Saint-Barthélemy grenobloise


Saint-Barthélemy grenobloise
Monument commémoratif de la Saint-Barthélemy grenobloise

La Saint-Barthélemy grenobloise, en référence au massacre des protestants de 1572, est une série d'assassinats et d'arrestations des principaux responsables de la résistance grenobloise à l'occupation allemande, perpétrés du 25 au 29 novembre 1943 par une équipe de collaborationnistes lyonnais dirigée par Francis André[1].

Sommaire

Le contexte

Zones occupée et libre

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Grenoble est située en zone libre jusqu'en novembre 1942. À cette période, le débarquement des troupes alliées en Afrique du nord provoque l'invasion de la majeure partie de la zone libre par les troupes allemandes et l'occupation par l'armée italienne d'une zone située à l'est de la vallée du Rhône.

La ville de Grenoble qui atteint alors la barre des 100 000 habitants[2] est donc occupée par l'armée italienne dès le 11 novembre 1942. Cette période d'occupation reste cependant une période relativement sure à Grenoble, et notamment pour les juifs persécutés provenant de la zone occupée, mais aussi pour le milieu universitaire qui voit la ville comme une terre d'asile[3]. Mais le 8 septembre 1943, les territoires occupés par les Italiens sont à leur tour contrôlés par les Allemands suite à la signature de l’armistice de Cassibile entre l'Italie et les Alliés. L'arrivée des troupes allemandes à Grenoble en septembre 1943 va alors provoquer une occupation beaucoup plus violente.

Parallèlement, dès 1940, des personnes appartenant à différents milieux sociaux, sans relation les unes avec les autres, entrent en résistance et s'organisent progressivement[N 1]. Des hommes jeunes, réfractaires au Service du travail obligatoire arrivent à Grenoble en nombre croissant et rejoignent les différents maquis des massifs montagneux environnants. En décembre 1942, le premier maquis de France est installé dans le Massif du Vercors[réf. insuffisante][4]. Grenoble devient sur les ondes de la BBC la capitale des maquis[5].

L'occupation allemande

Au matin du 9 septembre 1943, l'occupation allemande se traduit par l'installation de la 157e Reserve-Division de la Wehrmacht commandée par le général Karl Pflaum[N 2]. C'est donc sous son commandement que s'installent les 15 000 hommes de troupes dans les départements alpins[6]. Sa première urgence consiste à héberger les organismes répressifs comme la police secrète d'État ou Geheim staatspolizei plus connue sous le nom de gestapo. Puis le 29 septembre 1943, le service de sécurité chargé de l'espionnage basé à Lyon ou SD (sicherheits dienst) détache à Grenoble son commando d'intervention (Einsatzkommando), placé sous les ordres du SS Paul Heimann[7]. À cet effet, un immeuble est réquisitionné au 28 cours Berriat.

À partir de décembre 1943, le poste de Grenoble va prendre de l'importance et voir ses effectifs augmentés. Cette importance se manifestera par le déménagement du siège de la police de sécurité du Reich, la Sipo-SD (Sicherheits polizei) en avril 1944 sur le boulevard Maréchal Pétain[N 3]. et par le remplacement du chef Heimann par le SS-Hauptsturmführer Hartung.

Le mois de novembre 1943 à Grenoble

La tension entre population et occupant devient de plus en plus forte en novembre. Quelques jours auparavant, en octobre, le siège de la Milice place Victor Hugo vient de se faire mitrailler[8] et les allemands voient leurs collaborateurs immédiats tomber les uns après les autres sous les balles des résistants. L'action des groupes francs[N 4] exerce un tel travail de sape sur le moral des Allemands qu'ils qualifient la région grenobloise de petite Russie[9]. Les patriotes dauphinois sont appelés à manifester lors de la commémoration du 11 novembre 1943 au cours de laquelle plus d'un millier d'habitants viennent fêter la victoire de 1918 devant le monument des diables bleus, mais 400 d'entre eux se font encercler et arrêter puis déporter dans des camps de concentration.

Dans la nuit du 13 au 14 novembre un attentat spectaculaire a lieu à Grenoble, détruisant le dépôt de munition allemand situé dans le nord de la ville sur le polygone d'artillerie[10]. 150 tonnes de munitions et 1000 tonnes de matériel partent en fumée. La déflagration est entendue à plus de cinquante kilomètres[11]. Cet exploit est l'œuvre du résistant grenoblois Aimé Requet.

La semaine rouge

Le 15 novembre 1943, les services de la gestapo se réunissent afin de supprimer ces mouvements de résistance par une opération coup de poing, en faisant appel à une équipe de miliciens lyonnais, dirigée par Francis André. Placée sous la direction du SS August Moritz, ils sont renseignés par les époux Girousse[12] du Parti franciste et décident des détails de l'opération en représailles de la mort de collaborateurs grenoblois[13].

Le jeudi 25 novembre à 18h00, ce sont les arrestations simultanées de Roger Guigue, membre du parti communiste, dans le salon de coiffure tenu par sa femme, du journaliste Jean Pain au Café La Table Ronde place Saint André et de Georges Duron, marchand de fleurs place Victor Hugo qui marquent le début de cette série de meurtres. Après interrogatoire des trois résistants, ils sont exécutés chacun à un endroit différent de la ville. Un feuillet est retrouvé sur leur corps : Cet homme paie de sa vie la mort d'un national.

Le 26 novembre, se déroule l'arrestation du docteur Jacques Girard à 14h00, puis son interrogatoire dans une maison réquisitionnée par les tueurs et son exécution. A chaque heure une nouvelle arrestation suivie de l'exécution est effectuée par l'équipe de Francis André, aidée par la milice locale. Le docteur Henri Butterlin est arrêté à 15h00, Alphonse Audinos à 17h30, Joseph Bernard à 18h30. Tous les trois sont exécutés le jour même.

Gaston Valois

Le 27 novembre à 2h00 le docteur Gaston Valois est arrêté à son domicile du 5 rue Palanka. L'équipe de tueurs y découvre d'importants documents relatifs à la résistance grenobloise. Le docteur avait pris cependant la précaution de couper en deux les documents en remettant la seconde moitié à son secrétaire Henri Maubert et l'avait fait hospitaliser quelques semaines auparavant sous un faux nom. Au cours de son transfert au siège de la Gestapo, le docteur Valois tente en vain de s'emparer d'une arme pour se suicider. Suzanne Ferrandini, la secrétaire du docteur Valois est arrêtée à son tour, puis à 4h30, Henri Maubert est arrêté à la clinique des Alpes et les miliciens découvrent l'autre moitié des documents. Les informations obtenues le 25 novembre par les miliciens leur permettent de mettre en place une souricière chez un photographe, rue de Strasbourg, dont le commerce est devenue une boite aux lettre de la résistance. À cet endroit, sont arrêtés, les époux tenant le magasin, Marcel et Émilie Bonin,[N 5] puis Edmond Gallet, Raymond Langlet et Anthelme Croibier Muscat[N 6]. À midi, l'équipe de Francis André à laquelle se sont joints des grenoblois de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, déjeune à la taverne Savoyarde avenue Alsace-Lorraine. Les membres du groupe franc de Paul Vallier et son adjoint Gustave Estadès sont prévenus de l'arrivée de cette équipe de tueurs. Accompagnés d'un troisième résistant, ils les observent discrètement à leur table, mais renoncent à les abattre car le restaurant est bondé et le quartier très fréquenté. Dans l'après-midi, l'équipe de Francis André retourne à la souricière suivie de loin par Gustave Estadès. Une nouvelle arrestation a lieu chez le photographe, il s'agit d'un israélite, René Mauss[N 7]. Estadès, Vallier et un troisième résistant observent de loin le magasin. Inquiet de la disparition le matin de son ami Riquet (Croibier Muscat), Estadès décide de rentrer à l'intérieur. Il tombe dans le piège pourtant prévisible. Quelques minutes plus tard Paul Vallier rentre à son tour mais Estadès lève les mains pour lui faire voir les menottes. Paul Vallier tire immédiatement à travers sa veste blessant un membre de l'équipe de tueurs et parvient à s'enfuir[N 8]. Estadès est violemment interrogé au siège de la Gestapo à 18h00, il est ensuite enfermé dans une cellule où se trouvent trois personnes. Il fait alors connaissance du docteur Valois, les deux hommes s'étaient déjà échangés des courriers mais ne s'étaient jamais rencontrés. Trois autres résistants sont arrêtés au cours de cette journée, René Lembourg et Maurice Taccola mourront en déportation et Henri Arbassier interné sera libéré[14].

Le 28 novembre, trois responsables du mouvement Combat sont arrêtés dans les environs de Grenoble: Fernand Gras[N 9] à Saint-Hilaire-du-Touvet, Georges Frier[N 10] à Voiron et Alfred Ducollet[N 11] à La Mure. Dans l'après-midi, commencent les interrogatoires de Suzanne Ferrandini[N 12] et d'Henri Maubert,[N 13] puis à 19h30 celui du docteur Valois. Durant toute la nuit le docteur est torturé et son interrogatoire prend fin à 5h00 du matin. Ramené dans sa cellule, il demande à Gustave Estadès de l'aider à se suicider. À l'aide de l'une des deux lames de rasoir qu'il avait dissimulé, il se tranche les veines avec l'assistance de Gustave Estadès. Ce dernier dissimule la seconde lame remise par le docteur et lui fait un garrot hâtif sur le bras afin de ne pas être accusé de l'avoir laissé mourir. À 7h30, les allemands constatent le suicide du docteur Valois[N 14].

Dans la matinée du 29 novembre, le docteur Victor Carrier appartenant aux Mouvements unis de la Résistance est arrêté à Saint-Marcellin. Au cours de l'arrestation, le docteur est abattu et sa femme avec la servante sont transférées au siège de la gestapo, cours Berriat. À midi, profitant d'un transfert de prisonniers dans l'immeuble, Estadès tente en vain d'informer la servante du docteur Carrier de la mort du docteur Valois[N 15]. À la même heure, le professeur Jean Bistési, le nouveau chef départemental du mouvement Combat est exécuté à l'institut d'électrochimie. Au même moment, deux hommes se disant envoyés par le docteur Valois passent au domicile de l'industriel Jean Perrot, responsable en Isère du mouvement Francs-tireurs. Jean Perrot fait dire par sa servante qu'il est absent. Les deux hommes indiquent qu'ils passeront le voir dans l'après-midi à son bureau. Jean Perrot pense s'enfuir mais sans nouvelles du docteur Valois et craignant qu'il ait besoin d'aide, se rend sur son lieu de travail. À 16h00, Jean Perrot est grièvement blessé par les deux hommes qui viennent de se présenter à son usine. Il meurt à l'hôpital à 19h00. Son beau-frère, Jean Fouletier, présent dans les locaux est blessé, arrêté puis déporté en Allemagne où il meurt le 19 avril 1945.

Le 30 novembre, Albert Reynier, futur préfet de l'Isère, rejoint le maquis du Grésivaudan en échappant de peu à l'équipe des tueurs qui mettent son appartement à sac.

Le récit de la presse quotidienne

Dans les jours suivants, la gestapo fait tout son possible pour masquer ces 11 crimes. Les journaux reçoivent l'interdiction de publier les avis de décès des résistants assassinés, et seuls quatre membres de la famille, désignés par la gestapo, sont autorisés à assister aux obsèques de chacune des victimes. La censure n'autorise dans la presse que des articles brefs et laconiques, ainsi le 28 novembre 1943 le quotidien Le petit dauphinois annonce la mort de Roger Guigue, suivie le lendemain de celles de Jean Pain, du docteur Girard et d'Alphonse Audinos. Le 30 novembre, une information identique est publiée par les trois quotidiens de la ville Le petit dauphinois, La république du sud-est et La dépêche dauphinoise : « Une série d'attentats à Grenoble, neuf morts » pour introduire une brève « Grenoble a connu une série rouge effroyable au cours des journées de vendredi et samedi. Dans des circonstances à peu près identiques, neuf de nos concitoyens ont été abattus à coups de revolver ou de mitrailette, soit à leur domicile, soit en pleine campagne. » Suit la liste des victimes avec ce commentaire : « Est t-il besoin d'ajouter que cette série d'attentats a provoqué une vive émotion dans notre ville où chacun réprouve les sanglantes violences qui mettent en deuil les familles Dauphinoises et ajoutent un surcroît de douleur à l'angoisse de nos populations ? ».

Cette brève laisse dans l'oubli l'exécution de Jean Perrot, l'arrestation du docteur Valois et mêle à des résistants au moins un soutien du régime, le maire de Saint-Martin d'Hères, Henri Gérente. Aucun commentaire autre que celui qui accompagne la liste des victimes n'est toléré. Aucune explication ne peut être donnée sur la nature exacte des attentats et de leurs commanditaires. Cette vague d'exécutions des principaux dirigeants de la résistance non communiste trouve pour partie son explication dans des imprudences de langage d'un certain nombre d'entre eux[15]. Parallèlement, des enquêtes judiciaires sont cependant ouvertes, mais pour avoir cherché avec trop d'insistance, le commissaire Toussaint et l'inspecteur Hilke sont déportés par les Allemands[16].

La fin de la guerre

Le quotidien Les Allobroges du 23 août 1944. (remplace Le petit dauphinois)

À partir de décembre 1943, s'installera une politique de représailles systématiques aux attaques de la résistance dauphinoise. Déportations et exécutions de résistants[N 16] succèdent aux meurtres de miliciens ou de soldats allemands. Un fait tragique se déroule trois semaines après cette Saint-Barthélemy grenobloise, les assassinats le 21 décembre du doyen de l'université des sciences de Grenoble entre 1927 et 1940, René Gosse et de son fils, Jean Gosse. Mais le fait le plus spectaculaire est l'attentat contre la caserne militaire de Bonne, occupée par les allemands. Elle est ravagée le 2 décembre par l'explosion des 30 tonnes d'explosifs qu'elle abrite, grâce à Aloyzi Kospiski[N 17], un résistant polonais enrôlé de force dans la Wehrmacht.

Neuf mois après cette semaine rouge, le général Karl Pflaum parfaitement au courant de l'avancée des troupes alliées du Débarquement de Provence, décide de décrocher des combats avec les maquis du massif de l'Oisans et ordonne l'évacuation des troupes allemandes de la ville dans la nuit du 21 au 22 août 1944[17]. Le 22 août à l'aube, les maquisards des massifs environnants, les membres des groupes francs ainsi que deux détachements français parachutés le 31 juillet dans la Drôme, rentrent dans Grenoble, suivis vers 13 heures par les 142e et 143e régiments d'infanterie de l'armée américaine, commandés par les colonels Paul Adams et Philip Johnson, débarqués sept jours auparavant en Provence[18].

Le 4 mai 1944, le général De Gaulle signe le décret décernant la Croix de la Libération à la ville de Grenoble. Le 5 novembre 1944, devant une foule considérable sur la place Pasteur, le général De Gaulle remet la médaille à son maire Frédéric Lafleur, dont la ville devient l'une des cinq communes françaises à recevoir l'Ordre de la Libération[N 18].

Notes

  1. L'abbé Pierre, vicaire à Grenoble depuis 1939 s'affaire activement dans la Résistance, notamment dans la rédaction de faux papiers, selon le livre Grenoble en résistance, parcours urbains, page 58
  2. Karl Pflaum, né le 17 novembre 1890, sera fait prisonnier en février 1947 et libéré pour raison de santé en décembre 1951. Il décède en 1957 sans être jugé.
  3. Boulevard Gambetta dénommé ainsi de 1940 à 1944.
  4. Groupes d'action, composés des hommes les plus dynamiques, ils constituent la branche armée chargée d'une action immédiate. À leur tête en Isère, le commandant Louis Nal (1902-1949).
  5. Les époux Bonin sont déportés et seule Émilie rentrera.
  6. Edmond Gallet, étudiant de 20 ans et Raymond Langlet, lycéen de 17 ans, tous deux déportés, ils ne rentreront pas. Anthelme Croibier Muscat parviendra à s'échapper de la Gestapo de Grenoble.
  7. René Maus, déporté, il ne rentrera pas.
  8. Paul Vallier, de son vrai nom Paul Gariboldi mourra le 22 mars 1944 sous les balles de la milice afin de sauver la vie de son ami Jean Bocq.
  9. Fernand Gras, déporté, il ne rentrera pas.
  10. Georges Frier, déporté, il rentrera vivant.
  11. Alfred Ducollet, déporté, il rentrera vivant.
  12. Suzanne Ferrandini, déportée, elle ne rentrera pas.
  13. Henri Maubert est déporté et rentrera vivant.
  14. Le corps du docteur Valois est retrouvé par un promeneur le 30 avril 1944 et identifié grâce à ses prothèses dentaires.
  15. Gustave Estadès (1916-1993) est transféré ensuite au fort Montluc de Lyon où il va être torturé durant quatre heures. Condamné à mort, il doit être fusillé, mais miraculeusement les allemands négligent de l'exécuter. Il sera déporté à Buchenwald puis à Dora d'où il parvient à s'évader en 1945. Il meurt d'une crise cardiaque aux îles Baléares en 1993.
  16. Deux charniers totalisant 48 cadavres seront retrouvés le 26 août 1944 sur le chemin de la Butte près du polygone d'artillerie. Depuis la voie porte le nom de rue des Martyrs.
  17. Une rue porte son nom depuis 2006 dans le nouveau quartier créé sur l'emplacement de la caserne de Bonne.
  18. Les différentes actions d'éclat dans Grenoble et ses environs ont un retentissement exceptionnel dans la presse Britannique. Il n'est pas étonnant que le général de Gaulle ait voulu marquer sa reconnaissance à la ville et à ses résistants (selon le livre Grenoble, Charles de Gaulle, Isère, page 12)

Références

  1. Selon le livre Grenoble en résistance, parcours urbains, page 89. Capturé à la Libération, Francis André sera fusillé le 9 mars 1946 à l'âge de 37 ans.
  2. Selon le livre Grenoble 40-44, notes N°4 et 5.
  3. Selon le livre Grenoble en résistance, parcours urbains, pages 27 et 46.
  4. Selon le Musée de la résistance et de la déportation en Isère, (dernier étage)
  5. Selon le livre Grenoble 40-44 page 9 , selon Grenoble en résistance, parcours urbains, page 60 et selon le musée de la résistance et de la déportation.
  6. Selon le livre Grenoble 40-44, page 188.
  7. Selon le livre Grenoble 40-44 page 189. Heimann est arrêté en novembre 1948.
  8. Par Paul Vallier selon le livre Histoire des groupes francs grenoblois, page 75.
  9. Selon le livre Grenoble 40-44, page 240.
  10. Selon le livre Grenoble 40-44 en page 435, c'est la deuxième fois que le dépôt de munitions du polygone sautait. La première fois, c'était accidentellement le 29 juin 1918.
  11. Selon le livre Grenoble 40-44, page 225.
  12. Selon le livre Grenoble en résistance, parcours urbains, page 89 et Grenoble 40-44, page 195. Après leur fuite en Allemagne puis en Italie, Antoine Girousse est exécuté le 29 mars 1946 et son épouse Édith est graciée.
  13. Interrogatoire de Francis André du 8 octobre 1945.
  14. Selon le livre Grenoble en résistance, parcours urbains, page 89.
  15. Selon Bernard Montergnole dans La Presse quotidienne grenobloise (septembre 1939-août 1944), page 328.
  16. Selon le livre Grenoble 40-44, page 439, seul Toussaint reviendra.
  17. Selon le livre Histoire des groupes francs grenoblois, page 188.
  18. Selon le livre Grenoble, Charles de Gaulle, Isère, page 68.

Bibliographie

Voir aussi

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