Berre-des-Alpes


Berre-des-Alpes

Berre-les-Alpes

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Berre-les-Alpes
Carte de localisation de Berre-les-Alpes
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Contes
Code Insee 06015
Code postal 06390
Maire
Mandat en cours
Maurice Lavagna
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Latitude
Longitude
43° 49′ 51″ Nord
       7° 19′ 47″ Est
/ 43.8308333333, 7.32972222222
Altitude 237 m (mini) – 816 m (maxi)
Superficie 9,58 km²
Population sans
doubles comptes
(Berrois) 1 257 hab.
(2006)
Densité 131 hab./km²

Berre-les-Alpes est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Berrois.

Par décret du 22 décembre 1997[1], Berre-des-Alpes est devenu Berre-les-Alpes.

En langue niçoise (Georges Castellana), le nom de la commune est Berra et ses habitants sont lu Berrenc.

Sommaire

Géographie

« La superbe route nationale de Nice à Coni par l'Escarène et Sospel, détache au col de Saint-Roch, ou col de Nice, un chemin d'intérêt commun qui suit les sinuosités de la colline sur une longueur de quatre kilomètres. Après avoir effectué les deux tiers du trajet on aperçoit, adossé à l'extrémité d'un plateau situé à 680 mètres d'altitude, le pittoresque et coquet village de Berre-des-Alpes ». C’est ainsi que commence l’article consacré à Berre-les-Alpes, par Jean Truchi, dans la revue Nice-Historique de 1899.

Le village de Berre-les-Alpes, situé à 23 kilomètres au nord de Nice si l’on emprunte, en suivant le Paillon, la route qui passe par Contes, se dresse à 682 mètres d’altitude sur un sommet se dressant au bord d’un haut plateau. La carte du comté de Nice établie par Bourcet en 1749 nomme l’endroit « Le Bois Noir ».

Le sol de la commune est composé de terrains appartenant aux âges secondaire et tertiaire, il s’agit du Crétacé et de l’Eocène.

Le village de Berre est à la limite d’altitude où le châtaignier remplace l’olivier. Avant le village les oliveraies sont nombreuses, après lui s’étendent les forêts de châtaigniers, et partout règnent le mimosa et le pin.

La place du village domine les deux vallées de Contes et de l'Escarène. Le village est un belvédère d’où le regard de l'observateur embrasse du nord-ouest au sud la chaîne du Ferrion (887 m), le village de Châteauneuf-de-Contes et les ruines de son château, le mont Macaron (808 m), les villages de Contes et de Sclos-de-Contes.

En remontant depuis le sud, côté est, l’observateur découvre une partie du mont Gros, le mont Leuze, la Tête de Chien (504 m), le mont Agel (1 100 m) et le pic du Baudon (1 264 m).

Au nord-est, le col de Braus (1.002 m.), les clues de Saint-Laurent, le mont Pissandroun, l'Escarène avec sa gare, puis plus au nord, le mont Brec (983 m), le mont Pivola (803 m), le mont Pifourquier, la cime du Gros Braus (1 330 m), le mont du Rocaillon avec, au bas, le village de Lucéram, les forêts de Turini, l'Authion (2 000 m), une partie du Mont Bego (2 873 m), la cime du Diable (2 686 m), les deux monts Capeliets (2 418 m et 2686 m), le col Saint-Roch (990 m), la cime du Savel (1 015 m), Roca Seira (1 504 m) et, tout au fond, le mont Gelas (3 143 m).

Économie

Histoire

Étymologie

L’étymologie du nom de Berre (Berra en niçois) pose problème. Plusieurs explications ont été présentées. Dans une étude de toponymie préhistorique, Lieutard propose, suivi par le commandant Octobon, l’hypothèse que le nom de Berre dérive du mot ibère Illibéri formé de Illis qui signifie ville et Berri (plaine). En effet, le village, bien que situé dans les régions alpestres à près de sept cents mètres d'altitude, est adossé à l'extrémité d'un immense plateau siliceux de plusieurs kilomètres de longueur. Il a également été invoqué la racine pré-latine Ber évoquant la montagne ou la hauteur.

Moyen Âge

Bien que le lieu soit occupé depuis le VIIème siècle av. J.C. (il reste encore un castellara celto-ligure) l’histoire de Berre ne commence qu’au Haut Moyen Âge avec un cartulaire de la cathédrale de Nice, en date du 2 juillet 1108, qui cite onze châteaux parmi lesquels celui de Berre. À cette époque le territoire de Berre appartenait au village de Peille et l’on a pu supposer que des bergers de ce village, avant l’an Mil, avaient commencé par construire des bergeries occupées uniquement au cours des pâturages d’été avant d’envisager une installation à l’année.

Les premiers seigneurs connus de Berre, qui n’était pas encore une baronnie mais une co-seigneurie, sont deux frères niçois Bertrand et Isoard, cité en 1240. D’eux sont issus la lignée des seigneurs puis barons de Berre dont les noms apparaissent régulièrement dans l’histoire locale (voir Seigneurs de Berre). L’historien niçois Pierre Gioffredo cite à plusieurs reprises, dans son ouvrage « la Storia delle Alpi Maritimi », la famille de Berre et intègre dans ses planches dessinées le blason qui est « de gueules au château surmonté de trois tourelles d’argent, ouvert du champ, maçonné de sable, chargé d’une cotice d’azur posée en bande », devise « Semper fidelis » c’est-à-dire « Toujours fidèle ».

L’histoire de Berre suit l’histoire du pays de Nice qui appartient aux comtes de Provence jusqu’en 1113 date à laquelle Nice et Berre passent aux comtes de Barcelone, avant d’appartenir à la maison d’Anjou en 1245 puis à la maison de Savoie par l’acte de dédition de 1388. En 1355 Gaspard de Berre fait restaurer et agrandir la demeure seigneuriale qui va recevoir toute la noblesse des alentours et devenir une succursale des cours d’amour des comtes de Provence. La baronne Violente Galéan, épouse de Gaspard, y donna des fêtes restées célèbres. En 1408 Berre compte 8 feux, soit environ une quarantaine d’habitants.

Temps modernes

Jusqu’en 1689 début des guerres de la Savoie contre Louis XIV l’histoire locale n’est guère fournie. À cette date le roi de France devient comte de Nice et par voie de conséquence seigneur de Berre jusqu’en 1696 date de restitution du comté de Nice à Victor-Amédée Ier de Savoie. En 1705 l’occupation française recommence et la communauté de Berre doit de nouveau prêter serment au roi. En 1709 la commune doit payer 258 livres et 15 sols d’impôts. En 1713, par le traité d’Utrecht le comté de Nice est rendu au duc de Savoie, qui devient roi de Sicile. En 1720 Victor-Amédée II échange la Sicile contre la Sardaigne et Berre se retrouve dans le giron du royaume sarde. En 1744 les armées de Louis XV occupent encore la région et Berre doit fournir, en 1746, quatre rations de fourrage par jour. Le village, étant une position stratégique importante, est régulièrement occupé ou visité par les troupes françaises jusqu’en janvier 1749 date de restitution du comté de Nice au roi de Sardaigne. Un recensement de 1748 indique qu’il y a 60 maisons et 250 habitants dont 50 hommes en état de porter les armes.

Révolution française

À l’époque révolutionnaire Berre se trouve, une fois de plus, au milieu des combats. En 1794 des exactions y sont commises par des soldats marseillais. Dès l’arrivée des troupes françaises dans le comté de Nice de nombreux hommes entrèrent en résistance, formèrent des milices et prirent le maquis sous l’appellation de barbet. Le maréchal de camp Dagobert écrit le 10 décembre 1794 que « …le petit village de Berra en a plus de trente… ».

Le 29 juillet 1796, le directoire de l'administration centrale du département offre 20 quintaux de froment (environ 930 kg) de récompense à qui s’emparera de Jacques Giaume, chef barbet, surnommé « Barbon de Berre ». À la fin de la Révolution les troubles s’apaisent et Berre retournera à la fin du Premier Empire, en 1814, au roi de Sardaigne Charles-Félix.

XIXe et XXe siècles

En 1860 le village, à la majorité de 174 voix sur 175, accepte de devenir français.

Quinze Berrois sont tués dans les combats de la Première Guerre mondiale.

Le 22 juin 1940 à 10 h 15 le village est bombardé par l’aviation italienne tuant une petite fille et faisant plusieurs blessés.

De 1940 à 1944 le village a reçu la visite des troupes d’occupation italiennes puis allemandes avant d’être libérés par les troupes française et américaines.

À partir des années 1960 le village a développé le tourisme et plus récemment il se repeuple de « jeunes actifs » qui travaillent en ville mais préfèrent vivre au calme de la campagne.

Une anecdote

En 1693, un habitant de Nice dénommé André Cotto envoya son troupeau de moutons paître l’herbe des prés communaux de Berre. La communauté s’y opposa, sans doute au motif qu’Andréa Cotto n’habitait pas le village. Mais, sûr de son bon droit, le sieur Cotto assigna la communauté de Berre le 18 janvier 1694 en demandant une somme de 320 lires et 15 sous en réparation de son préjudice. La procédure s’étant éternisée, le roi de France Louis XIV, alors comte de Nice et suzerain de la Communauté de Berre, finit par être saisi du litige. Il condamna cette dernière au paiement de la somme réclamée, par sentence du 11 août 1706. En exécution de cette sentence, le Sénat de Nice rendit, le 15 novembre 1706, une ordonnance de condamnation du principal outre intérêt de 6%. Un décompte des règlements échelonnés fut établi le 31 mars 1707, par Jean-Baptiste Rostagni, en présence des deux syndics de Berre qui étaient : Laurent Fabre et Pierre Giaume.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 réélu en 2008 [2] Maurice Lavagna Divers droite

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
325 570 819 949 857 1 162 1 257
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

La paroisse de Berre date du Xe siècle et l’église actuelle fut construite vers 1368, à l’emplacement d’un précédent édifice, selon la volonté de Violante Galéan épouse du baron Gaspard de Berre (voir les souterrains du presbytère qui sont devenus un lieu d’exposition). Initialement placée sous la protection de saint Valentin elle apparaît dans un acte de 1324 comme étant dédiée à saint Laurent, ce qu’elle est toujours à l’heure présente. La façade actuelle date de 1864. À l’intérieur de l’église se trouve une statue du XVe siècle représentant une Vierge à l’enfant ainsi qu’une statue en bois de saint Sébastien datant de 1620. En face de l’église, sur le même parvis, se trouve la chapelle Sainte-Croix des Pénitents Blancs.

Personnalités liées à la commune

  • Théodore Giaume (1870-1959), prêtre, licencié es lettres, érudit et historien local

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

Sources

Notes


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43° 49′ 51″ N 7° 19′ 47″ E / 43.83083, 7.329722

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