Chronologie du Touquet-Paris-Plage


Chronologie du Touquet-Paris-Plage
Article principal : Le Touquet-Paris-Plage.

Sommaire

Avant le 25 avril 1837

1595, la pointe du Touquet apparaît pour la première fois sur les cartes de géographie du fameux géographe Gerardus Mercator[e 1]. Cette « carte des entrées de la rivière Canche et des environs de Montreuil » signale : « Cucq, Trépied, communes : Grosses Dunes ou Pourrier, Pointe du Nez, Banc du Touquet en mer »[d 1].

Tout le domaine du Touquet, autrefois constitué uniquement par des dunes sauvages et arides, dépendait avant la Révolution française, de l'Abbaye de Saint-Josse[d 1].

En 1819, l'État décide de dresser un plan précis de l'ancien domaine des moines de l'Abbaye de Saint-Josse confisqué lors de la révolution. Les 1 600 hectares des garennes de Trépied, hameau de Cucq, sont estimés en 1827 et vendus le 31 janvier 1835 à M. Doms, un belge qui ne pourra payer la somme due. La vente est donc annulée[d 2].

Du 25 avril 1837 au 28 mars 1912

Plaque en haut de l'escalier de l'hôtel de ville

15 avril 1837[d 2] : Jean-Baptiste Alphonse Daloz achète[b 1] ces terrains et plante, de 1855 à 1882, sur plus de 800 hectares de garennes dunaires dans les bas-champs picards, des pins maritimes, des peupliers et des aulnes[1]. La forêt du Touquet va stabiliser les dunes et donner à la ville une magnifique parure. Ces 800 hectares sont toujours couverts en 2010 par cette véritable forêt.

1839 : Installation du premier sémaphore au sommet d'une dune (en un lieu qui serait placé aujourd'hui dans le parc de la Canche au niveau du boulevard d'Artois)[c 1]. Ce sémaphore se retrouvera en raison du recul du rivage à 500 mètres[b 2] à l'intérieur du pays d'où l'on ne percevra plus ses signaux depuis la haute mer[a 1]. Il sera détruit en 1893 et remplacé par un sémaphore identique.

20 novembre 1847 : Étaples est desservie par la ligne ferroviaire Paris - Amiens - Boulogne[d 3].

1er janvier 1852 : inauguration des deux phares dont la construction avait démarré en 1845. Ces deux phares sont à feux fixes et fonctionnent à l'huile de colza jusqu'en 1883 où ils seront électrifiés[b 3]. En 1900, le phare nord est désaffecté, sa tour est peinte en noir afin d'éviter les reflets de l'autre phare[b 4]. Ces deux phares ont été détruits en 1944. La construction de ces deux phares entraîna l'installation des familles des 6 gardiens au lieu dit « le Touquet » et donnèrent sa devise à la future commune « Fiat Lux, Fiat Urbs ».

29 avril 1882 : Jean-Baptiste Alphonse Daloz crée le premier lotissement, dessiné par Raymond Lens, géomètre à Étaples, et l'appelle « Paris-Plage », reprenant la proposition d'Hippolyte de Villemessant[d 4]. Il rédige le règlement du lotissement qui se révélera très strict : ni hospices, ni hôpitaux, ni fabriques de plus de trois ouvriers notamment. Ce lotissement représente l'espace limité aujourd'hui par le bord de mer, la rue Joseph Duboc, la rue de Metz et la rue Jean Monnet.

1883 : le premier lot en front de mer est vendu à un notaire d'Aix-en-Issart qui fait construire les deux premiers chalets qui ne seront détruits qu'en 1920 : l'Avant-Garde et la Vigie[d 4],[b 5]. On ne parle pas encore de villas, les premières constructions, appelées « chalets » étaient construites entièrement en bois[d 5].

1885 : à la mort de Jean-Baptiste Alphonse Daloz, on recense les constructions suivantes :

  • les deux phares et les sept logements de leurs gardiens,
  • le « château » de Jean-Baptiste Alphonse Daloz construit en 1864,
  • six chalets : L'avant-garde, La Vigie, Les Bergeronnettes, la Villa Saint-Jean 1885), la Villa Saint-Georges (1885), la buvette Dessouliers.

18 novembre 1886 : La construction, sur les plans de l'architecte Billore, d'une chapelle consacrée à Saint André à l'emplacement de l'actuelle poste, sur un terrain donné par Jean-Baptiste Daloz est autorisée par la mairie de Cucq[b 6]. Achevée en 1887, bénie le 8 juillet 1888. Elle fut agrandie sur les plans de l'architecte Louis Cordonnier : transept en 1894, chœur et sacristie en 1898). Le premier curé fut l'abbé Guérin. Le chanoine Deligny lui succéda et fut curé de 1903 à 1947. Il laissa un souvenir important au Touquet. Malgré les agrandissements, la chapelle Saint-André se révéla trop petite : les fidèles se pressaient jusqu'au milieu de la place bien qu'il y eut six messes qui se succédaient de 6h30 à midi[c 2]. Devant cette situation il fut décidé en 1909 de bâtir une nouvelle église. Pour le franc symbolique, la société « Touquet Syndicat Limited » vendait à la « Société immobilière pour les besoins du culte catholique » un terrain de 2 405 m² à l'entrée du parc public. Les travaux débutent le 25 avril 1910, l'ouverture au culte de la nouvelle église Sainte-Jeanne d'Arc (pour plus d'informations : voir l'Histoire des rues du Touquet-Paris-Plage, boulevard Daloz) se fera le 14 juillet 1911. La première messe est célébrée par l'abbé Deligny, curé de la paroisse et Monseigneur Lobbelez, évêque d'Arras. L'inauguration officielle a lieu le 13 août 1911[2]. Pendant la Première Guerre mondiale, la municipalité d'Ypres, réfugiée ici, l'utilise comme école[b 7]. Le bâtiment sera ensuite utilisé comme marché couvert, avant d'être détruit en 1927 pour construire la Poste.

1888 : Maurice Paré, entrepreneur en menuiserie d'Amiens, s'installe au Touquet pour y construire, à la demande de plusieurs de ses clients, les premiers chalets en bois. 5 ans plus tard, en 1893, son épouse crée l'agence Paré pour louer ces chalets et vendre des terrains. Ainsi naquit l'agence Paré[e 2].

1889 : Création du premier poste de surveillance des bains avec 2 matelots[e 2].

1893 : construction du nouveau sémaphore, copie du précédent.

14 juillet 1894[d 6] : John Whitley annonce, avec grand fracas, son intention de créer une « plaisance » franco-britannique qu'il nomme « Mayville » en remplacement de Paris-Plage. Le plan qu'il propose a été dessiné par l'architecte Charles Garnier[a 2].

plaque commémorative sur l'école

1897 : Ouverture de la première école, baptisée « Jean de la Fontaine », sur un terrain donné par la famille Daloz, rue de Londres. Les bâtiments avaient été construits en 1896[e 3].

1897 : Inauguration du Casino de la Plage[d 7].

1897 : John Whitley, encouragé par Sarah Bernhardt et le Duc de Morny, demande à l'architecte Charles Garnier de créer « Mayville », un projet géant qui ne verra jamais le jour, à la seule exception du Jardin d'Ypres.


Juillet 1900 : inauguration du tramway électrique « EP » reliant Étaples à Paris-Plage[e 4]. Ce tramway partait de la rue de Paris (entre la rue Saint-Amand et la rue de la Paix), prenait la rue de Paris, la rue Louis Hubert, puis l'avenue de Picardie. Il assurait la correspondance avec tous les trains à la gare d'Étaples[3], correspondance qui était assurée depuis 1884 par des omnibus à chevaux[b 8]. La voie est unique, sauf aux abords des jardins ouvriers. Il transportera jusque 15 000 voyageurs les 15 et 16 août 1908[b 9]. Il sera arrêté le 31 août 1939.

1901 : M. Ridoux fait l'acquisition de 22 hectares de lais de mer pour 140 000 F[d 7].

1902 : John Whitley et Allen Stoneham, propriétaires de la société britannique « Le Touquet Syndicate Ltd » rachètent pour la somme de 870 500 F, aux descendants de Jean-Baptiste Daloz, les terrains encore invendus, soit près de 1 100 hectares[e 4]. Puis, John Whitley crée le second lotissement (partie du Touquet aujourd'hui à l'est du Bd Daloz) dessiné par Joseph-Louis Sanguet[d 8]. La prospérité du Touquet devient indissociable de la présence britannique et l'évolution de la station se retrouve dans la diversité de son architecture.

Le Westminster
L'Hermitage

Pour satisfaire les désirs des Britanniques, plusieurs hôtels très luxueux vont être construits en très peu de temps : Hôtel Atlantic, Hôtel des Anglais, Hôtel L'Hermitage, Hôtel du Golf, Hôtel Regina. De même, Le Touquet va s'équiper de deux casinos et d'un grand nombre d'installations sportives, John Whitley désirant faire du Touquet un « paradis des sports ».

13 et 14 juillet 1904 : inauguration par Pierre de Coubertin du « champ des sports » (course à pied, cross country, escrime, lawn-tennis, bicyclette, …). Pierre de Coubertin qui en fut à l'origine avec l'aide du Grand Duc Michaël de Russie, devint ensuite directeur de la station[e 4]. La piscine a été construite en 1965[e 5] et complètement rénovée en 1996[e 6].

1904 : création du « Cercle International du Touquet » (par le Grand Duc Michaël de Russie, le baron Pierre de Coubertin, le Prince de Lucinge-Faucigny, le Duc de Morny, Allen Stoneham) dont le but est de favoriser les courses de chevaux, les tirs aux pigeons, le golf et tous les sports[e 4].

24 mai 1904 : Lord Balfour, Premier ministre britannique, inaugure le golf[d 9], le troisième construit en France. Le parcours de « La Forêt », dessiné au cœur de la pinède par Horace Hutchinson (5 773 m, PAR70) sera complété en 1931 par le parcours de « La Mer » dessiné au cœur des dunes sauvages par Harry Colt (6 330 m, PAR72). Pour les compétitions de classement, un troisième parcours « Le Manoir » a été récemment dessiné (2 816 m, PAR35).

1905 : Création du Touquet-Athletic-Club[d 10].

15 juin 1905 : Grâce aux forages effectués avec la machine de Joseph Duboc, Paris-Plage est alimenté en eau de source. L'eau distribuée provient d'un forage à Rombly au nord d'Étaples. Elle est d'une telle abondance et d'une telle clarté que l'on songe, sous l'appellation source Valroy à créer une exploitation médicale comme à Evian ou Vittel[c 3]. Le Touquet a alors l'ambition de devenir une station thermale : en 1908, un établissement hydrominéral sera créé.

1905 : Construction[e 4] de la digue Ridoux (20 m x 500 mètres, hauteur 3 m75[b 10]) pour protéger le lais de mer acheté en 1901. Cette digue est aujourd'hui intégrée à la digue promenade.

1906 : Le « Casino de la Plage » est démoli. On construit à sa place le « Casino Municipal »[d 10].

9 juillet 1906[d 11] : pour préparer l'anniversaire des 25 ans du lotissement de Paris-Plage, Maurice Garet, l'un des premiers habitants du Touquet crée la « Société académique du Touquet » dont la devise était « colligite ne peerant » (Recueillez les souvenirs de peur qu'ils ne périssent)[e 7]. Président : Maurice Garet, Vice-Président : Édouard Lévêque.

16 août 1908 : première « fête des fleurs »[e 4].

1908 : inauguration du temple protestant[d 5], construit près de l'Hôtel des Anglais, sur un terrain donné par The Touquet Syndicate Limited.

juillet 1909 : inauguration du tramway urbain à petites voitures[e 4]. Deux lignes :

  • Place de l'Hermitage ↔ Plage (cette ligne sera arrêtée en août 1914)
  • Royal Picardy ↔ Golf. Cette ligne était dite « tramway du Golf ». Elle sera à essence jusque 1914.

10 juillet 1910 : débuts de l'aviation, après les essais en vol plané de Louis Blériot, Gabriel Voisin (le 27 mai 1907) et Henri Farman (juin 1907), René Caudron fut le premier pilote à survoler la ville ce 10 juillet[e 8],[e 4].

Été 1910, on dénombre 512 cabines le long de la plage, réalisant un alignement ininterrompu de 1 km500[b 11].

1911 : inauguration du Casino de la Plage[e 4].

13 août 1911 : inauguration solennelle de la nouvelle église « Sainte Jeanne d'Arc » (pour plus d'informations : voir l'Histoire des rues du Touquet-Paris-Plage, boulevard Daloz)[e 4].

Nuit du 3 mars au 4 mars 1912 : De l'autre côté de la Canche au nord d'Étaples sur le territoire de la commune de Camiers, le « Grand Hôtel de Saint-Gabriel », inauguré le 3 juillet 1898 en bord de plage, est emporté par la marée en une seule nuit : cet événement compromet pour des années le développement d'une autre station balnéaire à proximité et favorise donc par la suite le développement de celle du Touquet.

28 mars 1912 : La station balnéaire « Paris-Plage » prenant une extension considérable, elle peut en 1912 être érigée en commune : « Le territoire de la commune de Cucq est divisé en deux communes qui porteront les noms de Cucq et du Touquet-Paris-Plage » (article 1er de la loi du 28 mars 1912[e 9]). Ses armoiries seront définitivement arrêtées à partir des armoiries proposées par Édouard Lévêque et Robert de Guyencourt dès 1894.

Mandature de Fernand Recoussine

En attendant la construction d'une mairie (il faudra attendre 1931), le nouveau maire s'installe « provisoirement » dans la villa « les Moucherons » à l'angle des rues de Bruxelles et de Moscou[e 10],[b 12].

Le Palais de l'Europe

1912 : le château de Jean-Baptiste Daloz qui avait été transformé en hôtel au début des années 1890, en « Château des Sports » par Pierre de Coubertin en 1904, puis en casino en 1907[b 13], est détruit en 1912 et à son emplacement, est construit le Casino de la Forêt[b 14] (aujourd'hui Palais de l'Europe). Il ouvre sa première saison en août 1912 en présentant deux spectacles du théâtre français dont Le Dindon de Georges Feydeau. Durant les « années folles », il sera l'un des casinos les plus importants d'Europe, et en 1927 le premier casino de France par le produit de ses jeux (45 millions de F). Ces revenus considérables vont permettre à la ville qui en récupère 12% de se lancer dans des travaux très coûteux. Ian Fleming s'en inspire pour son roman Casino Royale.

1913 : construction de la digue-promenade[e 4]

1913 : Le Touquet est officiellement classé « station climatique »[e 11].

1914 – 1918 : La Première Guerre mondiale surprit Le Touquet en pleine prospérité. 6 000 réfugiés belges venus d'Ypres et de nombreux blessés de guerre britanniques et français trouvèrent un refuge accueillant dans les nombreux hôtels réquisitionnés[e 12]. La municipalité d'Ypres y élit domicile pendant les hostilités. Le casino de la forêt fut transformé en hôpital militaire. Le vapeur SS. Socotra Newcastle, bâtiment de 4 000 tonnes et de 150 mètres de long, revenant de Sydney avec une très lourde cargaison, vient de se perdre et s'échoue dans la nuit du 25 au 26 novembre 1915. Les causes du naufrage ne sont pas connues et les bruits les plus fous courent à ce sujet[b 15]. Une violente tempête le 1er décembre 1915 déchire sa coque en deux. But de promenade de nombreux Touqettois à marée basse, son épave restera longtemps ancrée dans le sable[c 4]. Le Touquet est bombardé en mai 1918[e 12]. C'est à la faveur de cette communion franco-britannique que la station poursuivit son développement.

1920 : Les deux premiers chalets construits en 1883 sont détruits et deux villas reprenant les mêmes noms sont construites aux mêmes emplacements[d 12].

1921 : L'usine d'incinération des ordures ménagères produit l'électricité qui approvisionne les villas et l'éclairage public (dont la digue)[d 13].

23 juillet 1922 : En présence de Roger Farjon, sénateur du Pas-de-Calais et de Maurice Colrat, secrétaire d'État, futur garde des sceaux, habitué de la station, Madame Duboc[a 3] inaugure la nouvelle digue, extension de l'ancienne, prolongée jusqu'à l'estuaire de la Canche[e 12].

1923 : Nivellement du quartier « Quentovic »[d 14].

1924 : Inauguration du palace « Le Westminster », l'un des fleurons de l'hôtellerie touquettoise et du kiosque à musique du Parc des Pins[e 12].

Mandatures de Léon Soucaret

17 mai 1925 : Léon Soucaret gagne les élections municipales après une campagne où il s'est opposé très durement à Fernand Recoussine. Il trouve une situation financière florissante, plus de 75% du budget municipal provient de l'activité des deux casinos.

29 août 1925 : inauguration de l'hippodrome (voir dans le dictionnaire des rues : avenue de la Dune aux Loups) par Paul Bénazet, Haut-Commissaire à la guerre, en présence de 5000 personnes[e 13],[e 12].

1927 : construction de l'hôtel des Postes (voir Histoire des rues du Touquet-Paris-Plage : rue de Metz)[e 12].

1927 : Le Casino du Touquet est classé premier casino français (45 millions)[e 12].

Mai 1928, Le Touquet fait la une de tous les journaux français et britanniques, à la suite du meurtre mystérieux en forêt d'une britannique, Miss Wilson[e 14],[a 4].

12 août 1929[e 12] : inauguration du Royal Picardy. Cet hôtel est le symbole des « années folles », surnommé par les Britanniques « the most beautiful hôtel in the world » : 9 étages, 40 m de haut, 500 chambres (toutes différentes, toutes avec salle de bains), 50 appartements de 5 à 10 pièces dont certains avec piscine, 120 salons, piscine de 25 mètres à eau traitée et chauffée, salle de culture physique, hammam, golf miniature, terrain de squash, téléphone dans toutes les chambres et salons, garage pour 100 voitures, parc de 6 ha, 300 employés. Chaque grand appartement comporte une chambre de maître, un somptueux salon, une salle de bain - piscine, un office pour le service du repas dans la chambre même, une chambre de dame de compagnie ou de valet de chambre[a 5]. Toutes les pièces sont tendues de cretonne glacée. Le nom a été choisi en souvenir d'un fameux régiment de Louis XIV. La décoration des fresques par Jeanne Thil représentait les hauts faits de ce régiment[a 6]. La construction de cet énorme bâtiment a débuté le 20 novembre 1928, s'est interrompu deux fois (pour cause d'intempéries et de grève des ouvriers), et les 100 premières chambres sont occupées dès l'été 1929 et l'ouverture complète sera réalisée dès avril 1930 ! Les deux architectes, Louis Debrouwer et Pierre Drobecq, à l'origine de ce gigantesque hôtel seront un an plus tard les architectes de l'hôtel de ville. Le Royal Picardy est démoli en 1968 et à son emplacement est construit le lycée hôtelier dont les premiers élèves sont accueillis le 1er octobre 1972.

28 mai 1931[e 15] : inauguration de la piscine d'eau de mer filtrée, stérilisée et réchauffée (André Bérard, architecte)[e 16]. C'est « la plus belle piscine d'Europe » (bassin de 200 yards (66,66 m) x 25 m, 500 cabines (dont certaines avec baignoire), gradins de 1 800 places, promenoir de 1 300 places, solarium, salle de repos, service médical de thalassothérapie avec massages, pédicures, deux restaurants, un bar, un tea-room…). Le plongeoir de Bérard est constitué de 4 tremplins de 1, 3, 5 et 10 mètres. La profondeur atteint 5 mètres en dessous des plongeoirs. Le bassin contient 2 744 mètres cubes d'eau de mer prise au large, filtrée, stérilisée et réchauffée[a 7]. Détruit par les bombardements, il sera remplacé en 1948 par un nouveau plongeoir (Louis Quételart, architecte). L'inauguration est faite par le sous-secrétaire d'État aux Travaux Publics, entouré de plusieurs centaines de médecins du monde entier, qui s'étaient réunis à Berck pour un congrès international de thalassothérapie.

L'hôtel de ville

27 juin 1931[e 17] : dans le cadre des fêtes franco-britanniques, inauguration de l'hôtel de ville (voir dans l'Histoire des rues du Touquet-Paris-Plage pour plus d'informations).

1932 : célébrations du 50e anniversaire de la commune, appelée « Arcachon du Nord[4] », « Paradis des Sports », « Jardin de la Manche », « Perle de la Côte d'Opale »[e 18].

1932 : inauguration du marché couvert (voir Histoire des rues du Touquet-Paris-Plage : rue Jean Monnet)[e 15].

1934 : Sorte d’Eldorado balnéaire jusqu’à la crise de 1929, la station connut encore quelques heures de gloire, avec notamment les séjours de Ravel et l’établissement en 1934 du riche auteur britannique P. G. Wodehouse qui y vécut jusqu’à son arrestation par les Allemands en 1940. Il était propriétaire d'une des plus belles villas Low Wood (voir dans l'Histoire des rues du Touquet-Paris-Plage pour plus d'informations).

Mandatures de Jules Pouget

4 juillet 1936 : inauguration de l'aéroport. 276 avions amènent les 650 personnes invitées[e 15]. Un mémorable meeting aérien durera 3 jours. L'aérogare sera reconstruite en 1959, et en 1965 se posera la première Caravelle.

1938 : 4 000 habitants l'hiver, 30 000 en saison. 2 000 villas possédant toutes eau, gaz, électricité, tout à l'égout, palaces, hôtels de toutes classes, pensions de famille, forment la plus coquette des villes s'étendant de la mer à la forêt.

De 1940 à 1944, les Allemands occupent la ville, hôtels et villas sont pillés. En 1943, ils démolissent le prestigieux hôtel Atlantic au profit de l'organisation Todt afin d'en récupérer les matériaux qui sont envoyés en Allemagne par train[a 8]. Sur chaque wagon, était inscrit « dons des français à leurs amis allemands »[e 19]>.

1943 : construction du mur de l'Atlantique[e 15].

Le 2 octobre 1943, tombe la première bombe alliée. En juin 1944, les bombardements alliés sont très importants : les 2 phares et le plongeoir de la piscine sont détruits[e 15], 40 des 70 hôtels et pensions sont touchés. Dimanche 4 juin 1944, une centaine de bombes tombent sur le Touquet, touchant de nombreux édifices notamment l'église (détruisant le chœur, le transept, les vitraux, les autels en marbre, la chaire, le banc de communion en fer forgé) et des villas (en haut de la rue Lens, les 3 villas Parisfal, Coppelia, Hérodiade boulevard Daloz entre la rue de la Paix et la rue Saint-Amand, l'arrière de la villa Carte-Blanche et la villa voisine Mamette en face de l'église[5]. C'est lors de ces bombardements que meurt le maire Jules Pentier[a 9].

La ville est libérée le 4 septembre 1944 par l'armée canadienne[e 15]. On recense 100 000 mines, ce qui fit du Touquet, la ville la plus minée de France[d 15]. Les reconstructions furent très importantes.

14 juillet 1946 : ré-inaugurations simultanées de l'aérodrome, de la piscine, du golf et du tennis[e 15].

1950 : remise en état de la digue, dallage et nouveau garde-corps[e 5]

septembre 1951 : mise en service du nouveau phare[e 5]

1951 : réouverture du casino de la Forêt et rétablissement de la Fête des fleurs[d 16].

1954 : fin de la reconstruction de l'église (garnitures du maître-autel en fer forgé dues au maître Lambert-Rucki) et consécration de l'église par Monseigneur Perrin[e 5], l'annexe sera construite entre le 1er mars 1957 et le 1er juin 1958.

1957 : construction de la caserne des pompiers, rue Joseph Duboc[e 20] 1960 : inauguration de la nouvelle digue (1 200 places de stationnement, 761 cabines)[e 5]

Mandature de Pierre Ferrier

1967 : La ville fait l'acquisition du Royal Picardy[e 5].

1968 : La BBC tourne un film relatif au Royal Picardy avant qu'il ne soit détruit[e 21]. Ses ruines sont ensuite utilisées pour remblayer le futur lotissement de « Mayvillage »[e 5].

Mandatures de Léonce Deprez

1974 : création par Louison Bobet de la Thalassothérapie qui sera inaugurée en 1976 par Simone Veil, Ministre de la Santé.

1975 : première édition de l'Enduro du Touquet créé par Thierry Sabine

1976 : transformation du Normandy en Casino des 4 saisons[e 22]

1985 : inauguration de l'Aqualud, construit à l'emplacement de la piscine[e 22]

8 août 1986 : le Conseil municipal vote la création d'un port de plaisance sur les terrains du camping de la Canche, ce port devant être opérationnel en 1990[e 23].

1987 – 1992 : Rénovation complète du Palais des Congrès (Le Touquet est ville de congrès depuis 1970)[6].

Les animations tout au long de l'année font du Touquet la « Station des 4 saisons ».

Mandature de Philippe Cotrel

1996 : La municipalité offre une prime à tous les propriétaires désireux d'embellir les façades de leurs villas[e 24],[e 25]. La politique mise en œuvre par la municipalité et intitulée « Osons la couleur » a pour but de redonner de l'éclat aux gris des façades et de faire ressortir l'architecture typique des maisons touquettoises[e 26].

Juin 1996 : inauguration du « Casino des 4 saisons » et du « Casino du palais », tous les deux complètement remodelés.

6 juillet 1996 : première « promenade architecturale à vélo » organisée par la ville[e 27].

1er octobre 1997[e 28] : Inauguration du « lycée hôtelier » et de la « cité éducative », par Jérôme Monod, délégué à l'aménagement du territoire[e 22].

16 mars 1997 : inauguration de la thalassothérapie complètement rénovée[e 29].

3 juillet 1998 : ré-inauguration du palais de l'Europe, refait à neuf[e 30],[7].

novembre 1998 : inauguration de la nouvelle salle des sports

novembre 1999 : Pour sa politique « Osons la couleur », Le Touquet reçoit à Paris le trophée « Choisissez vos couleurs », décerné par l'Académie Nationale des Arts de la rue"[e 31].

premier semestre 2000 : rénovation de « l’Aqualud », piscine à vague avec quelques toboggans dans une atmosphère tropicale et une eau à 30 °C.

Mandature de Léonce Deprez

4 février 2003[8] : Le Touquet fait la une des médias à l'occasion du sommet franco-britannique qui réunit Jacques Chirac et Tony Blair.

juillet 2003 : Lancement du projet du nouvel espace « Nouveau siècle ». Le déclassement de la petite piste de l'aéroport, devenue non conforme aux règles de sécurité, en considération des villas du Touquet et du Centre ville d'Étaples et dont la modernisation ne pouvait être envisagée, permet la reconquête d'une superficie de 17 hectares de terrain au profit de la station. C'est un nouveau chapitre qui s'ouvre dans l'histoire du Touquet. Le terme « Nouveau siècle » a été choisi par la municipalité pour ce projet pour lequel près de 46 millions d'euros vont être investis (fonds publics non municipaux et fonds privés)[9].

septembre 2003 - mai 2007 : rénovation du « cœur de ville »

février 2006 : L'Enduro du Touquet est rebaptisé Enduropale et ne présente plus qu'un parcours d'une quinzaine de kilomètres uniquement sur la plage afin de préserver les dunes.

Mandature de Daniel Fasquelle

  • Juin 2009 : La ville remplace l'ensemble des horodateurs par un nouveau modèle, et décide d'en confier la gestion à une société privée, des employés municipaux étant soupçonnés de détournements de fonds lors de la collecte de l'argent des horodateurs[10].
  • La politique événementielle de la ville est recentrée autour du sport, de la culture, de la famille et de la gastronomie ; de nouvelles manifestations sont organisées.
  • Poursuite de la politique de végétalisation du front de mer, lancée durant la mandature de Philippe Cotrel ; et développement de 10 km pistes cyclables.
  • Juin 2010 : inauguration de la façade restaurée du Palais de l'Europe et démarrage d'un ambitieux programme de rénovation des trottoirs.
  • Interventions pour le maintien des liaisons directes par trains Intercités avec Paris, pérennisées depuis novembre 2010, et le développement de TGV vers Lille.

Notes et références

  • Edith et Yves de Geeter, Images du Touquet-Paris-Plage, 1987 
  1. p. 16
  2. p. 9
  3. p. 120
  4. p. 90
  5. p. 128
  6. p. 129
  7. p. 105
  8. p. 136
  9. p. 10
  • Martine et Daniel Boivin et Édith et Yves de Geeter, Paris-Plage en cartes postales anciennes, avril 1987 
  1. p. 108
  2. p. 12
  3. p. 102
  4. p. 103
  5. p. 15
  6. p. 45
  7. p. 47
  8. p. 18
  9. p. 19
  10. p. 85
  11. p. 70
  12. p. 37
  13. p. 115
  14. p. 116
  15. p. 67
  • Philippe Holl, Mémoires en images : Le Touquet-Paris-Plage, Éditions Alan Sutton, mars 2004 (ISBN 2849100218) 
  1. p. 33
  2. p. 58
  3. p. 84
  4. p. 36
  • J. Chauvet, C. Béal et F. Holuigue, Le Touquet-Paris-Plage à l'aube de son nouveau siècle 1882 - 1982, Éditions Flandres-Artois-Côte d'Opale, avril 1982 
  1. a et b p. 4
  2. a et b p. 9
  3. p. 13
  4. a et b p. 14
  5. a et b p. 15
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  8. p. 17
  9. p. 19
  10. a et b p. 67
  11. p. 23
  12. p. 73
  13. p. 74
  14. p. 75
  15. p. 43
  16. p. 92
  • Journal municipal Le Touquet Magazine
  1. février 1999, p. 11
  2. a et b décembre 2000, p. 9
  3. juin 2000, p. 10
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k décembre 1999, p. 6
  5. a, b, c, d, e, f et g décembre 1999, p. 9
  6. juillet 1996, p. 3
  7. novembre 1998, p. 18
  8. mai 1996, p. 4
  9. février 1996, p. 8
  10. septembre 2000, p. 9
  11. juillet 2000, p. 11
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  14. décembre 1997, p. 19
  15. a, b, c, d, e, f et g décembre 1999, p. 8
  16. août 1997, p. 16
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  18. juillet 1996, p. 9
  19. septembre 2000, p. 9
  20. mars 1997, p. 11
  21. janvier 1996, p. 9
  22. a, b et c décembre 1999, p.10
  23. septembre 1999, p. 10
  24. février 1996, p. 7
  25. avril 1997, p. 6
  26. mai 1996, p. 4
  27. juillet 1996, p. 3
  28. novembre 1997, p. 18
  29. janvier 1997, p. 11
  30. juillet 1998, p.13
  31. décembre 1999, p. 12


  1. C. Dehay et Jean-Marie Géhu, La forêt du Touquet. Évolution d'une forêt anthropique, in Bulletin de la Société botanique de France. Paris, 1964, p 131-145
  2. page 10 du journal paroissial Autour du pont de juin 1997
  3. Nota : En 1914, le tramway faisait 12 aller-retour dans la journée. Il partait de la gare d'Étaples à 6h10, 7h45, 8h35, 9h55, 10h50, 11h40, 13h30, 15h00, 16h10, 17h10, 18h20 et 19h35
  4. En 1908, le journal local avait pour titre Paris-Plage, Arcachon du Nord, et en dessous le journal de la station balnéaire Paris-Plage-Le Touquet, comme on peut le voir sur le fac-similé de ce journal en page 8 de l'ouvrage Le Touquet Paris-Plage de Philippe Holl, éditions Alan Sutton mars 2004 (ISBN 2-84910-021-8)
  5. Précisions recueillies auprès d'anciens Touquettois
  6. numéro spécial du journal municipal Vivre au Touquet de janvier 1992
  7. 4 pages du journal municipal Paris-Plage de juillet 1998
  8. pages 1 à 3 du journal municipal Vivre au Touquet 4 saisons de mars 2003
  9. page 4 du journal municipal Vivre au Touquet 4 saisons de juillet 2003
  10. Le Touquet : l'enquête interne autour de l'usage des horodateurs est bouclée sur La voix du Nord, 3 juin 2009. Consulté le 10 juillet 2009

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Chronologie du Touquet-Paris-Plage de Wikipédia en français (auteurs)

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