Cercle Bruges KSV


Cercle Bruges KSV
Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec le Club Bruges KV, un autre club de la ville de Bruges avec lequel le Cercle entretient une rivalité depuis sa création.
Cercle Brugge K.S.V.
Logo du Cercle Brugge K.S.V.
Généralités
Nom complet Cercle Brugge Koninklijke Sportvereniging
Surnom(s) Cercle, Groen-Zwart
Autre(s) nom(s) (Royal) Cercle Sportif Brugeois
Fondation 9 avril 1899
Statut professionnel professionnel
Couleurs Vert, noir et blanc
Stade(s) Stade Jan Breydel
(29 945 places)
Siège Olympialaan, 74
8200 Bruges
Championnat actuel Jupiler Pro League
Président Drapeau : Belgique Frans Schotte
Entraîneur Drapeau : Belgique Bob Peeters
Joueur le plus capé Drapeau : Belgique Jules Verriest (492)
Meilleur buteur Drapeau : Belgique Marcel Pertry (140)
Site web http://www.cerclebrugge.be
Palmarès principal
National[1] Champion de Belgique (3)
Coupe de Belgique (2)
Maillots
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur
Actualités
Pour la saison en cours, voir :
Championnat de Belgique de football 2011-2012
Dernière mise à jour : 19 octobre 2011.

Le Cercle Bruges Koninklijke Sportvereniging, généralement appelé Le Cercle, est un club de football belge basé à Bruges. Le club est fondé en 1899 par l'association des anciens élèves de l'Institut Saint-François-Xavier de Bruges, et s'affilie à la Fédération belge le 7 novembre de la même année. Il fusionne peu après avec le Rapid Football Club, puis en 1902 accueille une partie des anciens membres du Vlaamsche Football Club.

Le Cercle est la première équipe flamande à remporter le Championnat de Belgique de football en 1911, après un club wallon (le RFC Liège, trois fois) et deux clubs bruxellois (le Racing Bruxelles et l'Union, six fois chacun). Il remporte deux autres titres de champion de Belgique, en 1927 et en 1930, ainsi que deux Coupe de Belgique en 1927 et en 1985.

Après la Seconde Guerre mondiale, le Cercle entame une longue traversée du désert, chutant même à deux reprises en Division 3, et sans jamais s'approcher du haut du classement lors de ses saisons qu'il dispute en première division. Depuis leur dernier retour au plus haut niveau en 2003, le club termine régulièrement en milieu de classement, obtenant son meilleur classement, une quatrième place, en 2008. Il participe également à trois reprises aux compétitions européennes, mais est éliminé deux fois au premier tour.

Dès sa création, le Cercle entretient une forte rivalité avec l'autre club de la ville de Bruges, le Club, considéré comme « l'équipe des bourgeois », à l'opposé du Cercle vu comme « l'équipe des ouvriers ». Dans la Venise du Nord, on doit choisir son camp : on est soit « Blauw & Zwart » (le Club), soit « Groen-Zwart » (le Cercle). Si la rivalité était aussi bien idéologique que sportive durant près de quarante ans, l'évolution opposée des deux entités depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, notamment la montée en puissance du Club à partir de la fin des années 1960, a réduit l'impact sportif de leurs confrontations. Néanmoins, une défaite contre le rival ancestral est toujours très mal vécue, et à l'inverse, les victoires sont longuement célébrées et commentées. Bien que rivaux, les deux clubs partagent le Stade Jan Breydel depuis 1975.

Le club, présidé par Frans Schotte depuis 2002, évolue depuis 2003 en Jupiler Pro League, la première division belge, et est entraîné depuis 2010 par Bob Peeters. Il dispute en 2011-2012 sa 105e saison dans les divisions nationales, et sa 76e au plus haut niveau.

Sommaire

Histoire

Fondation du club et débuts en championnat (1899-1902)

Le 9 avril 1899, l'association des anciens élèves de l'Institut Saint-François-Xavier de Bruges fondent le club sous le nom Cercle Sportif Brugeois[2], et s'ouvrent à cinq disciplines : le football, le tennis, le cyclisme, la course à pied et le cricket[2]. Le 7 novembre 1899, la section football s'affilie à l'Union Belge des Sociétés de Sports Athlétiques, qui deviendra plus tard l'URBSFA[3]. L'équipe est versée dans le « Groupe Flandres » de la Division d'Honneur 1899-1900, le championnat national, les divisions inférieures n'existant pas encore. Les premiers derbies face au FC Brugeois ont lieu lors de cette saison. L'association choisit d'évoluer avec des maillots rayés verticalement noir et vert, sans qu'aucune raison spécifique ne soit avancée[2].

Pendant un an, l'équipe joue sur un terrain appartenant à l'école[2]. Le Cercle fusionne en 1900 avec le Rapid Football Club, une autre équipe brugeoise, et déménage vers un terrain situé près du « Smedenpoort » appartenant aux « Brugse Godshuizen » à Sint-Andries, dans la banlieue de Bruges. Cet emplacement est choisi notamment pour sa proximité avec la gare de Bruges et la possibilité d'utiliser le café Le Petit Paris, en face du terrain, comme vestiaire. En 1902, un autre club brugeois, le Vlaamsche Football Club, est dissout, et ses anciens membres rejoignent soit le Club, soit le Cercle.

Rapidement, le Cercle décide de mettre en place une structure dirigeante pour gérer les activités de l'équipe. Le Baron Julien le Bailly de Tilleghem et le Comte Louis de Briey deviennent « Présidents d'Honneur » en remerciement de leur contribution à la fondation de l'association, et la présidence est assurée par Leon De Meester, assisté d'Edgard De Smedt[2].

Progression et premier titre de champion (1902-1914)

Au début du XXe siècle, le championnat est dominé par deux clubs bruxellois, le Racing Club de Bruxelles et l'Union Saint-Gilloise, qui remportent chacun six titres en douze saisons. Le Cercle ne peut rivaliser avec ces deux ténors, et termine dans le milieu de classement, que le championnat soit disputé en une poule unique ou divisé en groupes géographiques. L'équipe participe régulièrement à des tournois amicaux en marge du championnat de Belgique. Il remporte son premier trophée, la Coupe Henri Fraeys[2], en 1902, venant à bout de clubs français dont l'Olympique Iris Club Lillois, le prédécesseur du LOSC Lille Métropole, et l'US Tourcoing. Un an plus tard, il remporte l'officieux Championnat des Flandres[2], ainsi que la Coupe du Baron De Vinck en 1905[2].

Après dix années d'existence, le Cercle commence à obtenir de meilleurs résultats en championnat, notamment grâce à l'apport de ses deux attaquants Alphonse Six et Louis Saeys. Sixièmes en 1909, puis troisièmes la saison suivante, à deux points des leaders l'Union et le FC Brugeois, les joueurs Groen-Zwart remportent leur premier titre de champion de Belgique en 1911. Pour la première fois, un club flamand est sacré champion, après les trois titres du RFC de Liège à la fin du XIXe siècle, et la domination sans partage des équipes bruxelloises depuis onze saisons. Ce titre est savouré d'autant plus par les supporters du Cercle qu'il est remporté au détriment des rivaux du Club, deuxièmes avec un point de moins, et tenu au match nul lors de la dernière journée du championnat[4]. De plus, Alphonse Six inscrit 40 buts en 22 matches, et est sacré fort logiquement meilleur buteur du championnat.

Avec ce titre, le nombre de spectateurs lors des matches à domicile de l'équipe augmente, forçant les dirigeants à trouver un endroit permettant de recevoir plus de monde. Leur choix se porte sur un terrain situé au croisement de la Gistelsesteenweg et de la Torhoutsesteenweg, aujourd'hui le Canada Square[4]. Les dirigeants font construire une tribune le long du terrain, et remportent un nouveau trophée, la Coupe de la Côte face au Sparta Rotterdam, le champion des Pays-Bas[4]. Le CS Brugeois termine les deux saisons suivantes à une honorable cinquième place, et atteint la finale de la Coupe de Belgique 1912-1913, où il s'incline face au champion, l'Union Saint-Gilloise. Il finit à nouveau troisième en 1914, devant le Club Brugeois, juste avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Reconstruction après le premier conflit mondial (1919-1926)

Lorsque les compétitions reprennent en 1919, le Cercle doit reconstruire une toute nouvelle équipe, pas moins de 22 joueurs ayant perdu la vie pendant la guerre[4]. D'autres sont blessés, disparus, ou trop âgés pour continuer à jouer au football. De l'équipe de base qui avait terminé la dernière saison avant le conflit, il ne reste que Louis Saeys, autour duquel un nouvel effectif est bâti, qui est nommé joueur-entraîneur. Les supporters n'attendent pas de grands résultats de leur nouvelle équipe, mais sont rassurés lorsque l'Union Belge décrète qu'il n'y aura pas de descendant au terme de cette saison de reprise. L'équipe parvient néanmoins à se classer à la huitième place, suivie d'une cinquième place la saison suivante. De jeunes joueurs, qui pour certains étaient réservistes avant la guerre, se révèlent au grand jour, comme Célestin Nollet ou Florimond Vanhalme, et deviennent les coqueluches des fans. L'équipe remporte plusieurs compétitions amicales organisées en Belgique ou à l'étranger, notamment la Coupe Emmanuel Decloedt face à Liverpool[4].

En 1921, les dirigeants du Cercle font ériger un monument en hommage aux joueurs groen-zwart morts au combat. La cérémonie est marquée par la tragédie lorsque d'un petit avion biplan censé survoler le stade avec une banderole s'écrase, coûtant la vie à ses deux passagers. Ce monument existe toujours à l'heure actuelle, et se trouve devant le Stade Jan Breydel. Durant la saison 1922-1923, le Cercle fait à nouveau partie des meilleures équipes du championnat, et de plus en plus de spectateurs viennent les voir jouer. La tribune s'avère vite trop étroite pour assurer le confort et la sécurité. L'équipe fait alors construire un nouveau stade[4], situé une centaine de mètres plus loin, et baptisé sobrement « Stade du CS Brugeois », qui deviendra plus tard le Stade Edgard De Smedt. Un an plus tard, le 16 avril 1924, le Cercle est reconnu « Société Royale », et adapte son appellation officielle en Royal Cercle Sportif Brugeois. En championnat, il termine à la troisième place pour la deuxième saison consécutive, à cinq points du vainqueur, le Beerschot.

En décembre 1926, le Cercle est en tête du championnat lorsqu'il reçoit le matricule 12. Mais les blessures de plusieurs cadres de l'équipe lui coûtent le titre, l'équipe terminant finalement cinquième.

L'âge d'or du club (1926-1930)

Suite à la désillusion de la fin de saison ratée, plusieurs joueurs quittent le club. Les dirigeants doivent à nouveau rebâtir une équipe, ce qui fait craindre une saison difficile aux supporters. Mais contre toute attente, le Cercle joue les premiers rôles en championnat, et grâce à une victoire épique 5-6 sur le terrain Daring CB lors de l'avant-dernière journée, il décroche son deuxième titre de champion de Belgique en 1927. Le 22 mai de la même année, le club remporte pour la première fois la Coupe de Belgique, réalisant le deuxième doublé Championnat-Coupe de l'Histoire du football belge[4].

L'ambiance n'est pas totalement à la fête pour autant dans les rangs du Cercle, la saison étant endeuillée par deux décès. Le premier est celui du joueur Albert Van Coile, le 4 avril, des suites d'une blessure encourue lors d'un match amical contre l'US Tourcoing[4] qui n'a pas été détectée à temps. Deux semaines plus tard, le président René de Peellaert décède à son tour d'une pneumonie, encourue lors des funérailles de Van Coile[4].

Le Cercle termine dans le haut du tableau les saisons suivantes, finissant troisième en 1928, puis quatrième en 1929. Au cours de cette dernière saison, les supporters se découvrent une nouvelle idole en la personne du jeune gardien Robert Braet. Il débute en équipe première contre le Liersche le 24 février 1929, à l'âge de 17 ans. Il jouera pendant près de 20 ans pour le Cercle, et devient ensuite membre du Conseil d'Administration, puis président de 1967 à 1970.

Le Cerclé débute la saison 1929-1930 par plusieurs contre-performances, et n'est que sixième à l'issue du premier tour, à sept points du leader, l'Antwerp. Mais avant le dernier week-end de championnat, l'écart n'est plus que d'un point entre les deux équipes. Les Vert et noir l'emportent 4-1 sur le Liersche, et attendent ensuite le résultat de leur rival, qui se déplace au Standard de Liège. Les communications étant assez difficiles à l'époque, l'attente est longue. Quand finalement le capitaine et entraîneur Florimond Van Halme apprend que l'Antwerp s'est incliné 5-3, offrant un troisième titre de champion de Belgique à son équipe[4], la fête peut débuter. C'est toujours en 2011 le dernier titre de champion du Cercle.

Grâce à cette victoire, l'équipe brugeoise est invitée à participer à la Coupe des nations, un tournoi organisé par le Servette Genève pour célèbrer ses 40 ans, et réunissant neuf champions ou vainqueurs de Coupe de pays européens[5]. C'est en quelque sorte une compétition "ancêtre" de la Coupe des clubs champions européens. Après deux défaites en autant de matches face au Slavia Prague et au Servette, le Cercle est classé huitième du tournoi.

Déclin et première chute en deuxième division (1930-1938)

La saison suivante, le Cercle termine à une décevante septième place. Le capitaine emblématique du club Florimond Vanhalme prend sa retraite sportive, et se consacre ensuite exclusivement à son rôle d'entraîneur. Les saisons suivantes ne sont pas meilleures, avec pour meilleur résultat une troisième place en 1933, à bonne distance du champion, l'Union Saint-Gilloise. Au fil des années, les joueurs importants de l'équipes des années 1920, comme Michel Vanderbauwhede ou Alphonse Decorte mettent un terme à leur carrière. Ils sont remplacés pour la plupart par des jeunes joueurs qui ne parviennent pas à égaler leurs aînés[6].

Finalement, le Cercle est relégué pour la première fois en Division 1, le deuxième niveau national de l'époque, en 1936[6], avec seulement un point de retard sur le premier non-relégable. Cette relégation met fin à une série de 32 saisons consécutives disputées au plus haut niveau du football belge, ce qui constitue un record qui ne sera battu qu'en 1948 par le Beerschot.

À l'occasion de cette chute au niveau inférieur, la direction du Cercle initie de profonds changements. Un nouveau comité dirigeant est mis en place, et après une saison ratée conclue à la sixième place, un nouvel entraîneur est nommé en la personne de William Maxwell, le sélectionneur de l'équipe nationale belge. Sous la houlette du coach écossais, l'équipe remporte le titre de Division 1[6] en 1938, et retrouve ainsi l'élite nationale deux ans après l'avoir quittée.

Retour en première division et Seconde Guerre mondiale (1938-1946)

Pour son retour en Division d'Honneur, le Cercle lutte pour son maintien, et termine finalement onzième en 1939. La saison suivante est interrompue par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la mobilisation des troupes rendant impossible la tenue des matches. Le Cercle joue alors dans des compétitions régionales[6], où il rencontre à plusieurs reprises d'autres clubs des environs, mais la relative faiblesse des adversaires leur fait perdre du terrain par rapport aux clubs anversois et bruxellois, dont les compétitions régionales sont plus relévées. La Fédération belge organise un championnat d'urgence en 1940-1941, qui n'est pas comptabilisé comme officiel, auquel le Cercle prend part.

Finalement, le championnat reprend ses droits en 1941-1942, malgré l'Occupation allemande, qui complique les déplacements entre les différentes villes. Le Cercle termine avant-dernier, mais n'est pas relégué, la Fédération ayant décrété un « gel » des séries pour cette saison de reprise.

Lors de la saison suivante, un incident survient lors d'un match à domicile contre Anderlecht. Des supporters locaux, excédés par des décisions jugées partisanes de l'arbitre De Braeckel, notamment deux buts annulés pour le Cercle et un but validé pour Anderlecht malgré une position de hors-jeu, envahisse le terrain et chasse le referee du stade. Le match doit être arrêté, et certains supporters brugeois proposent à leurs dirigeants de raccompagner l'arbitre à la gare de Bruges. Finalement, ils roulent jusqu'à Zedelgem, un petit village au sud de Bruges, et le dépose au milieu de la campagne. Ceci vaudra à l'équipe de jouer un match à huis-clos.

Les groen-zwart finissent huitièmes du championnat en 1943 et en 1944. La saison suivante est fortement perturbée par la reprise des combats successifs à la libération de la Belgique, et finalement la compétition est annulée, certaines équipes ayant joué moitié moins de matches que d'autres. Le championnat reprend officiellement lors de la saison 1945-1946, avec 19 équipes, l'URBSFA ayant décidé d'annuler toutes les relégations subies pendant la guerre. Dans une compétition plus longue et avec plus de concurrence, le Cercle termine bon dernier, ne remportant que 7 matches sur 36, et est relégué pour la deuxième fois en Division 1[6].

La traversée du désert : quinze ans dans les divisions inférieures (1946-1961)

Le Cercle part avec les faveurs des pronostics pour remonter directement en Division d'Honneur la saison suivante, mais l'équipe doit se contenter d'une septième place, loin derrière le vainqueur de sa série, le Sporting de Charleroi. Les saisons suivantes sont également loin des ambitions des dirigeants, qui espèrent un retour rapide parmi l'élite. Après une cinquième place obtenue en 1947-1948, le Cercle termine trois saisons de suite à la onzième place, et voit le Club rival retourner en Division d'Honneur en 1949.

La stagnation en Division 1 n'empêche pas le Cercle de fêter dignement son cinquantenaire en 1949, et d'honorer son président Edgard De Smedt pour autant d'années de dévouement aux vert et noir. L'année suivante, ce dernier décède, et le stade du RCS Brugeois est rebaptisé Stade Edgard De Smedt en son honneur[6]. De nos jours, ce stade n'existe plus, mais le parc qui se trouve au même endroit porte toujours le nom du président défunt[6].

En 1951, l'URBSFA décide de réformer complètement la hiérarchie du football national pour la saison suivante. Le deuxième niveau national, disputé en deux séries depuis vingt ans, sera réduit à une seule en fin de saison, poussant la moitié des équipes vers le niveau inférieur, également réformé. Le Cercle termine quinzième, très loin de la huitième place salvatrice, et est relégué pour la première fois de son Histoire au troisième niveau national, baptisé à partir de 1952 Division 3[7].

Face à des équipes qui évoluaient pour la majorité au deuxième niveau national la saison précédente, le Cercle termine dans le milieu de classement, à une anonyme huitième place, suivie la saison suivante par une septième. À partir de 1955, les résultats sont de nouveau à la hauteur des ambitions du début de saison, notamment par l'apport d'un jeune entraîneur débutant complètement inconnu à l'époque, un certain Guy Thys[7]. Le Cercle obtient la troisième place, à seulement deux points du vainqueur le Racing Tournai. La saison suivante, les joueurs sont champions dans leur série, et remontent en Division 2 quatre ans après l'avoir quittée. À cette occasion, l'éclairage est installé au Stade Edgard De Smedt, pour permettre la tenue de matches en soirée. Un match amical contre le Stade de Reims, un des meilleurs clubs européens de l'époque, est organisé pour l'inauguration, auquel 10 000 spectateurs assistent, le Cercle s'inclinant 1-4[7].

De retour au deuxième niveau national, le Cercle doit à nouveau lutter pour son maintien. Il se sauve de peu en 1958, grâce à une victoire lors du dernier match de la saison, après n'avoir engrangé que neuf points lors du premier tour. Pour la saison suivante, la direction du Cercle engage l'entraîneur français Edmond Delfour, avec pour mission de ramener l'équipe en première division. Les résultats s'améliorent directement, et le Cercle termine troisième en 1959, à seulement un point du FC Brugeois, deuxième et promu en Division 1. La saison suivante, le Cercle termine deuxième, à égalité de points avec le Patro Eisden. Les deux clubs doivent disputer un match de barrage pour désigner le second montant. Le Patro remporte ce match 2-1 sur le terrain du FC Malines, privant le Cercle d'un retour en D1[7]. Finalement, les groen-zwart terminent vice-champions en 1961, synonyme de retour parmi l'élite du football belge après quinze années passées dans les divisions inférieures.

Un retour de courte durée au plus haut niveau (1961-1966)

Pour leur retour en Division 1, les joueurs du Cercle retrouvent leurs rivaux du Club, mais ils doivent surtout lutter pour leur maintien. Le suspense dure jusqu'à la dernière journée, et le Cercle ne doit son maintien qu'à un changement dans les règles utilisées pour départager deux équipes à égalité de points. Auparavant, l'équipe ayant concédé le moins de défaites était classée le plus haut. Suite à une proposition de l'Antwerp validée pour la saison 1961-1962, c'est l'équipe ayant remporté le plus de victoires qui devance l'autre. Grâce à cela, le Cercle se classe quatorzième, à égalité de points avec Waterschei, mais avec une victoire de plus.

Les saisons suivantes ne sont pas meilleures pour l'équipe. Onzième en 1963, avec seulement deux points d'avance sur l'Union, avant-dernier et relégué, le Cercle obtient son meilleur résultat depuis son retour en D1 l'année suivante, avec une dixième place. Il devance ses rivaux du Club, douzième. En 1965, il finit à nouveau onzième, avec une marge d'à peine trois points sur l'avant-dernier, encore une fois l'Union.

La saison 1965-1966 est catastrophique pour les brugeois. Non seulement, ils terminent derniers et sont relégués, mais en plus le vice-président Paul Lantsoght est accusé de tentative de corruption par un joueur du Lierse, Walter Bogaerts[7]. À la relégation sportive s'ajoute une relégation administrative, qui renvoie le Cercle en Division 3, provoquant le départ de plusieurs joueurs importants de l'équipe. Paul Lantsoght intente alors un procès à l'Union Belge contre la sanction infligée, qu'il gagne en juin 1967. Le Cercle reçoit un dédommagement financier, mais il reste en troisième division pour des raisons pratiques, le championnat étant déjà terminé[7].

Les années Braems : de la D3 à la D1 en cinq ans (1966-1971)

Après cet échec, la direction du Cercle engage Urbain Braems comme entraîneur durant l'été 1967. Âgé de 34 ans, c'est sa première expérience en tant que coach, et il doit relever le défi lancé par le président Robert Braet de ramener l'équipe en Division 1 endéans les cinq ans[8]. Lors de sa première saison, le Cercle est à la lutte avec l'Eendracht Alost pour le titre dans la série B. À une journée de la fin, les deux équipes se rencontrent. Le Cercle possède un point d'avance sur les alostois, et n'a donc besoin que d'un nul pour s'assurer le titre. Les joueurs du Cercle s'inclinent 0-1 et voient leurs espoirs de remontée s'envoler avec cette défaite[8]. Mais l'entraîneur des espoirs, André Penninck, remarque que le délégué alostois a commis une erreur et inversé les noms de deux joueurs remplaçants, ce qui fait que, d'après la feuille de match, Alost a terminé la rencontre avec deux gardiens de but. Le Cercle dépose une plainte auprès de l'Union Belge, qui confirme la victoire alostoise, jugement confirmé lors du premier appel. Les brugeois déposent un second appel devant une instance juridique civile, qui contraint la Fédération à appliquer son règlement et donner la victoire au Cercle sur tapis vert[8]. Le 21 juin 1968, la direction reçoit la confirmation de cette nouvelle, sacrant l'équipe championne de Division 3.

Le 31 juillet de la même année, le Cercle « flamandise » son appellation officielle à l'instar de la majorité des clubs du nord du pays, et devient le Koninklijke Sportvereniging Cercle Brugge[8].

Dès la première saison après sa remontée, le Cercle joue les premiers rôles en Division 2. Il est en tête après vingt matches, mais réalise de moins bons résultats par la suite et termine finalement quatrième en 1969, à quatre points du vainqueur, l'AS Ostende. La saison suivante, il termine sixième, à quelques longueurs de Diest, champion. Finalement, le Cercle remporte le titre en 1971 et remonte ainsi en première division[8], avec un an d'avance sur le schéma prévu par Urbain Braems.

Une décennie dans l'ombre du Club (1971-1979)

Dès leur retour au plus haut niveau, le Cercle ne veut pas jouer pour son maintien. L'équipe est renforcée par les arrivées de Fernand Goyvaerts, ancien du Club, du Barça et du Real Madrid, et Benny Nielsen[8], un jeune joueur danois prometteur. L'équipe commence le championnat par des matches nuls contre Anderlecht et le FC Bruges, alors champion et vice-champion en titre, et termine en fin de saison à la cinquième place du championnat. Urbain Braems quitte alors le club, son plan quinquennal ayant porté ses fruits, et est remplacé par le néerlandais Han Grijzenhout, l'ancien assistant de Rinus Michels lorsqu'il dirigeait l'Ajax Amsterdam.

Sous sa direction, le Cercle se stabilise en Division 1, terminant chaque saison en milieu de classement, sans pouvoir rivaliser avec les meilleures équipes pour les places d'honneur, mais sans être inquiété pour son maintien non plus. L'équipe est néanmoins réputée pour son jeu offensif, comptant régulièrement parmi les attaques les plus productives du championnat[8]. Le 5 septembre 1973, grâce à l'amitité qui le lie à son ancien mentor, le Cercle de Grijzenhout est invité au Camp Nou pour y disputer un match amical face au grand FC Barcelone, entraîné par Michels, à l'occasion de la présentation officielle du nouveau renfort de l'équipe catalane, Johan Cruijff[9]. Le Cercle s'incline 6-0.

En 1975, poussé par les autorités communales et des difficultés financières, le Cercle abandonne son Stade Edgard De Smedt, et déménage vers l'Olympiastadion, qu'il doit partager avec le Club rival[10]. Le Cercle évolue dans l'ombre du Club, qui domine alors le football belge et joue deux finales européennes en trois ans, toutes deux perdues contre Liverpool.

En 1977, Grijzenhout quitte le Cercle et rejoint Lokeren qui lui offre un salaire beaucoup plus important. Les dirigeants engagent alors Lakis Petropoulos, ancien entraîneur du Panathinaïkos, de l'Olympiakos Le Pirée et de la sélection nationale grecque. Mais les résultats sont loin des espérances, la barrière de la langue entre l'entraîneur et les joueurs, conjuguée à une cascade de blessures, le poussant à rendre sa démission en cours de saison[10]. L'intérim est assuré par Lucien Masyn, mais il ne peut éviter la relégation.

Han Grijzenhout, libéré par Lokeren suite à la décevante treizième place du club waeslandien, est rappelé pour reprendre l'équipe en mains et la ramener le plus rapidement parmi l'élite. Après seulement une saison en Division 2, le Cercle est champion et revient au plus haut niveau[10]. L'entraîneur batave quitte à nouveau le Cercle et rejoint les rivaux du Club, remplacé par Leo Canjels, ancien entraîneur du... Club. Il amène avec lui deux compatriotes, Kees Krijgh et Wim Kooiman[10], qui sera ensuite plusieurs fois champion avec Anderlecht.

Le Cercle découvre l'Europe grâce à la Coupe (1979-1987)

Pour son retour, le Cercle passe une saisons tranquille, à l'abri de la lutte contre la relégation, mais également loin des sommets, et termine dixième. Les deux saisons suivantes sont plus délicates, le club terminant à chaque fois quatorzième (sur dix-huit équipes), et n'assure son maintien que pour un point en 1982, à égalité avec... le FC Bruges. Suite à cette contre-performance, Han Grijzenhout est nommé pour la troisième fois entraîneur, et doit rebâtir une équipe pour compenser les départs et les retraites sportives de plusieurs cadres lors des deux dernières années[10]. Il ne reste à nouveau qu'une saison au Cercle, terminant douzième en championnat.

La direction du Cercle fait appel à un autre coach néerlandais pour le remplacer en la personne de Henk Houwaart. À la moitié de la saison 1983-1984, l'équipe est bien placée au classement et peut rêver à une qualification pour la prochaine Coupe UEFA. Mais l'on apprend en cours de saison que l'entraîneur a déjà signé un contrat pour la saison prochaine avec le Club de Bruges et est licencié[10]. L'équipe s'effondre ensuite et ne termine qu'onzième, dirigé jusqu'en juin par l'ancien joueur Bram van Kerkhof. Le comité de direction lance alors une opération de récolte de fonds pour aider le club, baptisée « 1000 keer 5000 » (1000 fois 5000). Le principe est de convaincre 1000 supporters d'investir chacun 5000 francs belges sous forme de prêt sans intérêt pour refinancer l'équipe. L'opération est rapidement réussie[10].

Pour la saison suivante, le choix des dirigeants se porte sur Georges Leekens[11], tout juste retraité du football professionnel. Ce choix au premier abord surprenant porte rapidement ses fruits. Avec des joueurs confirmés en pleine force de l'âge comme Wim Kooiman, Eddie Krnčević ou Geert Broeckaert, le Cercle remporte la Coupe de Belgique 1985 face à Beveren après la séance de tirs aux buts. C'est le premier trophée depuis 55 ans pour les groen-zwart, et la seconde Coupe de Belgique après celle de 1927[11].

Grâce à cette victoire, le Cercle découvre les joutes européennes en 1985, et renforce encore son effectif avec les arrivées notamment de Kalusha Bwalya et Zoran Bojović. Au premier tour de la Coupe des vainqueurs de Coupe, il affronte les est-allemands du SG Dynamo Dresde. Après une victoire 3-2 au match aller à l'Olympiapark, il s'incline 2-1 au match retour, et est éliminé à cause de la règle des buts marqués à l'extérieur. À noter que le Cercle est bien parvenu à égaliser par l'entremise de Krnčević, mais qu'après avoir accordé le but, l'arbitre suédois finit par l'annuler suite à des discussions avec les joueurs est-allemands[11]. Il termine dixième en championnat, et atteint une nouvelle fois la finale de la Coupe. Mais cette fois, il est sévèrement battu 3-0 par son rival du Club, qui inscrit deux de ses trois buts sur des penalties plutôt légers[11].

Le Cercle confirme son statut d'« équipe de Coupe » la saison suivante, en atteignant cette fois les demi-finales. Il termine également onzième en championnat, à l'abri des places de relégables. Le décès de Robert Braet, figure emblématique du Cercle vient endeuiller la saison. Le Trophée Robert Braet est créé en sa mémoire, et récompense les personnes les plus méritantes de l'association[11]. Durant l'été, l'entraîneur Georges Leekens est recruté par Anderlecht pour prendre le relais d'Arie Haan.

Résultats en dents de scie et nouvelle relégation (1987-1997)

Les dirigeants engagent alors René Taelman pour succéder à Leekens[11]. Le coach bruxellois obtient les meilleurs résultats en championnat depuis quinze ans, amenant l'équipe à la septième place en 1988, juste derrière les places qualificatives pour la Coupe d'Europe. L'entraîneur quitte Bruges en fin de saison, et est remplacé Roland Rotty[11], licencié après quelques mois suite aux mauvais résultats de l'équipe en championnat et l'élimination précoce en Coupe de Belgique. Pour la quatrième fois, Han Grijzenhout prend l'équipe en mains[11], et assure son maintien en 1989. Cette saison marque également l'arrivée en Belgique de Josip Weber[11], futur triple meilleur buteur du championnat et international belge.

Le Cercle passe une saison 1989-1990 stable, loin de la zone dangereuse, mais n'assure son maintien la saison suivante que pour trois points, subissant une défaite humiliante 10 buts à 0 des œuvres du Club Brugeois[11]. Grijzenhout quitte alors le club pour la dernière fois, avec au total dix saisons passées en vert et noir. Sa place est reprise par un autre ancien entraîneur de l'équipe, Henk Houwaart. Sous sa direction, le Cercle termine deux saisons dans le ventre mou du classement. Il va chercher en 1993 l'international roumain Dorinel Munteanu[11], encore peu connu du grand public, mais qui deviendra ensuite détenteur du record de sélections en équipe nationale roumaine. Mais malgré la présence de joueurs de qualité, l'alchimie ne fonctionne pas, et après un début de championnat 1993-1994 catastrophique, il est licencié[11]. Georges Leekens assure le maintien parmi l'élite, mais quitte la Venise du nord en fin de saison.

La direction du Cercle fait appel à un ancien joueur, Jerko Tipurić, à qui elle offre son premier contrat d'entraîneur[11]. Si sa première saison est plutôt moyenne, il parvient à mener l'équipe jusqu'en finale de la Coupe de Belgique 1996[11], tout en terminant huitième en championnat. En finale, le Cercle rencontre à nouveau son rival du Club, comme dix ans auparavant. Et comme dix ans plus tôt, le Club l'emporte, et réalise ainsi un doublé Championnat-Coupe de Belgique. Du fait de cette double victoire, le Cercle est qualifié pour la Coupe des Coupes la saison prochaine[11].

La saison suivante démarre mal pour le Cercle, qui enchaîne plusieurs défaites en championnat et est battu d'emblée en Coupe de Belgique. En Coupe d'Europe, il est éliminé dès le premier tour par les norvégiens du SK Brann. En novembre, Tipurić est licencié suite aux mauvais résultats, et remplacé par son adjoint Rudy Verkempinck. Celui-ci ne parvient pas à redresser la barre en championnat, menant à une nouvelle relégation en Division 2[11] après dix-huit saisons consécutives au plus haut niveau du football belge.

Passage en Division 2 et changement de direction (1997-2003)

Le 1er juillet 1997, l'appellation officielle est changée en Cercle Brugge Koninklijke Sportvereniging. Le Cercle vise la remontée directe en première division, mais débute le championnat par plusieurs contre-performances. L'entraineur Rudy Verkempinck est licencié et remplacé jusqu'en fin de saison par son adjoint Ronny Desmedt[12]. Le mauvais début de saison a annihilé les espoirs de l'équipe de remonter dès cette année, et le Cercle finit seulement à la dixième place. La saison suivante débute de la même manière, menant au remplacement de Desmedt par le néerlandais Dennis van Wijk. Le Cercle finit neuvième en fin de saison, à nouveau très loin de ses ambitions.

Sous la conduite de Van Wijk, l'équipe progresse ensuite d'une place chaque année, terminant huitième en 2000, septième en 2001, et sixième en 2002. Lors de cette dernière saison, le Cercle se qualifie pour le Tour final de Division 2 grâce au refus de la Fédération d'accorder la licence pour le football rémunéré à Harelbeke, mais ne parvient pas à le remporter et reste en Division 2[12]. Après cinq saisons à ce niveau, de grands changements ont lieu à la tête de l'association. Un nouveau président est nommé en la personne de Frans Schotte[12], l'ancien directeur des éditions Standaard Boekhandel. Le coach est également changé, Jerko Tipurić est rappelé[12] pour ramaner le Cercle en Division 1, six ans après avoir dirigé l'équipe lors de sa dernière saison au plus haut niveau. Finalement, le Cercle parvient à décrocher un nouveau titre de champion de Division 2 en 2003, et remonte ainsi en première division[12].

Retour au plus haut niveau et nouvelles ambitions (2003-...)

De retour au plus haut niveau national, la direction du Cercle ambitionne de s'installer durablement dans le milieu de classement, et de ne plus lutter pour le maintien. Des joueurs d'expérience comme Harald Meyssen ou Nordin Jbari viennent renforcer l'équipe[12]. Malgré cela, le Cercle ne termine que quatorzième, à l'abri des places de relégables mais en-dessous des ambitions des dirigeants. Le contrat de Tipurić n'est pas reconduit, et il est remplacé par Harm van Veldhoven[12], champion de Division 2 avec le FC Brussels.

Stijn De Smet tirant un corner

Le coach néerlandais dirige les groen-zwart durant trois saisons, au cours desquelles l'équipe termine à l'abri de la relégation, mais sans produire beaucoup de spectacle. Le Cercle obtient son meilleur classement en 2005 avec une onzième place. Son passage est marqué par l'éclosion de jeunes joueurs talentueux, notamment Tom De Sutter et Stijn De Smet. En fin de saison 2006-2007, Harm van Veldhoven annonce son passage au Germinal Beerschot, le président jette son dévolu sur l'ancien international Glen De Boeck[13] pour lui succéder, poursuivant ainsi la tradition d'offrir une première chance d'entraîner au plus haut niveau à d'anciens joueurs tout juste retraités.

L'ancien anderlechtois ne disposant pas de la Pro-licence indispensable pour diriger une équipe de première division, c'est son adjoint, Eddy Van de Ven, qui est crédité comme entraîneur principal, De Boeck étant nommé officiellement « directeur technique »[14], bien qu'il dirige l'équipe lui-même dans les faits. Pour ses débuts en tant que coach principal, il mène l'équipe à la quatrième place du championnat, son meilleur résultat depuis 1933, avec la meilleure attaque du championnat (62 buts inscrits, contre 61 au champion, le Standard de Liège). Il atteint également les quarts de finale de la Coupe de Belgique, où il est éliminé par le club liégeois, mais pour la première fois de son Histoire il élimine le Club de Bruges de la compétition en huitièmes de finale. Grâce à son bon classement en championnat, le Cercle est qualifié pour la prochaine Coupe Intertoto 2008, mais décline l'invitation et cède son ticket au Germinal Beerschot[15].

Pour la saison suivante, Lorenzo Staelens est engagé comme co-entraîneur[16] et entraîneur des espoirs. En tant que détenteur de la Pro-licence, c'est lui qui prend la place de "T1" pendant les matches de championnat, à l'instar d'Eddy Van de Ven la saison précédente. Le Cercle termine le championnat à la neuvième place, et atteint les demi-finales de la Coupe, battu après la séance de tirs aux buts par le FC Malines. La saison 2009-2010 est le cadre d'une nouvelle réforme du championnat de première division. La série ne comporte plus que seize équipes, et des play-offs ont lieu en fin de saison pour déterminer le champion et les places européennes. Le Cercle termine neuvième de la « saison régulière », et se retrouve dans les Play-offs 2. Il termine troisième de son groupe, mais c'est surtout sa campagne en Coupe de Belgique qui fait vibrer ses supporters. L'équipe élimine Anderlecht en quarts de finale, et dispute ensuite la finale, quatorze ans après la précédente. Il s'y incline 3-0 face à La Gantoise. Comme les gantois sont déjà qualifiés pour la prochaine Ligue des champions grâce à leur deuxième place acquise sur le fil au détriment du FC Bruges, le Cercle se qualifie pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue Europa 2010-2011.

En avril 2010, Glen De Boeck signe un nouveau contrat de quatre ans avec le Cercle de Bruges[17]. Un mois plus tard, il casse ce contrat à la surprise générale pour rejoindre le Germinal Beerschot[18], provoquant la colère du président Schotte[19]. Pour le remplacer, il nomme le 27 mai un nouveau néophyte dans la profession, l'ancien attaquant international Bob Peeters[20], jusqu'alors entraîneur des espoirs de La Gantoise. Pour ses débuts officiels, son équipe élimine les finlandais du TPS Turku en Ligue Europa, passant un tour de Coupe d'Europe pour la première fois en trois participations. Le Cercle est éliminé au tour suivant par l'Anorthosis Famagouste. Un accord de collaboration est trouvé en début de saison avec le Sporting Portugal, permettant à plusieurs jeunes joueurs du club portugais d'être prêtés au Cercle pour y acquérir de l'expérience.

En championnat, le Cercle finit neuvième pour la troisième saison consécutive. Il remporte son groupe de play-offs 2, mais est ensuite battu en finale contre le vainqueur de l'autre groupe, le KVC Westerlo. Ce même club élimine également le Cercle de la Coupe de Belgique au stade des demi-finales. Renforcé par plusieurs espoirs portugais, le Cercle débute la saison 2011-2012 en force, occupant temporairement la première place lors de la cinquième journée. Après treize journées, il est toujours deuxième, à égalité de points avec La Gantoise, et à trois points du leader Anderlecht, affirmant ainsi son ambition de participer aux play-offs 1 au terme de la saison régulière.

Résultats sportifs

Palmarès

Compétitions officielles Compétitions amicales
  • Coupe Henri Fraeys : 1902.
  • Championnat des Flandres : 1903.
  • Coupe du Baron De Vinck : 1905.
  • Coupe de la Côte : 1911.
  • Coupe de la Meuse
  • Coupe de la Dernière Heure
  • Coupe Emmanuel Decloedt

Bilan en séries nationales

Statistiques arrêtées au 30 juin 2011

Niv Divisions Jouées Titres TM Up TM Down
I 1e nationale 75 3
II 2e nationale 23 4 1
III 3e nationale 6 2
IV 4e nationale 0 0
 
  TOTAUX 104 6 2
  • TM Up= test-match pour départager des égalités, ou toutes formes de Barrages ou de Tour final pour une montée éventuelle.
  • TM Down= test-match pour départager des égalités, ou toutes formes de Barrages ou de Tour final pour le maintien.

Classement saison par saison

Résultats en compétitions européennes

Structures

Terrains et stades

  • 1899-1900 : Terrain près de l’École St-François-Xavier à Bruges (St-Michiels)
  • 1900-1911 : près de la "Smedenpoort" à Bruges (St-Andries), les vestiaires sont au café "Le Petit Paris" situé en face du terrain.
  • 1911-1922 : près de l'actuel croisement de la "Gistelsesteenweg" et de la "Torhoutsesteenweg" à proximité de la ligne de chemin de fer.
  • 1922-1950 : déménagement de quelques centaines de mètres dans la "Torhoutsesteenweg" (à côté du n°49 actuel) dans des installations modernes. L'endroit porte simplement nom de RCS Brugeois-stadion jusqu'en 1950.
  • 1950-1975 : Edgard De Smedt stadion (site identique rebaptisé en hommage au Président E. De Smedt décédé peu avant)
  • 1975-1999 : Olympia Park, toujours à Bruges (St-Andries), mais cette fois dans la Olympialaan, une voirie donnant dans la "Gistelsteenweg", à quelques kilomètres de l'ancien stade du "Cercle".
    • Le "Cercle" partage ce stade avec son grand rival local du R. FC Brugeois.
  • depuis 1999 : en vue de l'Euro 2000; l'Olympia Park est rebaptisé Jan Breydelstadion

Organisation et direction

Budget

Sponsors

Équipementier

Image et identité

Le derby brugeois : rivalité avec le Club Bruges KV

Son histoire est marquée par la rivalité avec le deuxième club de la ville, le FC Bruges, contre lequel il a perdu deux finales de Coupe de Belgique (1986 et 1995) et disputé 132 derbies.

Les supporters

Entente avec le RFC Liège

Le Pop-Poll d'Echte

Personnalités du Cercle

Anciens présidents

Tous les entraîneurs

Dewulf (1910–14) • Saeys (1914–28) • Vanhalme (1928–37) • Maxwell (1937–38) • Fenichel (1938–40) • Vanhalme (1940–41) • Saeys (1941–42) • Steyskal (1942–44) • Baes (1944–46) • De Schepper (1946–48) • Baes (1948–50) • Vanden Bempt (1950–51) • Kennedy (1951–52) • Versyp (1952–1953) • Ruysschaert (1953–54) • Thys (1954–56) • Versyp (1956–57) • Delfour (1958–62) • Bigot (1962–63) • Meuris (1963–66) • Vandooren (1966–67) • Braems (1967–72) • Grijzenhout (1972–77) • Petropoulos (1977–78) • Masyn (1977–78) • Grijzenhout (1978–79) • Canjels (1979–82) • Grijzenhout (1982–83) • Houwaart (1983–84) • van Kerkhof (1984) • Leekens (1984–87) • Taelman (1987–88) • Rotty (1988–89) • Grijzenhout (1988–91) • Lagrou (1990–91) • Houwaart (1991–94) • Leekens (1993–94) • Tipurić (1994–97) • Verkempinck (1997–98) • Desmedt (1998–99) • van Wijk (1999–02) • Tipurić (2002–04) • van Veldhoven (2004–07) • De Boeck (2007–10) • Peeters (2010–-) •

Anciens joueurs importants

Effectif actuel (2011-2012)

Staff technique

Joueurs de l'équipe première

Gardiens

Défenseurs

Milieux

Attaquants

Annexes

Notes

Références

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Les premiers pas. sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  3. Foot 100 ASBL. Dictionnaire des clubs affiliés à l'URBSFA depuis 1895: archives de l'URBSFA
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j L'âge d'or sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  5. RSSSF - Coupe des Nations 1930 sur http://www.rsssf.com
  6. a, b, c, d, e, f et g Les décennies d'inconstances sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  7. a, b, c, d, e et f De Charybde en Scylla sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  8. a, b, c, d, e, f et g Plan de cinq ans et essor sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  9. Entraîneurs du Cercle de Bruges sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  10. a, b, c, d, e, f et g Déclin et statu quo sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p La coupe de Belgique et rélegation en deuxième division sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  12. a, b, c, d, e, f et g Six longues années au purgatoire et la résurrection sur http://www.cerclebrugge.be. Consulté le 10 novembre 2011
  13. De Boeck futur entraîneur du Cercle sur http://www.anderlecht-online.be, 23 avril 2007. Consulté le 10 novembre 2011
  14. De Boeck directeur technique sur http://sport.be.msn.com, 1er février 2008. Consulté le 10 novembre 2011
  15. Le Cercle ne jouera pas l'Intertoto sur http://sport.be.msn.com, 13 mai 2008. Consulté le 10 novembre 2011
  16. Staelens pour assister De Boeck sur http://sport.be.msn.com, 29 avril 2008. Consulté le 10 novembre 2011
  17. De Boeck prolonge au Cercle sur http://sport.be.msn.com, 9 avril 2010. Consulté le 10 novembre 2011
  18. De Boeck au Germinal Beerschot sur http://sport.be.msn.com, 21 mai 2010. Consulté le 10 novembre 2011
  19. (nl) Schotte over vertrek De Boeck: "Degoutant" sur http://sportmagazine.knack.be. Consulté le 10 novembre 2011
  20. Bob Peeters nouvel entraîneur du Cercle Bruges sur http://www.dhnet.be, 27 mai 2010. Consulté le 10 novembre 2011

Sources et liens externes

  • DICTIONNAIRE DES CLUBS BELGES AFFILIES A L’URBSFA DEPUIS 1895 et ASBL Foot 100



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Cercle Bruges KSV de Wikipédia en français (auteurs)

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