Braucourt


Braucourt

Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière

Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière
Carte de localisation de Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière
Pays France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Canton Saint-Dizier-Ouest
Code Insee 52182
Code postal 52290
Maire
Mandat en cours
Jean Rimbert
2001-2008
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Dizier, Der et Perthois
Latitude
Longitude
48° 35′ 30″ Nord
       4° 52′ 01″ Est
/ 48.5916666667, 4.86694444444
Altitude (mini) – (maxi)
Superficie 57.7 km²
Population sans
doubles comptes
1 827 hab.
(1999)
Densité 34 hab./km²

Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne, plus précisément dans la région du bocage champenois.

La commune résulte de la fusion des villages d'Éclaron et de Braucourt (arrêté préfectoral du 26/12/1972) rejoints par celui de Sainte-Livière (décret du 26/12/1974), jusqu'à cette année-là situé dans le département de la Marne. Chaque commune est représentée par un maire délégué.

Pendant la Révolution française la commune de Sainte-Livière s'appelait Belle-Prairie et Montlivière.
Les habitants d'Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière sont des "Eclaronnais, Eclaronnaises"


Sommaire

Quelques généralités

Les communes d'Éclaron et de Braucourt sont situées à environ 10 km au sud de Saint-Dizier, sous-préfecture du nord de la Haute-Marne, sur l'axe routier Nancy - Troyes (ancienne RN 384, devenue RD384, très fréquentée). Le bourg de Sainte-Livière est situé sur la route de Vitry-le-François, à 4 km d'Éclaron.

La commune se trouve en plein cœur de la Champagne Humide, au sous-sol argilo-sableux du crétacé inférieur (aptien et albien). Cette caractéristique induit un paysage typiquement bocager et marécageux.

La forêt avoisinante est la forêt domaniale du Der (Der est un mot dérivé du celte derw ou derff, le chêne, mettant en évidence l'essence principale rencontrée). Ce massif est l'un des restes de l'immense forêt primitive ardennaise. Il couvre presque 2500 hectares et le gibier y abonde. Cette forêt fut la propriété des familles Rothschild (finances) et Werlé (propriétaires du champagne Veuve-Clicquot) avant de devenir domaniale après la première guerre mondiale.

Au point de vue hydrologique, la commune est traversée par la rivière Blaise, affluent de la Marne, et se trouve au bord du lac du Der-Chantecoq : la partie haut-marnaise du plus grand lac artificiel d'Europe est intégralement située sur le finage d'Éclaron - Braucourt - Sainte-Livière.

Un essai d'histoire

L'occupation humaine de la commune est ancienne. Selon certains historiens, le territoire était parcouru par des chemins dans l'antiquité : l'un venant de la vallée de la Blaise et gagnant Ambrières et Perthes (capitale du Pagus Partensis), l'autre reliant Brienne la Vieille (sur le grand axe romain Rome - Boulogne-sur-Mer) à Saint-Dizier (Olonna antique), chemin très droit repris aujourd'hui par la route Éclaron - Saint-Dizier. Il devait également exister des diverticules. Quelques monnaies romaines et des sarcophages du Haut Moyen Âge ont été retrouvés sur le territoire de la commune.

Braucourt est le plus ancien des trois villages. Son nom apparait dès le VIIIe siècle (Beraudi Curia, le domaine de Beroald, ou Berwald, nom germanique). Le village, fortifié, a appartenu à la toute puissante abbaye de Montier-en-Der puis devint la possession des seigneurs d'Éclaron. Une charte d'affranchissement fut établie en 1511. Il y aurait eu un château au lieu-dit le Château des Landes, ainsi qu'un couvent de femmes à la Nonerie. Le village a été dévasté lors du passage dans la région des troupes de Charles Quint (XVIe siècle).

La première mention d'Éclaron, rendez-vous de chasse, apparaît en 992 sous la forme Sclarons, dans un document de l'abbaye de Montier-en-Der, puis Esclaron in comitatu Pertensi, Esclarons et Esclairons, au XVIe siècle. L'étymologie est incertaine, le nom pouvant provenir de clarté (allusion au village, cette clairière ou essart dans la forêt du Der) mais aussi du latin scalae (échelle, degré) malgré le manque de dénivellation dans la région.

Le village appartient ensuite à la famille d'Esclaron, puis à la famille de Dampierre - Saint-Dizier au XIIIe siècle. Elle devient alors baronnie et passa au XVe siècle à la maison de Joinville. La famille des Guise en fit un grand rendez-vous de chasse, où ils se plurent à recevoir des hôtes de marque. Certaines rues de la commune portent encore leur nom. L'activité forestière domine à l'époque et la gruerie (siège de l'administration seigneuriale des forêt ) était importante. La mairie occupe actuellement ce bâtiment. Avec la disparition des derniers ducs de Guise, la commune perd un peu son importance. La dernière de l'illustre lignée, Marie de Lorraine (Mademoiselle de Guise), lègue par testament une rente pour construire un hôpital et une école à Éclaron. La baronnie passa ensuite aux descendants des Guise (duchesse de Montpensier puis aux différents ducs d'Orléans). Les nouveaux propriétaires, aux ambitions nationales, ont délaissé le bourg, ne s'intéressant qu'aux rapports qu'il pouvait leur procurer. Éclaron s'installe ensuite dans l'ère moderne.

Sainte-Livière, commune du département de la Marne jusqu'au 31/12/1974 est devenu village de Haute-Marne le 01/01/1975 du fait de son association avec la commune d'Eclaron-Braucourt.

Traversé par la Blaise, le village doit son nom à Sainte Libaire. Cette sainte originaire de Perthes qui vécut probablement au Ve siècle, était la fille du comte Sigmarus et de son épouse Lintrude. Elle avait pour soeurs six autres saintes : Amée, Hoilde, Lintrude, Pusinne, Francule et la très connue Ménehould. Elle mourut martyre, décapitée à Grand.

Mentionné pour la première fois en 1135, le village s'appelait à cette époque Sancta Libaria en latin puis a a été orthographié Sainte-Lyvière et enfin Sainte-Livière à partir du milieu du XVIIe siècle. Lors de la révolution Française Sainte-Livière s'appelait "Belles prairies" ou "Mont Livière". Il existait autrefois un séminaire jésuite (annexe de Châlons) et un château érigé sur une motte féodale (toujours présente) qui fut détruit, les pierres récupérées servirent à restaurer l'église. Selon la tradition orale un tunnel souterrain reliait le château à l'Abbaye de Hautefontaine située à 6 km (commune d'Ambrières - Marne). La cloche de l'église Sainte-Libaire est une des plus anciennes de la région.

Le fief a appartenu successivement et par divers mariages aux familles de Clefmont, de Méry, de Beaujeu et Le Mineur.

On nomme "Caillottes" les habitants de ce village rural de 280 habitants au dernier recensement (150 hab en 1975, 210 hab en 1982).

Le fondateur des fromageries "Bongrain" à Illoud (Haute-Marne) est né à Sainte-Livière.

NOTA: Les registres paroissiaux et d'état-civil de Sainte-Livière (les plus anciens datent de 1667) sont conservés aux archives départementales de la Marne à Châlons-en-Champagne.

Sainte Libaire martyre.jpg

Une activité économique révolue

La commune a eu un fort potentiel industriel qui n'existe plus aujourd'hui. Ces unités de productions, victimes des mutations technologiques et du progrès, ont employé en leur temps des dizaines de personnes.

La première activité a été l'exploitation de la forêt du Der. On y a extrait depuis fort longtemps du bois de chauffage ou du bois de charpente. Il était ensuite acheminé vers les communes voisines riveraines de la Marne, d'où il était flotté vers les grands centres (Paris entre autres). Le boom de l'activité métallurgique de la région va voir le bucheronnage évoluer vers l'élaboration du charbon de bois. Une vive concurrence existera d'ailleurs entre les deux activités.

Il est, en effet, fait mention dès le XVe siècle d'un haut-fourneau sur la commune d'Éclaron (le Fourneau) qui disparaîtra. Le site servira de moulin à tan et farine puis laissera place, vers 1830, à nouveau à un haut-fourneau qui disparaîtra à la fin du XIXe siècle. Le minerai vient des minières voisines et le bois de la forêt du Der.

Une usine de machines agricoles prendra sa place puis disparaîtra à son tour. Dès 1905, l'électricité de la commune viendra de ce site.

En 1868 est créée à Éclaron une sucrerie. Elle produira du sucre jusqu'en 1914, date à laquelle une reconversion s'opère en distillerie d'alcool. L'ensemble sera modernisé en 1948. En 1971 est créée la Coopérative Agricole de Distillerie et de Déshydratation, aux activités diverses : distillerie principalement (environ 110 000 hl/campagne), déshydratation de luzerne et graminées (fabrication de bouchons pour l'élevage) et conditionnement d'oignons. L'activité cessera au début des années 2000.

En 1921, une usine d'ocre et de matières colorantes voit le jour. Elle cessera son activité et le site sera repris en 1946 par une scierie qui fusionnera par la suite avec une société de Saint-Dizier, la Manufacture d'Articles et d'Ameublement de Ferronnerie Métallique, la MAAFM. Cette société a fermé ses portes dans les années 1980.

Une scierie, spécialisée dans la fabrication de palettes, a été créé en 1917.

L'économie actuelle

Comme dans chaque gros bourg, quelques artisans procurent une activité dans des domaines variés.

Depuis le début des années 2000, une société de transport routier a créé une base sur le site de la distillerie.

L'activité rurale, qu'il ne faut, et de loin, pas oublier, est encore importante sur la commune où le système de polyculture/élevage domine, avec quelques variantes cependant. Les terres beaucoup plus argileuses de Braucourt sont plus propices à l'embouche des bovins (prairies temporaires et permanentes ou céréales - maïs ensilage). Les terres plus légères de Sainte-Livière et d'Éclaron permettent, outre l'élevage, une culture plus facile des céréales, des oléagineux et de la betterave industrielle.

Une activité à part, le tourisme

L'agrandissement du réservoir de Champaubert, dans les années 1960-1970, va voir le paysage de la commune changer. On y construit sur son territoire le canal d'amenée, des digues, on renforce l'ancien barrage et on déforeste une partie de sa forêt, prochainement noyée. L'Institution Interdépartementale des Barrages Réservoirs du Bassin de la Seine (IIBRBS), pour superviser les travaux crée le siège de sa circonscription à Éclaron, où il est toujours. Le lac du Der, destiné à la base à n'être qu'une "zone technique" se transforme peu à peu en zone touristique avec l'aide d'un syndicat mixte d'aménagement touristique. La commune devient donc petit à petit la station balnéaire de la Haute-Marne.

On trouve en effet, sur les trois villages :

  • 2 grandes plages bien aménagées
  • 2 campings ****
  • 1 port de plaisance
  • 1 cercle d'aviron
  • 4 clubs de voile
  • 1 école départementale de voile

Parallèlement, l'attrait grandissant des touristes pour le lac, va permettre de développer d'autres activités de plein air : randonnée pédestre (avec le sentier de grande randonnée 24B Lac d'Orient - Troisfontaines-l'Abbaye) dans les immenses allées forestières de la forêt du Der, cyclotourisme (piste cyclable complète autour du lac allant jusqu'à Saint-Dizier), pêche.

En automne et au printemps, la commune voit sur son territoire apparaître un autre type de touriste : l'ornithologue venu assister au passage des grues cendrées et autres oies des moissons.

Cette activité touristique de plein air, si elle attire beaucoup de monde sur la commune et en fait sa réputation, n'en fait cependant pas sa richesse.

Monuments et sites à voir

Les trois communes présentent bien sûr en commun un patrimoine remarquable : le lac du Der, avec son milieu typique : rivages, forêts...

Cependant, on peut voir :

À Éclaron

Le clocher a connu bien des vicissitudes : incendie, promesses napoléoniennes non tenues, menace d'effondrement dans les années 1950 et dépose dans les années 1960. L'église a enfin retrouvé son clocher en octobre 2005.

  • Quelques grosses maisons bourgeoises du XIXe siècle sont à observer (privée).
  • Un moulin à farine, sur la Blaise, restauré avec poutres et briques et reconverti en restaurant et la "Fosse" en contrebas.
  • La mairie, ancienne gruerie et le grand bâtiment de l'école primaire, ancienne demeure d'un riche notable.
  • De nombreux logements sociaux d'époque XVIIIe siècle en petit appareil de briques rouges. Ils sont situés vers le quartier de la gare et témoignent de l'activité industrielle passée du bourg. Ils sont inscrits à l'inventaire du patrimoine industriel.

A Braucourt

  • l'église romane de l'Assomption de la Vierge (XIIe siècle). Sa façade ouest avec sa galerie typique en bois est classée monument historique. La nef est inscrite à l'inventaire des monuments historiques. Statuaire classé.
  • Le site de Champaubert-aux-Bois, village marnais englouti, accessible aujourd'hui uniquement par Braucourt. L'église sauvegardée, sur un promontoire, est l'une des images symboles du lac du Der. À chaque vidange, les substructions de l'ancienne commune apparaissent.

A Sainte-Livière

L'édifice est resté à l'abandon de 1969 à 1983.Le clocher qui menaçait de s'effondrer a été démoli en 1982, depuis la cloche (une des plus anciennes de la région) a retrouvée sa place dans un campanile en bois érigé derrière l'église.

  • Un ancien moulin, sur la Blaise, bâtiment restauré en poutres et briques. Reconverti en discothèque.

Le coin des personnalités

La commune a vu naître deux grands militaires : les généraux de Ponthon (1777-1849) et Pelletier (1777-1862) qui ont tous les deux servi sous le Premier Empire. Leurs noms sont inscrits sous la voûte de l'Arc de Triomphe, à Paris.

Elle a vu le passage des ducs de Guise venant sur leur baronnie d'Éclaron pour la chasse, entraînant avec eux les rois de France François Ier, Henri II, François II ainsi que la reine de France et d'Écosse Marie Stuart, petite fille de Claude de Lorraine, premier duc de Guise. Napoléon Ier est passé à Éclaron en 1814, peu avant son abdication.

Bibliographie et autres sources

  • Émile Jolibois, La Haute-Marne Ancienne et Moderne, 1971, ISBN 2-84178-037-6
  • Louis Richard & Alain Catherinet, Origine des noms de communes, de hameaux et autres lieux habités anciens et modernes en Haute-Marne, Édition Dominique Guéniot, 2004, ISBN 2-87825-300-0.
  • Base de données Merimée, ministère de la Culture et de la Communication.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1790 1790 Varnier Gabriel-Nicolas
1791 1791 Huet Pierre-Philippe
1792 1792  ?? Nicolas
1793 1798 Sauret Jean
1798 Leblanc Charles
1826 Huet Louis
1900 1902 Chaudron ??
1902 1914 Bertrand Arsène
1914 1916 Gallois Léon
1916 1921 Legardeur Henri
1921 1929 Du Colombier Claude
1929 1930 Marin Fernand
1930 1930 Legardeur Henri
1930 1952 Du Colombier Claude
1953 1987 Marin Michel
1987 2008 Jean Rimbert
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
1580 1831 2006 1940 1827 1844
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Bonjour,Le 16 juin 1846 un extrait n°30,du registre des concessions de terrain dans le cimetière du bourg d'Eclaron montre que le Maire était Gaspard LEBLANC;La Concession était au nom de Mr LABBE général de VOUILLERS (comte Jean Baptiste LABBE de MORAMBERT) Mon Nom est Patrice DESCHAMPS de PAILLETTE .mon mail deschampsdepaillette_patrice@yahoo.fr

Notes et références

Liens externes



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