Joseph Brau


Joseph Brau
Joseph Brau
Joseph Brau est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur par le Président Georges Pompidou le 31 mars 1973.
Joseph Brau est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur par le Président Georges Pompidou le 31 mars 1973.

Surnom Résistant « Bertrand »
Naissance 26 avril 1891
Trébons
Décès 11 mai 1975 (à 85 ans)
Seignosse
Origine française
Allégeance résistance française, France libre
Arme Service de santé
Grade Colonel Honoraire
Années de service Médecin Militaire - Médecin Radiologue
Conflits Première et Seconde guerre mondiale, Corps expéditionnaire Français d'Odessa (1918), Forces Alliées de Haute Silésie 1920-1922, Maroc 1922-1928
Faits d'armes Voir Titres et Distinctions
Distinctions Grand Officier de la Légion d’Honneur
Hommages la Ferté-sous-Jouarre,Musée du Mémorial de Buchenwald Weimar Gedenkstätte Buchenwald
Autres fonctions Conseiller Général du canton de la Ferté-sous-Jouarre

Joseph Brau est un médecin radiologue, colonel honoraire de l’Armée Française et résistant français, déporté à Buchenwald, né le 26 avril 1891 à Trébons dans les Hautes-Pyrénées, et décédé le 11 mai 1975 à Seignosse dans le département des Landes.

Sommaire

Biographie

Enfance

Joseph Brau est né à Trébons dans les Hautes-Pyrénées. Il est le cadet d'une famille de quatre enfants : Frédéric, Zéphire[1] et Jean. Pierre[2] et Zoé[3], ses parents sont toujours très occupés : ils tiennent le restaurant-boucherie Brau du petit village.

Trébons, restaurant Brau peinture sur bois anonyme début 20ème

Son père s'occupe également de livrer des boissons aux alentours. C'est pourquoi c'est essentiellement sa sœur Zéphire qui prend soin de lui. Le dimanche il est souvent confié à ses grand-tantes, Sœur Anastase, supérieure au Couvent Saint Joseph de Cantaous Tuzaguet et Sœur Anselme[4] (Congrégation des Sœurs de Saint Joseph de Tarbes) ou encore à un voisin Monsieur Vital, menuisier.

A l'exception de Jean (boucher à Pouzac), tous les enfants font des études. Frédéric, les Beaux-arts (il deviendra menuisier), Zéphire obtient son Certificat d'Études Secondaires 1er degré. Joseph intègre l'école publique avec deux ans de retard : il ne parle que le patois. Il obtient son Certificat d'Études Secondaires 1er degré en juillet 1906 à Toulouse, puis son Baccalauréat en mars 1910 et son certificat d'études physiques, chimiques et naturelles en juillet de la même année, toujours à Toulouse. Reçu au concours d'entrée à l'Ecole du Service de Santé des Armées, Il intègre ce qui deviendra plus tard l'École « Santé Navale[5] » de Lyon. Il obtient son Diplôme en juillet 1914 et passe sa thèse[6] de Doctorat en Médecine en mars 1917 pendant la Première Guerre Mondiale. Il obtient son Certificat d'électro-radiologie à « Santé Navale » Bordeaux (aujourd'hui l'école du service de santé des armées de Bordeaux) en 1925.

Thèse de Joseph Brau

La mobilisation

Joseph Brau, est toujours Médecin Commandant de réserve[7] quand les troupes hitlériennes pénétrèrent en Pologne.

Le 19 septembre 1939, mobilisé comme Médecin-Chef de l'hôpital auxiliaire de Mouchard dans le Jura, il fait son devoir[8], comme il l'a déjà fait d'août 1914 à octobre 1919, sur le front de France, puis en Russie et en Orient, et plus tard au Maroc[9],[10],[11],[12],[13].

Collaborateur du Directeur du Service de Santé de la 7ème Région, médecin-chef de l'arrondissement d'Étapes de Chaumont[8], il dirige les formations hospitalières de Montier-en-Der, de Chaumont et de Langres au moment des bombardements et des attaques de l'infanterie allemande des 13 au 15 juin 1940[8]. Il se porte en personne aux points les plus dangereux et contribue à sauver de très nombreux blessés[8]. Cette conduite lui vaut la promotion au grade de lieutenant-colonel et une Citation à l'ordre du Corps d'Armée[8].

Démobilisé en août 1940, il rentre à son domicile de la Ferté-sous-Jouarre, en Seine-et-Marne.

Entrée dans la résistance[ICSD 1]

Le Docteur Joseph Brau, avec son ami et associé à la clinique de la rue des Moulins à Coulommiers, le Docteur Pierre Berson[ICSD 2], entre dans le réseau de résistance « Hector »[14] en 1941 sous les ordres du Capitaine Rouard, commandant les compagnies des vallées de la Marne. Il devient « Bertrand », Combattant Volontaire de la Résistance[15], membre de Forces Française Combattantes[16]. Grâce à sa carte professionnelle, il peut circuler dans des zones « interdites » et fournir ainsi aux alliés de précieuses informations comme les positions exactes des emplacements des matériels de lutte antiaérienne[17].

En mars 1943, une trentaine de résistants sont arrêtés sur dénonciation[18]. Le Docteur Joseph et quelques amis sûrs (le Colonel François Glaize[Note 1],[19], le Capitaine Léon Lahitte[Note 2],[20] et un jeune étudiant Roger Gatellier) décident de constituer un Comité Local.

Fuite et Arrestation[ICSD 3]

Fin juin 1943, un employé de la mairie de la la Ferté-sous-Jouarre vient prévenir « Bertrand » à son domicile de son arrestation imminente. le Docteur Berson est déjà en fuite et recherché par la Gestapo). « Bertrand » prend la décision de fuir immédiatement. Il veut rejoindre Londres. Il gagne Paris, où il apprend que la filière d'évasion qu'il connaissait a été décimée par la Gestapo. Il décide alors de passer par l'Espagne. Le 16 juillet, à quelques kilomètres de la frontière espagnole, à Bedous dans les Pyrénées-Atlantiques, il est arrêté. Il redoute de ne pouvoir résister à la torture. Il est porteur de trop d'informations concernant la Résistance. Il tente donc de se suicider avec des médicaments et tombe dans un état comateux. Les Allemands le font soigner et le transfèrent quelques jours plus tard au siège de la Gestapo à Oloron-Sainte-Marie. Là il subit un interrogatoire, mais malgré les menaces d'exécution il refuse de signer toute déposition rédigée en Allemand, langue qu'il ne connaît pas. Il est transféré à la prison du Fort du Hâ de Bordeaux en août. En septembre il est convoyé à Compiègne, Front stalag 122, plaque tournante de la déportation, où il passera deux mois. Jamais plus il ne fut interrogé mais il était toujours recherché très activement comme chef de groupe à la la Ferté-sous-Jouarre où les arrestations de résistants se succédaient. Heureusement, la Gestapo n'avait pas de fichier central.

Déportation à Buchenwald[21]

Portrait du Docteur Joseph Brau réalisé par un Russe Paul Krauwtis le 25 avril 1944 au camp de Buchenwald pour le remercier des soins reçus au Revier.

Le 28 octobre 1943, avec 933 autres détenus, il est convoyé, destination Buchenwald, où il arrivera le 31 au soir. Le Dr Joseph Brau dit « Bertrand » était devenu le matricule F. 31 299[22]

En quarantaine, il est affecté au camp des prisonniers de guerre Russes et à la carrière[ICSD 4]. À la fin de la quarantaine il a la chance d'être nommé Kommandierte au Revier grâce à l'intervention du Kapo Ernst Busse (de)[ICSD 5] (ancien Député Communiste[Note 3]au Reichstag, arrêté en 1934, ancien doyen du camp dont les avis sont souvent suivis par les chefs de block, devenu kapo du revier sous le règne du SS Waldemar Hoven,[23] médecin chef du revier), avec qui il a sympathisé, et affecté à la salle d’opération 2 où travaille le chirurgien tchèque Horn (le plus ancien médecin du camp) assisté de trois de ses compatriotes. L’OP 2 étant équipée au sous-sol d’un vieux Siemens dépourvu de toute protection, il devient le radiologue du revier[24],[ICSD 6] à la condition de rédiger ses diagnostics en allemand et le premier médecin français au revier. Dans la salle de radio, il est accueilli avec sollicitude par deux triangles rouges[Note 4] : l’Autrichien Aloïs Grimm et le Tchèque Franz Uxa et un triangle vert[Note 5] l’Allemand Willy.

Le Docteur Joseph Brau sait se faire accepter et reconnaître par sa compétence et son dévouement. Avant son arrivée pour être admis au revier, il faut avoir de la fièvre. Il demande et obtient l’admission de malades sans température sur la foi de son diagnostic. Peu à peu le « système » se modifie et son rôle de radiologue devient de plus en plus important[25]. Il ne doit, pour autant, jamais éveiller les soupçons du médecin chef du revier le capitaine SS Schieldlausky[ICSD 7],[26],[27] sous peine de condamnation à mort. Une admission à l’infirmerie, même dépourvue de moyens, ce sont des soins, beaucoup de chaleur humaine , pas d’appel, pas de travail et quelques jours de répit qui peuvent sauver la vie[28]. Il tire le maximum de son appareil de radio passant de trois clichés par jour à son arrivée à une cinquantaine à la libération du camp. C’est ainsi, qu’entre beaucoup d’autres, il évite, à deux reprises, l’affectation à un kommando très dur de Marcel Michelin[ICSD 8],[29],[30] en diagnostiquant une aortite (il ne peut éviter la troisième, fatale, faite par surprise, la nuit), il fait hospitaliser Julien Cain[ICSD 9], Directeur de la Bibliothèque Nationale, très affaibli, dont l’angine, selon son diagnostic, pouvait devenir une angine de Ludwig (avec abcès et gangrène). Il est établi que Buchenwald est le seul camp où la tuberculose[ICSD 10] ne signe pas systématiquement l'arrêt de mort du malade grâce aux efforts conjugués du Docteur Vic-Dupont (block des tuberculeux)[Note 6],[31],[32],[ICSD 11] et du Docteur Joseph Brau qui sait toujours « interpréter » ses radios de façon à sauver le plus de malades possible. La collaboration entre les médecins français déjà cités, auxquels il faut ajouter, entre beaucoup d'autres, les Docteurs Jean Rousset Dermatologue de Lyon[Note 7],[33],[ICSD 12], Jean Lansac de Tarbes [ICSD 13], le Docteur Elmélik[ICSD 14] était pratiquement sans faille.

Dans le camp, la survie est affaire de solidarité. Elle est d’abord nationale. Les Français ne représentent que 13%, au plus fort, de la population du camp. C’est dire toute l’importance de la création, après cinq mois de préparatifs et de négociations difficiles, en juin 1944, du Comité clandestin des intérêts français[ICSD 15],[34] qui fédère les 34 groupes[ICSD 16] de Résistance d'obédience française, services d’action ou de renseignements présents à Buchenwald[Note 8] (Bureau[35] : Président Frédéric-Henri Manhès[ICSD 17], Vice Président Albert Forcinal[ICSD 18] , membres Marcel Paul[36],[ICSD 19], Eugène Thomas[37],[ICSD 20], Robert Darsonville, Louis Vautier, Maurice Jattefaux), et de son émanation le Comité du corps médical français dont la présidence fut confiée au Docteur Joseph Brau (membres : le Docteur Meynadier chirurgien et le Docteur Lansacq médecin)[38],[39],[40]. Les objectifs du CIF sont de, en liaison avec les autres organisations nationales clandestines du camp la plupart du temps bien antérieures : 1- permettre à un maximum de Français de rentrer en France, 2- freiner la production de guerre allemande, 3- établir un plan de libération du camp. Leur réalisation est étroitement liée, dans ce contexte hors du commun, à l’attribution des « emplois » (désignation pour les « bons » transports ou kommandos, mutations entre « petit » et « grand » camp…) et donc aux négociations avec les autres organisations ainsi qu'aux possibilités d’ « hospitalisation »[41],[42],[43]. Le rôle du Docteur Joseph Brau, radiologue du Revier, s’en trouve encore renforcé. Au Revier, des conférences médicales sont organisées chaque samedi par langue pour améliorer l’efficacité des diagnostics et des soins. Le docteur Joseph Brau est choisi comme Leiter (conducteur). Il a la charge d’organiser les conférences en Français[ICSD 21],[44],[45],[46],[47].

Dans tous les camps, les vols de pain (qui peuvent condamner le volé à mort) entraînent souvent l’exécution du coupable. A Buchenwald, le Docteur Joseph Brau est à l’origine d’une punition moins définitive : le voleur doit être promené toute une journée dans le camp avec une pancarte « je suis un voleur »[48],[ICSD 22]. Cette initiative fait des émules, mais il faut demander aux autres nationalités de rédiger la pancarte dans leur propre langue, faute de quoi les voleurs semblent tous être Français[ICSD 23] . Grâce aux efforts du C.I.F, la solidarité s'exerce également au niveau du bon acheminement dans le camp, de la distribution et du partage des colis à destination des déportés français, y compris ceux de la Croix Rouge. Commencée au Block 26, cette initiative se généralise peu à peu, à force de persévérance de l'organisation clandestine. Personne n'est oublié. Au Revier, après contrôle des colis par l'Adjudant SS Wilhelm, le Docteur Joseph Brau peut grâce à ces derniers faire cuisiner des soupes reconstituantes pour les malades. Les colis individuels cessent d'arriver au camp après le débarquement en Normandie[ICSD 24].

Le 12 avril 1945 le camp de Buchenwald se réveille libre. Le lieutenant colonel Joseph Brau, médecin le plus élevé en grade parmi les médecins détenus, est nommé Médecin-Chef chargé de l'administration du Revier et du service de santé du camp par le colonel des Rangers de la troisième armée US[ICSD 25],[49],[50],[51],[52],[38].

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Retour à la vie civile

Joseph Brau juste après son retour du camp de Buchenwald

Il est rapatrié à la fin du mois d'avril avec les derniers déportés français hospitalisés au Revier et ramène avec lui toutes les archives du Revier concernant les Français[53],[ICSD 26],[54] qu'il remet au Ministre des prisonniers et rapatriés, Henri Frenay[55],[56].

De retour à la vie civile à la la Ferté-sous-Jouarre, le Docteur Joseph Brau continue à militer contre le fascisme et pour le devoir de mémoire des camps[ICSD 27]. Il entretient des relations suivies avec nombre de ses anciens camarades d'infortune dont Ernst Busse (de)[ICSD 28] (futur gouverneur de Thuringe dans la D.D.R, futur Ministre de la politique intérieure et futur Secrétaire d’état aux eaux et forêts) au destin tragique, Marcel Paul[57] (Ministre de la production industrielle 21/11/1945 dans le gouvernement de Charles de Gaulle), le Colonel Frédéric-Henri Manhès[58], Albert Forcinal, le Dr Jean Rousset, le Dr Jean Lansac, Nicolas Simon dit « Ganghi »[ICSD 29],[59],[60], Aloïs Grimm[ICSD 30],[61], Il est membre du comité national de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes(FNDIRP)[62],[63], membre de l'amicale de Buchenwald-Dora et Kommandos[64] qui deviendra l'Association Française Buchenwald-Dora et Kommandos[65]. Il apporte son témoignage de moralité à ses camarades d'infortune chaque fois que nécéssaire, en particulier au Colonel Frédéric-Henri Manhès, à Marcel Paul dont les actions dans le cadre du C.I.F. sont à plusieurs reprises très sévèrement contestées après la libération[66],[67],[68],[69],[70],[71],[72]et certifie médicalement à la requête d'anciens détenus qui le sollicitent[73],[74],[75].

Il prend sa retraite de Médecin Radiologue civil en 1956.

Il est élu Conseiller Général[76] du canton de la la Ferté-sous-Jouarre[ICSD 31], à deux reprises (1960 et 1966)[77].

En 1963 il reçoit à Berlin la médaille de la lutte contre le Facisme des Ministres de la D.D.R[78].

Le 31 mars 1973, dans la cour de l'hôtel des Invalides à Paris, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur[79]. par le Président Georges Pompidou

Ses mémoires détaillées de résistant et de déporté de Buchenwald sont consignées dans un livre Ici Chacun son Dû, introduction de Marcel Paul, écrit en 1973 par Lucien Cariat[80],[81],[82].

Joseph Brau a l'habitude pendant les trente dernières annéees de sa vie de passer tous ses moments de liberté en famille dans le département des Landes. A Hossegor puis à Seignosse où il se retire définitivement en 1971 et où il décède le 11 mai 1975.

Postérité

La commune de la Ferté-sous-Jouarre a baptisé dans les années 1980 une de ses écoles maternelles du nom du Docteur Brau[83],[84]. Une plaque commémorative rappelant Joseph Brau a été apposée le 18 novembre 1995 sur le mur de l'école[85].

Le Musée du Mémorial de Buchenwald à Weimar consacre dans son exposition permanente une vitrine à la mémoire du Docteur Joseph Brau médecin radiologue du Revier et Médecin Chef du camp à sa libération[86]

Titres et Distinctions

  • 1917 Décoration Croix de Guerre avec palme
  • Citation à l’Ordre de la IVème Armée
  • 1921 Citation à l’Ordre de la 46ème division d’occupation de Haute-Silésie
  • 1922 Croix de Guerre des TOE avec étoile d’argent
  • Médaille commémorative de Haute-Silésie
  • 1924 Médaille Coloniale agrafe Maroc
  • 1925 Légion d’Honneur
  • Médaille d’argent de l’Académie de Médecine
  • 1926 Médaille commémorative d’Orient
  • 1940 Grade de Médecin Lieutenant Colonel
  • Citation à l’Ordre du Corps d’Armée
  • Médaille Commémorative d’orient avec inscription « Orient »
  • Croix de Guerre
  • Officier de la Légion d’Honneur
  • 1947 Citation à l’Ordre du Corps d’Armée
  • Croix de Guerre avec étoile de vermeil
  • 1948 Médaille des Epidémies
  • 1949 Médecin Colonel[87]
  • 1953 Admission à l'Honorariat du Grade de Colonel[88]
  • 1953 Titre de Combattant Volontaire de la Résistance
  • 1956 Attestation d’appartenance aux Forces Françaises Combattantes Réseau Hector
  • 1961 Commandeur de la Légion d’Honneur en qualité de Mutilé de Guerre
  • Croix de Guerre 1939-1945 avec palme
  • 1963 Médaille Kämpfer gegen den Faschismus 1933-1945 de la Maison des Ministres à Berlin DDR
  • 1967 Médaille de la Reconnaissance de la FNDIRP
  • 1968 Croix du Combattant Volontaire 1939-1945
  • 1973 Grand Officier de la Légion d’Honneur

Notes

  1. Déporté à Buchenwald en janvier 1944. Le 8 avril 1945, soit quatre jours avant la libération du camp, avec des milliers d'autres détenus, il opte pour l'évacuation. Son corps sera retrouvé au bord de la route. Source : Fascicule Recueil des évènements de la seconde guerre mondiale à La Ferté-sous-Jouarre -Rôle des Résistants- page 13 réalisé en 1995 par D. Spiteri et C. Creux de la Bibliothèque Municipale de La-Ferté-sous-Jouarre.
  2. Grand mutilé de 14-18 (borgne, anus artificiel), arrivé à Buchenwald en janvier 1944 avec le Colonel Glaize, est dans un état de grande faiblesse à la suite des tortures subies (matraqué, passé à la « [[baignoire (torture)|]]») lors de son arrestation. Il est affecté au bloc des invalides. Le Docteur Joseph Brau ne pourra, malgré tous les soins prodigués à son ami, le sauver. Il décède le 25/02/1944. Source : Ici Chacun Son Dû, pages 112 à 117, Les Invalides
  3. Internés de longue date, les communistes allemands tenaient solidement les leviers de commande du Revier.
  4. Le triangle rouge identifiait les prisonniers politiques.
  5. Le triangle vert identifiait les criminels de droit commun
  6. Témoin au procès de Nuremberg.
  7. Témoin au proçès des bourreaux de Buchenwald à Dachau.
  8. le Comité s’auto-dissous huit jours après l’installation des commissions militaires américaines.

Références

Références bibliographiques

  • Lucien Cariat, Ici chacun son dû : L'histoire du Docteur Joseph Brau résistant, déporté, libéré, La Pensée Universelle, 1973, 266 p. 
  1. Ici Chacun Son Dû, pages 28 à 35, Résistance
  2. Ici Chacun son Dû, pages 29, Résistance
  3. Ici Chacun Son Dû, pages 28 à 35 Résistance
  4. Ici Chacun Son Dû pages 46 à 49, Le Voyage
  5. Ici Chacun Son Dû, pages 50 à 59, Büsse
  6. Ici Chacun Son Dû, pages 73 à 79, Le Radiologue
  7. Ici Chacun Son Dû, pages 60 à 72, Le Revier
  8. Ici Chacun Son Dû, pages 77, Le Radiologue, et 164, Le C.I.F.
  9. Ici Chacun Son Dû, page 78, Le Radiologue
  10. Ici Chacun son Dû, pages 80 à 85, Les Maladies
  11. Ici Chacun son Dû, pages 60 à 72, Le Revier et 84, Les Maladies
  12. Ici Chacun son Dû, pages 50 à 59, Büsse, pages 60 à 72, Le Revier et page 116, Les Invalides
  13. Ici Chacun son Dû, pages 95, Ganghi et 161, Le C.I.F.
  14. Ici Chacun son Dû, page 56, Büsse
  15. Ici Chacun son Dû, pages 146 à 169, Le C.I.F.
  16. Ici Chacun son Dû, page 160, Le C.I.F.
  17. Ici Chacun son Dû, page 152, Le C.I.F.
  18. Ici Chacun son Dû, page 147, Le C.I.F.
  19. Ici Chacun son Dû, pages 157 et 158, Le C.I.F.
  20. Ici Chacun son Dû, page 160? Le C.I.F.
  21. Ici Chacun son Dû, page 161, Le C.I.F.
  22. Ici Chacun son Dû, pages 96 à 98 Ganghi
  23. Ici Chacun Son Dû, page 98, Gandhi
  24. Ici Chacun son Dû, pages 179 à 182, La Solidarité
  25. Ici Chacun Son Dû pages 213 à 227, Le Médecin Chef
  26. Ici Chacun son Dû, pages 250 et 251, Départ
  27. Ici Chacun son Dû, pages 252 à 255, Leur Message
  28. Ici Chacun son Dû, pages 50 à 59, Büsse
  29. Ici Chacun son Dû pages 93 à 98, Gandhi
  30. Ici Chacun son Dû page 76, Le Radiologue
  31. Ici Chacun son Dû, page 59, Büsse

Autres références

  1. Zéphire Brau
  2. Pierre Brau
  3. Zoé Brau
  4. Mère Anselme
  5. École du service de santé des armées de Lyon-Bron
  6. Thèse 03/1917
  7. Photo de la carte d'Officier de Réserve 1929
  8. a, b, c, d et e Citation à l'ordre du Corps d'Armée 1940
  9. Citation à l'ordre de la IV Armée
  10. Citation à l'Ordre de la 46 ème Division - Haute Silésie 1921
  11. Médaille Coloniale Maroc 1924
  12. Médaille Commémorative d'Orient 1926
  13. Bulletin de la Société de Pathologie exotique, volume 20 page 393
  14. Attestation d'appartenance au Réseau Hector.
  15. Combattant Volontaire de la Résistance
  16. Attestation d'appartenance aux F.F.C.
  17. Citation au Corps d'Armée 1947
  18. La Seine et Marne, 1939-1945 : l'été de la liberté, page 12
  19. Colonel F. Glaize
  20. Capitaine L. Lahitte
  21. (en) Buchenwald concentration camp 1937-1945: a guide to the permanent historical exhibition Par Harry Stein, Gedenkstätte Buchenwald
  22. Transport parti de Compiègne le 28 octobre 1943
  23. Buchenwald
  24. Les Médecins de l'Impossible, page 296
  25. L'espérance des rebelles volume 1, page 137
  26. Gerhard Schieldlausky
  27. médecin-chef Schiedlausky
  28. Les Médecins de l'Impossible page 302
  29. Livre Blanc sur Buchenwald, page 202
  30. La zone grise ? : la résistance française à Buchenwald, page 224
  31. Docteur Vic-Dupont
  32. Tragédie de la Déportation, page 311
  33. Docteur Jean Rousset
  34. La zone grise ? : la résistance française à Buchenwald, Chapitre III pages 134 à 183
  35. Buchenwald pages 58 et 59
  36. Livre Blanc sur Buchenwald page 402
  37. Livre Blanc sur Buchenwald page 123
  38. a et b Buchenwald page 58 et 59
  39. Les français à Buchenwald et à Dora Edition de 1977 page 79 Edition de 2008 page 67
  40. La zone grise ? : la résistance française à Buchenwald, page 186
  41. Buchenwald
  42. Tragédie de la Déportation page 289
  43. livre blanc de la déportation page 194
  44. Conférence 1a
  45. Conférence 1b
  46. Conférence 2a
  47. Conférence 2b
  48. Tragédie de la Déportation page 118
  49. Buchenwald terre maudite pages 156-157
  50. Conqueror's Road pages 86 à 88 et page 190
  51. Eyewitness: Australians write from the front-line pages 247 et 248
  52. Konzentrationslager Buchenwald 1937-1945 Par Harry Stein, Gedenkstätte Buchenwald
  53. Tragédie de la Déportation page 355
  54. Le Retour des Déportés, page XXVIII
  55. Lettre de Frenay 04/05/1945
  56. Henri Frenay
  57. lettre de Marcel Paul à son ami 1970
  58. lettre Frédéric-Henri Manhès 06/1946
  59. lettre de la famille de Nicolas Simon 1960 a
  60. lettre de la famille de Nicolas Simon 1960 b
  61. Lettre Aloïs Grimm 04/46
  62. Carte de membre du Comité National FNDIRP 1963
  63. F.N.D.I.R.P.
  64. Adhésion à l'Association Buchenwald-Dora 10/47
  65. Association Française Buchenwald-Dora et Kommandos
  66. Bulletin trimestriel N°20 juillet septembre 1954 : le « Livre Blanc » de Buchenwald
  67. Livre Blanc sur Buchenwald, pages 123, 194 à 205, 402-403
  68. La Seine et Marne, 1939-1945 : de la résistance à la victoire, page 172
  69. L'enclume et la Faucille, pages 82 et 83
  70. lettre Association Buchenwald-Dora/Frédéric-Henri Manhès 25/03/1954 a
  71. lettre Association Buchenwald-Dora/Frédéric-Henri Manhès 25/03/1954 b
  72. lettre Association Buchenwald-Dora/Frédéric-Henri Manhès 17/11/1954
  73. demande d'attestation 23/09/1946
  74. demande d'attestation 31/08/1970 a
  75. demande d'attestation 31/08/1970 b
  76. Palmes Académiques au Conseiller Général 1965
  77. Cahiers de la République, volume 5 page 120
  78. Médaille de la Lutte Contre le Fachisme 08/09/1963
  79. Plaque de Grand Officier de la Légion d'Honneur
  80. Ici Chacun son Dû
  81. Lucien Cariat
  82. La zone grise ? : la résistance française à Buchenwald, page 145
  83. Ecoles Maternelles, Mairie de la Ferté-sous-Jouarre. Consulté le 11 novembre 2010
  84. École maternelle publique Docteur Brau, Ministère de l'Éducation nationale. Consulté le 11 novembre 2010
  85. Journal La Marne du 23 novembre 1995
  86. Stiftung Gedenkstätten Buchenwald und Mittelbau-Dora, « Mémorial de Buchenwald », Gedenkstätten Buchenwald und Mittelbau-Dora
  87. Elévation au grade de Médecin Colonel 1949
  88. Admission à l'Honorariat du Grade de Colonel 1953

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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Bibliographie

  • Bulletin de la Société de Pathologie Exotique, vol. 20, Paris, 1927 [lire en ligne], p. 393 
  • André Respaux, Buchenwald Terre Maudite, Narbonne, Imprimeries réunies Brieu-canal, 1946, 186 p., p. 156-157 
  • Docteur Jean Rousset, Chez les Barbares, Album du Crocodile, 1946 
    • troisième fascicule, p.22
    • quatrième fascicule, p.24
  • Colonel Frédéric Manhès, Buchenwald, imprimerie artisanale Plessis Robinson, 1947, p. 59 
  • Olga Wormser et Henri Michel, Tragédie de la Déportation 1940-1945. : Témoignages de survivants des camps de concentration allemands, Paris, Hachette, 1954, 511 p., p. 118, 243, 289, 311 & 355 
  • Livre Blanc sur Buchenwald : Un secteur de la résistance française, Paris, Les éditions de la déportation et de la résistance, 1955, 448 p., p. 123, 194 à 205 & 402-403 
  • Cahiers de la République, vol. Volume 5, Paris, 1960 [lire en ligne], p. 120 
  • (en) Osmar White, Conqueror's road, Cambridge University press, 1963, 222 p. (ISBN 0-521-83051-6), p. p190 
  • Christian Bernadac, Les médecins de l'impossible, éditions France-Empire, 1967, 371 p., p. p295, p302 
  • Lucien Cariat, Ici chacun son dû : L'histoire du Docteur Joseph Brau résistant, déporté, libéré, La Pensée Universelle, 1973, p. 77 & 164 
  • Pierre Durand, Les français à Buchenwald et à Dora : les armes de l'espoir, éditions sociales, réédition : éditions le temps des cerises, 1977, réédition : 2008, 318 p. (ISBN 2-209-05235-1), p. 79 
  • René-Charles Plancke, La Seine-et-Marne, 1939-1945 : De la Résistance à la victoire, éditions Amatteis, 1985 [lire en ligne], p. 172 
  • Olga Wormser-Migot, Le Retour des Déportés : Quand les Alliés ouvrirent les portes, Complexe, 1985, 341 p. [lire en ligne], p. XXVIII 
  • René-Charles Plancke, La Seine-et-Marne, 1939-1945 : L'été de la liberté : la Libération, 23-31 août 1944, éditions Amatteis, 1987, 289 p. [lire en ligne], p. 12 
  • D. Spiteri et C. Creux, Recueil des évènements de la seconde guerre mondiale à La Ferté-Sous-Jouarre, La Bibliothèque Municipale de La Ferté-Sous-Jouarre, 1995, p. 39 
  • Christian Bernadac, L'espérance des rebelles volume 1, vol. 1, éditions Lafon, 1999, 302 p. [lire en ligne], p. p137 
  • (de) Harry Stein, Konzentrationslager Buchenwald 1937-1945, Gedenkstätte Buchenwald Wallstein Verlag, Gedenkstätte Buchenwald editions, 1999, p. 242 
  • (de) Harry Stein, Buchenwald Konzentrationslager 1937-1945 : Guide de l’exposition historique permanente du musée du Mémorial de Buchenwald Weimar, Gedenkstätte Buchenwald editions Gedenkstätte Buchenwald Wallstein Verlag, 2004, p. 242 & 295 
  • (en) Garrie Hutchinson, Eyewitness : Australians write from the front line, Melbourne, Black Inc., 2005, 464 p. (ISBN 1863951660 9781863951661) [lire en ligne], p. 247-248 
  • Martial Gauchais, L'enclume et la faucille, Cheminements, 2005, 275 p. [lire en ligne], p. 82 et 83 
  • Olivier Lalieu, La zone grise ? : la résistance française à Buchenwald, Tallandier, 2005, 441 p. (ISBN 2-84734-171-4) [lire en ligne], p. pages 145, 185-186 et 224 [B 1] 
  1. Ce livre fait erreur sur le prénom et sur le lieu d'arrestation



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Joseph Brau de Wikipédia en français (auteurs)

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