Neay Trasac Paem Chay

Neay Trasac Paem Chay

Neay Trasac Paem Chay souverain de l’Empire Khmer mort vers 1340.

Sommaire

Légende fondatrice

Chay est le premier souverain Khmer évoqué uniquement par les « Chroniques Royales du Cambodge ». Il y apparaît comme le 19e souverain de l’Empire Khmer précédé par seulement dix huit rois des dynasties précédentes qui auraient régné depuis 443 av. J.-C.. Cette liste de monarques est bien entendu trop courte pour couvrir une telle période[1].

Les Chroniques Royales précisent que Chay était le chef des jardins royaux d’un roi nommé «  Sihanouk  » et souvent identifié avec le roi Jayavarman IX Parameçvara des inscriptions[2]

Chay qui était renommé pour son habileté à cultiver des concombres (« Neay Trasac Paem  » i.e «  Chef des Concombres Savoureux ») avait reçu de son roi une lance pour protéger le potager royal.

Une nuit par méprise il aurait tué le roi pris pour un voleur. Les nobles les mandarins et les Brahmanes décidèrent alors de l’élever au trône et de lui faire épouser la fille de son prédécesseur. Le couple serait ainsi à l’origine de la dynastie qui règne encore sur le Cambodge aujourd’hui.

L’analyse de ce récit légendaire[3], permet d’entrevoir que le nouveau roi était un usurpateur de race non royale voire non noble et qu’après le meurtre de son prédécesseur il avait épousé sa fille afin de légitimer son accession au trône

Révolution du XIVe siècle

Le changement de dynastie s’accompagne d’une profonde mutation culturelle du pays que Achille Dauphin-Meunier dénomme la « Révolution du XIVe siècle »:

Les anciens monarques Khmers revendiquaient être issus de races solaire ou lunaire alors que la nouvelle dynastie semble issue d’un usurpateur d’origine quasi populaire. La monarchie perd ainsi son caractère sacré et le culte du Dieu-roi est abandonné.

Le culte Bouddhisme hīnayāna originaire de Sri Lanka devint la religion officielle On renonce définitivement la construction d’énormes bâtiments ou temples en pierre d’inspiration Hindouiste pour des temples en matériaux légers comme le bois.

Le Sanskrit cesse également d’être utilisé dans les inscriptions qui disparaissent définitivement et dans le culte au profit du Pâli[4].

Ces changements culturels généreront rapidement une désintégration de l’Empire Khmer.

Postérité

Selon les Chroniques le roi Chay laisse deux fils connus sous leur noms posthumes :

Précédé par Roi du Cambodge Suivi par
Jayavarman IX Parameçvara
Royal Standard of the King of Cambodia.svg
Neay Trasac Paem Chay
1336-1340
Nippean Bat

Notes et références

  1. Anthony Stokvis, Manuel d'histoire, de généalogie et de chronologie de tous les États du globe, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours Chapitre IV §9 Kambodge Listes p.336-337
  2. Cependant aucun document ne permet de ratacher Chay à Jayavarman IX
  3. Une légende birmane similaire concerne le roi Nyaung-U Sawrahan (Xe siècle)
  4. les noms de règne des souverains sont néanmoins conservés sous leurs formes sanskrites plus au moins déformées

Bibliographie

  • Achille Dauphin-Meunier, Histoire du Cambodge, Que sais-je ? N° 916, P.U.F 1968.
  • Anthony Stokvis, Manuel d'histoire, de généalogie et de chronologie de tous les États du globe, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, préf. H. F. Wijnman, Israël, 1966, Chapitre XIV §.9 « Kambodge » Listes et tableau généalogique n°34 p.336-339.
  • (en) & (de) Peter Truhart, Regents of Nations, K.G Saur Münich, 1984-1988 (ISBN 359810491X), Art. « Kampuchea », p. 1729-1733.



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Neay Trasac Paem Chay de Wikipédia en français (auteurs)


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