Bleurville


Bleurville

48° 03′ 41″ N 5° 57′ 50″ E / 48.0613888889, 5.96388888889

Bleurville
Vue d'ensemble de Bleurville
Vue d'ensemble de Bleurville
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Monthureux-sur-Saône
Code commune 88061
Code postal 88410
Maire
Mandat en cours
André Granget
2008 - 2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne
Démographie
Population 361 hab. (2006)
Densité 18 hab./km²
Gentilé Bleurvillois(es)
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 41″ Nord
       5° 57′ 50″ Est
/ 48.0613888889, 5.96388888889
Altitudes mini. 248 m — maxi. 383 m
Superficie 20,25 km2

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Bleurville est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Bleurvillois.

Sommaire

Géographie

Le village vosgien de Bleurville est situé dans le canton de Monthureux-sur-Saône, au sud-ouest du département. Le village est traversé par le ruisseau du Gras qui prend sa source au Haut-de-Salin et serpente dans la magnifique forêt de Belle-Perche et de Beaumont avant de se jeter dans la Saône au lieu-dit la Mause.

Bleurville vue du Nord-Est

Bleurville est situé dans la région naturelle de la Vôge. Son territoire est couvert en grande partie de forêts de hêtres et de chênes. Son sous-sol est constitué de grès bigarré et de granit au nord-ouest et de calcaire au sud-ouest.

Le territoire communal est limitrophe des communes de Monthureux-sur-Saône, Tignécourt, Serocourt, Marey, Viviers-le-Gras, Provenchères-lès-Darney, Nonville et Attigny.

La localité fait partie de la Communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne qui regroupe, autour du chef-lieu de canton, des villages ruraux typiques des confins des Vosges, de la Haute-Marne et de la Haute-Saône. C’est le Pays des Trois Provinces (Lorraine, Champagne, Franche-Comté), terre des sources de la Saône riche en pâturages, en forêts de hêtres et de chênes… et d’une histoire et d’un patrimoine architectural redécouverts et valorisés.

Bleurville, carte des Naudin, 1739
Les écarts 
  • les fermes du Neufmont (ou Neumont) : ancienne verrerie du XVe siècle située en forêt entre Bleurville et Viviers-le-Gras. Aujourd'hui ruinées.
  • la ferme du Bignovre : située aux confins du territoire communal proche de Monthureux-sur-Saône, elle accueille aujourd'hui un centre équestre.
  • le moulin de la Voivre : situé dans la prairie sur le ruisseau du Gras, le site accueillit un moulin puis une tournerie de meules, une scierie puis une ferme agricole. Aujourd'hui ruinée.
  • la ferme du Haut-Bois : rattachée administrativement à la commune de Tignécourt. Installée dans une clairière, cette ancienne verrerie du XVe siècle sera transformée en ferme agricole. Ruinée à la suite d'un incendie en 1966.

Histoire

Les habitants de Bleurville étaient affublés jadis d'un sobriquet : "les Buzenets". Ce "blason" populaire faisait référence aux meurtres perpétrés dans les années 1760 par le dénommé François Buzenet ; affaire qui a profondément marqué les esprits locaux au point d'attribuer ce nom patronymique aux Bleurvillois et de leur faire porter collectivement la responsabilité de ces meurtres sordides.

Blason Blasonnement
De gueules à la couronne de chêne feuillée de huit pièces d’or, fruitée de huit glands de sinople, tortillée en couronne d’épines, au chef cousu d’azur chargé d’une crosse abbatiale contournée aussi d'or et d’une hache contournée du même passées en sautoir, à la croisette pattée de gueules brochant sur le sautoir.
Commentaires : Ce blason est utilisé par la commune depuis 1997. Les feuilles et les glands symbolisent le « Chêne des Saints », arbre multiséculaire planté sur le territoire de la commune. La crosse et la croix pattée rappellent l’abbaye Saint-Maur, et la hache, le travail du bois et l'importance de la forêt sur le territoire de Bleurville.
Histoire du village 

Le site de Bleurville est occupé depuis l'époque préhistorique. Un atelier de taille d'outils daté de 300.000 avant J.C. a été découvert au lieu-dit "Rosière", proche de la Grande-Croix. Cette station de surface, surplombant les rives de la Saône, a attiré les premiers habitants en raison de son exposition plein sud et de son dégagement forestier.

Site néolithique : les Roches du Mulot à Bleurville

A l'époque néolithique, la présence humaine nous est connu grâce à un lieu de culte celtique dédié au soleil. En effet, les "roches du Mulot", situées dans la vallée boisée du Gras entre Bleurville et Viviers-le-Gras, présentent des traces d'un culte solaire (svastika notamment). Elles furent christianisées durant le haut Moyen Âge : de multiples croix pattées sont gravées dans le grès. Endroit magique fréquenté tout au long des siècles, les "roches du Mulot" (du patois "lo mulot" = le mulet) étaient encore au XIXe siècle le lieu de rencontre privilégié des amoureux. Selon la tradition locale, si la jeune fille qui mettait ses pieds dans les empreintes humaines gravées dans la pierre faisait trois tours sur elle-même, elle se mariait dans l'année.

Des traces de sépultures concentriques de l'époque de la Tène (ou Second âge du Fer, entre 500 et 200 avant JC) ont été repérées au lieu-dit "Juriémont", au sud-ouest du finage de Bleurville.

Le développement du village à son emplacement actuel remonte à l'époque gallo-romaine. Les légions de César coloniseront progressivement les anciens territoires celtiques et, en particulier, ceux de la Lorraine du sud actuelle à la limite des cités leuques et séquanes. Aux Ier-IIème siècles, ils aménageront à Bleurville une villa dotée d'un établissement de bains luxueux : les fouilles menées au XIXe siècle ont permis de fixer son emplacement sur l'actuelle place du Prince avec des prolongements sous les immeubles qui l'entourent. Les substructions du bassin, des débris de colonnes, de mosaïques et d'objets divers ont été mis au jour. À cette époque, le village ne porte pas le nom de "Bleurville" : celui-ci apparaîtra aux Ve-VIe siècles avec l'installation d'un guerrier franc, Blederic, qui laissera son nom au futur Bleurville (Blederici villa). Selon l'historien de la Lorraine, le bénédictin dom Calmet, Bleurville était dédié aux "bains" à l'époque gallo-romaine.

L'abbaye Saint-Maur de Bleurville

À partir du Xe siècle, l'histoire du village est marquée par une vie spirituelle intense liée à la translation des reliques des martyrs comtois Bathaire et Attalein. Au cours du Xe siècle, un clerc, Mérannus, fit construire une église carolingienne pour abriter les restes saints qu'il avait fait venir de la région de Faverney (à quelque distance de Bleurville, en Haute-Saône actuelle).

Dans la première moitié du XIe siècle, Raynard, comte de Toul et seigneur de Fontenoy-le-Château et Bleurville, fit bâtir sur l'église primitive de Mérannus l'église abbatiale Saint-Maur et y installa un monastère de religieuses bénédictines. Elles seront chargées d'animer le pèlerinage et la vénération des corps saints de Bathaire et Attalein, dont la fête liturgique était célébrée le 6 juillet, jour de leur mort.

En 1128, les femmes quittent l'abbaye. Le monastère devient un simple prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Mansuy de Toul qui envoie des moines. Très tôt, la communauté des habitants s'émancipera de l'autorité du prieur et elle se dotera d'un maire et d'échevins qui géreront les affaires de la communauté villageoise. Cependant, le prieuré possédait la quasi-totalité des forêts du lieu en indivis avec le duc de Lorraine, ainsi que le four à pain banal et le moulin. Les habitants payaient au prieur et au receveur des comptes de la prévôté du Bassigny Barrois mouvant de Lamarche, des redevances pour l'usage du moulin, du four et de la halle.

Sceau du prieur de Saint-Maur en 1603

Au spirituel, Bleurville relevait du diocèse de Toul, doyenné de Vittel. Le prieur de Bleurville nommait le curé de la paroisse et se réservait le droit de célébrer l'office à l'église paroissiale. Le vicaire recevait la portion congrue et la dîme qu'il partageait avec le prieur. Des conflits s'élevèrent régulièrement jusqu'à la Révolution à propos du partage des offrandes des fidèles entre le prieur et le desservant.

L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens sera reconstruite au XVIe siècle probablement sur les bases d'un lieu de culte plus ancien (époque romane) sous l'autorité du prieur de Saint-Maur.

Jusqu'à la fin du XVIe siècle, Bleurville - qui appartenait au bailliage du Bassigny Barrois mouvant (Lamarche) - connut un développement économique lié à la présence des activités verrières de la forêt de Darney et de ses marges : de nombreux charretiers de Bleurville assuraient alors le transport du verre. La verrerie du Neufmont et de la Haute-Verrière, sur le finage de Bleurville, contribuèrent au développement du bourg.

En 1629, le prieuré de Bleurville est uni à celui de Varangéville - Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle). Ce sera le début d'un lent déclin : l'essentiel des revenus fut consacré à la remise en état de la célèbre basilique de Saint-Nicolas-de-Port ainsi qu'à la construction de la primatiale de Nancy.

La guerre de Trente Ans, qui ravagea la Lorraine au XVIIe siècle, n'épargna pas Bleurville. Les années 1635-1637 furent terribles : le village fut pillé et en partie brûlé par les soudards français, lorrains, impériaux, suédois. Les portes des églises furent enfoncées et les coffres déposés par les paysans furent dérobés. La peste anéantie la population qui se réduira à une poignée d'habitants dans les années 1660.

Le prieuré Saint-Bathaire de Bleurville (XVIIIe-XIXe siècle)

Il faudra attendre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle pour que le village se développe à nouveau et retrouve la prospérité d'avant les guerres. De quelque 1000 habitants en 1626, Bleurville était passé à moins de 50 autour de 1640 pour atteindre les 800 habitants en 1789. Le XVIIIe siècle verra le développement de l'agriculture, l'installation de nombreux marchands, de métiers liés à la transformation du bois et l'on s'intéressa même à l'exploitation de filons d'argent !

Le XIXe siècle connaîtra la prospérité : l'activité agricole est prédominante avec une présence importante de métiers lié à l'exploitation du bois et de ses dérivés (sabotiers, fendeurs, merrainiers, charbonniers). Le commerce du bois et du bétail permit à quelques familles de s'enrichir offrant ainsi du travail à une foule de manœuvres et de journaliers.

Lavoir (XIXe siècle) rue du Moulin

La commune enrichira son patrimoine : dès 1788, l'église Saint-Pierre est agrandie grâce à l'abbé Ricard qui était à la fois curé et maire de la paroisse. Au cours du XIXe siècle, afin de répondre aux besoins d'une population grandissante (1050 habitants en 1850), le bourg se dote de nouveaux bâtiments et équipements publics : écoles, presbytère restauré, lavoirs et fontaines, rues pavées, nouveaux chemins ruraux. De nombreuses maisons seront restaurées dans l'esprit du moment et un vaste mouvement de nouvelles constructions marquera la physionomie du bourg.

Presbytère (XVIIIe-XIXe siècle) et église de Bleurville

Avec la révolution industrielle, un lent déclin démographique s'amorce dans la seconde moitié du XIXe siècle : l'agriculture et les activités forestières mobilisent moins de bras. Quelques bleurvillois s'expatrieront en région parisienne afin d'y trouver un travail (verreries François Théodore Legras à La Plaine-Saint-Denis par exemple). Certains émigreront même aux États-Unis afin d'y faire fortune... Plusieurs tuileries fonctionneront dans la deuxième moitié du XIXe siècle : Bailly, Fadelot, Gagniez. Une nouvelle activité semi-industrielle apparaîtra fin XIXe-début XXe siècle avec l'exploitation des bancs de grès (fabrique de meules Stoehr, tournerie Poincelot) puis, durant l'entre-deux-guerres, des carrières de granit favorisant l'installation de quelques tourneurs et carriers dans la commune. Après la Seconde Guerre mondiale, l'exploitation du bois se développe avec l'installation de scieries mécaniques (Granget et Rollin) déjà présentes dès le début du XXe siècle (Gagniez). En 1970, Julien Longeron crée, à la Corvée Marinvelle, une entreprise de recyclage de métaux développée par ses fils sous la dénomination Récupfer.

Mairie de Bleurville

Bleurville possède une école depuis au moins la fin du XVIe siècle fondée par Jean Mathieu, verrier au Neufmont. Les bâtiments d'école actuels ont été construits dans la seconde moitié du XIXe siècle. La commune entretient une école maternelle et une école primaire qui fonctionnent dans le cadre du regroupement pédagogique Bleurville-Nonville.

Le village conserve quelques maisons paysannes traditionnelles typiques de la Lorraine méridionale (fermes à avancée de toiture, charri, porte charretière cintrée, fenêtre à meneaux, linteau Renaissance, cheminée de cuisine monumentale, "poêle" ou belle chambre) des XVIe au XVIIIe siècles.

La Place du Prince, centre historique de la commune, accueille outre les écoles, une épicerie-boulangerie-pâtisserie, un café ainsi qu'une maison d'hôtes. Un garde-forestier occupe la maison forestier indivise entre l'Office national des forêts (ONF) et la commune. Enfin, le bureau de poste, créé en 1909, fonctionne désormais sous la responsabilité de la mairie ; le bureau ayant été transformé en agence postale communale le 2 janvier 2009.


Les curés de la paroisse 
  • Clément Ayéméné (2009-...), prêtre d'origine ivoirienne, curé de la paroisse Bienheureux Jean-Baptiste Menestrel (Lamarche) depuis octobre 2008 et administrateur de la paroisse Notre-Dame de la Saône (Monthureux-Bleurville) à compter d'octobre 2009. En résidence au presbytère de Lamarche
  • Charles Villaume (1994-2009), prêtre fidei donum durant 29 ans au Mali, réorganisateur des onze paroisses du secteur dans la grande paroisse Notre-Dame de la Saône avec l'abbé Maillard. Durant ses vacances, il est remplacé par le Père Gérard Pierré, de la Compagnie de Jésus de Troyes (ancien du maquis de Grandrupt et cousin de l'abbé Maillard), et l'abbé René Bourdon, prêtre à Marseille. En semi-retraite à partir de janvier 2010 au presbytère de Bleurville, il a quitté la paroisse le 15 octobre 2010 pour rejoindre la maison de retraite des prêtres du diocèse à Saint-Dié-des-Vosges
Abbé Charles Villaume, curé de Bleurville de 1994 à 2009
  • Pierre Maillard (1993-2005 +), curé de la grande paroisse Notre-Dame de la Saône in solidum avec l'abbé Villaume. L'abbé Maillard résidait à Monthureux-sur-Saône. L'abbé Villaume résidait à la cure de Bleurville
Ordination de l'abbé André Houot en 1961 [archives Presbytère de Bleurville]
Installation de l'abbé Houot à la cure de Bleurville en septembre 1969
Abbé Raymond Demarche, curé de Bleurville de 1967 à 1969 (à gauche, au côté de Mgr Vilnet lors de son installation à Charmes, sept. 1969. Archives La Liberté de l'Est)
Abbé Pierre Brice, curé de Bleurville en 1966-1967 [cliché pris en 2003]
Abbé René Baderot, 1956. L'abbé Baderot fut curé de Bleurville de 1951 à 1966
  • André Houot (1969-1993) : grand organisateur de théâtre populaire, de voyages et de colonies de vacances. Durant ses absences, il était remplacé pour la messe dominicale, et selon les années, par les abbés Michel Viard (aumônier du collège Saint-Clément de Martigny-les-Bains), Jean Burger (ancien curé de Saint-Julien), René Bourdon (originaire de Tignécourt, curé à Marseille), Robert Grange (alors aumônier de l'hôpital de Neufchâteau). Mme Pierrette Demagny sera sa gouvernante jusqu'à son départ pour Nomexy en 1993. L'abbé Houot a rejoint en 2010 la Villa Saint-Pierre-Fourier (maison de retraite des prêtres du diocèse de Nancy & de Toul) à Villers-lès-Nancy
  • Raymond Demarche (1967-1969), réorganisa l'église paroissiale à la suite du Concile Vatican II (nouvel autel face au peuple, abandon d'objets sacrés et d'ornements liturgiques...). Professeur d'allemand, il renonça à la prêtrise et partit enseigner en Allemagne
  • Pierre Brice, Maurice (Max) Daval, Jacques Pétin (1966-1967)
  • René Baderot (1951-1966) : organisateur de séances cinématographiques à la salle des fêtes, de patronages (scouts) se réunissant dans l'ancien "commando", à côté du presbytère
  • Gaston Jacquet, curé de Nonville (de 1944 à 1947), puis Arthur Collignon et Raymond Badonnel, curé et vicaire de Monthureux-sur-Saône (de 1947 à 1951)
  • Paul Colin (1941-1944), blessé lors d'un attentat dans son presbytère en décembre 1944
  • Paul Idoux (1927-1941 +), ancien directeur du Foyer Vosgien (organe des familles catholiques vosgiennes), ancien missionnaire au Maroc, auteur d'une histoire de l'église de Bleurville, prêtre au caractère trempé doté d'une grande intelligence
  • Paul Morlot (1911-1927)
  • Charles Tresse (1903-1911)
  • François-Xavier Jacquot (1872-1903)
  • Augustin Aubertin (1863-1872)
  • Augustin Angevel (1862-1863)
  • Jean-Joseph Ferry (1820-1862 +)
  • Joseph Martin (1812-1820)
  • François Ricard (1795-1811 +)
  • Pierre Hubert Lefort, curé de Relanges (1791) ; Noël, curé de Nonville (1791) ; N. Raoux (1791) ; fr. Daux, tiercelin (1791-1792) ; Laireuze (1792) ; Sulpice Roussel, prêtre constitutionnel, curé de Bleurville, puis Nicolas Fourcaut, capucin (ex-frère Eugène), prêtre insermenté originaire de Bleurville (1791-1795)
  • François Ricard (1759-1791) : il était parfois aidé dans son ministère par des religieux de la région (fr. Placide, tiercelin de Monthureux, en 1765 ; fr. Benoît Mattouillot, récollet de Darney, en 1766 ; fr. Charles Meer, fr. François Marie, fr. P. Maire, tiercelins, abbé Larché, en 1787-1788 ; fr. Léopold Roux, tiercelin, fr. Augustin Henry, récollet, abbé Moine, prêtre administrateur de Nonville, en 1789 ; fr. Raphaël Copain, récollet, fr. Eugène, capucin de Bar-le-Duc, en 1790 ; fr. Barnabé, capucin, fr. Sigismond Vuillaume, récollet, en 1791), prêtre insermenté, emprisonné à Épinal entre 1793 et 1795
  • Joseph Mathieu, curé administrateur de la paroisse du décès de l'abbé Duparge à la nomination de l'abbé Ricard (juillet 1758-janvier 1759)
  • P. de Courtois (1722) ; Rachasse (1724, signe "Rachasse prestre chap D S.A.R.", curé de Vincey en 1731) ; fr. Dominique, administrateur (1726) ; Antoine Sallet (1729, originaire de Bleurville) ; à partir du printemps 1731, Charles Duparge est nommé curé de Charmes, il est remplacé par fr. Hilarion Laborey, récollet de Darney, fr. Denis Jacquot, récollet, fr. Defonce Courdier, récollet, et fr. Ange Courtois, récollet, jusqu'au retour de Charles Duparge à Bleurville en novembre 1731 ; Dom Ribaucourt, prieur de Saint-Maur de Bleurville ; J. Vuillaume, vicaire ; Elophe, vicaire ; François Sulpice Godefroy, curé de Nonville ; fr. Jérôme Jacquinot, fr. Bernardin Bourguignon, récollets de Darney (1730-1749) ; fr. Adrien Roussel, récollet (1754) ; F. Henriot, vicaire (1739), remplacent ponctuellement l'abbé Charles Duparge
  • Charles Duparge (1717-1758), échevin du doyenné de Vittel
  • Philippe Duparge (1715-1721), frère ou neveu de Charles Duparge (?), vicaire à Bleurville avant d'être nommé curé de Viviers-le-Gras en 1721
  • Nicolas Lallemand (1715)
  • François Henry (1713-1715)
  • Nicolas Leblanc (1713)
  • Sébastien-Joseph Grandin (1689-1712)
  • Claude Thierry (1672-1689)
  • Martin Blumerel (1629-1672) : il a vécu les horreurs de la Guerre de Trente Ans à Bleurville
  • Nicolas Jacquin (1606-1608)
  • Barthélémy Mangenot (avant 1606)
  • Simon Mougenot et Sébastien Mangot (avant 1573)
  • Nicolas Bailly (avant 1564)
  • Didier de Charmes (avant 1460)
  • Pierre (autour de 1417)
  • Hugues (autour de 1394)
  • Jehan de Bains (autour de 1380)
  • Thierry de Vézelise (autour de 1347), notaire apostolique de Toul


Les instituteurs et institutrices (de 1900 à nos jours) 
  • Saturnin Noël, 1901-1920
  • Mme Spiess, 1893-1914
  • Mme Rousselot, 1904-1936
  • André Brice, 1920-1924
  • Julia Brice, 1920-1924
  • Jules Pierron, 1924-1926
  • Félix Pierron, 1927-1930
  • Mme Pierron, 1927-1930
  • Robert Jacquemin, 1930-1951
  • Valentine Jacquemin, 1930-1934
  • Claire Beaujard (épouse Robert Jacquemin), 1938-1951 [+ 2011]
  • Marie Ferber, 1940-1953
  • M. et Mme Jean Jacquot, 1951-1953
  • Pierre et Christiane Delarche, 1953-1956
  • Lucienne Thomas, 1953-1982
  • Alain et Mireille Berthault, 1956-1957
  • Pierre et Marguerite Raoul, 1957-1969
  • Thérèse Rollin, 1958-1965
  • Jacques René-Corail, 1969-1979
  • Annie Lièvre, 1978-1997
  • Odile Goujon, 1985-1993
  • Marie-Andrée Jeandesboz, 1992-2001
  • Bernard Perrot, 1997-2001
  • Patrick Braconnier, 2003-2006
  • Aurélie Demangeon, 2006-2007
  • Michèle Schoen, 2007-...
  • Nathalie Etienne, 2006-2009
  • Astrid Moquin, 2009-2011
  • Delphine Diot, 2011-...
  • Ghizlane Lairini, 2011-...

Curiosités

Croix du jardin de l'abbaye Saint-Maur
  • Site néolithique en forêt de Belle-Perche : les Roches du Mulot (empreintes de pas humains et d'équidés sculptés dans le grès, présence d'une swastika symbole du culte du soleil, multiples croix christianisant cet ancien lieu de culte néolithique). À ses pieds coule la fontaine Saint-Thomas réaménagée dans la deuxième moitié du XIXe siècle lors de la création de la route départementale.
  • La Cave Enfaroche : grotte naturelle formée par un rocher situé en forêt communale. L'endroit fut utilisé pendant des siècles par les bûcherons, charbonniers et autres sabotiers pour s'abriter des intempéries.
  • La Roche de la Hutte ou Roche du Trésor : rocher d'une masse assez considérable qui, selon la tradition locale, se serait détaché du sommet de la côte des Censitaires et qui serait venu rouler sur le chemin du Neufmont. On remarque sur une face un renfoncement qui, selon une autre tradition, veut que cette trace soit celle du "cul" d'une paysanne qui, sortant de la forêt, fut surprise par un orage. Gagnée par la peur, elle s'abrita contre la roche et s'y appuya si fortement qu'elle y laissa la marque... de son fondement !
  • Le puits de Beaumont : excavation vestige d'un puits creusé en 1701 afin de rechercher un filon d'argent.
  • Substructions gallo-romaines sous la place du Prince : des fouilles menées au XIXe siècle ont révélé l'existence de bains gallo-romains (Ier et IIe siècles).
  • L'abbaye Saint-Maur, construite entre 1026 et 1050 sur les bases d'une église carolingienne. L'église a été consacrée par le pape Léon IX le 6 décembre 1050. L'abbaye accueille jusqu'en 1128 des bénédictines issues de la famille du fondateur, Raynard II comte de Toul, seigneur de Fontenoy-le-Château et de Bleurville. À partir de cette date, l'abbaye Saint-Mansuy de Toul envoie des religieux à Bleurville. Quelques bénédictins demeureront à Bleurville jusqu'à la fermeture du monastère en 1790. La crypte préromane du Xe siècle est un chef-d'œuvre de l'art carolingienne avec une multitudes de colonnes de formes différentes (rondes, carrées, octogonales). L'abbaye a été sauvée de la ruine par M. l'abbé Paul Pierrat entre 1974 et 1990.
  • Le prieuré Saint-Bathaire du XVIIIe siècle : ancien logis prieural des bénédictins de Saint-Maur. Le bâtiment sera reconstruit entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. À la vente du monastère, la maison prieurale sera transformée en maison d'habitation privée. Le prieuré conserve tous les aspects d'une maison lorraine traditionnelle avec sa cuisine et sa grande cheminée, le "poêle" (la belle chambre) et ses boiseries, la chambre du fond avec sa cheminée basse. Le prieuré accueille un musée de la Vie religieuse et de la Piété populaire.
  • Musée de la Vie religieuse et de la Piété populaire : l'association des Amis de Saint-Maur a aménagé dans l'ancien prieuré plusieurs salles qui accueillent des objets liés à la vie religieuse et à la piété régionale : missels, objets liturgiques, chapelets, images pieuses, crucifix, bénitiers de chevet...
L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens vue du nord
  • L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens (XVe-XVIIe-XVIIIe siècles) : nombreuse statuaire (XVIe, XVIIe, XIXe siècles), retable aux Douze Apôtres (XVIe siècle), peintures (XVIIIe siècle), cuve baptismale (XVIe siècle), intéressante chaire à prêcher Renaissance.
Le Chêne des Saints planté à la fin du XVIe siècle
  • Le Chêne des Saints : arbre multiséculaire (planté à la fin du XVIe siècle), plus de 7 m de circonférence, planté en bordure de l'ancienne voie romaine menant à Darney et Escles sur l'emplacement d'une chapelle primitive qui accueillit au Xe siècle les restes des deux martyrs comtois Bathaire et Attalein.
  • Croix de chemin (XIXe siècle) : la Grande-Croix, la Petite-Croix, la Croix du Chêne des Saints, la Croix du cimetière (1894), la Croix du jardin de l'abbaye Saint-Maur (XVIIIe siècle-XIXe siècle-XXIe siècle).
Groupe sculpté La fraternité par Jean-Louis Rollin, place de la mairie à Bleurville
  • Sculpture contemporaine La fraternité par Jean-Louis Rollin, sculpteur bleurvillois. Sur la place de la mairie.
Les animations 
  • Juin : feux de la Saint-Jean (Comité des Fêtes), marche populaire internationale (Club Vosgien)
  • Juillet : fête patronale de la Saint Pierre (fête foraine, animations par le Comité de jumelage Bleurville - Chichery-la-Ville)
  • Juillet - Août : manifestations culturelles et musicales à l'abbatiale Saint-Maur (Association des Amis de Saint-Maur)
  • Août : rencontre Bleurville - Chichery-la-Ville organisée par le Comité de jumelage
  • Décembre : défilé de la Saint-Nicolas et animations (Comité des Fêtes), marché de Noël (Comité des Fêtes, Comité du jumelage, Amis de Saint-Maur, Marché bio, Gym adultes, écoles...)
  • Tout au long de l'année : rencontres de football au stade municipal (Union Sportive du Val de Saône Bleurville - Monthureux-sur-Saône)
  • Spectacle vivant La Lune écarlate présenté en août 2007 et août 2008 : spectacle monumental son et lumière réalisé par le metteur en scène vosgien Damien Fontaine. Il a retracé l'affaire Buzenet, auteur d'assassinats à Bleurville dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, avec 200 acteurs et figurants, des séquences cinématographiques et des jeux d'acteurs qui ont animé la Place du Prince de Bleurville durant deux étés consécutifs.

Personnages célèbres

  • Joseph Bailly, né et décédé à Bleurville, fut notaire au bailliage du Bassigny Barrois mouvant entre 1700 et 1737. Il exerçait par ailleurs la profession de chirurgien à Bleurville en son domicile situé en la rue Bezout. Les descendants du frère de Joseph, Jean Bailly, donneront plusieurs chirurgiens et médecins réputés jusqu'à nos jours. Ils exercèrent notamment à Bourbonne-les-Bains, Darney et Bains-les-Bains.
  • Joseph Victor Edmond Bailly, né à Bleurville le 4 juin 1810, fonde une fabrique de sièges au début des années 1870 à Saint-Ouen-les-Parey (Vosges). L'entreprise sera poursuivie par son fils, Edmond, né en 1877 à Saint-Ouen-les-Parey. Ils possédaient un dépôt au faubourg Saint-Antoine à Paris. Joseph Bailly fut conseiller général du canton de Bulgnéville de 1877 à 1887.
  • Prosper Bisval, fils de Charles Bisval et de Françoise Clair, il est né à Bleurville le 1er mai 1832. En 1857, il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes et enseigne à Saint-Mihiel (Meuse). Après quelques années d'enseignement, il quitte l'institut religieux et se marie en 1865 à Frain (Vosges) avec Marie-Thérèse Dugois. Il exerça désormais le métier de tailleur de pierre. Il est décédé à Frain en 1867.
  • Jean-François Clair (en religion Frère Astier), né à Bleurville dans une famille de cultivateurs, il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes au XIXe siècle : il exerça dans des écoles de sa congrégation à Saint-Mihiel (Meuse) et à Fontenay-le-Comte (Vendée). Il est l'auteur d'ouvrages scolaires. Décédé à Fontenay-le-Comte. Peintre à ses heures, il offrit une de ses toiles à l'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens de Bleurville. Elle fut installée sur l'autel des Fonts baptismaux (tableau et autel aujourd'hui disparus).
  • Joseph Athanase Thomas, né à Bleurville le 9 mai 1815 de François Thomas, cultivateur, et de Elisabeth Vuillemin. Il se marie en 1845 avec Victoire Virginie Labourot. Ce négociant se fixe alors à Monthureux-sur-Saône. Il sera élu maire de la localité de 1873 à 1876. En 1874, il brigue le siège de conseiller général du canton, mais son élection, entachée d'irrégularités, est annulée. Il se représente immédiatement et est réélu. Il siègera à l'assemblée départementale jusqu'à son décès survenu le 7 juin 1877.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours André Granget SE Retraité secteur privé
1995 2008 Colette Lebrun SE Fonctionnaire des Impôts, maire honoraire
1989 1995 Raymond Recouvreur (1926-1997) DVD Chirurgien-dentiste retraité, conseiller général du canton de Monthureux-sur-Saône
1977 1989 Marcel Bisval (1917-....) RPR Agriculteur, ancien PG 1939-1945, ancien président de la section locale puis cantonale ACPG 39-45, maire honoraire
1971 1977 Robert Denizot (1917-1992) PCF Retraité secteur privé, ancien PG 1939-1945 évadé puis déporté, ancien président de la section locale ACPG 39-45
1969 1971 Georges Bocard DVD Forgeron/maréchal-ferrant. Premier adjoint suppléant le maire
1965 1969 Pierre Raoul DVD Instituteur, directeur d'écoles. Démissionnaire en 1969
1945 1965 Henri Bellot (1891-1972) SE Agriculteur
1935 1945 Constant Mougenot (1878-1946) Radical retraité de l'enseignement
1932 1935 Louis Valdenaire SE Commissionnaire en broderie
1925 1932 Camille Beaugrand (1890-1972) Fédération républicaine Cultivateur, Ancien Combattant de 1914-1918, Ancien Poilu de Verdun, ancien président de la coopérative fromagère de Bleurville
1922 1925 Adelphe Pauchard (1862-1930) SE Cultivateur
1919 1922 Melchior Tyrol SE Sabotier
1914 1919 Edmond Breton SE Cultivateur. Premier adjoint suppléant le maire
1914 1914 Amand Heuret (1856-1933) SE Instituteur retraité. Démissionnaire au début de la guerre
1908 1912 Donat Desboeuf Radical-socialiste Epicier
1898 1904 Alphonse Fadelot Républicain opportuniste Rentier. Premier adjoint faisant fonction de maire entre 1904 et 1908, et entre 1912 et 1914
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique (Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
438 473 453 445 396 359 361
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

Jumelage

Notes et références

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bleurville de Wikipédia en français (auteurs)

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