Jean-Jacques Borrut


Jean-Jacques Borrut
Jean-Jacques Borrut
Jean-Jacques Borrut, autoportrait prit le 19 juillet 2010 à La Palme.
Jean-Jacques Borrut, autoportrait prit le 19 juillet 2010 à La Palme.

Nom de naissance Jean-Jacques Borrut
Autres noms Joan-Jaume Borrut
Activité Peinture, dessin, sculpture, écriture,
Naissance 11 octobre 1944 (1944-10-11) (67 ans)
La Palme, Drapeau de France France
Maîtres Raoul Bergougnan



Jean-Jacques Borrut, également connu sous le nom de Joan Jaume Borrut, né le 11 octobre 1944 à La Palme dans l’Aude est un artiste plasticien et poète.

Sommaire

Biographie

Né le 11 octobre 1944 à La Palme dans l’Aude, où il passe son enfance à peindre les garrigues, les étangs. Il accompagne ses œuvres d’écrits, et peu à peu cherche à représenter ses écrits. Il s’intéresse au bouddhisme et au taoïsme, car il sent une correspondance de sa pensée.

Côté littéraire, il s’enthousiasme pour Boris Vian, Alain Robbe Grillet, Marguerite Duras, découvre Joë Bousquet dont les parents sont originaires de La Palme.

Il entre à l’École supérieure des beaux-arts de Toulouse en 1963, où Il prépare le professorat d’arts plastiques. Parallèlement, il suit des cours en faculté des Lettres. Il obtient le grand prix municipal de Toulouse Jean Suau en 1967. Entretemps le peintre Raoul Bergougnan l’accepte dans l’atelier supérieur de peinture.

Opposé à l’académisme en vigueur, dans la mouvance de l’Internationale situationniste, il participe aux groupes de réforme de l’enseignement dés 1967, et évidemment en 1968.

Il fonde l’Association culturelle AAA au Moulin de Bérat prés de Toulouse en 1967. Il vit différentes expériences communautaires entre 1967 et 1972. Il s’affilie à divers mouvements occitans, libertaires.

Son maître Raoul Bergougnan lui propose d’exposer. En janvier 1969, il expose à la galerie "Chappe-Lautier" des « Paysages gestualités colorés existentiels ». Ses toiles « Faire l’amour et Faire la révolution » un temps retenues pour un achat par la ville, ne le seront plus suite au film réalisé et proposé à la télévision par Philippe Bordier. Le cinéaste fut censuré et perdit son emploi à la télévision toulousaine.

Il obtient le diplôme national de peinture en 1970, ensuite le CAPES d’Arts plastiques.

Professeur, il continue de peindre notamment dans l’atelier de Raoul Bergougnan, et de graver dans celui de Louis Louvrier.

En 1973, exposition « Femme » en langues colorées, assemblées dans une dynamique formelle. Il développe sa pensée « sens-usualitaire ».

À la galerie Chappe-Lautier, dans sa période graphique il dépeint un « monde en colère » du Larzac aux centrales nucléaires de 1973 à 1975 à la crise viticole de Montredon-des-Corbières 1976 et « un monde non aseptisé… aux possibles si inconfortables soient-ils ». Il participe à la vie culturelle de Toulouse, par ses expositions régulières à la galerie Chappe-Lautier, au groupe « Image » du peintre Jacques Fauché.

En 1978, il ouvre un atelier d’art à Ramonville-Saint-Agne.

En 1979, il présente un DEA d’histoire de l’art « Les peintres, dessinateurs, graveurs et sculpteurs des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées de 1945 à 1978 ».

Son maitre Bergougnan refusant qu’il réalise une thèse de doctorat sur lui, il choisit de la réaliser sur le peintre cinéaste Robert Lapoujade, avec qui il se lie d’amitié.

En 1981, il quitte Toulouse et s’installe dans la maison de son enfance à La Palme. Professeur à Narbonne, désormais son animation culturelle se développe en Languedoc Roussillon.

En 1984, il fonde l’association Sens-usualité et avec elle se manifeste dans différents lieux d’exposition. En 1987, président de l’association « PARCO », il organise des expositions dans les châteaux cathares avec son ami Sarret Jean Pierre et Michel Servet. En 1989, sa toile « Jouissons sans entraves citoyens » est sélectionnée par le jury mais refusée par la mairie de Narbonne, considérant qu’elle ne pouvait faire l’affichage publicitaire de la ville avec cette œuvre en public. Désormais ses voyages se concentrent sur l'Asie du Sud-Est. En 1992, il reçoit le prix de Narbonne Base Olympique « Expo’art » De retour de la Guadeloupe il présente des paysages tropicaux et s’oriente vers l’exotisme féminin. En 1993, il poursuit cette aventure avec « Narbo-résurrections ». Il rencontre le jazzman Richard Breton, qui devient son ami. En 1994, son œuvre se développe dans « Le plaisir et l’innocence » exposée à Narbonne, puis par une installation-performance à Rivesaltes « Joffre-Borrul », une participation aux journées de Bérat sur mer (des journées de spectacles, de performances, de situations inattendues, dans la création d’un espace momentané : la mer dans le village de Bérat). De 1993, à 1997 il participe à l’association « Le Rouge dans Le Bleu » et installe notamment les « Barriques à l’eau dans l’Agly » en 1995. Cette même année il décore le musée du vent à Lastours et anime « Surexpositions » à Narbonne. En 1998, il réalise une performance « Ode à Dali » au centre du monde dans la Gare de Perpignan. Vers 2000 il se produit en sculpture de la pierre bleue, du marbre de La Palme, mais aussi avec des résines.

En 2004, Il se retire de l’enseignement. Après un de ses séjours en Chine, où il a parcouru et photographié les montagnes du Huang Shan aussi nommées Monts Huang, il visite les beaux jardins de Suzhou. Dés 2009 il poétise des photos infographiées, puis calligraphie ses « Oves sur Shan» avant de se produire en lavis dans « Le Shan en Corbières ». C'est également en 2009, qu'il ouvre sa galerie « Sens-Usualité » à La Palme et commence des animations, des stages culturels permettant de pratiquer sa pensée « sens-usualitaire ». Il organise aussi des performances poétiques.



Mot de l'artiste

Cette nécessité de communiquer dans l'intime avec l'immensité, celle du monde.

Le plaisir tendu par la découverte.

L'éveil permanent à la vie. Cette soif intense à aimer la profusion naturelle.

Sensuellement, être le monde.

De ce fait tout de suite, en bute avec le carcan social qui veut contraindre les sens.

Révolté, non. Seulement dans le désir de vivre en liberté, de vivre pleinement. En fait normalement.

Selon Joseph Delteil notre grand poète audois, "Etre dans le plaisir et l'innocence. Nu."

C'est dans cette haptique que mon expression plastique et poétique s'est manifestée, développée. Hors de la représentation objective, dans un ligare sensuel, affectif.

En visuel cette relation s'affirme par la liaison des sujets présents dans mon univers planiforme. C'est dans cette lecture, dans un parcours à fleur de peau entre l'espace intérieur et extérieur, que la rencontre se fait connaissance.

Mon espace plastique, révèle une situation, un acte d'amour. Elle est la trace de cet acte d'amour avec le monde.

Un acte possible et nécessaire dans l'abandon de soi. Un acte de création, donc un acte de vie.

Ainsi l'acte plastique saisit cette authenticité, dans une gestuelle minimale, une technique toujours novatrice.

Sur le suaire, sur l’étendard de l'amour, une mouvance se trace, propulse le créé.


Joan Jaume Borrut La Palme le 15 06 2011.

Expositions

EXPOSITION PERSONNELLE:

  • en cours de création

Ecrits

Liens externes

Site officiel: http://www.joanjaumeborrut.fr/topic/index.html


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jean-Jacques Borrut de Wikipédia en français (auteurs)

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