Chronologie du siège de Paris (1870)


Chronologie du siège de Paris (1870)
Article principal : Siège de Paris (1870).

Le siège de Paris de 1870-1871 est un épisode de la guerre franco-prussienne de 1870-71, sa chronologie permet d'appréhender l'histoire de ce siège par les événements selon leur ordre temporel[1].
Cette chronologie ne fait pas apparaître les polémiques, les bruits, les racontars, les appréciations diverses, les discours exagérés, les nouvelles à sensation... Elle est principalement basée à partir des rapports extraits du Journal officiel de la République, mais également des nombreux mémoires de, journal de,... .


Sommaire :
Septembre 1870
4 septembre 8 septembre 11 septembre 12 septembre 13 septembre 14 septembre 15 septembre 16 septembre 17 septembre 18 septembre 19 septembre
20 septembre 21 septembre 22 septembre 23 septembre 24 septembre 25 septembre 26 septembre 27 septembre 28 septembre 29 septembre 30 septembre
Octobre 1870
1er octobre 2 octobre 3 octobre 4 octobre 5 octobre 6 octobre 7 octobre 8 octobre 9 octobre 10 octobre
11 octobre 12 octobre 13 octobre 14 octobre 15 octobre 16 octobre 17 octobre 18 octobre 19 octobre 20 octobre
21 octobre 22 octobre 23 octobre 24 octobre 25 octobre 26 octobre 27 octobre 28 octobre 29 octobre 30 octobre 31 octobre
Novembre 1870
1er novembre 2 novembre 3 novembre 4 novembre 5 novembre 6 novembre 7 novembre 8 novembre 9 novembre 10 novembre
11 novembre 12 novembre 13 novembre 14 novembre 15 novembre 16 novembre 17 novembre 18 novembre 19 novembre 20 novembre
21 novembre 22 novembre 23 novembre 24 novembre 25 novembre 26 novembre 27 novembre 28 novembre 29 novembre 30 novembre
Décembre 1870
1er décembre 2 décembre 3 décembre 4 décembre 5 décembre 6 décembre 7 décembre 8 décembre 9 décembre 10 décembre
11 décembre 12 décembre 13 décembre 14 décembre 15 décembre 16 décembre 17 décembre 18 décembre 19 décembre 20 décembre
21 décembre 22 décembre 23 décembre 24 décembre 25 décembre 26 décembre 27 décembre 28 décembre 29 décembre 30 décembre 31 décembre
Janvier 1871
1er janvier 2 janvier 3 janvier 4 janvier 5 janvier 6 janvier 7 janvier 8 janvier 9 janvier 10 janvier
11 janvier 12 janvier 13 janvier 14 janvier 15 janvier 16 janvier 17 janvier 18 janvier 19 janvier 20 janvier
21 janvier 22 janvier 23 janvier 24 janvier 25 janvier 26 janvier 27 janvier 28 janvier 29 janvier 30 janvier 31 janvier
Février-Mars 1871
4 février 6 février 8 février 15 février 19 février 21 février 24 février 26 février 27 février 1er mars 2 mars
La défense de Paris
Le génie L'artillerie Le ministére
des travaux
publics

Préambule

Après la capitulation de Sedan, les armées prussiennes et leurs alliés déferlent sur le Nord de la France et se déploient afin de mettre le siège devant Paris. Dans la capitale, la nouvelle parvient dans l'après-midi du 3 septembre.

L'opposition parlementaire à Napoléon III, menée par Léon Gambetta met alors en place un gouvernement provisoire, dit de la Défense nationale. La République est proclamée le 4 septembre, au balcon de l’hôtel de ville de Paris, et le gouvernement de la défense nationale est formé.

Septembre

4 septembre

8 septembre

11 septembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    La taxe de la viande de boucherie est décrétée.

12 septembre

  • Blason département fr Seine-et-Marne.svg Seine-et-Marne :
    Un groupe d’allemands arrive à Melun d’où ils repartent en début d’après midi en direction de Villiers Saint Georges annonçant l’arrivée d’un corps de 20 000 hommes, composé de 8 régiments d’infanterie, 5 régiments de cavalerie, 16 batteries d’artillerie et 6 bataillons de chasseurs à Pied.
    L’après-midi, des cavaliers sont signalés à Rebais, Nanteuil-lès-Meaux, Crégy les Meaux investissant ainsi la ville de Meaux.
    Ils occupent Nogent-sur-Seine et Provins, ou des uhlans annoncent l'arrivée d'un corps d'armée de 15 000 hommes.

13 septembre

Pont de Champigny-sur-Marne après sa destruction le 12 septembre 1870


14 septembre

  • Blason département fr Seine-et-Marne.svg Seine-et-Marne :
    30 lanciers ennemis sont présents à Mormant, annonçent l’arrivée d’une partie des troupes du prince royal et se dirigeant vers Paris.
    Un engagement a eu lieu avec des cavaliers prussiens à Mortcerf.
    Des troupes ennemies sont campées aux environs de la Croix aux Bois, Gastins et Clos-Fontaine. À Gastins, un camp de 4 000 soldats allemands est établi près du bois Thibout.
    Les communications télégraphiques sont désormais coupées entre Melun et Mormant.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Défense de sortir ni d'entrer dans Paris.
Le Jardin du Luxembourg pendant le siège de Paris

15 septembre

  • Blason département fr Oise.svg Oise :
    2 trains sont attaqués par les troupes allemandes aux abords de Senlis et de Chantilly qui s'installent ensuite dans ces villes. Le service est supprimé à partir de Paris.

Ordre du jour du général Trochu

Paris et ses environs

16 septembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    À mesure que les Prussiens resserrent le cercle dans lequel ils vont enfermer Paris, les populations des localités voisines, refoulées par l'invasion, se précipitent de toutes parts dans la capitale, avec des voitures chargées de meubles entassés à la hâte, de provisions, des objets les plus précieux abandonnant leur foyer qu'ils retrouveront, généralement, pillé et détruit.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    On se bat à Athis. La voie de chemin de fer est coupée par une canonnade entre Ablon et Athis, les trains allant sur Paris sont stoppés.
    Les éclaireurs de la Seine engagent un combat à Pompadour.

17 septembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    L'ennemi commence la construction d'un pont près de Villeneuve-Saint-Georges. À Montmesly des combats ont lieu entre les troupes de la défense nationale et l'avant-garde de la IIIe armée allemande.
    Partant de Vincennes, la division du général d'Exéa, du 13e corps, effectue une reconnaissance contre des colonnes ennemies signalées du côté de Choisy le Roi. Cette forte colonne cherche à couper les ligne de Compagnie du chemin de fer de Lyon et d'Orléans et à s'installer sur les hauteurs dominant la Seine. Un engagement contre ces troupes prussiennes, forte de 3 à 4 000 hommes qui se dirigeait de Choisy-le-Roi sur Versailles en contournant les positions de Châtillon et de Clamart. Selon le général Vinoy commandant de l'opération indique que l'avantage est resté à nos troupes qui ont perdu 6 tués et 37 blessés. Les pertes de l'ennemi auraient été de 400 hommes environ, dont 58 tués.
  • Blason département fr Val-d’Oise.svg Val-d'Oise :
    A L'Isle-Adam, un escadron de cavalerie aidé de 200 fantassins arrachent le drapeau de l'hôtel de ville, se livrent au pillage et réquisitionnent les plus belles demeures.

18 septembre

Le pont ferroviaire d'Argenteuil après sa destruction par le génie militaire français. Photo prise de Colombes vers Argenteuil. On aperçoit les hauteurs ont sera stationnée l'artillerie allemande
Batterie prussienne devant Paris
Les allemands composés de deux corps bavarois, la division wurtembourgeoise, le corp saxon, la garde prussienne et quatre corps d'armée prussiens arrivent sous les murs du camp retranché de Paris par 3 côté à la fois.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Décret d'un crédit de 600 000 francs pour construire des mitrailleuses.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Les Prussiens occupent Bourg-la-Reine, Clamart, Meudon...
    Une colonne marche sur Versailles en passant par Bièvre en contournant les bois de Verrières. Une seconde se dirigent également vers Bièvre par Petit-Bicêtre[3], la pointe du bois de Verrières et la capsulerie du bois de Meudon établissant un cordon sur les hauteurs de Clamart-Meudon dominants Paris. Un petit engagement eu lieu entre les zouaves qui étaient dans la ferme de Trivaux[4] et les fantassins prussiens qui étaient dans une autre petite ferme, dite: Pointe de Trivaux[5]. Les Prussiens sont chassés à coups de canon, et les zouaves prennent leur position.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Environ 200 prussiens s'avancent près du pont de Joinville en venant de Champigny. Après avoir échangé, pendant une demie-heure, des coups de feu avec les francs-tireurs ils se retirent.
    Les voies de chemins de fer sont coupées après qu'un convoi ai été assailli, à coup de fusil, à Choisy-le-Roi par les ulhans postés sur l'autre rive de la Seine.
    Les Prussiens sont signalés à Vitry et Chevilly.
    Le général Ducrot qui occupe, avec 4 divisions d'infanterie, des positions qui s'étendent des hauteurs de Villejuif à celles de Meudon, fait effectuer une reconnaissance de cavalerie. 2 000 hommes et 28 pièces d'artillerie de campagne de la division du général Maud'hui renforcent les positions du Moulin de Saquet et des Hautes Bruyères et entreprennent le creusement de tranchées.
  • Blason département fr Seine-et-Marne.svg Seine-et-Marne :
    20 000 Prussiens sont signalés cheminant dans la vallée de la Marne en direction de Paris dont l'avant-garde, de 6 000 hommes, se dirige à partir de Lagny sur le plateau d'Avron.

19 septembre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Les Prussiens occupent Bondy et les bois alentours et ont installé des batteries sur le bord du plateau du parc du Raincy.
    Des groupes de cavaliers sont venus explorer les alentours de la redoute de la Boissière et du fort de Noisy. Deux pièces de marine du fort ont tiré sur eux. La cavalerie s'est repliée rapidement et l'infanterie a rétrogradé. Ils ont édifié un observatoire à 2 000 mètres du fort de Noisy.
    Grand Tremblay
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    La garde républicaine fait sauter les ponts de Saint-Cloud, Sèvres et Billancourt.
    Article détaillé : Première bataille de Châtillon (1870).
    Dès la pointe du jour, le général d'Exéa fait une reconnaissance offensive en avant de ses positions. Il rencontre des masses importantes dissimulées dans les bois et dans les villages, et surtout un très grand déploiement d'artillerie. Après un engagement assez vif, les troupes ont dû se replier en arrière.
    Une partie de la droite a effectué ce mouvement avec une regrettable précipitation.
    L'autre partie s'est concentrée en bon ordre autour de la redoute en terre qui avait été élevée sur le plateau de Châtillon.
    La gauche faiblement attaquée, a pu tenir sur les hauteurs de Villejuif.
    À ce moment, le feu d'artillerie de l'ennemi a pris des proportions qu'il n'avait pas atteintes jusqu'alors.
    Vers 16 heures, le général Ducrot, après une lutte qui avait duré toute la journée, a dû prendre la résolution de faire reculer ses troupes jusqu'aux points où elles pouvaient recevoir la protection des forts.
    Il fait enclouer, sous ses yeux, les 8 pièces d’artillerie en position dans la redoute de Châtillon avant de se retirer, le dernier, au fort de Vanves.
    L'ennemi occupe aussitôt les hauteurs qui dominent les forts d'Issy, de Vanves, de Montrouge et commence à construire de gigantesques batteries qui lui permirent de bombarder les forts et l'enceinte. La route de Choisy à Versailles fut couverte de fascines par lesquelles les grosses pièces Krupp pouvaient être monter sans bruit. Plusieurs étages de retranchements s'élevèrent sur les flancs du coteau. Une batterie placée au moulin de pierre [6], [7] était à 1 000 m du fort de Vanves.
    Des ordres sont donnés, pour que les troupes se concentrent définitivement dans Paris. Toutefois le 150e régiment de marche, sous les ordres du colonel Bonnet, se retranche fortement, et garde sa position avancée à Plessis-Piquet.
    La redoute de Montretout, dont les remparts étaient inachevés et jugée trop avancée par le commandement, est évacuée par le 6e bataillon des mobiles de la Seine.
La batterie prussienne n ° 8 Kronprinz formée avec des canons pris aux troupes françaises et qui sont dirigés sur Paris

20 septembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le gouvernement indique qu'il « ne livrera ni un pouce de notre territoire, ni une pierre de nos forteresses ».
    La commission des barricades est formée.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Du côté du mont Valérien, Saint-Cloud, Sèvres, Meudon, l'ennemi ne se montre pas.
    En avant des forts de Montrouge, de Bicêtre et d'Ivry, l'ennemi reste à grande distance, et deux obus de ce dernier fort, ont forcés ses sentinelles à se replier.
    Dans la nuit, les Prussiens se sont emparés des hauteurs de Meudon. Une pièce de marine, portant à 9 000 mètres, envoya un boulet qui est tombé au milieu d'une batterie prussienne.
    Le fort de Vanves, de son côté, tire sur l'ennemi.
    Les Prussiens installent leurs batteries sur les positions en hauteurs.

21 septembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le 3e jour du siège, 1re tentative de départ d'un aérostat depuis l'usine à gaz de Vaugirard. L'enveloppe du ballon l'Union se déchire au moment du gonflement, l'ascension échoue[9].
    38 courriers partent de Paris, un seul, le facteur Frare[10], parviendra à franchir les lignes ennemies. Au retour il est arrêté comme espion et fusillé à Chatou.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Les prussiens sont signalés à 1 200 mètres environ d'Ivry
    Des ennemis qui se sont approchés du Port à l'Anglais ont été mis en fuite par un obus lancé par le fort d'Ivry.
    D'incessantes patrouilles prussiennes rôdent autour de l'ouvrage de Moulin de Saquet.
    Les tirailleurs ont échangé des coups de feu dans les maisons les plus éloignées de Vitry.
    Des soldats des forts de Bicêtre et d'Ivry qui effectuent des reconnaissances rapportent que l'ennemi se tient en arrière des crêtes de Villejuif, vers l’Hay et Chevilly.
    Après un engagement contre les tirailleurs, l'ennemi occupe Villejuif.
    Une reconnaissance partie du fort de Charenton, vers Créteil et le carrefour Pompadour, a été attaquée par les tirailleurs de l’ennemi, qui a amené successivement de nouvelles forces de Mesly et de Mont Mesly. La refraite s'est faite en très bon ordre.

22 septembre

Carte de 1871 et indiquant les trois forts de Saint-Denis : La Briche, Double-Couronne du Nord et fort de l'Est
Le canon de marine du fort de la Briche
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Une reconnaissance a été faite en avant du fort d'Issy par 120 hommes de la garde mobile, 4e bataillon de la Seine, 8e compagnie à la redoute du moulin de Pierres [6][7]. Le détachement a été attaqué, a eu 4 blessés et tué ou blessé 12 ennemis. Dans la nuit les forts d'Issy et de Vanves signalent des mouvements de troupes sur les hauteurs de Châtillon.
  • Blason département fr Yvelines.svg Yvelines :
    Une quarantaine de francs-tireurs tendent une embuscade à l'entrée de Mézières-sur-Seine à un groupe de ulhans qui s'avancent en direction de Mantes-la-Jolie. Le soir l'ennemi revient en force; le général Adalbert von Bredow en personne à la tête d'une colonne de cavalerie et d'artillerie appuyée par un détachement d'infanterie bavaroise se dirige alors sur Mézières. Une reconnaissance du 13e dragons du Schleswig-Holstein tombe dans une embuscade à Aulnay-sur-Mauldre tendu par 4 francs-tireurs[12]. Arrivés à Mézières, le maire est roué de coups[13] et le village est canonné, criblé d'obus puis l'arrière garde torche à la main y met le feu. Une soixantaine de maison seront détruites. En fin d'après midi la colonne arrive devant Mantes-la-Jolie. Après avoir canonné la ville, l'infanterie bavaroise du 2e régiment Prince Royal entre en ville saccage les 2 gares[14], tue et blesse des civils et emmènent des otages. La population affolée s'enfuit jusque dans les bois de Rosny. Après sa terrifiante apparition aux portes de Mantes, la colonne retourne dans ses cantonnement traversant les ruines fumantes de Mézières.

23 septembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Départ, de la place Saint-Pierre, du premier ballon-poste Le Neptune piloté par Jules Duruof. Il atterrit à Cracouville, dans l'Eure après avoir parcouru 104 kilomètres[15].
    Les parisiens ayant entendu le canon gronder, des rumeurs se répandent comme des trainées de poudre : « Nous avons tués 20 000 prussiens, ou a peu près, et 30 000 sont encerclés. » Puis le chiffre enfle ,c'est d'abord « 20 000 puis 30 000 et enfin 60 000 prussiens qui ont été mis hors de combat avec 15 000 prisonniers ». Afin de couper court à toutes les rumeurs, Arthur Ranc, journaliste et maire du 9e arrondissement de Paris, posa une affiche dans la mairie de la rue Drouot : « Voici la vérité : Nous avons repris Villejuif et le Moulin-Saquet. A l'Est nous avons débusqué l'ennemi de la Courneuve et du Bourget ».
Jules Duruof qui pilota Le Neptune premier ballon-poste partant de Paris le 23 septembre 1870

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  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Les forts de Bicêtre et de Montrouge appuient les troupes qui occupent le village de Villejuif et la batterie des Hautes-Bruyères. Au soir la position est fortement établie.
    L’ennemi effectue une reconnaissance sur le Moulin de Saquet, et est mis en déroute par les défenseurs aidés par l’artillerie du fort d'Ivry.
    L’ennemi qui tentait de s’établir vers Bagneux a été totalement réduit par l’artillerie de campagne et celle des forts.
    Le fort de Nogent a jeté le désordre dans les forces ennemies en tirant une soixantaine de coups de canons vers Bry-sur-Marne.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Des mouvements de troupes prussiennes sont signalés sur la route de Lille vers Le Bourget et Dugny.
    L’ennemi effectue des travaux en avant des fortifications Saint-Denis. La garnison de Saint-Denis, du général Bellemare, avec le 28e de marche en pointe, soutenues par l’artillerie des forts de la Double-Couronne et de la Briche, attaquent avec succès Pierrefitte, occupée par l’ennemi. Des combats au corps à corps ont lieu et l’ennemi qui a subi de lourde perte envoie environ 8 000 hommes en renfort provenant de troupes postées sur les hauteurs de Montmorency. La position est abandonnée en fin de journée.
    L’amiral Saisset à la tête de 200 fusiliers, 400 hommes de l’infanterie de marine et 8 compagnies des bataillons des éclaireurs de la Seine[17] du colonel Lafon effectuent une reconnaissance vers Le Bourget. Bobigny, est évacué par l’ennemi et à Drancy après une vive fusillade les Prussiens sont poursuivis jusqu’à la gare du Bourget. Plusieurs colonnes d’infanterie prussiennes, arrivées en renfort sont refoulée dans le village par l’artillerie du fort de Romainville (1 pièce de marine de 16). Les Français ont brûlé toutes les meules de fourrage de la cavalerie ennemie.
    Du côté d’Aubervilliers, l’ennemi se tient à grande distance.
  • Blason département fr Val-d’Oise.svg Val-d'Oise :
    L’ennemi effectue des travaux vers Argenteuil ou 40 000 Prussiens seraient cachés dans les bois alentours.
    Sur la rive gauche de l'Oise un détachement prussien du 71e régiment d'infanterie prussien tombe dans une embuscade, en face du château de Stors qui s'enfuit dans toutes les directions abandonnant aux francs-tireurs 13 fourgons chargés de produits réquisitionnés à Pontoise ainsi qu'une douzaine de chevaux. L'ensemble est ensuite dirigé sur Beauvais.

24 septembre

  • Blason département fr Yvelines.svg Yvelines :
    Des renseignements indiquent qu’un pont établi par les envahisseurs à Triel-sur-Seine a céder sous le poids des pièces de gros calibre qui y étaient engagées, entraînant par le fond 3 canons.

25 septembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon-poste La Ville de Florence s'envole du champ de « La Glacière », boulevard d'Italie et termine sa course à Vernouillet dans les Yvelines après avoir parcouru 30 kilomètres[19].
    Organisation des ambulances des remparts.

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26 septembre

Institution des Cours martiales à Vincennes, Saint-Denis, etc...

27 septembre

  • Blason département fr Val-d’Oise.svg Val-d'Oise :
    Un détachement de 400 hommes du 71e régiment d'infanterie prussien escortant une quarantaine de chariots arrivent à L'Isle-Adam, vers 9 heures du matin, pour effectuer de nouvelles réquisitions et rétablir le pont entre L'Isle-Adam et Parmain sont bloqués par une barricade d'ou part un tir nourri. Les prussiens poussent alors devant eux le curé et son vicaire, le maire et un autre habitant pour leur servir de bouclier et arriver jusqu'au pont. Mais les francs-tireurs continuent la fusillade, épargnant miraculeusement les otages et obligeant l'ennemi à se réfugier en ville. Les prussiens ayant reçu des renforts ainsi d'une section d'artillerie, bombardent et lancent plusieurs attaques sur Parmain qui sont toutes repoussées et perdent 1 tué et une dizaine de blessés. Vers 5 heures du soir l'ennemi retourne à son camp à Saint-Brice.

28 septembre

Défense de passer les lignes avancées sans un laissez-passer venant du gouverneur.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Le général Blanchard fait exécuter une reconnaissance par un bataillon du 13e régiment de marche, jusqu’au parc Fleury sur la route de Clamart, qui s’approche à environ 700 mètres des positions tenues par les prussiens au château et à la terrasse de Meudon.
    En appui de cette reconnaissance, deux chaloupes vedettes de la flottille des canonnières de la Seine du capitaine de vaisseau Thomasset échangent une vive fusillade avec les prussiens établis dans le jardin de l’orphelinat du Bas-Meudon.
    Les batteries de soutien, terrestres, ont canonnées les hauteurs de Sèvres

29 septembre

Décret pour maintenir la discipline dans la garde nationale.
  • Blason département fr Val-d’Oise.svg Val-d'Oise :
    Préoccupé par la résistance des francs-tireurs de l'Isle-Adam et de Parmain, les prussiens envoient un nouveau détachement commandé par le colonel prince de Hohenlohe composé d'un bataillon du 27e régiment d'infanterie, du 1er régiment de ulhans de la garde et d'une section d'artillerie avec l'ordre de purger définitivement la contrée. Vers midi une partie de la colonne à l'Isle-Adam et recommence, sans plus de succès que le 27 d'enlever la barricade de Parmain. Mais cette fois cette attaque n'a vraisemblablement d'autre but que d'occuper les francs-tireurs. En effet, l'autre partie de la colonne jette un pont de bateaux à Mours, situé plus en amont, franchie l'Oise descendant par la rive droite afin de prendre la barricade à revers. Nos francs-tireurs alertés à temps évacuent leurs positions avec comme perte 1 tué et 1 blessé contre 3 tués et une vingtaine de blessé du côté du 27e régiment d'infanterie de Magdebourg[23].
Intérieur de la redoute des Hautes-Bruyères
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Plusieurs reconnaissances sont poussées par des groupes de francs-tireurs dont l'une par les chasseurs de Neuilly-sur-Marne en avant des positions de Villejuif,
    La redoute des Hautes Bruyères a canonné un long convoi ennemi circulant entre Chevilly et L’Hay en direction de Versailles.
    Depuis plusieurs jours l’ennemi maître des villages de L'Hay, Chevilly, Thiais et Choisy-le-Roi effectuait des travaux de terrassement et de fortification de ces villages, afin de protéger sa ligne de communication avec Versailles. Il fut alors décidé d’une action combinée afin de reconnaître et d’attaquer les forces établies dans ces positions. La tâche incombe au 13e corps du général Vinoy qui attaque avec 20 000 hommes.
    Les troupes se massent vers les forts d’Ivry, de Bicêtre et de Montrouge. Elles sont accueillit à l’entrée du plateau de Villejuif par des tirs de canon et de mousqueterie auxquels elles répondent avec énergie, pendant presque 3 heures.
    Les 35e et 42e brigades du général Pierre Victor Guilhem refoulent l’ennemi hors de Chevilly et l’Hay. La colonne du général Blaise pénètre dans Thiais et d’une batterie de position dans ce village qui n’est pas enlevée faute d’attelage. Les troupes avancent jusqu’aux positions prussiennes, fortement défendues, de Thiais et de Choisy-le-Roi coupant ainsi leur voie de communication. Après un vif engagement d’artillerie et de mousqueterie, sur ordre du général Vinoy, les troupes françaises se replient sous le feu, avant l’arrivée des réserves prussiennes, évaluée à environ 30 000 hommes.
    Article détaillé : bataille de Chevilly.
    Lors de cet engagement 2 000 Français et 400 Allemands sont mis hors de combat dont le général commandant qui est tué lors de la bataille de Chevilly.
    De l’autre côté de la Seine, la brigade du général d’Exéa marche sur Créteil, engage un combat puis retourne dans ses positions de départ.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Pendant le combat de Chevilly, la brigade Susbielle, sous les ordres du général Blanchard effectue une reconnaissance sur Issy et le Bas-Meudon, faisant se replier 3 régiments de la Garde prussienne. Un bataillon des Volontaires de la Côte-d’Or s’est particulièrement distingué pendant l’attaque.
  • Blason département fr Yvelines.svg Yvelines :
    Les Éclaireurs de la Seine[17] partis de Mantes arrivent à Maule entre la rivière Mauldre et la forêt des Alluets-le-Roi ou ils s'opposent aux fourrageurs prussiens de la 5e division de cavalerie. Dans la journée, des cavaliers et éclaireurs à cheval de Rouen et d'Elbeuf entrent à Mantes renforcés en soirée, par 700 volontaires du 1er bataillon de la garde nationale de Rouen et les tirailleurs de la 1re compagnie havraise.

30 septembre

  • Blason département fr Val-d’Oise.svg Val-d'Oise :
    Les Prussiens entrent dans Parmain, évacué par les francs-tireurs, brulent 50 maisons de la ville, bombardent Nesles-la-Vallée et lancent plusieurs détachements des ulhans du 1er régiment de la garde fouiller les environs. Plusieurs francs-tireurs, ou considéré comme tel[24], pris les armes à la main furent fusillé dans la même journée.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le général Guilhem est tué [25] à la tête de ses troupes lors des combats de Chevilly.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Un peloton de cavalerie accompagné de 4 compagnies des 3e et 4e bataillon des éclaireurs de la Seine[17] chasse l’ennemi de Bondy puis effectue une reconnaissance sur la Maison Blanche ou ils débusquent une batterie avant de rentrer sur Romainville.
La chasse au ballon, faite par des lanciers prussiens

Octobre

1er octobre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Rapport du ministère de la guerre sur la distribution dans Paris de 390 000 fusils.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Plusieurs reconnaissances sont poussées très brillamment :
    De Noisy sur Bondy par 4 compagnies des 3e et 4e bataillons des éclaireurs de la Seine[17] du commandant Poulizac. Après avoir dépassé Bondy, les troupes se sont engagées sur la Maison Blanche, découvrant une batterie de 4 pièces d’artillerie et les positions tenues par l’infanterie ennemie, fortement retranchée dans les maisons environnantes. Les forces du commandant Poulizac ont ensuite regagné les lignes françaises.
    De Romainville sur Drancy et le chemin de fer de Soissons par les francs-tireurs des Lilas du commandant Anquetil. Après avoir traversé Bobigny, Drancy a été enlevé par nos troupes, qui ont poursuivit les tirailleurs ennemis jusqu’à la ligne de chemin de fer de Soissons ou les allemands se sont retranchés. Des renforts importants se montrant du côté du Bourget et d’Aulnay les troupes françaises se sont repliées emportant avec elles, casques, fusils revolvers abandonnés sur le terrain.
Les ruines de la maison Lemaître à Bobigny après les combats du 1er octobre
Patrouille nocturne allemande sur le village de Bondy

2 octobre

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Appuyé par les artilleurs de la mobile de Seine-et-Oise, une fraction du 2e bataillon du 28e régiment de mobile, formé de bretons, ont poussé une reconnaissance sur les hauteurs de Montretout, contre les avants-postes prussiens, délogeant un poste ennemi qui s’installait dans la redoute.
    Une reconnaissance est faite par un détachement du 19e régiment de marche entre Bezons et Argenteuil. Le poste prussien, placé sur l’autre rive de la Seine, a immédiatement échangé des coups de fusil.

3 octobre

Les journaux rapportent que Toul et Strasbourg ont succombé.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon National ne parvient pas à décoller, son enveloppe étant insuffisamment gonflée.

4 octobre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    3 compagnies du bataillon de la Drôme et 1 peloton de spahis qui effectuaient une reconnaissance en avant du fort de Nogent se sont heurtés à la sortie de Neuilly-sur-Marne aux avant postes prussiens qui se sont retiré. Les spahis les ont poursuivis et sont tombés dans une embuscade. Heureusement protégé par le brouillard les spahis ne déplorent que 2 chevaux tués et 1 cavalier blessé.

5 octobre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    La compagnie des tirailleurs parisiens du capitaine Lavigne et 1 compagnie du 21e régiment d'infanterie de ligne se sont avancés sur les avant-postes ennemis situés sur la droite de Créteil. Une barricade fortement défendue a été attaquée sans succès mais un poste situé sur le chemin de fer de Lyon a été enlevé. Les troupes se sont ensuite repliées en bon ordre malgré les forces considérables qui s’avançaient sur eux.

6 octobre

La région parisienne est recouverte d’un brouillard intense empêchant toute observation.

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Divers renseignements indiquent que la canonnade d’hier a fait le plus grand mal à l’ennemi. Les canons de marine du Mont Valérien continuent de tirer sur les points où des troupes ennemies sont signalées.
    Les éclaireurs de la Seine[17], les tirailleurs des Ternes et les carabiniers de Neuilly, appuyés par 5 escadrons de cavalerie, gendarmes et dragons ont poussé une reconnaissance sur les bords de la Seine entre Chatou et Argenteuil tiraillant sur les avant-postes ennemis situés sur l’autre rive et en particulier au pont des Anglais.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Les francs-tireurs des Lilas ont effectué des reconnaissances sur Bondy, et ont rejeté l’ennemi au-delà du canal de l’Ourcq par le pont de la Poudrette [29] à Gargan. Cette reconnaissance a en outre permis de constater que ce pont était gardé par les grand’gardes [30] prussiennes et qu’un fort corps de troupe campait au Raincy près de la Maison Blanche.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Rationnement de la viande et création des boucheries municipales.

7 octobre

Départ du ballon Armand Barbès monté par Léon Gambetta et Eugène Spuller le 7 octobre 1870 de la place Saint-Pierre
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Des reconnaissances ont été effectuées du côté de Meudon. Un poste ennemi installé dans la station de chemin de fer s’est alors replié sans attendre l’attaque. L’ennemi est établi en force au haras et à la plaine des Bruyères.
    12 compagnies de gardes mobiles de la Seine, sous les ordres du lieutenant-colonel Rambaud, ont effectué une reconnaissance dans Clamart et les bois environnants et ont rapporté des sacs de farine, des armes, des outils…
  • Blason département fr Yvelines.svg Yvelines :
    La 6e division de cavalerie de la 4e armée allemande atteint Bréval et pille le village.

8 octobre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Une affiche, placardée sur les murs de Paris, invitait les citoyens à se réunir le 8 octobre sur la place de l'Hôtel-de-Ville pour protester contre le gouvernement et sa façon d'agir. A 2 heures, un groupe de 300 à 400 personnes était réuni sur la place de l'Hôtel de Ville lorsque arriva le 840e bataillon de la garde nationale de la Seine du commandant Bixio. Des cris de « Vive la Commune! » et des cris de protestation contre le gouvernement se firent tout aussitôt entendre. Le bruit s'étant répandu dans Paris qu'une partie de la population voulait exercer une pression sur le gouvernement, de nombreux bataillons de la garde nationale arrivèrent promptement sur la place de l'Hôtel-de-Ville pour la déblayer et pour protéger le gouvernement. Le calme une fois rétabli, Jules Favre et le gouvernement de la Défense nationale passèrent les bataillons en revue puis adressa la lettre suivante au général Tamisier, commandant en chef de la garde nationale de la Seine :
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Un détachement des francs-tireurs de Paris, un détachement des tirailleurs des Ternes sous les ordres du commandant Thierrard ainsi que 600 gardes mobiles des 7e bataillon de la Seine, 4e bataillon d’Ille et Vilaine et 1er bataillon de l’Aisne sous le commandement du général Martenot effectuent une reconnaissance sur la Malmaison en passant par Nanterre et Rueil et entrent dans le parc en effectuant une brèche.
    Dans le même temps, 4 compagnies de gardes mobiles de la garnison du Mont-Valérien et les éclaireurs volontaires entraient également dans le parc par le sud-ouest.
    L’ennemi ayant décampé les tirailleurs poussent jusqu’au premières maisons de Bougival et sur les hauteurs de La Jonchère à Rueil.
    Durant cette opération, les éclaireurs de la garde nationale de la Seine du commandant Ribeaux, les éclaireurs volontaires de la 1re division d’infanterie et 4 escadrons du 2e régiment de dragons et du 1er régiment de gendarmerie à cheval, soutenus par 4 batteries d’artillerie, s’avancent dans la plaine de Gennevilliers jusqu’aux bords de la Seine, ou ils engagent une vive fusillade avec les tirailleurs ennemis embusqués sur l’autre rive entre Bezons et Argenteuil. Les Français perdent 2 tués et 11 blessés.

9 octobre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Une forte reconnaissance en avant du fort de Noisy permet aux français de chasser l’ennemi de Bondy et d’occuper le village jusqu’à la nuit puis de se replier.

10 octobre

Les ménagères de Paris chez le boucher
  • Blason paris 75.svg Paris :
    La viande est désormais rationnée. La ration est de 1 livre[34] de viande par personne pour 5 jours.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Les compagnies d'infanterie des redoutes de la Boissière, Montreuil et Noisy suppléé par un bataillon de mobiles du Nord, chargés de la protection des travailleurs, cultivateurs et maraîchers œuvrant dans la plaine ont été assailli par l’ennemi. 2 pièces d’artillerie qui ont tiré sur nos troupes des obus et de la mitraille ont été démontées par le feu des pièces des 3 forts[35]. L’ennemi, a reculé jusque dans les bois à proximité de la Maison Blanche et a répondu par des tirs provenant des environs du pont de la Poudrette[29].

11 octobre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le matin, après la prise de la maison Millaud, celle-ci a été mise en défense et les maisons voisines ont été incendiées ou détruites afin de dégager les abords. Des éclaireurs ennemis se sont approchés à 300 mètres de ce nouveau point d’appui.
    De nombreux mouvements de troupes sont signalés sur le secteur sud. L’artillerie de la redoute des Hautes Bruyères a, par un coup heureux, tué une dizaine de prussiens dans une maison qui servait de poste en avant de Bourg-la-Reine.


Versant Nord-Ouest du plateau d'Avron

12 octobre

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Les éclaireurs de Dumas, les éclaireurs de la ligne du commandant Lopez, les mobiles du Morbihan sous les ordres du général Ducrot ont lancé une reconnaissance au-delà de la Malmaison. Après avoir essuyé une fusillade, les troupes se sont avancées dans le parc de la Malmaison ou elles ont démasqué la présence des batteries prussiennes situées à la bifurcation des routes de Bougival et de la Jonchère. Sous leur feu, les mobiles se sont mis à couvert dans les fossés de la route. L’artillerie ennemie a été délogée par l’artillerie du Mont-Valérien qui la poursuivie pendant la retraite jusque Bougival.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Deux ballons partent de Paris :
    Le Washington s'envole de la gare d'Orléans et termine sa course à Carnières dans le Nord après avoir parcouru 204 kilomètres[36].
    Le Louis Blanc s'envole de la place Saint-Pierre et termine sa course à Béclers en Belgique après avoir parcouru 290 kilomètres[37].
    Les boucheries municipales ne distribuent plus que 100 grammes de viande par personne, après des heures de queue.

13 octobre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Val-de-Marne - Hauts-de-Seine :
    Des mouvements de troupes considérables de l'ennemi ayant été signalé pendant ces derniers jours, le gouverneur décide de lancer une reconnaissance offensive serait faite par la 3e division du général Blanchard, du 13e corps, positionnée entre Issy, à droite, et Cachan, à gauche, soutenue par la brigade Dumoulin, de la division Maudhuy et par la brigade de La Charrière, de la division Caussade.

14 octobre

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Dans la nuit un bataillon des éclaireurs de la garde nationale de Paris, sous les ordres du commandant Thierrard qui effectue une reconnaissance et surprend, dans Rueil, un assez fort détachement de Prussiens occupés à brûler deux maisons pour dégager une de leurs barricades et leur tue une vingtaine d’hommes.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Val-de-Marne - Hauts-de-Seine :
    Les Prussiens demandent un armistice pour relever leurs morts. Une suspension d'armes a lieu de onze heures à cinq heures, en avant de nos forts du sud.

15 octobre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Pendant que les mobiles du Finistère et du Nord, l'infanterie de ligne et l'artillerie du Romainville chassaient l'ennemi de la ferme de Groslay la plaine de Bondy, l'artillerie du Fort de Rosny a canonné l'ennemi dans le village du Raincy, et celle du Noisy a foudroyé le camp retranché du pont de la Poudrette de Gargan.
    Par ailleurs, les éclaireurs de la Seine[17] du colonel Lafon partant de Bondy engagent une vive fusillade avec l'ennemi embusqué de l'autre côté du canal de l'Ourcq, afin de couper les arbres qui masquaient, de nos bastions, la vue du camp retranché prussien. En milieu d’après-midi l'ennemi ayant arboré le pavillon blanc, les éclaireurs de la Seine et les forts ont cessé le feu. Les troupes françaises déplorent 2 tués, dont 1 officier et 5 blessés.
    En fin d’après-midi, un seul obus, tiré à partir du bastion N°2 à 4 500 mètres, a tué les deux officiers à cheval qui venaient faire mettre en batterie une section d'artillerie ennemie, et tué les cavaliers d'une des pièces qui a été mise hors de service.

16 octobre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Les éclaireurs placés en embuscade de nuit à Créteil ont été attaqués ce matin, vers cinq heures, par un peloton de Prussiens qu'ils ont repoussés.
    Le fort de Nogent a bombardé plusieurs gros pelotons ennemis qui cheminaient à l'extrémité du plateau d'Avron.
    La redoute de la Faisanderie a tiré sur le poste prussien à la Fourche de Champigny faisant fuir l'ennemi.
    Une reconnaissance effectuée sur Charenton a poussé jusqu'au moulin de la Marne, sans trouver d'obstacles. Les Prussiens ont complètement évacué Créteil.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    À Colombes, les zouaves du général Henri Berthaut[41] avec 8 pièces d'artillerie ont attaqué les troupes allemandes qui effectuaient des travaux au pont d'Argenteuil. Une batterie ennemie, amenée en renfort dans les vignes d'Argenteuil, a ouvert son feu dans la direction de Colombes. La batterie de Courbevoie répondant énergiquement a obligé l’ennemi à déménager. Dans l'après-midi, le général Ducrot a fait avancer à hauteur de Colombes une partie de la brigade Henri Berthaut. Notre artillerie, a lancé sur deux usines d'Argenteuil occupées par l’ennemi, plusieurs d'obus incendiant l'une d'elle. L'ennemi a mis en ligne une batterie qui a lancé, sans résultat, quelques obus dans Colombes. La batterie de 12 de Courbevoie a répondu la réduisant au silence puis elle a canonné avec des pièces de marine, les pentes de Sannois, empêchant ainsi toute offensive de l'ennemi.
    Le Mont-Valérien, la batterie de Mortemart, située dans le bois de Boulogne, et quelques pièces du 6e secteur[42] ont envoyé des obus perturbant ainsi les travaux de l'ennemi à Montretout.
    Les forts de Vanves et d’Issy ont agi de la même manière sur Châtillon.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Deux nouveaux ballons montés partent de Paris :
    Le Jules Favre N°1 et le Jean-Bart N°2 qui s'envolent de la gare d'Orléans. Le premier termine sa course à Foix-de-Chapelle dans la province de Hainaut en Belgique après avoir parcouru 298 kilomètres[43] et le second termine sa course à Evrechelles, près de Dinant, également en Belgique, après avoir parcouru 328 kilomètres[44].

17 octobre

18 octobre

19 octobre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Une reconnaissance a été exécutée en avant des forts Rosny et de Nogent, par les mobiles de la Drôme du commandant Balète, de la Côte-d’Or du commandant Dupuy, et du Tarn des commandants Faure, de Foucaut et de Faramond, l’ensemble étant commandé par le lieutenant-colonel Reille.
    • Notre gauche s'est avancée dans le parc du Raincy jusqu'à la porte de Paris, et, de là, s'est rabattue sur Villemomble qui a été fouillée en tous sens. L'ennemi a été débusqué du parc du chateau de Launay[47] où il a eu un homme tué.
      Pendant ce temps quelques compagnies ont gravi les pentes d'Ablon, occupé tout le plateau et tiraillé à son extrémité est sur le poste avancé de la Maison-Blanche [48].
    • Notre centre, aussitôt Ablon occupé, est entré dans le village du Bois de Neuilly qui était évacué. Nos tirailleurs l'ont ensuite dépassé et se sont portés sur Neuilly-sur-Marne, où l'ennemi était retranché en forces considérables.
      Cette reconnaissance a permis de constater que les avant-postes prussiens occupent aujourd'hui Launay à Villemomble, la Maison Blanche et Neuilly-sur-Marne, c'est-à-dire à quatre kilomètres du fort de Nogent.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon monté République Universelle également appelé La Fayette piloté par Louis Jossec et monté par Antonin Dubost, secrétaire général de la Préfecture de Police de Paris et son secrétaire Gaston Prunières, s'envole de la gare d'Orléans. Il termine sa course à Lonny dans les Ardennes après avoir parcouru 256 kilomètres[49].

20 octobre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Dans la nuit du 19 au 20 octobre, à deux reprises, l'ennemi attaque un poste de moblots à Cachan. Elles ont été repoussées et ont donné lieu à une vive canonnade de nos forts, dont les obus ont fouillé les positions ennemies de Châtillon, jusqu'à Bourg-la-Reine et l'Hay.
    La Faisanderie a continué de tirer avec succès sur plusieurs maisons servant de postes à l'ennemi.
    La batterie prussienne de Thiais qui incommodait nos travailleurs en avant de Villejuif, a été détruite par l’artillerie fort de Charenton qui a également pilonné en les positions ennemies en avant de Choisy-le-Roi.
    Une reconnaissance a occupé Créteil, pour protéger le transport des récoltes et denrées sur Paris.
    Une autre reconnaissance, chargée de protéger les travailleurs dans la plaine située entre le chemin de fer de Lyon et la Seine, a eu un engagement assez vif avec le poste ennemi qui occupe une maison de garde sur le chemin de fer, à 3 000 mètres environ en avant de la barricade de Maisons-Alfort, sur la route de Lyon

21 octobre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Dans la nuit du 20 au 21 octobre à nouveau, à deux reprises, l'ennemi a attaqué un poste de mobiles à Cachan et un autre à la maison Millaud. Comme la nuit précédente, elles ont été repoussées et nos forts, ont canonné les positions ennemies de l'Hay, Bourg-la-Reine et Bagneux.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Après une canonnade très vive de trois quarts d'heure, les troupes françaises du général Ducrot se sont avancées repoussant les tirailleurs ennemis jusque dans l'épaulement qui borde les hauteurs de la Jonchère. Dans ces positions, les obus de notre artillerie foudroyaient l'ennemi, le forçant à renouveler cinq fois les détachements qui les occupaient.
    Sur la rive gauche, entre Ivry et Issy, le général Vinoy a fait, pendant ce temps, déployer ses troupes sur la route stratégique. Son artillerie, celle des forts et les canonnières de Billancourt ont couvert d'obus toutes les positions de l'ennemî.
    Article détaillé : Première bataille de Buzenval.
    Le général de Bellemare s'était, d'autre part, porté de Saint-Denis sur Gennevilliers et Colombes, pour couvrir la droite de l'opération du général Ducrot.


  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Une reconnaissance est poussée jusqu'à Villemomble par la compagnie de carabiniers du 48e bataillon du commandant Leclaire et du capitaine Proust.
    Partant du fort de Rosny, le bataillon s'est dirigé, en suivant les crêtes du plateau d'Avron, sur le château et le parc de Launay[50], entre Villemomble et la station de Gagny. Après avoir tués les 3 sentinelles d'un poste prussien situé dans le parc de Launay, les hommes du capitaine Proust ont tiraillés contre d'autres abris et barricades occupés par les Prussiens. L'ennemi ayant fait avancer une réserve considérable, le 48e bataillon s'est retiré dans le plus grand ordre. Lors de cet engagement 5 gardes nationaux ont été blessés.

22 octobre

23 octobre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Vers 2 heures du matin, une patrouille de la grand'garde[30] du fort de Nogent a fait fuir un poste avancé ennemi, situé sur la route de Neuilly-sur-Marne, laissant entre nos mains 22 sacs de légumes. A 6 heures, alors que cette patrouille de la grand'garde se retirait, un peloton prussien s'est avancé pendant que l'ennemi, qui est sur la rive gauche de la Marne, tiraillait de son côté. Pris entre deux feux et malgré une excellente défense les hommes de la grand'garde ont été obligé de battre en retraite.

24 octobre

25 octobre

Sans dépêches ni rapports militaires.

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon monté Montgolfier piloté par l'aérostatier Hervé Sené s'envole de la gare d'Orléans, avec à son bord le colonel de La Pierre et le commandant Joseph-Marie Le Bouédec[52], envoyés par l'État Major de Paris pour prendre le commandement des troupes en province. Il termine sa course à Heiligenberg dans le Bas-Rhin, sous occupation ennemie, après avoir parcouru 503 kilomètres[53]. Les prussiens, finirent par retrouver le ballon, mais les 2 passagers et l'aéronaute, avaient disparus, sauvés par les habitants patriotes qui les firent passer à travers la montagne d'ou ils regagnèrent la Lorraine[54].

26 octobre

Sans dépêches ni rapports militaires.

27 octobre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Deux ballons montés partent de Paris :
    Le Vauban piloté par l'aérostier Guillaume qui s'envole de la gare d'Orléans, avec à son bord le diplomate Frédéric Rethinger[55] et du colombophile Édouard Cassiers[56]. Il termine sa course à Vigneulles-lès-Hattonchâtel dans la Meuse [57], après avoir parcouru 248 kilomètres[58].
    La Bretagne (ou le Normandie) piloté par l'aérostatier René Cuzon qui s'envole de l'usine à gaz de La Villette[20], avec à son bord messieurs Voerth, Hudin[59] et Manceau. Il termine la première partie de sa course, au milieu des troupes prussiennes, dans la région de Fresnes-en-Woëvre-Hennemont dans la Meuse, ou messieurs Voerth, Hudin et Cruzon seront capturé après avoir parcouru 200 kilomètres[60]. Monsieur Manceau, resté seul dans l'aérostat, blessé, sera fait prisonnier le lendemain dans les environs de Metz[61]

28 octobre

Certains journaux annoncent la reddition de Metz qui est aussitot démentie par le Journal officiel[62].
Réduction de la consommation du gaz
L'Église Saint-Nicolas [63] au Bourget, après les combats des 28, 29 et 30 octobre 1870[64]
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Profitant de l'inondation, volontaire, du Croult afin de tenir éloignées les troupes prussiennes, les francs tireurs de la Presse sous les ordres du commandant Rolland, stationnées à La Courneuve, lancent une attaque de nuit sur les avant postes ennemis établis au Bourget. Appuyés par les grand'gardes[30] du fort d'Aubervilliers et de la Courneuve les troupes Françaises abordent, sans tirer un coup de fusil, les postes prussiens qui fuirent en désordre abandonnant leurs sacs, casques, armes, nourriture... Continuant de pousser l'ennemi devant eux ils s'avancent dans le village repoussant l'ennemi de jusqu'à l'église ou il s'établit fortement. Le général de Bellemare, donne l'ordre aux francs tireurs de la Presse, au 14e bataillon de la mobile de la Seine et d'une partie du 34e de marche sous les ordres du colonel Lavoignet s'emparer du village du Bourget et de s'y établir solidement. Appuyé par une section de 2 pièces de quatre, 2 pièces de douze et une mitrailleuse, et suivi d'une forte réserve, composée du 16e bataillon de la mobile de la Seine et d'un demi bataillon du 28e de marche, les troupes françaises emportent la totalité du village, rejette les troupes ennemies en arrière du ruisseau de La Morée au Pont-Iblon et occupent, dans la foulée, Drancy.
    Vers midi, deux batteries ennemies en position au Pont-Iblon, et deux batteries de campagne positionnées sur la route de Dugny au Bourget, soit 30 canons environ, canonnent durant 5 heures le village incendiant plusieurs maisons. Pendant ce temps, les sapeurs du génie, crénelent les maisons et établissent des barricades.
    Tout au long de la journée des forces considérables d'infanterie ennemie descendues de Gonesse et d'Ecouen sont repoussées. Vers 7 heures du soir l'ennemi lance, contre une compagnie du 14e mobile, une dernière attaque à la baïonnette qui est repoussée. Les prisonniers indiquent que face au Bourget les prussiens disposent de 2 régiments de la garde et de 4 batteries d'artillerie.
    À la fin de la journée, le gros des troupes Françaises restent sur place.
Article détaillé : Première bataille du Bourget.

29 octobre

Le Bourget : Cour du parc, 24 rue de Flandre, où fut tué Ernest Bazoche, Commandant du 12e bataillon mobile de la Garde nationale de la Seine le 30 octobre 1870 (Guerre de 1870-71)
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Les résultats du combat d'hier au soir ont été importants. Le terrain en avant de nos tirailleurs est couvert de cadavres prussiens.
    Le Bourget, village en pointe en avant de nos lignes, occupé par nos troupes, est canonné par l'ennemi pendant toute la journée qui n'envoie aucune attaque d'infanterie. Au soir le feu des batteries ennemies cesse, et elles se replient vers Gonesse. Les troupes Françaises étant en très bonne position, elles tiennent et restent dans le village.

30 octobre

Liste des ballons sortis pendant le siège de Paris, selon Théodore et Gaston Mangin.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Les boucheries municipales n’avayant plus de viandes elle ne distribuent plus que du suif.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Au levé du jour, des masses d'infanterie, évaluées à plus de 15 000 hommes, se présentent de front, appuyées par une nombreuse artillerie, pendant que d'autres colonnes, venant de Dugny et de Blanc-Mesnil, contournent le village du Bourget.
    Les troupes françaises qui étaient postées dans la partie nord du Bourget, sont coupées du corps principal et encerclées, sont faites prisonnières. Le village de Drancy, est évacué afin de ne pas subir le même sort. « Le village du Bourget ne faisant pas partie du système général de notre défense, son occupation était d'une importance très secondaire, et les bruits qui attribuent de la gravité aux incidents qui viennent d'être exposés sont sans aucun fondement. »[66]
Article détaillé : Première bataille du Bourget.

31 octobre

Sans dépêches ni rapports militaires.
La reddition de Metz est désormais officielle.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    L'envoi d'Adolphe Thiers à Versailles pour négocier avec Bismarck alimente la rumeur selon laquelle le gouvernement français demanderait l'Armistice. L'exaspération des Parisiens est telle qu'une manifestation populaire, orchestrée par Charles Delescluze a lieu contre Trochu et son gouvernement. Les manifestants occupent pacifiquement l'Hôtel de Ville, siège du gouvernement et des discussions ont lieu. Trochu réussit à se maintenir et proclame : « Le gouverneur de Paris ne capitulera pas. » En fin de journée, la manifestation tourne à l'émeute et les membres du gouvernement se retrouvent prisonniers des partisans de la Commune, mais ils seront délivrés par le 106e bataillon de la garde nationale.
Article détaillé : Soulèvement du 31 octobre 1870.

Novembre

1er novembre

Sans dépêches ni rapports militaires.

2 novembre

Sans dépêches ni rapports militaires.

3 novembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Résultat du plébiscite : 557 996 oui, 62 638 non.

4 novembre

Sans dépêches ni rapports militaires.

5 novembre

Sans dépêches ni rapports militaires.

6 novembre

Sans dépêches ni rapports militaires.

7 novembre

Ruptures des négociations concernant l'armistice[72].
« Les quatre grandes puissances neutres, l'Angleterre la Russie, l'Autriche et l'Italie, avaient pris l'initiative d'une proposition d'armistice à l'effet de faire élire une assemblée nationale.
Le gouvernement de la défense nationale avait posé ses conditions, qui étaient :
le ravitaillement de Paris et le vote pour l'assemblée nationale par toutes les populations françaises.
La Prusse a expressément repoussé la condition du ravitaillement; elle n'a d'ailleurs admis qu'avec des réserves le vote de l'Alsace et de la Lorraine.
Le gouvernement de la défense nationale a décidé à l'unanimité, que l'armistice ainsi compris devait être repoussé. »


8 novembre

9 novembre

L'ensemble des forts a continué, sur toute la ligne de défense, à canonner les travaux et les positions de l'ennemi. Le tir reprend la nuit, par intervalles, de façon à causer des alertes fréquentes aux postes prussiens et à les tenir constamment en haleine.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    La redoute du Moulin Saquet tire sur les travaux de l'ennemi dans la direction de Choisy-le-Roi. Dans la soirée, l'ennemi, déployé en tirailleurs, a fait feu sur la tranchée entre Villejuif et le chemin de l'Hay. Quelques obus et un coup de mitraille l'ont forcé à la retraite.

10 novembre

11 novembre

Le feu de l'ensemble des forts a continué, sur toute la ligne de défense pendant le jour et pendant la nuit.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    La redoute de Gravelle a tiré sur les ouvrages de Montmesly avec succès.
    Les troupes françaises ont définitivement occupé Creteil, qu'elles ont immédiatement mis en état de défense.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    A Saint-Cloud, le capitaine de Néverlée[74],[75], officier d'ordonnance du général Ducrot, a enveloppé, avec ses volontaires, une patrouille ennemie. Les hommes qui la composaient ont opposé une vive résistance; cinq ont été tués sur place, et le sixième a été ramené grièvement blessé de deux coups de baïonnette.

12 novembre

Les jeunes gens de 25 à 35 ans veufs ou célibataires sont mis en activité et rejoignent les bataillons de la garde nationale.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Deux ballons montés partent de Paris :
    Le Daguerre et le Niepce qui s'envolent de la gare d'Orléans. Le premier, pourchassé par la cavalerie ennemie et l'enveloppe du ballon percée atterrit en catastrophe à Ferrières-en-Brie après avoir parcouru 42 kilomètres[76] et le second termine sa course à Coole dans la Marne, après avoir parcouru 196 kilomètres[77].

13 novembre

14 novembre

La place à Saint-Cloud
La nouvelle de la prise d'Orléans par l'armée de la Loire cause un regain d'espoir dans Paris, incitant le Gouvernement de la défense nationale à lancer La Grande Sortie contre les lignes prussiennes autour de la ville.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le capitaine Lavigne, à la tête des tirailleurs parisiens, à lancé une reconnaissance sur Champigny et a refoulé les postes prussiens, anéanti leurs approvisionnements et fait subir à l'ennemi des portes réelles.
    Sur toute ligne l'ensemble de nos forts ou ouvrages avancés à bombardé les avant postes et positions fortifiés de l'ennemi. Il y a eu une canonnade très vive de la part de la redoute du Moulin Saquet et de l'ouvrage des Hautes Bruyères appuyés par les forts de Charenton, d'Ivry et de Montrouge contre les postes prussiens situés au Sud de Paris.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Une reconnaissance conduite par le commandant Poulizac, du 1er régiment des éclaireurs de la Seine à cheval [17], a chassé l'ennemi de ses postes avancés du côté de Drancy, et à fait plusieurs prisonniers.

15 novembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    L'ennemi a tenté de reprendre pied dans Champigny. Il a été débusqué par le feu des mitrailleuses et s’est réfugié dans les tranchées, au milieu desquelles des obus du fort de Nogent sont venus tomber et l'ont obligé à battre en retraite.
    Les canons de la Faisanderie ont dispersé un détachement d'une cinquantaine de Prussiens réunis derrière la barricade de Champigny.
    Un obus tiré sur la maison Cazenave, au-dessous et à droite de Chennevières, utilisée comme pension par les officiers prussiens, est allé tomber au milieu de la cour entre deux ailes du bâtiment au moment où un certain nombre de ces officiers s’y trouvaient réunis. Les observateurs y ont observé un grand désordre, puis un grand mouvement de va et vient dans les cours ce qui laisse à penser qu'il y a eu plusieurs morts et blessés parmi les prussiens.
    Le fort de Charenton a canonné les positions prussiennes de Choisy

16 novembre

17 novembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    « Malgré les ordres les plus formellement exprimés par la voie des journaux et par celle de l'affichage, pour que les avant-postes ne soient dans aucun cas dépassés, des habitants de Paris sortent de la ville, se répandant par masses de tous les côtés à la fois dans la campagne. Ils s'avancent ainsi jusqu'à la portée la plus rapprochée des ligues prussiennes, encouragés par l'attitude de l'ennemi, qui les avait rarement inquiétés.
    Celui-ci, au mépris de tout sentiment d'humanité, tire maintenant d'une manière continue sur des hommes sans armes, même sur des femmes et des enfants. Il y a eu des morts et des blessés. Le gouverneur de Paris, profondément ému d'une situation à laquelle les avant-postes sont impuissants à remédier en raison de l'étendue de nos lignes extérieures, porte ces faits à la connaissance de tous les habitants, et les adjure, de ne plus enfreindre des ordres dont l'inexécution a de si douloureuses conséquences. »

18 novembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon monté Général-Uhrich s'envole de nuit de la gare du Nord et termine sa course, au petit matin à Luzarches sous occupation prussienne, après avoir parcouru 36 kilomètres en 8h 45 minutes de vol[78]. C'est le premier vol de nuit.

19 novembre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Les nouvelles informations ont confirmé les premiers renseignements qui ont été portés à la connaissance du public. Elles ont fait connaître, en outre, un nouvel exemple des inconvénients qu’amènent devant nos ligues de semblables désordres exploités par l'ennemi. En effet, ce matin à huit heures des Prussiens, vêtus de blouses et de pantalons de toile dissimulant leurs armes et favorisés par la foule des maraudeurs qui couvraient la plaine de Bondy, se sont glissés le long de la berge du canal de l'Ourcq, ont tiré presque à bout portant sur une sentinelle avancée du 1er régiment d'éclaireurs, à nos premiers retranchements.
    Des combats d'avant postes ont eu lieu à Villetaneuse.

20 novembre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Le feu de l'artillerie française a été très vif pendant une partie de la nuit contre les positions prussiennes du Bourget.
    Le gouverneur de Paris, ému des tristes événements qui se sont passés dans les journées des 18 et 19 novembre dans la plaine de Bondy, a demandé des rapports circonstanciés aux commandants des avant-postes les plus rapprochés de l'ennemi.

21 novembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Val-de-Marne - Hauts-de-Seine :
    Pendant la nuit, une vive fusillade a eu lieu sur le front de nos lignes du sud. Elle a été appuyée par le canon des forts.

22 novembre

La pluie a arrêté sur tous les points les travaux de l'ennemi. Les forts ont tiré avec la plus grande modération.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Plusieurs combats d'avant postes ont eu lieu sur la Marne qui se sont tous terminés à notre avantage.
    Des mouvements de troupes ont attiré l'attention de l'ennemi. Deux bataillons de garde nationale mobilisée, commandés par les chefs de bataillon Queveauvilliers et de Brancion, sont sur le point de partir pour prendre les positions avancées.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Les forts ont continué les bombardements contre les travaux de l'ennemi, principalement à l'ouest et vers les positions de Meudon et de Châtillon.
    A onze heures et demie du soir, une reconnaissance a été tentée par l'ennemi, dans la presqu'ile de Gennevilliers. Une barque, montée par plusieurs hommes, a cherché à passer la Seine du côté du pont des Anglais. Cette reconnaissance n'a échouée, grâce à la surveillance de nos postes avancés qui ont tiré à bout portant sur la barque, dans laquelle plusieurs hommes ont été blessés ou tués.
    La 2e compagnie du corps franc des carabiniers parisiens sous le commandement du capitaine Baquey, s'est établie à Courbevoie.

23 novembre

24 novembre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Le 72e bataillon de guerre de la garde nationale, conjointement avec le 4e bataillon des éclaireurs de la Seine, sous le commandement supérieur du capitaine de frégate Massion, ont occupé le village de Bondy. Après avoir franchi les barricades de Bondy, le 72e bataillon a refoulé l'ennemi d'arbre en arbre sur la route de Metz et le long du canal de l'Ourcq. Le 72e compte 4 blessés dont capitaine de frégate Massion qui a été transporté à l'ambulance du ministère de la Marine. En fin d'après-midi, le 72e bataillon de guerre, du commandant de Brancion, s'est replié.
    Quelques obus du fort de Noisy, envoyés sur le pont de la Poudrette[29] et sur les maisons bordant la lisière du bois, ont réussi à faire retraiter à découvert un grand nombre de troupes ennemies.

25 novembre

Ordre de ne plus sortir de la ville.

26 novembre

27 novembre

28 novembre

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Au lever du jour, une forte reconnaissance a été faite sur les positions prussienne de Buzenval et sur les hauteurs de Boispréau.
    Les opérations projetées dans la presqu'ile de Gennevilliers ont commencé à six heures du soir par le tir, de nombreuses batterie de mortiers, de fusées et d'artillerie, établies à proximité des ponts d'Argenteuil et de Bezons qui ont jeté le trouble dans les positions, que l'ennemi occupait fortement. Les tirs ont allumés un incendie qui s'est développé sur plusieurs points. Les troupes françaises se sont logées dans l'ile Marante à Colombes et au Pont des Anglais, où elles ont établi des retranchements. Pendant une partie de la soirée, puis à minuit, il y a eu un violent échange de feu de mousqueterie.

Proclamations

29 novembre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Les mouvements exécutés depuis deux jours avaient garni de forces importantes, la plaine d'Aubervilliers et réuni les trois corps de la 2e armée aux ordres du général Ducrot sur les bords de la Marne.
    Le plateau d'Avron est occupé dès le point du jour par les marins de l'amiral Saisset, soutenus par la division d'Hugues. Une artillerie de pièces à longue portée est installé sur ce plateau, afin de menacer les positions de l'ennemi et les routes suivies par ses convois à Gagny, Chelles et Gournay.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Au point du jour, sous les ordres du général Vinoy, deux attaques ont été lancées, appuyé par une artillerie considérable.
    La première, sur la gare aux Boeufs de Choisy-le-Roi confiée au contre-amiral Pothuau, vigoureusement menée, a parfaitement réussi. La position a été enlevée, avant le jour, par des compagnies des 106e et 116e bataillons de la garde nationale et des fusiliers marins. L'ennemi surpris s'est retiré en désordre, laissant quelques prisonniers, dont un officier.
    La seconde sous les ordres du colonel Valentin, commandant une brigade de la division de Maudhuy, a attaqué le village de l'Haÿ avec les 109e et 110e de ligne et les 2e et 4e bataillons de la garde nationale mobile du Finistère. Les troupes françaises ont pénétré dans les premières lignes qu'elles ont vaillamment conquises. Au moment où nos troupes se retiraient et où les réserves prussiennes arrivaient dans le village en quantité considérable, qu'un tir formidable d'artillerie, partant des Hautes-Bruyères et des batteries environnantes, a couvert et écrasé de feux l'Hay ainsi que les colonnes qui cherchaient à l'aborder. Au même moment, les canonnières du capitaine de vaisseau Thomasset, en amont du Port à l'Anglais, des pièces de gros calibres, montées sur wagons blindés, en station sur la voie du chemin de fer, les batteries environnant Vitry celles du Moulin-Saquet, et enfin une partie de l'artillerie du fort de Charenton, dirigeaient leurs feux, avec la plus grande intensité, sur le terrain occupé par l'ennemi et lui ont fait éprouver les plus grandes pertes.
    Le chiffre de nos blessés s'éleve à environ 500 hommes parmi lesquels on signale le lieutenant-colonel Mimerel, du 110e de ligne atteint grièvement et le chef de bataillon de Réals, commandant du 4e bataillon du Finistère également blessé. Le chef de bataillon Cristiani de Ravaran, du 110e a été tué.
    Au point du jour, les troupes de la 3e armée, aux ordres du général Vinoy, opèrent une sortie de diversion sur Thiais, l'Hay et Choisy-le-Roi, et le feu des forts est dirigé sur ces divers points signalés comme servant au rassemblement des troupes de l'ennemi.

30 novembre

Un des éléphants du zoo de Paris vient d'être fusillé pour fournir de la viande pendant le siège de Paris
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    L'armée du général Ducrot passe la Marne au petit matin, sur des ponts de bateaux, dont l'établissement avait été retardé, la veille, par une crue subite et imprévue de la rivière.
    Cette grande opération, s'engage sur un vaste périmétre soutenue par les forts et les batteries de position qui, depuis hier, écrasent l'ennemi de leur feu.
    Le lieutenant-colonel Adrien Prévault [25] du 42e de ligne est tué lors des combats, particulièrement violents sur le plateau de Coeuilly[87].
    À la fin de la journée, le rapport du gouverneur de Paris au gouvernement indique :
    « La droite a gardé les positions qu'elle avait brillamment conquises. La gauche, après avoir un peu fléchi, a tenu ferme et l'ennemi, dont les pertes sont considérables et qui nous a laissé 2 canons, a été obligé de se replier en arrière des crêtes. La situation est bonne grace au soutien de l'artillerie, aux ordres du général Charles Frébault qui a magnifiquement combattu. Je passe la nuit sur le lieu de l'action qui continuera demain. »
    Article détaillé : Bataille de Champigny.
    En diversion à l'attaque principale, la division Susbielle, soutenue par une importante réserve des bataillons de marche de la garde nationale, se porte en avant de Créteil, et enleve à l'ennemi les positions de Mesly et Montmesly, qu'elle occupe jusqu'au soir avant de l'évacuer, ne pouvant plus tenir la position devant des forces supérieures et se replie sur Créteil. Toutefois cette diversion, sur la droite des opérations, fort utile, pour l'attaque principale de la 2e armée est soutenue par de nouvelles sorties opérées sur la rive gauche de la Seine, vers Choisy-le-Roi et Thiais, par des troupes du général Vinoy.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    La brigade Lavoignet, à laquelle étaient adjoints les mobiles de l'Hérault et de Saône et Loire, soutenue par la division de cavalerie Bertin de Vaux, s'est avancée dans la plaine d'Aubervilliers, a occupé Drancy et a continué son opération jusqu'à la ferme du Groslay. L'ennemi s'est concentré, avec une nombreuse artillerie, dans ses retranchements, en arrière du ruisseau de la Morée, et n'est pas sorti de ses positions situées en arrière du Pont Iblon.
    Dans l'après-midi, avec une vive canonnade des forts, de la batterie flottante N° 4 et des batteries de la presqu'île de Gennevilliers, l'amiral La Roncière et la brigade Henrion, composée du 135e régiment d'infanterie, de deux compagnies de fusiliers marins et des 1er, 2e et 3e bataillons des mobiles de la Seine ont enlevé le village, s'est emparée du village retranché d'Épinay et a fait 72 prisonniers, dont un aide de camp, et capturés des munitions et 2 pièces pièces d'artillerie d'un nouveau modèle.

Décembre

1er décembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Les troupes françaises restent le matin sur les positions solidement établies qu'elles ont conquises hier et occupées cette nuit. L'enlèvement des blessés prussiens abandonnés sur le champ de bataille par l'ennemi et l'ensevelissent ses morts, ainsi que blessés français, dont le général Pierre Renault[89],[90] relevés par les ambulances, a pris une partie de la journée. L'artillerie placée sur le plateau d'Avron, ne cesse pas de couvrir l'ennemi de ses feux. Toutefois la journée du 1er décembre s'est écoulée dans des conditions de calme que ne faisaient pas pressentir les luttes de la veille.
    Article détaillé : Bataille de Champigny.

2 décembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Précédées d'une courte canonnade, les troupes françaises ont été attaquées à la pointe du jour par des forces énormes formées des réserves et des troupes fraîches. Les Français, fatigués des combats d'avant-veille, avec un matériel incomplet, et glacés par des nuits d'hiver qu'ils ont passées sans couvertures à -14 C°; car, pour alléger les troupes, elles ont été laissées à Paris ont toutefois résistés au feu violent de l'ennemi. Après avoir combattu durant 3 heures pour conserver leurs positions les troupes Françaises ont poursuivi l'assailant et combattu durant 5 heures pour enlever celles de l'ennemi. Le calme est revenu promptement sur nos positions de la Marne, où elles couchent.

3 décembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Il n'y a eu le matin, aucun incident remarquable sur les positions françaises. Dès le point du jour, les prussiens ont commencé une série d'attaques d'avant postes précédées d'une courte canonnade, puis le calme est revenu sur les positions de la Marne.
    L'artillerie française située sur le plateau d'Avron a continué son feu pour inquiéter les convois incessants de l'ennemi dans la direction de Chelles.
    Les prussiens ont eu hier des pertes considérables, en effet nos vigies ont signalé de nombreux convois de blessés quittant dès midi le champ de bataille. D'après des renseignements émanant des prisonniers des régiments entiers auraient été écrasés.
    La journée du 3 décembre fut consacrée à améliorer la situation des troupes françaises par ce temps déjà rigoureux qu'elles supportent avec un grand courage.
    L'armée du général Ducrot bivouaque cette nuit, dans le bois de Vincennes; elle a repassé la Marne dans la journée, et elle a été concentrée sur ce point pour donner suite à ses opérations.
    Environ 400 prisonniers prussiens, dont un groupe d'officiers, ont été amenés dans Paris.

4 décembre


Proclamation du général Ducrot

5 décembre

Le général von Moltke annonce au gouverneur de Paris qu'Orléans est réoccupée par les Allemands
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le nombre des prisonniers ennemis arrivés du champ de bataille est, à 11 heures du matin, de 800 cents.
    Le commandant Poulizac, à la tête des éclaireurs de la Seine, rentre d'une reconnaissance poussée vers Aulnay avec succès ou 7 prussiens ont été mis hors de combat. Ses troupes ont enlevés 3 postes du chemin de fer de Soissons et ramènent 30 sacs, 40 casques, 2 fusils, des marmites, des couvertures, etc.

6 décembre

Lettre du comte von Moltke

« Le gouvernement de la défense nationale porte à la connaissance de la population les faits suivants :
Hier au soir le gouverneur a reçu une lettre dont voici le texte :
« Versailles, ce 5 décembre 1870.
« Il pourrait être utile d'informer Votre Excellence que l'armée de la Loire a été défaite hier près d'Orléans et que cette ville est réoccupée par les troupes allemandes.
Si toutefois Votre Excellence jugera à propos de s'en convaincre par un de ses officiers, je ne manquerai pas de le munir d'un sauf conduit pour aller et venir.
Agréez, mon général, l'expression de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être votre très humble et très obéissant serviteur.
Le chef d'état major, « Comte von Moltke. » »

Réponse du gouverneur de Paris

« Le gouverneur a répondu
« Votre Excellence a pensé qu'il pourrait être utile de m'informer que l'armée de la Loire a été défaite près d'Orléans et que cette ville est réoccupée par les troupes allemandes.
« J'ai l'honneur de vous accuser réception de cette communication, que je ne crois pas devoir faire vérifier par les moyens que Votre Excellence m'indique.
«Agréez, mon général, l'expression de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être votre très humble et très obéissant serviteur.
« Le gouverneur de Paris, Général Trochu. »

Proclamation des membres du gouvernement

« Cette nouvelle qui nous vient par l'ennemi, en la supposant exacte, ne nous ôte pas le droit de compter sur le grand mouvement de la France accourant à notre secours. Elle ne change rien ni à nos résolutions ni à nos devoirs.
Un seul mot les résume : Combattre! Vive la France! Vive la République!
Les membres du gouvernement. »

7 décembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le général chef d'état major général Isidore-Pierre Schmitz indique les pertes dans les divers journée de la bataille de Champigny : 1 008 tués (72 officiers 936 hommes de troupe) et 5 022 blessés (342 officiers 4 680 hommes de troupe). Il indique également que les pertes de l'ennemi ont été des plus considérables, étant en rapport avec les efforts qu'il a faits pour enlever les positions françaises. Écrasé par l'artillerie des forts qui canonnait sur tous les points où il se présentait, des officiers prisonniers ont en outre déclaré que plusieurs régiments avaient été détruits par le feu d'infanterie en avant de Champigny.

8 décembre

9 décembre

10 décembre

11 décembre

12 décembre

13 décembre

14 décembre

Le gouvernement autorise la vente du pain bis.

15 décembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon monté Ville-de-Paris, s'envole de la gare du Nord et termine sa course, près de Wertzlür... en Prusse, ou il est capturé, après avoir parcouru 510 kilomètres[97].

    Après les pertes subies par divers corps de la 2e armée, notamment par la division de Malroy, qui a été très énergiquement engagée, les bases de la constitution des armées de la défense de Paris sont modifiées.
    Le 1er corps, commandé par le général Blanchard, est dissous. La division de Malroy de ce corps ayant eu des pertes sérieuses est en partie dirigée sur la 3e armée.

16 décembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Les vivres diminuent, la viande qui était rationnée manque totalement, ainsi que le bois et le charbon.
    Le gouverneur de Paris ordonne que l'on procède au réquisitionnement des chevaux pour les abattre, et les manger. Les queues s'allongent pour un morceau de pain. On mange du chat, du chien et on chasse le rat.

17 décembre

18 décembre

19 décembre

20 décembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon Général-Chanzy, s'envole de la gare du Nord et termine sa course, à Auspach en Bavière, ou il est capturé avec ses occupants, par les prussiens, après avoir parcouru 760 kilomètres[101].
    Le soir, le gouverneur part pour se mettre à la tête de l'armée, des opérations de guerre importantes devant commencer demain au point du jour. Des mouvements de troupes sont donc exécutés portant à plus de 100 bataillons de garde nationale mobilisée en dehors de Paris. La garde nationale mobilisée s'établie sur les positions qui s'étendent des bords de la Marne, en avant du plateau d'Avron, jusqu'à Saint-Denis. Cette concentration, bien que partiellement opérée par le chemin de fer de ceinture, avait été fatigante pour les troupes.

21 décembre

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Du côté du Mont Valérien, vers 7 heures du matin, le général Noël, a lancé une forte attaque à gauche sur Montretout, au centre sur Buzenval et Longboyau, en même temps que sur sa droite le chef de bataillon Faure, commandant du génie du Mont Valérien, s'emparait de l'île du Chiard. Au moment où cet officier y pénétrait à la tète d'une compagnie de francs tireurs de Paris, il fut blessé très grièvement et le capitaine Haas, qui commandait cette compagnie, fut tué raide. Parmi les troupes figurent les 8e et 18e régiments de la garde nationale mobilisée de Paris.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Les généraux de Malroy et Blaise sous les ordres du général Vinoy, ont occupé Neuilly-sur-Marne, Ville Evrard et la Maison Blanche [48] et font créneler les murs. L'artillerie du plateau d'Avron et du fort de Nogent qui ont appuyé l'opération ont eu un combat très vif avec l'artillerie ennemie. Celui-ci qui avait établi des batteries pour arrêter l'action des troupes françaises. Le général Idelphonse Favé, commandant l'artillerie de la 3e armée, a été blessé.
    Le temps s'était mis au froid et un vent glacial souffla pendant toute la journée n'a cependant pas arrêté les efforts des troupes françaises qui ont travaillées activement à s'abriter contre les coups de l'ennemi à Neuilly-sur-Marne, Ville-Evrard, Maison Blanche, Bondy, la ferme de Groslay et Drancy. Toutefois les tranchées ouvertes n'ont pas été terminées aussi promptement qu'on pouvait s'y attendre, à cause d'une gelée intense qui a durci la terre et en a rendu le maniement des outils et de la terre plus difficile.
    Dans la nuit du 21 au 22 décembre, des soldats ennemis restés dans les caves de Ville Evrard ont fait une attaque sur les postes occupés par les troupes. Les soldats Français ayant riposté vigoureusement, ont tué ou fait prisonniers la plus grande partie des assaillants. Malheureusement, le général Blaise, qui s'était porté en toute hâte à la tête de ses troupes, a été mortellement atteint. Les prisonniers qui ont été faits sur les différents points ont confirmés que les pertes de l'ennemi ont été des plus sérieuses.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Dès le matin, par une température de -14°, les troupes de l'amiral de La Roncière ont attaqué le Bourget. Elles étaient composées de marins, des 134e et 138e régiment d'infanterie de ligne et de gardes mobiles de la Seine. La première colonne, composée du bataillon des marins et du 138e de ligne sous les ordres du capitaine de frégate Eugène Lamothe Tenet a enlevée la partie nord du village. Une seconde colonne sous les ordres du général Lavoignet qui attaquait dans la partie sud du village, était arrêtée par de fortes barricades et des murs crénelés qui l'empêchaient de dépasser les premières maisons dont on s'était emparé malgré des efforts acharnés. Après s'être maintenu 3 heures dans le nord du Bourget, jusqu'au-delà de l'église, luttant pour conquérir les maisons une à une, sous les feux tirés des caves et des fenêtres et sous une grêle de projectiles, qui dura jusqu'à la fin du jour, les troupes ont dû se retirer.
    Le général Ducrot fait alors avancer une partie de son artillerie, qui engage une action très violente contre les batteries de Pont Iblon et de Blanc-Mesnil. Il occupe ce soir la Maison Blanche, Bondy, la ferme de Groslay et Drancy.
    A la nuit, les troupes stationnées au Bourget effectuent leur retraite avec calme après avoir ramené une centaine de prisonniers qui sont dirigés sur Paris. Ces troupes furent repliées en arrière dans les tranchées qui formaient les points d'appui du champ de bataille préparé. Toutefois, les unes et les autres, à peu d'exceptions près, étaient sans abri, et cette première nuit de bivouac, par une gelée intense, éprouva très péniblement les soldats, il y eut quelques cas de congélation.
    Simultanément une diversion importante était effectuée par les 10e, 12e, 13e et 14e bataillons des gardes mobiles du la Seine et une partie du 62e bataillon de la garde nationale de Saint Denis, sous le commandement du colonel Dautremon.
    Dans le même temps, le 68e bataillon de la garde nationale de Saint-Denis attaquait Épinay, tandis que les deux batteries flottantes numéros 3 et 4 canonnaient le village ainsi qu'Orgemont et le Cygne d'Enghien[102], qui ripostaient vigoureusement.
    Articles détaillés : deuxième bataille du Bourget et combats de Stains.

22 décembre

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Le commandant du fort d'Issy a envoyé une forte reconnaissance dans les bois de Clamart. Elle a été brillamment exécutée par 8 compagnies des 4e et 5e bataillons des gardes mobiles de la Seine sous les ordres du chef de bataillon Michel-Pierre-Étienne Delclos. L'ennemi a eu un nombre assez considérable de tués et blessés, du côté Français, les pertes ont été sensibles.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Val-de-Marne-Seine-Saint-Denis :
    Les troupes sont appliquées a effectuer des travaux de jour et de nuit, nécessaires à la continuation des opérations.

23 décembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Val-de-Marne-Seine-Saint-Denis :
    L'ennemi ayant fait sur ses positions des concentrations considérables qui semblaient indiquer des intentions offensives et pouvant offrir un engagement général, le commandement Français fit venir des troupes, à marche forcée, pour reprendre leurs postes de combat, malgré l'intensité du froid qui ne fit que s'accroitre. A dater de ce moment, la santé des soldats fut sérieusement, atteinte. Les cas de congélation, contre lesquels l'activité des travaux entrepris ne put rien, se multiplièrent dans une proportion menaçante. Les travaux eux-mêmes furent ralentis par suite de la dureté du sol, et dès le 24 ils devenaient impossibles.

24 décembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Les troupes ont continuées les travaux de terrassement en voie d'exécution et ont eu beaucoup à souffrir pendant la nuit dernière des rigueurs de la température.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Deux bataillons mobilisés de la garde nationale ont fait une reconnaissance sur le Raincy et ont eu quelques hommes blessés après avoir échangé un bon nombre de coups de fusil avec l'ennemi.
    L'artillerie des forts ainsi que celles de Bondy et du plateau d'Avron ont tiré fréquemment sur les travaux des Prussiens, qui déploient de leur côté une grande activité. La terre est toujours rebelle au maniement de la pioche, néanmoins les abris se consolident.

25 décembre

Menu du 25 décembre 1870
Café Voisin, 261 rue Saint-Honoré

26 décembre

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Sur l'ordre du général Vinoy, 3 bataillons de la garde nationale, conduits par le colonel Valette, ont été chargés, le matin, d'occuper le parc de la Maison Blanche[48] à Neuilly-sur-Marne pour renverser, totalement, le mur crénelé qui le ferme au sud-ouest. Les tirailleurs ont débusqué le poste ennemi du 106e régiment d'infanterie de ligne du 6e saxon[106] qui occupait le parc et la tranchée du chemin de fer. Lors de cet engagement les Français font 6 prisonniers et perdent 1 tué et 8 blessés dont 1 officier.
    Après avoir chassé l'ennemi, ils ont travaillés à abattre le mur, en laissant des postes de surveillances afin de se prévenir contre un retour offensif de l'ennemi. Le général d'Hugues, pour éviter des imprudences, s'est porté lui même auprès des troupes de soutien.
    L'artillerie du plateau d'Avron a tiré, seule, pour appuyer l'opération.

27 décembre

100e jour du siège
Début du bombardement de Paris dans certains quartiers.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    L’ennemi a démasqué, ce matin des batteries de siège à longue portée et a effectué un feu est très vif contre les forts de l’Est, de Noisy et de Nogent, et contre la partie nord du plateau d’Avron qui ont répondu énergiquement. Cette canonnade pouvant être le prélude d’un bombardement général de nos forts, puis d'une attaque générale, toutes les dispositions sont prises dans le but de repousser ses attaques et de protéger les défenseurs.
    Dans la journée, les observateurs indiquent que l'ennemi a établi 3 batteries de gros calibre au-dessus de la redoute de l'Ermitage, au Raincy, 3 batteries à Gagny, 3 batteries à Noisy-le-Grand et 3 batteries au pont de Gournay.
    Ce combat d'artillerie qui a duré jusqu'à cinq heures, a couté environ 8 tués et 50 blessés dont 4 officiers de marine aux troupes Françaises. Les pertes ennemies sont inconnues mais elles sont supposées sérieuses sur les points les plus à portée du plateau.
    « En résumé, cette première journée de bombardement partiel contre nos avancées et nos forts, avec des moyens dont la puissance est considérable, n'a pas répondu à l'attente de l'ennemi. »
Carte du chemin de fer de Paris à Rouen
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Dans la nuit, on a entendu du Mont Valérien deux fortes détonations, qui donnent à penser que l’ennemi a fait sauter le pont du chemin de fer de Rouen[108].
    Le commandant Delclos, du 5e bataillon de la Seine, a opéré hier une reconnaissance sur le Bas Meudon, le Val et Fleury, à la tête de 12 compagnies des 4e et 5e bataillons de la Seine et du 3e de la Somme.Le commandant Delclos fit fouiller ces trois villages où restent encore quelques habitants, et d'où les postes prussiens s'enfuirent à approche des troupes françaises laissant quelques prisonniers. Une fusillade assez vive s'engagea au moment où la reconnaissance regagnait le fort d'Issy. L'ennemi fut repoussé et contraint de se retraiter précipitamment dans ses retranchements du Haut Meudon. Les pertes françaises s'élèvent à 2 tués et 6 blessés.

28 décembre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    L'ennemi a continué le bombardement qu'il avait entrepris hier contre les positions d'Avron. Le matin les tirs qui étaient modérés sont devenus très vif dans l'après-midi et la soirée. De nouvelles batteries ont appuyé celles qui avaient été précédemment établies par l'ennemi. Nos pièces, moins puissantes que les canons Krupp, a dû renoncer à faire feu. Le plateau est devenu tout à fait intenable pour l'infanterie.
    Le gouverneur a fait soustraire l'artillerie et les troupes à une situation que l'intensité croissante du feu de l'ennemi ne pouvait qu'aggraver en ordonnant la rentrée des pièces en arrière des forts. Cette opération difficile et laborieuse s'est effectuée pendant la nuit et dans la matinée du 29.
    Nos batteries de Bondy fouillent les bois avec précision et inquiètent l'ennemi.

29 décembre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Le bombardement a redoublé d'intensité. Ses effets sur le plateau d'Avron, qui n'a cessé dêtre canonné, ont démontré l'opportunité de l'évacuation qui a été opérée la nuit dernière. Les 74 pièces d'artillerie qui ont été retirées à peu près intactes, auraient été complètement désorganisées par le feu violent de la journée. Les tirs ont été plus particulièrement dirigé contre les forts de Rosny, Nogent et Noisy, qui ont fait bonne contenance sous une pluie d'obus d'une dimension extraordinaire, lancés à grande distance.
    Des dispositions sont prises pour que cette artillerie soit contre-battue par les plus gros canons dont dispose la défense.
    Il y a eu au fort de Nogent 14 blessés, au fort de Rosny 3 tués et 9 blessés et au fort de Noisy seulement quelques contusionnés.
    L'ennemi a ouvert le feu sur Bondy, où nous avons eu 2 hommes tués et 6 blessés.
    Dans la soirée, les tirs de l'ennemi sont passés pardessus le plateau d'Avron, atteignant la route stratégique et par moments les villages environnants.

30 décembre

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Fin décembre, le beurre atteint 30 francs le kilo; la livre de chien vaut 4 francs. Un chat se vend 20 francs, un corbeau 5 francs, un rat 3 francs, un moineau 1,25 franc. Les artisans et les ouvriers qui étaient également gardes nationaux, ne travaillant plus ne disposaient que de leur solde soit 1,50 franc par jour, plus 0,75 à la femme légitime[85].
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le feu de l'ennemi a recommencé et le fort de Nogent, sur lequel se sont portés principalement ses efforts, a été bombardé de 8 heures du matin à 4h30 du soir ou il n'est a déplorer que 3 blessés.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Le feu de l'ennemi a recommencé le matin et il a été vif pendant une partie de la journée. Il n'y a eu que 2 blessés au fort de Rosny.

31 décembre

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    L'ennemi a augmenté ses batteries de gros calibre et rapproché plusieurs d'entre elles des points d'attaque. Ses projectiles sont arrivés en assez grand nombre à la ferme de Groslay, à Drancy, Bobigny, Bondy, et quelques-uns même sont parvenus jusqu'à la Folie[113] et Noisy le Sec.
    Il a continué en même temps le bombardement sur les forts de Rosny et de Noisy, ou il n'y a eu que quelques dégàts matériels et un très petit nombre de blessés.
    A 11 heures du soir, une assez forte reconnaissance prussienne s’est approchée de Bondy. Nos soldats ont laissé venir l'ennemi à bonne portée et l’ont reçu par une vive fusillade qui l'a fait rentrer dans ses lignes après avoir essuyé des pertes.


  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le feu de l'ennemi a continué sur le fort de Nogent, ou il n'y a eu que quelques dégàts matériels et un très petit nombre de blessés.

Janvier

1er janvier

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    L'ennemi a tiré pendant une grande partie de la nuit. Le bombardement de Bondy a redoublé d'intensité pendant la nuit et celui du fort de Rosny a été régulier, sans accident ni incident. Ce matin, l'attaque est plus vive, les coups se succèdent presque sans interruption.

2 janvier

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Deux ou trois explosions se sont fait entendre sur le plateau de Chatillon. La Tour des Anglais a sauté.
    Une forte patrouille française a pénétré cette nuit dans Rueil et s'est retirée d'Issy sans avoir essuyé le feu des postes avancés prussiens.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Le bombardement des forts de Nogent, Rosny, Noisy et des villages environnants a continué le matin sans causer jusqu'à présent de dommages bien sérieux. Le feu est cependant tres vif sur Nogent, sur le lequel l'ennemi a lancé 600 obus, n'ont eu aucun effet : un seul homme légèrement blessé et pas de dègâts.

3 janvier

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Le bataillon Poulizac, des éclaireurs de la Seine, a fait une petite expédition en avant de la ferme de Groslay. Quelques Prussiens ont été tués, 6 ont été ramenés prisonniers : ils appartiennent à la garde. Nous avons eu trois blessés, dont un officier.
    La canonnade sur les forts a recommencé ce matin, il n'y a aucun incident à signaler.

4 janvier

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    L'ennemi a canonné Montreuil (Seine-Saint-Denis) pendant une partie de la nuit. Il a également tiré sur Bondy très vivement, mais sans résultat appréciable.
    Le feu contre nos forts a repris dès le matin et a été extrêmement violent jusqu'à 5 heures du soir sur le fort de Nogent, ou il n'y a eu qu'un seul blessé sans gravité.
    Sur Bondy, le feu a continué à raison de trois coups par minute.
    Au fort de Rosny, le feu a été assez actif, on déplore 3 hommes légèrement atteints par des éclats.
    Le bombardement des forts situés à l'Est de Paris a continué aujourd'hui. Le fort de Nogent a reçu plus de 1 200 obus qui n'ont pas produit plus d'effets que les jours précédents.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Ce matin vers 4 heures, un détachement ennemi s'est avancé en avant de la ferme des Mèches[22] pour la surprendre mais il a été reçu par une vive fusillade, et les hommes se sont sauvés au pas de course, en enlevant plusieurs blessés.
    Une demi heure plus tard, une patrouille ennemie a été surprise par nos éclaireurs du 139e régiment d'infanterie de ligne, et laisse entre nos mains 3 prisonniers.

5 janvier

Le bombardement de Paris commence
Tableau des victimes signalées lors du bombardement de Paris du 5 au 27 janvier 1871
Batterie Prussienne sur les hauteurs de Châtillon
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Une forte reconnaissance, dirigée par le général Fournès, est opérée dans la nuit sur le plateau d'Avron. Après avoir chassé les postes prussiens qui s'y trouvaient, il s'est installé auprès du château et a fait démolir à la pioche et au pétard un grand mur derrière lequel l'ennemi s'abritait dans la journée. Il a quitté le plateau au jour, ramenant 3 prisonniers saxons.
    Le feu a continué pendant la nuit sur le fort de Nogent sans résultat.
    Au petit matin, l'ennemi à attaqué Bondy: ses tirailleurs ont été repoussés, laissant sur le terrain une quinzaine de cadavres. De 8 heures du matin à 4h30 du soir, Bondy a été bombardé, ainsi que les forts de l'Est de de Paris, sans résultat.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    L'ennemi a bombardé, toute la journée, avec la plus grande violence les forts de Montrouge, de Vanves et d'Issy avec ses batteries placées sur le plateau de Chàtillon avec des pièces de gros et de petit calibre. Des obus qui n'avaient pas éclaté, ont recueilli, mesuraient 0m,22 de diamètre et 0m,55 de hauteur.
    Les forts répondent vigoureusement.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Sur les positions de Créteil, Un officier bavarois, aide de camp, a été fait prisonnier et conduit à Vincennes.
    Les redoutes des Hautes-Bruyères et du Moulin-Saquet ont également eu à supporter un véritable bombardement.

Déclaration du gouvernement

Le gouvernement de la Défense nationale fait une déclaration afin de remonter le moral des troupes et de la population.

6 janvier

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le fort de Bicêtre a également été bombardé, pendant toute la nuit dernière avec la même intensité. Du côté de Nogent, il a cessé à partir de trois heures du matin pour reprendre très vivement à huit heures.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    À partir de 8 heures du matin, le bombardement a recommencé sur toute la ligne et n'a pas causé de dommages sérieux. Les batteries extérieures et l'enceinte ont pris part à la lutte et ont riposté vigoureusement aux attaques acharnées de l'artillerie ennemie. Les projectiles qui sont tombés dans la ville de Paris en assez grand nombre n'ont causé aucune émotion.

Proclamation du Gouverneur de Paris

Après le gouvernement de la Défense nationale c'est au tour du gouverneur de Paris de faire une déclaration afin de remonter le moral des troupes et de la population.

7 janvier

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le fort de Noisy, a ouvert le feu sur toutes les batteries prussiennes et entretenu un tir soutenu et efficace. Nos obus ont en effet éclaté en pleins retranchements, faisant des morts et des blessés.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Au matin, l'ennemi reprend le bombardement, intermittent, sur la Courneuve, qui a blessé trois hommes et tué un fusilier marin.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le feu a été moins nourri qu'hier sur les redoutes des Hautes Bruyères et du Moulin Saquet. Quelques obus sont arrivés dans le fort de Bicêtre.
    Les batteries prussiennes établies à Thiais ont également tiré sans résultat sur nos batteries établies près de Vitry, et sur les bords de la rive gauche de la Seine.

8 janvier

La nouvelle de la victoire de Bapaume par l'armée du Nord du général Faidherbe redonne de l'espoir aux parisiens.

9 janvier

Journal officiel de la République du 9 janvier 1871 :
« Après un investissement de plus de trois mois, l'ennemi a commencé le bombardement de nos forts le 30 décembre, et, six jours après, celui de la ville. Une pluie de projectiles, dont quelquesuns pesant 94 kilogrammes, apparaissant pour la première fois dans l'histoire des siéges, a été lancée sur la partie de Paris qui s'étend depuis les Invalides jusqu'au Muséum. Le feu a continué jour et nuit, sans interruption, avec une telle violence, que, dans la nuit du 8 au 9 janvier, la partie de la ville située entre Saint Sulpice et l'Odéon recevait un obus par chaque intervalle de deux minutes.
Tout a été atteint : nos hôpitaux regorgent de blessés, nos ambulances, nos écoles; les musées et les bibliothèques, les prisons, l'église Saint-Sulpice, celles de la Sorbonne et du Val-de-Grâce, un certain nombre de maisons particulières. Des femmes ont été tuées dans !a rue, d'autres dans leur lit; des enfants ont été saisis par des boulets dans les bras de leur mère. Une école de la rue de Vaugirard a eu quatre enfants tués et cinq blessés par un seul projectile.
Le musée du Luxembourg, qui contient les chefs d'oeuvre de l'art moderne, et le jardin où se trouvait une ambulance qu'il a fallu faire évacuer à la hâte, ont reçu vingt obus dans l'espace quelques heures. Les fameuses serres du Muséum, qui n'avaient point de rivales dans le monde, sont détruites. Au Val-de-Grâce, pendant la nuit, deux blessés, dont un garde national, ont été tués dans leur lit. Cet hôpital, reconnaissable à la distance de plusieurs lieues par son dôme que tout le monde connaît, porte les traces du bombardement dans ses cours, dans ses salles de malades, dans son église dont la corniche a été enlevée.
Aucun avertissement n'a précédé cette furieuse attaque. Paris s'est trouvé tout à coup transformé en champ de bataille, et nous déclarons avec orgueil que les femmes s'y sont montrées aussi intrépides que les citoyens. Tout le monde a été envahi par la colère, mais personne n'a senti la peur.
Tels sont les actes de l'armée prussienne et de son roi, présent au milieu d'elle. Le gouvernement les constate pour la France, pour l'Europe et pour l'histoire. »


  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon monté Duquesne s'envole de la gare d'Orléans et termine sa course à Berzieux dans la Marne, après avoir parcouru 167 kilomètres[117].
    Les abords du Panthéon et le 9e secteur[118] de défense de Paris ont reçu beaucoup d'obus.
    Une trentaine de projectiles du plus gros calibre ont atteint sur l'hospice de la Pitié et le Val-de-Grâce. L'ennemi semble prendre pour objectif les établissements hospitaliers de Paris. « Par ces procédés odieux, il montre une fois de plus son mépris des lois de la guerre et de l'humanité ».
    Le contre amiral de Montaignac fait connaître que pendant la nuit les Prussiens ont tiré à toute volée sur la ville. Les obus, passant par dessus les remparts sont allés tomber dans les quartiers éloignés de l'enceinte.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Le matin, en plein jour, l'ennemi a renouvelé une attaque qu'il avait déjà faite de nuit contre la maison Crochard et sur le poste des carrières, à gauche de Rueil. Il y a eu dans l'après-midi d'hier plusieurs engagements. C'est la quatrième tentative que les prussiens font sur cette position. Les francs tireurs de la mobile de la Loire Inférieure et les tirailleurs de l'Aisne ont laissé approcher l'ennemi et l'ont repoussé après lui avoir fait éprouver des pertes.
    Le bombardement a continué sur les forts du sud pendant la journée avec moins de violence que les jours précédents.

10 janvier

  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Le colonel Comte, avec les francs tireurs Poulizac, 30 cavaliers de la République, les francs tireurs de la division Faron, et la compagnie de volontaires du capitaine de Luxer, lancent à 11 heures du soir une reconnaissance sur les positions occupées par l'ennemi le long du chemin de fer de Strasbourg, et de détruire les maisons qui abritaient ses troupes.
    Assailli par une vive fusillade, le colonel Comte fit charger à la baïonnette l'ennemi, qui lâcha pied devant cette vigoureuse attaque.
    Les maisons furent immédiatement minées, et quelques Prussiens qui refusèrent de se rendre et continuaient à tirer sur nous du toit de l'une des maisons, sautèrent avec elles.
    L'opération terminée, la colonne rentra dans ses lignes avec 7 blessés et ramenant 2 prisonniers, un grand nombre de casques, de fusils, de couvertures et d'objets de campement.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Le colonel Porion avec un détachement de marins, 150 gardes nationaux mobilisés, des détachements de gardiens de la paix, de mobiles du 5e bataillon de la Somme, du 5e bataillon de la Seine, et une compagnie du génie, lancent à 3 heures du matin une attaque afin de détruire les ouvrages entrepris par l'ennemi au moulin de Pierre[6] [7] , en avant du fort d'Issy. L'attaque ayant surpris les postes Prussiens chargés de défendre les travailleurs, la position est abordée sans tirer un coup de fusil. Le capitaine Saint Vincent et ses sapeurs s'occupent alors immédiatement de détruire les travaux existants pendant que les marins, poussant en avant, découvraient une batterie en construction.
    Les postes ennemis de Clamart ouvrirent un feu nourri sur nos marins que les troupes de soutien vinrent appuyer. Les travaux de destruction n'en ont pas moins continué et la colonne du colonel Porion, l'opération terminée, rentrait dans ses lignes avec 1 tué et 3 blessés et ramenant 21 prisonniers.
    Dans la presqu'ile de Gennevilliers, les Prussiens ont renouvelé des tentatives de conversations avec nos troupes. Ils ont été reçus par des coups de fusil.
    Le bombardement des forts de Vanves et de Montrouge a continué aujourd'hui avec moins de vivacité que d'habitude mais l'ennemi a concentré ses efforts sur le fort d'Issy, qui a été canonné violemment. Les batteries des différents forts ont ripostés avec une égale vigueur.


  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Dans la nuit, une compagnie du 4e bataillon de la garde nationale mobilisée sous les ordres du capitaine de Vresse a fait une reconnaissance en direction de Vitry

11 janvier

Décret du gouvernement de la défense nationale
« Considérant que les devoirs de la République sont les mêmes à l'égard des victimes du bombardement de Paris qu'à l'égard de ceux qui succombent les armes à la main pour la défense de la patrie,
DÉCRÈTE
Tout Français atteint par les bombes prussiennes est assimilé au soldat frappé par l'ennemi.
Les veuves de ceux qui auront péri par l'effet du bombardement de Paris, les orphelins de pères ou de mères qui auront péri de même, sont assimilés aux veuves et aux orphelins des soldats tués à l'ennemi. »


  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Dans la journée, le feu a repris avec une violence extrême contre les forts du sud, principalement contre le fort d'Issy, qui parait être le principal objectif des batteries prussiennes. Des dispositifs considérables d'artillerie sont en route pour combattre efficacement les nouvelles batteries démasquées par l'ennemi.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Du côté du Moulin Saquet, des Hautes Bruyères et de Créteil, il y a eu une canonnade peu importante, et sans résultat.

12 janvier

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le bombardement a continué pendant la nuit dernière sur la ville et sur les établissements déjà signalés. De minuit à deux heures du matin il est tombé environ un projectile par minute dans le quartier Saint Sulpice.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Dans la nuit, le commandant Blanc, avec une compagnie de zouaves et une compagnie de mobiles du Morbihan, a fait une reconnaissance sur le plateau d'Avron. Les postes prussiens ont été vigoureusement chassés, et la petite colonne est rentrée avant le jour, après avoir enlevé six prisonniers.
    Les forts ont tiré, pendant la nuit, sur toute la ligne des positions prussiennes.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    La boucle de la Marne a été également bombardée pendant la nuit par l'artillerie prussienne. Les forts ont répliqués sur toute la ligne des positions prussiennes.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Les forts de Vanves, d'Issy et de Montrouge ont été canonnés avec violence, mais les batteries extérieures et celles des forts ont ouvert un feu nourri qui paraît avoir causé d'assez grands ravages dans les batteries prussiennes.

13 janvier

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Dans la boucle de la Marne, l'ennemi effectue un bombardement violent et persistant, sans plus d'effet que les jours précédents.
    Toute la journée, l'ennemi a tiré lentement sur les villages de Nogent et de Plaisance.
    Le contre amiral Pothuau exécute une reconnaissance entre la Gare aux Boeufs de Choisy-le-Roi et la Seine sur des positions ennemies. Un peu plus tard, les Prussiens prirent l'offensive en assez grand nombre et furent accueillis à coups de fusil qui les obligèrent à se replier rapidement.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Les forts du sud ont été canonnés moins violemment. Les Prussiens ont fait pendant la nuit plusieurs tentatives sur divers points des tranchées qui relient les forts entre eux. Ils ont été partout repoussés.
    Sur l'ordre du gouverneur, le général Vinoy, une sortie contre le moulin de Pierre[6] [7], est menée par les généraux Blanchard et Corréard. La tête de colonne avant été accueillie par un feu des plus vifs, les troupes sont rentrées dans les lignes.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Vers 10 heures, une reconnaissance prussienne s'est avancée pour inquiéter les travaux en voie d’exécution près de la suiferie du Bourget[124], sur la route de Flandre. Les Prussiens durent se replier, suite à un feu de mousqueterie très violent provenant d'un bataillon du 119e de ligne, d'une compagnie du 12e et le 213e bataillon mobilisé de la Seine, qui occupaient le Bourget
    Dans la soirée, l'ennemi a lancé une attaque contre nos positions avancées de Drancy. Une fusillade s'engagea qui ne se termina définitivement qu'à une heure du matin.

14 janvier

Décret - Tout Français atteint par les bombes est assimilé au soldat.

15 janvier

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Il y a eu sur toute la ligne du sud un combat d'artillerie des plus acharnés.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Le commandant de Mirandol, à la tête des francs tireurs des troupes de ligne, des Marins, des sapeurs du génie, des artilleurs, les mobiles de l'Hérault du lieutenant Laurent, des mobiles du colonel Reille et des éclaireurs du commandant Poulizac, a effectué une reconnaissance au pont de Champigny dans laquelle cinq prussiens, dont un officier, ont été tués, et dix blessés.

16 janvier

  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    Les troupes françaises repoussent une attaque faite sur la maison Millaud. Le fort de Montrouge a pu tirer à bonne distance sur les hommes qui étaient sortis de Bagneux pour concourir à cette attaque.
    La boucle de la Marne et le fort de Nogent ont été canonnés constamment par l'artillerie prussienne.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Pendant la journée, l'horizon étant beaucoup moins brumeux que précédemment, l'artillerie de l'enceinte a pu bien distinguer les batteries de l’ennemi et les a contebattues. Elle a ainsi pu soulager avec une grande efficacité les forts de Montrouge, Vanves et d'Issy.
    Les batteries prussiennes de Châtillon ont tiré contre nous beaucoup moins vivement que d'habitude.

17 janvier

  • Blason paris 75.svg Paris :
    L'enceinte a repris son tir ce matin et le combat d'artillerie se continue sur tous les points.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Le matin, à huit heures, le fort de Vanves a ouvert le feu sur la batterie de la Plâtrière, qui n’a répondu que par quelques coups.
    Les batteries de Châtillon ont alors recommencé à tirer sans causer de dommage réel.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    L'ennemi qui avait massé des troupes en avant de Creteil, n'a pas pu attaquer nos tranchées, la pluie ayant rendu la plaine impraticable.
    Le tir sur les Hautes Bruyères a été assez vif.
    La redoute du Moulin Saquet a été canonnée par une batterie de campagne à laquelle notre artillerie de position a fait éprouver, en hommes et en chevaux, des pertes tellement sérieuses que le feu a été éteint en quelques instants et la batterie démontée, laissant hommes et chevaux sur le terrain.
    L'ennemi a continué à tirer lentement sur Nogent, et sur le fort, mais sans aucun résultat.

18 janvier

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le pain, qui constitue alors la base de l’alimentation, est rationné : 300 grammes à 10 centimes[85] pour les adultes, 150 grammes pour les enfants au-dessous de 5 ans. Ce pain, officiellement, doit ne contenir que du blé, du riz et de l’avoine, mais il est essentiellement fait de paille moisie hachée. Parfois, les municipalités font des distributions de viande séchée, de haricots, d’huile, de café, mais la misère est vraiment terrible dans les quartiers populaires[127].
    Le ballon monté Poste-de-Paris s'envole de la gare du Nord et termine sa course à Merselo près de Venray en Hollande, après avoir parcouru 400 kilomètres[128].
    Pendant toute la nuit, la ville a été bombardée et un commencement d'incendie s'est déclaré à la Halle aux vins.

    Le gouvernement de la défense nationale adresse la proclamation suivante aux habitants de Paris :
    « Citoyens,
    L'ennemi tue nos femmes et nos enfants; il nous bombarde jour et nuit; il couvre d'obus nos hopitaux Un cri: Aux armes ! est sorti de toutes les poitrines.
    Ceux d'entre nous qui peuvent donner leur vie sur le champ de bataille marcheront à l'ennemi; ceux qui restent, jaloux de se montrer dignes de l'héroïsme de leurs frères, accepteront au besoin les plus durs sacrifices comme un autre moyen de se dévouer pour la patrie.
    Souffrir et mourir, s'il le faut, mais vaincre.
    Vive la république !
    Les membres du gouvernement. »


  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Le feu des batteries ennemies, dans le sud, a été continu, mais beaucoup moins nourri que les jours précédents. Les forts, les batteries de Vaugirard et du Point‑du‑Jour, et surtout le fort de Vanves ont canonné sans relâche et avec succès les positions prussiennes. Le 6e secteur[42] a même complètement éteint le feu de la batterie des Chalets.

19 janvier

La population parisienne apprend que le général Chanzy, après de brillantes batailles, a dû se replier derrière la Mayenne.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Au petit matin, dans un brouillard intense, 3 colonnes françaises commandées par les généraux Vinoy, de Bellemare et Ducrot attaquent les positions prussiennes située sur les hauteurs de Rueil et enlevent la redoute de Montretout et d'autres objectifs. Dans l'après-midi, les troupes prussiennes effectuent, avec une violence extrême, un retour offensif entre le centre et la gauche de nos positions, qui fit reculer nos troupes, qui, cependant, regagnèrent une partie du terrain vers la fin de la journée. À 7 h du soir le général Trochu ordonne la retraite. Les troupes se retirèrent alors en arrière, dans les tranchées, entre les maisons Crochard et le Mont-Valérien dans un grand désordre par l'unique chemin qui mène au rond-point des Bergères.
    Article détaillé : Seconde bataille de Buzenval.

20 janvier

  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Le brouillard est épais. L'ennemi n'attaque pas. La plupart des masses qui pouvaient être canonnées des hauteurs, sont dirigées vers l'arrière et quelques unes dans leurs anciens cantonnements.
    Des parlementaires Français sont envoyés à Sèvres afin d'obtenir un armistice de deux jours, pour permettre l'enlèvement des blessés et l'enterrement des morts.
Ordre du jour

« C'est avec fierté que le commandant supérieur de la garde nationale rend hommage, par la voie de l'ordre, au courage dont ont fait preuve les régiments de Paris engagés dans la bataille du 19 janvier. Il a eu la satisfaction de l'entendre louer, sur le terrain même, par les divers chefs de l'armée sous les ordres desquels ces régiments ont combattu.
Engagés dès le point du jour, ils ont soutenu avec ardeur une lutte que l'état de l'atmosphère rendait plus difficile, jusqu'à une heure avancée de la nuit qui seule a mis fin au combat.
N'ayant pas encore reçu des chefs de corps les renseignements nécessaires, le commandant supérieur ne peut faire connaître, aujourd'hui les noms des officiers, sous‑officiers et gardes qui ont succombé, ou de ceux qui se sont particulierement distingués. Mais, dès aujourd'hui, il ne craint pas de dire ce mot qui sera répété par la France entière : « Dans la journée du 19 janvier, la garde nationale de Paris, comme l'armée et comme la mobile, a fait dignement son devoir. »
Le général commandant supérieur,
Clément-Thomas »

21 janvier

Ordre du jour du général Vinoy à l'Armée de Paris.

« Le gouvernement de la défense nationale vient de me placer à votre tête. Il fait appel à mon patriotisme et à mon dévouement; je n'ai pas le droit de me soustraire. C'est une charge bien lourde, je n'en veux accepter que la péril, et il ne faut pas se faire d'illusions.
Après un siège de plus de quatre mois, glorieusement soutenu par 1’armée et par la garde nationale, virilement supporté par la population de Paris, nous voici arrivés au moment critique.
Refuser le dangereux honneur du commandement dans une semblable circonstance, serait ne pas répondre à la confiance qu'on a mise en moi. Je suis soldat et ne sais pas reculer devant les dangers que peut entraîner cette grande responsabilité.
A l'intérieur, le parti du désordre s'agite et cependant le canon gronde. Je veux être soldat jusqu’au bout, j'accepte ce danger, bien convaincu que le concours des bons citoyens, celui de l'armée et de la garde nationale ne me feront pas défaut pour le maintien de l'ordre et le salut commun.
Général Vinoy. »


Plan de la ville de Saint Denis. On y voit bien également l'hydrographie de la ville, bordée par la Seine, traversée par le Canal Saint-Denis, et avec la zone marécageuse du nord de la ville, drainée par le Croult et le Rouillon.
La ville est protégée au nord par le Fort de la Double-Couronne, dont les murailles rejoignent, hors du plan, les Forts de l'Est et de la Briche. Les trois routes qui traversent ces fortifications se rejoignent au Barrage de Saint Denis.
On voit également la ligne de chemin de fer Paris - Lille par Creil, d'où se sépare la ligne Paris - Pontoise

22 janvier

Article détaillé : Soulèvement du 22 janvier 1871.
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Les forts du sud ont continué leur tir contre les batteries ennemies, soutenus par les feux de l'enceinte.
  • Blason département fr Seine-Saint-Denis.svg Seine-Saint-Denis :
    Le bombardement de Saint Denis a été d'une grande violence. Des batteries nouvelles ont été établies. Des travaux sont signalés reliant Pont-Iblon aux batteries de Blanc-Mesnil.
    Le fort de la Briche, a eu à supporter, toute la journée, les feux croisés de six batteries :
    deux au‑dessous d'Enghien,
    une à Deuil,
    une à Montmorency,
    deux à la Butte-Pinson.
    L'ennemi qui commence a établir des batteries dans les tranchées de Villetaneuse et d'Epinay, a poussé une reconnaissance jusqu'à 300 mètres environ du fort. Les Prussiens se sont montrés en grand nombre du côté de Pierrefitte, où ils font des tranchées.

23 janvier

Épinay-sur-Seine : souvenir de la Guerre de 1870 Maison criblée de balle
L'activité de l'armée assiégeante se remarque sur tous les points de la ligne d'investissement.


  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le 6e secteur[42] a subit un feu continu toute la journée, provenant des batteries de Breteuil et de Meudon.

24 janvier

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le ballon Torricelli s'envole de la gare de l'Est et termine sa course à Fumechon dans l'Oise, après avoir parcouru 193 kilomètres[132].
    Le 6e secteur[42] subit comme le jour précédent un feu continu, provenant des batteries de Breteuil et de Meudon.
    Les 7e[116] et 8e secteurs [120] qui ont reçu une vingtaine d'obus ont riposté avec succès.
    L'activité des travailleurs de la garde nationale aux remparts, et des compagnies du génie auxiliaire aux batteries extérieures, permet de réparer les dégâts produits et de créer de nouveaux moyens de défense. L'ennemi répare également, avec rapidité, les dommages sérieux que lui cause le tir, notamment à Breteuil.

25 janvier

Une brume épaisse régne toute la journée.
L'aqueduc d'Arcueil
Rue de l'église à Saint-Cloud
L'intérieur du fort de la Briche le 31 janvier 1871.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Deux incendies ont éclaté cette nuit, par suite du bombardement dans le 8e secteur[120].
  • Blason département fr Hauts-de-Seine.svg Hauts-de-Seine :
    Au sud, l'ennemi continue à organiser chaque jour de nouveaux emplacements de batteries, dépaçant celles qui sont battues par l'artillerie française.
    On signale des travaux au viaduc de Fleury.
    Tirs d'artillerie très violents contre le fort d'Issy.
    Après avoir réparé les brèches des murs des parcs, les Prussiens mettent en batterie de quelques pièces volantes entre la maison Crochard et les avant-postes Français, en particulier en face de Longboyau.
    Les incendies du village de Saint-Cloud brûlent toujours.
  • Blason département fr Val-de-Marne.svg Val-de-Marne :
    De nombreux convois prussiens sont signalés du côté de Valenton.
    Tirs d'artillerie très violents contre le fort de Vincennes.
    La lutte d'artillerie a été sérieuse entre le fort de Champigny et la batterie prussienne de Villiers.

26 janvier

Une brume épaisse régne toute la matinée, avec quelques éclaircies dans l'après-midi.
Le gouvernement fait pressentir l'armistice.

Déclaration du Gouvernement de la Défense nationale

27 janvier

28 janvier

Déclaration du Gouvernement de la Défense nationale

Convention d'armistice

Une convention d'armistice est arrêtée entre Otto von Bismarck, et Jules Favre, ministre des affaires étrangères du gouvernement de la Défense nationale :

29 janvier

Déclaration du Gouvernement de la Défense nationale

30 janvier

Déclaration du Ministre de la guerre

31 janvier

Février

4 février

Déclaration du Gouvernement de la Défense nationale

6 février

A Bordeaux, Léon Gambetta démissionne de ses fonctions.
Le fort de Montrouge après la capitulation de Paris, le 29 janvier 1871, avec une vue depuis le Sud en direction de Paris, de gauche à droite: l'Arc de Triomphe, le dôme des Invalides, l'église Saint-Pierre-de-Montrouge, Notre-Dame de Paris, le Panthéon et dans le fond la colline de Montmartre

7 février

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Par décrets, le gouvernement lève les réquisitions sur les farines, les chevaux, les ânes, les mulets, et en général sur tous les animaux de boucherie.
    Le marché aux bestiaux de la Villette est de nouveau ouvert quotidiennement.
    La vente de la viande redevient désormais libre dans tous les étaux de boucherie. Toutefois les boucheries municipales établies, fonctionnant par les soins des maires, sont maintenues.
    Les réquisitions sont abolies.
    Concernant le courrier, les lettres peuvent désormais être closes, le service de la censure est dissous.

8 février

La population parisienne apprend la démission de Léon Gambetta.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le maire de Paris, prend un arrêté qui indiquant la fin du rationnement du pain et son prix.

Arrêté du Maire de Paris

15 février

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Les Prussiens ajoutent 5 articles additionnels à la Convention d'armistice. D'autre part l'armistice, qui devait expirer le 19 février à midi, est prorogé au 24, « avec faculté de renouveler cette prorogation, si les circonstances l'exigent ».

Articles additionnels à la Convention d'armistice

19 février

21 février

24 février

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Le Comité central provisoire de la Garde nationale appelle à la poursuite de la guerre.

26 février

  • Blason paris 75.svg Paris :
    Les préliminaires de paix sont signés.
    Les négociateurs allemands avaient proposé de renoncer à toute entrée dans Paris, si la place de Belfort leur était concédée. Comme elle reste Française, les prussiens indiquent que cette entrée aura lieu mercredi 1er mars, à dix heures du matin. L'armée allemande occupera l'espace compris entre la Seine et la rue du Faubourg Saint-Honoré, à partir de la place de la Concorde jusqu'au quartier des Ternes. L'effectif des troupes introduites ne dépassera pas 30 000 hommes. L'évacuation aura lieu immédiatement après la ratification des préliminaires de paix par l'Assemblée nationale.
    L'armée française occupera la rive gauche, de la Seine.
    Le mécontentement de la population grandit en apprenant l'entrée des Prussiens dans Paris.

Proclamation du gouvernement d'Adolphe Thiers

Afin de prévenir tout débordement, et de tenter de calmer les esprits et les ardeurs, Adolphe Thiers, nouvellement nommé chef du pouvoir exécutif de la République Française, et son gouvernement adressent aux habitants de Paris la proclamation suivante :

Base préliminaire à la paix définitive à conclure ultérieurement

La base prélimlinaire d'un traité de paix définitif entre l'Empire Allemand et la France est signé, le 26 février. Guillaume Ier et Otto von Bismarck exigent la cession de l'Alsace, sous prétexte que cette région était une ancienne posseission du Saint-Empire romain germanique, avant les traités de Westphalie et la conquête de Louis XIV ainsi que la partie Nord de la Lorraine avec la place forte de Metz, correspondant à l'actuel département de la Moselle, sur simple demande chef d'état-major von Moltke.
Aux revendications territoriales, une indemnité de guerre de cinq milliards de francs[138] est ajoutée.
Adolphe Thiers obtient que la place forte de Belfort, non prise et défendue par le colonel Denfert-Rochereau reste à la France en échange du droit pour les Allemands de défiler dans Paris.

27 février

Mars

1er mars

  • Blason paris 75.svg Paris :
    A 10 heures du matin, aux termes des stipulations arrêtées dans la convention d'armistice, des détachements de l'armée allemande entrent dans Paris, descendent l'avenue des Champs-Elysées, puis occupent l'espace expressément déterminé par la convention.
    Les officiers et les soldats de ces détachements sont logés dans le Palais de l'Industrie, dans le cirque d'été, dans la rotonde du Panorama, et dans des maisons particulières du quartier des Champs-Élysées et du faubourg Saint-Honoré. Un cordon de nos troupes marque la limite dans laquelle les troupes allemandes sont tenues de se renfermer.
    L'accès des points occupés par les troupes occupantes ne sont pas interdites, mais la population presque tout entière s'est imposé la loi de ne pas user de la liberté de circulation qui lui a été laissée.
    Les fenêtres sont closes, les tentures noires sur posées sur les façades, les rues sont désertes. La Bourse n'a pas ouvert ses portes, sur les quais, sur les boulevards, dans les quartiers les plus reculés, les magasins et les boutiques également sont fermés. Paris a volontairement suspendu sa vie.

    Dans la soirée le gouvernement reçoit, en provenance de Bordeaux, la dépêche relative à la ratification des préliminaires de la paix :
    Pour la ratification 546 voix.
    Contre la ratification 107 voix.
    L'Assemblée nationale a ratifié les préliminaires de paix.
    L'Assemblée confirme également la déchéance de Napoléon III et de sa dynastie.
Paris est calme

2 mars

  • Blason paris 75.svg Blason département fr Yvelines.svg Paris - Yvelines :
    A 6 heures du matin, Jules Favre, ministre des affaires étrangères part pour Versailles porteur de la dépêche annonçant le vote de l'Assemblée. Conformément au traité des préliminaires de paix, il a demandé l'évacuation immédiate de 1’intérieur de Paris et des forts de la rive gauche.
  • Blason paris 75.svg Paris :
    La population de Paris s'est étonnée de voir un certain nombre de soldats allemands pénétrer dans les bâtiments du Louvre. Cette visite qui avait été stipulée dans la convention indiquait que les soldats allemands pourraient visiter deux seulement des monuments de Paris; le Louvre et l'Hôtel des Invalides, mais qu'ils ne pourraient le faire que par escouades sans armes, et sous la conduite d'officiers. Le général en chef a pris toutes les mesures nécessaires pour l'exécution de ces conditions, et la convention à cet égard a été strictement appliquée. L'émotion douloureuse de la population s'explique par les cruelles épreuves traversées, mais elle a cru, à tort, à une violation des conventions. Sur l'insistance du général Vinoy, les chefs de l'armée allemande ont même renoncé à visiter les Invalides.

Proclamation d'Ernest Picard aux habitants de Paris

Devant l'émoi suscité, le ministre de l'intérieur, Ernest Picard, adresse la proclamation suivante aux habitants de Paris :

La défense de Paris

Au moment où le siége de Paris semble inéluctable, le gouvernement engage un immense effort de travaux de défense qui a fait, en quelques semaines, d'une ville jugée hors d'état de se défendre une place véritablement imprenable. Le génie militaire, l'artillerie, le ministère des travaux publics, auxiliaire du génie et de l'artillerie, y ont concourent[139] .

Les batailles désastreuses de l'Armée du Rhin

Le génie lors du siège de Paris

Après les désastres de l'armée du Rhin, l'immense enceinte de la capitale était non seulement dépourvue de tout armement, mais elle n'avait ni abris, ni magasins à poudre, ni traverses. Sa zone militaire était couverte de constructions innombrables, et 69 avenues dont quelques unes atteignaient jusqu'à 80 m de largeur, la traversaient de part en part. Quant aux forts, ils n'étaient pas non plus en état de défense, et les ouvrages extérieurs étaient, pour la plupart, effacés par le temps.

La nécessité de mettre Paris en état de défense n'était jamais apparue au précédent gouvernement, même après les premiers revers, qu'à une échéance plus ou moins lointaine. Aussi pour compléter la défense extérieure, les stratèges proposaient d'établir 4 forts permanents en maçonnerie à Gennevilliers, à Montretout, aux Hautes-Bruyères et à Châtillon. Mais à peine l'exécution avait elle commencé, qu il fallut, par suite de la rapidité des événements, y renoncer et substituer des redoutes enterré aux travaux maçonnés.
L'investissement de la place, au 18 septembre, ne permit d'achever que les redoutes des Hautes-Bruyères et du Moulin-Saquet.

Dans les forts,il n'y avait ni abris, ni plates formes, ni magasins, ni casemates, ni embrasures, ni aucune des défenses aux abords des ouvrages. Dans les six forts occupés par la marine[140], les travaux d'armement et de terrassement ont été exécutés par les marins eux-mêmes.
11 000 ouvriers fermèrent les 69 portes, de l'enceinte de Paris, établirent des ponts levis, barrèrent les 4 canaux et placèrent des estacades dans la Seine.

Les bois de Boulogne et de Vincennes étaient abattus en partie et 3 nouvelles batteries étaient créées à Saint-Ouen, à Montmartre et aux buttes Chaumont.
Sur les remparts et dans les forts le génie militaire construisit des traverses, des abris, 70 magasins voûtés destinés à recevoir les poudres et le matériel de la défense et installé 2 millions de sacs à terre pour couronner les parapets .

La partie de l'enceinte correspondant au Point du Jour, totalement ouverte en août 1870, fut l'objet d'énormes travaux exécutés en avant dans le village de Billancourt avec 2 retranchements intérieurs devenant l'un des points les plus forts de la place en octobre.
« Ces travaux ont été complétés par l'exploration des nombreuses carrières qui se développent en tout sens sur notre front et que les dispositions les plus sages, appuyées de la surveillance la plus vigilante, mettent désormais à l'abri de toute tentative de l'ennemi, par la transformation des égouts en fourneaux de mines sous le sol de Boulogne, de Billancourt, de Neuilly, Clichy, etc., par la construction d'appareils électriques d'une grande puissance dans tous les forts, et d'un systeme d'observatoires militaires qui se complète de jour en jour, par la construction de barrages destinés à maintenir le niveau de l'eau dans la ville, à assurer en amont et en aval l'action des canonnières blindées de la marine et le fonctionnement de la pompe de Chaillot, enfin par l'occupation très solide des villages qui avoisinent l'enceinte. » [139]

« De Vitry à Issy, d'une part, entre Saint-Denis et le canal de l'Ourcq, d'autre part, les maisons ont été crénelées, les rues barricadées; une ligne continue relie maintenant les redoutes de Gravelle et de la Faisanderie aux forts qui se succèdent jusqu'à Saint-Denis.
En avant de cette ligne, les villages de Noisy, Rosny, Nogent, ont été également retranchés. On travaille à une ligne nouvelle qui s'étendra de la Seine (au point correspondant à Port à l'Anglais) à la Marne, en passant par Maisons-Alfort. Plus de 80 000 travailleurs ont coopéré à cette oeuvre immense, qui représente des mouvements de terre incalculables.
En même temps que la place se renforçait, le rayon de la défense s'étendait de jour en jour.
Ainsi, tandis que le 19 septembre, après l'affaire de Châtillon, nous étions réduits à la ligne des forts, nous avons aujourd'hui reconquis sur l'ennemi, en avant de nos ouvrages, Vitry, Villejuif, Arcueil, Cachan, Issy (dont l’ennemi occupait le parc au 19 septembre et où nous avons aujourd'hui des défenses formidables), Suresnes, Puteaux, Courbevoie, désormais à l'abri de ses incursions, Asnières, repris depuis trois jours, Villetaneuse, une partie de Pierrefitte, Stains, La Courneuve, Fontenay-sous-Bois et Nogent-sur-Marne, où les assiégeants pénétraient à leur aise et que nous avons couverts de barricades. Enfin, nous possédons vers l'est une tête de pont à Joinville et à l'Ouest nous disposons dans sa totalité, de la presqu'île de Gennevilliers. »
[139]

L'artillerie lors du siège de Paris

D'après les règles établies en 1867, l'armement des forts et de l'enceinte devait se composer de 7 pièces par bastion. Au début de la guerre, le matériel de l'artillerie n'était, pour les forts que de 3 pièces par bastion, et il n'existait pas une seule pièce en batterie sur les remparts de l'enceinte. Il n'y avait pas non plus de bouches à feu de réserve de Paris, celles-ci ayant été envoyées à Metz et à Strasbourg. Jusqu'au 8 août, on se borne à y placer quelques canons, plutôt pour satisfaire l'opinion publique qu'en prévision d'un siège qui semblait impossible.

Avant le début du siège, les munitions ne représentaient que dix coups par pièce. Les boites à mitraille manquaient à peu près complètement. L'approvisionnement en poudre à canon n'était que de 540 000 kg. Le personnel de l’artillerie était composé d'une dizaine d'officiers qui étaient répartie sur l'étendue de l'enceinte. Dans quelques forts, le service de l'artillerie était représenté par un simple gardien de batterie. En octobre les officiers retraités ou démissionnaires sont rappelés à l'activité, des artilleurs de la garde mobile de la Seine, de Seine-et-Oise, de la Drôme, du Rhône, de la Loire-Inférieure et du Pas de Calais, sont mobilisés et des compagnies de canonniers auxiliaires recrutés parmi les anciens militaires sont créés. La marine fourni ses amiraux, ses officiers, ses artilleurs, en même temps que 7 000 marins. Le personnel de l'artillerie de la place arrive alors au chiffre de 13 000 officiers, sous-officiers et soldats.

Nez d'une mitrailleuse système Reffye

A la mi-octobre, l'artillerie dispose, sur l'enceinte ou dans les forts, de 2 140 bouches à feu. De 10 coups par pièce, l'approvisionnernent a été porté à 400 coups, et jusqu'à 500 pour les canons des forts. Le service de l'artillerie qui s'occupait de la fabrication des cartouches d'infanterie, a porté de 390 cartouches par homme à 2 millions de cartouches par semaine.
Tous les forts de la rive droite, à l'exception d'Aubervilliers, de Vincennes et de Nogent, ont reçu des canons d'un puissant calibre. Le Mont Valérien, Charenton, Gravelle, la Faisanderie, la Double Couronne, ainsi que divers points saillants de l'enceinte en ont reçu une bonne quantité. Ces puisantes pièces ont servi à former les batteries des buttes Chaumont et des buttes Montmartre, qui battent tout le terrain de Gennevilliers à Romainville, ainsi que les importantes batteries du parc de Saint-Ouen qui protégent le fort de la Briche et qui portent leurs projectiles jusqu'au versant qui domine la Seine à droite d'Argenteuil. L'armement des forts de la rive gauche et de l'enceinte qui les avoisine a été fortifié de la même manière, de façon à protéger le Point du Jour, la vallée de la Seine en amont, le confluent de la Marne et l'entrée dans Paris du chemin de fer d'Orléans.

L'artillerie de la défense de Paris a, par l'usage des pièces à longue portée, obligé l'ennemi à reporter au loin le rayon d'investissement.

Le ministère des travaux publics lors du siège de Paris

La commission du génie civil veille à l'exécution des commandes de matériel et des munitions, émanées du ministère des travaux publics, et dont voici les principales :

  • 102 mitrailleuses de divers modèles, commandées dans dix établissements différents.
  • 115 mitrailleuses des systèmes Gatling et Christophe[141].
  • 312 000 cartouches pour mitrailleuses.
  • 50 mortiers et leurs accessoires, avec 50 affûts.
  • 400 affûts de siège.
  • 500 000 obus de différents calibres, commandés aux différentes fonderies de Paris qui les livraient tous les jours.
  • 5 000 bombes.
  • Plusieurs grosses pièces de marine à longue portée.
  • 300 canons de 7 centimètres, rayés, se chargeant par la culasse, portant à 8 000 m.

On doit encore à la commission du génie civil l'organisation d'un service spécial d'inspection des secours à prendre contre l'incendie, et, dans le voisinage des musées et des établissements publics, l'établissement des appareils permettant de dominer, à l'origine, tous les sinistres.
Du 5 septembre jusqu'au 12 octobre, ont été distribués par les soins du ministère de l'intérieur :

  • Pour la garde nationale mobile 563 736 objets.
  • Pour la garde nationale sédentaire 55 850 objets
  • Pour différents services 17 885 objets
  • Formant un total de :637 471 objets

Pendant cette période de temps, l'administration de la guerre, de son côté, délivrait directement aux gardes mobiles un grand nombre d'effets d'habillement et d'équipement, et tous les objets de campement, tels que demi couvertures, tentes, ustensiles, etc...

Les troupes de défense

En septembre 1870, enfermés dans les murs de Paris, il y avait [142]:

  • 80 000 hommes de troupes de ligne. On ne pouvait en compter, comme de réel soldats, qu'un tiers ou un quart. Les 35e et 42e régiments d'infanterie de ligne qui étaient les seules unités à être de formation antérieure à la guerre.
  • 100 000 mobiles venus de 25 départements de la province entre 4 au 17 septembre 1870.
  • 15 000 mobiles de la Seine
  • 300 000 gardes nationaux non exercés, qui avaient été arrachés de leurs travaux, de leurs occupations, de leurs boutiques, de leurs ateliers... Parmi ces 300 000 gardes nationaux il y avait selon le général Trochu environ 30 000 repris de justice. Les gardes nationaux touchaient quotidiennement 1,50 francs pour lui et 75 centimes pour sa femme.

Le 6 novembre 1870, l'armée est recomposée en 3 armées chargées de la défense de Paris

Liens externes

Notes et références

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  1. Source : Rapports militaires officiels du Siège de Paris de 1870-1871 puisés dans le Journal officiel de la République.
  2. C'est bien ce nom qui est écrit mais qui est introuvable
  3. Petit-Bicêtre, qui est l'ancien nom de Petit-Clamart, était un petit village dépendant et situé sur le haut de la commune de Clamart
  4. La ferme de Trivaux également appelée ferme du Petit Trivaux était était une ferme située sur la commune de Meudon qui sera démolie après 1960 lors de la construction de Meudon-la-Forêt
  5. La Pointe de Trivaux était une ferme située au Sud du bois de Meudon et à l'Ouest du Plessis-Piquet qui était également située sur la commune de Meudon
  6. a, b, c, d, e et f L'ouvrage du Moulin de Pierre, était à l'origine un moulin à grain construit en pierre au XVIIe siècle. Situé dans le hameau de Fleury sur la commune de Clamart, cette batisse très imposante est aménagée en redoute pour contrecarrer les attaques prussiennes durant le siège. De nombreux combats auront lieu autour de ce point que les troupes allemandes finiront par prendre. Lors de la Commune cette redoute occupée par les communards est prise fin avril 1871 par les versaillais. Après tout ces combats le moulin qui était devenu une ruine, fut démoli. Une rue de Clamart porte son nom.
  7. a, b, c, d, e et f Gravure du moulin de pierre (Clamart) Fleury en 1871
  8. Jules Favre et le comte de Bismarck : entrevue de Ferrières : documents officiels / publ. par Georges d'Heylli sur Gallica
  9. Ballon N° 1 : « L'Union »
  10. Blocus de Paris - Opérations militaires de la 2e armée de Paris 1872
  11. La Porte Jaune située à Saint-Cloud
  12. sur 4, 2 seront tués, 1 sera blessé et exécuté
  13. Il parvient toutefois à s'enfuir
  14. Gare de Mantes-la-Jolie et gare de Mantes-Station
  15. Ballon N° 2 : « Le Neptune »
  16. Piquet de cavalerie ou d'infanterie : Groupe de cavaliers ou de soldats qui devaient être prêts à partir au premier signal. Les chevaux étaient au piquet, prêts à être détachés.
  17. a, b, c, d, e, f, g et h Les Éclaireurs de la Seine peinture de James Tissot
  18. Entre le pont de Bezons et le pont d'Épinay
  19. Ballon N° 3 : « La Città di Firenze (La Ville de Florence) »
  20. a, b, c, d et e http://www.parisenimages.fr/fr/popup-photo.html?photo=524-7 Usine à gaz de La Villette
  21. Ballon N° 4 : « Les Etats-Unis »
  22. a et b La ferme des Mèches était située dans le hameau des Mèches situé sur le territoire de Créteil
  23. En allemand : Infanterie-Regiment Prinz Louis Ferdinand von Preußen (2. Magdeburgisches) Nr. 27 créé en 1815. Voir le lien Liste des régiments d'infanterie de l'armée prussienne (de)
  24. En effet l'un des Franc-tireur était un ancien magistrat septuagénaire
  25. a et b Les tués de 1870-1871
  26. Usine à gaz de Vaugirard
  27. Ballon N° 5 : « Le Céleste »
  28. Ballon N° 6 : « Ballon non dénommé No 1 »
  29. a, b et c Le pont de la poudrette à Gargan en 1910
  30. a, b, c et d La grand-garde où les grand-gardes étaient les avant-postes
  31. Ballon N° 7 : « L'Armand-Barbès »
  32. Ballon N° 8 : « Le George-Sand »
  33. Ballon N° 9 : « Ballon non dénommé No 2 ou le Piper No 1 »
  34. 1 livre = 500 grammes
  35. redoute de la Boissière, redoute de Montreuil et redoute de Noisy-le-Sec
  36. Ballon N° 10 : « Le Washington »
  37. Ballon N° 11 : « Le Louis-Blanc »
  38. Également appelé Christophe-Colomb ou Guillaume Tell
  39. Ballon N° 12 : « Le Godefroy-Cavaignac »
  40. Ballon N° 13 : « Le Christophe-Colomb / Le Jean-Bart No 1/Le Guillaume Tell »
  41. Henri Marie Auguste Berthaut
  42. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Le 6e secteur correspond à Passy, Auteuil et le Parc de Neuilly qui va de la porte Dauphine à la porte Billancourt
  43. Ballon N° 14 : « Le Jules-Favre No 1 »
  44. Ballon N° 15 : « Le Jean-Bart No 2 »
  45. Ballon N° 16 : « La Liberté »
  46. Ballon N° 17 : « Le Victor-Hugo »
  47. Le chateau de Launay est à Villemomble
  48. a, b et c La Maison-Blanche est à Neuilly-sur-Marne
  49. Ballon N° 18 : « La République Universelle/Le Lafayette / »
  50. Les châteaux d’hier et d’aujourd’hui en Seine-Saint-Denis
  51. Ballon N° 19 : « Le Garibaldi »
  52. L‘exploit de Joseph Marie Le Bouédec
  53. Ballon N° 20 : « Le Montgolfier »
  54. Atterrissage du ballon « Le Montgolfier », le 25 octobre 1870
  55. Ou Frédéric Reitlinger Allemand chargé de mission diplomatique auprès de l'Angleterre et de l'Autriche.
  56. L'utilisation militaire des pigeons voyageur
  57. Histoire postale "Le Vauban"
  58. Ballon N° 21 : « Le Vauban »
  59. Ecrit Woerth ou Voerth et Hudin ou Oudin
  60. Ballon N° 22 : « La Normandie / La Bretagne »
  61. Récit du voyage du Ballon N° 22 : « La Normandie / La Bretagne »
  62. La reddition ayant eu lieu la veille on peut s'interroger sur la raison du démenti
  63. L'Église Saint-Nicolas est située 119 avenue de la Division-Leclerc à Le Bourget
  64. Photo de l'Église Saint-Nicolas, Le Bourget
  65. Ballon N° 23 : Le Colonel-Charras
  66. Le rapport est signé par le général de Bellemare qui considère donc la perte du Bourget comme insignifiante!
  67. Ballon N° 24 : « Le Fulton »
  68. Ballon N° 25 : « Le Ferdinand-Flocon »
  69. Ballon N° 26 : « Le Galilée »
  70. Ballon N° 27 : « La Ville-de-Châteaudun »
  71. Ballon N° 28 : « Ballon non dénommé No 3 ou le Piper No 2 »
  72. Tel que publié dans le Journal officiel du 7 novembre 1870
  73. Ballon N° 29 : « La Gironde »
  74. Le capitaine de Néverlée mourut à la bataille de Champignyle 3 décembre 1870
  75. Les Héros de 1870 - Le capitaine de Néverlée
  76. Ballon N° 30 : « Le Daguerre »
  77. Ballon N° 31 : « Le Niepce »
  78. Ballon N° 32 : « Le Général-Uhrich »
  79. Ballon N° 33 : « L'Archimède »
  80. Ballon N° 34 : « L'Egalité »
  81. Ballon N° 35 : « La Ville-d'Orléans »
  82. Ballon N° 36 : « Le Jacquard »
  83. a et b La Gazette des Absents : abattage d'un éléphant du Jardin des plantes durant le siège de Paris
  84. a et b Les dates indiquée dans La Gazette des Absents (29 et 30 décembre) semblent erronées puisqu'il semble que ses animaux seront consommés le 25 décembre puis le 31 décembre! Affaire à suivre.
  85. a, b, c et d 1 Franc de l'époque vaut environ 4€ de 2005
  86. Ballon N° 37 : « Le Jules-Favre No 2 »
  87. Coeuilly était un village dépendant de Champigny-sur-Marne qui est désormais un quartier
  88. Ballon N° 38 : « La Bataille-de-Paris »
  89. Le général Renault fut amputé de la jambe le 2 décembre et décéda le le 6 décembre des suites de sa blessure
  90. REVOLUTIONARY DOCUMENTS and WAR OF 1870 Guerre de 1870-71, Mort du général Renault, médaille étain
  91. Ballon N° 39 : « Le Volta »
  92. Ballon N° 40 : « Le Franklin »
  93. Ballon N° 41 : « Le Denis-Papin »
  94. Ballon N° 42 : « L'Armée-de-Bretagne »
  95. La ferme de La Fouilleuse
  96. Ballon N° 43 : « Le Général-Renault »
  97. Ballon N° 44 : « La Ville-de-Paris »
  98. Ballon N° 45 : « Le Parmentier »
  99. Ballon N° 46 : « Le Gutenberg »
  100. Ballon N° 47 : « Le Davy »
  101. Ballon N° 48 : « Le Général-Chanzy »
  102. Le Cygne d'Enghien est un quartier d'Épinay-sur-Seine à la limite du lac d'Enghien
  103. Ballon N° 49 : « Le Lavoisier »
  104. Ballon N° 50 : « La Délivrance »
  105. Ballon N° 51 : « Le Rouget-de-L'Isle »
  106. En 1870, l'armée saxonne avait 8 régiments de ligne numérotés de 100 à 107, 2 bataillons de chasseurs (jägers) (n°12 et 13) et 1 régiment de 3.Schützen (de) (n°108).
  107. Ballon N° 52 : « Le Tourville »
  108. Les documents ne sont pas plus explicites
  109. Ballon N° 53 : « Le Bayard »
  110. Les renseignements concernant l'atterrissage étant contradictoire, il convient de se porter à l'image de l'article ballons sortis pendant le Siège de Paris
  111. Ballon N° 54 : « L'Armée-de-La-Loire »
  112. Célèbre aussi pour avoir inventé le « plat du jour » et le homard à l’américaine
  113. La Folie est un ancien moulin situé à Bobigny
  114. Ballon N° 55 : « Le Merlin-de-Douai »
  115. Ballon N° 56 : « Le Newton »
  116. a, b, c, d, e et f Le 7e secteur correspond à Grenelle, Vaugirard, Issy, et Vanves qui va de la porte du Bas-Meudon au passage du chemin de fer de Montparnasse
  117. Ballon N° 57 : « Le Duquesne »
  118. a et b Le 9e secteur correspond à Ivry, les Gobelins qui va de la poterne des Peupliers et au passage de la Bièvre à la porte de la Gare et la Seine
  119. Ballon N° 58 : « Le Gambetta »
  120. a, b, c, d et e Le 8e secteur correspond à Plaisance, Montrouge et le Montparnasse, Gentilly qui va de la porte de Vanves à la porte de Gentilly
  121. Ballon N° 59 : « Le Kepler »
  122. Ballon N° 60 : « Le Monge »
  123. Ballon N° 61 : « Le Général-Faidherbe »
  124. Le Bourget - La suifferie
  125. Ballon N° 62 : « Le Vaucanson »
  126. Ballon N° 63 : « Le Steenackers »
  127. Fernand Hazan : Dictionnaire de la Commune
  128. Ballon N° 64 : « La Poste-de-Paris »
  129. Ballon N° 65 : « Le Général-Bourbaki »
  130. Redoute de Breteuil également appelée redoute du parc de Saint-Cloud
  131. Ballon N° 66 : « Le Général-Daumesnil »
  132. Ballon N° 67 : « Le Torricelli »
  133. Ballon N° 68 : « Le Richard-Wallace »
  134. Journal officiel de la République
  135. Pour le détail se reporter au tableau inclus face au 5 janvier
  136. Ballon N° 69 : « Le Général-Cambronne »
  137. L'usine Cail de Grenelle vers 1870
  138. cinq milliards de francs de l'époque. C'était une somme colossale
  139. a, b et c Ce qui suit est extrait du Journal officiel de la République en date du 16 octobre 1870
  140. les 6 forts occupés par la marine sont Romainville, Noisy, Rosny, Ivry, Bicêtre et Montrouge
  141. Essais comparatifs du canon à balles de Reffye avec les mitrailleurs Gattling et Christophe & Montigny
  142. A Paris pendant de siège par un anglais, membre de l'Université d'Oxford traduit par Félix Sangnier 1888



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