Prise de Fort-la-Latte


Prise de Fort-la-Latte
Prise de Fort-la-Latte
Fort La Latte.JPG
Informations générales
Date 10 - 14 juillet 1815
Lieu Fort-la-Latte
Issue Victoire des Impériaux
Belligérants
Flag of France.svg Impériaux Pavillon LouisXIV.svg Chouans
Commandants
Capitaine Heurtel
Forces en présence
10 juillet :
40 hommes

14 juillet :
200 hommes
8 hommes
Pertes
10 juillet :
40 prisonniers

14 juillet :
aucune
1 prisonnier
Guerres napoléoniennes
Chouannerie
Batailles
Guerre de Vendée de 1815
Les Échaubrognes — L'Aiguillon — Aizenay — Saint-Gilles-sur-Vie — Les Mathes — Rocheservière — Thouars

Chouannerie de 1815
Sainte-Anne-d'Auray — Cossé — Redon — Muzillac — Auray — Châteauneuf-du-Faou — Guérande — Fort-la-Latte


Campagne de Belgique (1815)
Ligny — Quatre-Bras — Wavre — Waterloo — La Souffel — Rocquencourt


Guerre napolitaine
Panaro (it) — Ferrare — Occhiobello (it) — Carpi (en) — Casaglia (it) — Ronco (en) — Cesenatico (en) — Pesaro — Scapezzano (it) — Tolentino — Ancône — Castel di Sangro — San Germano (it) — Gaète

La prise de Fort-la-Latte se déroula lors de la chouannerie de 1815. Pendant les Cent-Jours, huit officiers chouans s'emparent par surprise du Fort-la-Latte avant que ce dernier ne soit reprit quatre jours plus tard.

Sommaire

Prise du fort par les Chouans

Le 10 juillet 1815, huit officiers chouans de la légion de Dinan, menés par le captaine Heurtel escaladent les murs du fort Fort-la-Latte pendant la nuit et capturent par surprise les 40 hommes de la garnison.

« Dans les derniers jours de juin, huit officiers de ma légion se signalèrent par une entreprise audacieuse. Ils résolurent de s'emparer du fort la Latte, situé sur un rocher, au bord de la mer, et défendant la rade de Saint-Cast. Nous manquions de munitions, et ils espéraient nous en procurer s'ils réussissaient. Le fort est entouré de hautes murailles et d'un fossé en bon état ; il comptait quarante hommes de garnison. Les auteurs de l'entreprise s'en approchèrent pendant la nuit, escaladèrent les remparts, se saisirent des sentinelles, du corps de garde, et firent toute la garnison prisonnière, sans répandre une goutte de sang. Ils l'enfermèrent dans la prison, et, restés maîtres du fort, ils abordèrent le drapeau blanc[1]. »

— Toussaint du Breil de Pontbriand

Repris par les Impériaux

Quatre jours plus tard, les troupes impériales reprennent le fort grâce à des échelles, les huit officiers chouans se rendent et sont conduit sur Saint-Malo, néanmoins sept d'entre-eux réussissent à s'enfuir grace à la complicité du capitaine du navire.

« Malheureusement, ils ne m'avaient point prévenu de leur projet ; j'étais à ce moment à six lieues de là ; ils m'envoyèrent avertir de venir à leur secours, mais leurs messagers prirent un fausse direction, et il se passa deux jours et demi avant que je fusse informé. Cependant, deux colonnes de Fédérés et de marins, avec les douaniers, s'étaient portées sur le fort. La présence d'une frégate anglaise, qui était en vue, leur fit penser que l'entreprise était concertée avec les Anglais, et, craignant que les assiégés n'en reçurent des secours, ils se hâtèrent de monter à l'assaut. Ils étaient instruits du petit nombre de ceux-ci, et, s'étant munis d'échelles, ils escaladèrent de plusieurs côtés les remparts. Les jeunes officiers, se voyant dans l'impossibilité de les défendre, se retirèrent dans une petite tour, où ils furent obligés de capituler. Quoiqu'on leur eût promis la vie sauve, peu s'en fallut qu'ils ne fussent fusillés sur-le-champ ; déjà on les avait fait mettre à genoux pour recevoir la mort, quand le chef des Impériaux jugea à propos d'en référer au général qui commandait à Saint-Malo, et les fit embarquer, pour les conduire plus sûrement dans cette ville. Le capitaine du bâtiment, touché du sort qui menaçait ces braves jeunes gens à leur arrivée, facilita leur fuite ; les ayant fait monter sur le pont, comme pour prendre l'air, il les engagea à profiter de voisinage de la terre pour se sauver, ils se jetèrent à la mer et gagnèrent heureusement le rivage ; un seul, M. du Temple, qui ne savait pas nager, fut conduit en prison et y resta jusqu'au retour du Roi ; les autres vinrent me rejoindre, au moment où je venais d'apprendre leur entreprise et son succès. Ces braves officiers étaient MM. Heurtel, les deux frères de Kergommeau, du Temple, des Touries[2]. »

— Toussaint du Breil de Pontbriand

Bibliographie

  • Toussaint Du Breil de Pontbriand, Mémoires du colonel de Pontbriand sur les guerres de la Chouannerie, édition Plon, Paris, 1897 (réimpr. Y. Salmon, 1988) 

Notes


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