Bollywood


Bollywood

Bollywood est le nom donné à l'industrie cinématographique indienne basée à Mumbai (Bombay) et dont les films sont réalisés en hindî (et en ourdou). Il s'agit de la composante la plus populaire du cinéma indien, le plus important au monde en nombre de films tournés. Les films de Bollywood, diffusés dans toute l’Inde, s’exportent dans le monde entier, notamment dans les pays du Maghreb, du Moyen-Orient et du sud-est asiatique.

Le terme « Bollywood » est un mot-valise combinant l'initiale du nom « Bombay » - ancien nom de la ville indienne appelée officiellement Mumbai - et celui d'un autre symbole de l'industrie cinématographique, en l'occurrence américaine : « Hollywood ». Il ne désigne pas un lieu spécifique mais plutôt un genre cinématographique.

Chorégraphie accompagnant une chanson

Sommaire

Historique

Affiche de Alam Ara (1931)

Le premier film indien fut Raja Harishchandra (en) (1913, muet) de Dadasaheb Phalke alors que le premier film sonorisé indien fut Alam Ara (en) (1931) d'Ardeshir Irani. La production cinématographique (200 films/an) devait toutefois ralentir dans les années 1930-1940 suite à la Deuxième Guerre mondiale et au mouvement indépendantiste indien.

C'est en 1937 qu'Ardeshir Irani réalisa le premier film couleur en hindi : Kisan Kanya (en), suivit par Mother India (1938). Malgré le succès de ces films, la couleur mettra du temps à s'imposer avant les années 1950. Les acteurs en vogue alors étaient Dev Anand, Dilip Kumar et Raj Kapoor et les actrices Nargis, Meena Kumari (en), Nutan (en) et Madhubala.

À partir des années 1960, les mélodrames laissent place aux romances et aux films d'action avec des acteurs comme Rajesh Khanna (en) et Dharmendra.

Les années 1970-1980 voient paraître nombre de films noirs avec notamment Amitabh Bachchan, Mithun Chakraborty (en) et Anil Kapoor, et les actrices Hema Malini, Jaya Bachchan et Rekha.

Dans les années 1990, des comédies romantiques et familiales reprennent le dessus comme Hum Aapke Hain Kaun...! (1994) et Dilwale Dulhania Le Jayenge (1995) introduisant une nouvelle génération d'acteurs tels Aamir Khan, Salman Khan, Shahrukh Khan, Govinda (en), Nana Patekar, Sunil Shetty et Akshay Kumar et d'actrices telles Sridevi, Madhuri Dixit, Juhi Chawla, Kajol, Raveena Tandon (en), Manisha Koirala et Karisma Kapoor.

Les années 2000 correspondent à la mondialisation[1] de Bollywood, qui n'est plus un simple marché national de seconde zone, mais une industrie internationale adoptant les standards techniques occidentaux. De grandes maisons de productions telles Yash Raj Films et Dharma Productions se lancent à la conquête du marché mondial avec Lagaan, Devdas, Kabhi Khushi Kabhie Gham, Koi... Mil Gaya, Kal Ho Naa Ho, Veer-Zaara, Rang De Basanti, Lage Raho Munnabhai, Krrish, Dhoom 2, Om Shanti Om présentant une nouvelle génération d'acteurs tels Hrithik Roshan et Abhishek Bachchan et d'actrices telles Aishwarya Rai, Preity Zinta, Rani Mukherjee,Kareena Kapoor et Priyanka Chopra. À partir de 2003, une nouvelle génération d'acteur apparait Shahid Kapoor, Abhay Deol en 2005 avec Socha Na Tha (en), Ranbir Kapoor en 2007 avec Saawariya, Neil Nitin Mukesh en 2007 avec Johnny Gadar et plus récemment Imran Khan en 2008 révélé avec Jaane Tu Ya Jaane Na, parmi les nouvelles actrices Katrina Kaif en 2005 avec Maine Pyaar Kyun Kiya?, Sonam Kapoor en 2007 avec Saawariya, Deepika Padukone en 2007 avec Om Shanti Om et récemment Anushka Sharma en 2008 avec Rab Ne Bana Di Jodi.

Conventions du genre

Musique

Les films, tournés en hindi, s'apparentent au genre du film musical, voire de la comédie musicale, et comportent généralement plusieurs clips musicaux, chantés et dansés, dont l'un est particulièrement soigné et osé (item number). La musique filmi a ses compositeurs attitrés (tels Rahul Dev Burman, Jatin Lalit, Anu Malik, Madan Mohan, Nadeem-Shravan et Allah Rakha Rahman) dont le style est un mélange de musique indienne et occidentale. Elle s'accorde avec précision au scénario ; elle est toujours pré-enregistrée par des chanteurs de playback professionnels très prisés (tels Lata Mangeshkar, la reine des chansons bollywood, sa sœur Asha Bhosle, Mukesh, Mohammed Rafi, Sunidhi Chauhan, Geeta Dutt, Kishore Kumar, Udit Narayan, Sonu Nigam, Sukhwinder Singh, Kumar Sanu et Alka Yagnik et Shreya Ghoshal (en)) et les acteurs (sauf exception notable tel Kishore Kumar) qui se doivent d'être de bons danseurs, peuvent se contenter de mimer le chant car les caméras indiennes sont trop bruyantes. Ce sont aussi des chanteurs professionnels qui font la post-synchronisation des voix en doublant parfois celle du héros ou de l'héroïne, mais on observe une nouvelle tendance avec des acteurs (qui doivent donc interpréter à deux reprises leurs rôles : pour la caméra, puis pour le micro) chantant eux-mêmes les parties chantées, comme Aamir Khan dans Ghulam, ou une bande-son enregistrée en live (synchronisée) sur le tournage, comme dans Lagaan. La bande originale du film est toujours réalisée et distribuée avant même le tournage du film, qui dépend d'ailleurs de son succès. Il y a très souvent alors des scènes tournées à l'étranger pour accompagner ces clips ; les Alpes suisses ou les plages des Seychelles en sont des thèmes récurrents, symbolisant le rêve et la richesse. Une nouvelle génération de chanteurs de play back fait son apparition durant les années 2000 : Atif Aslam (en), Mohit Chauhan, Shankar Mahadevan (en), Shaan, K.K, Neeraj Shridar, Javed Ali (en), Tulsi Kumar (en), Alisha Chinoy (en)… Même en France le genre a ses émules avec Pascal of Bollywood.

Fans de danse bollywoodienne

Danse

Les scènes de danses sont dérivées de variétés de la danse indienne : kathak classique, danse de courtisanes tawaif, bharata natyam, Bhangra et danse folklorique. Dans les films les plus récents, la chorégraphie a largement évolué maintenant les danses traditionnels font place a des danses modernes occidentales (disco, salsa, Hip Hop, Break Dance). Les chorégraphes sont eux-aussi très prisés tels Saroj Khan, Farah Khan ou encore Prabhu Deva, Shiamak Davar (en), enGanesh Hegde Bosco et Caesar et le succès d'un film dépend souvent de leur seule présence.

Le héros ou l'héroïne ne danse jamais seul : il y a toujours une troupe ou un chœur de danseurs ou danseuses les accompagnant afin de créer un effet de masse, accentué par un champ panoramique ou quelques extras viennent s'ajouter, quasiment à titre d'éléments du décor. Ces scènes sont très soignées et imposent souvent aux comédiens des changements multiples de costumes ou de lieux appelés picturisation.

Script

Le script et les dialogues sont écrits en hindi courant, la langue principale du nord de l'Inde, ou en hindoustani, qui est un mélange de hindi et d'ourdou tel qu'il est parlé couramment dans une grande partie de l'Inde du nord (parfois en dialecte pour les villageois ou en ourdou pur pour les gens de Cour ou les poésies, ou enfin en anglais ou en pendjabi ou d'autres langues indiennes pour certaines exclamations ou phrases selon les rôles) ou encore en hinglish, un mélange de hindi et d'anglais qui témoigne de la modernisation et de la mondialisation de ce cinéma. Ils dépendent d'un scénariste généralement différent du parolier des chansons. Il arrive qu'un scénario soit rédigé en anglais d'abord, puis traduit en hindi, l'anglais étant une langue véhiculaire entre indiens de diverses régions.

Beaucoup de compositeurs travaillent avec des paroliers attitrés tels Javed Akhtar, Gulzar ou Sameer. Les chansons ont souvent des thèmes romantiques inspirés soit de la mythologie hindoue (Krishna et Radha ou autres figures), soit de la tradition moghole en ourdou empreinte de vocable arabo-persans.

Scénario

Les scénarios de films (comme les musiques) de Bollywood sont parfois inspirés de succès de ceux d'Hollywood. Plutôt que de prendre des risques avec une œuvre originale, quelques producteurs préfèrent une adaptation à l'indienne d'un thème déjà éprouvé par le box-office. Les économies budgétaires ont souvent provoqué des plagiats assez importants que couvraient le laxisme des lois indiennes et l'absence de contrat écrit en la matière[2]. Cette propension à copier était d'autant plus usitée auparavant que la plupart des indiens ignoraient tout des films ou musiques produits à l'étranger, et que bon nombre de scénarios étaient remaniés lors du tournage. Certains y voient un effet impondérable de la globalisation[3]. Il faut en fait peut-être plutôt y voir une tentative de se rapprocher de l'american way of life en épousant les mêmes standards.

Masala

Les films de Bollywood ont la particularité de mêler durant trois heures plusieurs genres[4] en un seul film appelé souvent masala (un terme désignant un mélange) et comportant une histoire d'amour mélodramatique d'une certaine pudeur[5], des scènes d'action, de violence, de vengeance, de sport, de fêtes (mariage, holi, etc.), de réincarnation, de comédie, voire des gags, etc. Bien souvent le héros ou l'héroïne riche est sur le point de se marier selon la coutume traditionnelle du mariage arrangé, et le scénario tourne autour d'un mariage sentimental avec un outsider pauvre rendu possible par un membre de la famille complaisant ou absent face à des parents rigoristes. Il existe aussi des scénarios plus sérieux où la politique, la corruption, le terrorisme, le crime, le colonialisme sont dénoncés. Bollywood est devenu récemment plus varié, plus original et plus riche en termes de scénarios et de scripts. Depuis 2009, Bollywood est en période de mutation cherchant a sortir des scénarios inhabituels et décalés comme Dev D (en), Kaminey, Firaaq, Gulaal (en), 3 Idiots, Paa, Wake Up Sid, rocket Singh: Salesman of the Year, malgré cette mutation, l'audience en quête de scénario nouveau et moderne apprécie particulièrement ce changement et ces films font partie des plus gros succès de 2009.

Le public indien est exigeant non pas sur la qualité technique du film ou la crédibilité de l'histoire, mais plutôt sur le caractère divertissant. Le public aime aussi ses stars et il n'est pas gêné de voir le même Shahrukh Khan jouer dans 5 ou 10 films de suite en un an.

Il semble que sous l'influence de la diaspora indienne, Bollywood soit de plus en plus amené à se rapprocher des productions d'Hollywood[6]. Les codes traditionnels (pudeur, pas de baiser à l'écran..) ont disparu depuis maintenant 5 ans, l'audience indienne a évolué et est maintenant capable d'accepter des scènes de baisers et même des tenues occidentales pour les actrices (bikinis, mini shorts...).

Distribution

Liste des actrices et acteurs

Bollywood emploie des gens de tous les horizons, venus de toutes parts de l'Inde. Nombre de mannequins y trouvent une seconde carrière après avoir remporté un prix international (3 ou 4 Miss Monde notamment). Quelques occidentaux y sont aussi employés car les films comportent de plus en plus de scènes tournées à l'étranger, en Suisse et au Royaume-Uni notamment (où la nombreuse diaspora indienne est un public choyé), en Australie (Salaam Namaste), aux États-Unis (Kurbaan (en), enLondon Dreams), en Italie (Bachna Ae Haseeno), en Thailande (Badmaash Company (en)), en Turquie (Guru (en), Ajab Prem Ki Ghazab Kahani)[7]. Ils y jouaient auparavant des rôles ridicules, mais désormais une nouvelle tendance leur donne des rôles titres comme dans les films Rang De Basanti, Kisna, Lagaan et Mangal Pandey: The Rising. .

La présence d'une star avérée est nécessaire au succès d'un film et plus il y en a plus le film a des chances de succès mais une tendance récente favorise le script. L'obtention de ces places en or est souvent réservée à certains membres d'une même famille en vertu des dynasties de Bollywood qui se sont érigées des empires financiers. Toutefois, certaines figures reconnues ne doivent qu'à elles-mêmes leur succès tels Raj Kapoor, Dharmendra, Hema Malini, Govinda, Rekha, Amitabh Bachchan, Shahrukh Khan, Akshay Kumar, Aamir Khan, Jeetendra (en) et bien d'autres.

Influences

On peut trouver six influences majeures ayant contribué à l'élaboration du cinéma de Bollywood :

  • les anciens textes épiques du Mahabharata et du Ramayana, dont la structure narrative (étalonnée en maintes histoires parallèles) est souvent reproduite (Khal Nayak et Gardish (en) en sont des exemples).
  • les anciens drames en sanskrit (Natya Shastra), combinant musique et danse indiennes.
  • les théâtres folkloriques indiens ayant succédé aux précédents au Xe siècle (Yatra (en) du Bengale, Ramlila (en) de l'Uttar Pradesh, Terukkuttu du Tamil Nadu).
  • le théâtre parsi, particulièrement représenté à Bombay, et comprenant lui aussi musique et danse mêlées à des éléments réalistes et fantastiques, dont la narration a tout du spectacle et qui est du genre mélodrame[8].
  • le cinéma d'Hollywood dont les comédies musicales furent célèbres dans les années 1920-1950, les réalisateurs indiens privilégiant l'aspect fictionnel, tandis qu'à Hollywood, la vraisemblance est primordiale.
  • les chaînes musicales de télévision câblées telle MTV, dont les techniques mises en œuvre pour les clips vidéos ont été généralisées dans les films depuis les années 1990 (Bombay)

Inversement, le cinéma de Bollywood influence et contribue au renouveau du film musical, avec notamment des réalisateurs occidentaux tel Baz Luhrmann dont le film Moulin Rouge! (2001) en est directement inspiré ; on retrouve cette influence au sein de la diaspora indienne, ainsi le film Coup de foudre à Bollywood de la réalisatrice britannique Gurinder Chadha ou encore Bollywood Hollywood réalisé par la canadienne Deepa Mehta. One Dollar Curry du réalisateur indien à Paris, Vijay Singh, donne aussi un petit clin d'œil au cinéma de Bollywood.

Le film Lagaan (2001) a été nommé aux Oscars du cinéma (Best Foreign Language Film), tandis que Devdas (2002) et Rang De Basanti (2006) ont été nominés aux BAFTA (Best Foreign Language Film).

Danny Boyle, dont le film Slumdog Millionaire (2008) a gagné de nombreux prix internationaux, s'inspire aussi des films de Bollywood. La présence de stars de Bollywood à la distribution contribue à assurer la confusion avec un film issu de Bollywood[9], tout en leur rendant hommage[10].

Production

La production de Bollywood tourne actuellement autour de 250 films par an[11].

Lorsque le cinéma de Bollywood n'était pas connu hors de l'Inde, de nombreux films ont été exploités sans tenir compte de la propriété industrielle. Actuellement, en raison de leur visibilité accrue et de l'augmentation de leur public potentiel, quelques films de Bollywood commencent à avoir des budgets plus importants, leur permettant d'employer des décors naturels lointains et dispendieux comme Hatfield House et le Palais de Blenheim au Royaume-Uni.

De grands studios commencent à émerger, comme par exemple ceux de Film City et de Yash Raj Films. Les financements proviennent essentiellement d'investisseurs privés et de plus en plus souvent d'acteurs qui fondent leurs propres maisons de production à l'image de Shahrukh Khan, Juhi Chawla ou Ashutosh Gowariker. En 2001, le Central Bureau of Investigation, l'agence nationale de la police de l'Inde, a saisi toutes les copies de Chori Chori Chupke Chupke lorsqu'il s'est avéré que le film avait été financé par la pègre de Bombay.

Une tendance récente voit de plus en plus d'associations entre des compagnies américaines (Disney, Warner, etc.) et indiennes, dans le but de produire ou distribuer des films grands publics[12].

Un autre problème de Bollywood est le piratage de ses films. Les DVD piratés sont souvent disponibles sur le marché en même temps que le film en salle ; les films sont réencodés - bonus supprimés - pour en mettre deux sur un même support, moyennant une baisse de qualité.

Le cinéma indien coûte moins cher que celui d'Hollywood. Le film Devdas, qui met en scène les acteurs indiens Aishwarya Rai-Shahrukh Khan-Madhuri Dixit, est le film le plus onéreux avec un montant de production estimé à 8 millions d'euros (50 Crore de roupies indiennes en 2002). En comparaison, une grosse production américaine peut dépasser 150 millions d'euros.

Récompenses

Il existe plusieurs cérémonies décernant des prix cinématographiques en Inde ; les National Film Awards sont généralement dédiés à l'ensemble du cinéma indien.

À Mumbai se déroulent l'équivalent des oscars spécialement dédiés à Bollywood :

À l'étranger, des cérémonies sont aussi dédiées aux films de Bollywood :

Les films indiens proposés aux Oscars (de Bollywood ou non) ont toujours été malchanceux, et pourtant la victoire du film britannique Slumdog Millionaire en 2008, montre l'engouement du public pour ce genre et ces thématiques. Le compositeur Allah Rakha Rahman et le parolier Gulzar ont tous deux gagné un Oscar en 2008.

Diffusion

Les films de Bollywood sont naturellement diffusés à grande échelle en Inde mais aussi au Bangladesh, au Népal, en Afghanistan, au Sri Lanka et au Pakistan il y a une diffusion clandestine ou privée, car officiellement ils sont interdits. Comme ces pays partagent peu ou a peu près la même culture, voire la même langue, les films bollywoodiens sont plébiscités et ils sont parfois tournés sur place (Dharmatma (en), Kabul Express, Khuda Gawah et Escape From Taliban se déroulent en Afghanistan). Les affiches des films sont encore faites à la main par des artistes peintres.

Les pays arabes du Moyen-Orient et du Golfe Persique sont aussi de gros consommateurs depuis plus de trente ans, car les films indiens sont censurés et se rapprochent du mode de vie en Islam, alors que les productions d'Hollywood sont boycottées car impudiques. En Israël aussi Bollywood progresse grâce aux touristes israéliens se rendant en Inde et sensibilisés à sa culture. En Turquie et en Iran, il y a également une forte demande, toujours pour des raisons de cohérence sociale, mais aussi afin de pallier les productions américaines. Par ailleurs, ces pays aux vastes dimensions passent et repassent les films dans les cars.

En Chine, les films en hindi eurent un grand succès dans les années 1950 et Raj Kapoor y était une star. Puis il y eut un long déclin avant le retour en force grâce à Lagaan en 2001.

Nombre de pays africains bénéficient aussi de la diffusion des films de Bollywood grâce à des distributeurs libanais. L'Égypte, le Nigeria, le Tchad, la Somalie ou l'Éthiopie sont un grand marché où les films en hindi tiennent l'affiche durant des décennies. Bien des films sont tournés en Afrique du Sud tel Padmashree Laloo Prasad Yadav (2005), aux Seychelles ou à l'île Maurice (Dil Jo Bhi Kahey, 2005).

En Russie et dans les pays de l'Est, Bollywood a longtemps été une alternative aux productions d'Hollywood interdites. La neutralité politique des films indiens était appréciée ainsi que leur caractère familial. L'actrice russe Kseniya Ryabinkina a été spécialement recrutée pour tourner dans Mera Naam Joker (1970) afin de nouer davantage de liens entre les deux pays ; plus récemment, Lucky: No Time for Love a été tourné en Russie.

Grâce à l'importante diaspora indienne, les films de Bollywood sont appréciés au Canada et aux États-Unis, où ils représentent le second marché derrière les films en anglais. Nombre de films récents y ont été tournés.

Il en va de même au Royaume-Uni, où les films de Bollywood sont parmi les plus regardés. L'Allemagne, la Suisse, la France[13] et la Scandinavie sont aussi des pays où la passion pour Bollywood émerge très rapidement ; nombre de films indiens y sont également tournés.

Bollywood a du mal à s'implanter en Amérique du sud et en Océanie, à part aux Fidji. Des films tournés récemment en Australie tels Salaam Namaste (2005), Heyy Babyy (2007), Chak De! India (2007) et Singh Is Kinng (2008) ont toutefois favorisé le développement de ce marché.

Box-office

  • 2002 : Devdas - Kaante - Raaz - Aankhen - Saathiya

Notes et références

Annexes

Liens externes

Bibliographie

  • Emmanuel Grimaud, Bollywood Film Studio, Éd. CNRS. ISBN 2-271-06183-0
  • Dinesh Raheja et Jitendra Kothari, La Saga de Bollywood : Le cinéma indien, Éd. Charles Moreau. ISBN 2-909458-23-7
  • Sara Singh, L'univers de Bollywood : Découvrez le cinéma Bollywood.
  • Jonathan Torgovnik, Il était une fois Bollywood, Phaidon Press Ltd. ISBN 0-7148-9367-6

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bollywood de Wikipédia en français (auteurs)

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