Special Collection Service


Special Collection Service

39° 02′ 43″ N 76° 51′ 25″ W / 39.04538, -76.856931

Special Collection Service
Créée le 1978
Agence précédente Staff D puis Division D de la CIA
Juridiction Gouvernement fédéral des États-Unis
Siège Drapeau des États-Unis Laurel (Maryland), États-Unis
39°2′43″N 76°51′25″O / 39.04528, -76.85694
Agence mère Office of Technical Collection (OTC) de la CIA ; NSA

Le Special Collection Service (SCS) est un service de renseignement géré conjointement par la Central Intelligence Agency (CIA) et la National Security Agency (NSA), et spécialisé dans la collecte de renseignement d'origine électromagnétique de manière clandestine. Pour cela, il opère notamment de petites stations d'écoute situées dans les représentations diplomatiques des États-Unis et place clandestinement des équipements d'interception dans des endroits difficiles d'accès[1].

Sommaire

Histoire

La CIA créa en 1952 un service spécialisé dans le renseignement d'origine électromagnétique, le Staff D (formellement Foreign Intelligence/Staff D ou FI/D)[note 1], attaché au Directorate of Plans. Son premier directeur fut Frank B. Rowlett, qui avait quitté la NSA à cause d'un différend avec son directeur[2]. Le Staff D fut ultérieurement renommé Division D. Le Staff D avait pour rôles l'acquisition d'informations pouvant aider le travail de décryptage de la NSA (en volant du matériel cryptographique, en recrutant des employés du chiffre de pays étrangers, ou en implantant des micros dans les salles de codes[3]), de recevoir les renseignements venant de la NSA[4], et de mener des opérations clandestines d'interception de communications.

Fin 1972, la Division D intercepta des communications téléphoniques internationales entre New York et l'Amérique Latine, sans mandat d'écoute, dans le but de trouver des informations sur le trafic de stupéfiants. L'opération fut annulée car manifestement illégale[5].

Création du SCS

En 1976, Charles Snodgrass, chef du House Appropriations Committee (HAC), avait constaté une duplication sans coordination des efforts de la CIA et de la NSA en matière de SIGINT, et imposa que la NSA supervise les opérations de SIGINT de la CIA[6]. En février 1977, la Division D fut fusionnée avec l’Office of ELINT (OEL) du Directorate of Science and Technology (DS&T) pour former l’Office of SIGINT Operations (OSO), attaché au DS&T[7],[note 2].

Les opérations d'écoutes de la CIA et de la NSA à partir d'ambassades furent fusionnées en 1978 par un accord entre le directeur de la NSA Bobby Inman, et Barry Kelly, le chef de l'OSO. Le service commun ainsi créé, appelé Special Collection Service (SCS), serait tour à tour dirigé par un officier de la CIA et de la NSA. Le premier directeur fut Roy Burks de la CIA, qui avait été nommé chef du groupe d'opérations de l'OSO à sa création, secondé par William Black de la NSA. Cette fusion ne fut pas sans difficultés, la CIA refusant par exemple de partager des documents car à l'époque le personnel de la NSA ne passait pas systématiquement au détecteur de mensonge. Le personnel de la CIA estimait que le but des postes d'écoutes dans les ambassades était de soutenir les opérations en surveillant l'activité des services de police et de contre-espionnage locaux, alors que ceux de la NSA était d'acquérir directement du renseignement[8]. Le poste d'écoute permettait également de détecter d'éventuels micros adverses placés dans l'ambassade transmettant vers l'extérieur[9].

A la mi-1994, du personnel des forces armées fut assignée au SCS, après que les problèmes de couverture diplomatique aient été résolus. Quatre candidats de l'Air Intelligence Agency (AIA), service de renseignement de l'US Air Force, furent sélectionnées pour participer au programme, appelé Sensor Silver[10]. Le 8 mars 1995, un employé du SCS, Gary C. Durell, et un secrétaire du consulat de Karachi furent tués dans un attentat au Pakistan. Ce pourrait être des représailles à l'arrestation de Ramzi Yousef. Il ne semble pas que les agresseurs connaissaient le rôle de Durell[11].

Divers auteurs ont conclu depuis la fin de la guerre froide que le renseignement d'origine électromagnétique traditionnel devenait progressivement moins performant, et qu'il était nécessaire de se concentrer sur les méthodes de SIGINT clandestin, qui est la spécialité du SCS[12]. Le SCS souffrirait toujours de rivalité entre la CIA et la NSA, au point qu'un responsable raconta ne pouvoir réunir les représentant des deux agences pour un briefing[13]. Dans les mois suivant les attentats du 11 septembre, le SCS fut particulièrement actif[14]. Les postes d'écoutes du SCS situé dans les ambassades et consulats ont été décrits en 2010 comme produisant des renseignements « excellents » en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient[15].

Opérations

Interceptions à partir d'ambassades

L'existence d'un poste d'écoute dans l'ambassade des États-Unis de Moscou remonte au moins à 1962[16]. En 1966, le New York Times publia une série d'articles sur la collecte SIGINT à partir de l'ambassade des États-Unis de Moscou[17]. Dans les années 1960 et 1970, la station d'écoute installée dans l'ambassade de Moscou intercepta des conversations tenues par des membres du Politburo sur les radiotéléphones de leurs limousines. Après que cette opération, appelée Gamma Guppy, ait été révélée dans un article en septembre 1971, les Soviétiques cryptèrent leurs radiotéléphones[18] et mirent en place un bombardement de l'ambassades par micro-ondes pour brouiller les interceptions[19],[20].

Malgré ces difficultés, les Américains parvinrent à intercepter une conversation où Andreï Gretchko donnait des indications importantes à Léonid Brejnev sur les capacités des missiles SS-19 peu avant la signature du traité SALT I en mai 1972. Cependant, en général, les conversations interceptées étaient moins intéressantes, traitant souvent de commérages, mais donnant de bonnes informations sur les personnalités des dirigeants soviétiques[18]. Les Soviétiques intensifièrent le brouillage en 1975 par l'emploi d'équipement supplémentaire permettant un bombardement à la puissance et à la durée nettement augmentées[20]. À partir de 1978, ils dénoncèrent publiquement l'ampleur de l'opération, qui selon eux portait le nom de code Cobra Ace[21]. Lors du putsch de Moscou en août 1991, le poste d'écoute de l'ambassade de Moscou intercepta des communications des bureaux du directeur du KGB et du ministère de la défense soviétique[22].

Quand les États-Unis ouvrirent un bureau de liaison à Pékin en 1973, la CIA plaça des équipements d'écoute sur le toit pour surveiller les mouvements d'avions et intercepter les communications militaires et civiles[23].

Les postes d'écoutes placés dans les ambassades semblent avoir été généralisés après la création du SCS. Fin 1983, environ un tiers des ambassades des États-Unis dans le monde en était doté. Ces postes, ne comptant souvent que des équipes réduites à deux ou trois personnes et appelés Special Collection Elements (SCE), fournissaient des renseignements utiles sur des objectifs politiques situés à proximité, tels que les ministères des pays hôtes. Ils étaient particulièrement efficaces dans les pays d'Europe de l'Est[24]. Un SCE fut ainsi ouvert à Varsovie fin 1981 pour écouter les communications du gouvernement polonais[25]. Dans les années 1980, le SCS écouta depuis Kaboul l'armée et la police afghanes, l'activité sur l'aéroport de Bagram, et de hautes personnalités afghanes[11].

Le personnel détaché aux ambassades est sous couverture diplomatique. Il opère depuis des pièces sécurisées, habituellement sans fenêtres et situées au dernier étage de l'ambassade. Le matériel d'écoute est envoyé et rapatrié par valise diplomatique. Les antennes utilisées pour le matériel d'écoute sont souvent camouflées sur le toit, par exemple dans de faux radiateurs ou climatiseurs[11].

Un tel poste installé à l'ambassade de Buenos Aires intercepta des communications de l'état-major argentin pendant la guerre des Malouines, informations qui furent passées aux Britanniques[26]. Un autre poste, situé à l'ambassade de Tel Aviv, fut signalé dans la presse dans les années 1980. Il viserait notamment les communications de l'armée et de la police israélienne[27].

Opérations clandestines

Le Staff D fut notamment impliqué dans l'opération PBJOINTLY, un tunnel creusé à partir de Berlin-Ouest pour mettre sur écoute des câbles souterrains de communications militaires soviétiques sous Berlin-Est au milieu des années 1950[28].

L'ancien agent de la CIA Philip Agee a décrit un programme appelé ZRBEACH menée par la Division D pour assister le travail de décryptage de la NSA lorsqu'il était en poste à Montevideo en 1964. Ce programme comprenait, outre les interceptions depuis la station de la CIA de Montevideo, des « stations d'écoute mobiles » placées le plus près possibles de la salle de communications de l'ambassade soviétique pour capter les émanations des machines de codage[29]. Agee a également raconté une opération menée avec deux techniciens de la Division D pour placer des micros dans la salle des codes de l'ambassade de la république arabe unie captant les vibrations des machines de cryptage, permettant de casser leur code[30].

Le SCS a opéré au sein de l'United Nations Special Commission (UNSCOM) chargée de vérifier l'élimination des armes de destruction massives de l'Irak. L'UNSCOM avait mis au point en 1996 un système d'écoutes pour essayer de repérer les dissimulations de telles armes par les services de sécurité irakiens en utilisant des scanners radio achetés dans le commerce depuis son quartier-général de l'hôtel Canal à Bagdad ainsi que dans des sacs à dos des inspecteurs. Les interceptions des radios et téléphones cellulaires des services irakiens étaient confiées aux services de renseignement israélien, britannique et américain pour décryptage et interprétation. En mars 1998, les États-Unis prirent l'opération en main unilatéralement. Les services américains, dont le SCS, fournirent un système d'écoute plus sophistiqué, dissimulé et automatisé, dont les renseignements étaient transmis vers Fort Meade par communication satellite via un relai à Bahreïn. Cette opération fut mal perçue par l'UNSCOM car elle ne pouvait contrôler si les États-Unis utilisaient ces renseignements pour d'autres buts que le désarmement - les services de sécurité irakiens surveillés étant également responsables de la protection de Saddam Hussein. Le système d'écoute fut démonté lorsque les inspecteurs de l'UNSCOM quittèrent l'Irak en décembre 1998 et l'opération fuita dans la presse le mois suivant[31]. Parallèlement, le SCS mena une autre opération. L'UNSCOM avait mis en place des caméras vidéo sur environ 300 sites irakiens pour vérifier qu'ils n'étaient pas utilisées pour des activités interdites par l'ONU. En mars 1996, des techniciens américains commencèrent à installer un réseau de stations relais pour retransmettre les images des caméras au QG de l'UNSCOM en temps réel. À l'insu de l'UNSCOM, ces stations relais étaient équipées d'un dispositif d'écoute, et placées près d'important nœuds des communications militaires irakiennes[32].

Une équipe du SCS fut infiltrée en Afghanistan en 1999 pour placer un système d'écoute contrôlé à distance à portée d'une série de camps d'al-Qaida situés près de Khost[33].

Acquisition de matériel cryptographique

En 1960, la Division D aborda un autre type d'activités, en lançant un projet appelé ZRRIFLE destiné à la collecte de renseignement sur les systèmes de cryptage d'autres pays en fonction des besoins de la NSA pour ses activités de décryptage[34]. Lors d'une opération, la Division D recruta un responsable des communications de l'ambassade turque de Washington pour obtenir des informations qui aidèrent à décrypter les messages de ce pays[35],[note 3].

Le SCS semble toujours engagé dans ce type d'activités. Avec l'évolution des technologies, la cible de ces activités serait passée des crypteurs aux gérants de bases de données et administrateurs système. Cette évolution a également pour conséquence qu'il est plus intéressant de cibler cette information lorsqu'elle est stockée dans une base de données et dans une mémoire, plutôt que lors de sa transmission. L'accès à cette information peut se faire physiquement, ou à distance via les réseaux informatiques[36].

Installations

A l'époque de sa création, le SCS logeait dans The Myers Building, un bâtiment sis au 5000 College Avenue, College Park, dans le Maryland[37].

Il a déménagé à la fin des années 1980[11],[note 4] dans un bâtiment situé au 11600 Springfield Road, Laurel, près de Beltsville dans le Maryland, à une dizaine de kilomètres du siège de la NSA. Il porte à son entrée le sigle CSSG[38], qui est l'acronyme de Communications Systems Support Group qui sert de nom de couverture administrative au SCS[39].

Un site adjacent, la State Annex SA-26, établie au 8101 Odell Road, Beltsville, est le lieu de réception des communications du SCS[40].

Liste des ambassades ayant eu un élément SCS

Lieu Période/date d'activité connue
Moscou 1962-1991
Montevideo Actif « depuis quelques années » en 1964[29]
Le Caire 1973[41]
Damas 1973[41]
Pékin créé en 1973, actif en 1989[42]
Buenos Aires 1982
Canberra rapporté en 1980[43]
Tel Aviv années 1980
Santiago
Tegucigalpa[44]
Tokyo 1983[45]
Varsovie à partir de décembre 1981[25]
Kaboul 1984[11]
Pretoria années 1980[46]
Bagdad années 1980[47]
Bucarest 1989[42]
Bangkok entre 1987 et 1994
Bombay entre 1987 et 1994
Djibouti entre 1987 et 1994[11]
Bogotá 1989[48]
Caracas 1991[49]
Belgrade 1991[50]
Karachi 1995[11]
Nairobi 1996[51]
Ottawa[52]

Services comparables

Photo du toit de l'ambassade soviétique de Washington
  • Royaume-Uni : Le Secret Intelligence Service (SIS ou MI6) britannique créa en 1953 un service spécialisé dans les opérations techniques, la Section Y, où travailla notamment George Blake et qui prit part à l'opération du tunnel de Berlin-Est[53]. Les services britanniques ont notamment créé un poste d'écoute similaire à celui de leurs homologues américains dans leur propre ambassade de Moscou, portant le nom de code « Tryst »[54], ainsi qu'un autre à Pékin[42]. Au milieu des années 1990, un service appelé Special Projects Activity (SPA) et dépendant du Ministère de la Défense s'occupait de SIGINT clandestin[55].
  • Canada : en 1972, la Direction des télécommunications du Conseil national de recherches (DTCNR) canadienne ouvrit un poste appelé « Stephanie » dans l'ambassade canadienne de Moscou avec du matériel fourni par la NSA[54]. L'ambassade canadienne de Pékin était également dotée d'un poste d'écoute en 1989[42].
  • Australie : le Defence Signals Directorate (DSD) australien collecte également à partir de missions diplomatiques. Dans les années 1980, il a été fait état de l'installation de matériel d'interception appelé « Reprieve » dans le haut-commissariat de Port Moresby en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ainsi que dans les établissements diplomatiques australiens de Hong Kong, Bangkok, Jakarta et Butterworth (Malaisie), Singapour et d'Indonésie. Ces opérations furent probablement motivées et soutenues par la NSA[56]. L'ambassade australienne de Pékin était dotée d'un poste d'écoute en 1989[42].
  • République fédérale d'Allemagne : à la demande de la CIA, le Service fédéral de renseignement (Bundesnachrichtendienst ou BND) ouvrit un poste d'écoute dans l'ambassade allemande de Tripoli pour intercepter les communications du gouvernement libyen et des ambassades des pays du bloc communiste en janvier 1987[57].
  • URSS : En 1967, le KGB implanta des antennes sur le toit de l'ambassade soviétique de Washington, lui permettant d'intercepter de nombreuses communications non-cryptées de services gouvernementaux[58]. Les services américains en furent rapidement conscients, et dès l'année suivante ils changèrent la transmission de nombreux circuits de communications militaires en utilisant des câbles au lieu des micro-ondes. Au début des années 1970, les Soviétiques changèrent de cible pour viser les entreprises contractuelles de la Défense. Diverses solutions furent envisagées, jusqu'à ce que la présidence Carter privilégie le cryptage des communications[59].

Notes

  1. Il y avait au début des années 1950 quatre staffs placés sous l'autorité de l'Assistant Director for Special Operations (ADSO) : Staff A (opérations de renseignement étranger), Staff B (planification d'opérations à long terme), Staff C (contre-espionnage) et Staff D. ((en) Tom Mangold, James Jesus Angleton: The CIA's Master Spy Hunter, Simon & Schuster, 1991, p. 362.)
  2. L'OSO a été fusionné en 1993 avec l’Office of Special Projects (OSP) (service spécialisé dans les senseurs abandonnés) pour former l’Office of Technical Collection (OTC) qui a depuis autorité sur le SCS. (Richelson, The Wizards of Langley, p. 254)
  3. Le nom de code ZRRIFLE fut par la suite également utilisé pour désigner la capacité Executive Action (une capacité permanente d'assassiner des chefs d'Etats étrangers, aspect le plus connu de ZRRIFLE. Le programme cryptologique ZRRIFLE était cependant bien réel, bien que pouvant servir de couverture à un assassinat (Rapport intérimaire de la Commission Church, Alleged Assassination Plots Involving Foreign Leaders, US Government Printing Office, Washington, D.C., 20 novembre 1975 p. 182 [lire en ligne])
  4. L'article du Baltimore Sun fait référence au site de Springfield Road sous le terme de « Maryland field site ».

Références

  1. (en) James Bamford, Body of Secrets : Anatomy of the Ultra-Secret National Security Agency, New York, Anchor Books, 2002 (ISBN 0-385-49908-6 et 978-0-385-49908-8), p. 477-480  ; (en) Matthew M. Aid, « All Glory is Fleeting: Sigint and the Fight Against International Terrorism », dans Intelligence and National Security, vol. 18, no 4, Hiver 2003, p. 72-120 (ISSN 1743-9019 et 0268-4527)  (passage p. 106-107)
  2. (en) James Bamford, Body of Secrets, p. 477
  3. (en) Philip Agee, Inside the Company : CIA Diary, Bantam Books, 1975, p. p. 33, 358  ; Victor Marchetti et John D. Marks, La CIA et le culte du renseignement [« The CIA and the Cult of Intelligence »], Robert Laffont, coll. « Notre époque », 1975 p. 191
  4. (en) Nigel West, Venona: The Greatest Secret of the Cold War, Harper Collins, Londres, 2000 (ISBN 0-00-653071-0) p. 34-35 ; (en) Robert Louis Benson et Michael Warner, Venona: Soviet Espionage and The American Response 1939-1957, CIA/NSA, Washington, D.C., 1996 [lire en ligne] ; (en) Joseph Burkholder Smith, Portrait of a cold warrior, Putnam, 1976 p. 397
  5. (en) Chef de la division D, mémorandum « Potentially Embarrassing Activities Conducted by Division D », 7 mai 1973, intégré au dossier des Family Jewels de la CIA, p. 533-539
  6. (en) Thomas R. Johnson, American Cryptology during the Cold War, 1945-1989, vol. III : Retrenchment and Reform, 1972-1980, Center for Cryptologic History, National Security Agency, 1998, p. 224-231  ; (en) Jeffrey T. Richelson, The Wizards of Langley : Inside The CIA's Directorate of Science and Technology, Boulder, Colorado, Westview Press, 2002, 416 p. (ISBN 0-8133-4059-4 et 978-0-8133-4059-3), p. 209 
  7. (en) Jeffrey T. Richelson, The Wizards of Langley, p. 208.
  8. (en) Jeffrey T. Richelson, The Wizards of Langley, p. 209-211
  9. (en) Robert Wallace et H. Keith Melton, Spycraft : The Secret History of the CIA's Spytechs, from Communism to Al-Qaeda, New York, Dutton, 2008 (ISBN 978-0-525-94980-0), p. 138-159 
  10. (en) Jeffrey T. Richelson, The Wizards of Langley, p. 348 (note 73) d'après (en) Joyce M. Hons, Juan R. Jimenez, Gabriell G. Marshall et Johnny D. Ford, History of the Air Intelligence Agency, 1 January - 31 December 1994, Volume I, San Antonio, Texas, Air Intelligence Agency (AIA), décembre 1995, p. 39
  11. a, b, c, d, e, f et g (en) Tom Bowman et Scott Shane, « Espionage from the Front Lines »
  12. (en) Angelo Codevilla, Informing Statecraft: Intelligence for a New Century, New York, The Free Press (Simon & Schuster), 1992, 512 p. (ISBN 0-7432-4484-2 et 978-0-7432-4484-8), p. 124 ; (en) Gregory F. Treverton, « Intelligence Crisis », dans Government Executive, 1er novembre 2001 [texte intégral]  ; (en) Matthew M. Aid, « All Glory is Fleeting », p. 106.
  13. (en) Seymour M. Hersh, « What Went Wrong: The C.I.A. and the failure of American intelligence », dans The New Yorker, 8 octobre 2001 [texte intégral] , repris dans Seymour Hersh (trad. Gilles Berton, Raymond Clarinard et Isabelle Taudière, préf. Edwy Plenel), Dommages collatéraux : La face obscure de la « guerre contre le terrorisme » [« Chain of Command »], Paris, Denoël, coll. « Folio documents » (no 34), 2006 (1re éd. Denoël, 2005), 619 p. (ISBN 2-07-032048-0 et 978-2-07-032048-6), p. 165-166 
  14. (en) James Bamford, Body of Secrets, p. 647 ; (en) Paul Kaihla, « Weapons of the Secret War », dans Business 2.0, novembre 2001 [texte intégral] 
  15. (en) Matthew M. Aid, The Secret Sentry : The Untold History of the National Security Agency, New York, Bloomsbury Press, 2010 (1re éd. 2009), 426 p. (ISBN 978-1-60819-096-6), p. 311 
  16. (en) Matthew M. Aid, The Secret Sentry, p. 143-144. La note associée (note 60 p. 365) fait référence à The President's Intelligence Checklist du 18 octobre 1962, p. 8
  17. (en) Thomas R. Johnson, American Cryptology during the Cold War, 1945-1989, vol. II : Centralization Wins, 1960-1972, Center for Cryptologic History, National Security Agency, 1995, p. 473 . Cet ouvrage cite comme une source un autre ouvrage de la NSA, sans donner de références plus précises sur les articles du New York Times
  18. a et b (en) Jeffrey T. Richelson, The Wizards of Langley, p. 209-210, d'après Jack Anderson, « CIA Eavesdrops on Kremlin Chiefs », Washington Post, 16 septembre 1971 ; Laurence Stern, « U.S. Tapped Top Russian's Car Phones », Washington Post, 5 décembre 1973 ; Ernest Volkman, « U.S. Spies Lend an Ear to Soviets », Newsday, 12 juillet 1977 ; Bill Gertz, « CIA Upset Because Perle Detailed Eavesdropping », Washington Times, 15 avril 1987. (en) Matthew M. Aid, The Secret Sentry, p. 152-153, d'après (en) Seymour M. Hersh, The Price of Power : Kissinger in the Nixon White House, Summit Books, 1983 (ISBN 0-671-44760-2), p. 547  ; David Kahn, « Big Ear or Big Brother? », dans New York Times Magazine, 16 mai 1976, p. 62 ; « Eavesdropping on the World's Secrets », dans US News & World Report, 26 juin 1978, p. 47 ; Walter Andrews, « Kissinger Allegedly Withheld Soviet Plan to Violate SALT I », Washington Times, 6 avril 1984 ; et Bill Gertz, « CIA Upset Because Perle Detailed Eavesdropping », Washington Times, 15 avril 1987. Voir aussi « Interview with David J. Fischer », The Foreign Affairs Oral History Collection, Association for Diplomatic Studies and Training, 6 mars 1998 [lire en ligne] ; John M. McConnell, « The Evolution of Intelligence and the Public Policy Debate on Encryption », Seminar on Intelligence, Command, and Control, Harvard University, janvier 1997 p. 151 [lire en ligne]
  19. (en) « The Microwave Furor », dans Time, 22 mars 1976 [texte intégral] 
  20. a et b (en) « Implications for US-Soviet Relations of Certain Soviet Activities », Interagency Intelligence Memorandum NIO IIM 76-030J, juin 1976, p. 7 [lire en ligne]
  21. (en) « Behind the scenes of Cobra Ace », dans The Current Digest of the Soviet Press, Joint Committee on Slavic Studies of American Council of Learned Societies (ACLS) and Social Science Research Council (SSRC), vol. 32, no 13, 1980, p. 6, 19  d'après un article de V. Bourmine, Izvestia, 30 mars 1980
  22. (en) Jeffrey T. Richelson, The Wizards of Langley, p. 258, d'après (en) Seymour M. Hersh, « The Wild East », dans The Atlantic Monthly, vol. 273, no 6, juin 1994, p. 61-86 [texte intégral] 
  23. (en) Patrick Tyler, A Great Wall : Six presidents and China: an investigative history, New York, PublicAffairs, 2000, 512 p. (ISBN 1-58648-005-7 et 978-1-58648-005-9), p. 157 
  24. Bob Woodward (trad. Jérôme Verdier), CIA : Guerres secrètes 1981-1987 [« Veil: the secret wars of the CIA 1981-1987 »], Paris, Stock, 1987, 606 p. (ISBN 2-234-02086-7 et 978-2-234-02086-3), p. 30, 93, 115, 365-366 
  25. a et b (en) Peter Schweizer, Victory : The Reagan Administration's Secret Strategy That Hastened the Collapse of the Soviet Union, Atlantic Monthly Press, 1994, 304 p. (ISBN 0-87113-633-3 et 978-0-87113-633-6), p. 88 
  26. (en) Arthur Gavshon et Desmond Rice, The Sinking of the Belgrano, Secker & Warburg, Londres, 1984, p. 205
  27. (en) Jeffrey T. Richelson, The Wizards of Langley, p. 258, d'après (en) Howard Kurtz, Pollard: Top Israelis Backed Spy Ring ; U.S. Tells Espionage Contacts They May Face Indictment, The Washington Post, 28 février 1987
  28. (en) Clandestine Services History: The Berlin Tunnel Operation 1952-1956, 24 juin 1968
  29. a et b (en) Philip Agee, Inside the Company: CIA Diary, p. 357-358
  30. (en) Philip Agee, Inside the Company: CIA Diary, p. 435, 487, 503
  31. (en) Colum Lynch, « US Used UN to Spy on Iraq, Aides Say », dans Boston Globe, 6 janvier 1999, p. A1 ; (en) Barton Gellman, « Annan Suspicious of UNSCOM Probe », dans Washington Post, 6 janvier 1999, p. A1 [texte intégral]  ; (en) Tim Weiner, « U.S. Spied on Iraq Under U.N. Cover, Officials Now Say », dans New York Times, 7 janvier 1999 [texte intégral]  ; (en) Thomas W. Lippman et Barton Gellman, « U.S. Says It Collected Iraq Intelligence Via UNSCOM », dans Washington Post, 8 janvier 1999, p. A01 [texte intégral]  ; (en) Tim Weiner, « U.S. Used U.N. Team to Place Spy Device in Iraq, Aides Say », dans New York Times, 8 janvier 1999 [texte intégral]  ; (en) Bruce W. Nelan, « Bugging Saddam », dans Time, 18 janvier 1999, p. 42-43 [texte intégral]  ; (en) Jason Vest et Wayne Madsen, « A Most Unusual Collection Agency: How the U.S. undid UNSCOM through its empire of electronic ears », dans The Village Voice, 23 février 1999 [texte intégral]  ; (en) Seymour M. Hersh, « Saddam's Best Friend: How the C.I.A. made it a lot easier for the Iraqi leader to rearm », dans The New Yorker, 5 avril 1999, p. 32 [texte intégral] . Deux autres articles sur le sujet qui n'ont pas été consultés : (en) Thomas Ricks et Robert Greenberger, « UN used US gear to tap Iraqi data --- arms inspectors’ NSA ties likely to anger Arabs », dans The Wall Street Journal, 7 janvier 1999, p. A3 ; et David Wise, « Fall Guy », dans Washingtonian, juillet 1999, p. 42–43
  32. (en) Barton Gellman, « U.S. Spied on Iraq Via U.N. », dans Washington Post, 2 mars 1999, p. A1 [texte intégral]  ; Interview de Barton Gellman par PBS Frontline
  33. (en) Barton Gellman, Broad Effort Launched After ‘98 Attacks, Washington Post, 19 décembre 2001, p. A1 [lire en ligne] ; (en) Matthew M. Aid, « All Glory is Fleeting », p. 106.
  34. (en) Project ZRRIFLE, notes manuscrites de William K. Harvey, 1960 [lire en ligne]
  35. (en) James Bamford, The Puzzle Palace : Inside the National Security Agency, America's Most Secret Intelligence Organization, New York, Penguin Books, 1983 (1re éd. 1982), 655 p. (ISBN 0-14-006748-5 et 978-0-14-006748-4), p. 188 
  36. (en) James Bamford, Body of Secrets, p. 479-480 ; (en) James Bamford, The Shadow Factory : The Ultra-Secret NSA from 9/11 to the Eavesdropping on America, Anchor, 2009 (ISBN 978-0-307-27939-2), p. 213 
  37. Ground Truth: CIA/NSA SCS Special Collection Facility, College Park, MD, archivée du site de la Federation of American Scientists
  38. (en) James Bamford, The Shadow Factory, p. 214 ; Ground Truth: CIA/NSA CSSG Special Collection Service, archivée du site de la Federation of American Scientists
  39. Le Communications Systems Support Group est mentionné comme résidant à cette adresse sur cette page du département de l'environnement de l'État du Maryland.
  40. (en) Tom Bowman et Scott Shane, « Espionage from the Front Lines » : « His clandestine reports were sent by satellite link to a vast complex of antennas adjoining the Maryland field site » ; Ground Truth: Beltsville Communications Annex, archivée du site de la Federation of American Scientists
  41. a et b (en) Matthew M. Aid, The Secret Sentry, p. 156
  42. a, b, c, d et e (en) Matthew M. Aid, The Secret Sentry, p. 188
  43. (en) Desmond Ball, A suitable piece of real estate : American installations in Australia, Hale & Iremonger, 1980 (ISBN 0-908094-47-7, 978-0-908094-47-9 et 0-908094-48-5), p. 45 
  44. (en) Jeffrey T. Richelson, The Wizards of Langley, p. 258
  45. (en) Seymour M. Hersh, “The Target Is Destroyed” : What Really Happened to Flight 007 and What America Knew About It, New York, Random House, 1986, 282 p. (ISBN 0-394-54261-4 et 978-0-394-54261-4), p. 146 
  46. (en) Jeffrey T. Richelson, Spying on the Bomb : American Nuclear Intelligence from Nazi Germany to Iran and North Korea, New York, W. W. Norton & Company, Inc., 2006 (ISBN 978-0-393-05383-8 et 0-393-05383-0), p. 374 
  47. (en) Jeffrey T. Richelson, Spying on the Bomb, p. 353
  48. Mark Bowden (trad. Christophe Mercier), Il faut tuer Pablo Escobar [« Killing Pablo »], Paris, Plon, 2002, 394 p. (ISBN 2-259-19406-0 et 978-2-259-19406-8), p. 124 
  49. (en) Scott Shane et Tom Bowman, « America's Fortress of Spies », dans The Baltimore Sun, 03 décembre 1995 [texte intégral (page consultée le 26 mars 2011)] 
  50. (en) Matthew M. Aid, The Secret Sentry, p. 200
  51. (en) Matthew M. Aid, « All Glory is Fleeting », p. 88
  52. Pas d'information explicite sur cet éventuel poste, mais le vétéran du Centre de la sécurité des télécommunications Canada Mike Frost dit reconnaître sur le toit de l'ambassade américaine locale le genre d'équipement qu'il a utilisé à Moscou ((en) Tom Bowman et Scott Shane, « Espionage from the Front Lines » ; vidéo « Echelon le pouvoir secret »
  53. (en) George Blake, No Other Choice: An Autobiography, Londres, Jonathan Cape, 1990 (ISBN 0-224-03067-1) p. 6, 10-12
  54. a et b (en) Mike Frost et Michel Gratton, Spyworld, p. 45-76
  55. (en) Scott Ritter, Iraq Confidential : The Untold Story of the Intelligence Conspiracy to Undermine the UN and Overthrow Saddam Hussein, New York, Nation Books, 2005 (ISBN 1-56025-852-7 et 978-1-56025-852-0), p. 135 
  56. (en) Desmond Ball, A suitable piece of real estate, p. 45 ; (en) Nicky Hager, Secret Power : New Zealand's Role in the International Spy Network, Nelson, Nouvelle-Zélande, Craig Potton Publishing, 1996 (ISBN 0-908802-35-8 et 978-0-908802-35-7) [lire en ligne], p. 38-39 , d'après Brian Toohey et Marion Wilkinson, The Book of Leaks: Exposés in Defence of the Public's Right to Know, Sydney, Angus & Robertson, 1987, p. 139
  57. (en) Erich Schmidt-Eenboom (trad. William Fairbanks), « The Bundesnachrichtendienst, the Bundeswehr and Sigint in the Cold War and After », dans Intelligence and National Security, vol. 16, no 1, été 2001, p. 129-176 (ISSN 1743-9019 et 0268-4527)  (n° spécial sur le thème Secrets of Signals Intelligence during the Cold War and Beyond, également publié comme livre (en) Erich Schmidt-Eenboom (trad. William Fairbanks), « The Bundesnachrichtendienst, the Bundeswehr and Sigint in the Cold War and After », dans Matthew M. Aid et Cees Wiebes, Secrets of Signals Intelligence during the Cold War and Beyond, Abingdon/New York, Frank Cass Publishers, coll. « Studies in intelligence », 2001 (ISBN 0-7146-5176-1 et 0-7146-8182-2), p. 129-176 , mêmes chapitres et même pagination), p. 129, d'après (de) Erich Schmidt-Eenboom, Schnüffler ohne Nase : Der BND, Düsseldorf, Econ, 1993 p. 274.
  58. (en) Oleg Kalugin, Spymaster : My Thirty-two Years in Intelligence and Espionage Against the West, New York, Basic Books, 2009 (ISBN 978-0-465-01445-3), p. 102 
  59. (en) Thomas R. Johnson, American Cryptology during the Cold War, 1945-1989, vol. III, p. 144-151

Bibliographie

  • (en) Mike Frost et Michel Gratton, Spyworld, Toronto, Doubleday Canada, 1994, 280 p.  (édition québecoise : Moi, Mike Frost, espion canadien : activités ultrasecrètes à l'étranger et au pays, éditions de l'Homme, Montréal)
  • (en) Tom Bowman et Scott Shane, « Espionage from the Front Lines », dans The Baltimore Sun, 08 décembre 1995 [texte intégral (page consultée le 26 mars 2011)]  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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