Le Talmud démasqué


Le Talmud démasqué
Le Talmud démasqué
Un « meurtre rituel » dans la cathédrale de Sandomierz, Pologne.
Un « meurtre rituel » dans la cathédrale de Sandomierz, Pologne.

Auteur J.B. Pranaitis
Genre Faux (pamphlet antisémite)
Version originale
Titre original Christianus in Talmude Iudaeorum — sive Ribbinicae doctrinae de christianis secreta
Langue originale latin - hébreu (sic)
Pays d'origine Flag of Russia.svg Empire russe (Lituanie)
Date de parution originale 1892
Version française

Le Talmud démasqué — Les enseignements rabbiniques secrets concernant les chrétiens (latin : Christianus in Talmude Iudaeorum — sive Ribbinicae doctrinae de christianis secreta, « Le chrétien dans le Talmud des Juifs — ou les doctrines rabbiniques secrètes au sujet des chrétiens ») est un faux rédigé à la fin du XIXe siècle par le prêtre catholique lituanien Justin Bonaventure Pranaitis dans un but de polémique et de promotion de l’antisémitisme.

Rédigeant son livre à la demande de l’archevêque métropolite de Moguilev, Szymon Marcin Kozlowski, l’auteur, maître ès théologie et professeur d’hébreu à l’Académie impériale ecclésiastique de l’Église catholique romaine de Saint-Pétersbourg, présente son livre comme une enquête sur les enseignements juifs sur le christianisme, entendant révéler ce que le Talmud comprend d’enseignements authentiquement antichrétiens et offrant une version hébraïque (sic) en regard du texte latin.

Divers éléments tendent à prouver que l’auteur, dont l’incompétence sera établie sans équivoque lors de l’affaire Beilis, méconnaît la littérature rabbinique qu’il entend décrire, à la différence d’autres polémistes chrétiens auxquels il emprunte largement. Néanmoins, publié en 1892 avec l’imprimatur de l’archevêque Kozlowski, le livre a connu de nombreuses réimpressions et traductions. Aujourd'hui encore, il demeure populaire dans les milieux décriant les Juifs pour des raisons politiques, religieuses ou autres.

Sommaire

Présentation du livre

Entreprenant d’expliquer brièvement ce qu’est le Talmud (du verbe Lamud, למוד – "il a enseigné"), Justin Bonaventure Pranaitis énonce que les juifs tiennent Moïse pour le premier auteur et qu’il aurait transmis la loi orale « jusqu’à ce qu’il devînt impossible de la retenir dans son entièreté ». Celle-ci aurait été, au temps de Jésus, enseignée dans plusieurs écoles, chacune notant ses commentaires en guise d’aide-mémoire jusqu’à former les prémices du Talmud.

Le Talmud démasqué contient de fausses citations du Talmud destinées à faire croire que les juifs ne considéreraient pas les non-juifs comme des êtres humains et qu'il recèlerait des passages blasphématoires envers Jésus-Christ et outrageants envers les chrétiens. Cet ouvrage est comparable aux Protocoles des sages de Sion qu'il précède de quelques années. Emblématique de l'antisémitisme sur Internet, ce texte est régulièrement traduit, réédité et mis en ligne par les mouvances négationnistes[1],[2], islamistes[3],[4], altermondialistes[5],[6], d’extrême droite néo-nazis[7] ou catholiques fondamentalistes[8],[9].

Introduction et avant-propos

Aucune source disponible ne mentionne que l'auteur aurait pu connaître l'araméen[10],[11]. Or, le Talmud est entièrement écrit en araméen, à l'exception des citations de versets de la Bible hébraïque. Dans l'introduction de l'ouvrage, il est également écrit que le texte original du Talmud démasqué a été publié en hébreu et en latin[12], ce qui pourrait d'emblée démontrer que l'auteur n'a jamais eu accès au Talmud lui-même mais probablement au pamphlet antisémite écrit antérieurement par l'orientaliste allemand du XVIIe siècle Johann Andreas Eisenmenger et intitulé Entdecktes Judenthum (« Le Judaïsme démasqué »), hypothèse que soutiendrait le fait que lorsque Pranaïtis intervint durant le procès de Beilis en tant qu'expert en 1912, réitérant l'accusation de crime rituel contre les Juifs[13], il perdit toute crédibilité lorsque la défense démontra sa totale ignorance des concepts et des définitions les plus simples du Talmud[14],[13], au point que le public se mettait à rire chaque fois qu'il se retrouvait incapable de donner une réponse à l'avocat de la défense[15].

Pranaïtis écrit aussi dans sa présentation que le Talmud comprend 36 chapitres[16]. En fait, il ne s'agit pas de chapitres mais de traités distincts, appelés massertot en hébreu, et ceux-ci sont au nombre de 63[17]. Par ailleurs, il y a aussi confusion sur le nom du dernier compilateur du Talmud, Ravina I, décédé en 421, et non comme stipulé « Rabbin Abina » en 500[18] selon le calendrier grégorien. Une autre confusion concerne le terme Tosephot (en)[19], les Tosephot ne font partie du Talmud, mais sont une compilation externe de commentaires sur le Talmud, une autre confusion concerne le mot "Perusch" qui signifie interprétation ou signification en hébreu et non "livre" comme mentionné[20]. Enfin pour conclure l'analyse de l'introduction et l'avant-propos du Talmud démasqué, le révérend Justin Bonaventure Pranaitis prétend que les Juifs avaient expurgé eux-mêmes certains passages du Talmud par crainte de représailles de la Chrétienté, et donne comme référence le Talmud publié à Bâle en 1578[21] alors qu'en fait cette édition avait été censurée par l'Église qui imposa des éditions expurgées de tout passage qu'elle considérait comme faisant référence au Christianisme et à Jésus[22].

Objet du Talmud démasqué

Le propos du Talmud démasqué tel que défini par Pranaitis est de commenter de prétendus passages du Talmud concernant les chrétiens et Jésus[23],[24]. Afin d'étayer sa démonstration, l'auteur explique que Jésus est cité dans le Talmud nommément ou sous divers noms allusifs ou malveillants[25]. Dans le Talmud de nombreuses personnes citées portent le même nom[26]. Flavius Josèphe référence près de vingt personnes différentes nommées Jésus (Ye[ho]shu[a] en hébreu), dont une dizaine d'entre eux vivaient à la même époque que Jésus de Nazareth[27]. C'est d'ailleurs un des neuf noms les plus répandus à l'époque du Second Temple[28].

Analyse du texte

Les prétendues citations présentées par Justin Bonaventure Pranaitis dans son Talmud démasqué ne sont pas seulement attribuées au Talmud. En effet, il inclut également des passages issus du Zohar[29],[30], dont la langue originale est aussi l'araméen et non l'hébreu. Il s'agit d'ailleurs d'un araméen difficile et sensiblement différent de celui du Talmud. Il en est de même pour d'autres ouvrages de la littérature rabbinique hébraïque tels que Yore Dea[31], Orah Hayim[32], des ouvrages de Maimonide[33], et autres[34] ainsi que des auteurs ou des textes inventés[35].

Le premier prétendu passage talmudique avec référence vérifiable cité par Pranaitis est présenté comme issu du traité Avoda Zara folio 6a[36], il n'y a aucun rapport avec la prétendue citation. Cette page traite des règles à observer dans les relations commerciales avec des païens trois jours précédant leurs festivités de l'équinoxe d'hiver[37]. Le second passage Haguiga folio 4b et les suivants sont du même ordre[38]., dans un passage de ce folio il est fait référence à une coiffeuse nommée Myriam considérée par certains comme pouvant être Marie Madeleine et non Marie[39], cependant n'y a aucune mention qu'elle soit la mère de qui que ce soit, le mot « peloni » cité par l'auteur ne figure pas dans ce folio[40]. La citation suivante donnée comme « Kalla,1b »[41] n'existe pas sur cette page du traité Kallah. Ensuite est mentionné Sanhédrin 67a[42]. Ce passage décrit comment un provocateur à l'idolâtrie et été capturé. Le Talmud explique que la méthode a été utilisée pour un certain Ben Stada, un idolâtre qui pratiquait la sorcellerie. Selon Pranaitis, Ben Stada serait Jésus dans le passage cité, or il est écrit que Ben Stada a été exécuté la veille de la Pâques, tout comme Jésus selon les Évangiles, tandis que les Évangiles synoptiques mentionnent que Jésus a été exécuté le jour de Pâques. Les autres points divergents sont les suivants : Ben Stada a vécu environ un siècle après Jésus, il a été lapidé à Lydda et non crucifié par les Romains à Jérusalem comme il est rapporté au sujet de Jésus selon la tradition chrétienne[43],[44],[45],[27],[46] דף סז,א גמרא.

Il est aussi fait référence au traité Shabbat[47], 104b[48]. Il est aussi question dans ce passage de Ben Stada dont la mère s'appelait Myriam et dont le patronyme est Stada, fille de Ben Yehouda Pappos. Myriam (Stada)[49]était une coiffeuse pour femmes "megadla nashaia" [50]. L'expression « Myriam megadla nashaia" est homophone à Myriam de Magdala (Marie-Madeleine). Marie-Madeleine n'était pas la mère de Jésus. Ni Marie une coiffeuse[51]. Ben Yehouda Pappos est une figure de la littérature rabbinique[52]. Ben Yehouda Pappos a été capturé et tué par les Romains avec Rabbi Akiva[53] en 134, par conséquent Ben Yehouda Pappos étant née bien après la période présumée de l'existence de Jésus, il ne pouvait être son père דף קד,ב גמרא. Ensuite il fait mention de Sanhedrin 103a[54] pour soutenir que le Talmud considérait Jésus comme un idolâtre. Il n'y a aucune mention de « Jésus le Nazaréen » dans ce folio. דף צג,א גמרא. Puis, Pranaitis affirme que dans Sanhedrin 107b[55] Jésus serait défini comme un corrupteur. La page traite des guérisons de la lèpre d' Elisée דף קז,ב גמרא.

Dans les pages suivantes de la traduction française du "Talmud démasqué" qui résume la version anglaise de Wesley Swift publiée en 1939 sous le titre The Talmud Unmasked à partir du texte de Pranaitis, et qui est largement répandue sur internet[56], les prétendues citations du Talmud présentent des extraits de passages qui seraient calomnieux envers les chrétiens. Cette partie du texte est ponctuée de remarques triviales, vulgaires et offensantes envers les juifs et le judaïsme[57]. Les premiers passages talmudiques cités sur ces prétendues calomnies sont présentés comme issus du traité Avoda Zarah22a et 25b[58]. En fait il est écrit qu'une femme juive ou même un homme ne doivent pas rester seuls dans une taverne fréquentée par des soldats (Grecs ou Romains) car ce sont des personnes de nature violente. Dans la seconde citation présentée comme tirée de ce même traité[59], il n'est pas question de Chrétien, mais de probables brigands, en l'état non-juifs, le mot utilisé est "Protzim" en araméen, qui veut dire dévergondé, qu'un Juif pourrait rencontrer durant un voyage דף כב,א גמרא ], דף כה,ב גמרא Ensuite il est question d'un passage du traité Ketubot folio3b[60], la citation est fallacieuse puisque il est expliqué dans cette page qu'une jeune mariée est considérée définitivement mariée quatre jours après les noces דף ג,ב גמרא. La suivante est Sanhédrin 74a[61] Dans cette page du Talmud la discussion porte sur des questions relatives aux homicides volontaires et involontaires דף עד,א גמרא. Puis un passage du traité Keritot, traité faisant partie de l'Ordre talmudique compilant les traités discutant des «Choses Saintes», folio 6b[62]. Ici il est discuté si la dépouille d'un Non-juif doit être ointe selon le rituel juif ou pas. Dans ce passage le terme «Homme» n'est pas employé dans le sens d'être humain, mais de «Juifs», d'ailleurs si le sens de ce mot devait être pris au premier degré la suite de la citation démontrerait a contrario que les Juifs, qui sont comparés à un « troupeau », seraient considérés comme du bétail דף ו,ב גמרא. La citation du traité Yebamoth, faisant partie de l'«Ordre sur les Femmes» folio 61b[63] du Talmud qui conclut la traduction française du "Talmud démasqué" du révérend Justin Bonaventure Pranaitis traduite de la version anglaise, est, paradoxalement exacte, seule l'interprétation du mot araméen « Nokhrim », Non-juifs, traduite par "Les Renégats = les Chrétiens" est inexacte et trompeuse, en fait elle contredit les assertions antisémites du révérend Justin Bonaventure Pranaitis qui sont reprises encore de nos jours par de nombreux détracteurs antijuifs qui publient et diffusent son texte, puisqu'il est mentionné dans ce passage que les Non-juifs ne pouvaient pas devenir impurs en assistant à un enterrement alors que selon les lois religieuses en vigueur avant la destruction du Temple de Jérusalem, un Juif le devenait. Depuis, tout Juif est considéré "impur", bien entendu il ne s'agit pas ici de pureté ou impureté corporelle, mais d'un concept métaphysique et rituel spécifique au Judaïsme anterieur à la destruction du Temple de Jérusalem. דף סא,ב גמרא

Réception et impact

Notes et références

  1. http://aaargh-international.org/fran/livres/pranitis.pdf
  2. http://www.codeig.net/Pranaitisfr.pdf
  3. http://radioislam.org/juifs/index.htm
  4. http://www.bladi.net/forum/79315-talmud-demasque/
  5. http://www.alterinfo.net/Judaisme-Une-conspiration-contre-juifs-et-humanite_a4570.html
  6. Le 18 décembre 2009, la cour d'appel de Colmar avait confirmé une peine de quatre mois de prison avec sursis infligée en première instance au directeur de publication du site alterinfo.net, Zeynel Cekic, pour provocation à la haine raciale et contestation de crimes contre l'humanité pour avoir publié sur le site alterinfo.net, un article antisémite intitulé « l’impérialisme du capital juif » écrit par Henry Makow, un auteur conspirationniste canadien. http://www.marianne2.fr/Effroyables-complotistes_a185045.html
  7. http://der-stuermer.org/french/Paroles-Talmud-Torah.htm
  8. http://www.catholicapologetics.info/apologetics/judaism/talmud.htm
  9. http://www.debriefing.org/27941.html
  10. "A cette fin, j’ai traduit les livres du Talmud les plus connus, qui font référence aux Chrétiens, et j’ai classé ces sources afin d’apporter un tableau aussi clair que possible de la manière dont les Chrétiens sont donnés à voir aux juifs, par le Talmud." (p.3)
  11. "Afin d’écarter l’accusation d’avoir utilisé une version falsifiée du Talmud ou de ne pas l’avoir traduit et interprété correctement, comme cela est généralement le cas lorsque l’on entreprend de révéler les secrets des enseignements juifs, j’ai placé le texte hébreu en regard du texte latin." (p.4)
  12. "J’ai placé le texte hébreu en regard du texte latin." (p.4)
  13. a et b Blood Accusation: The Strange History of the Beiliss Case, Samuel, Maurice, Alfred A. Knopf, 1966
  14. Question : Que signifie le mot Hullin ? Pranaitis : Je ne sais pas. Question : Que signifie le mot Erubin ? Pranaitis : Je ne sais pas. Question : Que signifie le mot Yebamot ? Pranaitis : Je ne sais pas. Question : Quand vivait Baba Batra et qu'a-t-elle fait ? Pranaitis : Je ne sais pas Transcription sténographique du procès, citée d'après Costin, Rebekah Marks, Mendel Beilis and the blood libel. In Bruce Afran et al. (ed.): Jews on Trial. Princeton 2004, p. 69-93, ici p. 87.
  15. Scapegoat on Trial: The Story of Mendel Beilis - The Autobiography of Mendel Beilis the Defendant in the Notorious 1912 Blood Libel in Kiev, Beilis, Mendel, Introd. & Ed. By Shari Schwartz, CIS, New York, 1992
  16. "La Ghemarah de Babylone comporte trente-six chapitres d’interprétations." (p.6)
  17. http://expositions.bnf.fr/parole/arret/03_4.htm : "La Michnah et de la Guemara qui constituent le Talmud divisé en 63 traités."
  18. "Elle fut complétée par le Rabbin Abina aux environs de l’an 500." (p.6)
  19. "La Guémarah est suivie d’addenda appelés Tosephoths. C’est ce terme qui est utilisé pour désigné les avis du Rabbi Chaia sur la Mischnah. Les avis formulés par des docteurs extérieurs aux grandes écoles rabbiniques furent appelés Baraietoth, ou « opinions extérieures ». Ces Commentaires furent eux-mêmes complétés par des décisions appelées Piske Tosephoth (courtes thèses et simples principes)".(p.6)
  20. "le Perusch (ce mot hébreu signifie ‘livre’)" (p.6)
  21. "Vers la fin du XVIe et le début du XVIIe siècles, lorsque de nombreux hommes célèbres entreprirent d’étudier très sérieusement le Talmud, les juifs, craignant pour eux-mêmes, commencèrent à en expurger les chapitres. Ainsi le Talmud publié à Bâle en 1578 a été censuré en de nombreux passages." (p.6)
  22. "le pape Martin V interdit aux juifs de lire le Talmud. En 1553, des milliers d'exemplaires sont brûlés en Italie. En 1565, Pie IV ordonne que le Talmud soit privé de son nom. L'Église impose des éditions expurgées de toute référence au christianisme et à Jésus. La première est fabriquée à Bâle entre 1578 et 1581. Les juifs ont désormais entre les mains un Talmud censuré, tronqué. Un livre qui n'est plus leur livre, jusqu'au XVIIIe siècle." http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/le-talmud-l-autre-livre_727981.html?p=3
  23. J’ai divisé l’ensemble de l’ouvrage en deux parties, la première traitera des enseignements du Talmud sur les Chrétiens ; et la seconde traitera des règles que les juifs sont obligés de respecter lorsqu’ils vivent au milieu des Chrétiens. (p.4)
  24. L’enseignement du Talmud concernant les Chrétiens. Jésus dans le Talmud. (p.10)
  25. "De nombreux passages du Talmud traitent de la naissance, de la vie, de la mort et des enseignements de Jésus Christ. On ne le nomme pas toujours par le même nom, toutefois. Ainsi, il est appelé indifféremment « Cet homme », « Le Certain Untel », « Le Fils du Charpentier », « Celui qui a été pendu », etc." (p.10) "En d’autres endroits, il est simplement appelé Peloni « machinbidul »" (p.11) "Par mépris, Jésus est parfois appelé « Naggar bar naggar » : « le charpentier fils de charpentier », ainsi que Ben charsch etaim : « le fils d’un menuisier. »" (p.11) "Le Christ est aussi appelé Talui : « Celui qui a été pendu »." (p.11)
  26. R. Aaron Hyman dans sa biographie des Sages du Talmud, "Toldot Tannaim VeAmoraim" , reference 14 Hillels, 61 Elazars, 71 Hunas.
  27. a et b John P. Meier, A Marginal Jew, p. 206 n. 6
  28. Tal Ilan, « Les noms hasmonéens à l'époque du Second Temple » dans The Hasmonean State, dirigé par Uriel Rappaport et Israel Ronen, Yad Ben-Zvi, Jérusalem, 1993 (ISBN 965-217-109-3)
  29. Zohar, III, 282,(p.15) Zohar, I, 25a (p.24) Zohar, II, 64b (p.29) Zohar (II, 64b), (p.30) Zohar (I, 28b), (p.30) Zohar (I, 131a), (p.31) Zohar (I, 46a, 47a), (p.31)
  30. "Le Zohar, III, 282, nous informe que Jésus a clamsé comme une bête et qu’il a été enfoui dans ce « gros tas de fumier... où l’on jette les charognes des chiens et des ânes, et où les fils d’Esaü [= les Chrétiens] et d’Ismaël [= les Turcs (les Musulmans)], ainsi (bien sûr) que Jésus et Mahomet, incirconcis et impurs comme des chiens crevés, sont enterrés." (p.15)
  31. Iore Dea 150,2,(p.18) Iore Dea 3, Hagah, (p.18) Iore Dea, 141, 1, Hagah,(p.19) Iore Dea (148, 5 12),(p.22) Iore Dea (153,2):,(p.25) Iore Dea (198, 48), Hagah, (p.19) Iore Dea (377, 1), (p.32)
  32. Orach Chaiim (113,8), (p.22) Orach Chaiim, (215, 5), (p.22) Orach Chaiim (20,2), (p.26) Orach Chaiim (225, 10), (p.28) Orach Chaiim, (57, 6a), (p.29)
  33. "Maïmonide veut prouver à quel point les Chrétiens sont dans l’errance en adorant Jésus, dans son livre Hilkoth Melakhim [~ le cycle des anges] (IX, 4) (p.16), (p.25) Dans le Hilkoth Maakhaloth (ch. IX), Maimonide écrit:, (p.25) Maïmonide Dans Perusch (78c), (p.22)
  34. Schoschen Hammischpat (34,22), (p.23) Biur Hetib, un commentaire du Schulchan Arukh:, (p.28) Rabbin Bechai, dans son Kad Hakkemach (fol. 20a, sur Isaïe, ch. LXVI, 17) écrit:, (p.23) Midrasch Talpiot (fol. 225d), (p.28) Eben Haezer (44,8), (p.30)
  35. "Beth Jacobh, fol. 127 a:,(p.13) "Toledoth Jeschu", (p.15) "Avoda Sara, George El. Edzard",(p.16) "L’auteur du Nizzachon", (p.20) "l’auteur du Commentaire sur le Schuklhan Arukh (intitulé Magen Abraham), le Rabbin Calissensis, qui mourut en Pologne en 1775, dans la note 8 sur le verset 244 du Orach Chaiim", (p.22) "Rabbin Abarbinel, dans son ouvrage Maschima Ieschua (36 d)", (p.23) "Choschen Ham (édition de Venise)",(p.25) "Beth Jacobh, fol. 127 a : (p.13) Toledoth Jeschu",(p.15) "Chizzuk Emunah, partie I, ch. 36", (p.16)
  36. Abhodah Zarah, 6a, nous pouvons lire :" « Est appelé chrétien celui qui suit les enseignements fallacieux de cet homme, qui leur a enseigné à jeûner le premier jour du Shabbath, c’est-à-dire de célébrer le culte le premier jour après le Shabbath (= le dimanche) »", (p11)
  37. דף ו,א גמרא
  38. "En d’autres endroits, il est simplement appelé Peloni « machinbidule ». Dans Chagigah, 4b, nous lisons : « Marie… la mère de machintruc, dont il est question dans Schabbath… »",(p11)
  39. .[Her description megaddela (hairdresser) is connected by some with the name of Mary Magdalene whose name was confused with that of Mary, the mother of Jesus, v. Herford R.T. Christianity in Talmud and Midrash, pp. 40f].
  40. דף ד,ב גמרא
  41. Dans le Talmud, Jésus est illégitime, car conçu durant la menstruation. Voici ce qui est raconté au chapitre Kallah, 1b, (p.11)
  42. " Voici un autre récit du même genre, narré dans Sanhedrin, 67a :« De toux ceux qui sont coupables de mort en vertu de la Loi (des juifs), il (Jésus) est le seul à être pris par ruse...",(p.12)...« Il y a peu de doute sur l’identité de ce Ben Stada, ou sur qui les juifs pensaient qu’il était...Bustorf dit :« Il y a peu de doute sur l’identité de ce Ben Stada, ou sur qui les juifs pensaient qu’il était. Bien que les Rabbins, dans leurs suppléments au Talmud, essaient de cacher leur malice et d’affirmer qu’il ne s’agit pas de Jésus,(p.13).
  43. http://talmud.faithweb.com/articles/jesusnarr.html»
  44. http://en.wikipedia.org/wiki/Yeshu
  45. http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/judaica/ejud_0002_0003_0_02546.html
  46. Derenbourg réfute la thèse que Ben Stada soit Jésus et l'identifie comme un faux prophète exécuté au IIème siècle à Lydda.(Essai note 9, pp. 465-471)
  47. Shabbat, 104b
  48. "Certains auteurs juifs qualifient Jésus de fou et d’insensé. Ainsi, dans Scha bbath, 104b : « Ils (= les Sages) dirent à Eliezer : « Il était fou, et personne n’accorde d’attention aux fous. »"(p.14)
  49. Certains historiens prétendent que Ben Stada, également connu sous le nom Ben Pandira,était Jésus et le nom de sa mère Myriam
  50. Pour cette traduction, voir R. Meir Halevi Abulafia, Rama Yad, ad Sanhédrin. loc.
  51. déjà citée plus haut et qui avait une liaison avec un certain Pandira de laquelle Ben Stada est né
  52. Beshalach Mechilta (ch Vayehi. 6)
  53. -Berakhot 61b-
  54. Jésus est un idolâtre. Dans le chapitre intitulé Sanhedrin (103a), les paroles des Psaumes XCI, 10 « Aucune calamité ne se produira près du lieu où tu te tiendras » sont explicités comme suit: « (Ces calamités, ce serait par exemple) que tu aies un jour un fils ou un disciple qui salerait trop ses aliments, si bien que cela détruirait son goût (lorsqu’il s’adresse) au public, comme (l’extrémiste) Jésus le Nazaréen » Trop saler ses aliments ou détruire son bon goût est dit proverbialement de quelqu’un qui corrompt sa morale ou se déshonore, ou encore tombe dans l’hérésie et l’idolâtrie et les prêche ouvertement à autrui., (p.15)
  55. Jésus est un séducteur. Dans le même livre (Sanhedrin), nous lisons au passage 107b :« Mar dit : Jésus a séduit (les Israélites), il les a corrompus et il a détruit Israël ». (Vivement Son retour !)",(p.15)
  56. http://www.google.fr/search?hl=fr&newwindow=1&q=+Pranaitis+Talmud&btnG=Rechercher&aq=f&aqi=&aql=&oq=&gs_rfai=
  57. Liste non exhaustive: "(la circoncision du cœur : aïe, aïe, aïe ! ! !)",(p.17) "(quelle horreur démocratique et non raciste : pouah !)",(ibid) "ce n’est tout de même pas de leur faute s’ils n’avaient pas été invités au grand show biblique du Mont Sinaï, puisqu’ils n’existaient pas encore ! Mais enfin, bon, passons…)", (p.27) "(Et toc ! Et nous, les juifs, eh ben, on l’a été : Na-na-nanèèèreuh !)" » (ibid) "sexuellement, il ne s’agit pas ici de côtelettes, ndt)", (ibid) "[C’est fort de café casher, non ?", (p.28) "[Cela, c’est pour les juifs d’une extrême objectivité, qui iraient jusqu’à estimer que Claudia Schiffer est peut-être quand même moins moche que Barbara Streisand…", (ibid) "mais enfin, bon… en « Rois des Rois » du Peuple Elu ? N’y a-t-il pas de la triche, la-dedans ?", (ibid) "N’est-il pas un peu facile, d’un coup de scalpel, de transformer des enfants héréditaires du Peuple des Rois,", (p.30) "Géhenne (attention = le Paradis juif …)", p.31)
  58. Abhodah Zarah (22a), il est dit :« Un juif ne doit pas s’associer en quoi que ce soit à des Gentils, parce que ceux-ci sont enclins à verser le sang. »" (p.25)
  59. "Dans le Abhodah Zarah (25b),« Les Rabbins ont enseigné (ce qui suit) : Si un Goy rencontre un Israélite sur son chemin, il (le juif) doit marcher à sa droite. Le Rabbin Ismaël, fils du Rabbin Jochanan, neveu de Beruka, dit : « S’il (le Goy) porte un glaive, que le juif passe à sa droite, etc... ",(p.25)
  60. Kethuboth (3b), il est enseigné:« La semence du Goy est plus immonde que celle d’un animal. » Il faut donc en tirer la déduction que le mariage chrétien n’est en rien un mariage digne de ce nom", (p.30)
  61. "Dans Sanhédrin (74b) Tosephoth, il est dit :« Le rapport sexuel d’un Goy est comme le rut d’animaux »",(p.30)
  62. "Dans les Kerithuth (6b, p. 78), on peut lire : « L’enseignement des Rabbins est le suivant : Celui qui verse de l’huile sur un Goy (crevé), ou sur des charognes, est exempté de pénitence. Cela vaut pour un animal, parce qu’un animal n’est pas un être humain. Mais comment peut-on dire qu’en versant de l’huile sur un Goy (mort), on est exempté de pénitence, puisqu’un Goy est aussi un être humain ? (En réalité, il n’y a pas de problème car) cela n’est pas vrai [= non, les Goys ne sont pas des êtres humains], puisqu’il est écrit : ‘Tu es mon troupeau… Le troupeau de mon pâturage, ce sont les hommes’ (Ezechiel, XXXIV, 31). Ainsi (grâce à cette parole d’Ezechiel) vous, vous êtes qualifiés d’hommes, mais les Goys, eux, ne sont pas qualifiés de la sorte.»",(p.30)
  63. "Dans Iebhammoth (61a), il est dit :« Les Nokhrim (= les Chrétiens) ne sont pas rendus impurs par (le fait qu’ils aient assisté à) un enterrement. En effet, n’est-il pas écrit: ‘Vous êtes mon troupeau, le troupeau de ma pâture ; vous êtes des hommes. Ainsi, vous appelle-t-on des hommes. Mais ce n’est pas le cas des Nokhrim (Les Renégats = les Chrétiens). »" (p.32)

Annexes

Liens externes

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Bibliographie


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