Caisson D'isolation Sensorielle


Caisson D'isolation Sensorielle

Caisson d'isolation sensorielle

Caisson d'isolation sensorielle

Le Caisson d'isolation sensorielle (parfois également appelé « bain flottant »[1]) est une structure développée à partir de recherches sur l'isolation sensorielle dans les années 1950[2]. En 1954, John Cunningham Lilly, chercheur au National Institute of Mental Health, a créé le caisson d'isolation sensorielle tel qu'il est connu aujourd'hui et dans lequel un individu peut s'allonger dans une solution saline à la température du corps[3]. Aucun stimulus extérieur ne vient solliciter les sens : pas de lumière, pas de son, et une diminution de la sensation de pesanteur.

Alors que les premières recherches à l'Université McGill avaient conclu à la nécessité de l'organisme d'être soumis à des stimulations (puisque la plupart des sujets n'avaient pas pu tenir dans des conditions d'isolation sensorielle plus de deux ou trois jours[2]), Lilly concluait au contraire que le caisson accroissait l'expérience sensorielle sans intervention extérieure[4]. Lilly, qui fit le test lui-même, évoquait un niveau de relaxation profond à l'instar d'une méditation.

Dans les années 1980, au pic de l'engouement pour cet appareil, aux États-Unis, plusieurs centaines de personnes disposaient d'un « tank » (caisson) à leur domicile, et quelques milliers allaient dans les salons pour les pratiquer[5]. Greg Jacobs, un joueur de football américain, déclara à cette époque avoir retrouvé son « coup de pied perdu » en pratiquant de longues heures le caisson d'isolation : « Je m’entraine mentalement, je visualise mon tir et perfectionne ma technique. Flotter dans le vide me permet d’atteintdre un niveau de concentration total. Maintenant, quand je rentre dans le stade, et que je frappe la balle, je le fais en état d’auto-suggestion »[5].

Aujourd'hui, le caisson d'isolation sensorielle est présent dans quelques instituts de beauté, des centres de relaxation dans le monde entier. Pour un prix, allant d'une dizaine d'Euros à 50 , les clients peuvent y passer environ 45 minutes. Dans certains cas, des instituts ont contourné la crainte de certains clients de l'isolation sensorielle avec l'ajout de musique. L'effet d'introspection y est amoindri. Des méthodes de sevrage à divers dépendances, notamment au tabac, l'utilisent également.

Le caisson d'isolation n'a pas démontré aujourd'hui, par la méthode scientifique, qu'il existe des bienfaits particuliers à cette pratique. Cette dernière est d'ailleurs devenue plus confidentielle avec le temps, et ses motivations sont diverses : spirituelles[6], thérapeutiques (restricted environmental stimulation therapy, autour de laquelle un congrès à eu lieu en 1983 à Denver[1]), ludique.

Bibliographie

  • Le Vaisseau d'isolation sensorielle. Une révolution dans la recherche sur le cerveau. Dr. Paul Gérôme, Paris, Sand, 1984,

Références

  1. a  et b Patrice Van Eersel, Actuel Juillet/Août 1984
  2. a  et b Université McGill à Montréal (Heron, 1957)
  3. Psychologie: Science humaine et science cognitive Par Jo Godefroid, éditions de Boeck
  4. (Gérome 1984)
  5. a  et b JM Bourget, pour voir le monde plus beau, plus gentil, VSD 1981, n°189, p 70-71
  6. Ken Russel dans son film « Altered States » (Au-delà du réel en V.F.) fait entrer son héros dans un caisson. il en ressort transformé en homme singe féroce, obsédé par l’idée de dévorer des gazelles crues. Patrice Van Eersel, Actuel Juillet/Août 1984. Selon Van Eersel, la conclusion est que nous pourrions revenir ainsi à des états que l'homme connaissait avant la civilisation

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