tour Méditerranéen[59]. Sur les classiques d'avril qui ne sont pas un objectif[60], il obtient comme meilleur résultat une 31e place lors de l'Amstel Gold Race[6]. Début mai, Mottet aborde le Tour de Romandie comme une préparation au Tour d'Italie[61]. Il remporte le prologue mais perd la tête du classement général le lendemain au profit du Suisse Rolf Jaermann[62]. Il remporte quelques jours plus tard un contre-la-montre de 22,5 km[63] et l'emporte au final avec deux minutes d'avance sur Robert Millar[64].

Gianni Bugno, ici sur le Tour de France 1993, remporte le Tour d'Italie 1990 devant Charly Mottet.

Fort de sa victoire romande, Mottet fait partie des favoris du Tour d'Italie[65] même si ce Giro lui sert de préparation au Tour de France[66]. Mottet concède 44 secondes à Gianni Bugno dès la première étape qui se dispute en contre-la-montre[67]. Deux jours plus tard, Bugno attaque à nouveau et prend du temps à tous les favoris, Mottet est alors 15e du général à 1 minute 36 secondes[68]. Troisième de la septième étape remportée par Bugno, Mottet remonte à la septième place du classement mais avec 11 secondes de retard en plus[69]. Le deuxième contre-la-montre du Giro permet à Bugno d'accentuer son avance au classement, Mottet est alors troisième à 4 minutes 9 secondes[70]. Mottet attaque lors de la douzième étape mais finit par concéder 8 secondes de bonifications à Bugno[71]. Il réessaie lors de la seizième étape. Les deux coureurs arrivent ensemble et Mottet l'emporte. Mottet passe alors deuxième au classement général[72]. Le dernier contre-la-montre, remporté par Bugno, ne change pas le classement et Mottet termine donc deuxième de ce Tour d'Italie, à 6 minutes et 33 secondes de l'Italien[73].

Attendu sur le Tour de France[74],[75], Mottet perd 10 minutes sur Gianni Bugno lors de l'étape de L'Alpe d'Huez remportée par l'Italien. Il est alors 28e du classement[76]. N'ayant plus aucune chance de victoire finale, il annonce vouloir aider son coéquipier Thierry Claveyrolat à remporter le maillot à pois de meilleur grimpeur[77]. Lors de la quinzième étape, il fait partie d'un groupe de 19 coureurs qu'il sème à une trentaine de kilomètres de l'arrivée pour s'imposer en solitaire avec 2 minutes d'avance sur le deuxième[77],[78]. Claveyrolat termine meilleur grimpeur et Mottet 49e du Tour de France[6].

Après le Tour, Mottet est cinquième du Tour de Burgos début août[5]. Il remporte ensuite le Championnat de Zurich en devançant à l'arrivée ses compagnons d'échappée Greg LeMond, Claudio Chiappucci et Marino Lejarreta[79]. Il ne peut ensuite participer aux championnats du monde en raison d'une fracture à l'avant-bras gauche[80]. De retour en fin de saison, il est troisième du Tour de Lombardie, battu au sprint par Gilles Delion et Pascal Richard[81] puis cinquième de la finale de la coupe du monde disputée en contre-la-montre à Lunel[82]. Il est 14e de cette Coupe du monde[83]. Cette année-là, Mottet est absent de la saison des Six jours sur piste en raison d'exigences financières trop élevées de la part des dirigeants de RMO pour libérer leurs coureurs[84]. Troisième du classement FICP, il est devancé par les Italiens Bugno et Chiappucci[85].

Quatrième du Tour de France, échec sur la coupe du monde (1991)

Pour 1991, Charly Mottet a comme objectif de remporter la coupe du monde[86] et de bien figurer sur le Tour de France[87]. Il débute sa saison en février par une cinquième place lors de la Ruta del Sol puis une neuvième place au Trophée Luis Puig[5]. En mars, il abandonne Paris-Nice à cause d'une bronchite[86]. Sur Milan-San Remo, il figure dans la bonne échappée mais est lâché par le vainqueur Claudio Chiappucci et Rolf Sørensen pour terminer 91e[87]. Il remporte ensuite l'étape de côtes du Critérium International, ce qui lui permet de terminer troisième de la course[88]. Un temps à l'avant de Paris-Roubaix, il finit 36e d'une course remportée par son coéquipier Marc Madiot[89]. Il ne fait pas partie de la bonne échappée dans Liège-Bastogne-Liège qu'il termine dans le peloton en 23e position[90], ce qui est sa meilleure place dans une des classiques du mois d'avril[6]. En mai, il obtient la victoire aux Quatre jours de Dunkerque devant Laurent Jalabert et Johan Museeuw à la suite d'une deuxième place dans le contre-la-montre et sa victoire dans l'étape de Cassel[91]. Favori d'une course qui se déroule dans sa région, Mottet remporte ensuite la première édition de la Classique des Alpes en battant au sprint son dernier adversaire, Robert Millar[92]. Il termine son mois de mai par une victoire d'étape sur le Tour d'Armorique[6].

Abandonnant lors du Dauphiné libéré[93] puis distancé lors du Midi libre[94], Mottet fait partie des coureurs à suivre au départ du Tour de France[95],[96]. Au terme de la première semaine, Mottet, qui a perdu 6 minutes lors du contre-la-montre d'Alençon par rapport au vainqueur Miguel Indurain, se situe à 8 minutes 34 secondes du maillot jaune Greg LeMond[97]. À Saint-Herblain, terme de la onzième étape, il piège le peloton en attaquant à 700 mètres de l'arrivée et s'impose devant l'ensemble des sprinteurs[98]. Il récidive lors de l'étape suivante, la première étape de montagne des Pyrénées. Mottet fait partie de l'échappée victorieuse et s'impose au sprint devant Pascal Richard. Luc Leblanc, troisième, endosse le maillot jaune et devance alors Greg LeMond. Charly Mottet remonte à la troisième place, à près de 4 minutes de Leblanc[99]. Le lendemain, le classement est modifié par l'échappée de Miguel Indurain et de Claudio Chiappucci. Indurain prend le maillot jaune et Mottet, qui a fini cinquième de l'étape, est deuxième à 3 minutes[100]. Lors de la montée de L'Alpe d'Huez, Mottet perd près de deux minutes sur le vainqueur de l'étape italien Gianni Bugno ainsi que Miguel Indurain. Il perd alors sa deuxième place et passe quatrième derrière Indurain, Bugno et Chiappucci[101]. Les dernières étapes ne changent pas l'ordre du classement, Mottet finit donc quatrième du Tour à 7 minutes 37 secondes d'Indurain[102].

En août, Mottet obtient la dixième place de la Classique de Saint-Sébastien, sa meilleure performance sur une course de la coupe du monde 1991, et la deuxième de la Coppa Agostoni[6]. Lors des championnats du monde, il termine 26e dans le peloton classé à 5 secondes du vainqueur, Gianni Bugno[103]. Après une dernière place d'honneur obtenue lors du Tour d'Émilie[6], il termine la saison au sixième rang du classement FICP[104].

Troisième victoire au Dauphiné libéré (1992)

Mottet entame 1992 au sein d'une équipe RMO dont l'avenir est incertain en raison des problèmes financiers de l'entreprise sponsor de l'équipe et qui a perdu plusieurs coureurs comme Marc Madiot ou Thierry Claveyrolat[105],[106]. Il fait sa préparation hivernale et débute sa saison sur Paris-Nice[107] dont il se classe dixième[5]. Quelques jours plus tard, il est forfait sur Milan-San Remo en raison d'une infection virale[108],[109]. Début mai, il est cinquième du Trophée des Grimpeurs puis il s'aligne sur le Tour de Romandie. Troisième du prologue puis deuxième de la troisième étape derrière l'Américain Andrew Hampsten[5], Mottet termine l'épreuve à la troisième place à 39 secondes de l'Américain, Miguel Indurain étant deuxième[110]. Après une opération à une dent de sagesse[111], il clôture son mois de mai par une septième place lors de la Classique des Alpes que remporte Gilles Delion[6].

Mottet participe en juin au Critérium du Dauphiné libéré. Bien placé dans les étapes les plus difficiles, il prend la tête du classement général le dernier jour grâce à sa victoire lors du contre-la-montre final. Au final, il devance l'ancien leader Luc Leblanc, Gianni Bugno est lui troisième[109],[111]. C'est sa troisième victoire dans l'épreuve ce qui fait de lui le coureur le plus titré dans cette course, à égalité avec Nello Lauredi, Luis Ocaña et Bernard Hinault[109]. Son équipe RMO est alors invitée à disputer le Tour de France[112]. Classé parmi les prétendants au podium, Mottet déclare : « Je ne pense pas au général. »[113]. La deuxième étape de la Grande Boucle permet à Richard Virenque, coéquipier de Mottet, de prendre le maillot jaune. Mottet termine dans un groupe avec Miguel Indurain, Claudio Chiappucci et Gianni Bugno et tous ces coureurs prennent du temps à leurs adversaires[114]. Le lendemain, c'est un autre RMO, Pascal Lino, qui endosse le maillot jaune qu'il gardera 10 jours avant de finir cinquième du Tour. Mottet est lui huitième du classement[115]. Il perd du temps dans les étapes qui suivent[116] et abandonne pendant la douzième étape en raison d'un problème au foie[117].

Après le Tour de France, Charly Mottet remporte le 19 août la Coppa Bernocchi[6]. Échappé sans succès pendant le Championnat de Zurich[118], Mottet est vingt-quatrième des championnats du monde[5] remportés par Gianni Bugno au sprint devant Laurent Jalabert. Il voit sa saison compromise par les problèmes financiers de son équipe dont le sponsor principal R.M.O fait l'objet de poursuites judiciaires qui se soldent par une banqueroute[119]. Il est alors annoncé dans plusieurs équipes comme Gatorade[119] ou Banesto[120]. L'équipe RMO finit la saison et Mottet obtient une huitième place lors du Tour de Catalogne[5]. À la fin du mois de septembre, sa signature dans l'équipe Novemail-Histor nouvellement créée est annoncée[121]. Sa saison se conclut au 24e rang mondial[122].

Novemail-Histor (1993-1994)

1993

Charly Mottet débute sa saison avec son nouveau maillot lors du Grand Prix d'Ouverture La Marseillaise au début du mois de février. Il y obtient la quatrième place. Durant ce mois, il obtient également la troisième place du classement final de l'Étoile de Bessèges ainsi que la victoire lors du Tour Méditerranéen grâce notamment à une victoire d'étape au sommet du mont Faron[6],[123]. Sa saison est cependant interrompue en mars en raison d'une chute le 12 mars sur Paris-Nice qui lui provoque une fracture d'un col du fémur[124]. Opéré en avril, il fait son retour dans les pelotons le 14 mai à l'occasion du Tour de l'Oise[125].

Chef de file de son équipe pour le Tour de France, il arrive sur la Grande Boucle avec des incertitudes sur sa forme en raison de sa récente blessure[126].

Caractéristiques

Charly Mottet est un coureur capable d'obtenir des résultats sur tous les types de terrain, que ce soit sur les grands tours, les courses d'un jour (hormis Paris-Roubaix ou le Tour des Flandres) ou les contre-la-montre[29]. Il se sent plus à l'aise par beau temps[29],[109].

Au début des années 1990, ses capacités à remporter un Tour de France suscitent des interrogations[57].

Mottet est considéré comme un des coureurs les plus propres du peloton. Il avoue cependant avoir pris des amphétamines pendant sa carrière, sans effet selon lui[127].

L'après-carrière

À la suite de sa carrière de coureur, Charly Mottet entame une carrière de dirigeant dans le monde cycliste. Durant 14 ans, il est ainsi directeur adjoint du Critérium du Dauphiné libéré[128], ce qui lui permet d'être un des membres du conseil de l'UCI ProTour lors de sa création en 2004[129]. Mottet quitte le Dauphiné au moment du rachat de la course par Amaury Sport Organisation et rejoint alors l'organisation des courses canadiennes du Grand Prix Cycliste de Québec et du Grand Prix Cycliste de Montréal en tant que manager sportif[128],[130]. Sur le Tour de France, il est chargé de relations publiques pour un sponsor[130].

En plus de ses responsabilités d'organisateur de course, Mottet est délégué technique pour l'Union cycliste internationale depuis 1996[131]. À ce titre, il intervient sur le parcours des championnats du monde sur route pour en vérifier la sécurité et l'attractivité[130],[131],[132].

En 1997 et 1998, il est directeur sportif de l'équipe de France de cyclisme. Il démissionne au cours de l'année 1999[133]. Sous sa direction, la France remporte trois titres mondiaux en 1997, les contre-la-montre hommes avec Laurent Jalabert et femmes avec Jeannie Longo ainsi que la course sur route hommes avec Laurent Brochard. L'année suivante, la France ne remporte aucun titre.

Palmarès sur route et classements mondiaux

Résultats sur les grands tours

Tour de France

10 participations[134].

  • 1985 : 36e du classement général.
  • 1986 : 16e du classement général, vainqueur de la 2e étape (Meudon-Saint-Quentin-en-Yvelines contre-la-montre par équipes).
  • 1987 : 4e du classement général, Maillot jaune maillot jaune pendant 6 jours.
  • 1988 : abandon (15e étape).
  • 1989 : 6e du classement général.
  • 1990 : 49e du classement général, vainqueur de la 15e étape (Millau-Revel).
  • 1991 : 4e du classement général, vainqueur des 11e (Quimper-Saint-Herblain) et 12e (Pau-Jaca) étapes.
  • 1992 : abandon (12e étape).
  • 1993 : 40e du classement général.
  • 1994 : 26e du classement général.

Tour d'Italie

2 participations.

  • 1984 : 21e du classement général, Jersey white.svg meilleur jeune, vainqueur de la 1re étape (contre-la-montre par équipes).
  • 1990 : 2e du classement général, vainqueur de la 16e étape.

Tour d'Espagne

1 participation.

  • 1986 : 22e du classement général, vainqueur des 9e et 11e étapes.

Classements mondiaux

Année 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994
Classement UCI[135]  ? 10e[136] 7e[137] 8e[18] 2e[33] 2e[56] 3e[85] 6e[104] 24e[122] 34e[138] 79e[139]
Coupe du monde[note 3],[140] - - - - - 8e[141] 14e[83]  ? nc  ? nc
Légende : nc = non classé

Il est classé n°1 mondial du 15 mai au 23 juillet 1989 puis du 6 août au 30 septembre de cette même année[142].

Palmarès sur piste

Distinctions

Notes et références

Notes

  1. Le Prestige Pernod est un classement par points créé par le sponsor du même nom et qui récompense le coureur français ayant remporté le plus de points sur les courses majeures du calendrier cycliste de l'année en question. Il ne faut pas le confondre avec le Super Prestige Pernod qui s'adresse à l'ensemble des coureurs. Il existe enfin la Promotion Pernod qui concerne les coureurs français de moins de 25 ans. Ces classements existent de 1958 à 1987.
  2. Ces championnats se déroulent à Chambéry.
  3. La Coupe du monde naît en 1989.

Références

  1. Ses différentes équipes professionnelles sur www.memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 19 février 2011
  2. Antoine Riche, « Premiers Pas dans la carrière » sur cyclismag.com, 29 mars 2005
  3. Charly Mottet sur siteducyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  4. a et b Challenge Pernod sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 16 novembre 2011
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q (nl)Charles Mottet - Weg sur cyclebase.nl. Consulté le 16 novembre 2011
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v (nl-be)Wedstrijden van Mottet Charly (aantal: 289) sur wielrennen.hour.be. Consulté le 7 novembre 2011
  7. « Paris-Roubaix : le retour de Vanderaerden », dans Journal de Genève, 13 avril 1987 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  8. a, b, c et d « Quatre-Jours de Dunkerque », dans Le Soir, 8 mai 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  9. « Belle victoire de Charly Mottet », dans Journal de Genève, 2 juin 1987 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  10. « Le Tour plus ouvert que jamais », dans Gazette de Lausanne, 1er juillet 1987 [texte intégral (page consultée le 11 octobre 2011)] 
  11. « Les Suisses résistent au choc », dans Gazette de Lausanne, 11 juillet 1987 [texte intégral (page consultée le 11 octobre 2011)] 
  12. « Gros dégâts en Pyrénées », dans Journal de Genève, 14 juillet 1987 [texte intégral (page consultée le 11 octobre 2011)] 
  13. « Ventoux : l'exploit de Bernard », dans Gazette de Lausanne, 20 juillet 1987 [texte intégral (page consultée le 11 octobre 2011)] 
  14. « Delgado et Roche : 2 hommes en fuite », dans Gazette de Lausanne, 21 juillet 1987 [texte intégral (page consultée le 11 octobre 2011)] 
  15. « Laurent le magnifique ! », dans Journal de Genève, 23 juillet 1987 [texte intégral (page consultée le 11 octobre 2011)] 
  16. « Anguille sous Roche... », dans Journal de Genève, 24 juillet 1987 [texte intégral (page consultée le 11 octobre 2011)] 
  17. « Charly Mottet triomphe au Grand Prix des Nations », dans Journal de Genève, 28 septembre 1987 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  18. a et b Classement FICP 1987 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  19. « Six Jours de Grenoble : Vallet/Mottet vainqueurs », dans Journal de Genève, 4 novembre 1987 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  20. « Flèche Wallonne : Gölz en solitaire », dans Journal de Genève, 14 avril 1988 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  21. « Critérium du Dauphiné : Charly Mottet sur orbite », dans Journal de Genève, 3 juin 1988 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  22. « Mottet maîtrise la situation », dans Journal de Genève, 4 juin 1988 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  23. « Herrera arrache la victoire finale », dans Journal de Genève, 6 juin 1988 [texte intégral (page consultée le 6 novembre 2011)] 
  24. « Le Tour de France de l'incertitude », dans Journal de Genève, 2 juillet 1988 [texte intégral (page consultée le 7 novembre 2011)] 
  25. « Yates dans le vent, Nijdam en jaune », dans Gazette de Lausanne, 9 juillet 1988 [texte intégral (page consultée le 7 novembre 2011)] 
  26. « Parra en tête à Morzine », dans Gazette de Lausanne, 14 juillet 1988 [texte intégral (page consultée le 7 novembre 2011)] 
  27. « Déroute franco-suisse ! », dans Gazette de Lausanne, 15 juillet 1988 [texte intégral (page consultée le 7 novembre 2011)] 
  28. « Zimmermann jette l'éponge », dans Gazette de Lausanne, 19 juillet 1988 [texte intégral (page consultée le 7 novembre 2011)] 
  29. a, b, c et d « L'ambition de Charly Mottet », dans Le Soir, 3 janvier 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  30. « Aucun favori à Renaix », dans Gazette de Lausanne, 27 août 1988 [texte intégral (page consultée le 7 novembre 2011)] 
  31. « Tour de Lombardie : Mottet avec panache », dans Journal de Genève, 17 octobre 1988 [texte intégral (page consultée le 7 novembre 2011)] 
  32. « Six jours de Grenoble : Mottet-Hermann à l'arraché », dans Le Soir, 3 novembre 1988 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  33. a et b Classement FICP 1988 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 7 novembre 2011
  34. « Quel visage pour le peloton 1989 ? », dans Gazette de Lausanne, 12 janvier 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  35. « Tirreno-Adriatico : Rominger triomphe », dans Journal de Genève, 16 mars 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  36. « Miguel Indurain comme Sean Kelly », dans Journal de Genève, 28 mars 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  37. Leaders du classement UCI, UCI. Consulté le 8 novembre 2011
  38. « Charly Mottet détrône Kelly », dans Gazette de Lausanne, 18 mai 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  39. « Première pour Bauer au Critérium du Dauphiné », dans Journal de Genève, 30 mai 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  40. « Dauphiné-Libéré : Mottet prend le pouvoir », dans Journal de Genève, 2 juin 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  41. « Mottet assure l'essentiel », dans Journal de Genève, 6 juin 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  42. « Le Tour 89 : Fignon-Delgado, mais aussi Mottet et bien d'autres... », dans Le Soir, 1er juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  43. « Le week-end perdu de Pedro Delgado », dans Journal de Genève, 3 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  44. « LeMond en jaune trois ans après », dans Gazette de Lausanne, 7 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  45. « Premiers cols : triplé espagnol », dans Journal de Genève, 11 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  46. « Laurent Fignon prend le pouvoir », dans Journal de Genève, 12 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  47. « Fignon et Mottet défient Delgado », dans Gazette de Lausanne, 15 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  48. « Quatre héros en quête de hauteur », dans Gazette de Lausanne, 18 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  49. « Laurent Fignon reprend le pouvoir », dans Gazette de Lausanne, 20 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  50. « Incroyable Greg LeMond », dans Gazette de Lausanne, 24 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  51. « Fignon numéro 1 mondial », dans Journal de Genève, 27 juillet 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  52. « Mottet reprend la tête du classement mondial », dans Journal de Genève, 9 août 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  53. « Zadrobielk a fait valser », dans Le Soir, 14 août 1989 [texte intégral (page consultée le 8 novembre 2011)] 
  54. « Fignon et Mottet sous la menace », dans Gazette de Lausanne, 26 août 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  55. « Classement mondial : Fignon nouveau leader », dans Journal de Genève, 5 octobre 1989 [texte intégral (page consultée le 12 novembre 2011)] 
  56. a et b Classement FICP 1989 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 12 novembre 2011
  57. a et b « RMO: Bernard Vallet et Charly Mottet font la paire », dans Le Soir, 6 février 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  58. « Le Tournaisien Michel Vermote, service compris », dans Le Soir, 2 juillet 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  59. « Rué et Bomans gagnent au Tour méditerranéen », dans Le Soir, 20 février 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  60. « Du Tour à la Flèche, Argentin devant, les Belges derrière », dans Le Soir, 12 avril 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  61. « Les Suisses ambitieux au Tour de Romandie », dans Journal de Genève, 8 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  62. « Le Tour de Romandie a commencé », dans Le Soir, 10 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  63. « Nouvel exploit de Mottet », dans Journal de Genève, 11 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  64. « Charly Mottet dix ans après Hinault », dans Gazette de Lausanne, 14 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  65. « Mottet et Fignon, favoris d'un Tour d'Italie qui commence aujourd'hui », dans Le Soir, 18 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  66. « Les yeux tournés vers l'Italie », dans Journal de Genève, 18 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  67. « Bugno premier maillot rose », dans Journal de Genève, 19 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  68. « Le vainqueur de Milan - San Remo ne cesse de surprendre », dans Le Soir, 21 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  69. « Bugno gagne en patron au Giro », dans Le Soir, 25 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  70. « Gianni Bugno fait main basse sur le Giro », dans Gazette de Lausanne, 28 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  71. « Gianni Bugno intraitable au Giro », dans Le Soir, 30 mai 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  72. (es)« "Bugnetazo" en el Pordoi! », dans El Mundo Deportivo, 3 juin 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  73. « Le triomphe de Gianni Bugno », dans Journal de Genève, 7 juin 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  74. « Un parcours 90 digne de légende », dans Journal de Genève, 29 juin 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  75. « Pluie d'étoiles songeant au firmament », dans Le Soir, 26 juin 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  76. « Bugno gagne sur l'Alpe », dans Gazette de Lausanne, 12 juillet 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  77. a et b « Mottet a gagné avant «le» match des Pyrénées », dans Le Soir, 17 juillet 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  78. « Mottet sauve l'honneur », dans Journal de Genève, 17 juillet 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  79. « Mottet triomphe de LeMond », dans Journal de Genève, 20 août 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  80. « Forfait officiel de Charly Mottet », dans Le Soir, 28 août 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  81. « Delion s'offre la Lombardie », dans Journal de Genève, 22 octobre 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  82. « Le contre-la-montre de Lunel a clôturé la saison cycliste », dans Le Soir, 29 octobre 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  83. a et b (nl-be)Wereldbeker - 27-10-1990 sur wielrennen.hour.be. Consulté le 13 novembre 2011
  84. « Six jours de Grenoble : déjà 20 ans ! », dans Journal de Genève, 20 septembre 1990 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  85. a et b Classement FICP 1990 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  86. a et b « La Primavera des espoirs », dans Le Soir, 22 mars 1991 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  87. a et b « L'autre ambition de Charly Mottet », dans Le Soir, 25 mars 1991 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  88. « Bruyneel quatrième du Critérium international », dans Le Soir, 2 avril 1991 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  89. « Marc Madiot a ramené le sourire dans le monde du vélo en France », dans Le Soir, 15 avril 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  90. « Le cauchemar argentin de Criquielion », dans Le Soir, 22 avril 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  91. « Mottet, un jour suffit », dans Le Soir, 13 mai 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  92. « Une première réussie pour la «Classique des Alpes», Charly Mottet prophète en son pays », dans Le Soir, 21 mai 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  93. « Mottet, Roche et Bruyneel au départ du Midi-Libre. Un parcours pour se tester et, peut-être, se rassurer », dans Le Soir, 18 juin 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  94. « Le Grand Prix du «Midi Libre» s'est achevé : Gilbert Duclos-Lassalle comme un jeune », dans Le Soir, 25 juin 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  95. « En route pour un Tour de magie », dans Le Soir, 2 juillet 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  96. « Lutte incertaine », dans Journal de Genève, 4 juillet 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  97. « Greg LeMond, puissance et méfiance », dans Le Soir, 15 juillet 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  98. « Breukink est parti, Mottet a surgi », dans Le Soir, 17 juillet 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  99. « Luc Leblanc, le jaune de Jaca », dans Le Soir, 19 juillet 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  100. « Miguel Indurain en pleine lumière », dans Le Soir, 20 juillet 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  101. « Projet d'accord du gouvernement fédéral et plan macédonien d'union des États souverains. A côté de la CEE, les Yougoslaves à leur propre chevet », dans Le Soir, 25 juillet 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  102. 78ème Tour de France 1991 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 14 novembre 2011
  103. « Lutte incertaine », dans Gazette de Lausanne, 26 août 1991 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)] 
  104. a et b Classement FICP 1991 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  105. « La crise des équipes françaises », dans Journal de Genève, 4 février 1992 [texte intégral (page consultée le 15 novembre 2011)] 
  106. « L'exil des uns et la crainte des autres : une France sans audace, ni charisme », dans Le Soir, 12 décembre 1991 [texte intégral (page consultée le 15 novembre 2011)] 
  107. « La course au soleil et à la préparation », dans Le Soir, 7 mars 1992 [texte intégral (page consultée le 15 novembre 2011)] 
  108. « Moreno à San-Remo ? », dans Le Soir, 21 mars 1992 [texte intégral (page consultée le 17 novembre 2011)] 
  109. a, b, c et d « Le critérium du «Dauphiné libéré» : Mottet détrône Leblanc », dans Le Soir, 9 juin 1992 [texte intégral (page consultée le 17 novembre 2011)] 
  110. « Andy Hampsten était bien protégé », dans Le Soir, 11 mai 1992 [texte intégral (page consultée le 17 novembre 2011)] 
  111. a et b « Mottet, pour la troisième fois », dans Gazette de Lausanne, 9 juin 1992 [texte intégral (page consultée le 17 novembre 2011)] 
  112. « Les six équipes invitées au Tour de France sont connues », dans Le Soir, 17 juin 1992 [texte intégral (page consultée le 17 novembre 2011)] 
  113. « « Ici ce n'est ni la France, ni l'Espagne. » », dans Journal de Genève, 4 juillet 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  114. « Virenque en jaune : roulez jeunesse », dans Le Soir, 7 juillet 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  115. « Le Tour s'offre un Lino jaune », dans Le Soir, 8 juillet 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  116. « Laurent l'audace, Fignon d'Alsace », dans Le Soir, 16 juillet 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  117. « Abandon de Mottet », dans Le Soir, 18 juillet 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  118. « Une première russe au palmarès de la Coupe du monde, Ekimov, le supersonique de Zurich », dans Le Soir, 24 août 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  119. a et b « Les disparitions d'équipes constituent l'un des éléments majeurs de cet été », dans Le Soir, 26 août 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  120. « À Benidorm, on a aussi parlé transferts. Ils vont et ils viennent... dans le peloton. », dans Le Soir, 8 septembre 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  121. « Un chef de file français, un directeur sportif néerlandais et Novemail-Histor. Mottet et Post: une nouvelle palette de couleurs. », dans Le Soir, 23 septembre 1992 [texte intégral (page consultée le 18 novembre 2011)] 
  122. a et b Classement FICP 1992 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  123. « Mottet s'échappe », dans Le Soir, 11 février 1993 [texte intégral (page consultée le 20 novembre 2011)] 
  124. « Cipollini récidive et Mottet tombe », dans Le Soir, 13 mars 1993 [texte intégral (page consultée le 20 novembre 2011)] 
  125. « Romandie : encore Sörensen », dans Le Soir, 5 mai 1993 [texte intégral (page consultée le 20 novembre 2011)] 
  126. « Des hommes de belles envolées », dans Le Soir, 2 juillet 1993 [texte intégral (page consultée le 20 novembre 2011)] 
  127. Silence dans les rangs : « une seule fois » sur ecoutedopage.fr. Consulté le 14 novembre 2011
  128. a et b [PDF]Serge Arsenault, « M. Charly Mottet, l’ancien numéro un mondial rejoint l’organisation des Grands Prix Cycliste ProTour de Québec et Montréal » sur gpcqm.ca. Consulté le 14 novembre 2011
  129. Clément Guillou, « Le projet Pro Tour » sur cyclismag.com, 22 avril 2004
  130. a, b et c Charly Mottet, entre Sallanches et le Canada, Le Parisien, 12 juillet 2011
  131. a et b « Charly Mottet, le guide pour l’arc-en-ciel », dans Le Soir, 28 septembre 2010 [texte intégral (page consultée le 13 novembre 2011)] 
  132. Clément Guillou et Pierre Carrey, « Pas si sprint ? » sur cyclismag.com, 24 septembre 2005
  133. Charly Mottet a présenté sa démission ..., Libération, 12 avril 1999
  134. Les coureurs en vue sur www.ledicodutour.com. Consulté le 17 juillet 2009
  135. 2005 UCI Road Rankings, UCI. Consulté le 16 mars 2010
  136. Classement FICP 1985 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  137. Classement FICP 1986 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  138. Classement UCI 1993 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  139. Classement UCI 1994 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  140. La coupe du monde depuis 1989 sur mémoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  141. La Coupe du Monde 1989 sur memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 13 novembre 2011
  142. Leaders du classement UCI, UCI. Consulté le 13 novembre 2011

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Charly Mottet de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Charly Mottet — Personal information Full name Charly Mottet Nickname Petit Charly Born 16 December 1962 (19 …   Wikipedia

  • Charly Mottet — (* 16. Dezember 1962 in Valence) ist ein ehemaliger französischer Radrennfahrer. Insgesamt konnte Mottet als Amateur 45 und als Profi 65 Siege erringen. Im Jahre 1989 war er mit Unterbrechungen vier Monate Führender der UCI Weltrangli …   Deutsch Wikipedia

  • Charly Mottet — Charly Mottet. Charly Mottet (en el centro). Charly Mottet (n …   Wikipedia Español

  • Charly Mottet — (nacido el 16 de diciembre de 1962 en Valence) fue un ciclista francés, profesional entre los años 1983 y 1994, durante los cuales consiguió 67 victorias. Mottet fue un corredor discreto en contrarreloj, pero bueno en la montaña. Además de… …   Enciclopedia Universal

  • Charly — steht für: eine Kurzform des männlichen Vornamens Karl eine Kurzform des weiblichen Vornamens Charlene eine Kurzform des weiblichen Vornamens Charlotte Charly (Film), US amerikanischer Spielfilm von Ralph Nelson (1968) Charly (Lied), zweite… …   Deutsch Wikipedia

  • Mottet —  Cette page d’homonymie répertorie des personnes (réelles ou fictives) partageant un même patronyme. Patronymie Benoît Mottet de La Fontaine est un gouverneur français des Indes. Charly Mottet est un ancien coureur cycliste français.… …   Wikipédia en Français

  • Tour de France 1987 — Une carte du parcours serait la bienvenue. Généralités Édition …   Wikipédia en Français

  • Tour de France 1991 — Une carte du parcours serait la bienvenue. Généralités Édition …   Wikipédia en Français

  • Tour de france 1987 — Classement général final 1.  Stephen Roche (IRL) 115h27 min 42 s 2 …   Wikipédia en Français

  • Tour du Limousin 1987 — Une carte du parcours serait la bienvenue. Généralités Édition …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.