Gabriel Le Roy Ladurie


Gabriel Le Roy Ladurie

Gabriel Le Roy Ladurie (1898-1947) est un homme d'affaires français et un homme d'influence, impliqué dans la Collaboration durant la Seconde guerre mondiale.

Sommaire

Biographie

Origines

La famille Le Roy Ladurie est une vieille famille normande de la région de Domfront, installée peu avant la Révolution française à Verneuil.

Le père de Gabriel Le Roy Ladurie, le commandant Barthélemy-Emmanuel Le Roy Ladurie, est un officier de carrière destitué à 43 ans, lors d'un conseil de guerre, à Nantes, le 26 septembre 1902, pour avoir refusé de participer, le 15 août 1902, à la fermeture des écoles des congrégations catholiques ouvertes avant 1901, à Douarnenez, sous le gouvernement d'Emile Combes. Il sera réintégré avec son grade, mais sans avancement, au début de la Première Guerre mondiale[1].

Barthélemy-Emmanuel et Jeanne Le Roy Ladurie, issue d'une famille de l'aristocratie bas-normande, ont eu sept enfants dont Gabriel et Jacques qui fut un syndicaliste agricole, ministre de l'Agriculture sous Vichy, avant d'entrer dans la Résistance.

Banquier

Gabriel Le Roy Ladurie participe à la Guerre de 1914-1918. Il ne réussit pas à devenir inspecteur des finances, mais trouve un emploi à la banque franco-polonaise, à Katowice. Puis, il intègre la banque Worms. Il joue dès lors un rôle important au sein du patronat.

Dans les cercles politiques de l'Entre-deux-guerres

Gabriel Le Roy Ladurie est un homme d'influence, « un pêcheur d'hommes » selon l'expression d'Angelo Tasca[2]. Il tient table ouverte dans un appartement spécialement et discrètement loué par lui, sa « popote ».

En 1934, il se rapproche de Paul Reynaud, dont il approuve les conceptions monétaires. Mais il se lie aussi avec le comte de Paris, s'intéresse un moment au colonel La Roque qu'il juge « bon à rien », puis à Doriot avec lequel il rompt en 1938 au moment des Accords de Munich, pour se rapprocher à nouveau de Paul Reynaud. Il est aussi proche d'Yves Bouthillier futur ministre des finances sous Vichy.

Son rôle durant l'Occupation

A partir de 1940, sa « popote » invite des personnalités de la Collaboration : François Lehideux, Pierre Pucheu, Paul Marion, Victor Arrighi, Jacques Benoist-Méchin, Pierre Drieu la Rochelle et Yves Bouthillier, hommes du clan Darlan dont certains sont ministres.

Ce cercle d'influence a été dénoncé par les adversaires de Darlan et accusé par eux d'avoir mis en place la synarchie qui aurait été animée par la banque Worms, dont Gabriel Le Roy Ladurie est le directeur de 1940 à 1944.

Notes et références

Sources

La source principale de cet article est la biographie qui figure dans Dominique Venner, Histoire de l'Occupation (voir bibliographie).

Références

  1. Emmanuel Le Roy Ladurie, « L'affaire Le Roy Ladurie, 1902 », in l'avant-propos de Les Grands Procès politiques, dir. Emmanuel Le Roy Ladurie, éd. du Rocher, 2002, p.7-22
  2. Angelo Tasca, Carnets, Vichy 1940-1944, Archives de guerre d'Angelo Tasca, sous la direction de Denis Peschanski, CNRS, Paris, 1986.

Annexes

Articles connexes

Bibliographie


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