Carrieres-sur-Seine


Carrieres-sur-Seine

Carrières-sur-Seine

Carrières-sur-Seine

Mairie de Carrières-sur-Seine, vue de la rue gabriel Péri.
Mairie de Carrières-sur-Seine, vue de la rue gabriel Péri.

Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Houilles
Code Insee abr. 78124
Code postal 78420
Maire
Mandat en cours
Arnaud de Bourrousse
2008-2015
Intercommunalité Communauté de communes de la Boucle de Seine
Site internet http://www.carrieres-sur-seine.fr/
Démographie
Population 15 450 hab. (2006)
Densité 3 078 hab./km²
Gentilé Carrillons
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 32″ Nord
       2° 10′ 44″ Est
/ 48.9088888889, 2.17888888889
Altitudes mini. 23 m m — maxi. 58 m m
Superficie 5,02 km²

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Voir la carte administrative

Carrières-sur-Seine est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, située à sept kilomètres environ à l'est de Saint-Germain-en-Laye.

Les habitants sont appelés les Carrillons et Carrillonnes.

Sommaire

Géographie

Position de Carrières-sur-Seine dans les Yvelines
Locator Dot.gif

Carrières-sur-Seine est située au bord de la Seine, à 8 km à l'ouest de la Porte Maillot à Paris, à 7 km à l'est de Saint-Germain en Laye, la sous-préfecture, et à 15 km au nord de Versailles, la préfecture.

Les communes limitrophes en sont Houilles au nord, Bezons à l'est, Nanterre au sud-est, Chatou au sud-ouest, Montesson à l'ouest et Sartrouville au nord-nord-ouest. D'ailleurs Carrières-sur-Seine possède la particularité d'être la seule commune des Yvelines qui jouxte à la fois le département des Hauts-de-Seine et celui du Val-d'Oise.

Rose des vents Sartrouville Sartrouville / Houilles Houilles Rose des vents
Montesson N Bezons
La Seine
O    Carrières-sur-Seine    E
S
Chatou La Seine Nanterre
Enclave: {{{enclave}}}

Géologie

Hydrographie

Climat

Carrières-sur-Seine, comme toutes les communes d'Île-de-France, est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales plus éloignées de Paris.

Accès et Transports

Voies routières

Malgré la présence sur son territoire de trois ponts franchissant la Seine (pont du RER A, pont de la ligne de Saint-Lazare et pont de l'autoroute A14), la ville ne possède pas de pont de circulation ordinaire. Pour franchir la Seine et accéder à La Défense ou Paris, il faut franchir soit le pont de Chatou, vers le sud, où passe la route nationale 186, soit franchir le pont de Bezons où passe la route départementale D392.

En conséquence, les axes routiers principaux de la commune, les routes départementales D311 (Bezons - Saint-Germain-en Laye) et D321 (Carrières - Chatou puis Croissy-sur-Seine) sont des axes de desserte locale ramenant vers les axes principaux.

Transports en commun

Au plan ferroviaire, la commune ne possède pas de gare propre et les plus proches sont la gare de Chatou - Croissy, à Chatou, pour la ligne A du RER et la gare de Houilles - Carrières-sur-Seine, à Houilles, également pour la ligne (RER)(A) et pour la ligne Saint-Lazare du Transilien. Pour la déserte en bus de Carrières-sur-Seine nous pouvons noter le (BUS) RATP 363 ainsi que les lignes 3A 3B 3C 10 et 19 du réseau Bus en Seine

Pistes cyclables

Occupation du territoire

Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 50,70 % 257,61
Espace urbain ouvert 15,19 % 72,2
Espace rural 34,11 % 173,34

Du fait de son relatif isolement, la commune présente, au regard de ses voisines, un faible taux d'urbanisation et de nombreux espaces ruraux cultivés ou en jachère[1]. Pour la partie rurale, la surface des cultures constitue la part principale(98 ha), à laquelle vient s'ajouter celles de la Seine (33 ha), complétée par diverses surfaces rurales (40 ha). L'espace urbain construit se répartit en habitats indivuduels (125 ha), collectifs (30 ha), équipements (37 ha), transports (23 ha, comprenant l'autoroute A14 qui traverse la commune), activités (37 ha) et enfin chantiers (5 ha). Dans la partie urbaine non construite est incluse l'Ile fleurie qui est séparée du reste de la commune par le bras de Seine le plus large.

Image du parc de la mairie de Carrières-sur-Seine
Parc de la mairie de Carrières-sur-Seine

Histoire

Héraldique

Armes de Carrières-sur-Seine

Les armes de Carrières-sur-Seine se blasonnent ainsi :
de gueules aux trois têtus de carrier d'or rangés en fasce, soutenus d'ondes d'argent mouvant de la pointe, au chef cousu d'azur chargé d'un clou de la Passion d'argent accosté de deux fleurs de lys aussi d'or.

Les tétus (marteaux de carrier) évoquent l'exploitation des carrières de pierre calcaire auxquelles la commune doit son nom, les ondes d'argent, la Seine qui borde le territoire communal à l'est, et le chef rappelle que le village fut longtemps sous la tutelle de l'abbaye de Saint-Denis.

Moyen Âge

Plaque à la mémoire de l'abbé Suger

Bien que le site soit d'occupation ancienne, le hameau fut officiellement fondé en 1137 par Suger, abbé de Saint-Denis au XIIe siècle, pour accroître les terres et les revenus de l'Abbaye. Située sur les flancs de la vallée de la Seine, Carrières-Saint-Denis offrait en effet de bonnes terres d'alluvions, très fertiles, ainsi qu'une pierre calcaire de bonne qualité : le liais. Le hameau pris d'ailleurs le nom de Carrières-Saint-Denis en raison des multiples carrières de calcaire qui y furent exploitées et ce, jusqu'au XIXe siècle.

Époque moderne

Toujours sous la tutelle de l'Abbaye de Saint-Denis, le village gagna cependant en autonomie vis à vis de ses voisines comme Houilles ou Montesson et vit son territoire affirmé par les procès-verbaux de 1479, 1633 et 1728. Carrières-Saint-Denis fut lieu de chasse des rois Henri II et Henri IV, et sous l'Ancien Régime, lieu supposé de résidence de Louise de la Vallière, favorite de Louis XIV, d'après une tradition orale persistante.

Un édit de juin 1787 érigea la paroisse de Carrières-Saint-Denis en municipalité et finalement, la loi du 10 juin 1791 prescrivant l'aliénation des biens communaux de l'Église, acheva de séparer le village de l'Abbaye de Saint-Denis. Pour la première fois, Carrières-Saint-Denis prit le nom de Carrières-sur-Seine (elle n'acquit définitivement ce nom qu'au début du XXe siècle).

Époque contemporaine

La commune connut jusqu'aux années 1960 une croissance assez lente de sa population, à l'inverse de Chatou ou de Houilles. La raison principale est qu'elle est située hors des voies d'accès vers Paris, et donc à l'écart des courants principaux d'urbanisation. Si ce retard à l'urbanisation se comble très rapidement aujourd'hui, la ville offre encore en son centre historique une atmosphère campagnarde de vieux village qui en fait un lieu assez unique à petite distance de la capitale.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2008 en cours Arnaud de Bourrousse Divers droite
2001 2008 Françoise Brondani UMP
1983 2001 Pierre-Alexandre Bourson député de 1978 à 1986
1978 1983
1970 1977 Pierre-Alexandre Bourson

Jumelage

La décision de jumeler Carrières-sur-Seine avec la ville allemande de Grünstadt (Rhénanie-Palatinat) a été prise le 5 décembre 1973 et officialisée en 1974. Les cérémonies officielles à Grünstadt se sont tenues en octobre 1974[2]. Un « comité de jumelage » dont le siège est en mairie se charge de l'animation et organise les échanges culturels et scolaires.

Intercommunalité

Depuis 2006, la ville fait partie de la Communauté de communes de la Boucle de Seine.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[3] et INSEE[4])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 186 903 914 946 1 052 1 053 1 057 1 059 1 112
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 157 1 219 1 281 1 193 1 193 1 366 1 364 1 371 1 469
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 661 2 015 2 267 2 756 4 052 5 466 5 319 5 098 6 034
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
7 458 11 713 11 733 11 399 11 469 12 050 15 450 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Économie

Activités et emploi

Alors qu'il était le plus élevé des Yvelines en 2006, à 19,74%, le taux de la taxe professionnelle a baissé pour atteindre 16,15% en 2009. La taxe professionnelle est gérée par la CCBS avec comme objectif une uniformisation à 13,75% en 2011.

Zones économiques

Trois zones économiques regroupent l'essentiel de l'activité industrielle et tertiaire de la commune[5].

  • La zone économique des Amandiers est la plus ancienne. Créée en 1988, elle regroupe plus de 50 entreprises pour une surface de locaux de 65 000 m2. Ainsi, 464 salariés y sont employés dans les secteurs de l'électronique, l'environnement, les services aux congrès et salons professionnels, la métallurgie, l'imprimerie-édition, la location de linge et le BTP.
  • Non loin de là la zone économique du Colombier est située à la limite d'une autre zone économique sur la commaune de Bezons. Créée en 1995, sa surface de 105000 m2 de locaux abrite 42 entreprises. Ceci représente 582 emplois dans les secteurs de la logistique, du négoce, de la menuiserie, du BTP et de l'aéronautique.
  • Enfin la zone économique Eiffel est de constitution plus récente, aux abords de Montesson, avec les sièges sociaux de JVC et Minolta. A côté de ces deux entreprises majeures, le Parc Gustave Eiffel accueille des PME/PMI dans des locaux créés ces dernières années.

Commerce

Historiquement les commerces et artisans du village étaient situés tout au long de la rue principale (Gabriel Péri). Lors du développement accéléré de la commune dans les années 1990-2000, un nouveau pôle commerçant a été créé boulevard Carnot, près de la halle de même nom et de la Poste. Plus récemment encore, un centre commercial avec parking souterrain a vu le jour dans les nouveaux quartiers construits entre le boulevard Carnot et l'autoroute A14 en souterrain.

Agriculture

Ressources agricoles de culture maraîchère.

Culture et patrimoine

Équipements culturels

Le conservatoire municipal de Musique et de Danse Jean-Philippe Rameau, conçu par l'architecte Dominique Deshoulières, a été inauguré en Novembre 2000. Sur une superficie de 1056 m², il bénéficie d'équiments remarquables pour un conservatoire municipal et présente une architecture résolument moderne. Il offre 7 salles de cours individuelles, 6 salles collectives et un auditorium de 167 m² qui posède une acoustique pour musique de chambre. Ce bâtiment peut accueillir jusqu'à 700 élèves. Bernard Gabel en est le directeur[6].

Patrimoine architectural

Moyen Âge :

Il reste une partie de la Grange aux dîmes, datant du XIIe siècle et aujourd'hui classée monument historique, ainsi que quelques maisons troglodytes.

Par ailleurs, on découvrit, en 1838, lors de travaux effectués dans l'église Saint-Jean-Baptiste, un retable sculpté du second quart du XIIe siècle. Ce retable, en pierre calcaire présente trois scènes : l'Annonciation, la Vierge en majesté, le Baptême du Christ. Unique en son genre par son style (témoignant du passage du roman au gothique, traces de polychromie...), il est aujourd'hui conservé au Musée du Louvre à Paris[7]. Une copie de l'original est visible dans l'église Saint Jean Baptiste.

Ancien Régime  :

De l'Ancien Régime, ont été conservés la mairie et son parc, lieu supposé de résidence de Mademoiselle de la Vallière. Des recherches approfondies dans de nombreux documents disponibles (registres paroissiaux, notariat, Archives Départementales et Nationales) n'ont cependant pas permis de le confirmer. Le parc, œuvre de Desgoffes, neveu de Le Nôtre, est classé monument historique. Il a cependant été très endommagé par la tempête de décembre 1999. La demeure de la Comtesse de Bussy, guillotinée à la Révolution en 1794, a été divisée en appartements et est assez endommagée. Elle est cependant visible rue de Bezons.

XIXe et XXe siècles :

Carrières, proche de Chatou et Bougival, hauts-lieux de l'impressionnisme, a également inspiré les peintres : Claude Monet y a peint Carrières-Saint-Denis en 1872, Maurice de Vlaminck Le Village en 1905 et André Derain en fit un de ses sujets de prédilection. De même, le peintre cubiste Georges Braque peignit un Paysage de Carrières-Saint-Denis en 1909. Le peintre Claude-Max Lochu (1951-) vit depuis 2002 à Carrières-sur-Seine où il a installé son atelier.

Personnalités liées à la commune

Le patineur artistique Philippe Candeloro habite la commune.

Équipements et services

Établissements scolaires

Quatre groupes scolaires rassemblent chacun une école maternelle et une école primaire.

  • Groupe Maurice Berteaux
  • Groupe Alouettes / Prévert
  • Groupe Victor Hugo / Parc
  • Groupe Plants de Catelaine

Les effectifs scolaires augmentent chaque année et ont atteint 1843 enfants pour l'année scolaire 2008/2009.

Sur le territoire de la commune se trouvent aussi le collège des Amandiers et le lycée d'enseignement général des Pierres Vives. Le bassin d'éducation dans lequel se trouve la commune au regard de la sectorisation est celui de Poissy/Sartrouville.

Sports

La ville possède une équipe de rugby, le Rugby Olympique Club de Houilles Carrières-sur-Seine[8].

Sur l'île fleurie se trouve un golf de 9 trous[9].

Vie locale

Marché

La Halle Carnot possède des boutiques fixes et accueille un marché les mardi, vendredi et dimanche matin.

Santé

Espaces verts

Lieux de culte

Carrières-sur-Seine fait partie du diocèse de Versailles et possède deux lieux de culte catholique :

  • L'église Saint Jean Baptiste, située dans le centre historique
  • L'église Notre Dame du Réveil Matin, située à la limite de Houilles dans le quartier du petit Bois.

Galerie

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes, sources et références


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