Vie politique à Draguignan


Vie politique à Draguignan

La ville de Draguignan a connu une évolution assez singulière : cette ville fut en effet fortement ancrée à gauche durant tout le XIXe siècle et la plus grande partie du XXe siècle, avant de brusquement voter à droite à la fin des années 1980.

Les développements qui suivent se veulent une photographie objective et dépassionnée de la vie politique dracénoise depuis 1848 (date du rétablissement du suffrage universel) jusqu'à nos jours.

Sont cités les résultats des élections politiques suivantes : élections présidentielles (depuis 1965), élections législatives, élections européennes (depuis 1979), élections régionales (depuis 1986), élections cantonales, élections municipales, référendums.

Article principal : Draguignan.
Article connexe : Histoire de Draguignan.
Article connexe : Liste des maires de Draguignan.

Sommaire

De 1848 à 1983 : une vie politique dominée par la Gauche

Les événements de 1848 et le coup d'État du 2 décembre 1851

Le Second Empire (1852-1870)

La Troisième République (1870-1940)

La vie politique est dominée par :

  • Honoré Samglar ;
  • Oscar Michel ;
  • Félicien Clavier (radical-socialiste) : maire de 1881 à 1912 ;

« Recordman » des mandatures, il a été maire durant 31 ans. Une rue de la ville porte son nom (on accède au collège Ferrié, construit en fin de son dernier mandat, par cette rue).

  • Gustave Fourment (SFIO) : maire de 1912 à 1919
Article détaillé : Gustave Fourment.
  • Achille Ditgès (radical-socialiste) : maire de 1919 à 1925

Achille Ditgès était maître d'hôtel, né à Draguignan le 27.10.1858 et mort à Châteauneuf-de-Grasse le 20.02.1951 [1] .

  • Joseph Collomp (SFIO) : maire de 1925 à 1940
Article détaillé : Joseph Collomp.

Il est l'un des 80 députés qui votent contre l'attribution des pleins pouvoirs au maréchal Pétain en juin 1940.


Seconde guerre mondiale et Quatrième République (1940-1958)

L'Occupation

Le 11 décembre 1940, le conseil municipal de Draguignan est suspendu par un décret du maréchal Pétain, qui nomme en substitution une « délégation spéciale » composée de 4 membres et d'un président, Fernand Escullier[2], professeur retraité de l'école normale d'instituteurs [3]. Escullier est officiellement nommé maire le 10 février 1941, et rebaptise certains lieux publics : ainsi le collège Ferrié est nommé collège Général-Ferrié, et l'avenue Jaurès devient avenue du maréchal Pétain.

La ville est libérée le 16 août 1944 (dans le quartier St Léger, il y a la rue du 16 août) par l'action conjointe des parachutistes du 551ème bataillon d'infanterie américain et des FFI. Fernand Escullier, qui avait eu un comportement correct durant l'Occupation, n'est pas inquiété[4].

Joseph Collomp, assigné à résidence durant l'Occupation, devient chef de la commission spéciale instituée par la Résistance pour gérer la ville, ce du 18 août 1944 au 18 mai 1945.


La Quatrième République

  • S'agissant des maires de 1946 à 1958, se reporter à :
Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.
  • Bertin Bousquié (SFIO) est maire de 1948 à 1953.
  • Antoine Favro (SFIO) est maire de 1953 à 1959.


La Cinquième République, de 1958 à 1983

Référendum sur les institutions de la Vème république
Article détaillé : Référendum du 28 septembre 1958.
  • Participation : -- % ; Abstention : -- % (rappel taux national de participation : 80.63 %, et d'abstention : 19.37 %)
  • Oui : -- % (rappel taux national : 82.60 %)
  • Non : -- % (rappel taux national : 17.40 %)


Élections municipales de 1959 
Article détaillé : Edouard Soldani.

Antoine Favro décède brusquement en 1959. La SFIO fait appel à Edouard Soldani, qui était alors militant socialiste aux Arcs et sénateur depuis 1946, pour conduire la liste de gauche non communiste aux élections. Au second tour, sa liste l'emporte, face à une liste communiste et une liste de droite modérée.


Référendum du 8 janvier 1961 sur l'autodétermination en Algérie (1er référendum) 
  • inscrits : 8191
  • votants : 6500 en 5 bureaux de vote
  • s ex : 6295
  • oui : 4842
  • non : 1453


Référendum du 8 avril 1962 concernant la ratification des Accords d'Evian (2nd référendum) 
  • inscrits : 8 245
  • votants : 6 570 en 5 bureaux de vote
  • s ex : 6 253
  • oui : 5 372
  • non : 881


Référendum du 28 octobre 1962 concernant l'élection au suffrage universel du président de la République 
  • inscrits : 8 736
  • votants : 6 890 en 5 bureaux de vote
  • s ex : 6 646
  • oui : 3 645
  • non : 3 001


Élections législatives de 1962 
  • premier tour (18 novembre 1962) dans la 1ère circonscription du Var
    • inscrits  : 8 531
    • votants : 6 171 en 7 bureaux de vote
    • s ex : 5 944
    • Bartolini (PCF) : 983
    • Gaudin (SFIO) : 1 424
    • Bonnet (UNR) : 1 734
    • Travers (RI) : 457
    • German (CNI) : 1 346
  • second tour (25 novembre 1962) dans la 1ère circonscription du Var
    • inscrits : 8 531
    • votants : 6 571 en 7 bureaux de vote
    • s ex : 6 233
    • Bartolini (PCF) : 427
    • Gaudin (SFIO) : 2 711
    • Bonnet (UNR) : 3 095

Si M. Bonnet obtient la majorité relative des voix à Draguignan, dans la circonscription il est devancé par M. Pierre Gaudin, maire du Luc qui obtient 12 609 voix (contre 9656 voix pour M. Bonnet.


Élections municipales de 1965 

En 1965, Edouard Soldani est facilement élu au premier tour face à une liste de droite conduite par son ancien premier adjoint, Edouard Clair et le Dr Angelin German.

Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.


Élections présidentielles de décembre 1965 
  • premier tour (5 décembre 1965) [5]
    • Charles de Gaulle : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 44.19 %)
    • François Mitterrand : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 31.40 %)
    • Jean Lecanuet : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 15.41 %)
    • Jean-Louis Tixier-Vignancourt : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 5.14 %)
  • second tour (19 décembre 1965)[6]
    • Charles de Gaulle : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 55.20 %)
    • François Mitterrand : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 44.80 %)


Élections législatives de 1967


Élections législatives de juin 1968


Référendum du 27 avril 1969 sur la réforme du Sénat et la régionalisation
  • Inscrits : 10 965
  • Votants : 9 053 sur 7 bureaux de vote
  • Suffrages exprimés : 8 786
  • OUI : 3 847
  • NON : 4 939


Élections présidentielles de 1969
  • 1er tour (1er juin 1969)
    • Inscrits : 11 043
    • Votants : 8 737 sur 7 bureaux de vote
    • Suffrages exprimés : 8 587
    • G. Pompidou : 3 605 voix
    • A. Poher : 2 092 voix
    • J. Duclos : 1 357 voix
    • G. Defferre : 946 voix
  • 2ème tour (15 juin 1969)
    • Inscrits : 11 034
    • Votants : 8 512 sur 7 bureaux de vote
    • Suffrages exprimés : 7 894
    • G. Pompidou : 4 097 voix
    • A. Poher : 3 797 voix


Élections municipales de 1971 
E. Soldani est encore élu dès le premier tour.
Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.


Élections législatives de 1973
  • 1er tour (4 mars 1973) :
    • inscrits : 12 249
    • votants : 10 073
    • suffrages exprimés : 9 677
    • G. Guigou (PCF): 1 492 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
    • G. Boisgibault (PSU) : 383 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
    • P. Gaudin (PS) : 3 441 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
    • A. Caufment (URP/UDR) : 1 068 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
    • Y. Michel (R. I.) : 2 264 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
    • M. Couillot (mouvement réformateur) : 1 029 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )


  • 2ème tour (11 mars 1973) :
    • inscrits : 12 235
    • votants : 10 113
    • suffrages exprimés : 9 613
    • P. Gaudin (PS) : 5 260 voix (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux de P. Gaudin dans la circonscription : 38 102 voix soit %)
    • Y. Michel (R.I.) : 4 353 voix (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux de Y. Michel dans la circonscription : 24 970 voix soit %)


Élections présidentielles de 1974
  • premier tour (5 mai 1974)[7]
    • François Mitterrand : 4 733 voix, soit 44.83 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 43.25 %)
    • Valéry Giscard d'Estaing : 3 919 voix, soit 37.12 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 32.60 %)
    • Jacques Chaban-Delmas : 1 087 voix, soit 10.29 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 15.11 %)
    • Arlette Laguiller : 209 voix, soit 1.97 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 2.33 %) - Rappel : il n'y avait pas de candidat communiste en raison de l'Union de la gauche autour de F. Mitterrand
  • second tour (19 mai 1974)[8]
    • Valéry Giscard d'Estaing : 5 542 voix, soit 50.44 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 50.81 %)
    • François Mitterrand : 5 445 voix, soit 49.55 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 49.19 %)


Élections municipales de 1977 
E. Soldani est élu, pour la troisième fois consécutive, dès le premier tour.
Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.


Élections législatives de 1978 


Élections européennes de 1979


Élections présidentielles de 1981
  • premier tour (26 avril 1981) [9]
    • François Mitterrand : 3 891 voix, soit 29.65 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 25.85 %)
    • Valéry Giscard d'Estaing : 4 041 voix, soit 30.80 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 28.32 %)
    • Jacques Chirac : 2 042 voix, soit 15.56 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 18.00 %)
    • Georges Marchais : 1 554, soit 11.84 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 15.35 %)
  • second tour (10 mai 1981) [10]
    • François Mitterrand : 6 990 voix, 50.91 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 51.76 %)
    • Valéry Giscard d'Estaing : 6 740 voix, soit 49.09 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 48.24 %)


Élections législatives de juin 1981


Élections cantonales des 14 et 21 mars 1982

Le temps des incertitudes politiques entre Gauche et Droite (1983-1986)

Modification de la sociologie dracénoise et nouvelle donne politique 
  • L'École de l'artillerie ouvre ses portes en 1976 ; elle fait venir à Draguignan de nombreux militaires qui votent traditionnellement à droite ;
  • Les nombreux rapatriés ou retraités qui se sont installés à Draguignan dans les années 1960-70 votent aussi à droite dans leur majorité ;
  • Deux ans après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le parti socialiste est critiqué et contesté : à gauche par le parti communiste, qui lui reproche d'être « trop bourgeois », par la droite qui profite de la crise économique et de l'échec du plan de relance de 1981 ainsi que du plan de rigueur[11] de juin 1982.


Élections municipales de mars 1983

La liste d'union de la Gauche PS-PCF (Soldani-Nardini) obtient 50,45 % des suffrages exprimés au second tour. La droite, menée par Jean-Paul Claustres, hurle à la fraude électorale et saisit la juridiction administrative en annulation du scrutin. Le 13 janvier 1984, le Conseil d'État annule le scrutin de 1983 pour cause de fraude électorale. Un nouveau scrutin a donc lieu.

Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.
Élections municipales partielles de février 1984

La nouvelle campagne électorale s'ouvre dans une atmosphère passionnée et « électrique ».

Le 22 février 1984, entre les deux tours de l'élection municipale, Edouard Soldani est victime d'un attentat. Cette affaire a un gros retentissement car les medias nationaux s'étaient focalisés sur cette élection et sur celle de La Seyne-sur-Mer qui se déroulaient dans un contexte particulièrement tendu, avec un reflux électoral du parti socialiste trois ans à peine après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Alors qu'il circulait dans sa voiture de fonction, Édouard Soldani reçoit une décharge de fusil de chasse dans l'épaule, tirée par des inconnus postés au bord de la route sous le pont d'Aups. Hospitalisé à Marseille, grièvement blessé, il apprend trois jours après sa défaite aux élections face à la liste menée par Jean-Paul Claustres. Cette affaire n'a jamais été élucidée. Edouard Soldani s'est alors retiré de la vie politique et les divers élus locaux ne l'ont plus cité qu'avec parcimonie[12].

Cette tentative d'attentat n'empêche pas la liste Claustres d'obtenir 51,03 % des suffrages. La perte de la mairie par Soldani et le « basculement à droite » de Draguignan se joue sur 316 voix d'écart, soit 1,78 % des inscrits.


Élections européennes de 1984
  • Inscrits : 18 313 voix
  • Votants : 11 679 voix
  • Suffrages exprimés : 11 361 voix
  • Liste PCF (G. Marchais) : 919 voix
  • Liste PS (L. Jospin) : 2 818 voix
  • Liste UDF-RPR (S. Veil) : 4 708 voix
  • Liste FN (Le Pen) : 1 802 voix
L'intermède Claustres (1984-1986)

La liste menée par Jean-Paul Claustres avait été élue sur un programme visant à « dynamiser » la ville de Draguignan.

Dans les mois qui suivent l'élection, des engagements financiers très importants sont pris. Ainsi, une association est créée, « Draguignan promotion », qui bénéficie de fortes subventions de la ville.

Or entre 1984 et 1986, donc en deux années de mandat, la dette de la ville, jusque là minime, environ -- millions de « francs 1984 » (environ -- millions d'euros 2010, compte tenu de l'inflation), passe à -- millions de francs (environ -- millions d'euros 2010) [réf. nécessaire].

Par ailleurs, la nouvelle municipalité ne prend pas en compte des dépenses prévues et obligatoires, mais non budgétées par la précédente équipe Soldani.

Plusieurs conseillers municipaux démissionnent.

La situation se tend ; des accusations de malversations sont émises ; on accuse le maire, certains de ses adjoints, ou encore des amis politiques ou des milieux interlopes de Toulon, Cannes et Nice[réf. nécessaire], d'avoir contribué à détourner de l'argent ou du matériel de la mairie à leur profit personnel (il convient de signaler qu'aucune preuve ne fut jamais apportée).

Un Comité de Défense des Contribuables Dracénois (Codécod) est créé.

Lorsque des adjoints démissionnent et viennent alimenter la rumeur de détournements, la ville devient ingérable sur le plan administratif et politique.

Le gouvernement, saisi par le préfet du Var, ordonne alors la dissolution du conseil municipal.

De nouvelles élections ont lieu et voient la victoire de Max Piselli.

Une plainte avec constitution de partie civile est déposée devant le doyen des juges d'instruction du TGI de Draguignan. Malheureusement, l'instruction judiciaire ne permet pas de faire la lumière sur les soupçons de fraude. En effet, d'une part de nombreuses personnes refusent de répondre aux questions des policiers et du juge, soit parce qu'elles étaient soupçonnées d'avoir profité des détournements et qu'elles ne voulaient pas témoigner contre elles ou leurs amis, soit parce qu'elles avaient peur pour leur sécurité ou leur emploi (exemple : personnel municipal) ; d'autre part de nombreux documents ont mystérieusement disparu ou sont demeurés introuvables (par exemple la comptabilité de « Draguignan promotion »).

L'instruction se conclut par un non-lieu général en 1990, fautes de preuves.

Dans son livre « L'art de la politique sur les bords de la Méditerranée expliqué aux incrédules » (2000), Jean-Paul Claustres a donné son opinion et sa version sur son échec. Ce dernier est dû, selon lui, principalement au fait que son équipe a donné quitus, courant mars 1983, à la gestion antérieure de l'équipe Soldani. Or dans le budget élaboré fin 1982 pour 1983 se trouvaient des bombes à retardement : de nombreuses dépenses obligatoires devaient être engagées et n'étaient pas budgétées. Par ailleurs, le conseil général (encore tenu par Soldani) a demandé le paiement de dettes anciennes qui avaient été bizarrement « oubliées » antérieurement. Le trou budgétaire a alors enflé, « plombant » les finances de la ville de manière automatique et inexorable. Par ailleurs, certains colistiers ont pu, par leur comportement, porter préjudice à l'équipe toute entière ou se montrer d'une naïveté confinant à la négligence, ce qui en politique ne pardonne pas. Traqué par les socialistes qui ne lui pardonnaient pas d'avoir mis à terre le « vieux lion » Soldani, peu soutenu par une élite commerçante dracénoise qui lui savait gré de l'avoir débarrassée des socialistes mais qui ne lui pardonnait pas ses origines niçoises[13] , enfin lâchement et totalement « lâché » par les instances locales du RPR qui voulaient entretenir de bonnes relations avec François Léotard, alors ministre de la culture et maire UDF de Fréjus, il avait été dans l'incapacité de maintenir la cohésion d'une équipe disparate qui devait faire face à des difficultés qu'elle n'avait pas envisagées.


Depuis 1986 : une vie politique globalement dominée par la Droite

Élections législatives du 16 mars 1986[14]
  • Inscrits : 18 892
  • Votants : 15 436
  • Suffrages exprimés : 14 868
  • Liste Santucci (parti des travailleurs): 65 voix (soit 0.44 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 0.39 %)
  • Liste De March (PCF) : 899 voix (soit 6.05 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 10.31 %)
  • Liste Goux (PS) : 4 192 voix (soit 28.19 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 24.14 %)
  • Liste Léotard (UDF) : 4 880 voix (soit 32.82 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 33.54 %)
  • Liste Couve (RPR) : 1 501 voix (soit 10.10 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 11.94 %)
  • Liste Niccoletti (sans étiquette) : 1 026 voix (soit 6.90 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 1.70 %)
  • Liste Piat (FN) : 2 196 voix (soit 14.77 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 17.12 %)
  • Liste Mamy (PFN) : 109 voix (soit 0.01 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 0.85 %)


Élections régionales du 16 mars 1986
  • Inscrits : 18 880
  • Votants : --
  • Suffrages exprimés : --
  • Liste Pizzole (Les Verts): -- voix (soit 2.55 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 2.33 %)
  • Liste Cèze (PCF) : 791 voix (soit 6.07 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 10.43 %)
  • Liste Dieux (PS) : 3 581 voix (soit 24.47 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 22.93 %)
  • Liste Léotard (UDF) : 4 022 voix (soit 30.86 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 34.03 %)
  • Liste Laurin (RPR) : 1 237 voix (soit 9.49 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 10.48 %)
  • Liste Niccoletti (sans étiquette) : 1 176 voix (soit 9.02 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 2.40 %)
  • Liste Piat (FN) : 1 785 voix (soit 13.69 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 16.42 %)
  • Liste Mamy (PFN) : 109 voix (soit 0.84 % des suffrages exprimés sur Draguignan - Taux département : 0.99 %)


Élections municipales partielles de novembre 1986
  • Les proches d'Edouard Soldani se déchirent à l'occasion des élections municipales partielles de 1986, suite à la démission de la majorité des membres de l'équipe de M. Claustres.
  • Des élections municipales partielles ont lieu en les 23 et 30 novembre 1986, quelques jours avant le mouvement social appelé "Grèves des lycéens contre le projet Devaquet". Au deuxième tour, les deux listes de gauche totalisent 6 624 voix contre 6 071 voix pour M. Piselli : concrètement, si elles avaient réussi à trouver un compromis, elles auraient remporté la mairie.
Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.


Élections présidentielles de 1988
  • premier tour (24 avril 1988) [15]
    • François Mitterrand : 4 710 voix, soit 30.59 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 34.11 %)
    • Jacques Chirac : 2 930 voix, soit 19.03 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 19.96 %)
    • J-Marie Le Pen : 3 482 voix, soit 22.61 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 14.38 %)
    • Raymond Barre : 2 457 voix, soit 15.96 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 16.54 %)
  • second tour (8 mai 1988) [16]
    • François Mitterrand : 7 574 voix, soit 47.58 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 54.02 %)
    • Jacques Chirac : 8 344 voix, soit 52.41 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 45.98 %)


Élections législatives de juin 1988


Élections européennes de 1989


Élections municipales de 1989

En 1989, M.Piselli est élu maire dès le premier tour, obtenant 51,92 % des suffrages. À cette élection, sur une population électorale qui ne varie quasiment pas entre 1986 et 1989, le FN passe de 1 083 voix à 1 526 voix, soit une progression de 40 % en trois ans.

Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.


Élections régionales de 1992 


Référendum du 20 septembre 1992 sur le Traité de Maastricht 
  • Participation : -- % ; Abstention : -- % (rappel taux national de participation : 69.70 %, et d'abstention : 30.30 %)
  • Oui : -- % (rappel taux national : 51.04 %)
  • Non : -- % (rappel taux national : 48.96 %)


Élections législatives du 30 avril 1993


Élections cantonales des 20-27 mars 1994


Élections européennes de 1994
Élections présidentielles de 1995
  • premier tour (23 avril 1995) [17]
    • Jacques Chirac : 3 262 voix, soit 20.31 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 20.84 %)
    • Lionel Jospin : 3 355 voix, soit 20.89 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 23.30 %)
    • Édouard Balladur : 3 077 voix, soit 19.16 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 18.58 %)
    • Jean-Marie Le Pen : 3 339 voix, soit 20.79 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 15.00 %)
  • second tour (7 mai 1995) [18]
    • Jacques Chirac : 9 133 voix, soit 58.61 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 52.64 %)
    • Lionel Jospin : 6 449 voix, soit 41.38 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 47.36 %)


Élections municipales de 1995

On pourra utilement se référer à :

Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.

La liste Martin (PS) obtient 7 608 voix (49,98 %), la liste Piselli (UDF-RPR) 6 154 voix (40,43 %) et liste Lalanne (FN) 1 460 voix (9,59 %). M. Martin devient ainsi maire de Draguignan à la faveur de cette triangulaire ; on note que si le Front national n'avait pas constitué de liste, la gauche et la droite auraient été au coude-à-coude.

Christian Martin (PS) est donc maire de 1995 à 2001.

Article détaillé : Christian Martin (Var).


Élections législatives de juin 1997


Élections régionales de 1998


Élections européennes de 1999


Référendum du 24 septembre 2000 sur le quinquennat 
  • Participation : -- % ; Abstention : -- % (rappel taux national de participation : 30.19 %, et d'abstention : 69.81 %)
  • Oui : -- % (rappel taux national : 73.21 %)
  • Non : -- % (rappel taux national : 26.79 %)


Élections municipales des 11-18 mars 2001

La ville vote à Droite en 2001, élisant Max Piselli maire pour la troisième fois. S'agissant des élections municipales de 2001, on se réfèrera à :

Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.


Élections cantonales des 11-18 mars 2001


Élections présidentielles de 2002
  • premier tour (21 avril 2002) [19]
    • Jacques Chirac : 3 186 voix, soit 19.67 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 19.88 %)
    • Jean-Marie Le Pen : 4 034 voix, soit 24.90 % des suffrages locaux exprimés[20] (rappel taux national : 16.86 %)
    • Lionel Jospin : 2 162 voix, soit 13.35 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 16.18 %)
    • François Bayrou : 817 voix, soit 5.04 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 6.84 %)
  • second tour (5 mai 2002) [21]
    • Jacques Chirac : 12 319 voix, soit 72.14 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 82.21 %)
    • Jean-Marie Le Pen : 4 756 voix, soit 27.85 % des suffrages locaux exprimés[22] (rappel taux national : 17.79 %)


Élections législatives de juin 2002 (9 et 16 juin 2002)


Élections régionales de 2004 (21 et 28 mars 2004)


Élections européennes du 13 juin 2004


Référendum du 29.05.2005 sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe
  • Participation : -- % ; Abstention : -- % (rappel taux national de participation : 69.34 %, et d'abstention : 30.66 %)
  • Non : -- % (rappel taux national : 54.67 %)
  • Oui : -- % (rappel taux national : 45.33 %)


Élections présidentielles de 2007
  • premier tour (22 avril 2007) [23]
    • Nicolas Sarkozy : 7 866 voix, soit 38.13 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 31.18 %)
    • Ségolène Royal : 4 286 voix, soit 20.78 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 25.87 %)
    • François Bayrou : 3 175 voix, soit 15.39 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 18.57 %)
    • Jean-Marie Le Pen : 2 843 voix, soit 13.78 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 10.44 %)
  • second tour (6 mai 2007) [24]
    • Nicolas Sarkozy : 12 864 voix, soit 63.38 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 53.06 %)
    • Ségolène Royal : 7 433 voix, soit 36.62 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 46.94 %)


Élections législatives de juin 2007


Élections municipales des 9-16 mars 2008
Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.

La liste Piselli obtient 44,13 % des suffrages, devançant de peu la liste Martin (42,22 %) ; la liste Pultrini obtient 13,65 % des suffrages.

La ville élit donc encore Max Piselli comme maire. Pour plus de détails, on se réfèrera à :

Article détaillé : Liste des maires de Draguignan.


Élections cantonales des 9-16 mars 2008


Élections européennes de juin 2009


Élections régionales des 14-21 mars 2010

Compléments

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. Georges Gayol, « C'était notre Draguignan (1925-1955) », p. 41, 2000, ISSN 0153-937.
  2. Né en 1887, décédé en 1966.
  3. Georges Gayol, « C'était notre Draguignan (1925-1955) », p. 42, 2000, ISSN 0153-937.
  4. Georges Gayol, « C'était notre Draguignan (1925-1955) », p. 190-191, 2000, ISSN 0153-937.
  5. Var Matin, édition du 6 décembre 1965.
  6. Var Matin, édition du 20 décembre 1965.
  7. Var Matin, édition du 6 mai 1974.
  8. Var Matin, édition du 20 mai 1974.
  9. Var Matin, édition du 27 avril 1981.
  10. Var Matin, édition du 11 mai 1981.
  11. Voir 1982 en France.
  12. Article Nice matin, numéro du 22 février 1984, page 10.
  13. J-P. Claustres rappelle avec humour que ceux qui font les Révolutions ne sont pas ceux qui en profitent le plus.
  14. Var Matin, mardi 18 mars 1986, p. 4. Il convient de signaler que les résultats parus la veille, 17.03.86, dans ce journal étaient lacunaires et parfois entachés d'erreurs.
  15. Var Matin, édition du 25 avril 1988.
  16. Var Matin, édition du 9 mai 1988.
  17. Var Matin, édition du 24 avril 1995.
  18. Var Matin, édition du 8 mai 1995.
  19. Var Matin, édition du 22 avril 2002.
  20. Il s'agit du plus grand nombre de voix jamais recueillies par le FN à Draguignan (en valeur absolue).
  21. Var Matin, édition du 6 mai 2002.
  22. Il s'agit du plus fort pourcentage de voies recueilli par le FN à Draguignan.
  23. Var Matin, édition du 23 avril 2007.
  24. Var Matin, édition du 7 mai 2007.



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Vie politique à Draguignan de Wikipédia en français (auteurs)

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