Grand Prix Cycliste de l'Humanité


Grand Prix Cycliste de l'Humanité
Grand Prix Cycliste de l'Humanité
Création 1927
Organisateur(s) Journal L'Humanité et FSGT
Éditions 45
Catégorie Course internationale, hors UCI
Type / Format Classique ou par étapes sur 2 jours
Lieu Drapeau de France France
Île-de-France et Normandie
Date début avril puis fin mai / début juin
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Allemagne de l'Est Harald Wolf (1979)
Plus titré(s) 2 Drapeau : Roumanie Gabriel Moiceanu

Drapeau : URSS Gainan Saidschushin
Drapeau : URSS Ivan Trifonov

Le Grand Prix Cycliste de l'Humanité était une compétition sportive organisée par le journal français L'Humanité. Créé en 1927, sous la forme d'une classique routière d'une journée, il devient en 1937 course par étapes sur 2 jours. La XIe édition est disputée en 1939. Interrompue de 1940 à 1944, son organisation annuelle est reprise en 1945. Il est disputé sous des formes variables jusqu'en 1955. À partir de 1956 jusqu'à sa dernière édition de course sur route, en 1979 (45e édition), c'est une épreuve par étapes, d'une durée de deux ou trois jours entre Rouen-Le Havre et Paris.

Sommaire

Histoire sportive et politique

Politique nouvelle à l'Humanité

Créée en 1927 par L'Humanité, cette compétition cycliste[1] est l'une des marques les plus visibles d'une conception nouvelle du quotidien du Parti communiste français, telle que l'entend le rédacteur en chef, nommé en 1926 : Paul Vaillant-Couturier. Au repliement politique du journal sur la seule transmission de mots d'ordre, aux articles à vocation unique de propagande celui-ci veut substituer un journal plus varié, ouvert dans la conquête d'un nouveau lectorat[2]. Le Grand prix cycliste correspond à cette nouvelle pratique éditoriale communiste, qui adopte en la matière la pratique commune de la presse sportive (Le Tour de France cycliste est une création de presse), comme de la presse à grand tirage[3] . Faire connaître le quotidien « organe central du Parti communiste français » en allant au-devant du public d'une manière originale et populaire. Or le vélo était devenu, après la guerre de 1914-1918, beaucoup plus que l'objet sportif, dévolu aux champions, ou l'objet de loisir des classes aisées[4] qu'il était à la "Belle époque". C'était un moyen de transport de diffusion de plus en plus massive pour les classes populaires. Toutefois il est à observer que le soutien par l'Humanité de rencontres sportives ne se limite ni au Grand Prix de l'Humanité, dans le domaine cycliste, ni au seul cyclisme. Les pages sportives du quotidien [5] permettent de constater , pour la période antérieure à 1939, que le journal offrait son soutien à des compétitions de natation, à d'autres courses cyclistes, à des épreuves d'athlétisme, des tournois de football, des compétitions de marche à pieds. Ainsi pour la période 1944-1970, le « Cross de l'Humanité », épreuve pédestre déjà organisée avant guerre, rivalise, quant à la notoriété des compétiteurs[6] avec le Grand Prix Cycliste. Celui-ci s'adresse aux coureurs, licenciés dans les associations sportives de la FST/FSGT, et aux "indépendants", dont certains semblent appartenir aussi à l'officielle UVF (Union vélocipédique de France), ancêtre de la Fédération française de cyclisme. En effet, jusqu'en 1939, la politique éditoriale du quotidien communiste réserve une part importante au sport, initié par la Fédération Sportive du Travail (FST), puis par la FSGT dans les colonnes de sa rubrique sportive. Celle-ci occupe une demie-page dédiée quand le journal tire sur 6 pages, jusqu'en 1936, puis une page entière dans la configuration du journal de 8 pages, lancée après la victoire du Front populaire. Il n'est pas rare que les activités des différents comités de la FST/FSGT occupent plus de la moitié des comptes-rendus, tous sports confondus.

Le "Sport rouge"

En effet, la compétition cycliste organisée par le journal fondé par Jean Jaurès entrait également dans le champ de la pratique sportive au sein de la classe ouvrière telle que voulaient la promouvoir les organisations sportives « ouvrières »[7]. Durant l'été 1938, plusieurs réunions sont organisées par la FSGT, pour célébrer le trentenaire du sport travailliste [8]. En 1907 / 1908, en effet, des militants créent une Fédération Sportive, Athlétique Socialiste, embryon d'une organisation, autonome par rapport aux fédérations sportives (l'Union vélocipédique de France, par exemple) et à l'égal des fédérations plurisportives et des patronages catholiques. La division politique de l'après-guerre, selon un clivage entre Parti communiste, qui s'intitule en fait Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC) et Parti socialiste, resté SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) entraine, en 1923 la division du mouvement sportif "socialiste" en deux fédérations omnisports distinctes :

  • La Fédération Sportive du Travail (FTS), rassemble les sportifs communistes, ou sympathisants.
  • L'Union des Sociétés Sportives de Gymnastique du Travail (USSGT) rassemble les sportifs socialistes.

La FST adhère à l' Internationale Sportive Rouge, créée en juillet 1921 à Moscou, dans le sillage de la tenue du Troisième Congrès de l'Internationale Communiste, et la déclinaison du thème central de celle-ci: Conquérir les masses.
Cette Internationale sportive se proclame rouge, et par extension du vocable "rouge", le sport que ses membres pratiquent devient le Sport Rouge. Eux-mêmes intègrent le rouge, dans leur vocabulaire : comme le montrent les reportages du journal l'Humanité, ce sont des sportifs rouges et le Grand Prix Cycliste devient le "Circuit rouge". Le rôle de cette Internationale Sportive Rouge a été peu étudié[9] Pour ce qui en transparaît à la lecture de "l'Humanité, elle appelle chacune de ses sections à organiser, en juillet ou en août chaque année de son existence, une Journée Internationale du Sport Ouvrier. Pour des raisons de calendrier sportif, le Grand Prix Cycliste de l'Humanité ne se court qu'une année dans la cadre de cette journée du "Sport rouge". Il s'agit de l'édition de 1933. En cette occasion, Marcel Cachin, directeur du journal, consacre son éditorial au Sport Rouge[10]: " Par millions se comptent les adhérents des organisations sportives patronales, religieuses, militaires, scolaires. (...). Le capitalisme a fait du sport un de ses grands appareils (...)" d'encadrement et de militarisation de la Jeunesse. " En réalité la Bourgeoisie a pour objectif primordial l'exaltation du chauvinisme ! L'apprentissage de la discipline, pour mieux exploiter la jeunesse à l'usine ou dans une guerre future."
Le but que s'assigne le Sport rouge est tout autre. Marcel Cachin ne développe pas mais Georges Marrane avait synthétisé , lors de la première remise des Prix aux vainqueurs du Grand Prix Cycliste[11]:" Cette épreuve a montré que les ouvriers peuvent et savent s'organiser eux-mêmes, dans la discipline et l'ordre, pour manifester la puissance du prolétariat révolutionnaire "(...) et ( retour à Cachin)" enlever la jeunesse de la propagande du Capital, empoisonneuse des consciences." C'est le but des Spartakiades internationales organisées par l'Internationale Sportive rouge. Lorsque Paul Vaillant-Couturier, donne le départ du 1er Grand Prix, un matin d'avril 1927, c'est en chantant l'Internationale qu'auraient été donnés les premiers coups de pédale des 1 500 participants, une "Internationale" rythmée par la belle détente musclée des bielles de trois mille jambes[12].

le rôle de la Fédération Sportive du Travail, puis de la FSGT

Si l'organisation financière relève du journal l'Humanité, l'organisation sportive relève de la Fédération Sportive du Travail, qui en décembre 1934, fusionnant avec l'USSGT, se transforme en Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT)[13]. La Fédération Sportive du Travail ne compte en 1933, selon ses propres textes que 15 000 adhérents. C'est évidemment peu, mais les compétitions qu'elle organise rassemblent une participation sportive bien supérieure à ces chiffres . Ainsi le Grand Prix Cycliste de l'Humanité, dont les organisateurs doivent chaque année prévoir des épreuves éliminatoires, puis des demi-finales plus nombreuses que l'année antérieure. En 1934, par exemple, les 335 participants à l'épreuve finale représentent 50 % des demi-finalistes, eux-mêmes issus de 4 éliminatoires... Les éditions des années 1937 à 1939, qui ouvrent plus de places aux provinciaux, font que le Grand Prix de l'Humanité, qui se dispute en 2 étapes à partir de 1937, ajoute aux éliminatoires de la Région parisienne (3 000 candidats en 1937 pour environ 200 places...), des éliminatoires en province : Reims, Grenoble, Tours, Lyon, Le Mans. Le journal note des candidatures venant d'Algérie. Ce sont les comités départementaux ou les clubs locaux de la FSGT qui organisent ces courses. Pour l'épreuve disputée à Tours[14], c'est « le jeune club sportif de Saint-Pierre-des-Corps », qui est chargé du déroulement pratique de l'épreuve. Cependant, le Grand Prix Cycliste de l'Humanité n'est pas une épreuve FSGT. La moitié des places en finale sont réservées aux « indépendants » ou à des coureurs de l'UVF.
Pour ce qui est du sport cycliste travailliste, dès les débuts de la période couverte par cet article, il existe un calendrier de courses FSGT qui n'a rien à envier à celui des courses de l'UVF (Union vélocipédique de France, dont la Fédération française de cyclisme prend le relais le 20 décembre 1940)[15] Aux courses en circuit s'ajoutent des classiques, telles Paris-Lille, Paris-Troyes, Paris-Roubaix, Paris-Chartres. La fédération travailliste acquiert une expérience en matière d'organisation, et une visibilité, qui se prolonge après la Libération[16]. Quant aux coureurs cyclistes licenciés à la FSGT, certains y font leurs débuts puis rallient les rangs de la FFC, pour poursuivre une carrière professionnelle[17] D'autres sont d'anciens coureurs qui trouvent en la Fédération travailliste une possibilité de continuer la pratique du vélo à un niveau national[18] Quand les organisateurs de la Course de la Paix font appel, en 1949 pour la seconde édition de leur compétition à des coureurs français, pour la rendre plus internationale, la section cycliste de la FSGT met sur pieds pas moins de 3 équipes, dont l'une enlève le Challenge collectif. Cette participation de la FSGT se clôt en 1953, année où l'un de ses coureurs se classe parmi les 10 premiers de l'épreuve[19].

Les années 1945 à 1960

La compétition n'est pas organisée de 1940 à 1944. D'une part le journal est interdit, d'autre part la priorité, pour les militants sportifs réside ailleurs : ils s'engagent dans le combat contre l'occupant, et le régime de Vichy. Le secrétaire général de la FSGT, Auguste Delaune, dirigeant clandestin du Parti communiste en Bretagne et Normandie est tué est septembre 1943. Les rédacteurs de la rubrique sportive de L'Humanité, Pierre Mars, Robert Mension, sont également engagés dans la Résistance. Mais dès l'hiver 1944-45, les épreuves sportives organisées par l'Humanité renaissent. Le 18 février 1945 a lieu le VIIIe cross de l'Humanité. Au printemps 1945, c'est au tour du Grand Prix Cycliste de l'Humanité de reprendre les routes : la XIIe édition[20] a lieu le 17 juin.
Cependant la participation de l'Humanité à l'organisation d'épreuves cyclistes se diversifie : après 1953 l'Humanité reprend une compétition cycliste jusqu'alors organisée par le quotidien du soir Ce soir : le Circuit des Boucles de la Seine, réservé aux coureurs professionnels. En cela, le quotidien rompt avec la politique de soutien au seul sport « travailliste ». Le Grand Prix Cycliste perdure. Il retrouve une notoriété certaine à partir du début des années 1960 grâce au fait qu'y participent alors des coureurs cyclistes de renom, venus des pays de l'Est européen, certains achevant tout juste la Course de la Paix.

Avec les coureurs de la Course de la Paix

Sur cette photo de l'équipe d'URSS participant à la Course de la Paix en 1960, figurent 2 des vainqueurs soviétiques du Grand Prix de l'Humanité: brun et moustachu, Gainan Saidschushin, 3e à gauche, vainqueur en 1965 et 1967, Mikhaïl Kurbatov, 1er à partir de la droite, vainqueur en 1961.

Trois vainqueurs de celle-ci figurent au Palmarès du Grand Prix : le soviétique Gainan Saidschushin, le tchèque Jan Smolik et l'allemand de la RDA Axel Peschel. Même si ces victoires ne sont pas reconnues par l'Union Cycliste Internationale, ni enregistrées par l'establishment médiatique du cyclisme, elles n'en existent pas moins du point de vue sportif: les rivalités entre les nations de l'Est de l'Europe rendaient la course très animée et crédibilisaient les résultats. Face à ces coureurs de niveau international il était difficile aux coureurs cyclistes de la FSGT[21] de faire le poids. Cela se traduit au palmarès par une mainmise totale à partir de 1960 des coureurs de l'Est. L'année 1975 était la première après 16 ans de victoires des champions de l'Est, où un Français l'emportait. Alors licencié à la FSGT, Jean-Pierre Boulard était un coureur de haut niveau. En 1968, il avait remporté le Tour de l'Avenir. En 1977, le Grand Prix Cycliste de l'Humanité effectue une sorte de retour à ses sources : il se dispute encore par étapes mais les concurrents relèvent tous de la FSGT. En 1978, il est ouvert aux coureurs licenciés à la Fédération française de cyclisme, comme à ceux de la FSGT. Les pays de l'Est font leur retour (URSS, Pologne, RDA) mais c'est le Français Patrice Thévenard qui l'emporte. L'année suivante se court la dernière édition. Le vainqueur est originaire de la République démocratique allemande. Il triomphe devant deux coureurs soviétiques[22]. Le Grand Prix Cycliste de l'Humanité renvoie l'image du cyclisme amateur de l'époque. L'épreuve sur route s'arrête avec cette édition.

Une épreuve sur piste

En 1992, la municipalité de Bordeaux avait prêté le vélodrome pour abriter le gala des comités de diffusion de « l’Humanité ». L’idée a alors surgi : pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour mettre en place une petite animation sur la piste ? Quatre ans après, « la petite animation » est devenue une des principales dates du calendrier cycliste d’Aquitaine.

Dès la première édition, le Grand Prix de « l’Huma » a été coorganisé avec l’Union sportive villenavaise (USV). Le club de la banlieue bordelaise s’est d’ailleurs donné pour vocation la formation de jeunes coureurs et l’organisation d’un grand nombre de compétitions : le tour de Gironde international, des épreuves de la Coupe de France de VTT…

« Au début, se souvient François Bidou, président de l’USV, les milieux cyclistes exprimaient des réticences à un partenariat avec « l’Huma ». Aujourd’hui, tout le monde apprécie que ce journal s’intéresse à la piste et prenne des risques pour organiser une épreuve de haut niveau. Personne ne boude le Grand Prix de « l’Huma pour des raisons politiques. ». Le 17 octobre 2011, le grand prix fêtera ses vingt ans[23].

Éphémérides: parcours, dates

1927-1936

Origines et débuts difficiles

Les deux premières années, le parcours de la course a été Rouen-Paris[24], long de 130 km. En fait, le parcours officiel de la course est Rouen-Clichy, mais la course se termine à Bezons, alors en Seine-et-Oise, et les coureurs parcourent le trajet neutralisé entre Bezons et Clichy en défilé. Les municipalités de Bezons et de Clichy sont gérées par des élus communistes. L'Humanité du 3 avril 1927 précise: Les ouvriers, les sportifs de la banlieue rouge, ceux de la Garenne, de Courbevoie et d'Asnières auront à cœur d'acclamer les athlètes. Il semble que ce fut le cas. Le 5 avril, au pas révolutionnaire (dixit le journaliste de la rubrique sportive du journal) la fanfare de Clichy jouant L'Internationale, et des militants munis de drapeaux rouges encadrés par un martial service d'ordre, escortent "d'une ville rouge à l'autre", les participants jusqu'à la mairie de Clichy où le maire Charles Auffray les accueille d'un discours, ponctué par les slogans de la foule : Les Soviets, les soviets !

  • 3 avril 1927: le départ de la course, à Rouen, est donné par Paul Vaillant-Couturier, le rédacteur en chef de l'Humanité, qui suit ensuite le premier groupe de coureurs dans la première voiture. 1 700 concurrents sont inscrits répartis en 3 groupes : 580 "indépendants séniors", 720 "indépendants juniors" et 400 " F.S.T.". Les chiffres parlent d'eux-mêmes: le Grand Prix Cycliste de l'Humanité rassemble bien au-delà du cercle des cyclos adhérents de la Fédération Sportive du Travail.
    • Itinéraire : Rouen - Paris. Trajet réel : Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime)- Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), mais la prise des temps de parcours et les classements ont lieu à Bezons (Val-d'Oise). Ravitaillement et contrôle fixe à Vernon (Eure), contrôle fixe à Poissy (Yvelines), parcours neutralisé de Bezons à Clichy.
    • Remise des prix le 9 avril à Clichy : spectacle artistique, présentation du film de la course Paris-Rouen, allocutions de Charles Auffray, député-maire de Clichy, Georges Marrane, administrateur-délégué de l'Humanité, Naze, du bureau de la Fédération Sportive du Travail (F.S.T.).
    • Gabriel Balay, le vainqueur est issu d'un club de la FST[25].
  • 1er avril 1928: 2e Grand Prix, sous le même parcours "générique" Paris-Rouen. L'itinéraire est sensiblement différent : de Louviers (Eure), la course passe à Évreux (Eure) où se tient le contrôle et le ravitaillement. Elle rejoint ensuite la vallée de la Seine à Bonnières. 210 concurrents dont la majorité sont originaires de l'Île-de-France.
    • Organisation de deux demi-finales le 25 mars : toutes deux se déroulent selon le trajet Ivry-sur-Seine - Saint-Denis, en prenant le chemin des écoliers : Choisy-le-Roi, Corbeil, Lagny, Gonesse[26].
    • Le Grand Prix cycliste ayant lieu pendant la campagne électorale des législatives de 1928, il ne semble pas qu'il y ait eu de remise séparée des prix gagnés.
    • Le vainqueur Auguste Kropp est issu du club FST, l'US Ivry[27]
  • 1929: toutes les épreuves préliminaires au 3e Grand Prix ont lieu entre le 17 mars et le 29 mars (un circuit à Achères, petite ville de grande banlieue, un circuit en Vallée de Chevreuse, et deux autres épreuves éliminatoires en province : une à Lyon, une à Reims). Mais, pour des raisons que le journal ne donne pas, le Ministre de l'Intérieur André Tardieu interdit tout rassemblement cycliste sur l'itinéraire prévu. L'Humanité n'annonce l'interdiction que le 22 avril. Or depuis la fin du mois de mars, cette interdiction semblait prévisible. Dans un contexte qui ressort de l'histoire du Parti communiste français, arrestation de Paul Vaillant-Couturier le 26 mars, puis le dimanche 29 mars, intervention de la police lors d'une réunion des communistes de la Région parisienne qui tenaient Congrès, à Clichy, dissolution de l'assemblée et arrestation d'une centaine de délégués, le Grand Prix Cycliste, dont l'organisation nécessite des rapports... avec les services de police, devient secondaire. Cependant lorsque le journal procède les années suivantes à la numérotation des éditions, elle considère l'édition de 1929 comme ayant eu lieu.
  • Pour les mêmes raisons, en 1930 et 1931, le Grand Prix n'est pas organisé. Aux relations conflictuelles du PCF avec l'État et les forces de l'ordre, s'ajoutent les difficultés internes de ce Parti[28] . Le maire de Clichy rompt avec le PCF, tandis que Jean Garchery, président de la Fédération Sportive du Travail, en est exclu, etc.
  • 18 septembre 1932 : 4e Grand Prix, dans le cadre de le Fête de l'Humanité, qui se tient à Garches (Hauts-de-Seine).
  • 2 juillet 1933: 5e Grand Prix Cycliste. Il se déroule dans le cadre militant de la Journée Internationale du Sport Rouge. Le titre de L'Humanité, le 3 juillet est d'évidence: Le Grand Prix Cycliste de "l'Humanité", (est) une puissante manifestation du Sport Rouge.. Le directeur du quotidien, Marcel Cachin, commente lui-même, non la course « profane qu'il est en la matière », mais l'ampleur du succès.
    • Au point de vue technique, la distance de l'épreuve est augmentée de 30 km, sur un parcours qui reste dans les limites de l'Île-de-France, excepté le passage à Chantilly (Oise). Le départ est donné à Maisons-Alfort, par le maire d'Alfortville Marcel Capron. Outre Marcel Cachin, sont présents le rédacteur en chef du journal communiste, Paul Vaillant-Couturier, et d'autres membres de la direction du PC, tel André Ferrat. Les 300 athlètes prennent le départ en reprenant le mot d'ordre : « Pour Cachin, pour l'Huma, Sport rouge ! ». La boucle[29] qu'ils parcourent les mène à Saint-Denis, au vélodrome de la ville où se déroule, en attendant les coureurs, une compétition sur piste.
    • 330 coureurs, issus de 4 épreuves qualificatives prennent le départ Le vainqueur est un cycliste de la région lyonnaise de la FST. Il triomphe "en solitaire", bien que le mot soit inadéquat. En effet "une double haie de prolétaires acclament le petit coureur lyonnais", qui entre dans le vélodrome de Saint-Denis, "sous les accents de l'Internationale, chantée par les 3 000 spectateurs de la réunion sur piste"[30] La "une" de l'Humanité du lendemain consacre 3 colonnes (sur 7) au Grand Prix de l'Humanité tandis qu'une petite photo, en milieu de colonne 7 signale que la 5e étape du Tour de France est passé au col de la Faucille dans le Jura[31].
  • 1er juillet 1934, 6e Grand Prix Cycliste de l'Humanité, après plusieurs éliminatoires étalés sur 6 semaines, 4 en région parisienne, d'autres en province, dont le nombre traduit l'ampleur du nombre des candidats (en matière cyclo-sportive, bien avant les grandes randonnées du type la "Louison Bobet", ou "l'étape du Tour", "l'Humanité" semble bien précurseur, avant même l'essor du Front Populaire). 314 coureurs qui se sont rassemblés à Alfortville, "cité rouge" dirigée par Marcel Capron, puis qui ont gagné Boissy-St-Léger, "en ordre parfait", prennent le départ, "au passage à niveau de Bonneuil, limite de Seine-et-Oise".
    • L'itinéraire est sensiblement le même qu'en 1933. La voiture de l'Humanité est là, mais une précision dénote les changements politiques en cours[32] . Auparavant qualifié par certains journalistes de la rubrique sportive de Foire aux muscles, de "Tour de la Mrs de la Mercante"[33], le Tour de France retient l'attention: la voiture de l'Humanité est celle "qui va nous conduire demain au Tour de France.
    • La course longue de 160 km est remportée par le coureur de l'UVF (Union vélocipédique de France) Lucien Berthelot, détaché, suivi par un autre coureur de l'UVF, le "courageux Robert Oubron"[34]. Le premier coureur de la FST est 3e
    • Le 3 juillet un article de Robert Mension, en page sportive, annonce le prochain Congrès de la FST et promeut l'unité des fédérations travaillistes: "La voie de la Fédération sportive unique er révolutionnaire(...) est le problème vital pour le mouvement sportif ouvrier".

L'embellie du sport loisir

A La Courneuve, sous la verdure et les drapeaux rouges,, tel est le sous-titre de l'Humanité, au lendemain du 2 juin 1935. Mais cela ne vient que sous un six colonnes: Le Front populaire a triomphé. Le triomphe dont il s'agit, c'est le succès du PCF aux élections du Conseil général du département de la Seine. 12 élus au premier tour, 15 élus au second. Un an plus tard , c'est Georges Marrane, maire d'Ivry et... Président de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, après l'avoir été pour la Fédération Sportive du Travail, qui est élu à la présidence de ce conseil général. La "Banlieue rouge" devient réalité politique. De 1935 à 1939, le Grand Prix Cycliste de l'Humanité, déplace sportifs et foules. C'est vers cette époque qu'est mis en montage, pour des projections populaires, un film intitulé : Le 9e Grand prix cycliste de l'Humanité[35]".

  • 1er juin 1935, 7e Grand Prix de l'Humanité : l'innovation de cette édition tient en la reprise de l'idée de départ, joindre une fête au déroulement du Grand Prix cycliste. Pour des raisons diverses, le mois de septembre, dont un des premiers dimanche est dévolu à le "Fête de l'Humanité", ne convient pas tout à fait. Le calendrier cycliste pour les amateurs comme pour les professionnels ne correspond pas au calendrier des vacances. L'organisation des éliminatoires, des 1/2 finales , etc. nécessite du temps, des hommes pour préparer, encadrer, baliser. C'est donc au mois de juin que cette fête a lieu autour du Grand Prix. Le Parc des sports de La Courneuve en est le cadre. Y a-t-il les 60 000 "travailleurs parisiens" annoncés par le journal ? D'autant que le temps est pluvieux. Sûrement un objet était au-dessus des têtes ; un gigantesque ballon gonflable portant le nom du "journal de Jean Jaurès".
    • A l'image du Parti communiste, le Grand Prix se nationalise. L'itinéraire consiste en une ville à ville, Troyes-Paris. La distance à parcourir s'allonge encore et atteint 195 km. 207 coureurs sont au départ, 80 figurent au classement de l'arrivée. L'organisation est rigoureuse : le coureur arrivé second derrière le vainqueur Alphonse Decru[36] est déclassé pour avoir indûment changé de roue !
    • Devenu symbole de la réussite politique du Parti communiste, le Grand Prix permet de rassembler la foule. Fête, oui, mais FSGT et PC lui donne sens : un meeting atteint tout ce monde. À La Courneuve cet après-midi du 2 juin, les orateurs exaltent le "Front populaire, l'unité sportive internationale. Réputé austère, mais en charge de la Jeunesse, André Marty, est parmi les orateurs, qui sont Marcel Cachin, pour l'Humanité et Auguste Delaune pour le mouvement sportif.
  • 31 mai 1936, 8e Grand Prix Cycliste de l'Humanité ; les élections du 5 mai 1936 ont donné un majorité parlementaire aux partis du Front Populaire, la France ouvrière est en grève massivement depuis le 26 mai, le gouvernement Léon Blum n'est pas encore formé. Dans cet "entre deux", la course cycliste se déroule. Pendant que se tient salle Huyghens, à Paris, le XXXIIIe Congrès de Parti Socialiste SFIO, l'Humanité de ce 31 mai titre sur 6 colonnes : " En masse à La Courneuve, à la fête du Grand Prix Cycliste de l'Humanité". Marcel Cachin, devant "une foule immense", expose le projet communiste réclamant "un milliard pour le sport". Au milieu des démonstrations des gymnastes, alors que dans les airs se déroulent des démonstrations de planeurs, organisées par les sociétés de l'Aviation populaire, avec des baptêmes de l'air pour les quelque 1300 heureux participants (l'aéroport du Bourget est à deux pas), les coureurs arrivent, les deux premiers, détachés, se disputant le sprint final sur la dernière ligne droite du Parc. Marcel Cachin a fini son discours par un vibrant appel " pour le sport populaire groupant la jeunesse française des travailleurs réconciliés". Auguste Delaune lui succède, en s'élevant contre la participation des athlètes de la " France républicaine aux Jeux Olympiques hitlériens de Berlin."
    • 300 coureurs, sortis de 3 000 participants des éliminatoires dans 15 régions de France, prennent le départ de cette "finale". Le départ est donné à 12 h, à Rouen (en réalité au Petit-Quevilly) pour une course qui atteint les 200 km. L'itinéraire passe par Elbeuf, km 33 ; Le Neubourg, km 68 ; Évreux, km 92 ; Bonnières, km 123; Meulan ; Pontoise, km 167 ; Cormeilles-en-Parisis, km 177 ; Bezons, Argenteuil, Saint-Denis, La Courneuve. 2 contrôles fixes à Évreux et Bezons, 2 contrôles volants, à Louviers et Pontoise, ravitaillement à Mantes. Le journal du lundi 1er juin publie une liste de 130 coureurs classés, suivie d'un "etc"...

Le Grand Prix Cycliste de l'Humanité, course à étapes, 1937-1939

12-13 juin 1937, 9e Grand Prix Cycliste de l'Humanité

  • Ce neuvième Grand Prix bénéficie d'une "aura" historique due au fait qu'un court-métrage de 13 minutes a été réalisé à son sujet. Oublié, ce petit film a trouvé une seconde jeunesse en 2006 année commémorative du soixante-dixième anniversaire du Front populaire en France[37] . En 1937, le court-métrage, monté rapidement, figure au programme de l'animation "gratuite" organisée au soir de chaque étape du Tour de France, par l'équipe des journalistes qui suivent le Tour pour le journal communiste, Pierre Mars et René Thuillier[38].
  • Une de l'Humanitéle lundi 14 juin 1937, sur 2 colonnes : "60 000 spectateurs acclament à La Courneuve l'arrivée du 9° Grand Prix cycliste. Le vainqueur Candoni qui "enlève magistralement l'épreuve" est en photo gros plan, tandis que la victoire de Georges Speicher au Championnat de France est traitée de façon minimaliste.
  • Les éliminatoires: comme les années antérieures, la participation au Grand Prix se déroule en plusieurs temps, celui des courses éliminatoires, celui de la "finale".
    • Les éliminatoires en province ont lieu le 30 mai 1937 pour 5 régions : 1- à Lyon-Villeurbane, 140 coureurs; 2- à Reims, 75 coureurs ; 3- à Grenoble, 80 coureurs ; 4- à Tours-Saint-Pierre-des-Corps ; 5- au Mans. Il semble en fait que ces éliminatoires soient des "mini-Grands-Prix" décentralisés, car très peu de provinciaux se retrouvent sur la liste des participants à la finale.
    • Les éliminatoires de la Région parisienne, au nombre de 4, ont lieu le 5 juin. Selon l'Humanité, 2000 concurrents ont cherché leur qualification.
  • Le Grand Prix se court en 2 étapes :
    • samedi 12 juin, Le Havre-Rouen, 125 km : départ donné "à l'octroi de Ste-Adresse", à 13h 35 par le rédacteur-en-chef-adjoint de l'Humanité Pierre-Laurent Darnar. Auparavant, les coureurs sont arrivés de Paris par train spécial affrété à la gare de Paris-Saint-Lazare. Ils sont 258 à s'être qualifiés. Le parcours les mènent réellement au Petit-Quevilly, en passant par Octeville, Étretat, Yport, Fécamp, Yvetot, Barentin, Maromme, Rouen. Le soir à Rouen, un meeting est organisé avec la présence du rédacteur en chef, Paul Vaillant-Couturier.
    • dimanche 13 juin, seconde étape : Rouen-Paris, 170 km. Le parcours reprend la classique des années antérieures, mais il est en son début considérablement allongé, puisqu'il s'oriente vers Évreux, où il passe, avant de virer de cap sur Pacy-sur-Eure, Bonnières, Mantes, Pontoise et Paris, (plus exactement La Courneuve.
  • Le meeting de La Courneuve: deux orateurs sont annoncés par les placards publiés dans le quotidien, Marcel Cachin et Paul Vaillant-Couturier. L'orateur de la FSGT est André Deschamps. Les baptêmes de l'air sont reconduits.

10e Grand Prix de l'Humanité, les 11 et 12 juin 1938

  • Parcours Le Havre-Rouen Paris, 175 et 170 km.
  • Vandevelde, le vainqueur est originaire de Lens, c'est le premier "provincial" à remporter le Grand Prix cycliste de l'Humanité. Sa victoire s'est jouée dans la 1re étape, sur..."un secteur pavé", genre d'exercice "que le nordiste connaît bien. Vandevelde a, notamment, distancé Émile Idée, note l'Humanité.
  • 250 concurrents étaient au départ, 173 sont classés le premier jour. Le classement général final nomme 92 coureurs. Le temps du dernier arrivant est de 12 h 33' 45", soit plus de 2 heures (en temps cumulé sur les 2 étapes) que celui du vainqueur.
  • Fête et meeting au Parc des sports de La Courneuve. Georges Cogniot, successeur de Vaillant-Couturier à la rédaction en chef du journal est le troisième orateur, Marcel Cachin tenant toujours le premier la parole. Auguste Delaune représente la FSGT. Le compte-rendu de l'Humanité note parmi les "personnalités" présentes à l'arrivée le député d'Aubervilliers Charles Tillon et celui de Bobigny, Gaston Monmousseau.
  • La partie spectacle comprend boxe, athlétisme, et deux combats de catch. Un des animateurs d'une course au trésor est l'humoriste Pierre Dac

11e Grand Prix de l'Humanité, 10-11 juin 1939

  • La course demeure sur deux étapes: Le Havre-Dieppe-Rouen, 200 km, en première étape, Rouen-Paris, 175 km. L'allongement de la distance tend à aligner le Grand Prix cycliste de l'Humanité sur les normes de l'UVF.
  • 185 coureurs sont au départ du Havre: 88 proviennent des différents éliminatoires de province, au nombre de 17. Ce seul chiffre atteste de l'audience nationale du Grand Prix. La FSGT de la Région parisienne envoie 51 coureurs, dont 16 seulement des clubs de Paris intra-muros. Principalement des 11e, 12e et 19e arrondissements C'est donc des clubs de la banlieue que proviennent 35 coureurs. Quelques clubs émergent par la quantité : Le Blanc-Mesnil, Drancy, Alfortville, Suresnes.
  • 45 coureurs appartiennent à la catégorie "indépendants": de fait le nom des clubs cités énonce des coureurs licenciés à l'UVF : V.S St-Denis, V.C. Croix-de-Berny, Cachan Sportif. Certains clubs, désignés uniquement par des initiales ne permettent pas d'évaluer Paris ou banlieue. Un nom connu dans la liste, le coureur Kléber Piot.
  • Les deux orateurs politiques sont les mêmes qu'en 1938. La partie artistique tend à l'emporter dans la grande fête champêtre sur les démonstrations sportives. Au programme ? Damia, les clowns Fratellini, l'orchestre "Lecuana cuban Boys'. Une parade gymnique des "Red Stars Girls de Montreuil" figure au programme, avec aussi la fanfare "Le réveil de Stains". Un feu d'artifice clôt le spectacle de soirée donné par les "Frères Marc", "duettistes des cabarets parisiens". L'un de deux est connu plus tard sous le nom de Francis Lemarque. Personne ne sait évidemment encore que cette fête populaire est l'une des dernières avant cinq années et que la fête de l'Humanité prévue à Garches début septembre 1939 n'aura pas lieu[39].
  • Le vainqueur Roger Pujol[40] appartient à l'AS XVIIIe de l'Union vélocipédique de France (UVF), le second est également de l'UVF (VC St-Denis). La FSGT est représentée par le 3e de la course, Paul Legrand du RSCO Montreuil. Parmi les 10 premiers, 3 coureurs de la FSGT. Le classement général final publié par l'Humanité nomme 47 noms. La pluie et plus certainement la distance ont eu raison de 3/4 des partants.

1945-1960

La reprise de la course : le 12e Grand Prix, 17 juin 1945

  • Le 12e Grand Prix de l'Humanité, est organisé le 17 juin, sous la forme d'une course classique de 170 km en circuit autour de Paris. L'Almanach de l'Humanité, millésimé "1946"[41] liste et date la reprise des épreuves sportives, "sponsorisées"[42] par L'Humanité au cours de l'année 1945, avec la FSGT reconstituée :
    • 18 février 1945, 8e Cross de l'Humanité, marqué par la victoire du champion français Raphaël Pujazon
    • 20-21 mai 1945, Marche la plus longue de l'année, "le circuit des villes martyres".
    • 5 juin 1945, Marche des garçons de café dans Paris.
    • 17 juin, 12e Grand Prix Cycliste de l'Humanité.
    • 5 août, Circuit de l'Humanité", épreuve internationale pour les cyclistes professionnels, remporté par Joseph Tacca.
    • 14-15 août 1945 : au Bois de Vincennes, à Paris, Concours populaire de boules lyonnaises.
    • 5 octobre, parcours Bastille-Nation, Grand Prix de la Marche de l'Humanité.
    • 9 décembre 1945, Cyclo-cross de la Butte-Montmartre, remporté, chez les "As" par Roger Piel.
  • Le Grand prix cycliste est organisé selon la méthode d’éliminatoires régionaux qui avait cours jusqu'en 1939. Entre le 18 mars 1945 et le 3 juin 1945, 18 courses éliminatoires ont lieu[43]. Outre Paris et sa région où ont lieu 2 éliminatoires, la liste montre la portée nationale du Grand Prix, et un véritable effort de régionalisation de la FSGT. Le sud du territoire est plus représenté que le nord et l'Est, mais il faut contextualiser la sport dans les événements. En mars 1945, la Guerre n'est pas terminée, certains points du territoire français sont occupés par les allemands, retranchés dans les "poches" de l'Atlantique, et les régions du Nord-Pas de Calais et d'Alsace-Lorraine ont subie une occupation particulièrement lourde, longue, peu propices ni aux militants de la FSGT, ni à une réorganisation rapide. Les éliminatoires provinciaux débutent le 8 avril à Perpignan et s'égrènent en avril et mai à Lyon, Alès-Montpellier, Saint-Étienne, Marseille, Toulouse, Nice, Troyes, Montargis, Dijon, Le Relecq (non loin de Brest en ruines), Pau, Mantes. La dernière "fournée" du 3 juin a lieu à Amiens, Lille, et Bordeaux.
  • 150 jeunes cyclistes qualifiés parmi des milliers d'amateurs français disputent autour de Paris le 12e Grand Prix cycliste de l'Humanité, est-il écrit. Il semble cependant [44] qu'il y eut 98 partants et 54 classés. Le vainqueur, Marcel Waterschott, issu d'un club de la banlieue parisienne, Créteil devance un marseillais, et un autre banlieusard (Le Stade de l'Est rayonnant autour de Pavillons-sous-Bois[45]

De 1946 à 1948, une course nationale

En 1946 le Grand Prix Cycliste de l'Humanité reprend la forme d'une course disputée en plusieurs étapes. Ses organisateurs toutefois le différencie du Grand Prix du Front populaire en le mutant hors des routes du "Circuit rouge", à l'exception de ses derniers kilomètres. Son caractère parisien et banlieusard, son arrivée à La Courneuve, au milieu des guinguettes de stands éphémères survolées par les avions de "L'Aviation populaire", qui depuis les pistes du Bourget accueillaient les candidats au "Baptême de l'Air", tout cela cède la place à une course d'ambition nationale. Le parcours change à chaque édition, dans le but probable pour L'Humanité d'atteindre un lectorat de province autre que celui de la Haute-Normandie d'avant-guerre. Épreuve sportive, le Grand prix cycliste est aussi l'ambassadeur d'un journal dont les ventes atteignent en 1945 une moyenne journalière de 420 000 exemplaires[46] et dont l'éditeur est un parti qui recueillant près de 30 % des suffrages aux élections et dont le secrétaire général est Vice-président du Conseil jusqu'en mai 1947.

13e Grand Prix de L'Humanité : 22-23 juin 1946
  • Le 13e Grand-Prix est couru en 2 étapes, sur un parcours total de 378 km, et il emprunte des routes inédites. La 1re étape est disputée entre Nantes et Le Mans. La 2e étape permet aux concurrents de rejoindre Paris, par Épernon. Paris ? C'est en effet sur la piste du Parc des Princes qu'a lieu l'arrivée[47].
    • L'étape Nantes-Le Mans est remportée par René Cador, coureur originaire de St-Étienne, âgé de 23 ans. Il triomphe au sprint de Jean Lauk, seul parisien à s'être mis en évidence. Le 3e est Maurice Miel, "un jeune provincial de 20 ans", de l'US de Cosne-sur-Loire.
    • La seconde étape est remportée par le "béarnais Autaa" qui sort de la course professionnelle Armagnac-Paris[48]. Il triomphe au Parc des Princes de son coéquiper Lamouzy, de Pau.
    • La victoire finale revient à Maurice Miel, qui n'a remporté aucune étape.
  • Les espoirs provinciaux supérieurs à ceux de Paris, titre Miroir Sprint, qui note le succès de la réunion préparatoire organisée au Parc des Princes. Les poursuiteurs et sprinters italiens triomphent sous les yeux du Président de la FFC, Achille Joinard. Pas un seul mot journalistique ne signale la FSGT.
Le 14e Grand Prix de l'Humanité, 20 au 22 juin 1947
  • La finale du 14e Grand Prix cycliste de l'Humanité se déroule en 3 étapes sur le parcours Strasbourg-Paris, d'une distance totale de 565 km[49] Les arrivées intermédiaires sont à Nancy, où le coureur Micheau gagne l'étape, et à Troyes, où le vainqueur est Verhoest.
  • Le vainqueur est licencié à l'Étoile cycliste de Lille. Il triomphe au cours de la dernière étape, Troyes-Piste municipale de Vincennes, mais la lecture des comptes-rendus de la course fait apparaître des ententes plus ou moins licites entre concurrents. Le journaliste de Miroir Sprint écrit même le mot "trahison" pour expliquer les défaites de Micheau d'une part et de Robert Renoncé d'autre part, qui échoue à prendre la première place en raison "qu'un de ses complices ne joua pas le jeu" et ramenai le peloton alors qu'il s'était échappé. dans la dernière étape. On semble loin de l'esprit de la course des années 30.
15e Grand Prix Cycliste, du 15 au 17 mai 1948
  • Considérablement avancé dans la saison cycliste puisque disputé du 15 au 17 mai, le Grand Prix de l'Humanité adopte en 1948 un nouveau parcours : Lyon- Paris[50]
  • Le vainqueur est un lyonnais, Antoine Tarréga, qui gagne grâce à sa régularité. Waterschoot, ancien vainqueur de la course, remporte la dernière étape Auxerre-Paris, et Tarréga ne devient leader qu'au terme de la dernière étape.

Une course classique : 1949-1955

De 1949 à 1955, le Grand Prix de l'Humanité redevient une épreuve classique d'un jour. Peut-on dire que la forme prise par la course cycliste évolue en fonction des aléas politique du Parti communiste français, éditeur de l'Humanité ? Après deux années marquées des mouvements de grève importants et durs, au cours des quels de violents affrontements ont lieu avec les forces de l'Ordre, occasionnant plusieurs morts, l'organisation de courses cyclistes relève de l'exercice difficile. Mais contrairement à la période 1929-1931, le grand Prix cycliste de l'Humanité ne subit pas d'interruption. Il semble même retrouver une seconde jeunesse sur les routes du Bassin parisien.

1949 : l'épanouissement des cyclistes de la FSGT
  • Le 16e Grand Prix de l'Humanité a lieu le 12 juin, sur un circuit de 195 km en région parisienne. Ce retour aux sources s'accompagne de l'émergence de coureurs issus de la FSGT, fédération sportive atypique, dont la section cycliste a accepté en mai 1949 d'envoyer plusieurs équipes participer à la toute jeune Course de la Paix, pour y représenter les couleurs françaises. Le vainqueur du Grand Prix cycliste de l'Humanité, Jacques Prax, est un des coureurs de la FSGT, spécialiste des courses "classiques" organisées par cette Fédération sportive. Quatre jours avant le grand Prix de l'Humanité, il avait remporté un "Paris-Tours" travailliste, le 29 mai il avait terminé 2e d'un "Paris-Roubaix" FSGT. Ses deux suivants, Marcel Lemay et Jacques Allix, sont de la même "eau". Marcel Lemay second à Vincennes, lieu d'arrivée du Grand Prix de l'Humanité, termine le 5 juillet second d'un "Paris-Lille" FSGT puis remporte en septembre un "Paris-Douai" FSGT. Jacques Allix, âgé de 21 ans, remporte en cette année 1949 les 2 classiques FSGT "Paris-Roubaix" et "Paris-Lille" puis en septembre un "Doulaincourt-Drancy", couru en 2 étapes[51]. Marcel Lemay et Jacques Allix participent l'année suivante à la Course de la Paix.
  • 1950 : le 17e Grand Prix de l'Humanité est disputé le 11 juin 182 km. Il est marqué par la victoire d'un coureur anglais de valeur internationale, Dave Bedwell.
  • 1951 : le 18e Grand Prix de l'Humanité est remporté Georges Blum, qui avait terminé 3e de l’épreuve en 1950. Coureur depuis de longues années, licencié à l'UVF puis à la FFC, il a rejoint la FSGT l'année précédente, à l'âge de 31 ans. Cette année 1950 l'avait vu triompher dans "Paris-Lille" (FSGT).
  • Le 7 juin 1953, a lieu le 20e Grand Prix de l'Humanité [52]. Le départ à lieu de Vitry-sur-Seine, pour un parcours qui fait une large boucle dans le Hurepoix, emprunte la route de Dampierre-en-Yvelines et les côtes bien connues des cyclistes de la vallée de Chevreuse. L'arrivée se fait comme tous les ans depuis 1946 au vélodrome de Vincennes, la " Cipale ". Malgré une course "dure", la décision finale se joue entre 3 hommes au sprint sur la piste du vélodrome. Troisiàme l'année précédente le belge Van Meenen triomphe dans "la dernière ligne doite"[53]. Le coureur arrivé en 5e place à Vincennes est Christian Radigon. Il sort tout juste de la Course de la Paix, où sélectionné dans l'équipe de France (FSGT) il a terminé 9e. Il n'en faut pas moins pour qu'il soit qualifié de "vedette de la Course de la Paix". En cette année 1953, c'est un membre éminent du Parti Communiste Français, Raymond Guyot, mais aussi député du secteur Seine-sud, qui remet la coupe au vainqueur, et le félicite : Van Meenen déclare qu'il vient de gagner "la plus belle course de sa carrière."
1955, la révélation d'un jeune coureur français

Sans doute le vainqueur de l'édition 1955, peut-il prononcer la même phrase que le rugueux belge. Mais Philippe Gaudrillet, n'est âgé que de 19 ans, quand il gagne le 22e Grand Prix de l'Humanité. Natif de la banlieue sud de Paris[54], ayant fait ses débuts dans les clubs de la FSGT, il change de fédération sportive après son succès. En 1956, à la FFC il court pour le CV 19e. Le magazine Miroir sprint [55] le présente parmi "les espoirs français pour Melbourne". On sait qu'à défaut de médaille olympique, Philippe Gaudrillet est "sacré" vice-champion du monde de poursuite en 1958.

1956 - 1960 retour parmi les courses à étapes

1960-1979 la course internationale

Le parcours

Classique d'un jour en 1945, course à étapes au trajet fluctuant de 1946 à 1948, course en circuit dans la région parisienne de 1949 à 1955, le Grand Prix Cycliste de l'Humanité reprend le statut d'une course par étapes en 2 journées en 1956, sur le trajet Paris-Rouen, et Rouen-Paris. Plus exactement la ville "arrivée" est Nanterre en banlieue ouest de Paris, municipalité à direction "rouge" depuis 1935. Les deux étapes sont longues d'environ 160 kilomètres chacune. Ainsi en 1965 :

de la banlieue rouge

Le départ est donné avenue Henri Martin, à Nanterre[56]. Après 165 km de parcours via Le Pecq,Poissy, Mantes, Pacy-sur-Eure, Louviers, Elbeuf, Oissel, l'arrivée a lieu au Petit-Quevilly, avenue ... Jean-Jaurès. La seconde étape fait 160 km. Le départ se situe Place de la Libération à Saint-Étienne-du-Rouvray le dimanche, et 160 km plus loin l'arrivée est jugée avenue Irène-et-Frédéric-Joliot-Curie à Nanterre, encore dans le département de la Seine, où la faculté de lettres vient d'ouvrir[57].
Un changement important intervient à partir de 1969. En s'appuyant sur les municipalités à direction communiste de la Haute-Normandie, le trajet Île-de-France-Normandie-Île de France en 2 jours est abandonné pour un parcours d'une journée en Haute-Normandie, le samedi, et le classique Rouen-Paris le dimanche. Il lui est adjoint, comme beaucoup de courses à étapes, le principe d'un prologue, qui a lieu le vendredi soir en "nocturne" sur un circuit urbain dans la ville du Havre. Le point d'arrivée en région parisienne reste d'abord Nanterre, avant de se fixer à Argenteuil. Le parcours en Seine-Maritime bénéficie-t-il du fait que le directeur de l'Humanité, Roland Leroy, soit lui-même normand ? En fait ce n'est qu'à partir de 1974 que, député de Seine-maritime, il succède à Étienne Fajon à la direction du journal. Les contraintes de la circulation automobile ont plus sûrement conduit à ce qui apparaît comme un retour aux sources.

à la "la rouge" Normandie

Le trajet Rouen-Paris est le parcours initial de la Course et Le Havre, qui a été ville départ du Grand Prix de 1937 à 1939, est une place forte du PCF, où le maire[58] est durablement réélu à partir de 1965.
En 1965, les élections municipales font entrer dans les mairies de Haute-Normandie des municipalités à direction communiste au Petit-Quevilly, à Gonfreville-l'Orcher, à Harfleur et à Saint-Étienne-du-Rouvray. La municipalité du Havre, perdue en 1959, retrouve son maire communiste[59] En 1971, la ville de Dieppe fait de même[60], puis en 1977 la vague de l'Union de la gauche submerge le paysage politique départemental[61]. C'est sur ce réseau que prend appui l'organisation de la course à partir de 1969[62].

  • Ainsi en 1974[63] et en 1975, la première étape consistait en un circuit urbain de 3,20 kilomètres, parcouru 13 fois (en 1974), 15 fois (en 1975) dans la ville du Havre (Seine-Maritime), disputé en nocturne. La seconde étape était longue de 149 kilomètres et reliait les communes d'Harfleur et Saint-Étienne-du-Rouvray par une boucle passant à Bolbec, Lillebonne, Le Trait, Canteleu, Le Petit-Quevilly. Le troisième et dernière étape menait de Rouen à Argenteuil. Le choix de cette dernière ville comme point d'arrivée tient peut-être en ce que les coureurs pénètrent moins profondément dans l'agglomération parisienne. On se souvient aussi que député d'Argenteuil, Gabriel Péri avait donné le départ de la course avant 1939. La municipalité est de la couleur politique que Nanterre, et de la même strate historique d'entrée dans la ceinture rouge de Paris : 1935. Élu maire à cette date, Victor Dupouy l'est encore jusqu'en 1977[64].
Les traces du "circuit rouge"

Mais l'itinéraire n'est rien sans les spectateurs. L'organisation s'appuie sur les structures bénévoles de la FSGT, avec l'aide des services des sports de municipalités "amies". Si le peloton ne s'ébranle plus, comme avant-guerre aux cris de "vive les soviets", les coureurs soviétiques étant là, réalité visible, et souvent vainqueur sur le vélo, il semble rester un esprit parmi les spectateurs militants, tout au moins selon les journalistes de l'Humanité[65]
Dans toutes les localités traversées par l'épreuve les CDH (Comité de diffusion de l'Humanité) et les amis du cyclisme préparent activement l'événement en collectant des primes, (...) pour que les coureurs soient récompensés de leurs efforts.

Les participants

Un autre changement important intervient à partir de 1960 : c'est la diversification du peloton et l'appel fait aux coureurs des pays du bloc "socialiste" pour relancer l'intérêt de la course. La formule qui était utilisée pour le Cross de l'Humanité[66], faire venir sur les routes françaises des coureurs soviétiques, est hasardeuse en 1960[67]. Les coureurs cyclistes soviétiques n'ont alors guère franchi les frontières, au delà du rideau de fer. Il en est de même pour les coureurs cyclistes polonais, tchécoslovaques. La première édition est pourtant remportée par un coureur soviétique de faible notoriété[68]. Au fil des années, les fédérations cyclistes soviétique, polonaise, tchécoslovaque, hongroise, et de RDA font venir sur les routes du Grand Prix de l'Humanité certains de leurs meilleurs champions. Tous ne viennent pas après avoir accompli les 2000 kilomètres de la Course de la Paix. Mais la plupart de ceux qui se mettent en évidence ont, au moins une fois, participé à la Course des "Trois capitales". De nombreux exemples peuvent illustrer cette affirmation. C'est cette compétition internationale qui vaut au Grand Prix de l'Humanité de figurer dans les annales du vélo[69].

  • Le vainqueur soviétique de l'année 1961, Mikhail Kourbatov a participé à la Course de la Paix 1960. Il la termine au 20e rang. Kourbatov revient en France en 1962 et se classe 5e du Grand Prix. Son second, le polonais Henryk Kowalski a terminé deux fois la Course de la Paix.
  • Le vainqueur roumain des années 1962 et 1963, Gabriel Moiceanu a la trempe des "grands". Vainqueur de quatre étapes sur la Gourse de la Paix, en neuf participations étalées sur treize ans, il venait de terminer 6e de la Course de la Paix, quand il remporte en 1962 sa première victoire au Grand Prix de l'Humanité. En 1963 il n'était au départ de la Course de la Paix, mais il gagne le Grand Prix. Il dispute encore une autre fois la course française en 1966 et s'y classe 3e.


  • 1965, "le 32e Grand prix de l'Humanité sous le signe de la Course de la Paix".

Le soviétique Gainan Saidschushin qui inscrit lui-aussi deux fois son nom au palmarès de l'Huma', avait remporté la Course de la Paix en 1962. En 1965, il venait de "faire" quatrième à Varsovie, gagnant deux étapes et le maillot violet de la combativité quand il s'impose à Paris. L'année suivante il réalise sa plus modeste prestation sur la Course de la Paix, 29e, et ne termine que sixième le périple Paris-Rouen-Paris. En 1967, il termine dixième à Prague et premier à Paris. Il est alors âgé de 30 ans. Capitaine de route de l'équipe d'URSS, il prolonge sa carrière, se classe 4e à Varsovie en 1968, 9e à Berlin en 1969, 10e à Berlin et cumule les rendez-vous normands : 5e en 1970, il est encore trente-septième en 1971, lors da sa sixième participation au Grand Prix.
La venue du champion soviétique en 1965 est en soi un événement sportif. Surtout qu'un autre vainqueur de la Course de la Paix, le tchécoslovaque Jan Smolik est lui aussi au départ. Le 32e Grand Prix de l'Humanité est à la une du journal durant trois jours. La course se déroule les 29 et 30 mai. Le samedi 29, L'Humanité lui accorde deux colonnes, autant qu’à la manifestation commémorative de la Commune de Paris qui a lieu au Mur des fédérés le lendemain. Une photo est au centre de la page : Saidschushin, et Smolik y sont côte-à-côte et le commentaire précise que le cliché a été pris à Poznan lors de la dernière Course de la Paix. Pour un peu l'autre événement cycliste du week-end passerait inaperçu : "l'extraordinaire tentative de Jacques Anquetil", qui va enchainer victorieusement le Critérium du Dauphiné et la course Bordeaux-Paris.

  • Jan Smolik, tchécoslovaque, a le même profil : 2e du Grand Prix en 1965, il arrivait de Varsovie où il n'avait réalisé qu'une quarante neuvième place. En 1966, 9e de la Course de la Paix, il triomphait à Paris. La Tchécoslovaquie est le pays où le jumelage participation à la Course de la Paix/participation au Grand Prix de l'Humanité est pratiqué avec constance. 1965 ? Pour exemple. Smolik déjà cité, Paix, 49e et Paris, 2e, Jaroslav Kvapil, Paix 37e et Paris 4e, Jiri Hava, Paix, 29e et Paris, 7e.
  • Cette présence de coureurs de "calibre" international a pour conséquence de renvoyer les coureurs de la FSGT à jouer les utilités. Les premières années quelques-uns réussissent encore à trouver place parmi les trois meilleurs, mais dès 1964 la course des coureurs "travaillistes" français, se limite à la place de premier français et à la victoire de la "coupe Édouard Lemarchand", réservé aux équipes française régionales

Quelques millésimes

le 35e Grand Prix de L'Humanité concurrence l'élection présidentielle de 1969

L'édition de l'année 1968 ayant été annulée pour cause d'occupations d'usines et de grève générale, le Grand Prix de l'Humanité l'année 1969, est programmé pour les 31 mai et 1er juin. Or les péripéties de la vie politique française font que le 1er juin est le jour du premier tour des élections qui doivent désigner le successeur du Général de Gaulle[70]. La course est néanmoins maintenue, avec les nouveautés de parcours décrites plus haut. La une de L'Humanité du lundi 2 juin 1969[71] titre en pleine largeur : Près de cinq millions de voix à Jacques Duclos. Cependant le Grand Prix cycliste n'est pas oublié : quart de page droit, photo à l'appui, titre sur quatre colonnes, le lecteur apprend le nom du vainqueur, le "tchécoslovaque Labus". Celui devance dans l'ordre de présentation des événements sportifs du week-end Raymond Poulidor, vainqueur du critérium des Six-provinces. En pages intérieures, deux journalistes, habitués du cyclisme, Roland Passevant et Paul Zilbertin, rendent compte de la course et de ses à-côtés. Le départ des étapes avaient été donné par les deux députés du communistes de la Seine-Maritime. Au Havre il s'agissait de André Duroméa, maire-adjoint de la ville portuaire, à Saint-Étienne-du-Rouvray, c'était Roland Leroy, "secrétaire du Comité central du PCF". Une "miss", reine du Havre, accompagnait l'édile local havrais. Pas moins "charmante", c'est la "rosière" de Nanterre[72] qui est aux côtés de Raymond Barbet, député-maire du lieu, pour accueillir les rescapés de la course le dimanche après-midi. Au Petit-Quevilly, terme de la seconde étape normande, les coureurs sont accueillis par le fanfare de cette petite ville, plus habituée aux exploits en Coupe de France de son équipe de football[73]. Inscrit ainsi dans la vie locale des cités qui l'accueille, le 35e Grand Prix cycliste de l'Humanité l'est aussi dans l'histoire. Dans une des voitures suiveuses, celle de la direction de la FSGT, figure Henri Ségart, un des participants au premier Grand Prix de 1927 !
La course en elle-même, où 14 équipes de 5 coureurs ont pris le départ, livre trois vainqueurs d'étape, Alexandre Kulibin, un soviétique qui a déjà participé à plusieurs éditions de la course, Brian Monaghan un coureur de la République d'Irlande, "premier irlandais leader du Grand Prix de l'Humanité", comme l'annonce fièrement un desc deux journalistes, et enfin Rudolph Labus, de l'équipe de Tchécoslovaquie, bien épaulé par son équipier Milos Hrazdira. Le "petit Labus"[74], est alors âgé de 20 ans. Sociétaire du club de Brno, il vient de terminer 10e du Tour de Suède. Sa victoire finale n'a rien d'un succès de pacotille, tant la course fut animée. Il ne doit sa victoire sur le coureur soviétique Yereth, que par le jeu de la bonification de 10 secondes accordée au vainqueur d'étape. Mais la Tchécoslovaquie emporte également le classement international des équipes, "Coupe Marcel-Cachin", avec six secondes d'avance sur l'URSS, la Hongrie, la Bulgarie, l'Irlande, la Pologne. Cette victoire des Tchécoslovaques dont la fédération cycliste avait boycotté la Course de la Paix, pour marquer son opposition à l'invasion de leur pays par les troupes soviétiques d'août 1968, semble réjouir la rédaction du journal, qui hormis Alexandre Kulibin, ne cite pas même le second de l'épreuve. L'équipe de France FSGT est à la septième place. Son leader, Gérard Letolli, ancien coureur de la FFC, a des circonstances atténuantes : sept crevaisons lors de la deuxième étape. Mais il est dans la bagarre le dernier jour. Le premier Français classé, Jean-Paul Cabassut est tout bonnement 8e. Il appartient à l'équipe régionale de la Seine-Saint-Denis. Le second Français est 13e, il est de l'équipe du Val-de-Marne, qui emporte la "coupe Édouard-Lemarchand", convoitise des sept équipes régionales de la FSGT : Val-de-Marne, Paris, "Bleuets de Paris", Seine-Saint-Denis, Côte-d'Or, Côte d'Azur, Bigorre.

1970 : première participation de la RDA, première victoire

Le 36e Grand Prix cycliste de L'Humanité a lieu les 30-31 mai 1970. La participation internationale est relevée. Gainan Saidschushin, est à la tête d'une formation soviétique où est annoncé le jeune Valeri Likatchev[75]. Le vainqueur de la précédente édition n'est pas au départ, mais l'équipe tchécoslovaque est conduite par Milos Hrazdira. Une équipe algérienne est pour la première fois présente[76]. Mais l'attraction de l'édition "1970" du grand prix consiste en la présence d'une équipe de la RDA, qui participe pour la première fois à une compétition sur le sol français, toutes fédérations confondues. La délivrance des visas au coureurs de l'Est de l'Allemagne, toujours refusée jusqu'alors, dépasse le domaine étroitement sportif. Maillots gris, bandes noir, rouge, jaune[77], les allemands ne sont pas venus faire de la figuration. Les deux vainqueurs de la Course de la Paix, Klaus Ampler (1963) et Axel Peschel (1968), sont dans les rangs de l'équipe première, tout juste venue de la Course de la Paix, où elle n'a guère brillé[78]. Ils sont de fait au rendez-vous. Axel Peschel termine second du prologue contre-la-montre disputé dans les rues du Havre, puis remporte le samedi après-midi la première étape disputée entre Harfleur et Petit-Quevilly, et défend sa première place au classement général. Vainqueur de l'épreuve, individuellement, l'équipe de la RDA gagne la coupe collective "Marcel-Cachin en plaçant en trustant les places de 1er, 2e, Siegfried Huster, 4e, Bernd Knispel. Klaus Ampler est 10e. Saidschushin termine 5e, le premier français, Gérard Demont, de l'équipe FSGT de Seine-Saint-Denis pointe en 26e place.

1974 : le 40e Grand prix cycliste de l'Humanité

Le quarantième Grand Prix cycliste de l'Humanité a lieu sur trois jours, du 24 au 26 mai 1974. Il n'est pas question de présence de coureurs préparés sur les routes de la Course de la Paix, car celle-ci s'achevant le 22 mai, les délais entre les deux courses sont trop courts. Le plateau est malgré tout épicé[79]. L'URSS envoie une équipe dont le leader semble être Ivan Trifonov, déjà titré en 1972 et 1973. La RDA) est représentée par deux des vices-champions olympiques de poursuite des Jeux de Munich, Herbert Richter, Uwe Unterwalder et par Norbert Durpisch, futur champion du monde de poursuite. 9 équipes étrangères prennent le départ, dont une équipe tunisienne. Quant aux français, répartis en 11 équipes ( France-FSGT, Ile-de-France nord, Ile-de-France sud, Paris, "Bleuets parisiens", Pyrénées, Champagne, Ile-de-France ouest, Ile-de-France Nord-ouset, Bigorre, Côte-d'Azur, Marne-Brie, outre l'effet du nombre qui peut réservé une surprise, ils disposent pour la première fois depuis longtemps d'un possible vainqueur, en la personne de Jean-Pierre Boulard. L'ancien vainqueur du Tour de l'Avenir, s'il a disparu des tablettes du cyclisme estampillé FFC est toujours actif à la FSGT, dont cette année 1974 est aussi la quarantième année de son existence.
Le déroulement de la course, toute de mouvement ne déçoit pas, et contrairement aux années antérieures, les écarts se chiffrent en minutes. Le classement final fait émerger un véritable champion, le soviétique Valeri Chaplygin[80], futur Champion olympique et champion du monde des 100 km contre-la-montre par équipes. Il devance de près d'une minute son coéquipier Sergei Sinitsin. À plus de 4 minutes se classe Jean-Pierre Boulard qui occupe la troisième place. Boulard triomphe l'année suivante, en 1975...réalisant un doublé Tour de l'Avenir/Grand Prix Cycliste de l'Humanité inédit et unique.

Jusqu'en 1979

L'organisation du Grand Prix Cycliste de l'Humanité se poursuit jusqu'en 1979. Il est marqué par la participation conjointe, en 1978, de coureurs licenciés à la Fédération française de cyclisme ( FFC ), avec ceux de la FSGT. L'édition de 1979 conserve cette nouveauté.

  • Le 45e Grand Prix de L'Humanité, qui sacre un 44e vainqueur[81] porte une autre innovation. Rompant avec l'itinéraire normand, le parcours "1979" a lieu en Champagne, avec une incursion en Picardie. Le vendredi 25 mai les coureurs s'élancent de Chalons-sur-Marne, où ils restent le lendemain, un circuit de 60 kilomètres, puis l'autre de 143 kilomètres, avant d'accomplir l'ultime étape, longue de 127 kilomètres, entre Soissons et Aulnay-sous-Bois. Ce renouvellement de parcours suit, comme auparavant en Normandie, la vague de municipalités dirigées par le Parti communiste français après les élections municipales de 1977[82] et utilise pour son arrivée finale le tout récent vélodrome d'Aulnay-sous-Bois, réalisé au cours de sa mandature par le député maire d'Aulnay Robert Ballanger. Au point de vue sportif, la course voit triompher un "pistard" de la RDA, Harald Wolf au terme d'un lutte "au couteau", avec les soviétiques qui ne sont rien moins qu'un des médaillés d'or aux Jeux olympiques de Montréal, Anatoli Chukanov et le futur vainqueur de la Course de la Paix, Yuri Barinov. Les coureurs de l'équipe FFC d'Ile-de-France réussissent à remporter la dernière étape, avec Patrice Deveneau, et font 5e (Plaud) et 6e (Christian Leduc), tandis que les deux meilleurs des équipes FSGT sont 14e (Salle, des Pyrénées) et 15e (Ladignac, de l'équipe France-FSGT)

Ce 45e Grand Prix Cycliste, ne semble pas, en terme de spectateurs, avoir connu le succès d'années antérieures. Mais à décharge du public, la météo incitait à rester chez soi : Abel Michéa note : "les soviétiques bombardèrent sous le violent orage qui accablait les coureurs" (lors du deuxième jour), et encore "sous l'orage qui craqua une nouvelle fois", le troisième jour Après cette date il semble que l'Humanité ait abandonné la difficile organisation de courses cyclistes sur route (Les Boucles de la Seine disparaissent dès 1974). En septembre 1978, conjointement avec la municipalité de Saint-Étienne (dont le maire est alors le communiste Joseph Sanguedolce[83]) et l'entreprise Manufrance, le journal organise une randonnée cyclo-sportive, qui se déroule le week-end de septembre pendant lequel a lieu la Fête de ''L'Humanité''. Cette randonnée, qui est effectuée depuis lors sur des parcours divers[84] , mais dont le plus durable a été un...Paris-Dieppe-Paris reprenant le trajet du grand Prix Cycliste, efface des mémoires le "Circuit rouge"[85].

Période récente : au vélodrome de Bordeaux

cyclistes à l'édition 2009
Cyclistes à l'édition 2009, Bordeaux-lac

Depuis 1992, reprenant pour des épreuves sur piste l'appellation de l'épreuve routière; le Grand prix de l'Humanité se tient chaque année au vélodrome de Bordeaux-Lac (Gironde). Il fait intervenir des participants nationaux et internationaux. Ainsi le 4e Grand Prix à lieu le 5 octobre 1995[86] : ce sont Frédéric Magné et Florian Rousseau qui tiennent le haut de l'affiche, pour disputer les épreuves sur la piste "Lapébie". L'aspect sportif est bien présent, avec le label de la FFC, sans être dénué d'arrière plan politique, comme l'indique le fait que la Fédération girondine du PCF participe à l'organisation de la réunion, avec un club cycliste local, l'Union sportive de Villenave.
En 2007, le 16e Grand prix se situe dans la perspective des Jeux olympiques de Pékin. Il accueille[87] Arnaud Tournant, Mickaël Bourgain, mais aussi des compétitions cadets et féminines.
En 2009, près de 3000 spectateurs ont assisté à la course. Ce Grand prix en est à sa 19e édition en 2010. La présence du champion du monde de vitesse Grégory Baugé, qui remporte la finale du tournoi de Vitesse, et de plusieurs autres compétiteurs tant féminins que masculin est signalée dans les pages de L'Humanité[88]. la Vingtième édition du Grand prix se déroulera le 15 octobre 2011 site officiel du grand prix

Le palmarès

Année Vainqueur Deuxième Troisième
1927 Drapeau : France Gabriel Balay
FST/PS Clichy
Drapeau : France Eugène Dupré
FST/ERS Les Lilas
Drapeau : France Jean Laska
FST/JS Puteaux
1928 Drapeau : France Auguste Kropp
FST/UST Ivry
Drapeau : France Étienne
FST/UST Ivry
Drapeau : France Jules Lenoir
indépendant Paris
1929 finale
non disputée
1932 Drapeau : France Schouepf
indépendant
Drapeau : France Juret
FST/VC Crosnes
Drapeau : France Le Gaec
indépendant
1933 Drapeau : France Dessaigne
FST/Lyon
Drapeau : France Jacquet
indépendant
Drapeau : France Bérardi
indépendant
1934 Drapeau : France Lucien Berthelot
UVF
Drapeau : France Robert Oubron[89],
UVF
Drapeau : France Merlo
FST/VC Crosnes
1935 Drapeau : France Alphonse Decru
FSGT/USO Lens
Drapeau : France Robert Thomas
UVF
Drapeau : France Blomme
FSGT/Pédale Maisons-Alfort
1936 Drapeau : France Jean Cottard
UVF
Drapeau : France Robert Lesueur
UVF
Drapeau : France Marcel Baroux
FSGT/EPS Pré-St-Gervais
1937[90] Drapeau : France Jean Candoni
FSGT/JSO Puteaux
Drapeau : France Eugène Hecquet
FSGT/Centre Bijou Sport
Drapeau : France Gabrielli
FSGT/ESO Villeneuve-la-G.
1938[91] Drapeau : France Vandevelde
FSGT/Lens
Drapeau : France Henri Sésier
UVF
Drapeau : France Berolatti
FSGT/Nice
1939[92] Drapeau : France Roger Pujol
UVF/AS Paris 18e
Drapeau : France René Lapoup
UVF/VC St-Denis
Drapeau : France Paul Legrand
FSGT /RSCO Montreuil
1945 Drapeau : France Marcel Watterschot
FSGT/Maisons-Alfort
Drapeau : France Albert Lots
Marseille
Drapeau : France Charles Vanlerberghe
Est
1946 Drapeau : France Maurice Miel
FSGT/ Cosne-sur-Loire
Drapeau : France Léonce Autaa
FFC / Béarn
Drapeau : France Roland Lamouzy
FFC / Pau.
1947 Drapeau : Belgique Roger Verhoest
FSGT/ Lille
Drapeau : France Robert Renoncé
FSGT
Drapeau : France Delahaye
1948 Drapeau : France Antoine Tarrega
FSGT/ Lyon
Drapeau : France Colpaert Drapeau : France Léon Cuisinier
1949 Drapeau : France Jacques Prax
FSGT/ Paris
Drapeau : France Marcel Lemay
FSGT
Drapeau : France Jacques Alix
FSGT
1950 Drapeau : Royaume-Uni Dave Bedwell Drapeau : France Renard
Nord
Drapeau : France Georges Blum
FSGT/ Nanterre
1951 Drapeau : France Georges Blum
FSGT/ Nanterre
Drapeau : France Charles Lobre
FSGT
1952 Drapeau : France Robert Renoncé
FSGT/ Les Mureaux
Drapeau : France Grégorini Drapeau : Belgique René Van Meenen
1953 Drapeau : Belgique René Van Meenen Drapeau : France André Laurent
FSGT
Leichtner
1954 Drapeau : France Michel Lecointe
FSGT/ USEG
- -
1955 Drapeau : France Philippe Gaudrillet
FSGT/ USEG
Drapeau : France Codemo Drapeau : France Michel Lecointe
FSGT
1956[93] Drapeau : France Marcel Casse
FSGT/ Le Bourget
Drapeau : France Fernand Fillette De Pablo
1957[94] Drapeau : France Antoine Martinez
FSGT/ VC Alès
Drapeau : France Lucien Truchot
FSGT / USEG
Drapeau : France Jean Leullier
FSGT.
1958 Drapeau : France Lucien Truchot
FSGT / USEG
- -
1959 Drapeau : France Albert Martinez
FSGT / VC Alès
- -
1960 Drapeau : URSS Tarakanov - -

la course internationale

Année Vainqueur Deuxième Troisième prologue 1re étape 2e étape
1961 Drapeau : URSS Mikhaïl Kurbatov Drapeau : Pologne Henryk Kowalski Drapeau : France Marcel Clavier
FSGT/ Île-de-France
- Drapeau : URSS Mikhaïl Kurbatov Drapeau : Portugal Adelio Neves
FSGT/ES Vitry
1962 Drapeau : Roumanie Gabriel Moiceanu Drapeau : France Jean Bellay
FSGT
Drapeau : Pologne Stanislav Krolak - Drapeau : Roumanie Gabriel Moiceanu Drapeau : Roumanie Gabriel Moiceanu
1963 Drapeau : Roumanie Gabriel Moiceanu Drapeau : URSS Alexandre Kulibin Drapeau : France Michel Ferrando
FSGT
- Drapeau : URSS Alexandre Kulibin Drapeau : URSS Timotée Zlotnikov
1964 Drapeau : URSS Yuri Gounachov Drapeau : URSS Alexandre Kulibin Drapeau : Pologne Marian Kegel - Drapeau : URSS Leon Dilinov Drapeau : URSS Yuri Gounachov
1965 Drapeau : URSS Gainan Saidschushin Drapeau : Tchécoslovaquie Jan Smolík Drapeau : URSS Alexandre Kulibin - - -
1966 Drapeau : Tchécoslovaquie Jan Smolík Drapeau : URSS Leon Dilinov Drapeau : Roumanie Gabriel Moiceanu - - Drapeau : Pologne Jan Kudra
1967 Drapeau : URSS Gainan Saidschushin[95] Drapeau : Tchécoslovaquie Karel Vavra Drapeau : Bulgarie Angel Kirilov Drapeau : URSS Alexandre Kulibin Drapeau : Tchécoslovaquie Rudolf Schejbal Drapeau : URSS Gainan Saidschushin
1968 pas disputé - - - - -
1969 Drapeau : Tchécoslovaquie Rudolph Labus Drapeau : URSS Hans Yereth Drapeau : Tchécoslovaquie Milos Hrazdira Drapeau : URSS Alexandre Kulibin Drapeau : Irlande Brian Manoghan Drapeau : Tchécoslovaquie Rudolph Labus
1970 Drapeau : Allemagne de l'Est Axel Peschel Drapeau : Allemagne de l'Est Siegfried Huster Drapeau : Tchécoslovaquie Jindrich Marek Drapeau : Tchécoslovaquie Petr Hladik Drapeau : Allemagne de l'Est Axel Peschel Drapeau : Pologne Kazimierz Jasinski
1971 Drapeau : Tchécoslovaquie Jaromir Fridrich Drapeau : URSS Yuri Dmitriyev Drapeau : URSS Yuri Ocintsev pas de prologue Drapeau : URSS Yuri Ocintsev Drapeau : Allemagne de l'Est Manfred Dahne
1972 Drapeau : URSS Ivan Trifonov Drapeau : Tchécoslovaquie Aloïs Holik Drapeau : Allemagne de l'Est Thomas Huschke Drapeau : Tchécoslovaquie Jaromir Fridrich Drapeau : Tchécoslovaquie Aloïs Holik Drapeau : Hongrie Janos Sipos
1973 Drapeau : URSS Ivan Trifonov Drapeau : URSS Yuri Ocintsev Drapeau : Allemagne de l'Est Norbert Durpisch  ? Drapeau : URSS Ivan Trifonov Drapeau : URSS Yuri Ocintsev
1974 Drapeau : URSS Valeri Chaplygin Drapeau : URSS Sergei Sinitsin Drapeau : Tchécoslovaquie Zdenek Bartonicek
Drapeau : France Jean-Pierre Boulard
Drapeau : Allemagne de l'Est Andras Neuer
 ? Drapeau : URSS Sergei Sinitsin Drapeau : URSS Valeri Chaplygin
1975 Drapeau : France Jean-Pierre Boulard
FSGT
Drapeau : Tchécoslovaquie Milan Sel Drapeau : Tchécoslovaquie Ladislav Heller Drapeau : Tchécoslovaquie Milan Sel Drapeau : Bulgarie Martin Martinov Drapeau : France Jean-Pierre Boulard
1976 Drapeau : URSS Alguirdas Motskus Drapeau : Irlande Power Drapeau : FranceJean-Pierre Boulard Drapeau : URSS Yuri Kravchenko Drapeau : URSS Yuri Lavruchkin Drapeau : URSS Yuri Kravchenko
1977 Drapeau : France Jean-Claude Breure
FSGT/Île-de-France
Drapeau : France Redigolo
FSGT/Côte-d'Azur
Drapeau : France Jean-Pierre Boulard
FSGT/Champagne
Drapeau : France Jean-Claude Breure Drapeau : France Jean-Louis Marionneau
FSGT/Ile-de-France
Drapeau : Pays-Bas Fons Steuten
1978 Drapeau : France Patrice Thévenard
FFC
Drapeau : Tchécoslovaquie Ladislav Heller Drapeau : France Moron
FFC-Île-de-France
Drapeau : Pays-Bas De Hay Drapeau : France Patrice Thévenard Drapeau : URSS Vladimir Kaminski
1979 Drapeau : Allemagne de l'Est Harald Wolf Drapeau : URSS Anatoli Chukanov Drapeau : URSS Yuri Barinov Drapeau : Allemagne de l'Est Harald Wolf Drapeau : URSS Anatoli Chukanov Drapeau : France Patrice Deveneau

Annexes

Classements détaillés des Grand Prix de l'Humanité 1937-1939

  • 1937 - 1er - Jean Candoni Drapeau de France France ( FSGT / JSO Puteaux[96]), 297 km en 7 h 44' 13".- 2e - Eugène Hecquet ( FSGT / Centre Bijoux Sport), à 1' . - 3e - Gabrielli ( FSGT / ESO Villeneuve[97] ), à 1' 52".
    • 1er étape Le Havre-Rouen, 127 km: - 1er- Jean Candoni, 3 h 5' 5" (moyenne 41,184 km/h ). - 2e - Dominique Zanti[98] (Nice), à 2' 22" - 3e - Gaston Garnier ( ES Drancy) m.t.
    • 2e étape Rouen- Paris ( La Courneuve ), 170 km: - 1er - Jean Candoni, 4 h 39' 6". - 2e - Gabrelli, à 1' 16" - 3e - André Vanhoorme ( UVF / CRS 4 chemins ), m.t.
  • 1938 - 1er - Vandevelde Drapeau de France France ( FSGT / Lens, Pas-de-Calais), 362 km en 10 h 29' 50". - 2e - Henri Sésier ( UVF ), à 13' 19". - 3e - Berollati ( FSGT /Paris ), m.t.
    • 1er étape Le Havre-Dieppe-Rouen, 190 km: - 1er - Vandevelde, 5 h 28' 49" (moyenne 34,740 km/h ) - e -Bellangerie ( FSGT Nice), à 10' 3" - 3e - Docq ( UVF Boulogne-Billancourt), m.t.[99]
    • 2e étape Rouen- Paris (La Courneuve), 172 km: - 1er - Henri Sésier, 5 h 0' 31" (moyenne 34,380 km/h ) - 2e - Berollati, m.t. - 3e - Vandevelde, m.t.
  • 1939 - 1er - Roger Pujol Drapeau de France France ( UVF / AS XVIII°), 375 km en 10 h 35' 01". - 2e - René Laloup ( UVF / Vélo club St-Denis ), à 1". - 3e - Paul Legrand ( FSGT / RSCO Montreuil ), à 5' 28".
    • 1er étape Le Havre-Dieppe-Rouen, 190 km: - 1er- Roger Pujol, 5 h 34' 49". - 2e -Joseph Ploé (Basse-Bretagne), m.t. - 3e - René Lapoup, m.t.
    • 2e étape Rouen-Paris ( La Courneuve ), 185 km: - 1er - Gabriel Le Bonnec ( UVF / Vélo club Croix-de-Berny ) 4 h 57' 21". - 2e - Gilbert Regnard ( UVF / VC Croix-de-Berny ), m.t. - 3e - André Brault ( UVF / VC Mantes ), m.t.

Quelques-uns des vainqueurs

Les internationaux

Le coureur cycliste Gabriel Moiceanu, brandit ici son bouquet de 3e de l'étape de Leipzig, sur la Course de la Paix 1961. À sa droite, Anatoli Tchérépovitch, et plus loin, Stanislas Gazda.

La place du Grand Prix Cycliste de l'Humanité dans le calendrier, quelques jours après l'arrivée de la grande compétition de l' Est, la Course de la Paix, permettait la venue d'hommes entrainés[100]

Gabriel Moiceanu

Gainan Saidschushin

Jan Smolik

  • Jan Smolik Drapeau Tchécoslovaquie, né le 24 décembre 1942 à Lipnik nad becvou, Tchécoslovaquie
    • 1er de la Course de la Paix 1964 (4e en 1967), il y remporte 6 étapes au cours de sa carrière cycliste. 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1966 ( 2e en 1965 ). Voir à son nom le palmarès de ce coureur.

Axel Peschel

Ce cliché a été pris en Allemagne, mais en 1970 entre Le Havre, Rouen et Paris, Axel Peschel (à droite sur la photo) et Siegfried Huster, réussissent pour les couleurs de la RDA le doublé 1re et 2e places au Grand Prix Cycliste de de L'Humanité.

Valeri Tchaplyguin

  • Valeri Chaplygin Drapeau : URSS Union soviétique, coureur cycliste soviétique[105], né le 23 mai 1952 à Koursk, (URSS).
    • Champion olympique de l'épreuve des 100 km contre la montre par équipes, en 1976 à Montréal, avec l'équipe de l'URSS, champion du Monde des 100 km sur route contre la montre par équipes, en 1977, vainqueur du Grand Prix Cycliste de L'Humanité en 1974. Voir à son nom le palmarès de ce coureur.

Rudolph Labus

  • Rudolph Labus, né le 15 mai 1948, à Levoca, Slovaquie (Tchécoslovaquie)
    • Champion de Slovaquie en 1968, lauréat du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1969. Voir à son nom le palmarès de ce coureur

Dave Bedwell

  • Dave Bedwell, né le 28 août 1928 à Ronsford, (Grande-Bretagne); décédé le 28 février 1999, à Kingskerwell, Grande-Bretagne[106].
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1950
    • Champion de Grande-Bretagne 1951 et 1961.
    • 9e de la Course de la Paix 1959

et d'autres

  • René Van Meenen, né le 14 janvier 1931, à Drongen, (Belgique)



  • Tarakanov
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1960
    • 4e du Tour d'Égypte 1961
    • 11e du Grand Prix Cycliste de L'Humanité[108]
  • Mikhaïl Kurbatov (URSS)
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l Humanité 1961[109]
    • 5e du Grand Prix de l'Humanité 1962.
    • 20e de la Course de la Paix 1960
  • Roger Verhoest, né le 8 juillet 1920 à La Louvière, (Belgique)
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1947[110].

Le dernier vainqueur, Harald Wolf, de la RDA

Harald Wolf, né le 5 novembre 1955, en Allemagne (RDA)

  • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1979.

Harald Wolf était surtout un "pistard", sans titre encore en mai 1979. Mais en juillet de cette même année, il remportait avec son club (le SC Karl-Marx-Stadt, le championnat de RDA de poursuite par équipe[111] . Deux des équipiers vainqueurs de ce championnat étaient au Grand Prix cycliste de l'Humanité : Wolf, 1er, et Mario Hernig, 7e. Avec Wolf le SC Karl-Marx-Stadt renouvelait en 1980 sa victoire au Championnat de RDA en poursuite par équipes. Harald Wolf remportait le Championnat de RDA[112] de poursuite individuelle. Il participe aux Jeux olympiques de Moscou et en phases qualificatives de la Poursuite individuelle, il établit le 22 juillet 1980 le record du monde des 4 Km, départ arrêté, sur piste couverte : 4 ' 39 " et 96/100[113] . Battu par Alain Bondue en 1/2 finale du Tournoi olympique, il est battu pour la 3e place par Hans-Henrik Oersted (Danemark).

Palmarès sur piste : six fois Champion de RDA

  • 1979
    • Champion de RDA en poursuite olympique par équipes avec le SC Karl-Marx-Stadt (Mario Hernig, Rudolph, Mathias Wiegand, Harald Wolf)
    • 2e du championnat de RDA de poursuite individuelle[114]
    • 5e du Championnat du monde de poursuite individuelle
  • 1980
    • Champion de RDA de poursuite individuelle
    • Champion de RDA de poursuite olympique par équipes avec le SC Karl-Marx-Stadt (Mario Hernig, S. Stier[115], Mathias Wiegand, Harald Wolf)
    • 4e de la Poursuite individuelle aux Jeux olympiques d'été de Moscou
  • 1981
    • 3e du Championnat de RDA en poursuite olymique par équipe avec le SC Karl-Marx-Stadt (Mario Hernig, Josten Stein, S. Stier, Harald Wolf)[116]
  • 1982
    • Champion de RDA en poursuite olympique par équipes[117] avec le SC Karl-Marx-Stadt (H. Wolf, M. Hernig, J. Stein, S. Stier)
    • 2e du Championnat de RDA de pousuite individuelle.
    • 4e du Championnat du monde de poursuite individuelle[118]
  • 1983
    • Champion de RDA en poursuite olympique par équipes[119] avec le SC Karl-Marx-Stadt (H. Wolf, M. Hernig, J. Stein, S. Stier)
  • 1984
    • Champion de RDA en poursuite olympique par équipes[120] avec le SC Karl-Marx-Stadt (H. Wolf, M. Hernig, J. Stein, S. Stier)
    • 2e du Championnat de RDA en poursuite individuelle.

Les français

Georges Blum

  • Georges Blum, né le 21 janvier 1919, à Colmar, Haut-Rhin, France. Décédé le 27 avril 1986, à Colombes, Hauts-de-Seine, France[121]

Coureur cycliste de la génération de la Seconde guerre mondiale, il a couru comme amateur, puis dans la catégorie (disparue) des "Indépendants". Il portait les couleurs[122] de l'équipe Rochet.

Palmarès
  • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1951, 3e en 1950.


  • 1941 : vainqueur de Paris-Evreux.
  • 1942 : une victoire, des places d'honneur dans plusieurs courses, 3e du Grand Prix de l'Île-de-France, 11e de Paris-Tours.
  • 1943 : vainqueur du Circuit de l'Indre et du Circuit du Centre. 2e du Critérium national (Zone occupée). Participation à plusieurs "classiques".
  • 1946 : 3e du Grand Prix de Fourmies , 6e de Paris-Roubaix.
  • 1950 : vainqueur de la "classique " FSGT Paris-Lille

Robert Renoncé

  • Robert Renoncé, né le 6 août 1912 à Romilly-sur-Aigre, Eure-et-Loir, France. Décédé le 13 décembre 1991, à Nantes, Loire-Atlantique, France[123]. Un coureur d'une longévité notable[124].
Palmarès
  • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1952, 2e en 1947.


  • 1933 : 1er du Grand prix Cyclosport.
  • 1934 : Champion de France "militaire" , 2e du Championnat de France "amateurs"
  • 1935 : 3e de Paris-Hénin-Liétard.
  • 1936 : 1er de Paris-Laigle, 2e du Tour de Picardie.
  • 1945 : 5e de Paris-Tours, 7e de Paris-Roubaix [125]
  • 1947 : 1er du Tour d'Autriche. 1er des classiques FSGT, Paris-Lens, Paris-Roubaix, Paris-Reims 1947[126].
  • 1948 : 1er de Paris-Auxerre. 3e du Circuit d'Alsace-Lorraine

Jean-Pierre Boulard

  • Jean-Pierre Boulard, né le 3 décembre 1942 à Epernay, Marne, France.
    • 1er du Grand Prix de l'Humanité en 1975, 3e en 1974 et 1977.
    • 1er du Tour de l'Avenir 1968.
    • Champion de France (Catégorie "Sénior" ) 1967.
    • Champion de France des Sociétés (avec son club, La Pédale Chalonnaise) 1969, 1970.
    • (voir la notice Jean-Pierre Boulard)

Philippe Gaudrillet

  • Philippe Gaudrillet, né le 23 juillet 1936, à Châtenay-Malabry, Hauts-de-Seine, France. Il débute en 1952 la FSGT, puis "signe" à la FFC en 1956
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1955.
    • 1er de Paris-Arras 1958
    • 1e du Grand Prix de Boulogne (route) 1958
    • 1er de Paris-Briare 1958
    • Champion de France de Poursuite FSGT 1954, 1955.
    • Champion de France de Poursuite sur Piste (amateurs)1957 et 1958, 2e en 1956, 1960, 3e en 1961.
    • Champion de France des Sociétés (avec son club le Vélo Club du XIIe) 1958, 1960.
    • 2e du Championnat du monde de poursuite ( amateur ) 1958.

Patrice Thévenard

  • Patrice Thévenard, né le 25 octobre 1954 à Saint-Étienne, Loire, France. Débuts en 1972
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1978 (enlevant 1 étape).
    • 1er du Grand Prix de Boulogne 1978.
    • 1er de Paris-Rouen 1977, 2e en 1978.
    • 2e de Paris-Ezy 1977
    • 2e de Paris-Troyes 1978
    • Champion du Monde de VTT "Cross-Country" séniors 2 en 1990
    • Tour de France: 56e en 1980.

Jean Claude Breure

  • Jean-Claude Breure, de la FSGT des Hauts-de-Seine. Il est licencié au COM Bagneux.
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1977.
    • Champion de France FSGT 1978, 3e en 1977.
    • 2e du FDB Milk Race 1979[127]

Alphonse Decru

  • Alphonse Decru, de Loos-en-Gohelle, Pas-de-Calais, a été un des meilleurs coureurs français du sport travailliste. Il était sociétaire du club "Union Sportive Ouvrière" (USO) de Lens, affilié à la FSGT. Son palmarès est orné de victoires dans des courses dont le kilométrage et la dfficulté valaient bien ceux des courses organisées par l'UVF. Victimes de l'omerta, qui dans le cyclisme, a tenu sous silence la FSGT, et plus généralement une bonne part du cyclisme non professionalisé[128] d'authentiques champions ne sont pas passés dans la postérité en raison de ces filtres.

Pour Alphonse Decru, la lecture de L'Humanité, le 3 juin 1935 permet de situer sa performance. Il couvre les 195 kilomètres séparant Troyes de Paris en 5 h 35 min. 49 s., soit une moyenne de 34,950 kilomètres par heure. Il triomphe au sprint. Son second réel est un certain Rioult qui va être déclassé pour changement de roue "sur simple crevaison"... Le deuxième, sur "tapis vert" est Robert Thomas. Ces deux coureurs sont licenciés à l'UVF[129] On en apprend plus si on poursuit la lecture du journal les jours suivants. Decru, vainqueur, écrit à L'Humanité; sa lettre est publiée le 10 juin. Il demande tout bonnement une photo du vainqueur... Le journal explique au lecteur qu'après avoir figuré à la tribune, salué en remerciement à la foule prolétarienne, le salut du Front rouge (poing serré levé), Decru n'avait plus qu'une préoccupation le soir de sa victoire : ne pas rater le train à la gare du nord, car il travaillait le lundi matin.

  • Son palmarès
    • 1935
      • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité (FSGT).
      • 1er de Paris-Roubaix FSGT[130].
    • 1936
      • 1er de Paris-Roubaix FSGT[131]
    • 1937
      • 3e de Paris-Roubaix FSGT[132]
    • 1947
      • 1er de Paris-Lille FSGT[133]

Maurice Miel

  • Maurice Miel, né le 1er octobre 1925, à St-Amand-en-Puisaye, Nièvre, France.
    • 1er du Grand Prix de l'Humanité 1946.

Jacques Prax

  • Jacques Prax, né le 20 juin 1916. Décédé à Paris le 16 janvier 2002.
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1949.
    • 1er de la "classique" FSGT Paris-Tours 1949[134].
    • 2e de la "classique" FSGT Paris-Roubaix 1949

Antoine Tarrega

  • Antoine Tarrega, de la FSGT de Lyon.
    • Champion de France FSGT 1947.
    • 1er du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1948
    • Sélectionné dans l'équipe de France FSGT no 1, pour la Course de la Paix 1949 : abandon

Marcel Waterschoot

  • Marcel Waterschoot
    • 1er du Grand Prix cycliste de l'Humanité 1945, 5e en 1947.
    • 1er de Paris-Troyes-Paris (épreuve FSGT en 2 étapes) en 1947

Sur les marches du podium

Internationaux

Yuri Dmitriyev

Norbert Durpisch

  • Né en 1952, c'était surtout un pistard. Champion du monde de poursuite, individuel et par équipes en 1977 avec la RDA, vice-champion du monde individuel en 1978, 3e par équipes en 1975.

Thomas Huschke

  • Né en 1947, en RDA, fils d'un ancien champion allemand, Thomas Huschke est plus connu comme "pistard".
    • En poursuite par équipes avec la RDA il est médaillé d'argent aux Jeux olympiques de 1972. Champion du monde en 1977, il est médaillé d'argent en 1970, 1971, 1974, et médaillé de bronze en 1975.
    • En poursuite individuelle, il est Champion du monde (amateurs) en 1975, 3e en 1974.
    • Sur la route, il a remporté en 1973 une étape de la Course de la Paix qu'il terminait 32e

Alexandre Koulibin

Stanislav Krolak

  • Vainqueur de la Course de la Paix 1956, 3e du Grand Prix de l'Humanité en 1962. Voir la notice à ce nom.

Français

Jacques Alix

Jacques Alix, né le 14 janvier 1928, a un palmarès assez copieux sur peu d'années

  • 3e du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1949
Palmarès
  • 1949 : Champion de France FSGT, vainqueur des "classiques" FSGT Paris-Roubaix, Paris-Lille, de la course en 2 étapes Doulaincourt-Paris, 2e de Paris-Tours (FSGT), 9e du Tour de Pologne[135]
  • 1950 : 2e du Championnat de France FSGT, 2e de Paris-Lille, il termine 25e de la Course de la Paix (où il fait 2e de la 4e étape, Wroclaw-Chorzow. 5e de la 2e étape, Varsovie-Lodz.)


Maurice Herbulot

Marcel Lemay

  • Paris-Douai (FSGT) 1949
  • 2e de Paris-Lille (FSGT) 1949
  • 2e du Grand Prix Cycliste de l'Humanité 1949
  • 8e du Tour de Pologne 1949
  • 12e de la Course de la Paix 1950 (équipe France-FSGT)

Christian Radigond

Charles Riegert

Coureur cycliste français, né le 13 mars 1913 à Paris, mort en août 1988[136]."Pionnier" des participations françaises, au sein d'équipes de France organisées par la FSGT, à la Course de la Paix et au Tour de Pologne, aux lendemains de la seconde Guerre mondiale.

Lien externe

Notes et références

  1. Article paru le 30 mai 1975, dans l'Humanité, sous la plume d'Émile Besson
  2. Analyse produite par les historiens Christian Delporte, Claude Pennetier, Jean-François Sirinelli, Serge Wolikow, qui à l'occasion du centenaire du quotidien, ont tenu colloque et en ont publiés les Actes : l'Humanité de Jaurès à nos jours, aux éditions Nouveau monde, 2004. En particulier les contributions de Tanguy Perron : "l'Humanité" et ses images dans le cinéma communiste du Front Populaire, et de Annie Burger-Roussenne : Paul Vaillant-Couturier, rédacteur en chef de "l'Humanité" .
  3. Édouard Seidler: Le sport et la presse, collection "Kiosque, Armand Colin éditeur, 1960.
  4. Les aristocrates des stades, Alain Ehrenberg, article dans Le Monde, 9 juin 1980.
  5. Consultation de l'Humanité sur la rubrique "Presse quotidienne" du site Gallica de la Bibliothèque nationale de France, jusqu'à l'année 1939.
  6. L'athlétisme, comme le football, ne connaissent pas la cloison "amateurs/professionnels", qui divise artificiellement en 2 le cyclisme mondial jusqu'en 1990. De ce fait, il semble que la fédération travailliste FST / FSGT n'attire pas une partie de l'élite de l'athlétisme, comme c'est le cas pour le vélo, et se consacre plus à l'organisation des Brevets sportifs populaires. Au niveau international, la compétition annuelle du « Cross de l'Humanité » présente un « plateau » de grand choix. En 1954, 1955, le vainqueur du Cross se nomme Emil Zatopek (Tchécoslovaquie), champion olympique. Parmi ses adversaires, on note ... Vladimir Kuts (URSS), 3e en 1954, champion olympique. (Source: Miroir sprint.
  7. Le terme « ouvrier » est entendu ici au sens que ces organisations se donnent elles-mêmes : il se situe dans une optique de « luttes des classes ». Mais la sociologie des organisations sportives en France montre la pratique sportive "travailliste" est un phénomène toujours minoritaire dans l'ensemble constitué des sportifs licenciés, toutes fédérations confondues. Voir l'article de André Gounot, Les Spartakiades internationales paru dans la revue Les Cahiers d'histoire, revue d'histoire critique, N° 88-2002. Le même auteur a contribué à l'ouvrage Métamorphoses ouvrières, paru aux éditions de l'Harmattan par un article, cet article est consultable sur Internet : Une organisation sportive et révolutionnaire: la Fédération Sportive du Travail
  8. l'Humanité, 11 juin 1933
  9. voir les travaux de recherche historique publiés par André Gounot, ou Nicolas Kssis, dans diverses revues, cités en notes.
  10. le dimanche 2 juillet 1933
  11. l'Humanité, 10 avril 1927
  12. éditorial de Paul Vaillant-Couturier, L'Humanité du lundi 4 avril 1927.
  13. Nicolas Kssis,La politique sportive des municipalités communistes de banlieue entre les deux guerres, dans l'ouvrage dirigé par Jacques Girault,Des communistes en France (années 1920-années 1960), Publications de la Sorbonne, Paris 2002.
  14. L'Humanité, 31 mai 1937.
  15. la date du 20 décembre 1940, (Claude Sudres, Dictionnaire du cyclisme, Calmann-Lévy éditeur, 1984) pose problème, au vu du Régime politique de la France à cette époque. L'histoire du cyclisme pendant la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation est abordée par Jean Bobet, Le Vélo à l'heure allemande, éditions La Table Ronde, 2007. Mais le sujet est loin d'avoir été étudié dans son ensemble.
  16. la difficulté à retrouver dans la littérature sportive, qui ignore ce volet sportif, les courses du sport travailliste, le fait que les palmarès des coureurs soient expurgés de toutes les performances accomplies entre 1925 et 1980 sous le label FST ou FSGT interroge l'historien.
  17. Tel Philippe Gaudrillet, vainqueur du Grand Prix en 1955
  18. Faute de sources, il n'est guère possible d'avancer des raisons partisanes ou idéologiques à cet engagement, mais elles ne sont pas à écarter.
  19. voir l'article Course de la Paix.
  20. Almanach de l'Humanité, année 1946, page 168 : « nos épreuves sportives ».
  21. Il est à noter que les palmarès des courses organisées par la FFC et accueillant des coureurs soviétiques, polonais, tchécoslovaques, à partir du début des années 1970, restituent la même tendance : Circuit de la Sarthe, Ruban granitier breton, etc.
  22. Pierre Chany, L'Année du cyclisme 1979.
  23. www.gphumanite.fr
  24. L'Humanité, 3 avril 1927, page 6, carte de l'itinéraire Rouen-Paris, Grand Prix Cycliste de "l'Humanité", avec le concours de la F.S.T..
  25. Le palmarès du Grand Prix est, pour le vainqueur de chaque édition, dans : Miroir du Cyclisme, n° 148, octobre 1971, rubrique « L'armoire aux souvenirs », tenue par Robert Descamps. Il est complété par la consultation, pour la période 1927-1939, de l'Humanité, site de la BNF. Les sources pour la période suivante sont indiquées. En 1927, en raison du nombre de compétiteurs, ceux-ci sont répartis en 3 groupes partant séparément: il y a donc 3 "vainqueurs". Mais le classement au temps des vainqueurs de deux des groupes, les place derrière les premiers du 3° groupe, celui des licenciés à la FST ( Fédération Sportive du Travail )...Le groupe dit des "Séniors" a pour vainqueur, en 3 h 58', René Lefort de (Mareuil-sur-Ourcq) ; le peloton des "juniors" a pour vainqueur, en 4 h 4', Paul Van den Daele de (Courbevoie). Le rédacteur de l'Humanité, se perd lui-même dans les classements et ne cite Gabriel Balay en une du journal du lundi 5 avril 1927. La photo du vainqueur est en page 4 de l'Humanité du 6 avril. Gabriel Balay, remporte le 26 juin de la même année une "classique FST", Paris-Orléans.
  26. Maurice Delmer (club FST: CS Croissant) emporte la première course Ivry/Saint-Denis, 117 km en 3 h 51'. La seconde course est remportée par le futur vainqueur du Grand Prix en 3 h 50.
  27. Auguste Kropp, avait remporté une des demi-finales. Le 23 juillet, il triomphe encore dans une course organisée par la 20° Union des syndicats CGTU, courue entre Saint-Denis et Garches. Le 16 septembre 1928 il est vainqueur du "Challenge Jean Jaurès, organisé par la FST.l'Humanité, le lundi 2 avril 1928, titre sur 3 colonnes : "le IIe Rouen-Paris, magnifique épreuve sportive, puissante démonstration ouvrière. Sur tout le parcours deux haies de prolétaires enthousiastes acclament l'Humanité et les sportifs ouvriers." Par le jeu de courses éliminatoires et de deux demi-finales disputées le dimanche précédent, un seul peloton, fort de 210 qualifiés, prend le départ à Rouen. Le club d'Ivry-sur-Seine, l'UST Ivry, réalise un tir groupé (4 dans les 6 premiers !) et remporte le challenge par équipes. Voir le site de l'US Ivry pour l'histoire de la fondation du Club
  28. Philippe Robrieux, Histoire intérieure du Parti Communiste, tome 1 1920-1945, et tome 4 Chronologie.
  29. Maisons-Alfort, Brie-Comte-Robert, Meaux, Plessis-Belleville, Creil et Montataire, Chantilly, Écouen, Villiers-le-Bel, Sarcelles, et pour finir " marche triomphale vers Saint-Denis".
  30. L'Humanité, 3 juillet 1933, page 6.
  31. Le 26 juin 1933 en page sportive un article "au vitriol" salue le départ du "Tour" : " 50 jeunes hommes, salariés de la pédale vont partir, poursuivis par toute une meute de marchands de fromage, de cirage ou de bretelles, se servant de leurs muscles pour vanter les qualités de leur double-crème ou de leur élastique". L'article conclut : "Camarades sportifs qui prenez encore le Tour pour une épopée sportive, regardez de près l'édifice, voyez les coureurs qui peinent, les charlatans qui pérorent, profitent et encaissent, (...) et venez avec nous qui faisons du sport pour démolir celui-là."
  32. Après les événements de février 1934, le Parti communiste prône l'unité des partis se réclamant du socialisme, et s'engage par touches successives vers le "Front populaire". Du point de vue sportif sont amorcées les négociations qui mènent à la création de la FSGT.
  33. pages sportives de l'Humanité, 1927, 1933
  34. l'Humanité, page sportive, le 2 juillet 1934. Ce même 2 juillet, se tient à Paris un meeting d'Unité d'action où Jacques Duclos côtoie le dirigeant socialiste Jean Zyromski. Un des mot d'ordre est de "Sauver Thaelmann", dirigeant communiste allemand, prisonnier en Allemagne nazie
  35. voir sur Internet: Les films repères dans l'histoire et le présent des mouvements sociaux.
  36. Alphonse Decru avait remporté quelques semaines avant le Grand Prix de l'Humanité, la "classique" FSGT Paris-Roubaix, dont l'organisation était mixte : FSGT (née en décembre 1934, voir supra, et Le Populaire de Paris, organe du Parti socialiste SFIO. Après la guerre, en 1947, Alphonse Decru, de Lens, remporte la "Classique" routière (FSGT) Paris-Lille. Bref un champion, complètement ignoré, car hors FFC ! Tous les renseignements concernant l'Après-guerre, fragmentaires, sont issus des Almanach de Miroir Sprint, années 1948, 1950, 1951, rubrique "Cyclisme", et des Almanach Ouvrier-Paysan de l'Humanité, 1946, 1950, 1951, 1952, 1953 et 1954, dernière année où cet almanach fait référence au Grand Prix cycliste.
  37. Tanguy Peron, A la recherche du cinéma ouvrier, site www.peripherie asso.fr
  38. Comptes rendus quotidiens du Tour 1937, du 1er juillet au 26 juillet 1937. l'Humanité dispose de 3 véhicules suiveurs dont l'un "est équipé d'un appareil de projections cinématographiques" (L'Humanité 01 07 1937.
  39. La fête du Grand Prix de l'Humanité est différente de la fête de l'Humanité, beaucoup plus vaste. Sur celle-ci, voir La fête de l'Humanité culture communiste, culture populaire , Noëlle Gérôme, Danielle Tartakowsky, éditions sociales/ Messidor, 1988.
  40. Selon le journal organisateur, le vainqueur 1939, Roger Pujol est âgé de 19 ans. Il vient d'accéder à la 2e catégorie des cyclistes amateurs après avoir remporté la course classique Paris-Montereau.
  41. L'Almanach de l'Humanité a paru chaque année de 1926 à 1939 puis de 1946 à 1997. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les activités sportives initiées sous le patronage du journal ont peu d'écho dans cette publication. Avant 1939, rien, de 1946 à 1955 quelques lignes sur le Grand Prix cycliste et le Cross pédestre. Après 1956, silence complet, sur le sport FSGT, sur le Grand Prix Cycliste, mais des articles réguliers d'Abel Michéa font le point sur le sport spectacle professionnel.
  42. Terme inconnu en 1945, précisons-le. Mais le titre de l'article, p. 108 est peu équivoque : "Nos épreuves sportives".
  43. Almanach du cyclisme 1945, présentation de la saison cycliste de la FSGT. Cet almanach est édité par le quotidien Ce soir, sous la direction de Georges Pagnoud. Parmi les contributeurs, le plus prolixe est François Terbeen.
  44. L'Année cycliste 1945, citée par M. G.Vidal, contributeur au forum "Mémoire du cyclisme", 1er novembre 2009.
  45. Le 4e, Pierre Caumont est nantais, le 5e Robert Pouessel est issu de la JSO d'Alfortville, grand club de la FSGT de la "Banlieue rouge" des années "30".
  46. Cf la contribution de Patrick Eveno, "l'Humanité une entreprise politique", dans L'Humanité de Jaurès à nos jours, éditions Nouveau monde, Paris 2004. Les chiffres de vente étaient de 300 000 exemplaires vers 1937.
  47. Source sur le 13e Grand Prix : Miroir Sprint, N° 5, nouvelle série, 25 juin 1946. 4 photos illustrent l'article du journaliste René Darras, rendant compte de la course
  48. Léonce Autaa associé au coureur Garmendia, termine en effet à la 11e place la course Armagnac-Paris, organisée par le journaliste Jean Leulliot et disputée en équipe de 2 coureurs, comme une "américaine".
  49. Miroir Sprint, N° 57, 24 juin 1947. 2/3 de page sont dédiées au Grand Prix de l'Humanité. Mais le titre du magazine est libellé ainsi: (...) Verhoest a enlevé Srasbourg-Paris (sic) Seules deux incidentes mentionnent qu'il s'agit du Grand Prix de "l'Humanité"....
  50. "Lyon-Paris", c'est sous cette appellation que l'hebdomadaire Miroir Sprint rend compte de la course, en ne citant '"l'Humanité" qu'au détour d'une phrase. Cete observation, déjà faite pour 1947 tend à mettre en discussion la connotation "communiste" qu'on associe fréquemment à Miroir Sprint, tout au moins dans ses premières années...CF Miroir Sprint, N°104, 18 mai 1948.
  51. Tous les résultats de ces courses ont été publiés par Miroir Sprint, dans son Almanach millésimé 1950.
  52. Ce 20e millésime bénéficie d'un compte-rendu d'une page dans l' Almanach ouvrier et paysan (année 1954), édité par l'Humanité
  53. René Van Meenen est bien le même coureur qui en 1954 termine 3e de la Course de la Paix, puis fait une carrière professionnelle. Curieusement sur la plupart des sites cyclistes, comme dans les pages de Velo-gotha, édité en Belgique en 1984, le Grand Prix de l'Humanité est "oublié" de son palmarès. De grand gabarit, l'Almanach de l'Humanité le qualifie de "colosse", l'annuaire belge présente ainsi Van Meenen : "routier puissant et rapide, son poids lui a interdit les épreuves aux profils trop prononcés".
  54. Philippe Gaudrillet, est originaire de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine)
  55. Cyclisme 1956, supplément au numéro 507, page 47.
  56. La course part à 11 h 30, ce qui est un horaire assez tardif. La moyenne horaire sur laquelle est donné le temps de passage est de 38 km/h. Cf l'Humanité, 29 mai 1965.
  57. Nanterre est alors plus connue pour le bidonville, pas encore résorbé, que pour la faculté qui s'y installe à la rentrée scolaire 1964-1965. Cf. Gilbert Wasserman, Nanterre, une histoire, éditions Messidor, 1982, p. 162-168.
  58. La vie politique havraise est inséparable de deux "figures historiques" du Parti communiste français, du front populaire aux années 1990. René Cance, élu conseiller général d'un canton de la ville en 1937, député quasi continu de 1945 à 1967, est maire du Havre de 1956 à 1959, puis de 1965 à 1971. Son successeur André Duroméa est durablement réélu à partir de 1967 à la députation, et à la mairie à partir de 1971
  59. Vérification effectuée dans le journal Le Monde du 16 mars 1965. ]
  60. Le monde, 16 et 23 mars 1971
  61. Les électeurs de 1977 élisent des municipalités à direction communiste dans les villes déjà citées, auxquelles s'ajoutent entre autres, Bolbec, Canteleu, Darnétal, Grand-Couronne, Le Trait, Maromme. Cf l'Humanité-Dimanche, Annuaire des 20 000 élus communistes, avril 1977
  62. Cf, article d'Émile Besson, l'Humanité, 5 juin 1971 : "Tous les obstacles ont été une fois de plus surmontés grâce à la commission fédérale cycliste FSGT,, grâce aussi et surtout à l'aide précieuse des municipalités (...) et des services publics"
  63. l'Humanité, 24 mai 1974.
  64. Victor Dupouy (1901-1981), ouvrier métallurgiste, fut durant l'Occupation résistant en province. Âgé de 76 ans, il est remplacé en 1977 par un élu plus jeune, Robert Montdargent
  65. Cf. l'Humanité, 29 mai 1964, article non signé.
  66. Ainsi le 21 mars 1954 le podium du Cross des "As", disputé à l'hippodrome de Vincennes n'est rien moins qu'olympique : 1er Drapeau : Tchécoslovaquie Emil Zatotpek; 2e Drapeau : Pologne Jerzy Chromik; 3e Drapeau : URSS Vladimir Kuts. Cf (photos à l'appui) Album des sports 1955, de Miroir sprint, page 8.
  67. Ce n'est qu'à l'été 1960 que la victoire olympique de Viktor Kapitonov propulse le cyclisme soviétique dans le champ médiatique
  68. Tarakanov n'a jamais été sélectionné dans l'équipe "première" de l'URSS, celle de la Course de la Paix Cf. les listes par pays des participants à cette course, site "www.fred-moellendorf.de".
  69. Les palmarès de Gainan Saidschushin, de Valeri Chaplygin publiés par les sites Internet russes, mentionnent en bonne place leurs victoires. Il en est de même du site internet de la fédération roumaine de cyclisme, pour Gabriel Moiceanu
  70. De Gaule démissionne de ses fonctions le 27 avril 1969, à la suite de la victoire du "Non" à un référendum. L'élection des 1er et 14 juin 1969 est marquée par le score inattendu du candidat communiste Jacques Duclos, qui frôle l'accession au second tour du scrutin remporté finalement par Georges Pompidou
  71. N° 7 705, nouvelle série
  72. La rosière de Nanterre, est un titre décerné à une jeune nanterroise méritante depuis 1818. En 1935, la municipalité communiste continua une tradition d'origine religieuse en élisant une "rosière rouge". En 1936 la rosière, une ouvrière de l'usine "Cadum" de Courbevoie, participe aux cortèges des grévistes du Front populaire. Cf. Gilbert Wasserman, Nanterre, pages 199-201.
  73. L'US Quevilly est alors emmenée par son avant-centre Daniel Horlaville et l'équipe, en ce 31 mai 1969, leader du groupe Nord du CFA Championnat de France amateur, avec ... 8 points d'avance sur l'équipe de Cambrai, vient de battre Saint-Germain, pas encore PSG, par 2 buts à 1.
  74. Le journaliste note que Labus mesure "160 cm", ces centimètres étant sans doute plus réductifs que 1 m 60...)
  75. l'Humanité, 30 mai 1970, page sportive, liste des 100 participants
  76. L'équipe d'Algérie vient de disputer la Course de la Paix 1970. Tahar Zaaf 49e du classement final à Berlin, va terminer 22e sur les routes françaises, où le meilleur algérien, Majid Hamza, se classe 13e. Cf, l'Humanité, 1er juin 1970, résultats du Grand Prix de l'Huamanité
  77. Ibid., article de présentation de la course. Contrairement à une légende, les soviétiques portent comme souvent un maillot "bleu uni", et non pas "rouge".
  78. La Course de la Paix 1970 consacre le polonais Ryszard Szurkowski et toute l'équipe de Pologne. Le premier allemand, Siegried Huster, est 8e, mais pire encore, l'équipe de RDA ne termine que 4e du classement international des équipes.
  79. Liste des partants, l'Humanité, 24 mai 1974
  80. Le nom de Valeri Chaplygin est alors orthographié par l'Humanité : "Tchapliguyn"
  81. Préposé à suivre cette édition, le journaliste Abel Michéa, moins connaisseur de cette course que ses collègues Émile Besson, Paul Zilbertin ou Yann Le Floch, écrit "45e" vainqueur dans le compte-rendu qu'il livre aux lecteurs du quotidien le lundi 27 mai 1979.
  82. La ville de Chalons-sur-Marne , rebaptisée depuis lors en Chalons-en-Champagne est dirigée par le communiste Jean Reyssier; la ville de Soissonsest aux couleurs "Union de la gauche", avec le maire-adjoint communiste.
  83. Joseph Sanguedolce, maire de Saint-Étienne entre 1977 et 1983, était aussi un ancien coureur cycliste régional
  84. Cette randonnée "cyclo" n'est pas organisée tous les ans. Les 3 & 4 septembre 2005, les 360 kilomètres entre vallées de Seine, Iton et Eure étaient annoncés comme la 24e "rando", cf L'Humanité, 26 août 2005
  85. Titre employé par Paul Guitard, journaliste du journal, le samedi 31 mars 1928, pour un article en "une" de l'Humanité.
  86. l'Humanité, 5 octobre 1995, cf Archives du Journal, site www.humanite.fr
  87. tout au moins étaient-ils annoncés officiellement par l'Humanité du 9 octobre 2007
  88. L'Humanité des 15 et 18 octobre 2010
  89. Robert Oubron dossard N° 252 est alors âgé de 21 ans
  90. 1re étape : Le Havre-Rouen : Jean Candoni
    2e étape : Rouen-Paris : Jean Candoni
  91. 1re étape : Le Havre-Rouen : Vandevelde
    2e étape : Rouen-Paris : Henri Sésier
  92. 1re étape : Le Havre-Rouen : Roger Pujol
    2e étape : Rouen-Paris : Gabriel Le Bonnec (FSGT/VC Croix-de-Berny)
  93. 1956 : 1re étape : Leullier
    2e étape : Marcel Lecointe
  94. 1957 : 1re étape : Ian Sandbach (Royaume uni)
    2e étape : Lucien Truchot
  95. Les résultats du Grand Prix de l'Humanité 1967 sont dans l'annuaire "Jacobs & alii", Velo 68, pages "L", compétitions cyclistes amateur en France.
  96. Jeunesse Sportive Ouvrière de Puteaux
  97. Etoile Sportive Ouvrière de Villeneuve-la-Garenne
  98. Voir dans Miroir du cyclisme, n° 324-1982 , écrite par Jean-Paul Ollivier l'histoire de Dominique Zanti, d'origine italienne, anti fasciste, encore italien en 1937 et subissant des pressions des autorités consulaires mussoliniennes à la suite de sa participation à ce Grand prix cycliste.
  99. suite du classement de la 1e étape 1938:-4e- Hugues ( UVF Arcuei-Cachan ), m.t. - 5e - Émile Idée ( UVF Boulogne-Billancourt )m.t. Celui qui allait devenir le "roi de la Vallée de Chevreuse", n'est pas classé le lendemain.
  100. Sources des fiches des coureurs: "Cycling Web site", Miroir du Cyclisme.
  101. Miroir du Cyclisme, N° 238, août 1977, rubrique encyclopédie, tenue par Robert Descamps. Pour Gabriel Moiceanu, "l'un des meilleurs Roumains de ces dernières années", les précisions de poids, 72 kg et de taille, 1 m 72 sont citées
  102. 1962 : course disputée les 26-27 mai, sur un trajet Paris-Rouen, Rouen Paris. (Miroir du cyclisme, juin 1962). En 1963, course de 332 km, de Paris à Rouen et retour, les 18-19 mai. (Miroir du cyclisme, N° 32, juin 1963)
  103. orthographié Saidchushin en langue allemande, ou Gaynan Saydkhuzkhin, sur le site "Zavod Miru"
  104. l'incontournable Miroir du cyclisme, et particulièrement l'encyclopédie de Robert Descamps.
  105. Orthographié Chaplygin sur le site cycling website, Czaplygin, sur le site tchèque de Zavod miru, Tschaplygin sur le site allemand Friedenfahrt
  106. L'état civil de Dave Bedwell est donné par le site "cycling web site".
  107. En 1972, le premier français est 16e
  108. Voir la référence suivante.
  109. Grand Prix disputé les 27-28 mai 1961, Cf Miroir du cyclisme, N° 6, juin 1961.
  110. Roger Verhoest remporte cette même année 1947, la course FSGT Srasbourg-Paris en 3 étapes
  111. R. Jacobs, R.De Smet, H. Mahau, Annuaire Velo 80, p.192
  112. mêmes auteurs que note pécédente, Velo 81
  113. Chronologie du record du 4 km, piste couvert, dans Gotha du vélo, 1984
  114. le vainqueur est Volker Winkler
  115. Stier, coureur cycliste de RDA, avait terminé 4e du Grand Prix Cycliste de 'L'Humanité en 1979.
  116. Annuaire Velo 82.
  117. RenéJacobs, Harry Van Dem Bremt, Velo 83
  118. La RDA place 3 coureurs dans les 4 premiers. Detlef Macha, 1er, Mario Hernig, 3e, Harald Wolf, 4e. Le second est aussi un allemand, de la RFA Rolf Gölz.
  119. RenéJacobs, Harry Van Dem Bremt, Velo 84
  120. RenéJacobs, Harry Van Dem Bremt, Velo 85
  121. info du cyclist web site
  122. Pascal Sergent, Encyclopédie illustrée des coureurs français depuis 1869, parue en 1998 aux éditions de Eecloonaar, p.82.
  123. Cycling web site
  124. Le palmarès de Robert Renoncé dans: Miroir du cyclisme, pages de l'Encyclopédie, n° 288, août 1980. Et Pascal Sergent, Encyclopédie illustrée des coureurs français depuis 1869, éditions Eecloonaar, 1998, p. 635.
  125. voir Pascal Sergent, Un siècle de Paris-Roubaix, éditions de Eecloonaar, 1996.
  126. Almanach Miroir Sprint 1948. En page 112 une photo de l'arrivée '"détaché" de Renoncé à Lens.
  127. Palmarès de cette course sur le site Mémoire du cyclisme.
  128. Voir les sites internet du cyclisme actuel. Quand une épreuve cycliste, organisée de longue date au niveau "amateurs" est promue dans le circuit professionnel, la plupart des sites "cyclistes" font soit l'impasse sur le palmarès antérieur, soit adoptent des formules simplifiées, où n'apparaît que le nom du vainqueur, alors que sont livrés en général les trois premiers du classement.
  129. liste des engagés, L'Humanité, 01 juin 1935, page 6. Sur les 207 engagés, il y a 128 coureurs licenciés FSGT, et 79 licenciés à l'UVF ou "indépendants".
  130. Le premier "Paris-Roubaix" (FSGT, ouvert comme le Grand Prix Cycliste de l'Humanité aux "indépendants" et aux licensiés UVF, est organisé le 12 avril 1935, par la FSGT et le quotidien Le Populaire, organe du Parti socialiste (SFIO). Cinq éditions de cette course sont disputées de 1935 à 1939. Hormis la dernière année, le journal communiste participe aux animations liées à la course. Ainsi un prix offert par L'Humanité récompense le coureur qui passe en tête la côte de Doullens. En 1935, Alphonse Decru réalise les 255 kilomètres en en 8 h 19 min. Il devance Wibon, de Roubaix et Castellani d'Armentières. Au passage de Doullens, il avait remorté le prix spécial de l'Humanité. Cf l'Humanité, 13 avril 1935.
  131. L'Humanité, 15 avril 1936. Decru remporte le 2e Paris-Roubaix FSGT, dans le vent et la pluie. Les 267 km du parcours sont absorbés en 9 h 26 min. Son second, Adani est à plus de 4 min ! Le troisième est à 8 min. Il était déjà en tête à Doullens, pour le prix spécial de l'Humanité, une bicyclette.
  132. l'Humanité, 2 mai 1937. Decru termine 3e de la course, remporté par Vanderdoncht, de Lys-lez-Lannoy. En 1938, l'épreuve est remportée par le belge Masselis, de Roubaix. Decru, toujours présent attaque bien avant l'Enfer du Nord, mais il chute dans la traversée d'Arras et s'il rejoint le peloton de tête, il a laissé ses force dans l'affaire et ne figure pas dans les quinze premier à Roubaix. Cf. L'Humanité, 9 mai 1938. On peut noter que le départ de ce Paris-Roubaix FSGT 1938 est donné à Clichy par le secrétaire d'État aux Sports et Loisirs Léo Lagrange.
  133. Résultats 1947 des principales courses FSGT dans Almanach Miroir sprint 1948.
  134. Almanach Miroir Sprint 1950.
  135. Jacques Alix, au Tour de Pologne 1949 est dans une équipe FSGT qui réussit une bonne performance : Charles Riegert termine 6e, Marcel Lemay termine 8e, Alix est 9e. Antoine David est 34e, Fernand Maestri 37e.
  136. Cycling website
  137. forum Mémoire du cyclisme, contribution de G. Vidal, qui a répertorié les coureurs arrivés placés dans le Grand Prix cycliste de l'Humanité entre 1945 et 1957, renseignements utilisés pour partie dans cette notice dédiée à cette course.
  138. site "joseph's peace race archive
  139. du 22 août au 4 septembre 1949. L'équipe de France FSGT termine 3e du classement par équipe. Cf Almanach de Miroir Sprint 1951.
  140. Classement complet de la Course de la Paix, site "Zavod.miru, en accès libre. L'équipe de France FSGT termine 9e du challenge des équipes ( source: Almanach Miroir sprint, déjà cité)

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Grand Prix Cycliste de l'Humanité de Wikipédia en français (auteurs)

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