Jean-Baptiste Gouvion


Jean-Baptiste Gouvion

Jean-Baptiste Gouvion, né à Toul le 8 janvier 1747 et mort au combat, près de Maubeuge, le 11 juin 1792, est un général et député français de la Révolution.

Sommaire

Famille

Jean-Baptiste Gouvion est le fils de Jean François Gouvion (1717-1794), lieutenant criminel au bailliage et siège présidial de Toul, et de Marguerite Catherine Olry. Il est l'aîné d'une fratrie d'au moins treize enfants. L'un de ses frères, Louis, fut comme lui officier du génie et sa sœur Marie Geneviève épousa Pierre Gouvion (1753-1819), son cousin germain, également officier du génie, qui fut créé baron héréditaire en 1816.

Il était cousin issu d'issus de germains du maréchal Gouvion Saint-Cyr. Louis Jean-Baptiste Gouvion (1752-1823), général de la Révolution et de l'Empire, membre du Sénat conservateur et comte de l'Empire, était son cousin germain et aussi le frère de son beau-frère Pierre Gouvion.

Il resta célibataire.

Carrière

Il entre jeune dans l'arme du génie. En 1769, il est à l'École royale du génie de Mézières. Il obtient un congé pour participer comme volontaire à la guerre d'indépendance des États-Unis ; il embarque à Nantes le 5 mars 1777 avec un groupe de quatre ingénieurs militaires demandés par Benjamin Franklin : ce groupe, conduit par Louis Le Bègue Duportail, comprend aussi Jean Baptiste Joseph de Laumoy et Louis des Hayes de La Radière ; ils passent par Cap-Français (Saint-Domingue), où ils embarquent pour la Caroline du Nord. Ils se présentent au Congrès, à Philadelphie, le 5 juillet. En juillet 1777, Gouvion est intégré dans l'armée des insurgés avec le grade de major du génie ; le 17 novembre 1777, il devient lieutenant-colonel. En 1780, il travaille avec Duportail au renforcement des fortifications de West Point. Il construit la redoute de Verplanck's Point. Il participe en août-septembre 1781 aux opérations qui précèdent la bataille de Yorktown. Le 16 novembre 1781, il est nommé colonel. Il rentre ensuite en France et reprend son service dans l'armée royale[1]. Il est successivement capitaine au 2e corps du génie, lieutenant-colonel et enfin colonel le 2 décembre 1787.

La Fayette – qui l'avait remarqué en Amérique –, devenu en 1789 commandant de la garde nationale de Paris, le prend comme major général (13 août 1789). Il est nommé maréchal de camp le 30 juin 1791.

Le 7 septembre 1791, il est élu député de Paris à l'Assemblée législative, 7e sur 24 ; il démissionne en avril 1792, en liaison avec l'affaire de la mutinerie de la garnison de Nancy[2].

Il rejoint peu après l'armée commandée par La Fayette. Il est tué d'un coup de canon le 11 juin 1792 au combat de La Glisuelle, quand l'avant-garde de La Fayette, positionné dans le camp retranché de Maubeuge[3], est attaquée par les Autrichiens[4]. Il est inhumé le lendemain en présence de La Fayette et de tout son état-major.

Il était devenu chevalier de Saint-Louis le 4 juillet 1784 et était membre français de la Société des Cincinnati.

Hommages

Notes et références

  1. French Volunteers in the American Revolution.
  2. Il démissionna « pour avoir voulu s'opposer à ce que les soldats de Châteauvieux, condamnés à la suite de la révolte de Nancy, fussent admis aux honneurs de la séance, et avoir rappelé que son frère, commandant de la garde nationale de Toul, avait été tué à cette occasion sous les ordres du marquis de Bouillé ; de violents murmures l'interrompirent, et Choudieu l'insulta, ce qui amena un duel où ce dernier fut grièvement blessé. » (« Jean-Baptiste Gouvion » , dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition] ). Pierre Choudieu était celui qui avait fait amnistier les Suisses du régiment de Châteauvieux.
  3. « Le camp retranché de Maubeuge », Racines et patrimoine en Avesnois, n° 1, pp. 14-19.
  4. « Les héros de la Glisuelle », Racines et patrimoine en Avesnois, n° 1, pp. 6-8.
  5. Monument du combat de La Glisuelle.

Liens externes


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