Bouée (Loire-Atlantique)

Bouée (Loire-Atlantique)
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47° 19′ 18″ N 1° 54′ 31″ W / 47.3216666667, -1.90861111111

Bouée
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Arrondissement de Saint-Nazaire
Canton Canton de Savenay
Code commune 44019
Code postal 44260
Maire
Mandat en cours
Claude Rousseaux
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Loire et Sillon
Démographie
Population 821 hab. (2008)
Densité 38 hab./km²
Gentilé Bouésiens
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 18″ Nord
       1° 54′ 31″ Ouest
/ 47.3216666667, -1.90861111111
Altitudes mini. 0 m — maxi. 28 m
Superficie 21,34 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Bouée est une commune française, située dans la communauté de communes Loire et Sillon, dans le département de la Loire-Atlantique (arrondissement de Saint-Nazaire) et la région des Pays de la Loire. La commune fait également partie de la Bretagne historique et plus particulièrement du Pays nantais.

Ses habitants sont appelés les Bouésiens et Bouésiennes ou les Bouéziens et Bouéziennes. Certaines personnes auraient préféré officialiser Bouéens mais l'usage n'a pas entériné cette forme.

Sommaire

Géographie

Situation de la commune de Bouée dans le département de Loire-Atlantique
Situation

Bouée est situé entre le Sillon de Bretagne et la rive nord de la Loire,à mi-chemin (38 km) entre Nantes et Saint-Nazaire, à 5 km au sud-est de Savenay.

Les communes limitrophes sont Cordemais, Malville, Savenay et Lavau-sur-Loire

Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Bouée est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l’aire urbaine de Nantes et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique)

Les marais

Sa position en bord de Loire dans une zone non industrialisée en fait un lieu de passage privilégié pour les oiseaux migrateurs entre le Lac de Grand-Lieu au sud et la Brière au nord. La faune avicole sauvage est particulièrement riche dans les roselières en bord de Loire.

Les marais entrecoupés de douves et d'étiers donnent à la commune un attrait particulier pour les randonneurs et les amateurs d'observation de la nature.

Toponymie

Bouée s'écrivait la plupart du temps Boué jusqu'au XIXe siècle ainsi que l'on peut le lire sur les cartes anciennes et les archives.

Pour expliquer l'étymologie du nom, il n'existe que des hypothèses, car on ne dispose pas de formes plus anciennes que Boué.

  • Albert Dauzat et Charles Rostaing[1] se basant sur la graphie BouéE proposent de manière conjecturelle *bovata « pâturage à bœuf », du latin bovis, beuf (ou du gaulois bov-) et le suffixe -ata devenue -ée en langue d'oïl ou encore du bas latin *bauata « endroit boueux » du gaulois baua (cf. gallois baw, boue, fange, saleté) forme primitive du mot boue (graphié boe en ancien français) suivi là encore du suffixe latin -ata devenu -ée en langue d'oïl.

Cependant, les formes anciennes ne comportent pas la graphie "é + e" et il est peu probable que ce territoire ait été défini au Moyen Âge comme « pâturage à bœuf » alors que l'aménagement des marais n'est pas ancien, ce qui n'a permis qu'un développement récent de l'élevage.

  • Bouée est souvent confondue avec la commune de Bouaye dans le même département. Le rapprochement étymologique est effectivement tentant et peut-être pertinent. En 1115, le document qui mentionne pour la première fois la paroisse de Boia se rapporte à Bouaye, attestée autrement sous les formes Boae en 1325 et Boaye en 1426 et qu'Ernest Nègre[2] considère comme basé sur le nom de personne gaulois Bovius 'le bœuf', suivi de la désinence -a. Cependant que Marie-Thérèse Morlet, citée par Xavier Delamarre[3], le donne comme un Boiacum, basé sur le nom de personne gaulois Boios, avec le suffixe -acum (< *-āko > *-ACU) passé au féminin selon A. Dauzat et Ch. Rostaing *-aca > -aye[4], précédé, par contre, comme chez E. Nègre de Bovius, c'est-à-dire *Boviaca.
  • Si l'on se base sur la graphie Bou-é, on peut donc poser, tout comme Marie-Thérèse Morlet pour Bouaye, le type toponymique Boiacum (*Boiāko- > *BOIACU), composé du nom de personne gaulois Boios suivi du suffixe de propriété *-āko > -acum (*-ACU), au motif qu'il a très souvent évolué en dans la partie ouest de la France, en ce cas, il est homonyme des nombreux Bouy, Bouy-sur-Orvin, Bouy-Luxembourg du nord de la France, tous issus de Boiacum. On peut établir un parallèle avec les Jouy et Joué, issus de *GAUDIACU (Gaudiacum), ainsi que Loué et Lohéac, issus de *LAUDIACU (Laudiacum). Les mêmes Dauzat et Rostaing donnent aussi un Boiacum pour expliquer Buhy et Bué. En l'absence de formes anciennes, il est de toute façon impossible de trancher et on peut tout aussi bien ici, ajouter le Bovius de Dauzat et Nègre et pourquoi pas un *Boutiāko- > *BOUTIACU, dérivé d'un autre anthroponyme gaulois basé sur le nom du « bœuf », Boutius (cf. le nom de l'étable en gaulois *boutego-, comparable au vieux breton boutig de même sens), voire un *Bodiāko- > *BODIACU comme « lieu de la corneille » de bodio-, corneille.
  • Le nom Bozeg est une traduction en breton mais ne correspond pas à un usage local passé. Cette forme est basé sur l'hypothétique *BOUTIACU ou *Boutego-, dont le seul mérite est de restituer avec justesse [?] le suffixe -acum, issu du celtique -āko, qui a justement abouti en celtique insulaire à -og, puis à -eug (graphié -euc en français), enfin -eg (graphié -ec en français) en breton, à moins qu'il ne s'agisse de l'évolution du vieux breton boutig en bozeg ?

Histoire

  • Historiquement la commune est située en Bretagne. On y parlait le gallo, parler roman d'oïl de la Haute-Bretagne. Plusieurs toponymes de la commune pourraient être d'origine bretonne (Rohars, Couëbas, Rochoux[5]...), ce qui fait supposer à certains que le breton a été parlé à Bouée au Moyen Âge. Le breton était en voie d'extinction dans la partie occidentale de l'évêché de Nantes au début du XIIe siècle[6].

Le faible nombre de ces éventuels toponymes issus du brittonique amène à cette conclusion : Bouée est bien en territoire gallo, en Haute-Bretagne et seules de petites communautés ont pu pratiquer la langue bretonne sur une période limitée au Haut Moyen Âge. Du reste, Bouée se trouve au centre d'une zone allant de Nantes à Donges dont les toponymes sont exclusivement romans[5]. Si quelques noms peuvent s'expliquer par le brittonique, il ne s'agit en fait que de 4 ou 5 toponymes sur un total d'environ 70.

Le patois local des anciens est issu du gallo-roman. Les toponymes et les patronymes sont presque tous issus du français ou du gallo. Aucune trace non plus de la langue bretonne dans les archives.

Rochoux contient vraisemblablement le nom du « rocher » sur lequel est construit le moulin : roc'hou, rochou, ces noms désignent effectivement des rochers en Bretagne, mais il peut s'analyser également comme une forme romane caractéristique des dialectes d'oïl de l'ouest, ici spécifiquement le gallo, rochoux, c'est-à-dire « rocheux »

Couébas est connu sous la forme Couestas dans un aveu de 1449, peut être est-il composé avec le breton koet « bois », suivi d'un élément -stas, non éclairci, si la forme de 1449 est correcte. Peut-être a-t-il subi l'attraction tardive du vieux français et de la forme dialectale coue pour « queue », suivi du mot « bas ». Autre nom de lieu à Bouée qui procède vraisemblablement du breton koet : Coësby, qui est mentionné sous la forme Coetbic en 1387. Le sens en est « le bois de la pie ». Citons encore les toponymes Magouet, du breton magouer « muraille » (du latin maceria), ainsi que Le Catuellant, du nom d'homme vieux-breton Catu-Uualon. La forme actuelle de ce toponyme, très proche phonétiquement du vieux breton, montre que le breton a cessé d'être parlé à cet endroit, avant qu'il n'évolue en moyen breton vers les formes : Cavalan, Cavalin ou Cazalan.

L'origine bretonne du nom de Rohars n'est qu'une hypothèse parmi d'autres et issue du dictionnaire de La Villemarqué. Il s'agit d'un traité de navigation écrit au XVe siècle par Ferrande signale entre Lavau et Cordemais des Roches qui vont hors, le nom Rohard n'étant pas précisé. Ces rochers, dangereux, étant plusieurs fois signalés comme étant la caractéristique du lieu.

Toutefois, de nombreuses formes anciennes antérieures à Ferrande attestent l'ancienneté de ce nom : Rohart 1211, Rahart 1224, Rohart 1330 et 1440[réf. nécessaire]. Des découvertes récentes ont montré que Rohars, qui était encore graphié Rohard au XIXe siècle, se retrouve écrit Rochart en 1503 dans un acte de vente de terrain et peut-être Roar en 1075 dans le cartulaire de Saint Cyprien de Poitiers. Sans doute, s'agit-il là de cacographies, car les formes plus anciennes impliquent un recours à l'anthroponyme germanique Rothard, pris absolument, et que l'on retrouve dans Bosc-le-Hard (Seine-Maritime, Bosco Rohardi 1080) et qui se perpétue dans le nom de famille Rouard, attesté dans la région au XIXe siècle[7].

Dans ce cartulaire, et à propos de dons de terres, il n'est pas fait mention de Bouée, qui n'existait pas encore en tant que paroisse, alors que Lavau-sur-Loire est désignée : Parrochia de Vallis.

En effet, Bouée était avant la Révolution une trève, paroisse-fille, fillette, feillette ou feuillette de la paroisse de Savenay. Cette trève n'existe que depuis la fin du Moyen Âge et il est fort probable que jusqu'au début du deuxième millénaire Bouée n'existait pas comme véritable entité identifiable. La caractéristique du lieu était essentiellement de permettre l'accès à la Loire. L'essor de Rohars, la construction de châteaux, manoirs et maisons bourgeoises ont amené petit à petit la population à se découvrir une véritable sentiment d'appartenance à une communauté tournée vers le fleuve.

  • ANCHORA BONI PORTUM, l'ancre du bon port, peut-on lire inscrit sur l'autel de l'église édifié en 1873 et aussi ANCHORA SALUTIS, l'ancre du salut. Comment mieux rappeler la vocation fluviale et portuaire de Bouée ?
  • C'est une commune essentiellement rurale, au deux tiers recouverte de marais qui furent aménagés aux XVIIIe et XIXe siècles ce qui lui permit de développer son élevage.
  • Le port de Rohars connut à partir du Moyen Âge une activité importante comme tous les petits ports du bord Loire pour l'embarquement et le débarquement des bêtes, du roux (roseaux), du foin, du bois etc. L'activité de ces ports d'estuaire fut primordiale dans les échanges nord-sud ainsi que dans le commerce en direction de Nantes et ce jusqu'au XIXe inclus.
  • Au XVIe siècle des navires espagnols de la compagnie des Senores du Sauf Conduit y étaient établis.
  • Au début du XXe siècle l'envasement de la Loire, naturel au départ fut aggravé par la pose de pierres d'endiguement à partir de 1903. Le creusement du chenal et son recul fit perdre à Rohars son caractère portuaire. Les petits ports du bord de Loire furent tous abandonnés à leur sort après 1900.

Légendes locales

Les envahisseurs Vikings serait à l'origine de la destruction du couvent Saint Hilaire d'après Fraslin et Jean Roland, qui l'écrit dans son Histoire de Savenay[réf. incomplète] « les ruines du couvent Saint Hilaire sont le témoignage du passage des Normands venus envahir la Bretagne »

Or, les incursions des Vikings ont débuté en 843, année où ils ont pillé la ville de Nantes et, selon la tradition, tranché la tête de l'évêque Gohard au pied de l'autel de la cathédrale le 24 juin après avoir massacré les habitants qui y avaient trouvé refuge.

Ces invasions perdureront au IXe et Xe jusqu'à ce qu'Alain Barbetorte chasse les envahisseurs et fonde le duché de Bretagne en 936. Il est évident que cette région n'a sans doute pas été épargnée par les pillards remontant l'estuaire de la Loire, mais à une époque où ni l'Abbaye de Blanche Couronne et encore moins le Prieuré du Tertre n'existaient.

Le prieuré a dû être fondé au début du XIIIe siècle ou, tout au plus, à la fin du XIIe, soit au moins 350 ans après la première attaque Viking et en 1469 les bâtiments du prieuré étaient encore intacts.

D'ailleurs dans un acte de 1669 publié dans l'ouvrage de Georges Durville "l'Abbaye de Blanche Couronne et ses prieurés", il est bien précisé que la destruction du prieuré est due « aux inondations de la Loire ».

  • Selon une légende locale, le nom de L'île Pipy serait lié au fait que Napoléon y ait uriné. Il serait venu dans l'île en 1808 pour y satisfaire un besoin pressant et naturel, à l'occasion d'une visite de l'estuaire, en exigeant pour cette raison d'être débarqué sur l'île.

Ceci dit le voyage de Napoléon est historique, c'est même à cette occasion qu'il décida de faire de Saint Nazaire le port avancé de l'estuaire pour compenser l'ensablement et l'envasement de la Loire.

Or, l'île était déjà nommée Pipy au XVIIIe siècle sur certaines cartes ce qui tord le cou à cette fable[8].

Sur certaines cartes du XVIIIe siècle - 1746 (BNF) et 1754 (AM Nantes), l'île est nommée « Îsle Missippi » ! C'est un nom attribué par des cartographes au XVIIIe le nom de Pipy n'étant pas d'origine locale. En effet l'île Pipy a été appelée l'île neuve par les bouésiens et nommée ainsi sur certaines cartes comme celle de Cassini : Isle Neuve. Fraslin instituteur et secrétaire de mairie de Bouée parle bien de l'île neuve dans sa monographie sur Bouée en 1888. Cette île est de formation récente. A l'époque de Fraslin elle est décrite comme étant d'origine peu reculée. Il précise aussi que les plus anciens se rappellent en avoir vu le terrain aussi mou que de la vase.
Il est inutile d'en chercher une origine complexe, à l'époque gallo-romaine cette île n'existait pas et c'est bien le nom Mississipi qui fut ensuite simplifié en Pipy. La consultation des différentes cartes en apporte la preuve. En tout cas Napoléon n'y est pour rien.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean-François Roulland   bourgeois
1791 1796 André Berranger   laboureur
1800 1804 Joseph Courant   bourgeois
1804 1812 Pierre Viaud   cultivateur
1812 1815 Vincent Magouet de La Trémelotrie   bourgeois
1815 1830 René Chevalier   cultivateur
1830 1851 Pierre Viaud   cultivateur
1851 1854 Jean-Baptiste David   cultivateur
1854 1881 Pierre Viaud   cultivateur
1881 1897 Joseph Maugendre   propriétaire
1897 1919 Pierre Viaud    
1919 1935 Pierre Cocaud   commerçant
1935 1944 Pierre Pageot   herbager
1944 1959 Émile Viaud    
1959 1977 Émile Begnaud   cultivateur
1977 1989 Émile Viaud   agriculteur
1989 2001 Alain David   artisan-plâtrier
mars 2001   Claude Rousseaux    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

En 1856 avec 924 habitants la commune atteint le seuil le plus haut connu. Le seuil plancher après l'exode rural est atteint en 1975. Une nette reprise démographique apparaît ensuite, avec une progression d'environ 90 % en 30 ans.

  • À ce titre Bouée est un exemple type de commune qui après l'exode rural connait depuis la fin du XXe siècle un accroissement spectaculaire de sa population dû à l'arrivée de néo-ruraux ce qui n'est pas sans poser de problèmes d'intégration et d'équipements communaux.
  • Le tissu associatif, très présent à Bouée, permet de créer un sentiment d'appartenance à une communauté de village indispensable pour sauvegarder une bonne qualité de vie et d'entente entre tous les habitants.

Évolution démographique

En 2008, Bouée comptait 821 habitants (soit une augmentation de 24 % par rapport à 1999). La commune occupait le 11 192e rang au niveau national, alors qu'elle était au 12 274e en 1999, et le 202e au niveau départemental sur 221 communes.

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Bouée depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Bouée, cela correspond à 2006, 2011, etc. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations[9],[10],[N 1].

Le maximum de la population a été atteint en 1856 avec 924 habitants.

Évolution démographique
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 762 877 877 856 918 890 877 910 921
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 924 887 891 896 909 876 833 846 818
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 800 759 722 622 638 591 589 569 527
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 525 455 435 571 618 661 807 821 -
Notes, sources, ... Sources : pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[11], base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[12], et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[13],[14].
Histogramme

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,5 %) est en effet inférieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (20,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 51,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 24,5 %, plus de 60 ans = 11,6 %) ;
  • 48,8 % de femmes (0 à 14 ans = 23,6 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 15,4 %).
Pyramide des âges à Bouée en 2008 en pourcentage[13]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,5 
3,1 
75 à 89 ans
5,8 
8,5 
60 à 74 ans
9,1 
24,5 
45 à 59 ans
23,1 
24,2 
30 à 44 ans
23,4 
17,2 
15 à 29 ans
14,5 
22,5 
0 à 14 ans
23,6 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2008 en pourcentage[15]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,5 
75 à 89 ans
9,0 
11,7 
60 à 74 ans
13,0 
20,2 
45 à 59 ans
19,9 
21,4 
30 à 44 ans
20,3 
20,3 
15 à 29 ans
18,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments

L'église Notre-Dame
  • Église Notre-Dame construite à partir de la chapelle primitive datant très probablement du XIVe siècle (aujourd'hui sacristie). Elle fut agrandie à deux reprises et terminée en 1606. La date de 1550 précisée par Fraslin dans sa monographie pour la sacristie est erronée. C'est 1530 en réalité qui est inscrite sur un retable sculpté de style Renaissance mais peut être postérieur à la chapelle primitive.
  • Port relique de Rohars où l'on peut voir la chapelle Sainte-Anne, dernier témoin du Prieuré de Rohard de l'ordre de Saint Augustin dépendant de l'Abbaye Sainte Marie de Pornic et établi au moins depuis le XIVe. Cette chapelle reconstruite en 1707 fut aussi restaurée en 1848 date à laquelle lui fut ajoutée une sacristie. Laissée à l'abandon depuis 1967 elle était en ruine en 2005 lorsqu'une dernière reconstruction fut entamée. Depuis novembre 2011 la chapelle, devenue bien communal, est à nouveau réhabilitée.
  • Le moulin de Rochoux, XVIe siècle porte les armes du seigneur du Châtelier et est inscrit Monument historique en 1982.
  • Moulin restauré du Haut-Chemin.
  • Château de la Cour de Bouée, bâtiment principal construit au XVIIIe siècle. Il existe encore une chapelle, un puits (XVIIIe siècle) et une fuie (pigeonnier) de mille niches. Le château de Bouée est le dernier endroit où on a pratiqué la Religion Réformée en Bretagne avant la révocation de l'édit de Nantes. Le temple était peut-être fréquenté par René Turpin, de Campbon condamné à 10 ans de galères en 1688 numéro d'écrou 10270
  • Manoir de la Bessardais XVIIIe.
  • Manoir de la Rostannerie construit par les d'Espinose, famille noble d'Espagne.
  • Château du Châtelier, encore intact au XVIIe. Laissé sans entretien par la suite, il ne reste plus que des dépendances.
  • Grandes maisons bourgeoises, en particulier dans le bourg.
  • Prieuré bénédictin Saint Hilaire du Tertre en bord de Loire dont il ne reste plus rien aujourd'hui. Il dépendait de l'Abbaye de Blanche Couronne et fut établi au XIIe ou au au début du XIIIe. Les bâtiments furent délaissés au milieu du XVIe.
  • Nombreuses croix dont la croix curviligne des Margats, souvent définie à tort comme croix celtique, certainement très ancienne mais non datée. Une croix du Margat est bien signalée dans un aveu de 1469, mais on ne sait pas s'il s'agit de la même.
  • Stèle gauloise du second âge du fer, au village de la Gautrais, abusivement identifiée quelquefois comme borne de voie romaine, souvent appelée le menhir de Rudesse.

Personnalités liées à la commune

  • Yvon Labarre (1943-2008), artiste peintre né à Bouée où il avait installé son atelier en 1978. Expositions nationales et internationales

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

Bibliographie

  • Fraslin, instituteur et secrétaire de mairie écrivit en 1881 une monographie sur Bouée intitulée Histoire de Bouée - Notes géographiques, historiques et statistiques
    Fraslin n'était pas véritablement un historien, et d'ailleurs ne prétendait pas l'être. Mais les archives communales qu'il compulsa et les statistiques qu'il réalisa font de son ouvrage un outil précieux sur la connaissance de Bouée à la fin du XIXe . À noter une étude intéressante de l'historique de l'enseignement et de l'école à Bouée, sujet qui lui tenait évidemment à cœur. Il obtint une médaille de bronze pour cette monographie au Concours géographique tenu à Nantes en 1886.
  • D. Barthélémy, Une cité ignorée de la Loire Inférieure : La Ville de Rohars- Bulletin N°65 de la Société archéologique de Nantes - 1925
    Si on excepte l'introduction assez fantaisiste, (l'auteur a transformé un menhir en borne milliaire de voie romaine est-il écrit dans la Carte Archéologique de la Gaule...), l'article publié en 1925 par Barthélémy est bien documenté sur Rohars. Il découvrit, par exemple, aux archives municipales de Nantes la liste des bateaux espagnols établis à Rohars au XVIe.
  • Georges Durville, L'abbaye de Blanche Couronne et ses prieurés
    Cette étude archivistique a été publiée par l'Association culturelle Bretagne Vivante et contient un chapitre sur le prieuré du Tertre appelé communément le Couvent Saint Hilaire. Éditée en 1984, elle contient les travaux effectués par le chanoine Georges Durville vers 1927 et jamais édités auparavant faute de crédits. Ces travaux sont à la source de la plupart des publications ultérieures qui souvent oublient de citer leur auteur.
  • Bernard David, natif de Bouée, a publié plusieurs articles dans le Bulletin de la société archéologique et historique de Nantes et de la Loire Atlantique concernant la commune.
    Ses publications concernent essentiellement le XVIIIe et la période révolutionnaire, Bouée au siècle des Lumières, par exemple . Mais ses importantes recherches archivistiques, dont il fait profiter la commune et qui ne se limitent pas à cette période, font de lui aujourd'hui le spécialiste reconnu de l'histoire de Bouée.
  • Une étude sociologique sur Bouée réalisée en 1985 par un étudiant de l'Université de Bordeaux.
    Si la partie historique est sans intérêt puisqu'il ne s'agit que de reprises d'infos approximatives lues dans Fraslin, par exemple, et non de recherches personnelles, le reste est très complet et représente une mine de données sur la population et la sociologie de Bouée en 1985. À comparer évidemment avec la monographie écrite 100 ans auparavant.

Notes et références

Notes

  1. Afin de permettre une comparaison entre communes, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de présenter :
    * pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
    * la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
    * les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
    * la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  2. Toponymie générale de la France, volume I, Librairie Dalloz, Genève, 1991.
  3. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 82.
  4. Ibidem.
  5. a et b Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne.
  6. Thèse de doctorat de Erwan Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, An Here, 1995, p. 539.
  7. rouard : Popularité du nom rouard
  8. Pipy est du reste, un nom de famille, attesté notamment à Lyon avant la première guerre mondiale.
  9. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V des « opérations de recensement »
  10. Calendrier de recensement sur insee.fr. Consulté le 6 juillet 2011
  11. Bouée 1836 sur Archinoë portail d'indexation collaborative. Consulté le 6 juillet 2011
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 6 juillet 2011
  13. a et b Évolution et structure de la population sur Résultats du recensement de la population - 2008. Consulté le 6 juillet 2011
  14. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur insee.fr. Consulté le 6 juillet 2011
  15. Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique en 2008 sur insee.fr. Consulté le 6 juillet 2011

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