Bernard Clerfayt


Bernard Clerfayt
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Bernard Clerfayt né le 30 décembre 1961 à Uccle est un homme politique bruxellois, vice-président[1] du FDF.
Il est bourgmestre en titre de Schaerbeek depuis 2001 et secrétaire d'Etat à la modernisation du Service Public Fédéral Finances, à la fiscalité environnementale et à la lutte contre la fraude fiscale depuis 2008. Il a été député bruxellois de 1989 à 2007 avant d'être élu député fédéral en juin 2007. Le 20 mars 2008, il prête serment entre les mains de S.M. le Roi Albert II comme secrétaire d'Etat dans le gouvernement fédéral.

Sommaire

Biographie

Il étudia l'économie à l'Université catholique de Louvain. Il s'engage dans une carrière scientifique : assistant de recherche à la Katholieke Universiteit Leuven, au sein du Centrum voor Economische Studien de 1984 à 1986. Après un stage d'été au Fonds monétaire international (été 1986) durant lequel il travaille sur les conséquences déstabilisatrices pour les pays en voie de développement de la variabilité des cours des matières premières qu'ils exportent, il rejoint l'IRES à l'Université catholique de Louvain, où il mène une carrière d'assistant de recherche et d'enseignement avant d'accéder à la fonction de maître de conférence invité. Il assume des enseignements en macroéconomie et microéconomie à l'UCL, à la FUCaM (Mons) et aux Facultés universitaires de Lille (1986-1993).

Fils de Georges Clerfayt, député (1971-2003) et président du FDF (1984-1995), il s'intéresse très tôt à la politique. Membre des « Jeunes FDF » dès 1980, il s'inscrit dans la section de Schaerbeek, sa nouvelle commune de résidence en 1985. Artisan du renouveau du FDF local, en opposition à Roger Nols qui a quitté le parti en 1982, il participe aux élections communales de 1988, à la deuxième place sur la liste FDF, et obtient 462 voix. Élu au conseil communal, il devient chef de groupe FDF (4 sièges) et refuse les avances de Roger Nols de participer à la majorité Nols-PRL. Élu au Conseil de la Région bruxelloise en juin 1989, il s'intéresse aux questions économiques et d'aménagement du territoire et de patrimoine. Continûment réélu au Parlement bruxellois en 1995, 1999, 2004, il y assume successivement les fonctions de secrétaire du parlement, vice-président, chef de groupe PRL-FDF à l'ACCF, président de la commission de l'aménagement du territoire.

À Schaerbeek, il conduit la liste FDF lors des élections de 1994 : celle-ci passe de 4 à 7 sièges et négocie son entrée dans la majorité LB-FDF-Ecolo-PS-PSC du bourgmestre Francis Duriau (LB). Il accède à la fonction de deuxième échevin, chargé de l'urbanisme, de l'environnement, des propriétés communales, de la rénovation et du patrimoine, ainsi que deux autres échevins FDF. Il lance alors les premiers programmes de rénovations publiques à Schaerbeek (contrats de quartiers « Pavillon », « Cage-aux-Ours », « Josaphat », « Brabant-Verte », « Aerschot-Progrès », etc.). Il mène une lutte acharnée contre l'abandon d'immeubles et pour l'amélioration des conditions de vie dans les quartiers centraux de Schaerbeek : il travaille à l'aménagement de plusieurs parcs : Rasquinet (1999), Gaucheret (2001), Lacroix (2001) et Reine-Verte (2006). Il inscrit la commune de Schaerbeek dans la dynamique de rénovation urbaine et réunit tous les subsides possibles (régionaux, fédéraux et européens) dans ce but. En 1997, il convainc le conseil communal d'acheter la « Maison Autrique », première œuvre Art nouveau de Victor Horta (1893) et lance avec le partenariat de François Schuiten et Benoît Peeters un projet de restauration de la maison ; la « Maison Imaginaire » est ouverte en décembre 2004, grâce au soutien de nombreux mécènes.

En 2000, il conduit la liste PRL-FDF qui obtient 16 sièges et accède à la fonction de bourgmestre à la tête d'une majorité PRL-FDF/Ecolo/PS. Il préside à l'assainissement des finances publiques (le déficit de Schaerbeek dépassait les 22 millions d'euros en 2001, la commune est à l'équilibre en 2006). Il conduit la réforme des polices en assurant sur le territoire de la zone de police n°5344 (Schaerbeek-Evere-Saint-Josse) une décentralisation policière, une amélioration de la présence policière en rue (doublement des patrouilles) et une plus grande pro-activité de l'intervention : les résultats ne se font pas attendre, en trois ans (2002-2005), la criminalité a baissé de 25%. Par ailleurs, la commune de Schaerbeek a poursuivi ses programmes de rénovation urbaine et de reconstruction des services publics dans tous les quartiers afin d'améliorer la qualité de la vie de tous les Schaerbeekois.

Bernard Clerfayt est également le grand vainqueur des élections communales à Schaerbeek contre la vice-première ministre Laurette Onkelinx, qui s'y était parachutée en novembre 2005 en affirmant simplement au journal Le Soir : « je serai bourgmestre de Schaerbeek ». La campagne électorale fût l'une des plus passionnante du pays, chaque jour la presse tant bruxelloise que nationale s'y est intéressée. Pas moins de cinq sondages pré-électoraux ont été commandés pour tenter de mesurer l'opinion des Schaerbeekois : tous donnaient Clerfayt victorieux, avec des résultats croissant au fil de la campagne. Les résultats sont sans appel : la liste du bourgmestre augmente (les comparaison sont indiquées par rapport aux dernières élections régionales de 2004) de 26% à 42%, le PS-SPA diminue de 35% à 25%, Ecolo progresse de 8,5% à 14%, CDH recule de 14 à 11% et la liste DEMOL s'écrase à 4,5%. En termes de sièges cela donne LB, 22 sièges, PS-SPA 13 sièges, Ecolo, 6 sièges, CDH, 5 sièges et DEMOL 1 seul siège contre 4 auparavant. Le soir des élections, l'on apprenait sur les antennes télévisées qu'un accord pré-électoral secret avait été signé entre les partenaires de l'Olivier (PS-Ecolo-CDH). Or cette coalition n'aurait disposé que d'une très (trop !) courte majorité de 24 sièges sur 47. Dès lors, les partenaires de la coalition sortante, LB et Ecolo ont reconduit, sur le coup de 21 heures, leur majorité sous le regard dépité ou courroucé de Elio Di Rupo et Laurette Onkelinx. Bernard Clerfayt a réalisé un score personnel exceptionnel de 12 654 voix, soit près de 25% des votes valables. Cela en fait le champion toutes catégories de l'élection communale en région bruxelloise (3e en taux de pénétration après Didier Gosuin à Auderghem et Philippe Pivin à Koekelberg).

Candidat en juin 2007 aux élections fédérales, il est élu député avec près de 20.000 voix alors qu'il occupait le dernière place sur la liste MR.

Lors des élections régionales et européennes de juin 2009, il est réélu député bruxellois avec plus de 8000 voix (à la 70ème place) et récolte plus de 35.000 voix comme dernier suppléant sur la liste européenne du MR.

Son action comme secrétaire d'état

Le 20 mars 2008, Bernard Clerfayt prête serment devant le roi Albert II comme secrétaire d'Etat au sein du gouvernement Leterme Ier où il est attaché au Ministre des Finances, chargé de la Modernisation des Finances, de la Lutte contre la Fraude Fiscale et de la Fiscalité Environnementale. Il conserve cette fonction dans le gouvernement Van Rompuy (dec 2008 - novembre 2009) et Leterme II (nov 2009 - ...).

Bernard Clerfayt annonce qu'en 2010 4,7 milliards d'euros supplémentaires sont rentrés dans les caisses de l'Etat grâce à la lutte contre la fraude fiscale. Ce montant pourrait encore augmenter à l'avenir suite à la levée du secret bancaire en belgique depuis le 1er juillet 2011, qui permet au fisc belge de réquisitionner les fichiers bancaires dès qu'il dispose d'indices de fraude[2]

Son action comme chef de zone de police

La criminalité dans la zone "Nord" (Schaerbeek, Evere, Saint-Josse) est globalement en baisse depuis 2008[3]. Malgré de très bons résultats au niveau des vols de voiture (-50% entre 2007 et 2010), les vols à la tire dans les transports en commun ainsi que le nombre d'accidents de la route sont en légère augmentation[4]

Précédé par Bernard Clerfayt Suivi par
Francis Duriau
bourgmestre de Schaerbeek
2001-...
...
Précédé par Bernard Clerfayt Suivi par
Hervé Jamar
secrétaire d'Etat aux Finances
2008- ...
-

Honneur

Notes et références

  1. Le président, les vice-présidents et le secrétaire général sur le site du FDF (consulté le 25 janvier 2010).
  2. Finance/"Les mailles du filet se resserrent", note Bernard Clerfayt, Le fisc entre dans les banques, Propos recueillis par pierre-henri Thomas, Le Soir, 2-3 juillet 2011, page 21
  3. Patrouille de nuit avec les policiers de la zone Nord, Ophélie Delarouzée, Le Soir, 9 septembre 2011
  4. Les vols et la sécurité routière en ligne de mire, Marie De Schrijver, Le Soir, 9 septembre 2011

Voir aussi

Articles connexes

Liens et documents externes



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