Musée départemental d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura


Musée départemental d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura
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Musée d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura
Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura.jpeg
Informations géographiques
Pays Drapeau de France France
Ville Nantua
Adresse 3 montée de l'abbaye 01130 Nantua
Coordonnées 46° 09′ 09″ N 5° 36′ 32″ E / 46.152414, 5.60880446° 09′ 09″ Nord
       5° 36′ 32″ Est
/ 46.152414, 5.608804
  
Informations générales
Date d’inauguration 12 août 1986
Collections Reconstitutions, objets du quotidien, armes, uniformes, affiches, lettres, photographies, tracts et journaux clandestins
Nombre d’œuvres + 15000[1]
Superficie 600 m²[2]
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 9 774 (2008)[3]
Site web Site du Conseil général de l'Ain

Le musée départemental d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura est un musée situé à Nantua en Rhône-Alpes, au cœur de la ville, aux côtés de l'abbatiale romane Saint-Michel et du palais de justice.

De par l'histoire et l'atmosphère des lieux, de la richesse et la diversité des collections, le musée évoque de manière vivante l'Histoire de la France dans la Seconde Guerre mondiale et les évènements qui se sont déroulés particulièrement dans l'Ain et le Haut-Jura.

Sommaire

Historique

Avant le musée

Sous l'Ancien Régime, le site est occupé par l'église paroissiale Saint-Michel et le cimetière. À la Révolution, l'église est vendue comme bien national puis détruite. Il est décidé en 1834 la construction sur ce site d'une prison qui débute en 1840 et s'achève en 1846. De nombreuses malfaçons posent des problèmes d'insalubrité et de sécurité. Néanmoins, un maximum de 27 détenus occupent la prison à partir de 1863 et jusqu'en 1876. Lors de la guerre d'Espagne, 30 réfugiés républicains y sont internés ; les Allemands les raflent le 14 décembre 1943 puis les déportent. La prison ferme définitivement en 1953 ; l'édifice est occupé par différentes associations jusqu'en 1984[4],[5].

De nos jours

En 1980, la mairie de Nantua confie les locaux de l'ancienne prison à l'association des amis du Musée d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut jura, composés d'anciens combattants, maquisards et déportés, pour y créer le musée. Avec l'aide de la ville de Nantua et du Conseil général de l'Ain, le musée ouvre ses portes le 12 aout 1986 et est inauguré le 18 octobre 1986 par le général Simon, chancelier de l'Ordre de la Libération en présence de Jacques Boyon, secrétaire d'État à la Défense[6]. En 1992, le musée obtient la qualité de «musée contrôlé» par la Direction des musées de France puis le label musée de France en 2003 ; la gestion du musée est alors transférée de la ville de Nantua au Département de l'Ain.

Collections

Avec plus de 15000 objets, le musée possède l'un des fonds les plus riches de France sur la Seconde Guerre mondiale. Les espaces muséographiques sont divisés en modules chrono-thématiques, les objets exposés sont accompagnés par une analyse historique des évènements nationaux et locaux.

La configuration des lieux a assez peu changée depuis la fermeture de la prison, les cellules sont aisément identifiables. Dans le hall d'accueil, il y figure une grande fresque illustrant les différents aspects de l'occupation et de la résistance.

Rez-de-chaussée

Le rez-de-chaussée comprend une salle d'exposition consacrée aux expositions temporaires et renouvelées chaque année, une salle de projection pour « L'Ain dans la tourmente », film composé principalement d'images d'archives locales qui permet de découvrir, entre autres, la visite du maréchal Pétain à Bourg-en-Bresse en 1942, la vie au maquis, le défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax, la Libération.

La marche vers la guerre 1919-1939

Y sont présentés des objets évoquant l'hyperinflation de la République de Weimar et la montée du nazisme : des billets d'une valeur de plusieurs milliards de Papiermark, un portrait non signé d'Adolf Hitler, une canne non certifiée de Heinrich Himmler, un uniforme des SA et d'autres objets à l'effigie du nazisme.

Vers la défaite de septembre 1939-juin 1940

Y sont présentés des objets évoquant l'invasion, la débâcle, l'exode : un landau empli de bric-à-brac, un uniforme de soldat français et son équipement, un masque anti-gaz Fernez, une reconstitution d'un motocycliste de la Wehrmacht, une reconstitution d'un poste de contrôle de la ligne de démarcation avec un mannequin de soldat allemand, une maquette du wagon de l'Armistice.

Vivre malgré tout

Y sont présentés des objets évoquant la vie quotidienne sous l'occupation : des maquettes de voitures fabriquées par des prisonniers de guerre, des boites de denrées sujettes à pénurie, des tickets de rationnement, un gazobois équipant une voiture, une bicyclette équipée de ressorts à la place de pneus.

Pétain et la France de Vichy

Y sont présentés des objets évoquant la propagande du Régime de Vichy : des affiches, des journaux, une BD destinée aux enfants, de la monnaie émise par le régime, un drapeau de la Légion française des combattants.

Collaboration économique, politique et militaire

Y sont exposés principalement des affiches de propagande diffusées par le régime et par l'administration allemande, invitant à la collaboration dans ses différents aspects.

La répression en France

Y sont exposés un uniforme de la Milice française et un costume d'agent de la Gestapo ainsi que des outils de torture.

A l'aube de la Résistance : groupes, hommes et actions

Y sont présentés des objets évoquant l'appel du 18 juin et le passage à la clandestinité : un poste radio, une affiche de l'appel, des faux papiers d'identité, un appareil photographique et des tampons de l'administration allemande.

L'occupation allemande

Y sont présentés des objets évoquant les relations entre les occupants et les occupés : des affiches de propagande, une reconstitution d'un officier de la Feldgendarmerie.

La presse clandestine

Y sont présentés une reconstitution d'un atelier de presse clandestine avec une bicyclette transportant des tracts, un échantillon des principaux journaux clandestins et des témoignages d'anciens résistants du lycée Lalande.

Étage

Formation et organisation des maquis de l'Ain

Y sont exposés des photographies des maquis, du défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax, de la rafle de Nantua et de la mission interalliée, une reconstitution d'un maquisard armé, l'essentiel de l'équipement et de l'armement des fantassins de l'armée allemande.

Son et lumière évoquant la vie quotidienne au maquis

Y figure une fresque mettant en scène la montée des couleurs au maquis.

L'organisation de la Résistance armée

Y est exposé notamment une reconstitution d'un gendarme du Groupe mobile de réserve.

Son et lumière évoquant la mission interalliée : SOE

Ce son et lumière met en scène l'écoute clandestin de messages personnels codés émis par la BBC, les échanges radio d'un opérateur clandestin, le vol en avion en présence d'un cockpit, le signalement et le largage d'équipements et d'armes.

Les attaques allemandes et le soutien au débarquement

Y sont exposés essentiellement des photographies concernant les répressions allemandes de février, avril et juillet 1944, la rafle des enfants d'Izieu, les opérations de sabotage ferroviaire.

Les sabotages, le service de santé et les agents de liaison dans l'Ain

Y sont exposés une maquette sur le sabotage à Moulins-des-Ponts, une reconstitution du sabotage d'une voie ferrée, du matériel de sabotage et des armes de poing, une affiche de propagande anti-communiste, une trousse chirurgicale.

Vers la libération du département

Y sont exposés des photographies, des reconstitutions de soldats américains, d'un soldat soviétique, d'un parachutiste britannique, d'un FFI, de divers objets saisis aux Osttruppen, l'essentiel de l'armement des armées américaine, britannique et française.

La Déportation

Y sont exposés des objets évoquant l'antisémitisme, l'internement, la déportation politique et les camps de concentration : des photographies, des lettres, des carnets, une reconstitution d'un déporté en internement, des effets personnels de déportés et une carte de l'Ain synthétisant les différentes répressions perpétrées dans chaque localité.

Notes et références

Bibliographie

  • Ouvrage collectif L'Ain 1939-1945 Chemins de Mémoire, Musees Ain, 2009, 62 p. ISBN 2907981269

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes



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